Publié le 30.04.2026 à 08:51
C'est une affaire sordide qui connait un nouveau rebondissement. Un père de famille de 40 ans, régisseur de cinéma habitant à Lucenay (Rhône) et très impliqué dans la vie d'une école avait été placé en détention provisoire pour des « faits de viols et d'agressions sexuelles sur mineur », révélait Le Progrès en mars 2025. « Plusieurs mineurs sont concernés, le but de l’instruction est précisément d’en déterminer le nombre », détaillait alors la procureure à nos confrères.
Alors mis en examen pour trois cas à l'époque, il l'a de nouveau été en ce mois d'avril 2026 après la découverte d'autres victimes, portant le total à 34, âgées de trois à neuf ans, selon le parquet de Villefranche-sur-Saône Laetitia Francart, confirmant une information du Monde. « Tous les mineurs ne sont pas victimes des mêmes infractions », a-t-elle par ailleurs souligné. Il est désormais poursuivi pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs » et « enregistrements d’images pornographiques de mineurs ».
Les 34 victimes de Romain G. auraient subi des pénétrations digitales, anales et des fellations forcées parfois alors que leurs parents prennent l'apéro à quelques mètres. Le suspect aurait même méthodiquement archivé ses sévices. La question de la sédation se pose d'autant que, selon Le Monde, le suspect consommait à l'époque de puissants somnifères. Romain G. a ciblé des garçons scolarisés dans la même école que son fils et sa fille, de la maternelle à l'école élémentaire Robert-Doisneau, à l'occasion par exemple d'anniversaires ou de soirées pyjamas organisés à son domicile.
La procureure Laetitia Francart a d’ores et déjà annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec l’ensemble des parties civiles et la juge d’instruction « pour répondre à leurs interrogations », annonce Le Progrès. Avec une question, brûlante : comment Romain G. a-t-il pu agir toutes ces années - les faits se seraient produits de 2020 à 2024 - en toute impunité ? Le père de l’une des victimes, Marc, confiait sa colère au quotidien du Rhône : « Je suis sûr que certains adultes, dans son cercle proche, savaient et avaient pris leurs distances parce qu’il avait eu un comportement déplacé. ».
« Les investigations s’annoncent longues et complexes », annonçait déjà la justice : « Il faut auditionner tous les enfants qui ont pu approcher le suspect depuis plusieurs années. Tous ne sont bien sûr pas victimes mais on doit entendre tout le monde », prévenait à l'époque une source au Progrès.
Romain G. a méthodiquement réalisé de nombreuses vidéos et photos (près de 330) des viols et agressions sexuelles commis sur ces enfants, éveillés ou endormis. Il utilisait pour cela son téléphone, ou encore une petite caméra dissimulée dans un réveil. Mais quand certains enfants ont commencé à évoquer auprès de leurs parents les agissements du quadragénaire, des plaintes avaient fini par être déposées.
D'abord laissé libre, il avait alors tenté de se suicider en se pendant à un arbre dans la forêt, laissant une lettre adressée à ses enfants, ses proches, et aux familles et aux enfants victimes : « Je pense être né comme ça, je n'ai pas choisi d'aimer les garçons... les trop jeunes garçons [...] Je me suis haï pour ça, mais je n'ai pas eu la force d'en parler », y écrivait-il notamment. Récupéré vivant, hospitalisé, il avait reconnu lors de ses auditions à l'hôpital des faits « sur « une trentaine d'enfants ». Il est en détention provisoire depuis plus d'un an.
>> Lire l'enquête du Monde.
119 - Allo enfance en danger
Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation.
Publié le 30.04.2026 à 06:30
Elles couvrent les rayons de rouge et s’affichent en grande surface à des prix dérisoires, à moins de trois euros les 500 grammes. Une aubaine pour les consommateurs, grands amateurs de fraises, avec 120 000 tonnes dégustées tous les ans en France. Mais pour les producteurs, c’est une autre histoire.
Après le pic de production de gariguettes au début du mois d’avril, qui avait atteint 1 400 tonnes en une semaine, les producteurs de fraises font de nouveau face à une récolte débordante « sans précédent », qui concerne cette fois tout le territoire et toutes les variétés et devrait durer encore au moins une dizaine de jours. « En tout, cela doit représenter 5 000 tonnes en une semaine », calcule Emeline Vanespen, directrice de l’Association d’organisations de producteurs nationale (AOPn) Fraises Framboises de France. « Je n’avais jamais vu ça », ajoute-t-elle. La production est énorme, au regard des 60 000 tonnes produites tous les ans en France, entre mars et octobre.
Ce pic soudain s’explique par la météo. La chaleur et l’ensoleillement du mois d’avril ont accéléré la maturation des fruits et bouleversé le calendrier des récoltes. « Cette année, il y a un télescopage entre les régions précoces et les régions tardives et une production en dents de scie qui complique les ventes », explique Émeline Vanespen. En raison de l’hiver maussade, le Sud-Ouest, le Sud-Est et la Bretagne, qui sont les premières régions à fournir des fraises, ont commencé un peu en retard, mais fournissent encore environ 1 000 tonnes par semaine grâce à l’ensoleillement et à la chaleur de ce début de printemps. Ces mêmes conditions climatiques ont fait mûrir plus vite les fraises de Sologne et de Rhône-Alpes, qui se retrouvent donc en même temps et en grande quantité sur les étals.
Pour ne rien arranger, les fraises françaises sont aussi en concurrence avec les fraises espagnoles. En temps normal, les espagnoles sont les premières arrivées sur les étals, puis cèdent leur place aux françaises pendant la pleine saison, d’avril à juin. Or, en raison des intempéries de cet hiver, elles sont arrivées plus tard sur le marché hexagonal. Une autre explication à cette production exceptionnelle pourrait se trouver dans le potentiel des plants de fraisiers plantés cette année. « Il est trop tôt pour tirer des conclusions, on le fera à la fin de saison, mais pour le moment on observe des rendements par plant supérieurs aux années précédentes », indique Émeline Vanespen.
Quoi qu’il en soit, producteurs français et distributeurs doivent casser les prix pour écouler les stocks et maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande, afin de ne pas mettre en danger la filière, et que ce pic de surproduction ne se transforme pas en crise. « Les consommateurs sont au rendez-vous et la grande distribution joue le jeu en réduisant ses marges, mais les volumes sont tels que ce n’est pas évident à écouler », observe Émeline Vanespen. Car ce fruit très fragile n’attend pas. Ni pour être récolté, ni pour être vendu. « Normalement, une fraise doit être sur les étals le lendemain de sa cueillette », précise la directrice de Fraises Framboises, qui redoute que la fermeture des magasins le 1er mai ne complique encore plus la situation.
Cueillies trop mûres ou sans débouchés sur les étals, impossibles à conserver, certaines fraises doivent finir congelées pour les industries de transformation. Elles finiront ainsi en coulis, en confiture ou encore en glace. « C’est un crève-cœur pour les producteurs, car aucune fraise française n’est cultivée pour la transformation. Et cela revient surtout à vendre à perte, à un ou 1,50 euro le kilo contre cinq euros en moyenne le kilo pour les fruits frais », précise Émeline Vanespen. Autant de revenus en moins qui s’ajoutent à la hausse des prix de production.
« Les grandes surfaces diminuent les tarifs donc on est obligé de suivre »
Franck Figuet est producteur de fruits, et notamment de fraises, à Ville-sous-Anjou en Isère, depuis 42 ans. Une situation pareille, il en a rarement vue. « En ce moment, on ramasse 30 tonnes par jour, alors que d’habitude à cette période, on est entre 15 et 20 tonnes. »
Pour écouler leur stock, les producteurs doivent donc s’adapter. « On fait des promos, de la mise en avant, on communique à fond. » Surtout, ils sont obligés de baisser les prix. L’agriculteur isérois passe 95 % de sa production dans la grande distribution, le reste est proposé dans son magasin en vente directe. « À cause de la surproduction, les grandes surfaces diminuent les tarifs donc on est obligé de suivre », poursuit Franck Figuet. « On est à cinq euros la barquette quand avant on montait entre 5,66 et 5,80 euros habituellement. Pour nous, ce n’est pas très rémunérateur, c’est une période compliquée », regrette l’agriculteur, qui estime quand même qu’il parviendra à écouler toute sa production.
Clémence Lena
Publié le 30.04.2026 à 09:25
Jeudi dernier, le 23 avril, les élus avaient quitté le siège de la métropole de Grenoble très tard dans la nuit et sans avoir tranché entre Guillaume Lissy ou Raphaël Guerrero, les deux principaux candidats en course pour la présidence. La séance avait été ajournée à la suite du malaise de Guillaume Lissy, épuisé par plus de 13 heures de séances.
Ce jeudi 30 avril, le scrutin est entièrement remis à zéro avec de nouveau trois tours possibles et potentiellement, de nouveaux candidats.
Pour comprendre les enjeux de l'élection du président de Grenoble Alpes Métropole
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
09:38
Le maire de Seysinet est le premier à s’exprimer. « J’ai pris un solide petit-déjeuner, je devrais tenir jusqu’au bout de la séance. Jeudi dernier, nous avons presque touché le fond. Malgré les attentes des habitants avons été dans l’incapacité à nous parler. Oui, nous pouvons avoir des clivages mais nous avons en commun le fait que nous sommes élus pour prendre soin des autres. Cette semaine, on s’est parlé, on a fait le travail et nous avons trouvé un compromis, un accord d’équilibre dans lequel personne ne perd et la démocratie l’emporte. Un accord gagnant-gagnant. Si vous m’accordez votre confiance ce n’est pas le maire de Seyssinet qui l’emportera mais un trait d’union. »
09:23
Raphaël Guerrero se retire ! Ils ne sont que trois à présenter leur candidature : Guillaume Lissy, Allan Brunon et Enzo Billon.
09:20
La séance est ouverte par la présidente Françoise Fontana.
09:12
Des élus de gauche en colère ? Selon nos informations, l’accord qui porterait Guillaume Lissy à la présidence ne ferait pas que des heureux, notamment du côté de la majorité de Grenoble. Certains pourraient ne pas voter pour le maire de Seyssinet-Pariset.
A noter que la séance n’a pas encore commencé.
09:02
Les occupants sans papiers de la Métropole manifestent de nouveau à l'entrée du siège. Ils réclament des logements dignes.
08:22
Jean-Pierre Barbier, Freddy Rey et Henri Baile, respectivement présidents du Département de l’Isère, du Pays Voironnais et du Grésivaudan cosignent une tribune dans laquelle ils appellent « l’ensemble des élus métropolitains, quelle que soit leur sensibilité, à mesurer pleinement ce qui se joue au-delà du seul scrutin du 30 avril (…) Nous ne souhaitons pas demeurer silencieux face aux dérives préoccupantes que révèlent certains évènements manifestés à cette occasion. Nous sommes en effet inquiets face à la montée de tensions et d’une forme de violence verbale qui altèrent les conditions d’un travail serein, ainsi que face à la perspective de voir se constituer l’exécutif de la première métropole alpine sur la base d’un « accord technique » avec La France Insoumise, une formation politique extrémiste et anti-républicaine (…) Il ne s’agit pas de dicter un choix, mais de rappeler une exigence démocratique fondamentale : la présidence d’un établissement public de coopération intercommunale ne constitue pas un butin partisan. »
08:17
Selon nos informations, les groupes NMC et Union de la gauche ont trouvé un accord en toute fin de soirée qui porterait Guillaume Lissy (PS) à la présidence de la Métropole. Son opposant Raphaël Guerrero en aurait accepté le principe. Avec quelles contreparties ? Toujours est-il que l’on se dirige ce jeudi vers une gouvernance transpartisane et un exécutif mixte.
Ce « deal » ferait toutefois une « victime » : La France Insoumise. Allan Brunon (LFI) a prévenu ce jeudi matin qu’il aurait pour ligne de conduite de « battre la droite ».
08:12
Les 110 élus de la nouvelle assemblée métropolitaine n’ayant pas réussi à départager jeudi dernier qui de Guillaume Lissy ou Raphaël Guerrero serait président de la Métropole, ils remettent ça ce jeudi. Aux dernières nouvelles, ça ne s’annonce pas beaucoup plus simple.
Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré au deuxième conseil de la Métropole de Grenoble et à l'élection de son nouveau président.
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