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TG+ (ex-TV Grenoble)


Publié le 28.01.2026 à 10:08

Lucile DAILLY

Pour une première, c’est fort : la station des 2 Alpes, qui lance son tout premier Festival 2 l’Humour du 9 au 12 avril 2026, s’offre deux parrains de haute volée ! Camille Chamoux et Vincent Dedienne viendront porter le flambeau de l’événement qui promet trois jours de stand-up gratuits, en pleine montagne…

C’est un événement inédit et d’envergure nationale : le Festival 2 l’Humour des 2 Alpes, imaginé par la station et produit par Black Dynamite (groupe Mediawan), veut faire trembler de rire l’Oisans. Du 9 au 12 avril, humoristes confirmés et jeunes talents investiront scènes classiques et lieux insolites pour une série de spectacles, plateaux d’humour et performances en plein air, dans un décor de haute montagne.

Un nouveau festival pour rire en altitude

Pensé comme un rendez-vous gratuit et accessible à tous, le festival entend mêler création artistique, convivialité et valorisation du territoire. Une façon originale de prolonger la saison de ski tout en affirmant l’ambition culturelle de la station.“Ce festival a pour but d’offrir un événement signature pour notre destination, qui apporte proximité, légèreté et joie à toutes les générations”, explique Fabrice Perez, directeur de l’Office de Tourisme des 2 Alpes dans le communiqué de la station.

Camille Chamoux et Vincent Dedienne, duo parrain-marraine d’exception

Pour inaugurer cette première édition, le festival reçoit la bénédiction d’un duo emblématique : Camille Chamoux et Vincent Dedienne en marraine et parrain. Deux figures incontournables de l’humour français, reconnues pour leur écriture fine, leur autodérision et leur regard sensible sur notre époque.

Ils donneront le ton dès la cérémonie d’ouverture et monteront aussi sur scène pour présenter leurs spectacles au public. Camille Chamoux jouera Ça va, ça va le vendredi 10 avril, un seul-en-scène mordant et introspectif sur le corps, la santé et la vie qui passe. Vincent Dedienne se produira le samedi 11 avril avec Un lendemain soir de gala, un spectacle hybride entre stand-up et concert, où se croisent chansons et récits drôles et décalés. Pour la station, leur présence incarne l’esprit du festival : unhumour exigeant mais populaire, festif sans être superficiel, dans un cadre aussi spectaculaire qu’inattendu.

Du haut de ses 3 600 mètres, la station des 2 Alpes s’apprête ainsi à devenir, le temps de quelques jours, le festival d’humour le plus haut perché d’Europe. Rendez-vous du 9 au 12 avril 2026 pour une première édition placée sous le signe du rire, de la neige et du grand air. Avec trois mots d’ordre : riez, skiez, recommencez. !

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Publié le 27.01.2026 à 09:48

La rédaction TG+

Un homme de 74 ans a été enlevé dimanche matin à son domicile de Voiron avant d’être libéré le soir même, après seize heures de séquestration. Les ravisseurs réclamaient une rançon de trois millions d’euros en cryptomonnaie à son fils, domicilié à l’étranger.

Les faits se sont déroulés vers 6 heures du matin, dans un quartier résidentiel de la commune. Au moins trois individus encagoulés et armés auraient fait irruption au domicile de la victime, qu’ils ont ligotée et bâillonnée. Trois mineurs de 17 ans (deux garçons et une fille), présents dans une dépendance louée pour la nuit, ont également été neutralisés et privés de leurs téléphones.

Les ravisseurs ont tenté de lui sectionner un doigt

Après avoir tenté, en vain, d’obtenir des accès à des comptes en cryptomonnaie appartenant au fils de la victime, les malfaiteurs ont kidnappé le septuagénaire et l’ont emmené dans un lieu tenu secret, au sud de Valence. Durant sa captivité, l’homme a été violemment maltraité. Ces ravisseurs auraient tenté, en vain, de lui sectionner un doigt. Des photos et vidéos de la victime blessée ont été envoyées au fils afin de faire pression sur lui.

Mais contrairement à ce que pensaient les ravisseurs sûrement mal renseignés, le fils ne disposait pas d’importantes sommes en cryptomonnaie et la victime a finalement été relâchée au bord d’une route le dimanche soir vers 23 heures à Étoile-sur-Rhône dans la Drôme, où elle a été prise en charge après avoir été repérée par des témoins. Blessé à la main et au visage, l’homme a été hospitalisé.

Quatre personnes interpellées par les policiers de la BRI

Dans la foulée, trois suspects âgés d’une vingtaine d’années qui circulaient à bord d’une voiture ont été interpellés par la BRI de Lyon et placés en garde à vue. Ils sont connus de la justice et auraient pu agir pour un commanditaire ayant été en contact avec le fils. Un quatrième individu a également été arrêté lundi. L’enquête, confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Grenoble, se poursuit sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon.

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Publié le 26.01.2026 à 10:11

Marie-Caroline ABRIAL

En 2012, Antoine Gentil a lancé un dispositif pour les adolescents en rupture scolaire : Starter, une classe de troisième un peu particulière, adaptée aux besoins des élèves. Début janvier, le recteur de l’académie de Grenoble est venu leur rendre visite, pour constater les résultats d’un tel projet

Aider les élèves en décrochage scolaire à retrouver un sens dans leurs apprentissages et l’envie d’étudier. C’est ce que fait chaque jour Antoine Gentil, enseignant et coordinateur du dispositif Starter, depuis 14 ans. Au lycée professionnel Guynemer à Grenoble, il s’occupe d’une classe un peu particulière : quinze élèves de troisième qui souhaitent réintégrer le cursus scolaire après avoir été, parfois pendant longtemps, éloignés de celui-ci. “Lors du recrutement des élèves Starter, on priorise les jeunes ayant vécu plusieurs exclusions d’établissements et pour qui il a été difficile d’intégrer un nouveau collège”, précise le professeur.

Une pédagogie différente

Zeineb, 14 ans, avait perdu l’habitude de se présenter en classe dans ses anciens collèges. Placée dans un foyer, ce sont justement ses éducateurs et sa responsable de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui lui ont parlé du dispositif. “Je me suis dit que ça pourrait me permettre d’avancer, se souvient-elle. J’avais peur de ne pas réussir à y aller tous les jours, mais quand j’ai vu que les professeurs s’adaptaient à nous, je me suis sentie à l’aise et j’ai repris le rythme.”

Pour Antoine Gentil, il est primordial d’accompagner les jeunes de Starter de manière empathique : “Les élèves qu’on accueille à Starter ont des vécus extrêmes, avec de la violence, parfois de l’abandon, et ont donc des conduites résultant de ces états. On construit donc cette école en tenant compte de ces situations existentielles douloureuses et traumatiques.” Toute l’année, le coordinateur ainsi que Nadia Touati et Véronique Eugène, professeures, travaillent avec les adolescents en tenant compte de leurs vulnérabilités. En plus de la préparation du Diplôme national du brevet et que l’aide à l’orientation, les jeunes bénéficient d’une pédagogie adaptée à leurs besoins. Cela passe par le réapprentissage des habitudes de travail, une place importante laissée à l’expression de chacun, une restauration de l’estime de soi, mais aussi la rencontre avec des professionnels pour “ouvrir les élèves au monde, à la vie”, souligne Antoine Gentil.

Un dispositif à pérenniser

Début janvier, le recteur de l’Académie de Grenoble, Philippe Dulbecco, a rendu visite à la classe Starter du lycée Guynemer. “Ces élèves méritent toute l’attention liée à leur parcours”, assure-t-il. Après avoir échangé avec les collégiens sur leur vécu, ce dernier a constaté avec les membres de l’équipe pédagogique les atouts de ce genre de projet. “C’est un dispositif exemplaire, confie-t-il, toutes les initiatives qui vont dans ce sens nous intéresse.”Reste à savoir si un modèle comme Starter peut être répliqué, ce qui, selon Philippe Dulbecco, n’est pas si simple : “Il repose sur un engagement des équipes extraordinaire, car elles vont bien au-delà de la simple pédagogie.”

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Publié le 25.01.2026 à 00:52

Lucile DAILLY

Si le Grand Prix du jury est revenu à C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart, la 29e édition du Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez a surtout été marquée par le raz-de-marée de De la Comédie-Française. Avec quatre récompenses (un record à l’Alpe d’Huez), le film a dominé le palmarès… sous les yeux d’un Bertrand Usclat bouleversé, lui qui assurait aussi la présentation de la cérémonie !

Un triomphe en cascade

Un comique de répétition… Prix coup de cœur de la Région, Prix Canal+ du meilleur film, Prix spécial du jury puis Prix du public : à chaque annonce, le même titre résonnait. De la Comédie-Française. Le film coréalisé par Bertrand Usclat et Martin Darondeau, plongée truculente dans les coulisses de l’institution théâtrale, avait été salué par une longue ovation. Et a tapé dans le coeur des jurys.

Porté par une distribution issue en grande partie de la Comédie-Française – l’excellente Pauline Clément, Laurent Stocker, Marina Hands ou encore Guillaume Gallienne –, le long métrage joue avec les codes du théâtre et du cinéma pour raconter l’envers du décor, entre rivalités, fragilités et élans collectifs.

toute l'équipe du film De la Comédie Française avec le jury du festival de l'alpe d'huez

Usclat, présentateur… et lauréat dépassé

Comme pris au piège de son double-rôle, Bertrand Usclat tente de garder la posture du maître de cérémonie avec l’humour grinçant qui pimente l’instant. Mais à mesure que les prix s’accumulent, l’émotion fissure la carapace humoristique. Traits d’esprit improvisés, silences gênés, appels à ses partenaires pour monter sur scène : tout semble trahir un léger vertige face à ce succès inattendu.

Lorsque le Prix du public tombe, le comédien partage un souvenir : le jour où il avait décliné une audition à la Comédie-Française pour se lancer sur Internet. Un choix audacieux, aujourd’hui rattrapé par l’histoireet par les larmes.

bertrand usclat, comédien et réalisateur, fond en larmes pendant la cérémonie du palmarès du festival du film de comédie de l'alpe d'huez
Screenshot

Quand la comédie touche au cœur

Dans la salle, le rire se mue en silence attentif. Gérard Jugnot, venu remettre le Prix du public, appuie :“C’est le même muscle ! Le rire et les larmes“… Comme pour rappeler qu’une grande comédie doit être assortie d’émotion, d’humanité.

Si le Grand Prix du jury a été attribué à C’est quoi l’amour ?, chronique à la fois tendre et burlesque de retrouvailles d’ex-époux, la soirée a aussi distingué les comédiens : Laurent Lafitte a reçu le prix d’interprétation masculine pour Alter Ego, tandis que Laure Calamy a été sacrée meilleure actrice pour C’est quoi l’amour ? Quant au festival lui-même, il est sacré Meilleur festival de France par Bertrand Usclat… Qu’on peut aisément sacrer meilleur maître de cérémonie en retour !

le jury du festival de l'alpe d'huez pose avec le lauréat du Grand Prix du jury pour C'est quoi l'Amour ?

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Publié le 23.01.2026 à 18:45

Thibault LEDUC

Un ancien éducateur de 55 ans a été condamné ce jeudi par la cour criminelle de l’Isère à huit ans d’emprisonnement pour des viols et agressions sexuelles aggravés sur une adolescente placée dans un foyer où il travaillait, puis accueillie à son domicile.

Les faits remontent à la période où la victime, alors mineure, était hébergée dans un foyer à Pont-en-Royans. L’homme, en position d’autorité, avait ensuite obtenu sa prise en charge en tant que“tiers digne de confiance”. La jeune femme a porté plainte en juin 2023, dénonçant des attouchements puis des viols répétés, commis dans un contexte d’emprise et de dépendance affective. Son avocat estime à 400 le nombre d’agressions subies.

À l’ouverture du procès, la victime, aujourd’hui âgée d’une vingtaine d’années, avait choisi de ne pas demander le huis clos, affirmant vouloir témoigner pour celles qui n’ont pas la force de parler. Les débats ont mis en lumière un parcours de vie marqué par l’abandon et l’absence de repères familiaux, exploité selon les parties civiles par l’accusé.

L’ancien éducateur, jusque-là inconnu de la justice, a reconnu les faits, admettant avoir abusé de sa position et de la vulnérabilité de l’adolescente. Le ministère public avait requis douze ans de réclusion criminelle. En plus de la peine de prison, la cour a prononcé une interdiction définitive d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.

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Publié le 23.01.2026 à 10:48

Thibault LEDUC

Météo-France a placé l’Isère en vigilance orange neige-verglas à compter du vendredi 23 janvier à 18 heures. Les départements voisins de la Savoie et de la Haute-Savoie sont également concernés par cette alerte.

Dans son bulletin publié ce vendredi matin, l’institut météorologique évoque un épisode neigeux court mais assez intense, susceptible de provoquer des difficultés de circulation dès les basses altitudes. En Isère, les premières chutes de neige sont attendues en soirée.

Les précipitations devraient rester modérées, avec des cumuls estimés entre 5 et 10 centimètres. La limite pluie-neige pourra s’abaisser à 400 mètres d’altitude. Météo-France précise que la neige sera collante et pourra adhérer facilement aux chaussées, aux arbres et aux lignes électriques, augmentant les risques d’accidents.

En deuxième partie de nuit, l’éclaircie annoncée risque d’aggraver la situation car le ciel dégagé favorisera un regel des chaussées. La Préfecture de l’Isère recommande de limiter les déplacements non essentiels et appelle à la plus grande prudence sur les routes, notamment samedi matin dans la rampe de Laffrey ou au col de la Rossatière sur l’autoroute Grenoble-Lyon.

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Publié le 22.01.2026 à 15:48

Thibault LEDUC

La startup deeptech grenobloise DIAMFAB a inauguré, en janvier, sa première base industrielle dédiée à la production de wafers en diamant semi-conducteur. Une première en Europe.

Issue de la recherche publique, DIAMFAB franchit ainsi le cap de l’industrialisation avec une ligne pilote de production pré-industrielle, destinée à qualifier les procédés et à préparer une montée en échelle industrielle. À l’horizon 2028, le site devrait être capable de produire plusieurs dizaines de milliers de plaques de diamant semi-conducteur par an, avec des standards industriels élevés en matière de qualité et de fiabilité.

Un matériau de rupture pour l’électronique de puissance

Grâce à des performances électriques et thermiques supérieures au carbure de silicium et au nitrure de gallium habituellement utilisés, le diamant semi-conducteur ouvre la voie à des composants plus compacts, plus robustes et nettement plus efficaces. Il permet notamment des rendements proches de 99 %, un fonctionnement à très haute température et une forte réduction des besoins en refroidissement, contribuant à limiter l’empreinte carbone des systèmes électroniques.

Cette mise en service marque une étape clé dans la structuration d’une filière européenne de semi-conducteurs de nouvelle génération, stratégique pour la souveraineté technologique et la transition énergétique. Cette technologie intéresse des secteurs stratégiques tels que la mobilité électrique, les réseaux électriques, l’aéronautique, les data centers, mais aussi des domaines de pointe comme le quantique, le spatial ou le nucléaire.

Un projet industriel ancré dans l’écosystème grenoblois

Installée sur un site de 750 m², dont 150 m² de salle blanche, la base industrielle représente un investissement de 4 millions d’euros. Depuis sa création, DIAMFAB a levé 8,7 millions d’euros, avec le soutien d’investisseurs privés et d’acteurs publics tels que la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Métropole Grenoble-Alpes et Bpifrance.

Le projet s’appuie également sur des partenariats industriels majeurs, notamment avec Schneider Electric, STMicroelectronics, Soitec et Murata, illustrant la vitalité de l’écosystème local des micro- et nanotechnologies.“Avec cette ligne pilote, l’Europe se dote d’un outil industriel crédible pour s’affirmer face aux États-Unis et à l’Asie dans la course aux semi-conducteurs de rupture ”, souligne Gauthier Chicot, directeur général de DIAMFAB.

🎥 Souvenirs, souvenirs… En 2020, le fondateur de DIAMFAB nous expliquait son concept révolutionnaire sur TéléGrenoble

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Publié le 21.01.2026 à 13:55

La rédaction TG+

Lundi 19 janvier, près de 150 personnes en situation de grande précarité, installées dans des locaux du siège de la métropole grenobloise, se sont mobilisées pour demander des solutions de relogement. La majorité d’entre elles ont dû quitter leur lieu d’hébergement, notamment à la suite de pratiques de marchands de sommeil ou d’expulsions menées par le bailleur social Actis.

“Vingt-cinq personnes ont pu être mises à l’abri par d’autres communes (Meylan, Le Pont-de-Claix), mais nous attendons encore des dates d’entrée dans de futurs logements. Il n’y a toujours aucune solution pour l’ensemble des 150 personnes, qui vivent dans des conditions indignes”, explique Manon, bénévole au sein du DAL 38.

“On est épuisé”

Parmi les occupants, plusieurs ont été expulsés après avoir été victimes de marchands de sommeil. Pensant être en règle, ils versaient leur loyer à ces intermédiaires frauduleux et non au véritable bailleur Actis, ce qui a conduit à leur expulsion, leurs logements étant alors considérés comme des squats. Certains payaient jusqu’à 150 euros par semaine pour une simple chambre, sans chauffage, sans électricité et avec un accès à l’eau très limité.

Aujourd’hui, ils sont près de 150, contraints de vivre dans une même salle, qui n’est pas adaptée à cet usage.“Dormir avec des nouveau-nés et autant de personnes, ce n’est vraiment pas facile”, témoigne Keita, l’une des occupantes.

Des pistes de relogement émergent

Manon, porte-parole de la DAL 38, évoque notamment des bâtiments inoccupés dans les anciennes cités de l’Abbaye, l’ancienne résidence universitaire du Rabot ou l’hôtel Gallia, qui pourraient être utilisés comme hébergement d’urgence. “Nous sommes ici aujourd’hui pour obtenir des solutions de relogement. La situation est inadmissible : 150 personnes entassées dans une salle. Il faut agir.”, insiste Kotandindimi, l’un des manifestants présents.

🎥 Manon bénévole au DAL38 et Mohammed, l’un des occupants, parlent de cette situation en vidéo.

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Publié le 21.01.2026 à 08:38

Thibault LEDUC

Une innovation née à Grenoble pourrait bien transformer le secteur de l’éolien. En novembre 2025, la start-up Wind Fisher a réalisé le premier vol entièrement autonome d’une éolienne de haute altitude exploitant l’effet Magnus, une première mondiale.

Baptisée MAG, cette aile cylindrique gonflée à l’hélium a décollé, effectué une trajectoire en boucle puis atterri automatiquement, pilotée par des algorithmes développés avec des équipes de recherche locales. Reliée au sol par un câble, elle capte les vents puissants et réguliers situés plusieurs centaines de mètres au-dessus des éoliennes classiques, un gisement encore très peu exploité.

Une éolienne aéroportée qui va chercher le vent en altitude

Le principe repose sur l’effet Magnus, bien connu des amateurs de sport : la rotation d’un objet dans l’air génère une force latérale qui dévie sa trajectoire. Appliqué à grande échelle, ce phénomène permet à l’aile de se déplacer dans la masse d’air et de transmettre l’énergie produite à un générateur installé au sol. En s’affranchissant des mâts et des fondations en béton, l’éolienne de Wind Fisher se veut plus légère et plus sobre en matériaux. Déployable en moins d’une journée, y compris dans des zones isolées, elle laisse une empreinte au sol limitée et entièrement réversible.

Une production d’énergie plus efficace et plus durable

En exploitant les vents d’altitude, la start-up annonce une production électrique deux fois supérieure à celle d’une éolienne terrestre équivalente, et jusqu’à cinq fois celle d’une installation photovoltaïque. Le système pourrait fonctionner à pleine puissance près de 60 % du temps, un taux élevé pour une énergie renouvelable. En cas de tempête, l’atterrissage automatique limite les risques mécaniques et renforce la sécurité de l’installation.

équipe de la startup Wind Fishr

Cette avancée technologique repose largement sur l’expertise scientifique grenobloise. Depuis 2015, le GIPSA-lab accompagne Wind Fisher dans la modélisation et le contrôle du système. Les modèles mathématiques développés permettent de piloter l’aile en conditions de vent parfois extrêmes, d’estimer en temps réel les forces subies en vol et d’optimiser la trajectoire ainsi que la production d’énergie. Le laboratoire apporte également ses compétences en avionique et en mécatronique. Une collaboration étroite, au point qu’un projet de laboratoire commun est actuellement à l’étude.

Les laboratoires grenoblois au cœur du projet

Le LEGI (Laboratoire des écoulements géophysiques et industriels) contribue de son côté à lever les verrous scientifiques liés à l’aérodynamique du cylindre en rotation. Une thèse en cours vise à mieux comprendre l’effet Magnus en conditions réelles de vol et à affiner les modèles nécessaires au dimensionnement des futurs prototypes, actuellement en préparation

Forte de ces résultats, Wind Fisher se projette désormais vers la pré-industrialisation de ses premières machines. En réunissant automaticiens, roboticiens et aérodynamiciens autour d’une technologie de rupture, le projet illustre le rôle central de Grenoble dans le développement des solutions qui accompagneront la transition énergétique.

🎥 A revoir : reportage réalisé en 2023 lors des premiers essais de Wind Fisher à Grenoble

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Publié le 20.01.2026 à 18:39

Thibault LEDUC

L’annonce a été faite ce mardi, la délégation française des sportifs paralympiques aura le droit à sa célébration avec le public, après les Jeux de Milan-Cortina et celle-ci se déroulera à Chamrousse.

L’idée est venue de Sandrine Chaix, la Vice-présidente de la région déléguée au handicap. Pas évident sur le papier de convaincre les instances sportives et politiques françaises de la pertinence d’organiser cette cérémonie symbolique dans une station et un département qui ne figurent pas sur la carte olympique de 2030.

Une célébration festive le lundi 16 mars

Mais l’idée à fait son chemin et c’est bien à Chamrousse, la station emblématique des JO d’hiver de Grenoble en 1968 que l’événement aura lieu le lundi 16 mars, au lendemain des Jeux paralympiques de Milan-Cortina.

De retour d’Italie, les athlètes français seront mis à l’honneur. L’évènement permettra aussi de lancer le mouvement pour les Alpes françaises de 2030.“L’Isère doit profiter pleinement de cette dynamique des Jeux, comme l’ensemble de la montagne française”a déclaré le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, ce mardi lors de l’inauguration du salon Destination Montagne à Grenoble.

Chamrousse dans la vague olympique depuis 60 ans

Alors que les athlètes des JO de Milan-Cortina seront accueillis le 23 février à Albertville, en référence à 1992, le site de Chamrousse permettra de faire écho à une autre période olympique qui a marqué les esprits avec le triplé mémorable de Jean-Claude Killy et la consécration des soeurs Goitschel.

Depuis ces Jeux de 1968 qui ont lancé la station, le ski club a formé plusieurs champions qui ont fait, eux aussi, les belles heures de l’équipe de France olympique comme Guilbaut Colas (2 olympiades), Pierrick Bourgeat (3 olympiades) ou Florence Masnada, double médaillée de bronze en 1992 (combiné) et en 1998 (descente). On pourrait d’ailleurs retrouver un Chamroussien aux JO de 2030 avec Alban Elezi Cannaferina qui, à 22 ans, fait partie des grands espoirs du ski français.

En 2018, pour marquer les 50 ans des Jeux de Grenoble, la célébration des athlètes olympiques s’était déjà déroulée en Isère, au Summum, avec Martin Fourcade en chef de file des médaillés olympiques français.

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