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Dauphiné Libéré


Publié le 03.02.2026 à 20:52

Justice. « L’instigatrice à la suite de son père » : le récit des réquisitions au procès de Marine Le Pen

Cinq ans d’inéligibilité requis et la perspective d’une candidature à la présidentielle qui s’éloigne encore un peu plus. Après trois semaines de débats au procès en appel des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN), ex-Font national, le parquet général a demandé mardi à la cour de confirmer cette peine, prononcée en première instance, qui annihilerait ses ambitions élyséennes, ainsi que la confirmation de l’amende de 100 000 euros.

Il a demandé de revoir à la baisse - un an au lieu de deux - la partie ferme (sous bracelet électronique) des quatre ans de prison infligés par le tribunal correctionnel de Paris, et écarté toute exécution provisoire qui ne « paraît plus s’imposer ». Mais cela ne change rien à l’élection présidentielle de l’an prochain, pour laquelle elle serait disqualifiée si ces réquisitions étaient suivies. La patronne des députés RN est sortie du palais de justice de Paris sans un mot.

Une confiance « devenue l’outil même des détournements »

Comme au premier procès, les voix de l’accusation estiment qu’elle a joué un « rôle central » dans un « système de détournement de fonds publics » mis en place par le parti à Bruxelles et Strasbourg, dont elle a été « l’instigatrice à la suite de son père ». Ce système « ce n’est pas une métaphore », préviennent les avocats généraux, Stéphane Madoz-Blanchet et Thierry Ramonatxo. « C’est une organisation pensée, structurée, assumée » et surtout « frauduleuse » qui a été mise en place.

Objectif « limpide » : faire payer par le Parlement européen des salariés du Rassemblement national, qui était dans une situation financière « extrêmement fragile ». « Les documents saisis sont sans équivoque », affirment dans une analyse clinique les deux magistrats du parquet général, qui balaient fermement les pistes « de l’accident ou de la négligence », ou encore celle de « la dérive administrative » que le Parlement européen aurait laissé faire, comme le soutient Marine Le Pen.

« La constance des pratiques » au sein du RN sur la gestion des assistants parlementaires européens, leur « gestion centralisé » et le « pilotage au plus haut niveau » ne laissent pas de place au doute : le système initialement mis en place par Jean-Marie Le Pen « de manière informelle » au moins depuis 2004 va « progresser » avec sa fille jusqu’à atteindre une ampleur « industrielle » à partir de 2014. « Le caractère intentionnel de vos actes constitue un marqueur de la gravité des faits », cinglent les avocats généraux à l’adresse de la cheffe de file du RN.

En cas de condamnation, Marine Le Pen risque de n’avoir plus aucune chance de pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle. Photo Sipa/Jeanne Accorsini

En cas de condamnation, Marine Le Pen risque de n’avoir plus aucune chance de pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle. Photo Sipa/Jeanne Accorsini

Pas question pour les prévenus, selon l’accusation, de se retrancher derrière une quelconque bonne foi. Tous ont « trahi la confiance » que leur fait le Parlement européen dans la gestion des fonds qu’il leur allouait. Une confiance « devenue l’outil même des détournements ». Pour les dix autres prévenus, le parquet général – qui a abandonné une partie des contrats litigieux retenus dans le premier jugement - requiert la confirmation de la majorité des peines prononcées en première instance, et en réduit quelques-unes.

Il n’y a pas de surprise dans ces réquisitions. Depuis le début de ce procès, un sentiment de résignation semble s’être abattu autour de Marine Le Pen, dont l’infléchissement de la défense n’est apparu que cosmétique – et surtout peu compatible avec le dossier et les explications laborieuses développées à la barre par les prévenus qui ont assuré n’avoir pas eu l’impression de commettre un délit. « Le concept d’infraction commise à l’insu de mon plein gré est apparu, raillent les avocats généraux. Pourtant, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour savoir que les fonds publics attribués pour les assistants parlementaires ne sont pas destinés à financer un parti politique. »

« Je crois toujours aux miracles »

« Au lieu d’assumer, on fait le choix de se défausser », enfonce Me Patrick Maisonneuve. L’avocat du Parlement européen, dont le préjudice s’élève à plus de 4 millions d’euros, n’a « pas le sentiment » que Marine Le Pen ait reconnu quoi que ce soit, ou alors seulement « du bout des lèvres ». Mais « il y a des évidences qu’on ne peut pas nier », dit-il en moquant cette défense qu’il compare à la « théorie de la confiture : j’ai mis la main dans le pot mais personne ne m’a prévenu que c’était de la confiture ».

Parole est désormais à la défense, pour une ultime tentative de sauvetage de l’avenir politique de Marine Le Pen, et de sa potentielle candidature à l’Élysée l’an prochain. Ses avocats plaideront en dernier, vraisemblablement mercredi prochain. Ils demanderont la relaxe, au motif de l’absence d’intention de commettre un délit. Mais l’espoir de leur cliente portera avant tout sur une condamnation à une peine de moins de deux ans d’inéligibilité, et sans prison ferme, sans quoi elle se refuserait à faire campagne. Une double condition qui paraît peu probable aujourd’hui.

Marine Le Pen aura ensuite la parole une toute dernière fois, avant une mise en délibéré de la décision qui sera rendue avant l’été. La triple candidate à l’élection présidentielle ne devrait pas y parler d’inéligibilité. « Je ne vais pas faire offense à la cour en lui rappelant l’enjeu », explique-t-elle avant de souffler : « Je suis croyante, je crois toujours aux miracles. »

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Publié le 03.02.2026 à 19:44

Jeux olympiques d’hiver. « On ne sait pas trop où on va » : pourquoi les Alpes 2030 sont en pleine zone de turbulences

« Y a-t-il un pilote dans cette aventure ? » La question, posée par un député le 10 décembre dernier lors d’une audition d’Edgar Grospiron à l’Assemblée Nationale, devient encore plus prégnante deux mois plus tard. À l’époque, le départ d’Anne Murac au poste-clé de la direction des opérations, essentiel pour l’élaboration de la carte des sites, interrogeait déjà sur la gouvernance du comité d’organisation de ces Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, prévus en février et mars 2030 dans les Alpes du Nord et du Sud. Puis, en début d’année, celui d’Arthur Richer, alors directeur de la communication, avait fait sortir la ministre des Sports, Marine Ferrari, de sa communication habituellement positive pour ces Jeux, parlant de « réelles préoccupations ».

Et alors qu’une éclaircie arrivait ce 2 février du conseil municipal de Val d’Isère confirmant sa volonté de faire partie du projet, Bertrand Méheut a de nouveau terni le ciel, le même jour, en annonçant quitter la présidence du comité de rémunération. L’ancien patron de Canal +, qui avait la charge avec huit autres membres de faire des recommandations sur les salaires et les dépenses du personnel du Cojop, est loin d’être tendre dans le message envoyé en interne, dont Le Dauphiné Libéré a pu prendre connaissance, pour expliquer sa décision : « Je trouve que l’on est face à une dérive importante qui me conduit à douter du succès du projet que ce soit en matière de délais et de coûts. » Ajoutant plus loin : « Cette dérive conduit à une démotivation profonde des équipes, que je ne saurais approuver tant les bons principes de management ne sont pas appliqués. Cela conduira probablement à de nouvelles démissions et à la difficulté de réaliser des recrutements de qualité. » Celui qui connaît parfaitement bien le directeur général du Cojop, Cyril Linette, lors de son parcours à Canal + puis au PMU, tire même à boulets rouges sur Edgar Gropiron : « Le président, accompagné en principe d’un directeur général exécutif, se comporte comme s’il était président-directeur général, hors de tout contrôle, sans en avoir la compétence. »

Ces fortes turbulences chagrinent un fin connaisseur du dossier et acteur influent de la montagne : « Il n’y a pas une grande sérénité au Cojop et on ne sait pas trop où on va », souffle-t-il avec euphémisme. Mais comment en est-on arrivé là un peu moins d’un an après la naissance de ce comité d’organisation et de la désignation d’Edgar Grospiron à la présidence ?

Le calendrier particulièrement serré pour organiser de tels Jeux, bien plus que d’autres éditions, fait des parties des explications. Structurer un comité d’organisation, définir les missions, établir une grille de salaires, planifier la montée en charge, accueillir de nouveaux salariés, lancer les premiers chantiers… Chaque étape demande d’être construite sur des bases solides si les échéances le permettent. Le cas contraire, des décisions peuvent être subies. C’est le cas quand Edgar Grospiron impose aux deux Régions (Auvergne-Rhône-Alpes et Paca) Cyril Linette à la direction générale. Si ce n’est pas son premier choix, il doit s’y résoudre, l’urgence étant de structurer au plus vite le comité d’organisation.

Entre système D et divisions

Il y a aussi ces premiers recrutements qui sont réalisés sans directrice des ressources humaines ou encore des rémunérations fixées dans l’urgence avant d’être revues à la baisse, pouvant amener des tensions internes dans cet immeuble gris de Décines, à côté de Lyon, face au Groupama Stadium, où les bureaux du Cojop ont été installés. L’application de règles liées aux notes de frais et à l’utilisation de cartes bancaire, pointées le 13 janvier dernier par Bertrand Méheut et le comité de rémunération, en est un autre symptôme. Le temps de mettre des procédures, le Cojop a dû remédier au système D.

Le délai contraint amène aussi dénicher rapidement les meilleurs experts possibles qui soient disponibles presque de suite. Nombre d’entre eux viennent de Paris-2024, autrement dit d’un environnement urbain et de Jeux d’été, bien loin de la culture des acteurs des sports d’hiver et de la montagne. Des divisions peuvent même apparaître en interne, entre le cabinet du président et la direction générale du Cojop. Inhérentes à toute jeune organisation qui doit grandir vite, ces fissures, aussi sibyllines soient-elles, fracassent les discours d’unité de façade.

La méthode est aussi remise en cause : « La transparence n’est pas un luxe, mais une priorité. Si la clarté financière devient une épreuve olympique, il faudra songer à s’entraîner sérieusement », a souligné Valérie Rossi, députée socialiste des Hautes-Alpes, lors du débat sur la loi olympique. Son adoption définitive, par l’Assemblée Nationale ce mardi en fin d’après-midi, est presque passée inaperçue alors que la ministre des Sports, Marina Ferrari, a insisté sur cette « boîte à outils essentielle » pour la bonne tenue de ces Jeux. Encore faut-il que ces « outils » soient utilisés à bon escient. La restitution d’une « mission » , menée par Étienne Thobois, ancien directeur général de Paris-2024, est prévue pour le 19 mars. Une « organisation consolidée » est alors promise par le Cojop avant une carte des sites annoncée pour juin. Les trous d’air seront alors de moins en moins permis pour tenir le calendrier.

▶ 18 février 2025 : installation du comité d’organisation Alpes françaises 2030 présidé par Edgar Grospiron.

▶ 17 avril : nomination de Cyril Linette au poste de directeur général.

▶ 26 novembre : le Cojop annonce avoir finalisé la composition de son comité de direction avec l’arrivée d’un douzième directeur autour de Cyril Linette.

▶ 9 décembre : départ d’Anne Murac, directrice des opérations.

▶ 23 janvier 2026 : départ d’Arthur Richer, directeur de la communication.

▶ 2 février : Bertrand Méheut annonce quitter la présidence du comité des rémunérations.

▶ 3 février : Edgar Grospiron et Cyril Linette sont auditionnés, à Milan, par le comité international olympique afin de livrer leur « vision » de ces Jeux.

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Publié le 03.02.2026 à 23:38

Var. Professeure poignardée par un collégien à Sanary-sur-Mer : l'enseignante dans un « état stable »

Une professeure d'arts plastiques d'un collège de Sanary-sur-Mer (Var) a été poignardée, mardi, en début d'après-midi, par un élève de 14 ans. L'enseignante se trouvait dans un état stable mardi soir, après avoir reçu trois ou quatre coups de couteau par un élève de troisième. 

Le ministre de l'Education, Édouard Geffray, s'est rendu sur place au collège La Guicharde.

Revivez notre direct :

Les temps forts

Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.

  • 23:36

    Fin du direct

    Merci d'avoir suivi ce direct en notre compagnie. Rendez-vous demain pour la suite de l'actualité.

  • 23:35

    Ce qu'il faut retenir de la journée

    Une professeure poignardée au collège. Une enseignante d'arts plastiques de 60 ans a été poignardée en début d'après-midi dans sa classe par un collégien de 3e à Sanary-sur-Mer (Var). L'enseignante a reçu trois coups de couteau à l’abdomen et un à l'avant-bras portés par un élève de 14 ans. 

    L'élève placé en garde à vue. Le collégien a été ensuite « appréhendé dans la cour de récréation par un personnel de l’établissement » puis placé en garde à vue pour tentative d'assassinat, précise dans un communiqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

    Pas de revendication. « Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade » et « on sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps », a indiqué le procureur.

    La professeure hospitalisée et dans un état stable. Le ministre de l'Education nationale a précisé que la professeure était sortie du bloc opératoire de l'hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon: « il faut être très prudent mais elle est ce soir dans un état stable ».

    Un « contexte familial compliqué ». L'enquête se poursuit et s'intéressera maintenant au profil de l'élève dont le ministre a reconnu qu'il avait un « cadre familial compliqué ». Selon le procureur, « un signalement avait été effectué en mars » par le collège à la suite « de suspicions de violences commises par les parents » sur sa jeune soeur. Et en septembre un juge des enfants « ordonnait (...) une mesure d'assistance éducative » pour les deux enfants.

  • 21:59

    12 000 contrôles de sacs depuis le mois de mars

    Selon les chiffres dévoilés ce mardi par le ministre de l’Éducation, depuis le 27 mars, 12 000  contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires ont permis la saisie de 525 armes blanches. Des faits qui ont entraîné la tenue de 1686 conseils de discipline.

  • 21:56

    « Rien ne laissait présager ce passage à l'acte »

    Selon le ministre de l'éducation, « rien ne laissait présager ce passage à l'acte ». « Quand vous êtes sur un acte imprévisible, isolé comme celui-ci, le risque zéro n'existe pas », explique-t-il.

    Édouard Geffray indique que les détecteur de métaux à l'entrée des établissements « ne permet pas d'arrêter en tant que tel un criminel ». Il estime qu'il y a un « enjeu social et sociétal » et appelle à « une désescalade de la violence ».

  • 21:48

    La professeure dans « un état stable »

    Edouard Geffray indique que la professeure est soignée à l’hôpital militaire de Toulon et se trouve dans « un état stable ».

  • 21:47

    Le ministre de l'Education salue le « sang-froid » des enseignants

    Arrivé sur place ce mardi soir à Sanary-sur-Mer, Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale salue la réaction « avec un extraordinaire sang-froid » de l'équipe enseignante. « C'est avec une très grande douleur que je m'adresse à vous ce soir », a-t-il indiqué devant les caméras.

  • Décryptage

    Les établissements confrontés à une inquiétante escalade

    Ce drame relance les inquiétudes sur la multiplication des violences en milieu scolaire et sur les réponses, jugées insuffisantes, apportées par le gouvernement.

    >> Lire notre article complet

  • 20:59

    Des violences parentales suspectées sur la sœur de l'élève

    Selon le procureur, « un signalement avait été effectué en mars 2025 » par le collège à la suite « de suspicions de violences commises par les parents » sur la jeune soeur de cet élève. En septembre un juge des enfants « ordonnait (...) une mesure d'assistance éducative » au bénéfice de l'adolescent et de sa soeur.

  • 20:25

    « Ces drames créent un stress intense sur la communauté éducative »

    Après cette nouvelle attaque au couteau contre une enseignante, Johanna Dagorn, sociologue spécialiste des questions de violence à l’école, pointe l’importance de détecter les signaux faibles de fragilité psychologique chez les élèves. Ancienne membre de la délégation chargée de la prévention des violences en milieu scolaire au ministère de l’Éducation nationale, elle appelle à renforcer les moyens dédiés à la santé mentale des jeunes.

    >> Lire son interview

  • 20:15

    « Le pronostic vital de l'enseignante est toujours engagé »

    Dans un communiqué, relayé par LCI, le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, explique que le pronostic vital de l'enseignante « est toujours engagé » et revient sur les faits : « Le 3 février 2026 vers 14h20, au sein d'une classe de troisième du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer, au moment de l'inter cours, un garçon de 14 ans, né en mars 2011, blessait gravement sa professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, au moyen d'un couteau de type opinel, l'atteignant à trois reprises à l'abdomen et à une reprise à l'avant-bras gauche. Cette classe comptait alors 22 élèves, dont le mis en cause. Au moins une partie de ces élèves ont assisté à la scène ».

    « Appréhendé dans la cour de récréation par un personnel de l'établissement, le mis en cause était ensuite placé en garde à vue du chef de tentative d'assassinat, c'est-à-dire de tentative de meurtre susceptible d'avoir était aggravée par la préméditation », poursuit-il.

  • 20:11

    De nombreux élèves témoignent

    Vingt-deux élèves étaient présents dans la classe au moment de l'agression dans ce collège « calme » de 500 élèves. Ils sont nombreux à avoir assisté à la scène ou à la fuite de l'agresseur jusqu'à la cour, où il a été maîtrisé facilement. Ils ont témoigné auprès des journalistes présents sur place.

    >> Lire les témoignages

  • 19:42

    L'enseignante visée est une « super prof », selon un élève

    « C'est triste ce qui se passe, c'est une prof qui était assez gentille, qui parlait souvent aux élèves, qui était là pour eux », explique un élève du collège. « Quand on apprend ça on est très triste (...)  pourquoi faire ça à une prof adorable, une super prof, elle était magique », poursuit-il sur BFM TV.

  • 19:26

    « On pensait qu'il n'avait pas vraiment de couteau »

    Selon un camarade de l'agresseur, interrogé par LCI, « ça faisait déjà deux semaines qu'il disait "un jour je vais en tuer un, je vais en tuer un". Là aujourd'hui, il voulait tuer son prof de maths et c'est ce qu'il disait à la récréation. Il voulait le tuer mais comme il était absent, il s'en est pris à la prof d'arts plastiques parce qu'elle lui mettait des observations », a-t-il raconté. « On pensait qu'il n'avait pas vraiment de couteau », a-t-il poursuivi.

  • 18:52

    « Une forme de ras-le-bol »

    Au-delà de « l'effroi », « il y a aussi une forme de ras-le-bol parce qu'il y a quand même une série d'agressions sur des personnels qui ne font que leur métier et qui se trouvent agressés parce qu'ils font leur métier », réagit Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Et pour elle, au-delà « des réponses uniquement sécuritaires », il y a « la nécessité d'une politique éducative ambitieuse ».

    « Comment éviter ce genre de drame ? Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs », déclare de son côté Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var. « C'est un collège d'une petite ville... on n'est pas à l'abri de ce type d'acte dans n'importe quel établissement ».

  • 18:33

    Un témoin a vu « la prof à terre pleine de sang »

    Une mère dont deux enfants sont scolarisés dans le collège La Guicharde, un établissement « calme » de 500 élèves, dit avoir appris la nouvelle « en direct à la radio ». Son fils qui passait à ce moment-là devant la salle de classe a « vu la prof à terre pleine de sang », a-t-elle raconté.

  • 18:17

    22 élèves étaient présents dans la classe

    Selon le procureur, 22 élèves étaient dans la classe au moment de l'agression. Habiba Hamames, présidente de la FCPE (parents d'élèves) du Var, raconte que « ça s'est passé au moment de la remise des copies, les élèves ont vu l'enseignante souffrir ». 

    Après l'attaque, ils ont été récupérés progressivement par leurs parents. D'après Var-Matin, ils pourront bénéficier d’une cellule psychologique s’ils le souhaitent.

  • 18:02

    Pronostic vital engagé, élève « perturbateur »... ce que l'on sait du drame de Sanary

    Une enseignante d'arts plastiques de 60 ans a été poignardée mardi par un collégien de 14 ans et son pronostic vital est engagé. Selon le procureur, il n'y a « pas de connotation religieuse ou politique à ce stade ». L'élève était « perturbateur et pénible », selon une professeur.

    >> Lire notre article

  • 17:41

    « Il s'est tapé la tête contre le mur des toilettes »

    Selon une élève de cinquième qui a assisté à la scène, l'adolescent, après avoir poignardé sa prof, s'est enfui dans les toilettes du collège en pleurant. « Il s'est tapé la tête contre le mur des toilettes en disant "pourquoi j'ai fait ça" ».

  • 17:33

    Les syndicats enseignants sous le choc

    « On est sous le choc, encore un drame qui vient frapper une enseignante et la communauté éducative. On s'interroge sur cette violence, on se dit quand est-ce que ça va s'arrêter. Tant que l'on ne fait pas une vraie prévention ça peut toujours arriver », réagit Emilie Vandepoel, secrétaire départementale SE-Unsa du Var.

    « On a quand même plus d’agressions ultraviolentes ces dernières années » et le « fait nouveau », c'est qu'elles ont « lieu devant ou à l’intérieur de l’établissement, jusque dans la salle de classe », observe de son côté Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (Snalc). Et « ce n’est pas parce qu’on met en place une fouille aléatoire ponctuelle que ça va arrêter quoi que ce soit », a-t-il ajouté.

  • 17:29

    De nombreux précédents dramatiques

    En septembre, une enseignante avait été agressée au couteau dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin) par un de ses élèves de 14 ans et un ancien élève avait blessé au couteau un élève et une professeure dans un lycée horticole d'Antibes (Alpes-Maritimes).

    En juin, une surveillante a été tuée à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d'une fouille de sac par des policiers et en avril un lycéen a tué une adolescente de 15 ans et blessé trois autres personnes dans un lycée de Nantes.

    Un décret paru en juillet prévoit que tout élève portant une arme soit systématiquement traduit devant le conseil de discipline de son collège ou de son lycée.

  • 17:19

    L'ado était suivi par un juge des enfants

    Selon BFM TV, l'élève qui a poignardé sa professeure était suivi par un juge des enfants en assistance éducative. L’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) est une mesure ordonnée par le juge des enfants lorsque la santé, la sécurité ou l’éducation d’un mineur sont mises en danger. Elle permet d’accompagner la famille sans retirer l’enfant de son domicile.

  • 17:13

    « Un élève perturbateur et pénible »

    Sur BFM TV, une professeure d'EPS, collègue de l'enseignante poignardée, décrit sa « stupéfaction ». « Jamais on n'aurait pu imaginer ça, même si ça n'était pas un élève tranquille non plus », explique-t-elle, le décrivant comme «  perturbateur et pénible » . « On ne sait pas ce qui lui est passé par la tête ».

  • 17:02

    Les cours ne seront pas assurés mercredi à Sanary-sur-Mer

    L'évacuation du collège a été réalisée classe par classe, et est encore en cours. Une cellule psychologique a été mise en place au sein du collège, où les cours ne seront pas assurés demain.

  • 17:00

    Un élève inconnu de la justice

    L'élève de troisième qui a grièvement blessé sa professeure n'était pas connu de la justice pour des faits de violence, selon le procureur, mais ce dernier a évoqué « une problématique familiale ».

  • 16:50

    Laurent Nuñez tenu informé de la situation

    Le ministre de l'Intérieur « partage l’effroi de la communauté éducative, de la famille, des élèves, suite a l’agression subie par une professeure de collège de Sanary-sur-Mer ». 

    « Je me tiens informé de l’évolution de la situation, en lien avec le ministre de l’éducation nationale », ajoute-t-il.

  • 16:46

    « Aucune connotation religieuse ni politique »

    D'après Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, l'acte de cet élève de 14 ans n'aurait « aucune connotation religieuse ni politique ». « Le jeune en voulait à sa professeure, il y a eu des tensions par rapport à des rapports (de comportement, ndlr) réalisés, mais tout cela reste à confirmer », a-t-il ajouté.

  • 16:44

    Un collège « apaisé » selon la directrice académique du Var

    Le collège de Sanary-sur-Mer, seul établissement de cette commune du Var, est connu pour sa quiétude et un cadre « apaisé » selon la directrice académique du département.

  • 16:42

    Le pronostic vital de la professeure engagé

    Simon Barbe, préfet du Var, indique lors d'un point presse que la professeure d'arts plastiques a été transférée dans un hôpital de Toulon, où elle est actuellement opérée. Son pronostic vital était engagé avant cette opération, indique le préfet. 

  • 16:40

    Le ministre de l'Éducation se rend sur place

    Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a indiqué sur X qu'il se rendait sur place au collège La Guicharde. « Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi », a réagi le ministre.

  • 16:39

    L'élève est en garde à vue

    Vers 14 heures, un élève a blessé une professeure avec un couteau, lui assénant 3 à 4 coups de couteaux au torse. D'après Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, il a été appréhendé par un personnel de l'établissement dans la cour du collège après s'être enfui de la classe où 22 élèves étaient présents. Il est en garde à vue pour tentative d'assassinat.

  • 16:36

    Bienvenue sur ce direct

    Une enseignante d'arts plastiques, âgée de 6o ans, a été poignardée mardi dans sa classe d'un collège de Sanary-sur-Mer, dans le Var, et son pronostic vital est engagé, a indiqué le procureur de Toulon.

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