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Dauphiné Libéré


Publié le 23.02.2026 à 19:22

Jeux olympiques d'hiver. Les champions sont arrivés dans la Halle olympique, le drapeau est présenté... Jour de fête à Albertville !

Ce lundi soir, tous les regards sont tournés vers Albertville, la Savoie et les Alpes françaises. Exactement comme il y a 34 ans. Et comme dans quatre ans. 

La cité savoyarde, qui avait accueilli les derniers Jeux olympiques d’hiver en France en 1992, va vivre un lundi de fête et de célébrations en tous genres.

Au programme : un défilé et une célébration de la délégation française olympique revenue des Jeux de Milan-Cortina, la passation avec l’équipe de France paralympique. Puis le déploiement du drapeau olympique au parc olympique, suivi d'un spectacle son et lumière autour du mât olympique et d'un concert animé par les rappeurs toulousains Bigflo & Oli et le DJ Charles B.

Les temps forts

Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.

  • 19:22

    Le drapeau olympique est arrivée dans la Halle !

  • 19h17

    Passation entre les athlètes olympiques et les athlètes paralympiques qui seront en lice à partir du 9 mars. Marie Bochet et Marie Amélie Le Fur sont sur la scène.

    Photo Guillaume Armand
    Photo Guillaume Armand
  • 19:16

    Tous les champions réunis sur la scène de la Halle olympique

    Photo Guillaume Armand
    Photo Guillaume Armand
  • 19:04

    Une Marseillaise est entonnée par tous les athlètes et la Halle olympique !

  • 19:03

    Les biathlètes arrivent !

    Les biathlètes à la fête ! Ovation pour les médaillés olympiques de l'équipe de France de biathlon.

    Photo Guillaume Armand
    Photo Guillaume Armand
  • 18:52

    Les athlètes de ski de fond vont bientôt faire leur entrée dans la Halle olympique

    Photo Guillaume Armand
    Photo Guillaume Armand

    Dans les coulisses, les athlètes de l'équipe de France de ski de fond attendent de rentrer dans l'ambiance de feu de la Halle olympique.

  • Gros succès à l'applaudimètre pour Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron

    Les champions olympiques de patinage artistique, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron, ont pu mesurer leur popularité face au public de la Halle olympique.

  • Vidéo

    1992, 2026, 2030 : le regard de Michel Barnier sur les JO

  • 18:32

    Les bénévoles et athlètes des JO 92 sont montés sur la scène de la Halle olympique

  • En images

    Les spectateurs garnissent la salle et prennent place devant le podium « France »

  • 18:15

    Les danseurs prennent possession de la scène

    Sur la scène de la Halle olympique, les danseurs de l’école albertvilloise M’Fit Dance mettent l’ambiance avec un show tout en paillettes.

    Dans le même temps, le public entonne la chanson "Dans les yeux d'Emilie" de Joe Dassin.

  • Manifestation

    Une centaine de personnes devant la gare d'Albertville contre les JO 2030

    Près de 100 manifestants se sont retrouvés, ce lundi après-midi devant la gare d’Albertville, pour clamer leur opposition aux JO de 2030 dans les Alpes françaises. « La flamme est déjà éteinte, elle ne se rallumera pas », pouvait-on notamment lire sur une banderole. Cette “délégation” du Comité insoutenable olympique s’est regroupée symboliquement pour célébrer l’arrivée du drapeau “Olympicsou”. Les manifestants ont été rejoints par des membres de l’association France Palestine Solidarité.

    Photo Claude Besenval
    Photo Claude Besenval
  • 17:47

    La Halle olympique se remplit et l'ambiance monte ! Un podium « France » a été monté sur scène.

  • 17:28

    Edgar Grospiron, président du COJOP Alpes françaises 2030, débriefe avec le biathlète Émilien Jacquelin à la sortie de la mairie d'Albertville.

    Photo Robin Charbonnier
    Photo Robin Charbonnier
  • Témoignages

    Les spectateurs continuent de rentrer dans la Halle olympique

    Julie et Claudette sont venues de Lescheraines pour féliciter la biathlète Océane Michelon, triple médaillée à Milan Cortina. La championne olympique savoyarde sera fêtée dans son village ce mercredi 25 février.

    Photo Jérémy Pena
    Photo Jérémy Pena

    Gérard, Marie-Pierre, Jean-Louis, Michel et Jean-Pierre étaient membres du comité d’organisation des jeux de 92 au service des équipements et des sports.
    Pour eux, c’est une immense joie et fierté de se retrouver tous ensemble ici à Albertville.

    Photo Joséphine Bacquaert
    Photo Joséphine Bacquaert
  • 17:08

    Sébastien Lecornu réaffirme son soutien aux JO 2030

    Sébastien Lecornu a apporté son soutien total aux JO de 2030 : « L'aventure olympique est lancée. Si je suis là, c'est qu'on y croit avec l'envie de réussir. Laissons les dépressifs et les mauvais coucheurs de côté et tirons tous dans le même sens ».

    Photo Louise Raymond
    Photo Louise Raymond
  • Témoignages

    Les premières personnes commencent à entrer dans la Halle olympique


    Olivier et Isabelle sont venus de Saint-Maximin en Isère. Amoureux de sport, ils ont regardé pendant 15 jours les Jeux Olympiques de Milan-Cortina. « Les jeux représentent nos beaux athlètes avec des performances incroyables. »

    Photo Joséphine Bacquaert
    Photo Joséphine Bacquaert

    Anthony, 12 ans, a suivi assidûment les JO de Milan. Pour cette cérémonie, il est venu accompagné de sa maman, Anne-Marie, elle qui avait 14 ans lors des JO de 1992. Anthony, lui, aura 16 ans en 2030...

    Photo Jérémy Pena
    Photo Jérémy Pena
  • 17:07

    Les deux présidents de Region ont pris une photo avec une partie des médaillés français

    Photo Stéphane Pulze
    Photo Stéphane Pulze
  • 17:03

    Laurent Wauquiez : « Un rêve devenu réalité » 

    Laurent Wauquiez, député, ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « On ramène la flamme à la maison. Jusqu'à présent, c'était un rêve. C'est désormais une réalité ».

    Photo Guillaume Armand
    Photo Guillaume Armand
  • 17:00

    Les portes de la Halle olympique viennent d'ouvrir ! Fin de l'attente pour la famille Bollet, de Chambéry,  papi, mamie et petits enfants. Antoine était guide pour un para athlète à Pyongyang.

    Photo Laurence Veuillen
    Photo Laurence Veuillen
  • 16:57

    Fabrice Pannekoucke : « À Albertville, il y a une véritable culture de l'olympisme »

    Fabrice Pannekoucke, président de la région AuRA : « Ici à Albertville, il y a une grande symbolique, une véritable culture de l'olympisme et pas qu'une question d'infrastructures ».

    Photo Louise Raymond
    Photo Louise Raymond
  • 16:53

    Renaud Muselier : « On va tout faire pour livrer en temps et en heure ces JO de 2030 »

    « Aujourd'hui on a une loi olympique, on a un budget équilibré, on a un Cojop qui est prêt. On va tout faire pour livrer en temps et en heure ces JO de 2030 », explique Renaud Muselier, président de la région Paca.

    Photo Louise Raymond
    Photo Louise Raymond
  • 16:50

    Le drapeau olympique présenté dans la mairie d'Albertville

    En mairie d'Albertville, Fabrice Pannekoucke, président de la region Auvergne-Rhône-Alpes, et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, présentent le drapeau olympique en présence de plusieurs champions des JO de Milan-Cortina.

    De son côté, Hervé Gaymard, président du Département de la Savoie, remercie Michel Barnier pour avoir « tracé la voie olympique en Savoie avec Jean-Claude Killy ».

    Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Cnosf, a exprimé son bonheur d'être à Albertville, « un temple de l'olympisme à la française ».

  • 16:47

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu,  arrive à la mairie d’Albertville où le drapeau olympique lui est présenté

  • 16:40

    Sébastien Lecornu : « Je sais déjà qu'on y arrivera pour 2030 même s'il existe toujours un fonds un peu dépressif dans ce pays »

    « Je sais déjà qu'on y arrivera pour 2030 même s'il existe toujours un fonds un peu dépressif dans ce pays », à déclaré Sébastien Lecornu en conclusion des échanges avec les athlètes. Le Premier ministre a fait référence aux critiques portant sur le comité d'organisation et ses turbulences.

  • 16:39

    Michel Barnier, co-organisateur des JO Albertville de 1992, devant la mairie d'Albertville pour recevoir le Premier ministre.

    Photo Robin Charbonnier
    Photo Robin Charbonnier
  • 16 : 26

    Le public se masse devant l'entrée

    Photo Jérémy Pena
    Photo Jérémy Pena

    Le public attend l'ouverture des portes à 16h45. Au total, 6 500 personnes seront présentes pour cette cérémonie de retour du drapeau olympique.

  • Snowboard

    Léa Casta : "Fier de cette médaille après un parcours compliqué"

    Léa Casta a obtenu le bronze en snowboard cross par équipes mixtes, elle revient sur la saveur de sa médaille.

  • 16:06

    Le manque d'une « place des médailles » aux JO de Milan

    Autour de Sébastien Lecornu, les huit athlètes débriefent sur l'expérience de Milan-Cortina. Tous saluent le nouveau modèle de ces JO d'hiver, avec des sites éclatés pour des Jeux "durables". Mais la question de la célébration des médaillés est posée en regrettant l'absence d'une véritable "place des médailles" pour bénéficier de la ferveur populaire. Des leçons à retenir pour les JO des Alpes françaises 2030.

  • Les bénévoles des Jeux d'Albertville 92 sont mobilisés aussi 

  • 15:52

    Sur les 160 athlètes de la délégation française (chiffre historique pour les JO d'hiver), 40 bénéficient d'un  contrat avec l'administration (police, armée, douanes), a rappelé la présidente du comité national olympique lors de l'échange entre des athlètes et le Premier ministre

  • 15:31

    Sébastien Lecornu accueille et échange avec les athlètes

    Le Premier ministre échange avec des athlètes français. Il est assis juste à côté du biathlète Quentin Fillon-Maillet qui tient ses quatre médailles olympiques, et Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique, à Albertville. Les aides de l’État en soutien de ces sportifs de haut-niveau doivent être abordées.
    En attendant Sébastien Lecornu, les athlètes ont discuté entre eux sur leur expérience aux JO.

    Guillaume Cizeron et Laurence Fournier-Beaudry, champions olympiques de danse sur glace, ont eu un échange privé en amont avec le chef du gouvernement.

    La ministre des Sports Marina Ferrari est aussi présente.

    Sébastien Lecornu, entouré de la ministre des Sports Marina Ferrari et  Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique, accueille les athlètes français. Photo Robin Charbonnier
    Sébastien Lecornu, entouré de la ministre des Sports Marina Ferrari et Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique, accueille les athlètes français. Photo Robin Charbonnier
  • Ski alpin

    Romane Miradoli : « La cérémonie d'ouverture, un moment hors du temps ! »

    Romane Miradoli, médaille d'argent en super-G en ski alpin, revient sur l'un des moments les plus forts de ces Jeux de Milan à ses yeux.

  • Patinage artistique

    Laurence Founier-Beaudry et Guillaume Cizeron : "On est tous inspiré par la perspective des JO 2030"

    Les patineurs Laurence Founier-Beaudry et Guillaume Cizeron ont hâte de célébrer leur médaille d'or avec le public français.

  • Ski de fond

    Hugo Lapalus : « On fait du sport pour vivre ces émotions »

    Hugo Lapalus, médaille d'argent sur le relais en ski de fond : « C'est forcément mon meilleur souvenir. Ce moment de partage. On fait du sport pour vivre ces émotions. Quand on peut les vivre tous ensemble, c'est chouette."

  • Ski alpinisme

    Emily Harrop : "On espère qu'on a fait vibrer du monde et que les gens ont envie de nous revoir"

    Emily Harrop, médaille d'or en relais mixte et médaille d'argent sur le sprint en ski alpinisme, est fière d’avoir représenté son sport pour la première fois aux JO.

    Licenciée à Courchevel, elle y sera célébrée, ce mercredi 25 février.

  • Ski alpinisme

    Thibault Anselmet : « Je viens d'un petit village de 250 habitants, je me suis construit là-bas. Je suis fier de ça, c'est en grande partie pour ça que je suis là aujourd'hui. »

    Thibault Anselmet, médaille d'or en relais mixte et le bronze en sprint en ski alpinisme :  « Je viens d'un petit village de 250 habitants (Bonneval-sur-Arc, NDLR), je me suis construit là-bas. Je suis fier de ça, c'est en grande partie pour ça que je suis là aujourd'hui. »

    Archives photos Tom Pham Van Suu
    Archives photos Tom Pham Van Suu
  • Vidéo

    Le fondeur isérois Mathis Desloges : "Gagner une médaille aux JO, c'est le Graal"

    Trois fois médaillé d'argent en ski de fond, l'Isérois Mathis Desloges confie sa préparation sur le rêve olympique, un "Graal pour tout sportif".

  • Vidéo

    Quentin Fillon Maillet : « J'ai abordé les Jeux de Milan en me disant de ne pas faire les mêmes erreurs qu'à Pékin »

    Français le plus médaillé aux Jeux olympiques hiver et été, avec neuf podiums, dont cinq titres (deux gagnés à Pékin en 2022, et trois remportés à Anterselva lors des Jeux de Milan-Cortina), Quentin Fillon Maillet revient sur sa préparation avant les Jeux italiens.

  • Biathlon

    Océane Michelon : « Si on m’avait dit que mon pire résultat c’était 5e, j’aurais signé tout de suite ! »

    Photo Bertrand Riotord
    Photo Bertrand Riotord

    Océane Michelon : « Si avant les Jeux, on m’avait dit que mon pire résultat c’était 5e, j’aurais signé tout de suite ! »

  • Biathlon

    Julia Simon : « On commence à se rendre compte de l'effervescence »

    Julia Simon, quatre fois médaillée aux JO de Milan-Cortina, dont 3 en or : "On commence à se rendre compte de l'effervescence. On commence à prendre conscience de tout ce qui se passe autour de nous en France. Ce n'est pas désagréable."

    Camille Bened, titrée sur le relais féminin : "2030 on n'y pense pas trop. On se projette surtout sur les trois prochaines semaines de Coupe du monde. Il va falloir se ressourcer et reprendre beaucoup de force."

  • Biathlon

    L'or sur l'épreuve par équipes, le meilleur souvenir des Jeux de Milan pour Fillon Maillet, Jacquelin et Perrot

    Photo Bertrand Riotord
    Photo Bertrand Riotord

    Les trois biathlètes sont unanimes : leur meilleur souvenir des JO de Milan-Cortina reste l'épreuve par équipes où ils sont allés chercher l'or olympique ensemble avec Fabien Claude

    « L'arrivée dans le stade, un moment inoubliable » confirme Éric Perrot. « La scène de liesse à l'arrivée restera à jamais gravée dans ma mémoire" ajoute Émilien Jacquelin.

    Quentin Fillon Maillet : « À Pékin il y a quatre ans, ce qui a manqué c'est le partage avec le public. On a pu le faire en Italie. Et le refaire ici à Albertville, c'est formidable. »

    Éric Perrot : « Je nourris, bien sûr, de grandes ambitions pour les Jeux de 2030 ».

  • 13:42

    Les athlètes échangent avec les médias

    Les premiers échanges avec les médias débutent au Base Camp Lodge, l'hôtel habituel des sportifs de haut niveau à Albertville. Près de 80 athlètes présents aux JO de Milan-Cortina sont attendus et une cinquantaine de personnes des différents staffs.

  • 13:38

    Sébastien Lecornu rencontre une partie de la délégation paralympique à Méribel

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Méribel, au restaurant « La ferme de mon grand père », pour déjeuner avec certains athlètes paralympiques français. 

    Parmi les athlètes présents : Arthur Bauchet, Lou Braz-Dagand, Jordan Broisin, Oscar Burnham, Perrine Claire, guide, Hyacinthe Deleplace, Gauthier de Tessieres, guide,  Victor Pierrel, Aurélie Richard, Jules Segers ainsi que cinq membres du staff paralympique.

    Le repas réunissait également Marina Ferrari, ministre des Sports, Vanina Nicoli, préfète de la Savoie, Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif, et Dimitri Grygowski, conseiller sports.

  • Instant nostalgie

    Quand les Jeux Olympiques d’Albertville inspiraient Renault pour des séries limitées !

    Photo Renault
    Photo Renault

    Nous sommes en 1992 et la France accueille les Jeux Olympiques d’hiver, à Albertville. Un événement au retentissement mondial, qui se déroule chez nous ! Une occasion unique pour Renault de marquer les mémoires en devenant partenaire de l’organisation.

    Le constructeur français ne va pas se contenter de prêter des voitures à l’organisation, il va créer des séries limitées « Olympique 92 » devenues de vraies raretés aujourd’hui.

  • En parallèle

    Les opposants vont organiser une contre-cérémonie

    Le collectif de citoyens opposé aux Jeux olympiques et paralympiques 2030 a décidé d’organiser un rassemblement symbolique, ce lundi à 16 heures, devant la gare d’Albertville. « L’épidémie de démissions au sein du comité d’organisation est symptomatique d’un projet bancal reposant sur un jeu d’équilibre politique et financier impossible à tenir, souligne le collectif. Une “délégation” du Comité insoutenable olympique sera donc présente pour célébrer l’arrivée du drapeau “Olympicsou”. »

    Pour les Écologistes de la Savoie, « les juridictions compétentes ont récemment donné raison aux associations environnementales, aux élus, et au collectif Citoyen JOP 2030 demandant l’organisation d’une véritable concertation du public, confirmant ainsi les manquements démocratiques dans la conduite du projet. » Ils rappellent que « d’autres avenirs sont possibles pour la montagne ».

  • Souvenirs

    Il y a 34 ans déjà, Albertville au centre du monde 

    Archives photo Le DL
    Archives photo Le DL

    Première info : il a toujours le pull. Et la deuxième : il peut encore l’enfiler. François-Cyrille Grange sourit. Il y a 34 ans, il gravissait, en tenue rouge et blanche, la tribune du stade olympique d’Albertville au côté d’un certain Michel Platini, pour allumer la flamme et lancer les Jeux de 1992. Du haut de ses 9 ans. Un jour dans une vie.

    Depuis, les années sont passées, et le pull n’a pas bougé : « Il était trop grand à l’époque, ma mère avait dû faire des ourlets. » 34 ans après, le gamin de Valloire n’a rien oublié, cette histoire, il l’a racontée des dizaines de fois. « Comme il n’y avait pas d’épreuves en Maurienne, ils avaient décidé de prendre un enfant de notre vallée pour allumer la flamme. Le maire de Valloire de l’époque connaissait très bien Michel Barnier. On a donc été tirés au sort, mon frère, un autre copain et moi. Et au final, ils m’ont choisi moi sur photo. » Lui et donc pas son frère, Jean-Baptiste, qui deviendra tout de même double champion du monde de slalom. « Il était un petit peu timide à l’époque. » C’est donc comme ça que François-Cyrille Grange s’est retrouvé, à 9 ans, à prendre la main et la foulée de Platoche aux yeux du monde. « Michel Platini, c’est plus la génération de mon père, il en était vraiment fan. Il y avait quand même un peu de stress de devoir monter toutes les marches avec lui. À cet âge-là, on ne se rend pas compte mais aujourd’hui, avec le recul, on se dit que c’était une chance incroyable. » 

  • Notre dossier

    JO de 2030 : les prochaines grandes étapes

    Le compte à rebours débute officiellement. Ce lundi, il restera 1439 jours jusqu’à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques des Alpes françaises 2030. Si l’engouement populaire doit être au rendez-vous à Albertville, au lendemain de la clôture de Milan-Cortina, de nombreuses étapes demeurent à franchir. Gourvernance fortement fragilisée, leçons à tirer de Milan-Cortina, une « vision » à livrer, acter la carte des sites, construire et rénover  : on fait le point. 

    >>> Notre dossier est à lire ici

  • 10:03

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu présent à la fête

    Archives photo Laurie Muscio
    Archives photo Laurie Muscio

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera présent à Albertville, à l’occasion de la fête organisée autour du retour du drapeau olympique et de la délégation française des Jeux de Milan Cortina.

    La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari sera également au rendez-vous aux côtés des deux présidents de Région, Fabrice Pannekoucke (Auvergne Rhône-Alpes) et Renaud Muselier (Provence-Alpes-Côte d’Azur) et de nombreuses personnalités à l’image d’Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique et sportif français, et de Michel Barnier, co-président du comité d’organisation des JO d’Albertville.

    En début d’après-midi, le Premier ministre rencontrera à Méribel les para-athlètes français en ski alpin, puis il sera invité à l’hôtel de ville d’Albertville, avant de rejoindre la Halle olympique pour les festivités qui débuteront à 17 heures.

  • L'image

    JO 2030 : Renaud Muselier et Fabrice Pannekoucke reçoivent le drapeau olympique

    Photo EBRA/Le Dauphiné Libéré/Bertrand Riotord
    Photo EBRA/Le Dauphiné Libéré/Bertrand Riotord

    C'était l'une des images de la cérémonie de clôture des Jeux de Milan-Cortina : les présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, et Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Musselier, ont reçu l'emblème des mains de la présidente du CIO, Kirsty Coventry, avant que ne retentisse une Marseillaise réorchestrée. 

    Pour voir les autres images de la soirée, cliquez ici.

  • 09:39

    Le programme des festivités

    Rendez-vous à la Halle olympique à 17 heures pour le coup d’envoi des festivités. Et des coups de cœur à répétition. Place aux champions d’hier et d’aujourd’hui, avec une partie de la délégation française, tout juste revenue de Milan-Cortina. Auréolée de son record de médailles, elle transmettra le flambeau à l’équipe de France paralympique. De quoi illuminer bien des regards…

    Un spectacle son et lumière... Puis Bigflo et Oli

    Archives photo Anouk Anglade
    Archives photo Anouk Anglade

    À 19 h 35, la suite s’écrira autour du mât olympique. Ce mât, qui avait été le cœur des cérémonies en 1992 et des spectacles chorégraphiés par Philippe Decouflé, s’habillera d’un son et lumière concocté par les magiciens des Allumeurs de rêves pour accueillir le drapeau olympique. Et ce sont les Chasseurs alpins qui le dérouleront. Les yeux des nostalgiques vont briller…

    La fête se poursuivra vers 20 h 40 à la Halle olympique et cette fois, ce sont les frères toulousains Bigflo et Oli qui promettent de mettre le feu, avant le DJ Charles B.

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Publié le 23.02.2026 à 17:00

Suisse. Incendie de Crans-Montana : un informaticien instable, des défaillances... les langues se délient

Que s'est-il passé à Crans-Montana, avant le dramatique incendie qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés le 1er janvier ? Chaque jour apporte son lot de révélations sur le drame survenu au bar Le Constellation. L'enquête, de plus en plus critiquée, vise surtout le couple de gérants, Jacques et Jessica Moretti. La mousse acoustique posée au plafond, aussi, et dont l'embrasement généralisé a piégé des dizaines de clients.

Mais les investigations mettent aussi en lumière les « ratés », a minima, des contrôles de sécurité. Dès les premiers jours, le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, admettait que Le Constellation n'en avait plus subi aucun depuis... 2019. Malgré deux précédentes visites problématiques.

Cannibalisme, chantage... l'informaticien perd pied

Une situation impensable, inexplicable, incompréhensible, comme le dénoncent des familles de victimes ? Il y a encore pire : une enquête effarante de Libération ce lundi et des révélations du média suisse Tagesanzeiger sur « un informaticien mentalement instable » montrent comment un homme, seul, a fait sombrer la sécurité locale.

Retour en arrière : en 2017, quatre communes suisses fusionnent pour donner naissance à Crans-Montana. À sa tête, Nicolas Féraud, toujours président (maire) aujourd'hui. Et Ken Jacquemoud se retrouve seul en poste pour succéder aux cinq « anciens » chargés de sécurité. Sa tâche est titanesque, explique-t-il alors aux enquêteurs. Mais le logiciel d'un certain Jérôme, réputé et « créatif » informaticien local, l'allège. Ce sexagénaire a conçu un programme pour centraliser, trier et suivre toutes les données des centaines d'établissements à contrôler. Mais pas de miracle à la clé : Jacquemoud affirme avoir alerté chaque année - en vain - sa hiérarchie sur le « manque de ressources » de son service, contraint de limiter ou retarder les contrôles. Nicolas Féraud a gelé toute embauche au nom de son programme "Personal Stop".

Et ce n'est pas tout : au détour de la crise sanitaire de 2020, Jérôme, le réputé informaticien providentiel, perd pied. Adepte « de thèses conspirationnistes », il présente des troubles psychiatriques en 2022. Il se montre convaincu de détenir des « superpouvoirs », et dénonce sur son blog des complots satanistes, voire cannibales. 

Près de deux mois après le drame du Constellation, les langues se délient peu à peu à Crans-Montana... au fil des auditions menées par les enquêteurs. Et les révélations sont parfois surprenantes. Photo Sipa/Philipp von Ditfurth

Près de deux mois après le drame du Constellation, les langues se délient peu à peu à Crans-Montana... au fil des auditions menées par les enquêteurs. Et les révélations sont parfois surprenantes. Photo Sipa/Philipp von Ditfurth

(Presque) toutes les données de sécurité perdues

De plus en plus « gourmand » financièrement, il se met alors à faire chanter ses clients. Parmi lesquels des services de police, de pompiers... Il menace de divulguer toutes leurs données sur le dark web. Problème : il travaille quasiment seul, et tout est stocké sur ses propres serveurs. Finalement interpellé après plusieurs plaintes, il est incarcéré, interné, et ressort de son procès acquitté car « pénalement irresponsable ». Un « fiasco informatique » qui a débouché sur « le chaos », dénonce le Tagesanzeiger.

Car entretemps, le canton du Valais a débranché tous ses logiciels. Et perdu toutes les données. L'ex-chargé de sécurité de Crans-Montana n'a pu sauver qu'un tableau Excel parcellaire. « Tout ce qui est PDF ou photos a été perdu », regrette-t-il. À ce jour, la ligne du Constellation s'affiche vierge. A-t-elle été supprimée, les documents afférents ont-ils été perdus lors du « débranchement » sauvage, ou le bar n'a-t-il tout simplement pas été traité ? « Impossible à dire », répond Ken Jacquemoud aux enquêteurs. Contacté, l'avocat de l'informaticien « Jérôme » n'a pas donné suite. 

Les rapports « papier » des deux derniers contrôles, en 2018 et 2019, sont exhumés. Ils pointent, déjà, des problèmes d'extincteurs, de bois inflammable dans l'escalier de sortie, de formation du personnel. Malgré quoi, plus aucun inspecteur ne contrôle le bar les six années suivantes, même après la réouverture qui suit la crise sanitaire : le dossier est clos en 2023...

Le Constellation devait être contrôlé en avril prochain, mais...

Héritant de ce chaos, le successeur de Ken Jacquemoud, Christophe Balet, a été auditionné à son tour. Il décrit les mois qui ont suivi et le retard à rattraper après l'affaire de l'informaticien. Avec, faute d'effectifs et de moyens, des « priorités » à fixer : d'abord les hôpitaux et cliniques, puis les hôtels, puis les lieux visés par une demande de mise en conformité.... Et, enfin, seulement, les dossiers « clos » - dont Le Constellation. Il devait être contrôlé le 2 avril prochain.

Mais un contrôle effectué plus tôt n'aurait sans doute pas évité le drame, vu la légèreté des inspections : les deux chargés de sécurité affirment que les matériaux inflammables ne devaient être contrôlés que s'ils se trouvaient dans des « voies d'évacuation ». Et la mousse acoustique ? « Je ne connais pas ce produit », répondent-ils aux enquêteurs, selon franceinfo. N'ayant pas pour mission de la contrôler, ils ignoraient jusqu'à son inflammabilité... Outre l'enquête qui vise Jacques et Jessica Moretti, le président de Crans-Montana Nicolas Féraud fait désormais l'objet d'une plainte déposée par plusieurs victimes, pour des « manquements gravissimes ».

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Publié le 23.02.2026 à 17:57

Isère. « Il y a eu un grand bruit vers 1 heure du matin » : retour sur les lieux de l’avalanche qui isole un hameau

Plongé dans une ombre glacée que les sommets des Grandes Rousses entretiennent jusqu’à 10 heures à cette période de l’hiver, le hameau d’Articol a des allures de terminus : ici s’arrête la route du col de la Croix de Fer que des milliers de cyclistes prennent d’assaut par les belles journées d’été. En temps ordinaire, ce minuscule village n’est qu’un bouquet de maisons parmi d’autres...

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