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Dauphiné Libéré


Publié le 03.06.2026 à 20:20

Grenoble. Mystère total autour de l’incendie criminel du salon de coiffure rue Condorcet

Une vingtaine d’heures après l’attaque incendiaire d’un salon de coiffure du centre-ville de Grenoble, les enquêteurs du Service local de police judiciaire (SLPJ) tentaient toujours ce mercredi en fin de journée de comprendre les raisons pour lesquelles une commerçante sans histoires et qui ne se connaît pas d’ennemi a vu son outil de travail anéanti en quelques minutes dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon nos informations en effet, cette coiffeuse exploitant seule le salon Queen Hair au 1 rue Condorcet, dans le quartier Championnet, a déclaré...

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Publié le 03.06.2026 à 20:35

Gers. « Une défaillance manifeste » : la justice mise en cause après la disparition de la petite Lyhanna

Cinq jours après la disparition de Lyhanna, les recherches se sont poursuivies ce mercredi à Fleurance, dans le Gers, pour tenter de retrouver la petite fille de 11 ans. À mesure que se dessine le profil de Jérôme B., le principal suspect mis en examen lundi pour enlèvement et séquestration et placé en détention provisoire, la question d’une défaillance du système judiciaire se pose.

Depuis août 2025, Jérôme B. était visé par une plainte pour viol sur Rosa, une amie de Lyhanna. En neuf mois, il n’a jamais été entendu une seule fois par la gendarmerie sur ces faits. Selon Audrey, la mère de la petite fille de 12 ans, si la justice avait traité plus rapidement l’affaire de sa fille, Lyhanna n’aurait peut-être pas disparu. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative sur le traitement de cette plainte. Cette enquête sera confiée à l’Inspection générale de la justice et à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.

Que s’est-il passé avec la plainte de Rosa ? Le 22 octobre 2022, sa mère dépose plainte à la brigade de gendarmerie de Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne. Comme l’agression présumée a eu lieu à Montestruc-sur-Gers, au domicile de Jérôme B., le parquet de Toulouse transfère le dossier au parquet compétent d’Auch. Trois mois plus tard, en janvier dernier, la procédure est adressée à la brigade de gendarmerie de Lectoure. Aujourd’hui, soit six mois après la réception du dossier par les gendarmes, le mis en cause n’a toujours pas été entendu sur les faits dénoncés par Rosa.

Les recherches se poursuivent dans le Gers pour tenter de retrouver la petite Lyhanna. Photos AFP

Les recherches se poursuivent dans le Gers pour tenter de retrouver la petite Lyhanna. Photos AFP

« Sur des dossiers aussi graves, on ne traîne pas »

Ce mercredi, la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, s’est défendue lors d’une conférence de presse, en indiquant que son parquet avait prescrit en janvier des actes complémentaires (dont l’audition de la maman de Rosa) à l’issue desquels un placement en garde à vue de Jérôme B. était prévu. La situation est d’autant plus incompréhensible que les antécédents de Jérôme B. interpellent. Ce mercredi, une nouvelle plainte pour agression sexuelle a été déposée à son encontre. Ce père de famille de deux enfants avait par ailleurs déjà fait l’objet d’une première plainte pour viol en 2022 sur une fillette. Cette dernière avait été classée sans suite en mai 2024, faute de preuves. Autre élément troublant : en février 2021, il avait été mis fin au contrat de Jérôme B., alors agent d’entretien dans un lycée du Gers, après un signalement de la proviseure faisant état « d’un comportement inapproprié » avec une élève.

Pour cet ancien enquêteur de la brigade des mineurs de Marseille, il y a une « défaillance manifeste » dans ce dossier. « Le mis en cause aurait dû être entendu au plus tard 10 jours après réception du dossier par la gendarmerie de Lectoure », estime ce fin connaisseur des affaires de violences sur mineurs. « Sur des dossiers aussi graves, on ne traîne pas. Des auteurs présumés de faits graves qui restent pendant des années sans la moindre réponse judiciaire, je n’en ai jamais vu ! », ajoute-t-il.

Comment se fait-il que les gendarmes n’aient pas auditionné Jérôme B. ? En janvier dernier, lorsqu’ils ont reçu le dossier du viol présumé de la petite Rosa, les gendarmes étaient certes mobilisés sur les manifestations des agriculteurs, mais cette explication semble bien insuffisante. Le dossier de Rosa se serait-il perdu dans les deux millions de plaintes qui dorment dans les tiroirs des commissariats en France ?

« Ces dossiers restent en bas de la pile »

Pour Me Franz Achache, « ce dysfonctionnement est révélateur de la lenteur dans la prise en compte par la justice des procédures pour violences sexuelles sur mineurs ». « Le procureur n’est pas intéressé par les cas de violences sur mineurs. C’est pas ça qui va faire qu’il va avoir une promotion et ainsi, ces dossiers restent en bas de la pile. Les procureurs font par ordre de priorités médiatiques, avec en tête le narcotrafic », s’insurge cet avocat spécialisé en droit de la famille et de l’enfance. Il continue : « Si vous ne harcelez pas le procureur pour lui demander des actes d’enquête, des confrontations, des auditions, éventuellement, des gardes à vue, ça n’avance pas, ça prend neuf mois, un an... »

Marc Hocquard, secrétaire général adjoint du syndicat Unsa police, s’inscrit résolument en faux avec cette analyse : « Le narcotrafic est tout aussi prioritaire que les violences sexuelles sur mineurs », balaie-t-il. En 2025, 4,6 millions d’affaires de ce type sont arrivées dans les parquets. Le taux de réponse pénale s’élevait alors à 87,8 %, selon les chiffres du ministère de la Justice.

Contactées, les avocates de Jérôme B. nous ont adressé un communiqué de presse mentionnant qu’elles ne feront « aucune déclaration à la presse jusqu’à nouvel ordre. Cette position procède du respect scrupuleux des obligations déontologiques et procédurales qui s’imposent à la défense, ainsi qu’à toutes les parties, dans le cadre d’une information judiciaire ». Maître Sandra Vazquez et Maître Éléonore Paré rappellent « que la mise en examen ne saurait valoir jugement de culpabilité, et que toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence ».

Alors, y a-t-il eu défaillance du système judiciaire ? Si oui de quel côté ? Celui du parquet, des enquêteurs, des deux ? L’enquête administrative le dira. Toujours est-il que ce mercredi soir la petite Lyhanna restait introuvable.

Une législation qui se renforce sur les antécédents et comportements

Voilà cinq ans, le suspect a été licencié de son emploi au lycée de Lectoure dans le Gers, « après une procédure disciplinaire suite au signalement d’un comportement inapproprié envers une lycéenne », a indiqué la région Occitanie. En charge de la gestion des lycées, la collectivité a précisé que le mis en examen avait fait des remplacements en tant qu’« agent polyvalent d’entretien/petite maintenance » dans plusieurs établissements gersois entre septembre 2018 et février 2021.

Désormais, la proposition de loi pour mieux protéger les enfants contre les violences en milieu scolaire et périscolaire, adoptée lundi dans le sillage de l’enquête parlementaire sur l’affaire Bétharram, introduit notamment l’obligation au moment du recrutement puis tous les trois ans, de présenter un « certificat d’honorabilité ». Ainsi que la création d’«  une liste noire », où seront inscrites les personnes en raison d’un comportement dangereux empêchant leur réemploi dans un autre établissement. Par ailleurs, un projet de loi sur la protection des enfants, présenté fin mai en conseil des ministres, veut « renforcer » et « harmoniser » le contrôle des antécédents judiciaires dans tous les secteurs, du périscolaire et scolaire au champ sanitaire, a annoncé le gouvernement.

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Publié le 03.06.2026 à 21:33

Valence. Mort de Zita, âgée de 16 mois : la peine de prison “aménageable” des parents « montre que la justice est une chose complexe »

Le verdict est tombé devant des accusés main dans la main. Les parents de la petite Zita n’iront sans doute pas en prison. Depuis le 26 mai, le couple résidant à Saint-Marcel-lès-Valence était jugé devant la cour d’assises de la Drôme pour privation d’aliments ayant entraîné la mort de leur fille de...

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