02.05.2026 à 09:58
Alexandra Aikhenvald, Professor and Australian Laureate Fellow, Jawun Research Institute, CQUniversity Australia

Pourquoi certaines langues s’imposent-elles comme outils universels avant de décliner ? De l’Antiquité à l’ère numérique, les lingua francas suivent les routes du pouvoir et des échanges.
Lorsque les Croisés débarquent sur les rivages orientaux de la Méditerranée à la fin du XIe siècle, ils doivent communiquer entre eux, mais aussi avec les marchands et les populations locales.
Beaucoup parlent alors différentes langues romanes : l’italien (notamment celui des puissantes cités-États de Venise et de Gênes), le provençal, le français ou encore leur ancêtre commun, le latin.
La plupart des Occidentaux présents en Europe du Sud sont français, en particulier originaires de la zone comprise entre Marseille et Gênes, d’où partent navires et marchands vers le Moyen-Orient. Ces Occidentaux sont désignés collectivement par les Arabes et les Grecs sous le nom de « Francs ».
Autour de la quatrième croisade (1202–1204), voire un peu plus tôt, une langue composite émerge progressivement en Méditerranée orientale, avant de se diffuser vers l’ouest. Cette langue commune, utilisée par les « Francs » et par ceux qui commercent et combattent avec eux, est aussi appelée sabir, italien bâtard ou espagnol bâtard. Mais c’est sans doute sous le nom de lingua franca que vous la connaissez le mieux : littéralement, la « langue des Francs ».
Cette langue franque est un mélange d’italien, de français et d’espagnol simplifiés, enrichi de quelques apports arabes et turcs. Elle est utilisée sur les rivages méditerranéens du Moyen-Orient jusqu’à la fin du XIXe siècle, avant de tomber en désuétude.
Écrit en minuscules, lingua franca désigne aujourd’hui toute langue servant de moyen de communication entre des personnes qui n’en partagent pas d’autre.
Les lingua francas remontent à l’Antiquité. Le sanskrit a ainsi servi de langue véhiculaire dans une grande partie de l’Asie du Sud-Est et de l’Asie centrale au cours du premier millénaire de notre ère, notamment par le biais des échanges commerciaux et de la diffusion religieuse.
Autour de la Méditerranée, le grec joue ce rôle d’environ 300 avant J.-C. à 500 après J.-C. : il est utilisé dans le commerce, la littérature, l’enseignement et dans la propagation du christianisme primitif.
Entre le IIe et le IVe siècles, le latin standard supplante le grec comme lingua franca de l’Église catholique en expansion. Il s’impose alors comme langue paneuropéenne de la religion, de la culture et du savoir, et le demeure jusqu’au XIXe siècle.
À partir du XVIIe siècle, l’arabe s’impose comme une _lingua franc_a dans l’ensemble du monde islamique, reliant des communautés d’Afrique et d’Asie.
Au même siècle, avec l’essor de la France comme puissance économique, le français remplace progressivement le latin dans de nombreux domaines et devient la première lingua franca « mondiale » en politique, diplomatie, commerce et éducation. Langue des cours royales, il est utilisé par les savants, les aristocrates, les marchands et les diplomates pour communiquer et écrire entre eux. Le français demeure la principale langue des relations internationales jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Après les années 1940, en partie sous l’effet de l’influence croissante des États-Unis, l’anglais s’impose comme la principale lingua franca à l’échelle mondiale.
Avec l’expansion coloniale des puissances impériales et de leurs langues — espagnol, anglais, français, portugais, allemand et néerlandais — à partir du XVe siècle environ, le terme lingua franca en vient à être utilisé comme un nom commun.
Tout au long de la colonisation européenne, des personnes issues de groupes linguistiques différents sont contraintes de travailler ensemble comme esclaves ou engagés sous contrat. Elles communiquent entre elles, ainsi qu’avec leurs maîtres, au moyen d’une langue simplifiée, utilisée pour des besoins limités : des ordres simples, des questions, des énoncés basiques mêlant les éléments dont chacun dispose. Ce type de moyen de communication improvisé est appelé pidgin (qui viendrait du mot anglais « business »).
Les pidgins peuvent servir de lingua franca. Lorsque leurs locuteurs commencent à se marier entre eux, un pidgin peut devenir la seule langue parlée par la génération suivante. Il se développe alors en une langue à part entière — un créole — utilisée dans tous les contextes.
Des créoles comme le tok pisin en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le sranan au Suriname, le kristang en Malaisie ou encore le créole haïtien en Haïti servent aujourd’hui de lingua franca dans ces pays.
Une langue globale peut aussi être créée de toutes pièces.
La fin du XIXe siècle voit fleurir les projets de langues universelles. La plus célèbre est l’espéranto, « langue de l’espoir », créé par Ludwik Zamenhof en 1887 comme « langue internationale », c’est-à-dire une lingua franca générale. L’espéranto compte encore aujourd’hui quelques milliers de locuteurs natifs et bien davantage d’adeptes, mais son usage tend progressivement à reculer.
Les lingua francas apparaissent lorsqu’elles deviennent nécessaires, puis déclinent lorsqu’elles sont remplacées par d’autres. L’allemand a ainsi cessé d’en être une avec la perte des colonies après la Première Guerre mondiale. Le portugais reste une lingua franca au Brésil, et l’espagnol dans d’autres pays d’Amérique du Sud.
Quant au français, son empreinte mondiale perdure : à l'étranger, on envoie encore une lettre par avion ou poste restante.
Mais il y a un grand gagnant, loin devant les autres. L’anglais est désormais devenu la langue mondiale, s’étendant bien au-delà des locuteurs natifs et des anciennes colonies des puissances anglophones. Il est la langue de la diplomatie internationale, du monde académique et, surtout, des avancées technologiques, des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle.
La diffusion rapide de l’anglais menace-t-elle de faire disparaître les autres langues, qu’il s’agisse de langues minoritaires ou d’autres lingua francas, et plus largement la diversité linguistique à l’échelle mondiale ? La question reste ouverte. L’importance croissante du mandarin comme principale lingua franca en Chine, de l’arabe à travers l’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi que la résilience des locuteurs à faire vivre leurs langues – et, avec elles, leurs cultures et leurs histoires – pourraient bien contenir l’hégémonie de l’anglais.
Alexandra Aikhenvald ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
02.05.2026 à 09:32
Emily J. Whitted, Ph.D. Candidate in Early American History, UMass Amherst
Rapiécer, gérer, entretenir : dans le foyer de l’un des hommes les plus riches d’Amérique, des femmes ont contribué, sans reconnaissance, à une prospérité qui leur échappait.
À sa mort en 1831, Stephen Girard – marchand, banquier et philanthrope de Philadelphie – était l’homme le plus riche des États-Unis. Dans son testament, il légua à la ville de Philadelphie (Pennsylvanie, Nord-Est des États-Unis) un don exceptionnel d’environ 6 millions de dollars, soit près de 194 millions d’euros aujourd’hui.
Girard demanda notamment qu’une partie de cette somme soit utilisée pour fonder un internat destiné aux garçons blancs pauvres et orphelins. Aujourd’hui, cet établissement, qui accueille des élèves du primaire au lycée, est connu sous le nom de Girard College et admet des élèves issus de milieux défavorisés, sans distinction de race ni de genre. L’institution a hérité des biens matériels de Girard, parmi lesquels du mobilier, des papiers personnels et des vêtements – dont une paire de bas de soie abondamment rapiécés.
Leur conservation peut surprendre : pourquoi l’homme le plus riche des États-Unis portait-il des vêtements raccommodés ? En tant qu’historienne du textile, spécialisée dans le travail du raccommodage dans l’Amérique des débuts, j’ai étudié les points utilisés pour réparer les bas de Girard, ainsi que ses riches archives.
Croisées, ces sources historiques m’ont permis de mettre au jour de nouveaux éléments sur la valeur des textiles dans l’Amérique d’alors, mais aussi sur le rôle des femmes – notamment celles qui travaillaient dans la maison du riche marchand – dans l’essor économique du pays.
Les textiles étaient utilisés au quotidien par la quasi-totalité des Américains de l’époque coloniale et des débuts de la République et constituaient alors bien souvent les biens les plus précieux que l’on pouvait posséder.
Malgré la mécanisation à grande échelle, ils coûtaient cher en raison du prix des matières premières et du travail qualifié nécessaire à la fabrication des étoffes ; ils étaient en outre fréquemment importés. À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, les États-Unis voyaient émerger une industrie textile nationale, mais de nombreux Américains continuaient d’importer des tissus depuis l’étranger, notamment de Grande-Bretagne, de France et d’Inde. Les factures du foyer de Girard montrent qu’il achetait régulièrement une grande partie de ses vêtements – y compris ses bas de soie – en France.
La forte valeur des textiles à cette époque explique que même les foyers les plus aisés jetaient rarement les vêtements abîmés. On les réparait plutôt, à l’aide d’aiguilles et de fil. Si certains hommes pratiquaient aussi le raccommodage, l’immense majorité de ces travaux était réalisée par des femmes.
Au sein du foyer de Girard, au moins trois femmes se chargeaient de repriser ses bas de soie et ses autres vêtements.
Bien que Girard ait été marié, son épouse Mary fut internée pour troubles mentaux à l’hôpital de Pennsylvanie en 1790, et le couple n’eut pas d’enfants. En l’absence de Mary, Girard eut plusieurs maîtresses qui faisaient office de gouvernantes : Sally Bickham, une femme quaker que Girard décrit dans une lettre comme une « tayloress », c’est-à-dire couturière, et Polly Kenton, blanchisseuse. Dans le cadre de leur travail, elles géraient les affaires domestiques et les achats de Girard, assurant le bon fonctionnement de son quotidien.
Par ailleurs, une femme noire nommée Hannah Brown, originaire de Saint-Domingue, ancienne colonie française correspondant aujourd’hui à Haïti, fut réduite en esclavage au sein du foyer de Girard pendant plus de quarante ans. Et ce, alors même que la loi d’abolition progressive adoptée en Pennsylvanie en 1780 aurait dû lui garantir la liberté dans les six mois suivant son arrivée aux États-Unis. L’abolition progressive n'y fut appliquée que de manière inégale, permettant à des propriétaires d’esclaves comme Girard d’en contourner les effets. Le testament du marchand accorda finalement la liberté à Hannah Brown.
Toutes trois travaillaient au service de Girard : elles reprisaient ses bas, géraient les tâches quotidiennes du foyer et veillaient à l’entretien de la maison. Les trois techniques de raccommodage visibles sur ses bas – comme le reprisage à la suisse, le reprisage tissé ou encore le renforcement des talons – constituent autant de traces matérielles de leur travail, aux côtés des archives écrites telles que les factures domestiques, les lettres et les reçus.
Aux premiers temps des États-Unis, de nombreuses femmes, libres ou réduites en esclavage, accomplissaient un travail domestique non rémunéré. Pourtant, ce travail a été une force essentielle de la croissance économique nationale au début du XIXe siècle. Partout dans le pays, des hommes comme Girard ont encouragé et tiré profit de l’industrialisation et de l’expansion des activités commerciales ; mais c’est le travail domestique non rémunéré des femmes qui a rendu possibles leur participation et leurs profits.
Si les habitants de Philadelphie ne voient aujourd’hui leurs noms ni sur les grandes artères ni sur les bâtiments de la ville, les efforts conjugués de Sally, Polly et Hannah — dissimulés dans les chaussures de Girard et éclipsés par l’ampleur de son héritage historique à Philadelphie — ont été essentiels à sa réussite économique.
Emily J. Whitted a reçu des financements de The Library Company of Philadelphia.
02.05.2026 à 08:55
Katrine L. Wallace, Assistant Professor of Epidemiology and Biostatistics, University of Illinois Chicago

De George Washington à la Seconde Guerre mondiale, la vaccination a été pensée comme un outil stratégique face aux maladies capables de décimer les troupes. Aujourd’hui, cette logique historique entre en tension avec la montée des revendications individuelles.
Pour la première fois depuis près de 80 ans, les militaires états-uniens ne seront plus tenus de recevoir le vaccin annuel contre la grippe. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé ce changement le 22 avril 2026. Invoquant l’autonomie médicale et la liberté religieuse, il a qualifié cette obligation de « trop large et dénuée de rationalité », déclarant aux soldats que « votre corps, votre foi et vos convictions ne sont pas négociables ».
L’obligation vaccinale contre la grippe à laquelle Pete Hegseth a mis fin était en vigueur depuis 1945, avec une brève interruption en 1949. Elle s’inscrivait dans une tradition d’obligations vaccinales militaires presque aussi ancienne que les États-Unis eux-mêmes.
En tant qu’épidémiologiste spécialisée dans les maladies évitables par la vaccination, je trouve la fin de cette obligation moins marquante pour ses effets immédiats que pour ce qu’elle révèle. Pendant la majeure partie de l’histoire américaine, les commandants militaires partaient du principe que les maladies infectieuses pouvaient leur faire perdre une guerre, raison pour laquelle la vaccination relevait de la préparation opérationnelle plutôt que d’un choix individuel.
La première obligation vaccinale militaire américaine est antérieure à la Constitution. À l’hiver 1777, le général George Washington ordonne l’inoculation massive de l’armée continentale contre la variole.
Sa décision n’était pas idéologique – elle était stratégique. L’année précédente, une épidémie de variole avait ravagé les troupes américaines près de Québec, contribuant à l’effondrement de la campagne du Nord. John Adams écrivit à sa femme Abigail que la variole tuait dix soldats pour un seul tombé au combat.
L’inoculation en 1777 comportait elle-même des risques. La procédure, appelée variolisation, consistait à infecter volontairement un soldat avec une faible dose du virus de la variole afin de provoquer une immunité. George Washington a fait le pari qu’il valait mieux perdre quelques hommes à cause de l’inoculation que perdre une guerre face au virus. Des historiens ont attribué à cette décision le salut de l’armée continentale.
Ce schéma s’est maintenu pendant des siècles : lorsqu’une maladie infectieuse risquait de mettre plus de soldats hors de combat que les tirs ennemis, l’armée imposait des mesures de protection.
Les troupes américaines ont été vaccinées contre la variole de la guerre de 1812 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Première Guerre mondiale, l’armée a ajouté la vaccination contre la typhoïde. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle a élargi les obligations vaccinales pour inclure également le tétanos, le choléra, la diphtérie, la peste, la fièvre jaune et, en 1945, la grippe.
L’obligation vaccinale contre la grippe trouve son origine dans les expériences militaires lors de la pandémie de grippe de 1918. Ce printemps-là, une nouvelle souche de grippe s’est propagée dans des camps d’entraînement militaires surpeuplés avant de gagner l’Europe avec les troupes américaines. Environ 45 000 soldats américains sont morts de la grippe pendant la Première Guerre mondiale, presque autant que les quelque 53 000 tués au combat.
La pandémie de 1918 a fait la démonstration qu’un virus respiratoire pouvait paralyser une armée. Aussi, en 1941, alors que le pays se préparait à entrer dans un nouveau conflit mondial, l’armée américaine a-t-elle mis en place une commission sur la grippe qui s’est associée à l’université du Michigan pour développer le premier vaccin contre cette infection. Des essais cliniques menés sur des recrues ont montré qu’il réduisait de 85 % l’incidence de la maladie, et en 1945, l’armée a rendu la vaccination obligatoire. Environ 7 millions de militaires ont été vaccinés cette année-là.
L’obligation a été brièvement suspendue en 1949, lorsque les scientifiques ont compris que le vaccin devait être régulièrement mis à jour en raison de l’évolution du virus. Une fois les formulations adaptées de manière saisonnière, l’obligation a été rétablie au début des années 1950 et est restée en vigueur sans interruption jusqu’au changement de politique décidé par Pete Hegseth.
Pendant des décennies, les obligations vaccinales faisaient partie intégrante et peu contestée de la vie militaire. La pandémie de Covid-19 a changé la donne.
En août 2021, tous les militaires ont été sommés de se faire vacciner contre le Covid-19. Plus de 98 % des soldats en service actif ont obtempéré, mais cette obligation est devenue un point de crispation. Plus de 8 000 militaires ont été renvoyés de force pour avoir refusé le vaccin.
En 2023, le Congrès a adopté une loi obligeant Le Pentagone à annuler l’obligation vaccinale contre le Covid-19. Ce revirement a reconfiguré les enjeux politiques autour des obligations vaccinales dans l’armée. En janvier 2025, le président Donald Trump a ordonné la réintégration, avec indemnités rétroactives, des militaires renvoyés dans ce cadre.
En annonçant la fin de l’obligation vaccinale contre la grippe, Pete Hegseth s’est largement appuyé sur le vocabulaire de la « liberté médicale », issu des débats autour des vaccins contre le Covid-19, plutôt que sur de nouvelles données concernant la grippe ou l’efficacité du vaccin. Le mouvement pour la liberté médicale s’oppose à l’intervention de l’État dans ce que ses partisans considèrent comme des décisions de santé personnelles, y compris des recommandations de santé publique telles que les obligations vaccinales, le port du masque ou la distanciation sociale.
Les critiques de l’obligation vaccinale contre la grippe dans l’armée avancent que la grippe constitue aujourd’hui une menace plus modérée qu’en 1918, que les militaires sont en meilleure santé que la population générale et que, pour un virus saisonnier, le choix individuel devrait primer sur la logique de santé publique.
L’épidémiologie raconte une autre histoire.
Même si l’intensité des saisons grippales varie, le virus mute de manière si imprévisible que des pandémies comme celles de 1918, 1957, 1968 et 2009 restent une possibilité récurrente. La grippe continue d’ailleurs de causer chaque année des hospitalisations et des décès par dizaines de milliers aux États-Unis. Les Centers for Disease Control and Prevention estiment que le vaccin contre la grippe a ainsi évité environ 180 000 hospitalisations et 12 000 décès lors de la saison 2024-2025.
L’armée opère précisément dans des conditions qui favorisent la propagation des virus respiratoires : centres d’entraînement, casernes, navires ou sous-marins où les individus vivent en promiscuité.
La logique qui a conduit George Washington en 1777 et le Surgeon General de l’armée en 1945 à imposer la vaccination n’a, au fond, guère changé. Un soldat malade ne peut ni être déployé, ni s’entraîner, et peut transmettre la maladie à toute une unité.
Ce qui a changé, en revanche, c’est le poids politique accordé au refus individuel et c’est cela, bien plus que la question de l’efficacité du vaccin, que reflète la fin de cette obligation
Katrine L. Wallace ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.