Publié le 03.04.2026 à 00:01
Palmarès 2026. Voici les meilleurs lycées généraux de votre département

L’Education nationale publie, ce vendredi 3 avril, les « indicateurs de valeur ajoutée » (IVAL) des lycées de France. Ces données annuelles - publiées depuis 1993 - sont prisées par les parents comme un « classement » des bons et moins bons établissements, mais le ministère de l’Éducation nationale ne veut pas y voir un palmarès, au sens propre : plutôt un diagnostic de performance d’un établissement, qui tient compte de ce qu'il a globalement apporté aux élèves, et pas seulement de ses résultats bruts.
Et les données du tableau de bord sont diverses. Il y a bien sûr le sacro-saint taux de réussite au bac, mais aussi le taux de mentions parmi les élèves présents à l'examen, pour mesurer à quel point l'établissement tire vers l'excellence. Ou bien le taux d'accès depuis la seconde, qui témoigne de la tendance (ou non) des élèves à effectuer toute leur scolarité dans le même établissement sans se faire « écrémer » par la direction quand leurs résultats déçoivent.
Mais surtout, il y a les valeurs ajoutées, c'est à dire la capacité d'un établissement à faire mieux (ou moins bien) que les pronostics du ministère sur les taux de réussite, les taux de mentions et les taux d'accès. Car les attentes de l'Etat ne sont pas du tout les mêmes pour un établissement concentrant des adolescents de milieux aisés et ceux implantés dans des quartiers sinistrés par des problèmes sociaux. Des valeurs ajoutées qui permettent donc de savoir quelle part du résultat est réellement dûe à l'action du lycée, mais souvent complètement négligées dans de nombreux classements.
C'est en prenant en compte tous ces critères et en les ramenant à un barème que nous avons conçu notre palmarès.
Notre barème exclusif
Pour noter chaque établissement avec toutes les données fournies par l’Éducation nationale, nous avons conçu un barème sur 20 points.
▶ Sur 7 points. Le taux de réussite au bac : le pourcentage a été ramené sur 7 points.
▶ Sur 3 points. Le taux de mentions : le pourcentage a été ramené sur 3 points.
▶ Sur 3 points. Le taux d’accès de la seconde au bac : le pourcentage a été ramené sur 3 points.
▶ Sur 3 points. La valeur ajoutée du taux de réussite. Il s'agit de la différence entre le taux de réussite obtenu et le taux attendu par l’Éducation nationale. Le nombre de points est proportionnel au pourcentage de lycées du pays ayant fait aussi bien, ou moins bien.
▶ Sur 2 points. La valeur ajoutée du taux de mentions. Même principe appliqué au taux de mentions.
▶ Sur 2 points. La valeur ajoutée du taux d’accès. Même principe appliqué au taux de mentions.
Publié le 03.04.2026 à 00:01
Palmarès 2026. Voici les meilleurs lycées professionnels de votre département

Le rituel se perpétue. Comme chaque année depuis 1993, l’Education nationale publie, ce vendredi 3 avril, les « indicateurs de valeur ajoutée » (IVAL) des lycées de France. Des données scrutées chaque année par les parents comme un « classement » des bons et moins bons établissements. Mais attention : le ministère de l’Éducation nationale ne veut pas y voir un palmarès, au sens propre : plutôt un diagnostic de performance d’un établissement, qui tient compte de ce qu'il a globalement apporté aux élèves, et pas seulement de ses résultats bruts.
Les données prises en compte sont diverses. Outre le taux de réussite au bac, est aussi distingué le taux de mentions parmi les élèves présents à l'examen, pour mieux évaluer l'excellence de l'établissement. Autre métrique, le taux d'accès depuis la seconde, qui mesure le pourcentage d'élèves ayant effectué toute leur scolarité au sein du même établissement, sans se faire écarter au premier redoublement.
Depuis un certain temps, ces statistiques sont complétées par leurs valeurs ajoutées, c'est à dire la capacité d'un établissement à faire mieux (ou moins bien) que les pronostics du ministère sur les taux de réussite, les taux de mentions et les taux d'accès. Car les attentes de l'Etat ne sont pas du tout les mêmes pour un établissement concentrant des adolescents de milieux aisés et ceux implantés dans des quartiers sinistrés par des problèmes sociaux. Des valeurs ajoutées très intéressantes, donc, pour savoir quelle part du résultat est réellement dûe à l'action du lycée, mais souvent complètement négligées dans de nombreux classements médiatiques. C'est en prenant en compte tous ces critères et en les ramenant à un barème sur 20 que nous avons conçu notre palmarès.
Notre barème exclusif
Pour noter chaque établissement avec toutes les données fournies par l’Éducation nationale, nous avons conçu un barème sur 20 points.
▶ Sur 7 points. Le taux de réussite au bac : le pourcentage a été ramené sur 7 points.
▶ Sur 3 points. Le taux de mentions : le pourcentage a été ramené sur 3 points.
▶ Sur 3 points. Le taux d’accès de la seconde au bac : le pourcentage a été ramené sur 3 points.
▶ Sur 3 points. La valeur ajoutée du taux de réussite. Il s'agit de la différence entre le taux de réussite obtenu et le taux attendu par l’Éducation nationale. Le nombre de points est proportionnel au pourcentage de lycées du pays ayant fait aussi bien, ou moins bien.
▶ Sur 2 points. La valeur ajoutée du taux de mentions. Même principe appliqué au taux de mentions.
▶ Sur 2 points. La valeur ajoutée du taux d’accès. Même principe appliqué au taux de mentions.
Publié le 02.04.2026 à 20:00

Quelle analyse faites-vous des indicateurs des lycées et des collèges qui seront dévoilés ce vendredi ?
« Les résultats montrent que la pédagogie est plus forte que la sociologie ! Dans de nombreux établissements, le travail des équipes éducatives permet d’obtenir des performances supérieures à celles attendues au regard du profil social des élèves. Ainsi, parmi les 500 collèges avec la plus forte valeur ajoutée, en tenant compte des déterminismes sociaux, 16 % relèvent de l’éducation prioritaire. »
Le taux de réussite au bac était de près de 92 % en 2025 et 58 % de candidats ont décroché une mention. Le bac a-t-il toujours une valeur ?
« Oui, le baccalauréat reste un examen national d’un niveau exigeant. Il n’y a qu’à voir la façon dont les candidats s’y préparent pour s’assurer qu’il reste un enjeu. Ce n’est pas le niveau d’exigence du bac qui pose problème, mais certaines de ses modalités de délivrance. Il faut s’assurer que sa valeur soit pleinement crédible. C’est pourquoi dès la session 2026, les points jury seront limités. Un candidat qui a obtenu 7,5/20 au bac ne pourra plus voir remonter sa note à 8/20 pour pouvoir passer l’oral de rattrapage et la voir relever à nouveau ensuite pour arriver à 10/20. L’objectif n’est pas de sauver une copie, mais d’attester d’un niveau requis pour l’examen. »
Vous avez aussi donné des consignes de corrections plus sévères cette année…
« En effet, dans une circulaire publiée en mars, j’ai appelé les correcteurs à veiller au niveau d’expression écrite des candidats (orthographe, syntaxe, grammaire). Et ce, pour qu’il y ait une exigence nationale sur le sujet. On ne peut plus accorder la moyenne à une copie présentant une orthographe et une syntaxe déplorable. Il faut aussi rappeler aux élèves des méthodes de relecture : une première fois pour les accords, une deuxième pour les majuscules, les accents et la ponctuation, une troisième fois pour les pluriels. Cette discipline permet d’éliminer près de 80 % des fautes ! »
Le taux de réussite en licence en trois à quatre ans est d’environ 40 %. Est-ce révélateur d’une mauvaise préparation à l’enseignement supérieur ?
« Cela dénote tout d’abord un problème d’orientation, car près de 11 % des étudiants se réorientent en première année. Et le fait d’avoir obtenu leur bac ric-rac met certains d’entre eux dans une situation potentiellement complexe dans l’enseignement supérieur. C’est pour cela qu’il est essentiel de leur dire la vérité très tôt sur leur niveau réel afin qu’ils puissent ajuster leurs efforts. »
Concernant le brevet, à la session 2026, les épreuves finales compteront pour 60 %, contre 50 % l’an dernier. Et le contrôle continu retiendra la moyenne des notes obtenues pendant l’année. Quels seront les effets de ces mesures ?
« Il faut s’attendre à une chute assez drastique du taux de réussite au brevet, qui pourrait perdre 10 points. In fine, on aura peut-être 75 % de réussite au brevet avec beaucoup moins de mentions. Les collégiens doivent aussi prendre conscience qu’un examen, ça se prépare. C’est pourquoi j’ai demandé aux chefs d’établissement de mettre en place systématiquement une semaine de révisions avant le brevet. Cette préparation intensive participera aussi à renforcer la confiance en soi. »
Comment les élèves vont-ils réagir face à une évaluation plus exigeante de leur niveau ?
« Ce n’est pas tant une question de niveau que de savoir ce qui est attendu d’eux. On ne peut pas les induire en erreur sur leur niveau, au risque de favoriser une forme d’acrimonie des élèves envers leurs enseignants quand ils rencontrent des difficultés scolaires à leur arrivée au lycée. Leur dire la vérité va leur permettre de prendre conscience des efforts à fournir en seconde. »
Vous souhaitez également valoriser les meilleurs collégiens…
« Oui, car il faut aussi donner un horizon aux élèves les plus à l’aise et qui ont envie d’être nourris. Dans cet esprit, nous allons créer un concours général des collèges en 2027. Les établissements pourront inscrire jusqu’à 10 % de leurs élèves - en respectant une parité filles-garçons - dans cinq matières : français, mathématiques, histoire-géographie, arts et numérique-codage. Chaque participant ne pourra candidater que dans une seule discipline. Les candidats pourront s’inscrire au concours dès l’automne pour passer les épreuves en janvier et février. Le but est de créer une émulation dans les collèges et de valoriser différentes formes d’excellence. »
Où en est votre politique d’accompagnement renforcé pour les 800 collèges avec des faibles performances scolaires ?
« Les travaux ont commencé dans les 800 collèges qui connaissent une grande difficulté scolaire, c’est-à-dire ceux dont au moins 40 % des élèves ont moins de 8/20 en français et en mathématiques au brevet. Après une phase de diagnostic partagé de janvier à mars, les établissements travaillent maintenant sur les leviers qu’ils identifient pour relever le niveau des élèves les plus en difficulté. Ce qui permettra de former les enseignants dans les domaines qu’ils souhaitent, d’attribuer plus de fonds sociaux ou encore de renforcer les effectifs d’assistants d’éducation, selon les besoins. L’idée étant d’apporter une solution adaptée à chaque collège. »
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