Publié le 14.05.2026 à 19:00
Alexandre Martinez
L’emblématique piscine de plein air du centre-ville de Grenoble franchit une étape historique. Après une phase d’expérimentation réussie, la municipalité a annoncé ce mercredi 13 mai la pérennisation d’une ouverture sur trois saisons.
Historiquement réservée aux mois de juillet et août, la piscine Jean Bron vit une petite révolution. Depuis le 31 mars dernier, ses lignes d’eau accueillent de nouveau scolaires, clubs et grand public. Ce point d’étape, réalisé par Laurence Ruffin, Maire de Grenoble, et Meriem Naili, adjointe aux Sports, confirme le succès de la phase d’essai lancée à l’automne 2025. Avec plus de 5 550 usagers à l’automne et déjà 4 188 entrées enregistrées depuis fin mars, l’engouement est au rendez-vous.

Cette réussite permet aujourd’hui d’acter la suite du projet. « Ce qu’on annonce, c’est la pérennisation et l’ouverture 3 saisons sur 4 de Jean Bron, c’est-à-dire au printemps, à l’été et à l’automne. Et c’est le lancement d’une trajectoire qui va être plus longue, puisque l’idée à moyen terme, c’est d’avoir Jean Bron 365 », explique Laurence Ruffin.
Pour transformer un bassin d’été en équipement capable de braver la fraîcheur printanière, la Ville a investi environ un million d’euros dans des dispositifs spécifiques. « Pour accueillir le public dès l’automne, on a pu mettre en place des barnums isolés et chauffés pour permettre aux personnes de venir à partir des vestiaires jusqu’au bassin de manière confortable », précise la municipalité. À cela s’ajoutent une couverture thermique nocturne et le raccordement au chauffage urbain, assuré à 80 % par des énergies renouvelables.

Meriem Naili souligne que le « coût de chauffage qui n’est pas plus important qu’une piscine couverte » . En effet, « sur la piscine ouverte, on n’a pas besoin de chauffer, de déshumidifier l’air ambiant, contrairement à une piscine couverte ». Sur la première période d’essai, la dépense en fluides s’est élevée à « 7 000 euros », un chiffre jugé très raisonnable par les élus au regard du service rendu.
Au-delà de l’agrément, cette extension d’ouverture répond à une problématique majeure de santé publique. À Grenoble, les tests de natation en fin de primaire sont inférieurs à la moyenne nationale. « Dans les quartiers populaires de la ville, on est sur un enfant sur quatre qui accède au test du savoir nager. On a les trois quarts d’enfants qui ne réussissent pas le test », s’alarme l’adjointe aux sports.
Le manque d’infrastructures est pointé du doigt : « On a trois fois moins de piscines par habitant à Grenoble que dans d’autres villes ». L’ouverture de Jean Bron sur trois saisons permet donc de compenser les fermetures techniques d’autres établissements, comme la piscine du Clos d’Or actuellement en travaux, et d’offrir des créneaux supplémentaires indispensables aux écoles.
Si le projet « Jean Bron 215 » (pour 215 jours d’ouverture) est désormais une réalité, le passage à une ouverture intégrale en hiver représente un défi d’une autre dimension. Pascal Reydellet, chef de service des équipements sportifs, tempère les attentes immédiates : « Aujourd’hui, la couverture thermique et les équipements qu’on a mis en place ne suffiraient pas. Il faudrait aller sur des gros travaux, notamment un passage qui puisse faire le lien entre les vestiaires et le bassin avec un sas. »

La mairie va lancer des études complémentaires pour évaluer les investissements nécessaires, notamment pour garantir le confort du personnel de surveillance et optimiser le chauffage par grand froid. En attendant, Jean Bron se prépare pour sa saison estivale. L’ouverture printanière s’achèvera le 6 juin, avant de laisser place, dès le 15 juin, aux horaires d’été et aux traditionnelles nocturnes jusqu’à 20h30.
..................................................Publié le 14.05.2026 à 12:00
La rédaction TG+
Battles de haut vol, village hip-hop bouillonnant, ateliers arty et prouesses internationales : le festival Who Got The Flower ?! revient du 15 au 17 mai 2026 au Coléo de Pontcharra-sur-Bréda pour une 11e édition placée sous le signe de la «Germination». Trois jours où le breaking, la création et l’énergie collective promettent encore de faire vibrer le Grésivaudan.
En onze éditions, Who Got The Flower ?! — ou WGTF?! pour les initiés — est passé du rendez-vous de passionnés à l’un des festivals hip-hop les plus respectés de la planète breaking. Créé en 2014 par l’association Nextape, l’événement attire désormais des danseurs et festivaliers venus des quatre coins du globe.
Et cette année, le festival change de cycle. Après avoir célébré ses 10 ans en 2025, WGTF?! tourne une page symbolique avec le lancement du «Book 2 / Chapitre 1 : Germination». Une manière d’assumer son héritage tout en semant de nouvelles idées.
La grosse nouveauté de cette édition 2026 s’appelle «The Silence». Un concept de battle expérimental imaginé pour mettre le mouvement pur au centre de l’attention. Ici, moins d’artifices, plus de sensations : le geste, le rythme et l’interprétation prennent toute la lumière.
Ce nouveau format viendra compléter les grands classiques qui font la réputation du festival : les battles breaking en 4 contre 4 et les affrontements hip-hop freestyle en 1 contre 1, toujours dans une énergie explosive.
WGTF?!, c’est un surprenant spectacle autant qu’une compétition de haut vol. Chaque année, les équipes livrent des performances hallucinantes d’énergie, de créativité et de technique dans une ambiance de dingue, ultra joyeuse et bon enfant. Le public est au plus près des danseurs, les DJs chauffent la salle, et même les non-initiés se laissent rapidement embarquer.
C’est aussi toute la beauté du breaking : les adversaires se challengent dans le cercle, mais s’applaudissent et se respectent après chaque passage. Une culture du défi profondément collective et positive, qui fait toute l’âme du festival.
Le Village Hip-Hop, accessible gratuitement vendredi et samedi, transforme les abords du Coléo en véritable terrain de jeu culturel avec conférences, fresques graffiti en live, DJ sets, after parties, foodtrucks locaux et ateliers créatifs.
Parmi les nouveautés : un workshop mêlant illustration et botanique avec l’artiste Lucile Chapsal.
Depuis plusieurs années, WGTF?! développe aussi un important volet écologique et social : mobilités douces, restauration locale et végétarienne, vaisselle réutilisable, recyclage et sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles font pleinement partie du projet.
A visiter en famille… et ceux qui mordraient à l’hameçon pourront faire pousser les graines du festival toute l’année.
..................................................Publié le 14.05.2026 à 08:00
Thibault Leduc
Installée à Pontcharra dans la vallée du Grésivaudan, l’entreprise Liteboat s’impose progressivement comme un acteur incontournable de l’aviron moderne. Spécialisée dans la conception de bateaux en matériaux composites, la société alpine mise sur un savoir-faire artisanal et une production entièrement réalisée à la main.
Fondée en 2012 par l’isérois Mathieu Bonnier qui a traversé l’Atlantique à la rame en 2009, Liteboat est née d’un constat simple : l’absence sur le marché de bateaux d’aviron à la fois légers, stables et facilement transportables par une seule personne. L’entreprise a ainsi développé des embarcations adaptées aussi bien à la mer qu’aux eaux intérieures, avec l’ambition de rendre la pratique accessible au plus grand nombre.
Conçus par l’architecte naval Sam Manuard, les bateaux Liteboat se démarquent par des choix techniques audacieux : étrave inversée, coque plus large et plus stable, formats compacts. Une rupture avec les standards d’un marché historiquement conservateur.
Côté fabrication, l’entreprise utilise la technique de l’infusion sous vide, également employée dans l’aéronautique. Ce procédé permet d’obtenir des coques à la fois rigides et légères, tout en limitant l’exposition des techniciens aux produits chimiques. Chaque bateau nécessite plus d’une centaine d’étapes de fabrication, de la pose du gelcoat jusqu’aux finitions.
Liteboat propose aujourd’hui trois grandes gammes : loisir, compétition et aventure (voile-aviron). L’objectif est clair : répondre aux besoins des débutants comme des sportifs confirmés, mais aussi des clubs. Parmi les modèles emblématiques figure le X Row, une embarcation stable et accessible, pensée pour l’initiation et les sorties en famille.

L’entreprise développe également des bateaux homologués pour les compétitions internationales d’aviron de mer, notamment en Beach Sprint. En parallèle, Liteboat s’appuie sur les retours de ses utilisateurs pour faire évoluer ses produits. Une communauté s’est même structurée autour de projets nautiques, témoignant de l’essor de cette pratique hybride entre sport et aventure.
Avec un atelier de 3 000 m² en Isère, Liteboat produit en moyenne 250 bateaux par an. Depuis sa création, près de 3 000 embarcations ont été vendues dans le monde. L’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 1,5 million d’euros, dont 80 % à l’export, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Australie.
Portée par cet engouement, la PME vise désormais une production de 300 bateaux par an d’ici 2028. Pour y parvenir, elle entend renforcer son réseau de distribution à l’international et se développer dans l’hémisphère sud afin de lisser la saisonnalité de son activité. Ancrée au cœur des Alpes, Liteboat illustre ainsi le dynamisme industriel local, capable de conjuguer artisanat de précision et rayonnement mondial dans un secteur de niche.
Rencontre avec le créateur de Liteboat il y a quelques années
Publié le 13.05.2026 à 19:00
La rédaction TG+
Contrairement au Coronavirus très peu connu des spécialistes au moment de son apparition en 2019, l’Hantavirus qui inquiète la population depuis quelques jours est un virus étudié depuis plusieurs décennies. Des cas ont d’ailleurs été recensés en France ces dernières années. L’Isère fait partie des départements qui y sont exposés.
Longtemps concentrés dans le nord-est de la France, les cas d’hantavirus s’étendent progressivement vers le sud-est, poussant les autorités sanitaires à surveiller davantage des départements alpins comme l’Isère. Transmis principalement par le campagnol roussâtre, le virus circule via les urines et excréments de rongeurs. La contamination humaine se produit surtout lors du nettoyage de lieux fermés — granges, caves, chalets ou cabanons — où des poussières contaminées peuvent être inhalées.
En France, l’hantavirus provoque principalement une fièvre hémorragique avec syndrome rénal, une maladie rare qui entraîne une forte fièvre, une fatigue importante, des douleurs musculaires et parfois une atteinte des reins nécessitant une hospitalisation. Même si aucun foyer majeur n’a été officiellement recensé en Isère, des cas sporadiques auraient déjà été observés dans la région alpine. Les secteurs boisés du Vercors, du Trièves ou des vallées montagneuses sont considérés comme des environnements favorables à la circulation du virus.
Les personnes les plus exposées sont les agriculteurs et les forestiers mais aussi les randonneurs ou les personnes rénovant des bâtiments peu aérés. Les autorités rappellent toutefois qu’aucune transmission entre humains n’est documentée pour les souches présentes en France ce qui n’est pas le cas pour la souche sud-américaine, plus agressive, qui défraye la chronique depuis quelques jours. Pour limiter les risques, il est conseillé d’aérer longuement les locaux fermés avant nettoyage, d’éviter de balayer à sec et de porter des protections en présence de traces de rongeurs.
..................................................Publié le 13.05.2026 à 14:59
La rédaction TG+
Une explosion s’est produite ce mercredi vers 13h30 sur le site de l’entreprise Teisseire, à Crolles. Selon les premiers éléments, il s’agit d’un camion transportant des matières dangereuses. Deux personnes ont été gravement blessées, le pronostic vital est engagé pour l’une d’entre elles.
Un camion transportant des matières dangereuses est à l’origine d’une violente explosion survenue vers 13h30 ce mercredi. Selon nos informations recueillies sur place, le bilan fait état de 10 blessés, dont deux graves. Le pronostic vital est engagé pour l’un d’entre eux.
D’après les informations communiquées par les autorités, les dégâts seraient limités à l’intérieur du site industriel. Un important dispositif de secours a rapidement été déployé par le SDIS de l’Isère afin de sécuriser la zone et prendre en charge les victimes.


Rapidement, les témoins se sont manifestés sur place : « On était en train de faire des courses à Carrefour avec ma fille« , nous raconte Julie. « On a entendu une énorme explosion, on a même senti le souffle dans nos oreilles et on a cru que c’était le magasin qui avait explosé !«
La déflagration a été fortement ressentie à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Certains passants ont cru qu’il s’agissait d’un avion franchissant le mur du son. Alors que les habitants se sont interrogés sur les réseaux sociaux, précisant que le murs et les vitres ont tremblé dans toute la commune. « J’ai cru que c’était la montagne qui s’écroulait« , nous dit une passante.
Le souffle a même été ressenti jusqu’à Lumbin, à plus de 5 km de là.
Selon nos informations recueillies sur place, le camion impliqué pourrait transporter de la soude. Les risques chimiques ont toutefois été écartés par la Ville de Crolles, qui indique qu’aucune consigne particulière n’a été donnée à la population pour le moment. Un camion de décontamination est sur place.
Le SMUR a indiqué qu’on « ressent sur place une légère odeur qui irrite un peu la gorge. »

Photo : ©TG+ / Thibault Leduc
Afin de permettre l’accès des secours au secteur concerné, l’avenue Ambroise Croizat a été fermée à la circulation en direction de l’autoroute. Les forces de l’ordre bloquent tout accès au secteur y compris à la presse. Un périmètre de sécurité a été mis en place pour les pompiers, dirigés vers le parking du supermarché Auchan, à quelques centaines de mètres du site.
Des perturbations sont en cours aux abords de la commune.

Publié le 13.05.2026 à 13:30
La rédaction TG+
Un homme de 40 ans est décédé ce mercredi 13 mai au matin après avoir été percuté par un TER sur la commune de La Tour-du-Pin. Le drame s’est produit vers 9h15 alors que le train entrait en gare.
Rapidement mobilisés, les sapeurs-pompiers ainsi qu’une équipe du Samu de Bourgoin-Jallieu ont tenté de réanimer la victime qui est malheureusement décédée. L’hypothèse du suicide est privilégiée par les enquêteurs.
À la suite de cet accident, le trafic ferroviaire a été fortement perturbé sur l’axe reliant Saint-André-le-Gaz à Bourgoin-Jallieu, avec des retards et suppressions de TER dans les deux sens de circulation.
..................................................Publié le 13.05.2026 à 12:15
Thibault Leduc
D’impressionnants chantiers de déneigement se déroulent actuellement en Savoie et en Isère pour rouvrir progressivement les grands cols routiers fermés durant l’hiver. Cette opération spectaculaire marque chaque année le véritable lancement de la saison estivale en montagne.
À plus de 2000 mètres d’altitude, certaines routes sont encore ensevelies sous plusieurs mètres de neige. Les agents des départements utilisent fraises à neige, chasse-neige lourds et engins spécialisés pour dégager les chaussées et sécuriser les abords des routes. Certaines corniches de neige sont même attaquées à l’explosif. Les équipes doivent aussi purger les couloirs d’avalanche et vérifier l’état des chaussées après plusieurs mois sous le gel.

Côté Isère, les cols de la Croix-de-fer et du Glandon devraient ouvrir pour le 20 mai. En Savoie, le département qui concentre plusieurs des plus hauts cols routiers d’Europe, certains accès comme Le Galibier (2642 m) ou le col de l’Iseran (2764 m) n’ouvriront pas avant le mois de juin, les engins de déneigement se trouvant encore pour l’instant à plusieurs kilomètres du sommet.


Chaque année, ces opérations représentent un coût important pour les collectivités. Le seul déneigement des grands cols mobilise des dizaines d’agents pendant plusieurs semaines et nécessite du matériel lourd très énergivore. La réouverture des cols marque le retour des motards, cyclistes, randonneurs et touristes dans les vallées alpines. Elle permet aussi de relancer les échanges entre vallées et avec l’Italie via les grands passages frontaliers.

Les dates annoncées restent toutefois prévisionnelles. Une chute de neige tardive ou un risque avalancheux élevé peuvent retarder les ouvertures de plusieurs jours. Les autorités recommandent donc aux automobilistes et aux cyclistes de consulter les informations routières départementales avant tout déplacement en altitude
Les principales dates d’ouverture (prévisions)

Publié le 13.05.2026 à 10:42
La rédaction TG+
Après deux week-ends prolongés, le pont de l’Ascension promet un nouvel exode sur les routes. Bison Futé voit rouge, et même noir, en Auvergne-Rhône-Alpes dès mercredi 13 mai. Entre l’A7 saturée, l’A48 bouchée vers Grenoble et un trafic dense jusqu’au tunnel du Mont-Blanc, les automobilistes vont devoir s’armer de patience.
Le pont de l’Ascension marque le retour des grands départs. Avec quatre jours de repos et des écoles fermées, des milliers d’automobilistes sont attendus sur les grands axes dès mercredi après-midi. Bison Futé prévoit un trafic particulièrement dense dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes. La journée du mercredi 13 mai est classée noire dans le sens des départs, signe d’une circulation exceptionnelle sur plusieurs autoroutes majeures. Les premières difficultés devraient apparaître dès la fin de matinée avant une nette dégradation en fin de journée, notamment autour de Lyon et en direction des Alpes.
En Isère, c’est surtout l’A48 qui risque de concentrer les difficultés. Dans le sens Bourgoin-Jallieu – Grenoble, la circulation pourrait devenir totalement saturée entre 16 heures et 18 heures. L’A43 en direction des Alpes sera également très fréquentée, même si les conditions de circulation devraient rester un peu plus fluides. Plus largement, les axes les plus sensibles de la région seront fortement impactés mercredi. Bison Futé recommande notamment d’éviter :
Jeudi 14 mai, la circulation restera compliquée, notamment sur l’A7 entre Lyon et Orange de 8 heures à 18 heures.
Le retour du week-end prolongé s’annonce lui aussi difficile. Dimanche 17 mai est classé rouge au niveau national dans le sens des retours. L’A7 sera particulièrement chargée entre Marseille et Lyon. Bison Futé conseille d’éviter :
Autour de Lyon, le contournement Est pourrait également être saturé en fin de journée, entre 17 heures et 19 heures.
Contrairement aux départs, les conditions de circulation devraient être un peu plus supportables dimanche sur l’A48 au retour vers Lyon. Même tendance sur l’A43, où seuls des ralentissements sont attendus entre Chambéry et Lyon en fin de journée. Pour éviter les longues heures dans les bouchons, mieux vaut donc anticiper son départ, privilégier les heures creuses… ou patienter quelques heures avant de prendre la route.
..................................................Publié le 13.05.2026 à 07:30
Marie-Caroline Abrial
Après un mois d’avril exceptionnellement chaud et sec, et un début du mois de mai très humide, l’Isère replonge dans une météo presque hivernale. Pluie, chute des températures et neige en moyenne montagne sont attendues dès jeudi et vendredi. Une mauvaise nouvelle pour les vacanciers du pont de l’Ascension, mais un soulagement pour les réserves en eau.
Le printemps fait une pause. Déjà marqué par une météo très perturbée depuis le début du mois, mai pourrait même prendre des airs d’hiver en Isère à partir de ce jeudi et de ce vendredi. Selon Météo France, une nouvelle perturbation doit traverser les Alpes avec un net refroidissement. Résultat : des températures maximales qui peineront à dépasser les 12 à 13 degrés dans l’agglomération grenobloise, loin des normales de saison habituellement proches des 21 degrés. La neige est également attendue en moyenne montagne, à partir de 1 300 mètres d’altitude au plus bas. En haute montagne, où près de 70 centimètres de neige sont déjà tombés depuis le début du mois au-dessus de 3 000 mètres, une nouvelle couche pourrait encore se former. « Cette neige va fondre rapidement aux altitudes les plus basses mais plus haut elle va permettre de renforcer le manteau neigeux », explique Denis Roy, responsable du centre Météo France des Alpes du Nord.

Cette séquence humide tranche radicalement avec le mois d’avril. « Nous avons eu seulement 30 % des précipitations habituelles en Isère », souligne Denis Roy. Le département a connu un mois particulièrement ensoleillé, avec des températures supérieures de 2 à 3 degrés aux normales de saison. Conséquence directe : une fonte des neiges particulièrement précoce, observée avec près d’un mois d’avance. Un phénomène qui inquiétait déjà les spécialistes pour la ressource en eau avant même le début de l’été. « Habituellement, cette fonte soutient les débits des ruisseaux et des rivières à la fin du printemps, au moment où les pluies deviennent moins fréquentes », rappelle le prévisionniste. Depuis le début du mois de mai, les épisodes pluvieux ont toutefois changé la donne. « En moins de deux semaine, nous avons déjà quasiment retrouvé les normales pour un mois de mai, qui est en moyenne à 116 mm de pluie », précise Denis Roy.

« Le mois de mai est le troisième mois le plus pluvieux de l’année en Isère, derrière octobre et novembre », rappelle Denis Roy. Cette instabilité est typique des périodes intermédiaires : l’air commence à se réchauffer mais des masses d’air froid circulent encore sur le pays, favorisant les perturbations et les orages. Une amélioration est attendue samedi avant le retour probable de nouvelles perturbations la semaine prochaine. Pour retrouver des températures plus conformes aux normales de saison, il faudra sans doute patienter jusqu’au milieu de semaine prochaine.
Si cette météo automnale peut agacer une partie des habitants et des touristes, elle constitue en revanche une excellente nouvelle pour les nappes phréatiques, la végétation et les réserves d’eau avant l’été. « Avant d’aborder la période estivale, il vaut mieux ne pas être en déficit », insiste Denis Roy.
En montagne, la prudence reste toutefois de mise ces prochains jours. Avec les nouvelles chutes de neige annoncées, les conditions pourraient rapidement devenir délicates en altitude malgré une période déjà bien avancée dans la saison.
..................................................Publié le 12.05.2026 à 19:05
La rédaction TG+
Cela fait maintenant deux semaines que Géraldine Georges a mystérieusement disparu dans le massif de Belledonne. Malgré un important dispositif de recherche, la mère de famille n’a toujours pas été retrouvée.
Depuis le 28 avril, la disparition de Géraldine Georges suscite une vive inquiétude. Cette femme de 45 ans, mère de deux enfants de 8 et 17 ans et professeure de danse dans l’agglomération grenobloise, n’a plus donné signe de vie après être partie seule dans le massif de Belledonne. Malgré d’importants moyens de recherche mobilisés pendant plusieurs jours, aucune trace de la quadragénaire n’a encore été retrouvée.
Géraldine Georges a quitté son domicile à Saint-Martin-d’Hères le mardi 28 avril au matin pour aller marcher en montagne. Elle aurait expliqué à sa mère qu’elle souhaitait « prendre l’air » et se changer les idées. Mais quelques heures plus tard, son absence inhabituelle a commencé à inquiéter ses proches, notamment lorsqu’elle ne s’est pas présentée pour récupérer son fils à l’école pour la pause déjeuner.
Les recherches se sont rapidement concentrées dans le massif de Belledonne, au-dessus de Grenoble. Sa voiture, une Golf grise, a été retrouvée au bout de trois jours stationnée dans le hameau de La Boutière au-dessus du village de Laval, non loin de la station de ski de Prapoutel. Son téléphone portable a émis un dernier signal dans cette même zone avant de s’éteindre définitivement. À l’intérieur du véhicule, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs effets personnels, dont sa veste blanche et sa carte bancaire.
Face à cette disparition jugée inquiétante, les secouristes en montagne ont engagé d’importants moyens humains et matériels. Des équipes au sol, des chiens spécialisés, des drones ainsi qu’un hélicoptère de la Sécurité civile ont été mobilisés afin de fouiller les sentiers et zones escarpées du massif. Les recherches ont toutefois été compliquées par le relief accidenté, la neige encore présente en altitude et des conditions météorologiques parfois difficiles.
La disparition de Géraldine Georges a provoqué une forte mobilisation locale. Plusieurs appels à témoins ont été relayés massivement sur les réseaux sociaux et plus d’une centaine de bénévoles ont participé à des battues organisées avec l’accord des autorités. « Elle est encore aujourd’hui activement recherchée » a confirmé ce lundi le procureur de la République de Grenoble sans vouloir donner plus de détails sur les pistes explorées.
Si on s’en tient à l’accident de randonnée, il n’y a plus d’espoir de la retrouver vivante. Interrogé sur TF1, son père se raccroche à d’autres hypothèses : « Si elle est partie volontairement, si elle a fait une mauvaise rencontre, si elle a été enlevée, il y a une chance qu’elle soit en vie. » Quant au suicide, même s’il avoue que sa fille est bipolaire et a pu avoir des idées suicidaires par le passé, il rejette cette possibilité : « Ces derniers temps, ça allait. Et il n’y a, à notre connaissance, aucun élément qui ait pu lui donner envie de mettre fin à ses jours. » Le mystère reste donc entier.
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