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Dauphiné Libéré


Publié le 16.07.2026 à 23:08

Tarn. Affaire Jubillar : des ossements découverts dans un champ, la défense juge « impossible » le procès en appel de septembre, l'essentiel de ce jeudi

Cinq ans et demi après la disparition de son épouse Delphine, Cédric Jubillar a avoué mercredi devant la justice l'avoir tuée et a conduit ce jeudi les enquêteurs là où il dit avoir dissimulé le corps fin 2020. « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel », a déclaré le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet.

Les ossements doivent désormais être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.

Interrogé jeudi soir, l'avocat de Cédric Jubillar, Me Debuisson, a confirmé que son client « reconnaît être à l'origine de la mort de sa femme » et exprime aujourd'hui de « très forts regrets » après ce qu'il qualifie lui-même de « geste abominable ». Le conseil a raconté l'instant de la découverte des ossements : « Je me suis retourné vers Cédric Jubillar et il m'a dit : Je vous l'avais dit, je n'ai pas menti. » Il juge désormais « impossible » la tenue du procès en appel prévu à partir du 21 septembre à Toulouse, estimant que maintenir cette date « serait une énorme parodie de justice » au vu des analyses et des actes d'enquête restant à mener.

Revivez cette journée :

Les temps forts

Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.

  • 23:07

    Fin du direct 

    Ce direct est à présent terminé ! Merci de l'avoir suivi. L'essentiel de ce jeudi : 

    • Des ossements ont été découverts jeudi dans un champ de la commune de Mailhoc, dans le Tarn, à une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar à Cagnac-les-Mines, sur les indications de Cédric Jubillar lui-même. Il s'agit « d'ossements qui pourraient être des ossements humains », selon le procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Nicolas Jacquet. Deux fémurs figurent parmi les restes retrouvés, enterrés sous un monticule de terre à proximité d'une bâtisse abandonnée. Ce terrain n'avait jamais été fouillé lors des nombreuses opérations menées depuis près de six ans.
    • Les ossements doivent être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise, dans le Val-d'Oise, pour établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Aussaguel. Des comparaisons génétiques seront menées avec les prélèvements de référence réalisés auprès de sa famille. Les analyses pourraient également éclairer les circonstances de sa mort, une question centrale alors que la défense conteste la qualification de meurtre.
    • Le dispositif engagé était considérable. Plus d'une centaine de militaires ont été déployés sur place, dont la section de recherches de Toulouse, l'IRCGN, cinq équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de restes humains et une équipe de lutte anti-drones. Cédric Jubillar, extrait de la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses où il est incarcéré à l'isolement, était présent pour guider les enquêteurs. Il s'est montré « très coopératif » lors de son audition de la veille, selon une source proche du dossier.
    • Son avocat, Me Debuisson, a confirmé que son client reconnaît être à l'origine de la mort de son épouse et exprime de « très forts regrets ». Il a décrit un « dénouement inattendu » et un « grand soulagement pour tous ». La défense juge désormais « impossible » la tenue du procès en appel prévu le 21 septembre à Toulouse, un avis partagé par Me Laurent Boguet, l'un des avocats des enfants. Selon ses conseils, Cédric Jubillar n'aurait « jamais eu l'intention de tuer son épouse », laissant entendre qu'ils plaideront des coups mortels sans intention de donner la mort plutôt qu'un meurtre.
    • Du côté des proches, l'émotion domine. L'avocate des enfants, Me Malika Chmani, a évoqué une « nouvelle difficile à encaisser » tout en estimant qu'ils allaient pouvoir « entamer un deuil », insistant sur la nécessité de leur laisser du temps. L'oncle de Delphine s'est dit « dévasté » et « complètement retourné », espérant pouvoir organiser une sépulture une fois l'identification confirmée. Pour un haut gradé de la gendarmerie, ce revirement est « la confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai ».
  • 22:52

    l'avocate des enfants de Cédric Jubillar assure qu'ils vont pouvoir « entamer un deuil »

    Après la découverte d'ossements dans le Tarn, Me Malika Chmani, l'avocate des enfants de Cédric Jubillar, s'est exprimée sur la situation de ses clients, rapportent nos confrères de BFMTV. Tout en soulignant qu'il s'agit d'une « nouvelle difficile à encaisser » et qu'il y a « beaucoup d'émotion, beaucoup de tristesse », elle a affirmé que les enfants allaient désormais pouvoir « entamer un deuil », insistant sur la nécessité de leur « laisser le temps ». 

  • Décryptage

    Est-ce la fin de cinq années de mystère ?

    L’analyse des restes du corps devrait confirmer l’identité de l’infirmière de 33 ans et permettre d’en savoir plus sur les circonstances de sa mort.

    >> Lire notre article : Affaire Jubillar : la fin de cinq ans de mystère ? Ce que peuvent révéler les ossements retrouvés

  • 20:43

    Aveux, localisation du corps et regrets : ce qu'il faut retenir des déclarations de l’avocat de Jubillar

    Invité sur BFMTV, Me Pierre Debuisson, l'avocat de Cédric Jubillar, est revenu en détail sur le dénouement de l'enquête après la découverte d'ossements à Mailhoc (Tarn) ce matin.

    • La reconnaissance des faits : L'avocat a confirmé que son client « reconnaît être à l’origine de la mort de sa femme ». Lors de son audition hier par un magistrat, Cédric Jubillar a décrit de manière précise la dégradation de son couple, le déroulement des faits, qualifiés de « geste abominable » par l'accusé, ainsi que la façon dont il a déplacé le corps de Delphine Jubillar. Il exprime aujourd'hui de « très forts regrets ».
    • La découverte des ossements : Me Debuisson a qualifié cette avancée de « dénouement inattendu de temps d'enquête » et de « grand soulagement pour tous », tout en exprimant une « pensée émue pour la mémoire de Delphine et pour ses enfants ».
    • « Je vous l’avais dit, je n’ai pas menti » : L'avocat a également raconté l'instant précis de la découverte des ossements sur le terrain à Mailhoc : « Il y a eu un moment d’immense soulagement pour nous tous, qui a pu se lire sur les visages de tous les protagonistes. Je me suis retourné vers Cédric Jubillar et il m'a dit : "Je vous l’avais dit, je n’ai pas menti". »
    • Le procès en appel du 21 septembre jugé « impossible » : Me Debuisson estime que le procès en appel de son client, prévu à cette date, ne pourra pas se tenir. Selon lui, maintenir cette date « serait une énorme parodie de justice », compte tenu du temps nécessaire pour réaliser l'analyse des ossements, procéder à la reconstitution de la dernière soirée de Delphine Jubillar et mener l'analyse psychologique de son client.
  • 20:02

    Pour les proches de Delphine Jubillar, l'épilogue

    Cela fait plus de cinq ans que la famille et les amis de Delphine Aussaguel attendaient que Cédric Jubillar indique l’endroit où il a caché le corps de son épouse. Ils devraient maintenant pouvoir lui donner une sépulture.

    >> Lire notre article : « L’heure est au recueillement » : pour les proches de Delphine Jubillar, la fin d’une longue attente

  • 19:26

    Deux fémurs retrouvés parmi les ossements

    Selon Franceinfo et BFM TV, deux fémurs ont été retrouvés ce jeudi parmi les ossements, sous un monticule de terre, à l'endroit où Cédric Jubillar a conduit les enquêteurs. 

  • 19:13

    « Un choc poour tout le monde »

    « Même si on s'attendait à ce qu'il soit entendu très vite par les juges, c'est un choc poour tout le monde », a réagi sur BFM TV Me Pauline Rongier, l'avocate d'Emy, amie de Delphine Jubillar « La première réaction, c'est l'émotion », poursuit-elle.

  • 18:42

    « Je vais l'enterrer », avait dit Cédric Jubillar

    Lors de son procès devant la cour d’assises du Tarn, l’automne dernier, Cédric Jubillar avait été confronté à de multiples déclarations faites à son entourage, dans lesquels il disait avoir tué son épouse. Mais il avait clamé son innocence, malgré tout.

    >> Lire notre article : « Je vais l'enterrer » : quand Cédric Jubillar était confronté à ses déclarations lors de son procès

  • 18:37

    Le procès en appel peut-il encore avoir lieu en septembre ?

    Après la découverte d'ossements, et les analyses à suivre, la tenue du procès en appel de Cédric Jubillar à partir du 21 septembre à Toulouse (Haute-Garonne) semble incertaine. Les avocats de la défense jugent « impossible » que ce second procès se tienne comme prévu, un avis partagé par un des avocats des enfants, Laurent Boguet.

    Pour Me Boguet, la découverte du corps est un « soulagement », elle va permettre une sépulture, un deuil et apporter des réponses aux enfants, en particulier à Louis, le fils aîné des Jubillar, qui avait 6 ans au moment de la disparition de sa mère. Et les aveux de Cédric Jubillar « éclairent différemment le dossier », après « les tergiversations et les mensonges », poursuit-il.

  • 18:14

    Le témoignage de l'ex-compagne de Cédric Jubillar refait surface

    A l'été 2025, l'ex-petite amie de Cédric Jubillar, qu'il avait rencontrée alors qu'il était en prison, avait rapporté aux enquêteurs que ce dernier lui aurait confié « à plusieurs reprises » avoir étranglé sa femme. La jeune femme de 31 ans avait raconté que l'accusé lui avait dit avoir « tout préparé et pensé à tout », persuadé que « personne ne l'avait vu » lors de l'acte supposé, mais avait refusé de lui confier précisément où se trouvait le corps de la disparue.

    À 15 minutes ou kilomètres - elle disait ne plus se souvenir - de la maison familiale, ce lieu qu'il aurait repéré un mois auparavant lors d'un chantier restait « son jardin secret », lui aurait-il raconté, ajoutant que « de toutes façons, il ne restait que les os et que rien ne pouvait le relier à lui comme étant l'auteur du meurtre ou de l'assassinat de sa femme ».

    Cédric Jubillar avait nié avoir fait de telles confidences mais elles prennent aujourd'hui un relief particulier.

  • 17:34

    Cédric Jubillar « a été très coopératif lors de son audition »

    Selon une source proche du dossier citée par BFMTV, Cédric Jubillar a « été très coopératif lors de son audition » mercredi au cours de laquelle il a évoqué un lieu précis où chercher les ossements de Delphine Jubillar.

    Ses aveux ont été recueillis mercredi par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle M. Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.

  • 16:36

    « Il l’a enterrée juste à côté de la maison, c’est l’horreur absolue ! »

    A Mailhoc, La Dépêche du Midi a rencontré Martine et son mari, qui vivent à côté de l'endroit où des ossements ont été retrouvés, sur les indications de Cédric Jubillar. Un endroit qui n'avait jamais été fouillé. « Quand j’ai ouvert les volets à 7 h 45, j’ai vu tous ces camions de gendarmes. J’étais très surprise. Je n’ai pas compris ce qu’il se passait », raconte-t-elle. Mais « on a vite compris de quoi il pouvait s’agir, compte tenu des récents aveux ». Elle n'aurait jamais imaginé que l'affaire Jubillar se terminerait près de chez elle : « Se dire qu’il l’a enterrée là, juste à côté de la maison, c’est l’horreur absolue. »

  • 16:01

    « La confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai »

    Le changement de ligne de défense de Cédric Jubillar - qui reconnaît désormais sa responsabilité dans la mort de Delphine et avoir caché son corps -, « c'est la confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai et que l'instruction a été bien menée, contrairement à ce que disaient les avocats de Cédric Jubillar », souligne un haut gradé de la gendarmerie qui requiert l'anonymat. « On imagine qu'il y a une stratégie derrière » en vue du procès, ajoute-t-il.

    Selon ses avocats, le passage aux aveux de Cédric Jubillar est dû à « un besoin de parler », car il aurait jusque-là été « verrouillé par la pression médiatique », « la pression très forte des enquêteurs », fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral à l'isolement. Il n'aurait « jamais eu l'intention de tuer son épouse », laissant entendre que sa défense va contester la notion de meurtre pour privilégier celle de coups mortels ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

  • 15:18

    Les ossements vont être acheminés vers Pontoise pour analyses

    Les ossements « qui pourraient être des ossements humains » retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar vont désormais être acheminés vers le laboratoire de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise (Val-d'Oise) pour établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.

    Des membres de l'institut de recherches criminelles de la Gendarmerie nationale participent ce jeudi aux fouilles dans le Tarn.

  • 14:57

    « Les fouilles continuent », selon la gendarmerie

    A Villeneuve-sur-Vére, le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant au second du groupement de gendarmerie départementale du Tarn, affirme que « tant que le périmètre est maintenu, c'est que les fouilles continuent », et « on ne sait pas jusqu'à quand ». 

    Au total, plus d'une centaine de militaires sont déployés sur place pour ces fouilles, y compris des équipes cynophiles spécialisées dans les restes humains et une équipe de lutte anti-drones pour éviter que des images aériennes soient prises.

  • 14:48

    « Il fait un pas vers ses enfants », estime leur avocate

    A l'annonce de la découverte d'ossements, qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar, l'avocate des enfants du couple, Malika Chmani, confie sur BFM TV : « J'ai pensé aux enfants, j’étais émue, je me suis dit 'enfin', maintenant le reste va suivre », a-t-elle expliqué.

    Selon elle, le fils « demande régulièrement que papa dise la vérité et dise où est le corps de maman ». « Je crois qu'il fait un pas vers ses enfants », « maintenant, pour clôturer tout ça, le procès est important ».

  • 14:21

    L'oncle de Delphine Jubillar se dit « dévasté »

    Interrogé sur BFM TV, le frère de la mère de Delphine Jubillar se dit « dévasté, completement retourné, le soulagement il viendra certainement plus tard mais pour l'instant je suis vraiment effondré ». 

    « On n'arrête pas de se téléphoner les uns les autres, on est tous bouleversés », poursuit-il, même si « on n'avait auncun doute sur le décès de Delphine, on savait très bien qu'il l'avait tué ». « Ce qu'il faudra c'est que, quand on aura la confirmation, qu'on puisse faire la sépulture ».

  • 14:00

    Qui est l’homme qui a cherché le corps de Delphine Jubillar durant des années ?

    Depuis la disparition de l'infirmière en décembre 2020, Jérémie, 39 ans, a tenté de retrouver le corps de l’infirmière tarnaise. Les aveux de Cédric Jubillar, il y a dix jours, ont mis un terme à une quête qui était devenue une partie de sa vie. Depuis le début, le trentenaire pense que le corps de Delphine pourrait se trouver dans un endroit où il y a de l’eau.

    >> Lire notre article : Qui est l’homme qui a cherché le corps de Delphine Jubillar durant des années ?

  • 13:54

    Ce que l'on sait des fouilles pour localiser le corps de Delphine

    Dix jours après les aveux de Cédric Jubillar, des ossements « qui pourraient être des ossements humains » ont été découverts à une dizaine de kilomètres au nord de Cagnac-les-Mines.

    >> Lire notre article : Ce que l'on sait des fouilles pour localiser le corps de Delphine

  • 13:41

    « C'est une maison abandonnée » : voici à quoi ressemble le lieu de la découverte des ossements

    Le corps de Delphine a été découvert dans un champ, sur la commune de Mailhoc, dans le Tarn, à environ une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar. Le maire de la commune s'est confié au groupe EBRA, dont fait partie notre journal.

    >> Lire notre article exclusif : « C'est une maison abandonnée » : voici à quoi ressemble le lieu de la découverte des ossements

  • 13:22

    Affaire Jubillar : rappel des faits

    Delphine Aussaguel, anciennement Jubillar, infirmière de 33 ans, n'a plus donné signe de vie depuis décembre 2020. Son mari Cédric avait signalé sa disparition le 16. Selon lui, cette mère de deux enfants a quitté la maison familiale de Cagnac-les-Mines (Tarn) le 15 vers 23 heures pour promener leurs deux chiens. Le couple était en instance de divorce, une séparation initiée par Delphine.

    Cédric Jubillar avait toujours clamé son innocence et le corps de Delphine n'a jamais été retrouvé. Plusieurs opérations de fouilles, en 2021 et 2022, n'ont rien donné. Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire le 18 juin 2021, et écroué. Depuis, toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées.

    En septembre 2024, la cour d'appel de Toulouse a décidé de le renvoyer devant la cour d'assises pour homicide volontaire sur son épouse. Le procès s'est tenu en 2025 : il a été condamné par les assises en octobre 2025 à 30 ans de prison.

  • 13:06

    Comment Cédric Jubillar a-t-il tué sa femme ? Ce que les ossements peuvent révéler

    Sous réserve que les ossements retrouvés soient bien ceux de Delphine, parmi les questions qui demeurent, celle de savoir comment Cédric Jubillar a mis fin aux jours de sa conjointe. Les ossements pourraient révéler les circonstances de la mort de Delphine. L'identification des ossements retrouvés devrait prendre moins de 48 heures.

  • 12:45

    Il « n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse » affirmait son avocat

    Invité de BFM TV lundi dernier, Me Guy Debuisson, avocat de Cédric Jubillar, a affirmé que son client est « un homme qui a décidé de purger sa conscience » et qu'il « n'a jamais eu la volonté de tuer son épouse ». « C'est un accès de violence et de fureur qui a fait que son épouse est décédée », avait-il assuré. « Ce qu'il nous a dit, c'est que c'était pas du tout un meurtre, il n'avait pas du tout l'intention de tuer son épouse dans une maison où il y avait ses deux enfants en train de dormir », avait-il expliqué. 

  • 12:34

    Des ossements retrouvés sur les indications de Cédric Jubillar, confirme le procureur

    Des ossements ont été retrouvés à l'emplacement donné aux enquêteurs par Cédric Jubillar, a confirmé le procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Nicolas Jacquet. « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de madame Aussaguel », a-t-il déclaré auprès de l'AFP.

    « Des ossements été retrouvés à l'emplacement donné aux enquêteurs par Cédric Jubillar » nous confirme le parquet général de Toulouse.

  • 12:29

    Le champ où ont été découverts les ossements n'avait jamais été fouillé

    Le champ où ont été découverts les ossements, situé à Mailhoc, n’avait jamais fait l’objet de fouilles lors des nombreuses opérations menées depuis près de six ans, selon La Dépêche du midi.

  • 12:27

    « Maître, c’est moi ! » : avec ses aveux, Cédric Jubillar entérine son changement de stratégie

    Après cinq ans de dénégations, Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme Delphine, avait avoué il y a dix jours être à l’origine de sa disparition et se disait prêt à révéler à la justice où il a enterré le corps. En avouant le féminicide, Cédric Jubillar espère voir sa peine allégée en appel, le procès devant débuter, à la base, le 21 septembre. 

    >> Lire notre article : Cédric Jubillar entérine son changement de stratégie

  • 12:09

    Les ossements ont été découverts au niveau d'un champ

    Le lieu où les ossements ont été découverts se situe dans un champ, sur la commune de Mailhoc, à 11 km du domicile des Jubillar et à 14 minutes en voiture, selon nos confrères de La Dépêche du midi. Une pelleteuse a été vue sur place. 

  • 12:04

    Un procès en appel maintenu fin septembre ?

    Cédric Jubillar a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn et devait être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse, un procès censé durer quatre semaines.

    Mais pour ses avocats, qui s'exprimaient la semaine dernière, il serait « impossible » et même « grotesque » que le procès se tienne dans les temps, puisqu'il fallait selon eux que leur client soit entendu, que la dépouille soit recherchée avant que des analyses puissent être effectuées. C'est désormais chose faite : des ossements ont été découverts et des analyses sont en cours. 

  • 11:57

    Cédric Jubillar voulait donner « une sépulture à la mère de ses deux enfants »

    Lundi dernier, les avocats de Cédric Jubillar expliquaient avoir reçu une lettre de leur client dans laquelle il reconnaissait « formellement » son entière responsabilité dans la disparition de sa femme. « Il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement, après toutes ces années où il s’est senti maltraité par les enquêteurs et harcelé par la pression médiatique. Dans cette démarche, il veut aussi donner une sépulture à la mère de ses deux enfants. Je suis fier de ce travail effectué pour la manifestation de la vérité et dans l’intérêt de la justice » avait expliqué Me Debuisson.

  • 11:48

    Un important dispositif engagé, cinq équipes cynophiles

    Le dispositif gendarmerie engagé est important : un escadron de gendarmerie mobile, le groupement de gendarmerie du Tarn, la section de recherches de Toulouse, l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, cinq équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de restes humains et une équipe de lutte anti-drones. Au total, plus de 100 militaires de la gendarmerie sont engagés sur ces fouilles. 

  • 11:37

    Des ossements non identifiés ont été découverts

    Des ossements ont été retrouvés ce jeudi près de Cagnac-les-Mines, à une quinzaine de kilomètres, selon BFMTV. Des analyses sont en cours. « Des ossements non identifiés ont été retrouvés à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines », a confirmé franceinfo.

  • 11:34

    Cédric Jubillar a été entendu par la justice mercredi

    Cédric Jubillar a été entendu par la justice mercredi et a avoué sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine, disparue depuis fin 2020. « Cédric Jubillar a reconnu être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps », a précisé dans un communiqué le procureur général Nicolas Jacquet, indiquant que les recherches ont débuté.

  • 11:32

    Il y a dix jours, coup de théâtre : les aveux

    Il y a dix jours, Cédric Jubillar, 38 ans, avait reconnu dans une lettre à ses avocats le meurtre de son épouse Delphine, ce qu'il avait toujours nié jusqu'à présent. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, l'infirmière de 33 ans avait disparu. Très vite, son mari était soupçonné de féminicide, malgré l'absence de corps et d'aveux. Il avait jusque-là toujours affirmé être innocent. En première instance, Cédric Jubillar avait été reconnu coupable du meurtre, et condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

  • 11:25

    Des fouilles ont débuté pour retrouver le corps, Cédric Jubillar sur place

    Dix jours après les aveux de Cédric Jubillar, les gendarmes ont entamé des fouilles tôt ce matin pour retrouver le corps de Delphine, à Cagnac-les-Mines, commune dans laquelle résidait le couple. Un important dispositif est déployé dans un vaste périmètre bouclé par les forces de l'ordre. Cédric Jubillar, incarcéré et à l'isolement à la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses, a été extrait de sa cellule et se trouve sur place pour aider les enquêteurs à localiser le corps.

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Publié le 16.07.2026 à 20:00

Tarn. « L’heure est au recueillement » : pour les proches de Delphine Jubillar, la fin d’une longue attente

« L’heure est plus encore qu’avant au respect et au recueillement. » Me Laurent de Caunes n’en dira pas plus. Il y a quelques jours, l’avocat des deux frères et de la sœur de Delphine Aussaguel parlait d’un « espoir triste » pour ses clients, né des aveux de Cédric Jubillar. Ce jeudi, celui-ci a pris fin avec la découverte d’ossements près de Cagnac-les-Mines (Tarn), sur les indications qu’il a données. Un événement qui représente sans doute pour eux le tournant le plus important depuis la disparition de la jeune femme, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Informés, ils sont restés ce jeudi à l’écart, comme ils l’ont toujours fait depuis le début de l’affaire.

Si ces restes humains s’avèrent bel et bien être ceux de l’infirmière, âgée de 33 ans au moment de sa disparition, sa famille va pouvoir, enfin, lui donner une sépulture, cinq ans et huit mois après sa mort. Me Laurent Boguet, avocat des deux enfants du couple Jubillar, s’est « soulagé de pouvoir [leur] annoncer qu’on n’a pas grand-chose à leur rendre, mais c’est quand même très important ». « Ça leur permet d’organiser un travail de deuil, de prévoir une sépulture digne de ce nom à leur maman. » « Il faut attendre une identification formelle », rappelle toutefois Me de Caunes.

Cette absence de corps comme d’aveux, la cour d’assises du Tarn l’avait relevée, le 17 octobre dernier, au moment de condamner Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion criminelle. « Il n’a donné aucune information sur l’endroit où se trouve le corps de son épouse, privant la famille de cette dernière d’un lieu de recueillement », avaient écrit les jurés dans leur verdict. Il y a quelques jours, c’est cette raison qui a été mise en avant par les nouveaux avocats de l’accusé pour expliquer son revirement, et ses aveux avant son procès en appel.

« Je suis convaincue que c’est Cédric Jubillar qui a tué Delphine »

Au cours du procès qui s’est tenu à Albi l’automne dernier, les trois membres de la fratrie de Delphine Aussaguel avaient pointé le comportement « violent » de Cédric Jubillar à l’encontre de son fils aîné, Louis, 11 ans. Envers son épouse, toutefois, aucun témoignage n’a jamais fait état de violences physiques, mais des pressions psychologiques ont été évoquées. « J’ai toujours fait tout ce que j’ai pu pour elle et mes enfants », avait déclaré Cédric Jubillar lors de son interrogatoire, tout en concédant qu’il n'était « pas le mari parfait », mais en assurant : « Je ne l’ai pas tuée, c’est une certitude. »

Pas de quoi convaincre, loin s’en faut, l’une des plus anciennes amies de Delphine Jubillar qui avait affiché à la barre sa « profonde certitude que Cédric a assassiné Delphine de ses mains ». « Elle n’imaginait pas la dangerosité de son mari qui l’épiait tous les jours », avait-elle précisé. Quant à la belle-soeur de la jeune femme, elle s’est montrée tout aussi catégorique. « Je suis convaincue que c’est Cédric Jubillar qui a tué Delphine », a-t-elle dit. « J’en suis sûre. »

Durant les quatre semaines d’audience, le plaquiste de 38 ans avait clamé son innocence, malgré de nombreux éléments à charge. Mais il était incapable d’expliquer sa disparition soudaine. « Elle est peut-être partie, on sait pas », avait-il lâché. « Ce qui est sûr, c’est que moi je lui ai rien fait à Delphine. » Un positionnement qui lui a valu cher, puisque les jurés en ont conclu que l’accusé « n’a pas pris la mesure de la gravité de ses actes, ni encore des raisons de son passage à l’acte. Il n’a exprimé aucun remords, restant autocentré sans aucune remise en question ».

3919 – Violences femmes info

Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violences. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.

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Publié le 16.07.2026 à 20:58

Isère. « Apocalyptique » : un blessé léger et de nombreux dégâts sur les voitures après un violent orage

Une dizaine de minutes « apocalyptiques ». C’est ce que décrivent des habitants de Chasse-sur-Rhône après l’impressionnant orage de grêle qui s’est abattu sur leur commune peu avant 19 heures. « J’ai eu très peur. J’étais dans la véranda avec ma fille et c’était impressionnant », détaille Monika qui décrit, avec son époux, des « grêlons de la taille de petites balles de golf ». Bilan, pour le couple, des gouttières perforées par la grêle et surtout « une voiture bien bosselée ». « J’espère que les tuiles vont bien », s’inquiète la jeune mère de famille.

Le département avait été placé en vigilance orange aux orages ce jeudi.

Des grêlons à Seyssuel et Chuzelles

« On n’a rien compris. Ça montait noir du côté du Lyonnais, et c’est arrivé d’un coup. De la grêle et du vent, puis un énorme coup de tonnerre. Ça a duré au moins 10 minutes », détaille Sylvia Brunel, une autre habitante de Chasse-sur-Rhône. Elle aussi décrit des grêlons, de la taille d’une balle de ping-pong, qui ont cassé un phare de sa voiture et laissé de nombreux impacts sur le capot de cette dernière et haché menu les feuilles de ses arbres.

Des grêlons de taille importante ont été également constatés à Seyssuel et Chuzelles, notamment.

« L’orage est arrivé d’un coup d’un seul vers 18 h 30. Il y a eu trois ou quatre minutes avec de gros grêlons qui sont tombés, ensuite de la pluie et cinq minutes après il faisait soleil, témoigne Pierre-Mikael Janin qui habite Chuzelles. On n’a jamais vu un orage aussi fort ».

Carrosserie des voitures abîmée et vitres cassées

Malgré la brièveté de l’averse, il déplore des dégâts. « La carrosserie des voitures est abîmée, les vitres des voitures des voisins sont cassées et mon avancée de toit en plexiglas est détruite ». Un orage très localisé. « Mes parents qui habitent sur les hauteurs de Chuzelles n’ont rien eu », rapporte-t-il.

À Estrablin, une ligne électrique est tombée sur la chaussée, dans le centre-ville, privant de courant plusieurs dizaines de foyers. Les agents d’Enedis sont sur place afin de procéder à un premier diagnostic et aux premières réparations. Environ 90 foyers n’avaient plus d‘électricité. Enedis devrait pouvoir la rétablir aux alentours d’une heure du matin avec l’installation de deux groupes électrogènes. En attendant, une déviation a été mise en place.

Blessé par la chute d’un arbre

Cette super cellule qui avait d’abord durement frappé le département de la Loire s’est ensuite dirigée sur le secteur d’Heyrieux.

« Toutes les feuilles sont au sol », raconte Émilie qui était sur la route lorsque ça s’est produit. Sur les hauteurs de la commune, Gisèle, elle, a vu que ça se couvrait rapidement. « Il y a d’abord eu de la pluie d’un coup puis j’ai entendu du bruit, c’était les grêlons. » Elle n’a alors pas hésité une seule seconde et a fermé tous ses volets rapidement « pour que ça ne casse pas mes vitres ! » Les grêlons, de la taille d’un bigarreau, n’ont pas fait de dégâts chez cette retraitée mais « ont haché les feuilles ».

Le phénomène s’est ensuite évacué vers Villefontaine et La Verpillière. À Villefontaine, un homme a été très légèrement blessé par la chute d’un arbre, alors qu’il évoluait sur un petit chemin derrière l’école du quartier du Mas de la Raz. Pris en charge par les sapeurs-pompiers, il devrait être transporté à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu. Par mesure de sécurité, l’accès au chemin doit être fermé.

Plusieurs coupures de courants recensés

« Les conteneurs ont été propulsés à 30 mètres sur la route », témoigne une habitante La Verpillière. Elle évoque un épisode « super violent ».

Par ailleurs, plusieurs coupures de courant impactent les communes de Diémoz, Villefontaine et Saint-Quentin-Fallavier, dues à un incident survenu sur un poste source privant d‘électricité 5 000 clients au plus fort du pic. À 20 h 30, il restait 500 clients coupés selon Enedis qui précise que « nos équipes sont pleinement mobilisées ». Le rétablissement est prévu d’ici 21 h 30. À Saint-Quentin-Fallavier, plusieurs lignes électriques ont été endomagées dont même des poteaux en bois qui ont été littérallement sectionnés.

La ville de Saint-Quentin-Fallavier annonce avoir déclenché son plan de sauvegarde, détaillant que de nombreuses routes sont coupées en raison d'arbres, notamment autour de l'étang de Fallavier.

Des toitures ont également été endommagées, avec des tuiles envolées. Face à cette situation, une cellule de crise est ouverte. Ainsi, le gymnase du Loup, impasse de la Piscine, est ouvert pour les sinistrés. Du café, du thé et des repas sont distribués. La Croix rouge est également mobilisée afin d'installer si nécessaire des lits pour la nuit. En cas d'urgence vous pouvez appeler le 04 74 95 59 86. 

Dans la commune voisine de La Verpillière, le Jardin de ville est strictement interdit au public à cause des arbres tombés et des poteaux électriques arrachés. La commune annonce également que le chemin d'accès au centre de loisirs de la Ferme Joly est inaccessible. Le centre sera fermé toute la journée ce vendredi 17 juillet. L'accueil des enfants sera transféré à l'école Jean Moulin, aux horaires habituels.

Enfin, un deuxième orage, tard dans la soirée de ce jeudi, a également traversé le Nord-Isère. Le chanteur Mika, qui était en concert au Théâtre antique de Vienne, a dû écourter son show pour la sécurité de tous.

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