Publié le 27.04.2026 à 07:26
États-Unis. Tirs au gala de la presse : le suspect devant la justice, Barack Obama réagit
La première participation de Donald Trump au gala de la presse a été interrompu par les coups de feu d'un assaillant armé, dans la nuit de samedi à dimanche. L'assaillant a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner des correspondants de la Maison Blanche. Il doit comparaître ce lundi devant un tribunal.
Le suspect, âgé de 31 ans, serait l'auteur d'un manifeste, jugé « très anti-chrétien » par Donald Trump bien que des médias rapportent des enquêteurs un texte au contenu centré sur l'administration Trump. « Je ne suis plus prêt à permettre à un pédophile, violeur et traître de recouvrir mes mains de ses crimes », aurait-il notamment écrit.
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07:40
Le roi Charles III et la reine Camilla entament ce lundi à Washington une visite au contexte on ne peut plus particulier : juste après l'attaque lors du gala, et en pleine crispation diplomatique autour du conflit en Iran. La visite d'Etat, du 27 au 30 avril, doit marquer le 250e anniversaire de l'indépendance américaine.
La confirmation du voyage a réjoui Donald Trump, fasciné par la pompe monarchique, aussi généreux en compliments pour le monarque que prodigue en critiques contre le Premier ministre britannique Keir Starmer. « C'est un mec super », a dit Donald Trump du roi dans un entretien avec Fox News dimanche. Il « est très courageux », a-t-il jugé à propos du souverain, soigné pour un cancer, « il représente son pays comme personne d'autre ne peut le faire. »
Charles III s'était dit « très soulagé » d'apprendre que Donald Trump était sorti « sain et sauf » après les coups de feu tirés pendant le dîner annuel des correspondants à la Maison Blanche, à l'extérieur de la salle où se tenait le président avec des milliers d'autres convives.
07:26
L'ex-président américain Barack Obama a condamnédans la nuit l'incident survenu la veille à Washington lors d'un gala en présence de son successeur Donald Trump.
« Même si nous ne connaissons pas encore les détails des motivations derrière la fusillade d'hier soir au dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche, il nous incombe à tous de rejeter l'idée que la violence ait sa place dans notre démocratie », a déclaré l'ancien président (2009-17) sur son compte X.
« Je suis soulagé de savoir que l'agent du Secret Service qui a été blessé va s'en sortir », a-t-il ajouté, sans mentionner nommément Donald Trump.
07:20
Selon des médias américains, le suspect est un homme de 31 ans, Cole Tomas Allen, originaire de Californie. L'auteur présumé des tirs comparaîtra ce lundi devant la justice. Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent, le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse. Il serait l'auteur d'un manifeste, jugé « très anti-chrétien » par Donald Trump.
07:19
Le tireur qui a tenté de faire irruption dans un gala de la presse à Washington en présence de Donald Trump cherchait à assassiner de hauts responsables de l'administration américaine, ont indiqué les autorités dimanche, au moment où les violences politiques se multiplient aux Etats-Unis.
Des informations « très préliminaires » font penser aux enquêteurs que l'homme « ciblait des membres de l'administration » Trump, a déclaré le ministre de la Justice par intérim Todd Blanche à la chaîne CBS. Le tireur « ne coopère pas activement » mais les enquêteurs pensent qu'il s'est rendu à Washington en train depuis Los Angeles en passant par Chicago, a précisé Todd Blanche.
07:15
Bonjour et bienvenue dans ce direct, 48 heures après l'attaque au dîner des correspondants à la Maison Blanche.
Publié le 27.04.2026 à 08:06
A partir de ce lundi, les avocats des prévenus, puis des familles des victimes, pourront voir les images de vidéosurveillance du bar Le Constellation, le soir du drame de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes durant la nuit du 31 décembre dans la station de ski, rapporte le quotidien suisse 24 heures. Enregistrées par quatorze caméras, ces vidéos, dépourvues de son, montrent comment le feu s’est propagé en deux minutes et les tentatives désespérées des clients pour s’enfuir. Elles couvrent les faits, de 1 h 20 du matin, le 1er janvier, à 1 h 28 et 30 secondes, quand les caméras de vidéosurveillance du bar ont cessé de fonctionner.
Les familles elles-mêmes pourront voir ces images dans un second temps, dès le 30 avril, selon plusieurs avocats. Certaines s’y refusent, comme elles avaient déjà refusé de voir le corps de leur enfant. Mais d’autres proches de victimes décédées y tiennent absolument, selon nos confrères.
Les images de vidéosurveillance devraient aussi montrer qui a organisé le passage des bougies d’artifice qui ont mis le feu au plafond. La serveuse française, Cyane Panine, décédée à l'âge de 24 ans dans le drame, tenait plusieurs bouteilles dont l'une, semble-t-il, a embrasé le plafond.
La serveuse française, Cyane, portant les bouteilles surmontées de bougies scintillantes. Capture d’écran Agenzia Ansa
Cependant, « ces images permettront peut être de mieux comprendre le déroulement des faits et le rôle de chacun », notamment « l’attitude et le rôle de Jessica Moretti », la patronne du Constellation, selon Sophie Haenni, l'avocate de la famille de Cyane Panine. En effet, une témoin interrogée fin mars a affirmé que c’était Jessica Moretti elle-même qui avait fixé les bougies scintillantes sur les bouteilles qui ont embrasé le plafond.
Autres réponses attendues à la série de questions que ce drame pose : la réaction qu'a eue Jessica Moretti, les consignes éventuellement données au personnel, d'éventuelles tentatives pour éteindre le feu ou évacuer les clients.
Comment les avocats et les proches des victimes peuvent-ils se préparer à regarder ces scènes d'horreur ? « Être confronté au chaos, à l’indicible… je pense qu’il est impossible de s’y préparer», lâche l’avocate Sophie Haenni.
> Lire l'article complet sur le quotidien suisse 24 heures.
Publié le 27.04.2026 à 06:45
Nièvre. Le « corbeau du Morvan » jugé ce lundi après vingt ans de lettres anonymes

Pendant près de vingt ans, il a distillé la peur dans plusieurs villages de la Nièvre. Ce lundi 27 avril, celui que les habitants ont surnommé le « corbeau du Morvan » doit comparaître devant la justice à Nevers, dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Un procès très attendu par les victimes, qui espèrent enfin tourner la page.
Comme le révélait Le Journal du Centre, cet homme a envoyé pendant vingt ans plusieurs lettres anonymes par mois à des dizaines d’habitants des environs, souvent injurieuses et à caractère sexuel. « Si on réside ici, ce n’est pas pour prendre un chien de garde et se réfugier derrière des barbelés », confie Valérie Bernadat au Parisien, installée à Larochemillay (Nièvre). Mais face aux envois répétés, elle dit avoir dû se résoudre à se « protéger et à fermer sa porte d’entrée à clé ».
Elle reçoit sa première lettre en octobre 2021. Un courrier personnalisé dans lequel l’expéditeur parle du fils de Valérie en utilisant son diminutif et lui conseille d’aller se faire « châtrer ». Le tout accompagné de découpages et de collage d’images d’instruments vétérinaires de castration, trouvés dans des magazines professionnels, à côté de montages d’images de magazines pornographiques. « C’est le choc et de la colère qui dominent. Intérieurement, je me suis dit Si je le chope celui-là… », lâche Valérie. Elle porte plainte dès réception des premières lettres, mais fait face à des gendarmes peu réceptifs et même moqueurs devant ces lettres.
À Chiddes, à quelques kilomètres de là, Catherine fait également partie des victimes de ce corbeau. Elle aussi reçoit des courriers insultants, qu’elle vit comme une violente intrusion dans son intimité. « Il y avait dans la lettre des détails sur ma vie personnelle que très peu de gens connaissaient. Il évoquait mes filles. J’avais le sentiment d’être sous surveillance. On se demande alors jusqu’où il peut aller », glisse-t-elle. Une angoisse partagée par plusieurs victimes, certaines affirmant avoir fini par « soupçonner tout le monde ». Qui peut en vouloir à ce point à ces habitants ? Quels sont leurs points communs ?
L’enquête, longtemps au point mort, a finalement abouti début 2024 grâce à un voisin ayant remarqué des similitudes d’écriture entre un courrier insultant reçu par sa femme et un autre à caractère professionnel écrit par le corbeau. L’homme, agriculteur à Chiddes, aujourd’hui âgé de 67 ans, a reconnu les faits en garde à vue, avant d’être interné pendant plusieurs semaines. Mais seules six lettres ont été retenues dans la procédure, loin des centaines évoquées par les victimes. Certaines n’ont pas été fournies à la justice, d’autres ont été perdues durant l’enquête.
Un décalage qui alimente aujourd’hui la colère des parties civiles. « C’est low-cost, s’offense Valérie. J’ai besoin comme les autres parties civiles de m’expliquer, de lui faire comprendre les yeux dans les yeux le mal qu’il a fait. » Or, la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité n’autorise que les avocats à assister à l’audience.
Alors que l’expertise psychiatrique évoque une altération du discernement sur fond d’éthylisme, le procès doit permettre de clore un dossier qui a profondément marqué les habitants de ce territoire.
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