Publié le 18.02.2026 à 18:16

« J’ai ce poids sur le cœur. Il y a trop de morts en ce moment. » L’expert-nivologue Alain Duclos a longtemps regardé les avalanches avec l’œil et la curiosité d’un passionné. Depuis près de 40 ans, il se consacre à ces phénomènes naturels, les analyse, les décrypte et les signale sur son site...
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Publié le 18.02.2026 à 23:44
Neuf personnes ont été interpellées mardi et deux autres ce mercredi dans l'enquête sur la mort, samedi à Lyon, d'un jeune militant identitaire, Quentin Deranque, 23 ans. Il est décédé deux jours après avoir été roué de coups en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Parmi les interpellés, huit hommes, dont deux assistants parlementaires et un stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, et trois femmes, pour la plupart âgés d'une vingtaine d'années. Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Sur le plan politique, la France insoumise est sous le feu des critiques, accusée par la quasi-totalité de ses opposants d'avoir contribué à une forme de violence verbale dans le débat public, menant à la violence physique.
Revivez l'évolution de la situation :
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
23:43
Merci d'avoir suivi l'évolution de la situation en notre compagnie. A bientôt sur notre site.
23:43
Deux nouvelles interpellations près de Lyon. Un couple a été arrêté mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Onze personnes sont désormais entendues par les enquêteurs. Une « bataille rangée » s'était déclarée entre « membres de l'ultragauche et de l'ultradroite », selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle le jeune homme de 23 ans s'était retrouvé isolé.
Les gardes à vue sont prolongées. Les gardes à vue des neuf personnes interpellées mardi sont prolongées de 24 heures, a annoncé le parquet de Lyon.
Parmi ces suspects figurent trois proches de Raphaël Arnault. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire, ainsi qu'un second assistant parlementaire et un ancien stagiaire du député LFI, selon des sources proches de l'enquête, relançant le volet politique de l'affaire.
Jacques-Élie Favrot est « dévasté » mais « reconnaît des violences ». Selon l'avocat du collaborateur de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot « a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, en tous les cas la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque ». Me Bertrand Sayn, qui a précisé que pour M. Favrot, « il ne s’agissait en aucun cas d’un guet-apens ».
Une minute de silence observée au Sénat. « Le lynchage à mort de Quentin Deranque, nous a tous horrifiés, j'ai avec vous une pensée à ces proches. Comment ce qui doit rester dans le cadre du débat d'idée doit conduire à une telle tragédie ? », s'est interrogé le président du Sénat, Gérard Larcher.
Des vives tensions politiques. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi LFI à « exclure » Raphaël Arnault de son groupe de députés. En retour, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a accusé le gouvernement de montrer un « mépris absolu de la séparation des pouvoirs » et affirmé que le député Insoumis n'était « absolument pas concerné par l'enquête en cours ».
Le siège de LFI à Paris « évacué suite à une menace à la bombe ». Le siège national de LFI à Paris a dû être brièvement évacué mercredi en raison d'une alerte à la bombe et plusieurs candidats aux municipales se disent violemment pris à partie sur le terrain et les réseaux sociaux.
23:07
La députée et candidate de La France Insoumise aux élections municipales de Rennes, Marie Mesmeur, a dénoncé mercredi des inscriptions menaçant de mort des militants LFI découvertes à l'université Rennes 2. Ces inscriptions visent son suppléant et une candidate de la liste menée par Marie Mesmeur pour les élections municipales, indique la députée dans un communiqué.
Une autre inscription, « justice pour Quentin », fait référence au décès du militant nationaliste Quentin Deranque. Une croix gammée a également été dessinée, selon des photos jointes au communiqué. « Ces faits constituent des menaces de mort explicites et doivent être pris avec le plus grand sérieux au regard du climat politique actuel », relève la députée d'Ille-et-Vilaine, qui indique avoir fait un signalement au procureur de la République de Rennes en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale.
22:26
Un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque s'est tenu mercredi soir sur le parvis d'une église de Nantes, peu après un « contre-rassemblement » antifasciste dans un autre quartier de la ville, rapidement interrompu par les forces de l'ordre.
La préfecture de Loire-Atlantique avait interdit plus tôt dans la journée toute manifestation jusqu'à jeudi dans un périmètre - n'incluant pas le lieu de l'hommage - pour éviter d'après elle des heurts entre les participants et des contre-manifestants antifascistes.
Face à la basilique Saint-Donatien, près d'une statue de Jeanne d'Arc, au moins 150 personnes ont rendu hommage à Quentin Deranque à l'appel du collectif d'extrême droite Némésis. Une minute de silence a été observée, avant une prière menée par un abbé de la chapelle traditionaliste nantaise du Christ Roi.
21:07
Marine Tondelier, présidente des Ecologistes, déplore que le « meurtre de Quentin D. est un drame ». « Notre mouvement politique a toujours prôné la non-violence. Nous ne défendrons donc jamais l'action violente contre les personnes, même en réponse à nos adversaires politiques », souligne-t-elle.
« Je réitère notre confiance envers la justice pour établir les responsabilités dans cette affaire. À ce jour, l'enquête ne fait que commencer et les principes fondamentaux de notre droit doivent être respectés. Or, ils sont piétinés depuis plusieurs jours par une grande partie de la classe politique et médiatique, qui a décidé d'instrumentaliser cette affaire pour poursuivre une entreprise sidérante d'inversion des valeurs », juge la patronne des Ecologistes.
« La manière dont la France Insoumise, en tant qu’organisation politique, est désignée comme principale responsable du climat de violence, n’est pas conforme à la réalité des faits. On peut déplorer, réfuter voire condamner politiquement la stratégie dite de « populisme de gauche » revendiquée par la France insoumise - c’est mon cas. Elle ne saurait pour autant être considérée à égalité avec les idéologies et les pratiques des mouvements d’extrême droite. »
21:00
Un rassemblement organisé par l'Action française, mouvement d'extrême-droite nationaliste et royaliste, a réuni une centaine de personnes à Lille, selon BFMTV. La manifestation s'est déroulée dans le calme, avec un important dispositif policier.
20:01
Comme elle l'avait fait pour Jacques-Elie Favrot lundi, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet annonce sur X ce mercredi soir que « compte tenu du placement en garde à vue de M. Robin C., connu sous le nom de Robin Michel en sa qualité de collaborateur du député Raphaël Arnault », elle a « évidemment suspendu ses droits d’accès à l’Assemblée nationale ». « Toute autre mesure ne peut être prise à son encontre que par son député-employeur », poursuit-elle.
19:49
Selon l'avocat de Jacques-Élie Favrot - collaborateur de Raphaël Arnault -, cité par BFM TV, son client est « dévasté ». Il « reconnaît des violences » contre Quentin Deranque jeudi dernier, mais pas son « meurtre ».
19:30
Une conférence de Rima Hassan programmée par le syndicat FSU le 27 février à l'École normale supérieure de Paris-Saclay a été annulée, rapporte la direction de l'école.
« La conférence initialement prévue sur le plateau de Saclay à l’initiative du syndicat des personnels FSU, représentatif de l’ENS Paris-Saclay, a été annulée à la suite des événements récents survenus à Lyon », indique le service communication de l'ENS confirmant une information de BFMTV.
« Le syndicat a informé la présidence de l’établissement de cette décision et l’ensemble de l’École agit dans le dialogue pour assurer la sérénité des débats et la sécurité des étudiants et du personnel », précise mercredi l'ENS.
Sur X, Rima Hassan a indiqué la conférence était « décalée », sans donner de date.
19:03
Les gardes à vue des neuf personnes interpellées mardi sont prolongées de 24 heures, annonce le parquet de Lyon dans un communiqué. Deux autres personnes ont été interpellées ce matin.
« Sur les onze personnes interpellées, sept d’entre elles sont actuellement placées en garde à vue pour les chefs d’homicide volontaire, violences aggravées de trois circonstances avec ITT inférieure à 8 jours et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement. Les quatre autres personnes gardées à vue, le sont, du chef de mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches ».
18:29
L'autorisation d'une marche samedi à Lyon en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque est « en phase d'évaluation » des risques sécuritaires, selon la préfecture du Rhône.
L'une de ses co-organisatrices, Aliette Espieux, espère la présence de « 2.000 à 3.000 personnes » pour « une marche d'hommage », mais pas « pour en découdre » ou mener « une campagne électorale ». Elle explique avoir déposé une déclaration préalable pour marcher à partir de 15 heures jusqu'« aux lieux du crime », une rue résidentielle en bordure de voie ferrée où le jeune homme a été roué de coups.
Les services de police et préfectoraux sont en train d'évaluer les menaces éventuelles pesant sur la sécurité « des participants et des habitants » et n'ont délivré ni interdiction ni autorisation à ce stade. Ils s'intéressent notamment aux nombreux appels sur les réseaux sociaux de groupes qui pourraient se greffer ou même se « désolidariser » de la marche d'hommage avec un parcours alternatif. Ces appels proviennent de groupes d'ultradroite comme d'ultragauche, y compris de l'étranger.
18:05
Sur X, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni affirme que la mort de Quentin Deranque « agressé par des groupes liés à l'extrémisme de gauche et emporté par un climat de haine idéologique qui touche plusieurs nations, est une blessure pour toute l'Europe ». « Lorsque la haine et la violence se substituent au dialogue, la démocratie est toujours perdante », poursuit-il.
17:53
En juin 2025, le Conseil des ministres avait prononcé la dissolution de La Jeune Garde. Le décret du 12 juin affirmait que « sous couvert d'organiser la défense de ses membres, le groupement provoque à des agissements violents contre les personnes, en vue d'affrontements avec les groupes adverses d'ultra-droite ; qu'à cette fin, il organise au profit de ses membres des entrainement aux sports de combat et au "combat de rue" ; qu'il galvanise ses membres grâce au recours à un vocabulaire provoquant ou légitimant la violence envers les groupes adverses ».
Ce mouvement « antifa » - au cœur des suspicions après la mort de Quentin Deranque - avait déposé un recours, soutenu notamment par La Ligue des droits de l'homme et le Gisti contre cette dissolution devant le Conseil d'Etat. Celui-ci devait être examiné mercredi dernier par la plus haute juridiction administrative, mais l’audience a été reportée sine die.
17:32
Sur son blog, le patron du PS, Olivier Faure compare La Jeune Garde à une « milice » : « Aucun parti ne peut accepter le compagnonnage, même lointain, de ce type d’organisation, qu’elle s’appelle La jeune garde, Génération identitaire ou l’Action française. Aucun parti ne peut encourager ces organisations, publiquement ou mezzo voce, à devenir des milices pour se défendre de ses adversaires politiques », écrit-il.
« L’incapacité de la France insoumise à reconnaître qu’elle a fait fausse route en se liant à un groupe dont certains de ses membres ont été condamnés pour violences volontaires en réunion aboutit à cette insupportable inversion : l’antifascisme serait le nouveau fascisme (...) On ne combat pas l’extrême droite en donnant le sentiment de partager ses armes ».
16:41
Selon Le Parisien et BFM TV, un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault fait partie des onze interpellés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Robin C., âgé de 24 ans, est soupçonné d'avoir hébergé et porté assistance à un autre des interpellés, Adrian B., qui pourrait être lié au drame.
Robin C. aurait été embauché à l'Assemblée sous le pseudonyme de Robin Michel, qui figure parmi les quatre collaborateurs parlementaires recensés sur la fiche de Raphaël Arnault sur le site de l'Assemblée nationale.
16:15
Dans une conférence de presse intitulée « Le sursaut face à l'extrême gauche », le président du RN Jordan Bardella, estime que « l'extrême gauche à tué ce week-end » et que « La Jeune Garde est le bras armé de LFI, à qui elle fournit militants et futurs cadres ». Il réclame sa dissolution effective alors que l'organisation a été dissoute par un décret du ministère de l'Intérieur mais, selon Bardella, a été recréée dans le collectif « Genération antifasciste ».
16:00
Devant les sénateurs, Gérald Darmanin a répété ses propos de la veille dans l'Assemblée nationale à propos de la mort de Quentin Deranque : « Ceux qui ont tué c'est l'extrême gauche, c'est l'ultragauche », a-t-il martelé. « Nous devons dire ici que jamais plus la gauche raisonnable, responsable, laïque, démocratique, ne s'allie avec LFI. Désormais, toute alliance politique avec la France insoumise qui n'a pas encore eu aujourd'hui des mots de compassion pour la famille de Quentin, et constaté que M.Mélenchon n'a toujours pas pris la mesure du drame, le relativisant », a-t-il insisté, évoquant les socialistes François Hollande et Jérôme Guedj ou encore Raphaël Glucksmann (Place Publique), qui refusent de s'allier à LFI.
15:44
Le sénateur indépendant Claude Malhuret a étrillé La France insoumise et ses « mensonges »au Sénat : « LFI est née dans la violence et soutient la violence. Il est plus que temps que la gauche coupe le lien avec une secte extrémiste, violente, antirépublicaine, communautariste et antisémite. Il en va de son honneur », a-t-il lancé. « L'extrémisme tue », a-t-il insisté.
15:42
Comme il l'avait fait mardi devant les députés, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a estimé devant les sénateurs que les tentatives de dissoudre des groupuscules violents ont échoué : « Je regrette que, lorsque j'ai porté la loi dans l'Hémicycle, il n'y a pas eu unanimité. Et aussi à droite, pour la voter alors qu'elle portait des mesures particulières pour dissoudre des associations religieuses, mais aussi d'ultradroite et d'ultragauche, nous aurions eu des dispositions juridiques depuis bien longtemps qui nous permettraient de dissoudre. »
15:09
« Le lynchage à mort de Quentin Deranque, nous a tous horrifiés, j'ai avec vous une pensée à ces proches. Comment ce qui doit rester dans le cadre du débat d'idée doit conduire à une telle tragédie ? », s'est interrogé le président du Sénat, Gérard Larcher.
« Notre démocratie et notre Parlement ne peuvent l'accepter. Notre République ne peut le tolérer », a-t-il ajouté, avant d'observer une minute de silence avec l'ensemble des sénateurs présents.
15:06
La préfecture de Loire-Atlantique interdit toute manifestation entre mercredi après-midi et jeudi à Nantes, alors qu'un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque est prévu par l'ultradroite ce mercredi soir. Une contre-manifestation est également annoncée par des militants antifascistes.
Un arrêté préfectoral interdit « toute manifestation dans un périmètre situé entre le quai Henri Barbusse et la rue de la Mitrie », une zone située dans le centre de Nantes, à partir de mercredi 15 heures jusqu'à jeudi 8 heures.
Il s'agit d'éviter « d'éventuels affrontements entre les participants au rassemblement déclaré intitulé "Hommage à Quentin" [...] susceptible de réunir certains profils issus de l’ultradroite, et les participants d’une contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste étudiante nantaise, non déclarée en préfecture », précise la préfecture. Les autorités mettent en avant « un contexte local marqué par des affrontements entre militants d’ultragauche et d’ultradroite ».
14:51
Elle fut longtemps très proche de Jean-Luc Mélenchon, avec son mari Alexis Corbière : Raquel Garrido (L'Après) était sur Sud Radio ce mercredi, et elle s'en est prise à son ancien mentor : « Je dis à la France insoumise, notamment à Jean-Luc Mélenchon :" tu fais n'importe quoi, tu as poussé une génération de jeunes à se mettre en danger". Maintenant, soit tu leur dis de se calmer, soit tu deviendras un problème pour toute la gauche », a-t-elle lâché, prônant « la paix civile ».
14:43
« Personne en démocratie ne devrait mourir pour ses idées ou pour avoir manifesté », affirment les Écologistes dans un communiqué, appelant au « recueillement », au « respect » et à « la dignité ».
Dépolorant « la déliquescence » du débat politique en France, le texte rappelle que « c’est à la justice, et à la justice seule, d’établir la vérité sur ce meurtre ». « Concernant les accusations portées contre "la Jeune Garde" ou d’anciens membres de "la Jeune Garde", les Écologistes condamnent toutes les violences politiques : si ces accusations étaient avérées, les Écologistes en tireraient toutes les conséquences », écrit le parti.
14:02
Éric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances, dit avoir reçu des menaces des morts depuis la mort de Quentin. Il affirme que plusieurs élus LFI ont pour leur part reçu des « colis », mais également « des menaces de mort explicites » a-t-il ajouté. « J'en ai moi-même reçues plusieurs. »
« Tout ça est absolument lié à la campagne de calomnies, de diffamation qu'a entamée l'extrême droite, qu'a relayé ensuite le gouvernement [...] et puis on même certains à gauche qui relaient, ce soit disant lien ou cette soit disante responsabilité qu'aurait la France Insoumise avec le meurtre du jeune Quentin. [...] J'ai peur que ça se termine très mal pour l'un d'entre nous et je mesure mes paroles », conclut-il.
13:05
Avec deux nouvelles arrestations ce mercredi, 11 suspects ont été interpellés et sont interrogés dans l’enquête pour « homicide volontaire » ouverte après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.
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12:40
Selon France Info, « deux femmes et un homme ont été interpellés mardi soir à Piégros-la-Clastre » (Drôme). L'homme, prénommé Dimitry, serait originaire de Lyon, il est soupçonné d'avoir été présent sur les lieux du crime jeudi 12 février. Il aurait été arrêté chez sa petite amie et sa belle-mère, qui ont également été interpellées : elles sont soupçonnées d'avoir apporté « une aide logistique ».
12:27
Le coordinateur national de la France insoumise (LFI) Manuel Bompard en appelle aux « pouvoirs publics » pour « garantir un débat démocratique digne et sain » dans un contexte de fortes tensions après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
« Je demande maintenant que les accusations (contre LFI), s'arrêtent, parce que, comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations ont ensuite des conséquences et conduisent un certain nombre de militants extrêmement dangereux à proférer des menaces, des intimidations, des attaques de permanences et de locaux », a expliqué M. Bompard devant la presse après une alerte à la bombe, finalement levée, au siège de La France insoumise à Paris.
12:01
La députée haut-savoyarde Anne-Cécile Violland (Horizons) est restée assise, mardi, lors de la minute de silence en hommage à Quentin Deranque. Malgré « la violence abjecte qu’a subie ce jeune homme, j’aimerais que notre Assemblée puisse partager la même indignation pour les femmes et enfants victimes de violence, qui meurent trop souvent dans une forme d’indifférence », a-t-elle expliqué à l’issue de la séance.
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11:16
Le siège de La France insoumise, à Paris, a été « évacué suite à une menace à la bombe », annonce le coordinateur national du parti Manuel Bompard.
Une alerte qui survient dans un climat de tension extrême, après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon en marge de la venue à Sciences-Po Lyon de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
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10:58
La présidente de l'Assemblée nationale était sur TF1 ce mercredi matin. « Dans quel monde vit-on ? », s'est-elle interrogée. Constatant « qu'un jeune est mort », elle déplore un « climat » qui « pousse nos jeunes vers la confrontation plutôt que vers le débat ».
« La responsabilité politique devrait être d'apaiser. Hier soir pourtant, Jean-Luc Mélenchon m'a fait huer en meeting. Dans quel monde vit-on ? », demande Yaël Braun-Pivet.
10:55
Onze personnes sont désormais entendues par les enquêteurs, dans le cadre de gardes à vue qui peuvent durer jusqu'à 48 heures. Sur les neuf personnes arrêtées mardi, six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir « apporté un soutien », selon une source proche du dossier.
Certains font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale.
10:37
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé mercredi à « un front commun » aux élections municipales contre La France insoumise, qui doit selon lui « répondre de ses actes » après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en particulier le député Raphaël Arnault dont il a souhaité la démission. « L'extrême gauche a tué » et « Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre », a déclaré M. Bardella sur CNews et Europe 1.
Il appelle à cette occasion « à mettre en place un cordon sanitaire » contre LFI, qui est à ses yeux « un mouvement politique aujourd'hui sorti totalement de la République ». Un mot d'ordre clairement lancé « en vue des futures élections municipales, présidentielle et législatives » : « Au second tour, je pense qu'il faut un front commun contre La France insoumise, si [elle] est en capacité de remporter des municipalités, donc effectivement un : "tout sauf La France insoumise" », a insisté le président du RN.
10:29
Fustigeant les propos de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ce mercredi matin, le coordinateur national de LFI Manuel Bompard juge qu'un « gouvernement illégitime prétend désormais décider de l'organisation des groupes politiques d'opposition ». Il rappelle que « Raphaël Arnault n’a aucune responsabilité dans le drame survenu à Lyon jeudi dernier et qu’il n’est absolument pas concerné par l’enquête en cours ». Son assistant parlementaire Jacques-Élie Favrot fait toutefois partie des 11 personnes interpellées jusqu'ici.
Maud Bregeon avait appelé LFI à « exclure au moins temporairement » le député et fondateur du groupuscule "La Jeune Garde" Raphaël Arnault de l'Assemblée nationale.
10:09
Un couple a été arrêté mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, ce qui porte à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier, annonce le procureur de Lyon.
L'homme, soupçonné d'avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l'avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête pour « homicide volontaire », a précisé Thierry Dran.
09:26
Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris, a mis en cause mercredi les députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024, dont son adversaire Emmanuel Grégoire, pour leurs liens avec "La Jeune Garde", au coeur des suspicions dans la mort de Quentin Deranque.
« Toute la gauche est concernée. Le Nouveau Front populaire [...], ils ont tous été élus avec le soutien de "La Jeune Garde". C'est sur leurs affiches et sur leur site. [...] Est-ce que quelqu'un a interrogé M. Grégoire si ça ne l'a pas gêné d'être élu? », a-t-elle interrogé au micro de RTL.
08:55
Invité sur BFMTV ce mercredi, l'ancien président de la République a été clair : « La relation avec La France insoumise est rompue ». Selon lui, « Jean-Luc Mélenchon ne sera pas présent au second tour de l'élection présidentielle » en 2027.
Interrogé sur le « ni-ni » - soit « ni-LFI, ni-RN », François Hollande estime que « ça ne se produira pas, même si c'est ce que veut installer Jean-Luc Mélenchon ».
08:39
L'ancien président de la République François Hollande estime qu'il y a « une double responsabilité de LFI » dans le drame de la mort de Quentin. « La première c'est depuis des mois d'entretenir [...] une espèce de brutalité permanente » dans le débat public. « Et la deuxième, c'est d'avoir accepté dans un parti supposé être dans l'arc républicain, d'avoir un lien avec un groupe, la Jeune Garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode », détaille-t-il.
« Il n'est pas possible que dans la République il puisse y avoir des combats de rue qui dégénèrent », a encore déclaré François Hollande. « S'il est établi que des collaborateurs de Raphaël Arnault sont mis en cause, il devra en tirer toutes les conséquences », a-t-il conclu.
08:06
« Je ne peux pas démettre un député de ses fonctions », assène Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, sur TF1, interrogée sur Raphaël Arnault.
« Les responsables politiques doivent appeler au calme, à l'apaisement, à la non-violence », poursuit-elle, pointant du doigt Jean-Luc Mélenchon, qui « ne prononce pas des mots d'apaisement ».
Pour Yaël Braun-Pivet, il était par ailleurs « indispensable » d'« interrompre » le contrat de l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés hier.
07:53
Sur Franceinfo, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à La France insoumise d'exclure, au moins « temporairement », le député Raphaël Arnault de son groupe à l'Assemblée nationale après l'interpellation de son assistant parlementaire dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque.
« La France insoumise a assumé des liens avec la Jeune Garde (...). On arrive à un grand moment de clarification. La France Insoumise doit faire le ménage dans ses rangs et moi j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l'exclure temporairement pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence », a-t-elle dit sur franceinfo.
Jugeant que les Français ont « toutes et tous une responsabilité » quand ils votent pour les Insoumis, elle a appelé à ce qu'il n'y ait « plus jamais un député LFI au sein de l'Assemblée nationale ». Les responsables LFI « contreviennent en tout état de cause aux valeurs de la République quand ils font ce type de choix et qu'ils portent ce type de discours ».
« L'enquête avance et c'est une bonne chose pour la famille de Quentin, pour ses proches », affirme-t-elle.
07:30
Voici ce que l'on sait pour l'heure du déroulé des événements, en l’état actuel des investigations .
06:54
Figure de la Jeune Garde, le député LFI Raphaël Arnault cristallise les critiques, en raison de son rôle charnière entre le mouvement antifasciste contesté et La France insoumise. Un de ses collaborateurs parlementaires, Jacques-Elie Favrot, fait partie des suspects, liés à l'ultragauche, arrêtés hier. Rapidement, le député du Vaucluse a annoncé avoir engagé une procédure pour « mettre fin » à son contrat.
« Nous avons fréquenté, et nous nous sommes délibérément rapprochés de la Jeune Garde », a reconnu mardi soir Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence devant des militants LFI, en qualifiant Raphaël Arnault de « bon député, travailleur », qui fait « honneur » à La France insoumise.
Le leader des Insoumis a raconté avoir pu observer, à un camp d'été du mouvement antifasciste où il avait été invité, « un groupe qui, dans une discipline parfaite, étudiait, travaillait, élevait son niveau de conscience collective ».
« Des divergences souvent nous séparent. Nous n'approuvons pas la violence », a-t-il cependant noté.
Plus tôt dans la journée, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot avait estimé que si d'anciens membres de ce groupe étaient responsables de l'agression, ils devaient « être punis ».
06:45
Une vidéo précédant le lynchage mortel de Quentin que s’est procuré Le Progrès met à mal les déclarations de membres de l’extrême droite, qui avaient notamment prétendu qu'aucune rixe n'avait eu lieu avant la mort de Quentin.
06:40
Raphaël Arnault lâche son collaborateur interpellé. Le député LFI et cofondateur du mouvement antifasciste "La Jeune Garde" Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour « mettre fin » au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés.
Le nouveau bilan fait état de neuf interpellations. Deux nouveaux suspects ont été interpellés dans l'enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, portant à neuf le total (7 hommes, 2 femmes).
Une marche d'hommage annoncée samedi à Lyon. Une marche d'hommage à Quentin est annoncée samedi après-midi à Lyon, au départ de la place Jean Jaurès, selon les organisateurs sur Instagram.
« Il est temps que vous fassiez le ménage », lance Sébastien Lecornu à LFI. « Il est temps que vous fassiez le ménage, dans vos propos, dans vos idées, et surtout dans vos rangs ! », a déclaré le Premier ministre.
Publié le 18.02.2026 à 23:13

Il est l'un des derniers à être auditionné par les enquêteurs. Pedrag travaillait au bar Le Constellation à Crans-Montana la nuit du 31 décembre 2025, avant que l'incendie ne ravage l'établissement, causant la mort de 41 personnes. Il est sorti de l'hôpital récemment, et conserve des traces de brûlures au visage et aux mains.
D'après BFMTV, le jeune homme a expliqué aux enquêteurs qu'il était un des deux videurs le soir du Nouvel An, avec son collègue Stefan, décédé dans l'incendie. Il a affirmé qu'il n'avait pas reçu de formation en matière de sécurité et ne portait d'ailleurs pas de brassard sécurité ce soir-là. Selon BFMTV, il est en fait menuisier et assurait un « extra » pour l'entreprise de sécurité qui emploie Stefan. Le patron de cette dernière est un ami de Pedrag.
Son rôle était de vérifier les cartes d'identité des clients. Il aurait déclaré qu'il devait être payé en espèces par Jacques Moretti, qui devait lui rédiger un contrat le soir-même. Selon La Repubblica, le nombre exact d'agents présents dans le bar n'était pas clair, un seul contrat ayant été établi.
L'agence de presse italienne Ansa a indiqué que Pedrag avait surtout mis en cause Jessica Moretti dans son audition, évoquant une consigne donnée par la patronne aux employés sur la fermeture de deux portes de sécurité : « Ils ont dit que les portes devaient rester fermées. » Selon lui, les propriétaires voulaient éviter de voir des clients « partir sans payer ».
Des déclarations en opposition à la défense de Jessica Moretti et Jacques Moretti. Ces derniers avaient assuré en janvier que le cuisinier avait verrouillé la porte de service derrière laquelle plusieurs victimes, prises au piège, sont décédées. Et ce alors qu'ils avaient donné la consigne de ne jamais fermer cette porte. « Après le drame, on a su qu’un employé […] aurait amené des glaçons au Constellation et, sans comprendre pourquoi, a fermé le loquet qu’il y a en haut de la porte », a pointé Jacques Moretti. Le cuisinier a contesté cette version : « Je n’étais pas en service, à ce moment précis, on m’a demandé un coup de main, je l’ai fait. » « Pendant que j’étais sur place, un client m’a demandé de sortir par une porte côté bar, je n’ai pas réussi à ouvrir le verrou qui était à bout de bras (environ à deux mètres du sol). Je n’ai donc pas fermé une porte déjà fermée », se défend-il.
Le couple de gérants ont été entendus à trois reprises depuis l'ouverture de l'enquête pénale les visant. Leurs auditions doivent reprendre à des dates ultérieures encore inconnues. L'enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires français et les responsabilités, la commune ayant déjà reconnu l'absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019 alors qu'ils doivent être effectués tous les ans.
Jessica et Jacques Moretti, les propriétaires du bar Le Constellation dont l'incendie a fait 41 morts et 115 blessés la nuit de la Saint-Sylvestre, font l'objet d'une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ».
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