Publié le 02.04.2026 à 20:00

Quelle analyse faites-vous des indicateurs des lycées et des collèges qui seront dévoilés ce vendredi ?
« Les résultats montrent que la pédagogie est plus forte que la sociologie ! Dans de nombreux établissements, le travail des équipes éducatives permet d’obtenir des performances supérieures à celles attendues au regard du profil social des élèves. Ainsi, parmi les 500 collèges avec la plus forte valeur ajoutée, en tenant compte des déterminismes sociaux, 16 % relèvent de l’éducation prioritaire. »
Le taux de réussite au bac était de près de 92 % en 2025 et 58 % de candidats ont décroché une mention. Le bac a-t-il toujours une valeur ?
« Oui, le baccalauréat reste un examen national d’un niveau exigeant. Il n’y a qu’à voir la façon dont les candidats s’y préparent pour s’assurer qu’il reste un enjeu. Ce n’est pas le niveau d’exigence du bac qui pose problème, mais certaines de ses modalités de délivrance. Il faut s’assurer que sa valeur soit pleinement crédible. C’est pourquoi dès la session 2026, les points jury seront limités. Un candidat qui a obtenu 7,5/20 au bac ne pourra plus voir remonter sa note à 8/20 pour pouvoir passer l’oral de rattrapage et la voir relever à nouveau ensuite pour arriver à 10/20. L’objectif n’est pas de sauver une copie, mais d’attester d’un niveau requis pour l’examen. »
Vous avez aussi donné des consignes de corrections plus sévères cette année…
« En effet, dans une circulaire publiée en mars, j’ai appelé les correcteurs à veiller au niveau d’expression écrite des candidats (orthographe, syntaxe, grammaire). Et ce, pour qu’il y ait une exigence nationale sur le sujet. On ne peut plus accorder la moyenne à une copie présentant une orthographe et une syntaxe déplorable. Il faut aussi rappeler aux élèves des méthodes de relecture : une première fois pour les accords, une deuxième pour les majuscules, les accents et la ponctuation, une troisième fois pour les pluriels. Cette discipline permet d’éliminer près de 80 % des fautes ! »
Le taux de réussite en licence en trois à quatre ans est d’environ 40 %. Est-ce révélateur d’une mauvaise préparation à l’enseignement supérieur ?
« Cela dénote tout d’abord un problème d’orientation, car près de 11 % des étudiants se réorientent en première année. Et le fait d’avoir obtenu leur bac ric-rac met certains d’entre eux dans une situation potentiellement complexe dans l’enseignement supérieur. C’est pour cela qu’il est essentiel de leur dire la vérité très tôt sur leur niveau réel afin qu’ils puissent ajuster leurs efforts. »
Concernant le brevet, à la session 2026, les épreuves finales compteront pour 60 %, contre 50 % l’an dernier. Et le contrôle continu retiendra la moyenne des notes obtenues pendant l’année. Quels seront les effets de ces mesures ?
« Il faut s’attendre à une chute assez drastique du taux de réussite au brevet, qui pourrait perdre 10 points. In fine, on aura peut-être 75 % de réussite au brevet avec beaucoup moins de mentions. Les collégiens doivent aussi prendre conscience qu’un examen, ça se prépare. C’est pourquoi j’ai demandé aux chefs d’établissement de mettre en place systématiquement une semaine de révisions avant le brevet. Cette préparation intensive participera aussi à renforcer la confiance en soi. »
Comment les élèves vont-ils réagir face à une évaluation plus exigeante de leur niveau ?
« Ce n’est pas tant une question de niveau que de savoir ce qui est attendu d’eux. On ne peut pas les induire en erreur sur leur niveau, au risque de favoriser une forme d’acrimonie des élèves envers leurs enseignants quand ils rencontrent des difficultés scolaires à leur arrivée au lycée. Leur dire la vérité va leur permettre de prendre conscience des efforts à fournir en seconde. »
Vous souhaitez également valoriser les meilleurs collégiens…
« Oui, car il faut aussi donner un horizon aux élèves les plus à l’aise et qui ont envie d’être nourris. Dans cet esprit, nous allons créer un concours général des collèges en 2027. Les établissements pourront inscrire jusqu’à 10 % de leurs élèves - en respectant une parité filles-garçons - dans cinq matières : français, mathématiques, histoire-géographie, arts et numérique-codage. Chaque participant ne pourra candidater que dans une seule discipline. Les candidats pourront s’inscrire au concours dès l’automne pour passer les épreuves en janvier et février. Le but est de créer une émulation dans les collèges et de valoriser différentes formes d’excellence. »
Où en est votre politique d’accompagnement renforcé pour les 800 collèges avec des faibles performances scolaires ?
« Les travaux ont commencé dans les 800 collèges qui connaissent une grande difficulté scolaire, c’est-à-dire ceux dont au moins 40 % des élèves ont moins de 8/20 en français et en mathématiques au brevet. Après une phase de diagnostic partagé de janvier à mars, les établissements travaillent maintenant sur les leviers qu’ils identifient pour relever le niveau des élèves les plus en difficulté. Ce qui permettra de former les enseignants dans les domaines qu’ils souhaitent, d’attribuer plus de fonds sociaux ou encore de renforcer les effectifs d’assistants d’éducation, selon les besoins. L’idée étant d’apporter une solution adaptée à chaque collège. »
Publié le 02.04.2026 à 20:19
Louis Besson, ancien maire de Chambéry, député socialiste, président du conseil départemental et ministre s'est éteint ce jeudi 2 avril à l'âge de 88 ans. Les hommages se succèdent. Suivez notre direct.
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
20:54
Antoine Fatiga (CGT) salue la mémoire de Louis Besson: « Nous perdons un compagnon de route avec qui nous avons milité à la fois sur les questions de transports pour le corridor fret européen, la question du logement en faveur des plus précaires et des saisonniers et pour la montagne ou nous avions été associés dés les années 1980 à l’élaboration de la loi Montagne. Et tant d’autres choses que ce soit pour la ville ou l’agglomération et le département et au-delà. C’était un homme d’Etat, simple, visionnaire avec une mémoire infaillible. La CGT Transports et Domaines Skiables salue le grand homme politique. »
19:51
Fidèle parmi les fidèles. Ancienne directrice de cabinet, ancienne première adjointe, l’ancienne maire socialiste de Chambéry Bernadette Laclais (2007-2014) témoigne de sa forte émotion ce jeudi soir après l’annonce du décès de Louis Besson. « C’est beaucoup de tristesse… C’est aussi beaucoup de reconnaissance. Et le sentiment d’avoir eu beaucoup de chance de côtoyer une personnalité comme Louis Besson, confie en pleurs Bernadette Laclais. Il aimait profondément les autres. C’était quelqu’un avec beaucoup de fidélité en politique et en amitié, il vous témoignait du soutien quand vous étiez vous-même en difficulté. » Elue maire de Chambéry en 2007 après que Louis Besson lui a laissé son mandat de maire, lui restant à l’agglomération, Bernadette Laclais se remémore avec émotion de cette marque de confiance « On ne ressortait jamais pareil après une discussion avec Louis Besson. Il ne lâchait rien, toujours à argumenter, à essayer de vous convaincre », conclut-elle. Cette dernière salue son bilan et ses réalisations à la ville de Chambéry comme au gouvernement sur le logement ou le handicap.
18:47
« Tout le monde sait le débat commun qui nous a animé, tous les deux, pendant près de 25 ans, d’abord comme son vice-président au conseil général qu’il présidait, puis lorsqu’il est devenu le chef de l’opposition en 1982. Néanmoins, notre relation a toujours été marquée par un grand respect mutuel et son sens de l’intérêt général. Je n’oublie pas en particulier son engagement sur le dossier des Jeux olympiques, et je lui ai consacré un chapitre « Ce que j’ai appris de vous » dans mon livre : quand l’idée des Jeux en Savoie a germé, je suis allé le voir en mairie de Barby pour lui dire qu’on ne pouvait mener ce dossier dans un climat d’opposition politique. Il m’a dit spontanément « je vous soutiendrai », et il l’a fait pendant les dix ans de l’organisation. Louis Besson était à nos côtés, le jour où nous avons eu les Jeux, le 17 octobre 1986. Je veux saluer l’héritage qui est le sien, dans des domaines très divers qui touchent à la vie des citoyens, aux progrès dans le domaine du logement, la lutte contre l’exclusion, le Lyon-Turin dont il a été un militant et l’avocat, et s’agissant de son bilan législatif, en matière de prise en compte de la montagne. La loi montagne, c’était d’abord la loi Besson. Je partage la peine de sa famille, de ses amis du Parti Socialiste, de sa commune de Barby et de la municipalité de Chambéry » .
18:20
Dans un communiqué, le Parti socialiste de Savoie a rendu hommage à Louis Besson, figure majeure de la vie politique savoyarde et compagnon de route du Parti socialiste pendant plus de cinquante ans, et disparu ce jeudi 2 avril : « Il restera d’abord celui qui a fait avancer concrètement les idéaux socialistes. Son nom est indissociable des grandes lois sur le logement : la loi Besson de 1990, qui consacre le droit au logement, et la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) de 2000, qui impose une plus juste répartition du logement social sur l’ensemble du territoire. Il a donné un contenu réel et durable à notre exigence d’égalité. Élu de terrain, profondément attaché à la Savoie, il a également été un défenseur infatigable des territoires de montagne, contribuant à la loi Montagne de 1985, et un acteur engagé des grands projets structurants, notamment la liaison ferroviaire Lyon Turin, qu’il n’a cessé de porter tout au long de sa vie. À Chambéry, son action de maire a profondément transformé la Ville, dans un esprit fidèle aux valeurs socialistes : développement des services publics, accès à la culture, attention portée aux plus fragiles et aux quartiers populaires.
18:26
Pour les militantes et militants socialistes savoyards, Louis Besson était aussi – et peut-être surtout – un camarade. « Un camarade fidèle, accessible, exigeant et profondément humain. Aux réunions de la section de Chambéry, comme dans nos rassemblements départementaux, il était présent, attentif, disponible. On ne devait l’appeler que par son prénom, le tutoiement était de rigueur et il incarnait cette proximité sincère qui fait la force du militantisme », peut-on lire également dans le communiqué du PS, qui met par ailleurs en avant la volonté de transmettre et d’apprendre des nouvelles générations de Louis Besson. « Lors de l’Union régionale des Jeunes Socialistes qui s’est tenue en novembre dernier à Chambéry, il était intervenu auprès des jeunes autour de la thématique du logement social et avait eu plaisir à raconter ses souvenirs et anecdotes sur les différents combats qu’il avait menés. »
18:10
Paolo Foietta, vice-président de la commission intergouvernementale pour le Lyon-Turin et président de la délégation italienne, avoue une « grande douleur » à l’annonce du décès de Louis Besson. « Après Mario Virano [décédé le 29 juin 2023, N.D.L.R.], nous perdons un grand soutien ».
« Nous étions très liés, c’était un vrai ami », insiste Paolo Foietta, qui se souvient d’un Louis Besson dont l’aide n’a jamais manqué, « y compris dans des moments très compliqués en Italie, lorsque le gouvernement était tenté de tout arrêter ». C’était l’époque du gouvernement Conte, à partir de 2018, avec une forte présence de ministres issus du “Mouvement 5 étoiles”. « Louis Besson a toujours su faire jouer ses relations, son apport est fondamental. Il est lui-même l’histoire du Lyon-Turin, de par ses 20 années de présidence de la délégation française, grâce à ses liens, qu’il m’a racontés, avec Sergio Pininfarina et Rainer Masera », ses homologues italiens successifs, « et ses rapports avec la Commission européenne ».
18:08
Le député européen Pierre Jouvet a également rendu hommage à Louis Besson, évoquant dans un communiqué « un parcours à l’avant-garde, riche, admirable. Admirable, car Louis Besson a profondément transformé la Savoie et la région Rhône-Alpes. C’est dans cet objectif qu’il a porté de manière transpartisane la loi Montagne, pour défendre les spécificités de sa ruralité. Il n’en aura pas oublié sa ville, Chambéry qu’il aura grandement modernisée, toujours avec une ambition constante de justice sociale. »
18:04
C'est la Savoie et le monde de la montagne qui sont en deuil aujourd'hui.
17:29
Un registre en hommage à Louis Besson est installé dans la mairie, quelques mots ont déjà été écrits en sa pensée.
17:19
Pour Josiane Beaud, présidente de la commission intergouvernementale pour le Lyon-Turin, « c’est un grand serviteur qui s’en va ». Elle se souvient de son élection comme maire de Chambéry, pour laquelle Michel Rocard était venu le soutenir. Elle se rappelle aussi leur travail commun, déjà, lorsqu’elle était en charge des collectivités locales à la préfecture, et que Louis Besson était président du conseil général.
De là datent des relations de grande confiance et une estime réciproque qui n’a fait que se renforcer à propos du Lyon-Turin. « Nous pouvions avoir des divergences sur les stratégies », reconnaît la présidente de la CIG, « mais si nous en sommes là aujourd’hui dans ce dossier, c’est grâce à tout ce qu’il a donné de lui-même ». Comme conseiller puis président du conseil général, et député, « Il a beaucoup œuvré pour la Savoie », constate Josiane Beaud, et « comme ministre des Transports, il a beaucoup œuvré pour la France ».
17:15
L’Anem (Association nationale des élus de montagne), dont il avait été le premier président, a réagi à l’annonce de la mort de Louis Besson : « Louis Besson restera dans l’histoire comme le père fondateur de la Loi Montagne de 1985, première grande loi de différenciation territoriale. Ce texte visionnaire a permis de reconnaître la spécificité des territoires d’altitude et d’engager une politique de solidarité nationale en leur faveur. En tant que premier président de l’ANEM, il a su fédérer toutes les énergies, par-delà les clivages politiques, pour porter une voix unique et forte au sommet de l’État. Infatigable bâtisseur, il a consacré sa vie à ce que la montagne ne soit plus considérée comme une contrainte, mais comme une chance pour la France. […] Ce n'était pas seulement un homme de dossiers ; c'était un amoureux sincère de nos sommets, un défenseur acharné de la dignité des montagnards. Nous lui serons éternellement reconnaissants pour les avancées historiques qu'il a obtenues. Son héritage est notre socle et une source d’inspiration. »
17:01
Dans un communiqué de presse, Florian Penaroyas, secrétaire de la section chambérienne du Parti communiste français et élu au conseil municipal de Chambéry, a rendu hommage à Louis Besson, qui s'est éteint ce jeudi 2 avril. Il le décrit comme un ministre ayant permis des avancées majeures en matière de logement. Plus localement, comme quelqu'un qui a toujours œuvré pour améliorer concrètement le quotidien des habitants. La section PCF du bassin chambérien « reconnaît en Louis Besson un grand maire et un humaniste engagé ».
16:58
Hervé Gaymard, président de la conseil départemental de la Savoie : « Tout le monde connaissait Louis Besson, d’abord pour ses qualités humaines. Il aura beaucoup marqué le conseil départemental : il a été 27 ans conseiller, dont six ans président du conseil général avant la décentralisation. A l’époque, le président n’était pas l’exécutif du Département, mais c’était le préfet. Mais il a eu un rôle très important, d’abord comme influence auprès des services de l’Etat et il a mis en place une agence d’aide aux collectivités locales (l’Asadac), c’était une préfiguration de la décentralisation. Mais il faut aussi saluer son action comme maire de Chambéry et avec ses responsabilités nationales, au gouvernement, et ses actions pour la montagne, le logement. Il a joué un rôle très important dans le logement pour tous, c’est cette action nationale que tout le monde salue aujourd’hui, à Chambéry comme ailleurs. C’était un homme de bien avec qui il faisait bon dialoguer par-delà les divergences politiques. C’est un grand Savoyard et un grand Français qui nous quitte. Nous organiserons solennellement, en juin, un hommage à Louis Besson dans cette enceinte où il a siégé tant d’années ».
16:55
Émilie Bonnivard, députée (LR) de la 3e circonscription de Savoie, salue en Louis Besson « la figure politique à laquelle les Français sont attachés, et pour laquelle ils ont une certaine nostalgie : retenue, intelligence, respect, conviction ». Sur le Lyon-Turin dont il était « précurseur et porteur infatigable », elle rend hommage à celui qui « a contribué à faire l’union de la droite et de la gauche républicaines sur la nécessité de ce projet depuis l’origine, tant au niveau local que national ». « Nous partagions la conviction de la nécessité absolue de cette infrastructure, tout en divergeant sur le tracé concernant Chambéry, mais l’objectif essentiel était partagé […]. Il était d’une fidélité exemplaire à ce projet, il a été d’une grande attention à mon égard, lorsque j’ai été élue, en me communiquant régulièrement ses avis ».
Outre la “loi Besson” sur la politique publique du logement, Émilie Bonnivard s’arrête aussi sur « l’un des premiers auteurs de la “loi montagne” de 1985 et le premier président de la grande et puissante Association nationale des élus de la montagne. La loi montagne était la première loi d‘exception visant à mieux reconnaître et prendre en compte les particularités et handicaps des territoires de montagne dans les politiques publiques, à mieux articuler développement économique et social au bénéfice des populations locales, et protection des milieux naturels […]. Chambéry et la Savoie se souviendront de ce serviteur dévoué et passionné, qui a donné sa vie à la politique au sens noble du terme l’organisation de la cité en vue du bien commun ».
16:41
Xavier Dullin, ex-président LR de l’agglomération chambérienne de 2014 à 2020, a côtoyé durant sa carrière politique Louis Besson, décédé ce jeudi 2 avril. Présentant ses condoléances à la famille de Louis Besson, il a salué la mémoire de l’homme qui « a consacré sa vie aux engagements publics. Il avait des partis pris forts, j’ai en tête le logement très social ou la défense des tracés du Lyon - Turin, où il était sûr de ses convictions, où il avait sa vision et ses certitudes. Il avait un tempérament trempé, avec de malice et aussi de la vertu. Il est le dernier personnage qui a marqué la vie politique savoyarde du XXe siècle qui s’en va. Il était témoin des grandes mutations de la Savoie depuis l’après-guerre, au travers de la loi Montagne ou à travers tous les engagements qu’il a eus. »
16:19
Michel Dantin, ancien maire LR de Chambéry (2014-2020), après avoir présenté à sa famille et à ses amis politiques ses condoléances, a côtoyé au cours de sa carrière politique Louis Besson : « Nous avions de profondes divergences et ses convictions l’ont conduit a des choix dont j’ai désapprouvé certains. Mais je respecte la force et la sincérité de son engagement au plan local comme au plan national, tout comme je salue son attention aux autres et sa grande sensibilité vis-à-vis de toutes formes de détresse. »
15:43
Louis Besson a transformé la ville de Barby dont il fut maire de 1965 à 1989. Ses quatre mandats ont correspondu à « une grande période de développement » pour la commune, située au pied du massif des Bauges, rappelle Christophe Pierreton, maire depuis 2020 pour qui la disparition de Louis Besson représente « un choc ».
Lors de la cérémonie des vœux en début d’année, un second film de la conférence « Barby au fil du temps » avait été diffusé, permettant de rendre hommage à Louis Besson et à son œuvre. « En 1968, il avait fait déplacer trois maisons sur des chenillettes, ce qui a permis de libérer du terrain et de construire à la place des immeubles. Des gens de toute la région étaient venus voir ça ! Ça a été le début de la construction de tout le cœur de Barby avec de nouveaux logements, le clos Gaillard, les Épinettes, le collège de Barby, le 13e Bataillon de chasseurs alpins. On est passé de 300 habitants à 3000. La commune est passée d’un petit village à une petite ville, avec tous les services permettant d’accueillir des populations. C’était un grand homme politique qui a commencé sa carrière à Barby », précise Christophe Pierreton, rappelant que la famille Besson est implantée dans la commune depuis plusieurs centaines d’années.
« Louis Besson était un visionnaire : sous son ère, Barby a été l’une des premières communes à avoir ce qu’on appelait à l’époque une maison de retraite (aujourd’hui Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) alors que personne ne se battait pour en avoir. Barby a toujours été une commune accueillante et je pense que Louis Besson y est pour beaucoup. Il avait une vision à long terme, pour un développement harmonieux de la commune », assure le maire actuel, révélant une anecdote marquante : « La mairie de Barby a été construite en 1989. Louis Besson a lancé les travaux mais quand ils ont été finis, il n’était plus maire. Quand j’ai été élu, j’ai échangé avec Louis Besson à la mairie. C’était la première fois qu’il rentrait dans le bureau ! »
15:15
Fabrice Pannekoucke, président de la Région, rend hommage à Louis Besson.
15:10
Dans un communiqué de presse, la municipalité chambérienne a annoncé le décès de Louis Besson survenu ce jeudi 2 avril à l’âge de 88 ans. L’ancien ministre a été maire de Chambéry de 1989 à 1997 puis de 2001 à 2007. « C’est avec une grande émotion que je veux rendre hommage à un grand Chambérien et un grand homme d’État qui aura consacré sa vie à notre ville, à la Savoie et à la lutte contre l’exclusion dans notre pays », a précisé Thierry Repentin.
14:49
-1937 : naissance le 6 mai à Barby en Savoie.
- 1965 : élu maire de Barby.
- 1967 : directeur de la maison de la promotion sociale à Chambéry (jusqu’en 1973).
- 1970 : élu conseiller général du canton de Saint-Alban-Leysse.
- 1973 : élu député de la circonscription d’Aix-les-Bains et Chambéry nord.
- 1976 : élu président du Conseil général.
- 1989 : élu maire de Chambéry. Nommé ministre du Logement le 29 mars (jusqu’en décembre 1990).
- 1997 : nommé secrétaire d’État au Logement (jusqu’en 2001).
- 2004 : élu président de Chambéry métropole.
- 2014 : quitte la vie politique, mais reste président de la Commission intergouvernementale franco-italienne.
14:35
Chef de file du groupe Savoie en commun au conseil départemental de la Savoie (dont Catherine Chappuis, fille de Louis Besson, est membre, mais absente ce jeudi), Gaëtan Pauchet a salué la mémoire « d’un défenseur de nos territoires de montagne, de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, de l'humanité, d’un précurseur de la décentralisation, sans oublier son rôle dans les Jeux olympiques de 1992. Il avait la passion pour les gens. Les Chambériens et ses proches perdent un compagnon de route, et, pour moi, une inspiration. »
14:21
En préambule de la session du conseil départemental de la Savoie, les conseillers ont rendu hommage à Louis Besson, président de l'assemblée de 1976 à 1982, avec une minute de silence et des hommages.
14:09
Né le 6 mai 1937 à Barby, Louis Besson est décédé ce jeudi 2 avril. Figure marquante de la politique en Savoie, il a été maire de Chambéry (1989-1997, 2001-2007), député socialiste (1973-1986, 1986-1989) et président du conseil départemental de la Savoie de 1976 à 1982. Mais il a aussi été ministre (délégué chargé du Logement puis de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer, entre 1989 et 1991) sous François Mitterrand. Il a été à l'origine de la loi Montagne en 1985. Première grande loi écologique française qui protège les zones de montagne. Il a également initié l'obligation d'un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes urbaines.
Publié le 02.04.2026 à 22:05
Pro D2
02/04/2026 21:00
Au Stade des Alpes, à Grenoble
41e
40e
L'arbitre renvoi tout le monde aux vestiaires. Après 20 minutes sans point, tout s'est emballé après le premier essai de Rodor (21e). Le VRDR est devant de 10 points à la pause mais rien est encore joué
38e
Après un plaquage haut de Spanderashvili, l'arbitre consule la vidéo, mais, comme en début de match, il ne donne pas de carton jaune au joueur du VRDR
32e
Le premier essai du VRDR a totalement débridé cette rencontre. Grenoble, qui cherche à réagir, manque une énorme occasion en deux contre un. Le rythme s'est considérablement accéléré
30e
29e
Marsan inscrit en bout de ligne son premier essai de la saison pour son deuxième match disputé
26e
25e
Sur une percée remarquable de Hardwick, Costa Storti suit bien l'action et applatit pour permettre à Grenoble de recoller
24e
A 40m, Meret tape une pénalité parfaite et donne 10 points d'avance au VRDR
22e
21e
Sur sa première incursion dans les 22m de Grenoble, Bholi transperce la défense iséroise et sert Rodor en soutien qui part applatir à gauche des poteaux. Son troisième essai de la saison.
16e
Sur la cinquième penalité sifflé contre le VRDR, Grenoble refuse de prendre les points et cherche la touche. Mais la défense valentinoise recupère le ballon dans la foulée et se dégage
14e
Pour un plaquage haut de Marrou, l'arbitre va consulter la vidéo mais ne siffle qu'une simple pénalité sous les huées du stade des Alpes qui espérait un jaune. En cas de jaune, précisons que le joueur du VRDR serait suspendu
10e
La défense du VRDR résiste aux offensives grenobloises mais ça ne tient qu'à un fil
9e
Alors qu'il venait de rentrer, Bholi reste lui aussi au sol, KO, après s'être tapé la tête sur la pelouse
8e
Grenoble pousse dans ce début de match et met la pression sur Valence avec une mêlée dans les 22m, introduction drômoise.
5e
Coup dur pour le VRDR avec la blessure de Moore-Aiono qui cède sa place à Bholi
5e
Sous pression, le VRDR récupère le ballon et peut souffler
3e
Dès l'entame, Grenoble s'installe dans les 22m du VRDR et Callandret n'était pas loin d'aller au bout sur son aile droite.
1e
C'est parti à Grenoble pour ce derby entre Grenoble et Valence Romans.
20:59
Les joueurs sortent du couloir, déterminés, pour gagner la suprématie régionale
20:53
150 membres du 16e Damier ont fait le déplacement jusqu'au stade des Alpes. En tout, 350 supporters drômois devraient être présents au sein de l'enceinte grenobloise.
20:49
Pas de pluie prévue au stade des Alpes ce soir mais quelques rafales de vent et une température autour des 11 degrés.
20:45
Avec 37 minutes et 7 secondes de temps de jeu effectif en moyenne, personne ne fait mieux que le VRDR. Mais Grenoble apprécie aussi conserver le ballon et un bras de fer pourrait se mettre en place. « On est dans la même politique, je pense que cela peut faire un beau match, avec beaucoup de points. Mais il faudra conserver de la cohérence tactique », souligne le coach valentinois Fabien Fortassin.
20:40
Depuis le début de saison, la mêlée est un des gros points forts du VRDR. Les Isérois sont prévenus et vont tout faire pour déjouer les plans des Valentinois comme l’explique Jérôme Villegas, entraîneur de la conquête du FCG : « On progresse en mêlée ces derniers temps. Et contre Valence, ça va être un bon test, car ils sont solides là-dessus ».
20:34
A. Martin – Marsan, Idrissi, Marrou (cap), Rozière – (o) Méret, (m) Rodor – Spanderashvili, Moore-Aiono, A. Roux – Goumat, McCauley – Vial, Marco Pena, Chouteau.
Remplaçants : Idoumi, Chanet, Goze, Fabrègue, Suaud, Bholi, Lhusero, X. Mignot.
20:30
H. Trouilloud – Costa Storti, R. Fusier, R. Trouilloud, Callandret – (o) Palmier, (m) Bar. Couilloud – T. Martel, Hardwick, A. Berruyer (cap) – Labouteley, Madeira – Pertaia, Soury, Gauthier.
Remplaçants : Rossi, Mistrulli, C. Thomas, Nansen, M. Baret, Sirgel, Clément, Kveseladze.
20:26
L’Isérois Bastien Soury et le Drômois Dorian Marco Pena devraient se livrer un joli duel. Les deux talonneurs ont marqué un essai à chaque match depuis trois journées pour confirmer leur séduisante saison. 15 titularisations et 7 essais pour le premier. 15 titularisations et 13 essais pour le second.
20:20
Si les Drômois réalisent une bien meilleure saison que leurs homologues Grenoblois, les Damiers n’ont encore jamais connu le succès au stade des Alpes. Après quatre défaites sur un score moyen de 39 à 18,5, ils espèrent enfin glaner un succès historique sur cette pelouse qui ne leur réussit pas.
20:15
Le FC Grenoble a aussi l’occasion de prendre sa revanche après la défaite 33-15 du match aller le 12 décembre dernier, dans une rencontre maîtrisée et menée de bout en bout par le VRDR.
20:10
Côté Grenoblois, un rebond est attendu. Après la gifle subie à Dax le week-end dernier (50-26), les joueurs de Jean-Frédéric Dubois (9e) doivent relever la tête dans leur antre du stade des Alpes pour conserver ou agrandir leurs neufs points d’avance sur le barragiste.
20:06
Victorieux à domicile vendredi dernier après une deuxième mi-temps de folie (40-21), les hommes de Fabien Fortassin, quatrièmes, peuvent frapper un grand coup dans la course aux phases finales. En cas de succès, ils mettraient la pression sur Agen (7e) qui reçoit Vannes vendredi.
20:01
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur le site du Dauphiné Libéré pour suivre la rencontre entre le FC Grenoble et Valence Romans au stade des Alpes pour le compte de la 25e journée de Pro D2. Coup d’envoi prévu à 21h.
Comment accéder gratuitement aux contenus du D.L via la NUMOTHEQUE GRENOBLE-ALPES ?
Recherche approfondieIdentifiez-vous d'abord sur la NUMOTHEQUE GRENOBLE-ALPES
Menu > PLATES-FORMES > EUROPRESSE Onglet PUBLICATIONS PDF > L'édition du jour est en vignette dans la page
Un seul jour de parution représente plusieurs centaines d' articles car le DL produit 22 éditions. Les étapes ci-dessous doivent donc être scrupuleusement respectées !