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Dauphiné Libéré


Publié le 21.02.2026 à 20:41

Lyon. « Sale bougnoule », saluts nazis et insultes homophobes...  Des débordements constatés lors de la marche pour Quentin

La préfecture du Rhône a annoncé samedi qu'elle comptait saisir la justice au sujet de saluts nazis ainsi que d'insultes racistes et homophobes détectés à Lyon pendant l'hommage au militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque.

Ces gestes et déclarations ont été repérés sur des vidéos de la marche, mises en ligne sur les réseaux sociaux, a précisé un porte-parole de la préfecture. « Deux personnes au moins » ont été vues faire des saluts nazis, a-t-il précisé. « Conformément aux instructions du ministre de l'Intérieur », la préfète Fabienne Buccio signalera « au procureur de la République tous les gestes et propos répréhensibles » détectés, a-t-il ajouté.

« Les gars, il y a des caméras »

« Sale bougnoule », « sale race de merde » peut-on entendre sur vidéos de la manifestation postées sur les réseaux sociaux, republiées par des élus de gauche, avant qu'un « les gars, il y a des caméras » ne viennent faire taire ces dérapages.

« Comment le ministre de l’Intérieur et la préfecture ont pu autoriser une manifestation dans laquelle on fait des saluts nazis et on scande des slogans homophobes? », s'est interrogé sur X le coordinateur de LFI, Manuel Bompard. « Où le premier rang comprend tout le gratin de l’extrême-droite antisémite et xénophobe ? Réveillez-vous ! », a-t-il ajouté en relayant une vidéo montrant un participant de la marche en faire un à trois reprises. 

Environ 3 200 personnes ont marché dans l'après-midi jusqu'au lieu où le jeune homme de 23 ans a été roué de coups, le 12 février, par des militants d'ultragauche. Le cortège, qui comptait de nombreux militants d'ultradroite dans ses rangs, a défilé dans le calme sous la surveillance d'un important dispositif policier.

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Publié le 21.02.2026 à 20:17

Isère. Hameau coupé du monde après une avalanche : une soixantaine de personnes évacuée par hélicoptère ce dimanche

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Publié le 21.02.2026 à 21:55

JO d’hiver 2026 - Biathlon. Océane Michelon, championne olympique de la mass start  : « Je ne me mets aucune limite »

Quelques heures après la course, réalisez-vous que vous êtes championne olympique ?

« Je ne sais pas si je réalise, parce que ça a quand même été un peu la course depuis l’arrivée. Il y avait beaucoup de choses à faire. Je pense que c’est ce soir dans le lit, quand il va y avoir vraiment les premiers instants de calme, que ça va faire un petit bond d’émotions. Après, ce n’est pas ce qu’il manque depuis le début (rires). Mais là, d’avoir les médailles sur les genoux… C’est une belle boîte (où sont rangées les médailles, ndlr) bien remplie. »

Avez-vous pu avoir vos proches un peu plus longuement que juste les accolades dans le stade ?

« Non, parce que je suis rentrée tard de la conférence de presse et de toutes nos obligations. Ensuite on a enchaîné pas mal, donc je n’ai pas pu les voir. J’ai pu les voir pour toutes les courses sauf là. J’ai essayé de les joindre, mais il y avait tellement de monde et la neige qui tombe que le réseau… Voilà quoi (rires). Et ils savaient que s’ils venaient à l’hôtel, on n’allait se voir que cinq minutes. Mais je n’ai aucun doute que je profiterai avec eux quand je rentrerai. »

Avant ces JO, vous pensiez-vous capable d’être championne olympique dès maintenant ?

« Je ne me mets aucune limite. Je ne peux pas dire que j’y croyais. Mais en tout cas, ce n’était pas du tout là qu’étaient mes attentes. Avant de venir, déjà, je n’étais pas sûre de beaucoup courir. J’avais mon ticket pour le sprint, mais après il fallait se qualifier pour la poursuite. Mes attentes étaient principalement sur le fait de savoir aller à 100 % de mes capacités, d’exploiter mon potentiel sans trop avoir d’attentes, parce que c’est ça qui aurait pu me mettre dans les mauvaises dispositions. Et le fait d’avoir tenu ce rang, c’est ce qui m’importe le plus aujourd’hui et dont je suis le plus fière. »

« Le moment où j’ai ressenti le plus de stress c’est sur la première semaine où je ne courais pas »

Cet hiver vous avez fait le yo-yo dans vos résultats et vous mettiez en cause votre gestion de vos émotions. Comment expliquez-vous que sur la mass start des JO (1re) et des Mondiaux 2025 (2e), vous semblez les gérer parfaitement ?

« Je ne sais pas si c’est le côté liberté de la dernière course, en se disant que c’est la dernière danse, et la danse ça me parle plutôt pas mal (rires). Le fait de profiter de cette dernière épreuve et de vouloir faire partie de la fête à 100 %. Je ne sais pas. Mais en tout cas, il y a énormément de plaisir dans le fait de prendre ce départ. La mass start est une grosse course et je prends toujours du plaisir à la courir. »

Mais vous êtes-vous sentie plus stressée que d’habitude ? C’était la mass start des JO…

« Étonnamment, je crois que le moment où j’ai ressenti le plus de stress c’est sur la première semaine où je ne courais pas. L’attente, voir les autres courir, fait que l’on se pose plein de questions. “Est-ce que moi, je vais réussir ?” “Est-ce que je serai en forme ?” “Comment ça va se passer ?”… Cette impatience m’a apporté plus de stress. Une fois que la machine était lancée, je savais ce que j’avais à faire et ça m’a apporté pas mal de sérénité, même si je reste de nature stressée. »

Justement, comment avez-vous géré toute cette période sans course jusqu’au sprint ?

« Déjà, Cyril (Burdet) a fait un énorme taf sur ma programmation dont on discutait tous les jours pour l’adapter au mieux à l’attente. On regardait au jour le jour et, mine de rien, j’ai fait pas mal d’heures sur la première semaine, pas mal d’intensités pour simuler les courses, et ça m’a vraiment mis dans le bon schéma physique. Et après, l’autre point d’attention était de trouver des moments off, de me dire “Je suis dans mon lit, je ne suis pas au stade, ni derrière la carabine, donc je débranche”. J’ai aussi profité de notre hôtel, de la piscine. J’ai fait la cérémonie d’ouverture, on est allé voir le bobsleigh, j’ai profité de la bonne nourriture italienne… J’ai profité de la chance que l’on avait d’être ici. J’ai aussi vécu le relais mixte en bord de piste et ça m’a vraiment lancé. Je me rappelle que le soir qui a suivi j’ai dit à Cyril “Ca me donne envie” et il m’avait répondu “Patience”. Pareil après l’individuel, j’avais les dents qui rayaient le parquet et il m’a dit “Patience, ça va venir”. »

« J'ai à coeur de rester simple »

Désormais, comment voyez-vous la suite ? Vous faites partie du club des championnes olympiques.

« Il va déjà falloir réaliser. Et après, j’ai à cœur de rester simple. Que ce ne soit pas un nouveau monde, que ça reste le même avec juste la couleur olympique en plus. Mais ça ne change rien. Ça reste les mêmes pistes, les mêmes cibles et la même personne… Ça va aussi être important de digérer ces trois semaines aux JO d’ici la reprise de la Coupe du monde. Et puis après, ce qui m’importe le plus, c’est de réussir à être comme sur les Jeux, de prendre les choses les unes après les autres et de ne pas penser à la suite. Ce sont vraiment la simplicité et la légèreté avec laquelle je suis allée aux courses qui ont donné ces résultats. »

Cet aspect psychologique, c’est vraiment votre principal axe de progression ?

«  C’est ce sur quoi je mets le plus l’accent et ça se passe plutôt bien. Je sais que je suis encore loin d’avoir tout vu, tout vécu, que je suis encore jeune dans le milieu, qu’il y a encore beaucoup de routes à faire et que l’aventure ne fait que commencer. Je suis très bien accompagnée sur le plan de la préparation mental, et puis Cyril et les coachs ont de la bouteille, ils savent gérer les athlètes en fonction des profils. Tous les éléments sont réunis pour bien faire ! »

Maintenant, direction la France pour une petite fête à Lescheraines ?

« Oui (rires). Après il y a aussi pas mal de fatigue, donc on va attendre deux/trois jours. Et puis il y a aussi une fin de saison à faire, on ne va pas tout mélanger (rires). »

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