TéléGrenoble (TG+) a été placée en redressement judiciaire lundi 18 mai 2026 par le tribunal de commerce de Grenoble. à suivre...
Publié le 14.08.2026 à 18:49
Thibault Leduc
Le jeune homme retrouvé mort le 3 août au matin dans le parc Bachelard, à Grenoble, avait appelé la police la veille pour dénoncer l’utilisation de son appartement comme lieu de stockage de stupéfiants. Une issue dramatique qui montre, une nouvelle fois, que les dealers ne reculent devant rien.
L’information a été révélée ce vendredi 14 août par le journal Le Parisien puis confirmée par le parquet de Grenoble. Le dimanche 2 août, un habitant d’Echirolles, déjà connu des services de police, notamment pour des faits liés aux stupéfiants, avait alerté les forces de l’ordre pour signaler que des trafiquants utilisaient son logement pour entreposer de la drogue.
Une intervention avait alors rapidement été organisée dans son appartement du quartier de la Luire (photo). Sur place, les policiers avaient découvert une importante quantité de stupéfiants. Au total, 5,5 kilos de cannabis, 300 grammes de cocaïne et des centaines de pilules avaient été saisis. Trois personnes occupants le logement avaient été interpellées. Leur procès est prévu le 9 septembre.
Le lendemain matin, un corps était retrouvé par des promeneurs dans le parc des Champs-Elysée qui jouxte le Stade Bachelard à Grenoble. Les secours n’avaient pu que constater le décès qui remontait vraisemblablement à plusieurs heures. L’autopsie a confirmé qu’il s’agissait bien de cet habitant d’Échirolles.
Si aucune blessure par arme n’avait été constatée lors du premier examen, l’hypothèse criminelle avait rapidement été privilégiée. L’autopsie a ensuite révélé des « lésions évocatrices de l’intervention d’un tiers », selon le parquet de Grenoble qui mène toujours l’enquête pour déterminer les causes exactes de la mort.
Selon les informations du Dauphiné Libéré, les analyses médico-légales auraient notamment mis en évidence une quantité massive de cocaïne dans l’organisme de la victime, alors que le jeune homme n’était pas connu pour en consommer. Des traces de pression au niveau du cou auraient également été relevées. Elles pourraient accréditer l’hypothèse selon laquelle le jeune homme aurait été contraint d’absorber de la drogue jusqu’à l’overdose.
Si le procureur de Grenoble précise dans un communiqué « qu’aucun lien n’est formellement établi entre la dénonciation effectuée par cet homme et le décès de ce dernier », la concomitance des faits laissent songeur. Alors que les autorités appellent régulièrement la population à dénoncer les trafics dont elle peut être témoin, ce qui vient de se passer va forcément faire réfléchir. Un nouveau coup porté à la lutte contre le narcotrafic dans l’agglomération grenobloise ?
..................................................Publié le 14.08.2026 à 15:27
Thibault Leduc
À Villard-de-Lans, le 15 août se célèbre aussi en altitude. Comme chaque année, la traditionnelle fête du Pré des Preys réunira habitants et vacanciers autour des savoir-faire alpins et des activités de pleine nature.
L’évènement organisé par le service animation de l’Office de tourisme de Villard-de-Lans se déroulera dans un cadre exceptionnel, à 1 500 mètres d’altitude, au bord du lac du Pré des Preys avec les falaises du Vercors en toile de fond. Un site accessible à pied pour les plus courageux (compter une heure de marche environ) ou en télécabine (12 €).
Cette année, les visiteurs pourront profiter d’un programme particulièrement riche avec notamment des démonstrations de chiens de berger, de bûcheronnage, de sculpture sur bois ou encore de pêche à la mouche.
La journée sera également rythmée par des activités participatives. Biathlon, randonnée accompagnée, fabrication de cabanes à oiseaux, jeux de piste et tombola permettront aux familles de s’initier à différentes pratiques dans un environnement montagnard.

Les amateurs de glisse pourront, eux, s’essayer au paddle sur le lac (sur réservation). Côté musique, les cors des Alpes seront évidemment de sortie et en fin d’après-midi, l’Orchestre de Chambre de Lyon donnera un concert en pleine nature au bord de l’eau.
Plusieurs nouveautés sont également au programme de cette édition avec un concours de lancer de botte de paille, des démonstrations et initiations à la dentelle au fuseau et une présentation d’une activité emblématique des sports de montagne : le parapente.
Pour le déjeuner, l’association Cuisine & Passion proposera un « Menu de Pays » mettant à l’honneur les produits locaux (sur réservation). La journée ne s’arrêtera pas au coucher du soleil puisque les festivités se prolongeront en soirée au hameau des Glovettes, avec un concert disco avant un feu d’artifice.
Programme complet de la Fête de la montagne le 15 août à Villard-de-Lans
Publié le 14.08.2026 à 12:04
Thibault Leduc
Vendredi 14 août, le FCG Rugby affronte Valence-Romans. Ce match de préparation se déroulera dans l’enceinte du Stade Lesdiguières pour la dernière fois dans l’histoire du club grenoblois.
Charles-Berty pour le football, Lesdiguières pour le rugby. Jusqu’au début des années 2000, chacun avait son stade à Grenoble. Et les belles pages de son histoire sportive (le titre en 1954, les finales en 1918 et 1993), le FCG les a écrites à Lesdiguières où les places en pesage permettaient quasiment de toucher les joueurs.
L’enceinte du cours de la Libération a même accueilli une rencontre de la Coupe du Monde de rugby. C’était le 8 octobre 1991, entre la France et les Fidji. 26 millions de francs avaient été investis, à l’époque, pour construire une nouvelle tribune d’honneur de 7 000 places. 18 548 spectateurs avaient assisté à la victoire des Bleus.
Mais depuis son inauguration en 2008 (en lieu et place du Stade Charles-Berty), le Stade des Alpes a piqué la vedette à Lesdiguières. Il a même fini par attirer les rugbymen en 2014. Orphelin de son équipe phare, Lesdiguières s’est consolé avec le foot américain et la montée en puissance du rugby féminin. Mais ses quatre tribunes n’ont plus vibré comme avant.
Trois d’entre elles seront d’ailleurs détruites dès cet automne dans le cadre d’un nouveau projet qui vise à transformer le stade en un centre d’entrainement moderne pour le FCG. Amputé d’une partie de sa capacité d’accueil, Lesdiguières fait donc une croix définitive sur les grands matchs. Une page se tourne.
Alors, en forme d’adieu à son antre historique, le FCG va y jouer son ultime rencontre de préparation avant la reprise du championnat de ProD2. Les nostalgiques pourront donc, une dernière fois, encourager les « Rouge et Bleu » au bord de la pelouse, accoudés à la main courante, comme au bon vieux temps..
FCG / Valence-Romans à 19h30 ce vendredi au Stade Lesdiguières

Publié le 14.08.2026 à 09:23
Thibault Leduc
Après deux saisons à Saint-Étienne, Brice Maubleu a rejoint le Béarn. À 36 ans, l’ancien gardien et capitaine du GF38 a retrouvé une place de titulaire en Ligue 2 et affrontera cette saison ses deux anciens clubs.
Celui qui a longtemps été l’un des visages du GF38 a décidé de prolonger sa longue carrière : » Le fait d’avoir refait des matchs avec Saint-Etienne, ma redonné le goût à la compétition« . En fin de contrat avec les Verts, il a été rapidement séduit par le projet palois mettant en avant la progression du club ces dernières saisons en Ligue 2 (13ᵉ en 2025, 9ᵉ en 2026) et la qualité de son effectif.
À Pau, Brice Maubleu va retrouver également quelques visages connus de l’époque grenobloise. Il évoluera aux côtés du milieu de terrain Jessy Benet, autre joueur emblématique du GF38, tandis qu’il sera en concurrence dans les buts avec le gardien Estéban Salles, sa doublure pendant cinq saisons à Grenoble (de 2018 à 2023).
Le contrat proposé par le club palois a également pesé dans sa décision : une première année assortie d’une deuxième en cas de maintien. Une formule qui permet au gardien de se projeter avec sa famille tout en conservant la possibilité de jouer régulièrement.
Malgré son expérience forte de plus de 300 matchs professionnels, Brice Maubleu sait qu’il devra gagner sa place. Estéban Salles, 32 ans, gardien remplaçant la saison dernière, dispose d’arguments solides : « On ne m’a rien promis. J’arrive dans un club où Estéban a fait des bons matchs. Il faudra que je sois performant pour jouer ».
Une concurrence que le portier isérois aborde avec sérénité, fort de sa relation avec son ancien coéquipier. « On a longtemps fonctionné ensemble à Grenoble, on sait tirer le meilleur l’un de l’autre », souligne-t-il.
Pour Brice Maubleu, cette nouvelle aventure marque également une mise entre parenthèses de ses engagements en Isère. Réélu conseiller municipal de Bernin en mars dernier, il va devoir s’éloigner temporairement de la vie de sa commune d’origine.
Sur le terrain, le début de saison lui a déjà permis de retrouver les sensations de la Ligue 2. Il était titulaire dans les buts palois lors de la première journée face à Annecy (défaite 1-0). Et il espère bien l’être également le 23 octobre et le 11 décembre, pour les matchs face à Grenoble et Saint-Etienne.
Ce vendredi 14 août, pour la 2ᵉ journée de Ligue 2, Pau se déplace à Dijon et le GF38 reçoit Metz à 20h45 au Stade des Alpes
Publié le 13.08.2026 à 19:35
La rédaction TG+
Du vendredi 14 au dimanche 16 août, la station propose des initiations gratuites à la slackline ainsi que des shows spectaculaires assurés par des professionnels de la discipline.
Marcher sur une sangle tendue entre deux points semble impossible, jusqu’à ce qu’on essaie. Dès 3 ans, petits et grands sont invités à tester leur équilibre lors de sessions d’initiation encadrées par des professionnels, sans besoin d’être sportif ou acrobate.
Pour les amateurs de sensations plus fortes, place ensuite au spectacle avec des shows de jumpline signés par des pros : sauts, figures et acrobaties suspendues à plusieurs mètres du sol, à vivre en famille ou entre amis, gratuitement à Roche Béranger (Chamrousse 1750).
Initiations (enfants et adultes) : 10h-12h et 14h-17h sur les 3 jours – Shows : vendredi et dimanche à 17h30, samedi à 14h et 18h.
Publié le 13.08.2026 à 12:00
Thibault Leduc
C’était le spot parfait pour assister à l’éclipse. Mais comme pour les lunettes, il fallait anticiper. Hier, à 19 heures, la route du Charmant Som était saturée et les retardataires ont du se résoudre à faire une croix sur le spectacle.
Invisible depuis la cuvette grenobloise, il fallait prendre de la hauteur pour observer l’éclipse solaire. Sur le papier, le Charmant Som en Chartreuse faisait figure d’endroit idéal avec une vue dégagée à l’ouest et surtout un accès facile en voiture. Une facilité d’accès qui en a piégé plus d’un !
Comme pour les lunettes, il fallait anticiper pour profiter du spectacle. En cette fin d’après-midi, la petite route de montagne qui mène aux alpages depuis le col de Porte a vite été saturée. « Je n’ai jamais vu autant de monde » confirme Jacques, un habitué des lieux, qui avait pris la précaution de venir en vélo.

Résultat : des bouchons à partir de 19 heures qui ont bloqué les automobilistes à plusieurs kilomètres du but. « On est coincé » constate Gaëtan en train de manoeuvrer difficilement avec sa voiture pour faire demi-tour entre un pan de falaise et le ravin. Derrière, ses deux enfants, déçus, semblent résignés.
Car sur ce versant du Charmant Som, point de Soleil en fin de journée. La star du jour était uniquement visible depuis les crêtes, 4 kilomètres et 300 mètres de dénivelé au-dessus ! A part quelques courageux qui ont tenté une montée express en courant, les derniers arrivants ont du se résoudre à passer leur tour.

En haut, des milliers de personnes étaient installées sur les alpages pour profiter du spectacle. Si un banc de nuages taquin est venu perturber le début de l’éclipse, à 20h23, au moment où la lune cachait près de 95% du Soleil, il avait disparu.
« Je m’attendais à ce qu’il y ait moins de luminosité » avoue Martin, monté lui aussi en famille avec le pique-nique. « On a quand même tenté mais sans lunettes, on ne peut rien voir » regrette Sophie qui comme beaucoup n’a pas réussi à se procurer le précieux sésame en rupture de stock dans la plupart des magasins.
Le public a néanmoins applaudi au moment du pic pour remercier la Lune et le Soleil de ce ballet parfaitement orchestré. Certains ont alors enchaîné sur place avec la nuit des étoiles filantes qui s’annonçait prometteuse. Ils ont été bien inspirés. Car pour faire redescendre, de cette route de montagne étroite, plus de 900 voitures garées dans le sens de la montée, il a fallu un peu de patience…


Publié le 12.08.2026 à 18:54
La rédaction TG+
Une femme a été victime d’un vol avec violences mardi 11 août en début de soirée. Trois individus circulant en trottinette l’ont attaquée pour lui voler lui dérober un bracelet.
Les délinquants ne prennent visiblement pas de vacances… Les faits se sont produits un peu après 19 heures, boulevard Clémenceau à Grenoble. Une femme se trouvait dans les parties communes d’un immeuble lorsqu’elle a été prise pour cible par trois individus circulant en trottinette.
Selon les premiers éléments, les trois hommes tournaient autour de l’immeuble. L’un d’eux est finalement entré dans l’allée pour s’en prendre à la victime. Il lui aurait dérobé un bracelet, décrit comme étant sans valeur, avant de tenter également de lui arracher un collier.
La victime présente des griffures au niveau du cou. Elle n’a toutefois pas été blessée et n’a pas souhaité être prise en charge par les secours. Les recherches entreprises pour retrouver les auteurs sont restées vaines.
La femme a ensuite été conduite à l’hôtel de police afin de déposer plainte. Les enquêteurs de l’identité judiciaire sont également intervenus sur place afin de tenter de relever de l’ADN de contact susceptible d’aider à identifier l’agresseur.
..................................................Publié le 12.08.2026 à 12:56
La rédaction TG+
Face aux effets de la sécheresse qui impactent les exploitations agricoles du département, la préfecture de l’Isère a réuni une cellule départementale pour identifier les difficultés et coordonner les dispositifs d’aide.
Cette réunion a rassemblé notamment les organisations professionnelles agricoles et les différents services de l’État. Selon la préfecture, cette cellule doit permettre de dresser un état des lieux des difficultés rencontrées sur le terrain et de coordonner les dispositifs d’accompagnement pouvant être mobilisés.
Les effets de la sécheresse se font déjà sentir dans les exploitations iséroises. L’élevage est particulièrement touché par la dégradation des ressources fourragères. La production d’herbe connaît une baisse importante, tandis que les rendements des moissons apparaissent très variables selon les secteurs. La production laitière est également en recul.
Pour certains éleveurs, la situation devient particulièrement préoccupante. La préfecture évoque la nécessité d’envisager, dans certaines exploitations, une descente plus précoce des troupeaux qui passent l’été en alpage, mais aussi l’usage de maïs pour alimenter le bétail. Dans les situations les plus difficiles, certains pourraient être contraints de réduire une partie de leur cheptel.
Face à ces difficultés, plusieurs dispositifs doivent être mobilisés afin d’aider les agriculteurs à faire face aux conséquences économiques de la sécheresse. Ils pourront notamment concerner le soutien à la trésorerie des exploitations, la prise en charge de cotisations sociales ou encore des mesures de simplification administrative et des dérogations.
Au-delà des conséquences économiques, les services de l’État soulignent également les répercussions humaines de cette nouvelle crise. Les difficultés financières, l’incertitude concernant les récoltes et la charge de travail peuvent accentuer la fragilité de certains exploitants.
Les dispositifs de prévention et d’accompagnement du mal-être agricole sont donc également activés. La cellule départementale doit permettre de maintenir une veille sur la situation des exploitations et de renforcer la coordination entre les différents acteurs du monde agricole et les services de l’État.
..................................................Publié le 11.08.2026 à 20:11
Thibault Leduc
À quelques heures de l’éclipse solaire, les lunettes de protection sont devenues introuvables dans la plupart des commerces isérois alors que les autorités rappellent pourtant qu’il est dangereux de regarder directement le Soleil sans protection adaptée. L’Etat va avoir du mal à éclipser sa responsabilité.
Pharmacies, opticiens et grandes surfaces sont en ruptures de stock, certains depuis plus de 15 jours. Et pas de réassort à l’horizon car la production n’a pas suivi la demande. Après les masques du Covid, ce sont les lunettes de l’éclipse qui mettent en lumière une nouvelle fois le décalage entre les intentions et les actes de ceux qui nous gouvernent.
Car lorsque l’Etat recommande fortement aux Français de ne surtout pas observer l’éclipse sans des lunettes spéciales, il devrait aussi s’assurer que les équipements qu’ils préconisent soient suffisamment disponibles sur l’ensemble du territoire. Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévoir ?
Il ne s’agit évidemment pas de demander au gouvernement de gérer directement les stocks des pharmacies ou des opticiens, mais d’anticiper une probable tension d’approvisionnement, de coordonner les acteurs et, pourquoi pas, d’organiser une distribution massive comme cela avait été fait par le ministère de la santé de Bernard Kouchner, lors de la précédente éclipse en 1999, avec plus de 30 millions de paires disponibles.
On pouvait comprendre le manque d’anticipation pour les masques au moment du Covid car la pandémie était imprévisible mais la date et l’heure de l’éclipse solaire sont connues depuis bien longtemps. L’effet de surprise ne peut plus être avancé pour justifier cette pénurie. Pas moins de 8 ministres de la santé se sont succédés au gouvernement depuis 2022. Aucun n’a identifié ce problème ?
Un problème d’autant plus préoccupant que la pénurie pousse certains consommateurs vers des produits en vente sur internet dont la conformité est incertaine. Or seules des lunettes spécialement conçues pour l’observation solaire et conformes à la norme ISO 12312-2 permettent de regarder directement le Soleil en sécurité.
Les fabricants et les distributeurs ont eux aussi sous-estimé l’ampleur de la demande. Le magasin Optical Center de Crolles n’a par exemple reçu qu’un carton de 50 lunettes. Toutes vendues évidemment. Il est vrai que de nombreux Français ont attendu les derniers jours pour s’équiper. Certains commerçants ont donc préféré rater des ventes plutôt que prendre le risque de se retrouver avec un stock invendable après l’évènement.
À la veille du phénomène, il est trop tard pour rattraper la situation. Cette pénurie ne relève certes pas d’une seule responsabilité, mais elle pose une vraie question de santé publique : lorsqu’un risque est identifié longtemps à l’avance et qu’un équipement précis est indispensable pour l’éviter, l’information du public ne devrait-elle pas s’accompagner d’une véritable stratégie d’approvisionnement ?
La prochaine éclipse de cette ampleur en France est prévue le 3 septembre 2081. On espère que d’ici là, nos futurs dirigeants auront trouvé la réponse à cette question…
..................................................Publié le 11.08.2026 à 19:03
Thibault Leduc
À Grenoble, la lecture est accessible à tous grâce à une structure méconnue mais essentielle : la bibliothèque sonore. Affiliée à l’Association des Donneurs de Voix, reconnue d’utilité publique depuis 1972, elle permet aux personnes porteur d’un handicap visuel, moteur ou cognitif de profiter du plaisir de la lecture grâce aux livres audio.
Située place Gustave-Rivet à Grenoble, la bibliothèque propose gratuitement des milliers d’ouvrages enregistrés par des bénévoles appelés « donneurs de voix ». Ces lecteurs consacrent une partie de leur temps à enregistrer des romans, biographies, essais, contes ou encore revues afin de constituer une vaste collection sonore accessible aux bénéficiaires.
Le service s’adresse à toute personne dont l’accès à la lecture est médicalement limité. Cela concerne notamment les personnes malvoyantes, les personnes atteintes de troubles cognitifs comme la dyslexie, ainsi que certains élèves bénéficiant d’un accompagnement scolaire spécifique. Une inscription permet ensuite d’accéder à des milliers d’audio-livres disponibles sur CD ou par téléchargement.
La bibliothèque sonore de Grenoble connaît une activité importante. Elle accompagne aujourd’hui plus d’un millier d’audio-lecteurs, dont de nombreux jeunes scolarisés, et s’appuie sur plusieurs dizaines de bénévoles pour assurer l’enregistrement, l’accueil et le fonctionnement de l’association. Son catalogue local compte plus de 3 500 ouvrages enregistrés, tandis que le réseau national, composé d’une centaine de bibliothèques sonores, donne accès à des dizaines de milliers de titres supplémentaires.
Contrairement aux productions automatisées, les livres audio proposés par ce réseau sont enregistrés par des personnes engagées, formées, attentives au rythme et à l’émotion du texte. Ce choix éthique et qualitatif garantit une écoute incarnée, porteuse de sens, adaptée à des publics divers, de tous âges : personnes déficientes visuelles, souffrant de troubles cognitifs, en situation de handicap moteur ou temporairement empêchées de lire.
Au-delà du prêt de livres audio, la structure joue un rôle social important. Elle lutte contre l’isolement des personnes empêchées de lire et favorise l’accès à la culture pour tous. Les bénévoles enregistrent également certains journaux locaux et magazines afin de permettre à chacun de rester informé de l’actualité de son territoire. Et chaque année, un prix de l’audio-lecture est décerné. Il s’agit du seul prix littéraire en France dont le jury est exclusivement composé de personnes empêchées de lire. Une quinzaine d’adhérents de la bibliothèque sonore de Grenoble ont participé au choix cette année.
Le lauréat 2026, Les bons sentiments de Karine Sulpice, sera récompensé le 25 septembre à Lyon à l’occasion du congrès national de l’Association des Donneurs de Voix