Publié le 07.07.2026 à 16:57
C'est une journée politiquement historique. Marine Le Pen, 57 ans, a été condamnée ce mardi par la cour d’appel de Paris à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. La cheffe de file des députés RN a également été condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme. Elle peut a priori être candidate à la présidentielle de 2027.
Marine Le Pen s’exprimera ce soir face à Gilles Bouleau, au JT de 20 heures de TF1. Lundi, le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella s'était dit « serein et prêt à assumer les conséquences » du jugement de Marine Le Pen.
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17:16
La députée Ensemble pour la République (EPR) Prisca Thévenot, soutien de Gabriel Attal en vue de 2027, a tancé l'« incapacité du RN à gérer des fonds publics » après la condamnation du parti en appel. « Avec Gabriel Attal nous sommes prêts à débattre avec les représentants du Rassemblement national quels qu'ils soient », a-t-elle déclaré sur Franceinfo, depuis l'Assemblée nationale.
16:57
La cheffe de file de l'extrême droite a écopé en appel de trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique. Elle doit être convoquée dans un délai maximum d'un mois devant le juge de l’application des peines. Le bracelet lui sera ensuite posé dans un délai de quatre jours. Elle purgera sa peine de prison ferme à partir de ce moment-là.
En cas de bonne conduite, Marine Le Pen pourra bénéficier d'une réduction de peine. Depuis une loi portée par l'ex-ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, une personne privée de liberté peut solliciter des réductions à hauteur de la moitié du temps de privation de sa peine, dans la limite de six mois. En théorie, si Marine Le Pen souhaite se présenter en 2027, si elle se fait rapidement poser son bracelet électronique, et si elle respecte ses obligations, elle pourrait en théorie être libérée du bracelet dès janvier.
À noter toutefois que Marine Le Pen avait conditionné sa candidature à l'absence de condamnation au port d'un bracelet. Reste à savoir si elle va changer d'avis.
16:39
Louis Aliot, le maire de Perpignan, la plus grande ville de France dirigée par le RN, a été condamné à un an de prison et deux ans d'inéligibilité, le tout avec sursis. Ce qui lui permet de conserver sa mairie à la tête de laquelle il a été reconduit en mars. Mais il juge cette condamnation « encore trop sévère » et envisage un pourvoi en cassation.
« Je ne peux me satisfaire d'une décision qui ne rétablit pas totalement mon innocence et mon honneur », indique l'élu. Il ajoute exprimer sa « solidarité » à tous les « camarades » mis en cause, « en tout premier lieu à Marine Le Pen ».
16:35
Marine Le Pen ou Jordan Barella ? Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est du pareil au même : « Notre but est de débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même. Rien de changé quelle que soit la candidature. », écrit sur X le candidat insoumis à la présidentielle.
16:27
À Hénin-Beaumont, fief électoral de Marine Le Pen, des électeurs RN se disent soulagés que sa peine d'inéligibilité réduite en appel lui laisse le choix de se présenter à la présidentielle. Beaucoup espèrent qu'elle se lance, même sous bracelet électronique.
« Elle a quand même plus d'expérience que Jordan » Bardella, fait valoir Laurence, 60 ans. « Après, pour le bracelet je suis 50-50... Elle va faire campagne avec un bracelet ? En devant respecter des horaires ? Je suis partagée », ajoute cette femme au foyer.
« Qu'elle fasse campagne sous bracelet, ça fait quoi ? Sarkozy a fait pire » estime Pierre Pagniez, un plaquiste de 57 ans qui dit avoir toujours voté pour le parti à la flamme. « Elle n'ira pas » à la présidentielle, prédit néanmoins un commerçant de 62 ans : « Marine tient ses paroles ». « Je suis très triste mais Jordan va sauver la mise », assure-t-il sous couvert de l'anonymat.
16:11
Interrogé par BFMTV depuis la Salle des Quatre colonnes à l'Assemblée Nationale, le député socialiste Arthur Delaporte a salué « la condamnation de Marine le Pen et de tous ceux qui ont participé à un système de détournements de fonds publics ». « L'un des principaux partis politiques du pays a berné les institutions », a dénoncé le parlementaire, selon qui le RN, condamné en appel, est un « parti de brigands ».
Ce n'est « sans doute pas le dernier procès pour le Rassemblement national », avance Arthur Delaporte. Il rappelle que des perquisitions ont eu récemment lieu dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de détournements de fonds européens par le groupe Identité et démocratie (ID), dont fait partie le RN. Le parquet européen a aussi ouvert une enquête pour fraude après une plainte ciblant des formations aux médias que le parti aurait financées avec les dotations européennes au bénéfice de Jordan Bardella.
15:57
Les députés Jean-Philippe Tanguy, Laure Lavalette, et Bruno Bilde, sa sœur Marie-Caroline... Des proches de Marine Le Pen ont été conviés au siège du Rassemblement national ce mardi après-midi. Les cadres du parti d'extrême droite se concertent pour décider qui de Marine Le Pen ou Jordan Bardella se présentera à l'élection présidentielle.
15:50
Marine Le Pen, les autres prévenus ou le parquet général vont-ils se pourvoir en cassation ? Chaque camp a dix jours francs pour se décider. La Cour de Cassation, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a déjà assuré qu’elle rendrait son éventuelle décision avant le début de l’année 2027. Elle ne se prononce jamais sur le fond de l'affaire : elle vérifie la correcte application de la loi.
15:38
La cheffe de file de l'extrême droite a vu sa peine prononcée le 31 mars 2025 réduite en appel à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu'à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme. Elle a déjà purgé sa peine d'inéligibilité ferme, car sa condamnation en première instance, prononcée le 31 mars 2025, était frappée d'une exécution provisoire, à effet immédiat. Même si elle ne se pourvoit pas en cassation et que sa condamnation devient définitive, elle pourra donc rester députée.
15:26
Emmanuel Macron, en visite en Syrie, a refusé de s'exprimer sur la réduction de la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen qui a ouvert la voie à sa potentielle candidature pour l'élection présidentielle de 2027. « Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger », a-t-il dit, questionné à ce sujet lors d'une conférence de presse avec le président syrien Ahmad al-Chareh.
15:14
La cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité, ce qui lui rouvre la porte d'une quatrième candidature présidentielle, a-t-elle détaillé mardi.
Sur les peines d'inéligibilité, la cour d'appel « considère qu'il lui appartient d'apprécier la proportionnalité de la sanction au regard de l'atteinte portée au droit d'éligibilité, auquel doivent être rattachées la liberté des candidatures mais aussi la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique », a indiqué dans un communiqué la première présidence de la cour d'appel, reprenant des termes prononcés à l'audience par la présidente Michèle Agi.
15:08
Les réactions des responsables politiques commencent à tomber. Depuis l'Assemblée nationale, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a estimé que Marine Le Pen « est une délinquante et elle est coupable ». Si elle était candidate à l'élection présidentielle, « c’est une délinquante qui se présenterait », observe-t-elle.
15:02
Marine Le Pen est arrivée au siège du Rassemblement national pour décider avec les principaux cadres de son parti si elle sera quand même candidate à l'élection présidentielle. La cheffe des députés RN, qui annoncera sa décision au 20h de TF1, a notamment retrouvé sur place son dauphin Jordan Bardella, arrivé en début d'après-midi, et dont le sort est lié au sien : si elle est candidate à l'Élysée, il sera destiné à Matignon ; si elle renonce, il se présentera à sa place.
14:57
« Je me garderais bien de critiquer les juges » : la cheffe de file des Écologistes a dit respecter la décision de justice rendue ce mardi. Elle estime toutefois que Marine Le Pen « a bénéficié d'une grande mansuétude », « notamment en passant aussi rapidement en appel ». « Elle a eu droit à un traitement de faveur par rapport aux justiciables ordinaires », relève-t-elle.
Pour Marine Tondelier, Marine Pen devait renoncer « d'elle-même à être candidate ». « On ne peut pas décemment se présenter à des élections après avoir été ainsi condamnée pour détournement de fonds publics, même si on reste éligible », indique-t-elle.
14:46
Rodolphe Bosselut, l'avocat de Marine Le Pen, a déclaré avoir « pris acte » de la décision de la cour d'appel. « Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment celle d'inéligibilité », a-t-il ajouté. Il estime que ce jugement est « un bon début » et est « partiellement » satisfaisant. « Nous allons y réfléchir cet après-midi et nous ferons une communication ultérieure sur les suites éventuelles à donner à cette décision », a-t-il encore dit.
14:35
« La cour a confirmé le détournement de fonds publics dont a été victime le Parlement européen », s'est félicité Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, à la sortie de l'audience. Interrogé par des journalistes qui souhaitaient savoir s'il jugeait les peines à la hauteur, il n'a pas commenté.
14:29
Après sa condamnation en appel, Marine Le Pen peut se pourvoir en cassation. Si elle ne le fait pas, elle aura rendez-vous chez un juge d'application des peines pour fixer les modalités de sa détention sous surveillance électronique.
Elle est désormais en route pour le siège du Rassemblement national, dans le XVIe arrondissement de Paris, où l'attend Jordan Bardella. Une réunion de crise s'y tiendra pour décider qui sera le candidat du RN en 2027.
14:24
Marine Le Pen a pris du temps avant de sortir de la salle d'audience. Notre reporter sur place décrit une « image impressionnante » de la cheffe de file du RN, « assise, entourée de ses avocats debout ». Elle a ensuite quitté le palais de justice sans faire de déclaration.
14:21
Le jugement est terminé. Les peines sont nettement moins sévères qu'en première instance, note notre reporter sur place. Pourtant, le système de détournement de fonds publics est acté par la cour d'appel. Aucun prévenu n'est toutefois relaxé.
14:10
Après avoir évoqué le cas de Marine Le Pen, la présidente est passée à d'autres prévenus.
L'actuel député de l'Yonne Julien Odoul est condamné à huit mois prison avec sursis et une inéligibilité d'un an avec sursis. Les avocats généraux demandaient huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.
Nicolas Bay, l'ex-secrétaire général du FN, est condamné à un an prison avec sursis, une amende de 5 000 euros, et une inéligibilité de deux ans de prison avec sursis. 18 mois avec sursis, 8 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité avaient été demandés par le parquet.
L'actuel député RN de l'Eure Timothée Houssin écope de six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité avec sursis. Le parquet avait requis contre lui six mois avec sursis et un an d'inéligibilité.
L'ex-assistante personnelle et très proche de Marine Le Pen Catherine Griset écope d'un an de prison avec sursis, et d'une inéligibilité de deux ans avec sursis. Douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité avaient été demandés.
Guillaume L'Huillier, l'ex-directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, est condamné à un an de prison avec sursis et une inéligibilité de deux ans avec sursis. Douze mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité avaient été requis contre lui.
>> À lire aussi : Procès en appel du RN : Marine Le Pen, Louis Aliot, Julien Odoul, Nicolas Bay... tous condamnés
14:01
La cour d'appel de Paris l'a néanmoins condamnée à un an de bracelet électronique. Or, la cheffe de file de l'extrême droite avait conditionné sa candidature à l'absence de condamnation au port d'un bracelet. La balle est donc dans son camp. Elle doit s'exprimer au journal de 20h de TF1.
13:59
Marine Le Pen peut en théorie se présenter à la présidentielle car elle a déjà purgé les 15 mois ferme d'inéligibilité : c'est la fameuse exécution provisoire prononcée en première instance. « La cour a considéré que l'exécution de cette peine depuis le 31 mars 2025 a déjà réparé l'atteinte à la probité », a relevé la présidente.
13:54
Marine Le Pen s'avance à la barre. Elle est déclarée coupable de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds publics. La cour confirme l'amende de 100 000 euros d'amende.
Sa peine est allégée à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis. Elle devra porter un bracelet électronique pour la partie ferme. Elle est condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme, et peut donc a priori être candidate à la présidentielle. À condition qu'elle accepte de faire campagne avec un bracelet électronique.
13:50
La lecture de l'arrêt va vite – plus vite que prévu. On en arrive déjà aux peines. Fernand Le Rachinel est condamné à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros amende et un an d'inéligibilité.
Bruno Gollnisch est lui aussi jugé coupable. Il écope de trois ans prison avec sursis, 25 000 euros amende et un an d'inéligibilité. Louis Aliot est condamné à un an avec sursis, une amende de 5 000 euros, et deux ans d'inéligibilité avec sursis. Il reste maire de Perpignan.
13:48
La cour relève aussi que la gravité des faits s'illustre par le montant des sommes détournées : « plus de 2,2 millions » d'euros, rappelle-t-elle. De quoi jeter le « discrédit sur les institutions européennes » et créer une « rupture d’égalité avec les autres partis ».
13:44
La présidente, sur les faits de détournement de fonds publics reprochés aux prévenus, décrit un « mode de fonctionnement s’apparentant à une organisation dont la finalité est de s’accaparer les fonds européens à des fins autres que ceux auxquels ils sont destinés ». « La cour relève que les faits sont graves en ce qu’ils se sont déroulés sur plus de onze années alors que le Parlement européen ne cessait d’alerter les députés européens sur le respect de leur règlement. »
13:34
La présidente Michèle Agi est entrée dans la salle d'audience. Elle commence par une « rapide synthèse des grands principes qui ont guidé la cour » dans son jugement.
Marine Le Pen n'a qu'une feuille et un stylo devant elle. Elle affiche une certaine décontraction.
13:31
Marine Le Pen n'est pas la seule à avoir fait appel de sa condamnation en première instance.C'est aussi le cas de onze autres prévenus, notamment le maire de Perpignan Louis Aliot, l'eurodéputé Nicolas Bay et le cadre historique Bruno Gollnisch. Voici les peines qui ont été requises contre eux en appel :
13:15
Vêtue d'une veste rose et d'un pantalon noir, Marine Le Pen est arrivée dans la salle d'audience. « Il fait une chaleur » a-t-elle commenté en entrant. Elle a pris place à la table qui lui est réservée, devant la cour, accompagnée de ses avocats Rodolphe Bosselut et Sandra Chirac-Kollarik.
13:01
Les soutiens de Marine Le Pen commencent à arriver en salle d'audience. Parmi eux, Steeve Briois le maire RN d'Hénin-Beaumont. Les premiers prévenus entrent également, comme Fernand Le Rachinel, Nicolas Bay ou Walleyrand de Saint-Just.
12:56
« Je voudrais témoigner de notre soutien à l'égard des magistrats, qui ont déjà témoigné dans la presse qu'ils craignaient un épisode 2 de violences et de menaces à leur encontre », a affirmé ce mardi matin la députée Les Écologistes Léa Balage lors d'un point presse à l'Assemblée nationale, retransmis sur Public Sénat.
12:48
Comme cela leur avait été annoncé, la presse a été invitée à entrer dans la salle d'audience à 12h45. Une salle de retransmission est mise à disposition pour les journalistes qui n'ont pas la chance de pouvoir accéder à la salle d'audience.
12:40
Invité sur le plateau de BFMTV à la mi-journée, Philippe Brun, député PS de l’Eure, a estimé que « cette décision n’a pas d’impact politique. Si Marine Le Pen est inéligible, le candidat ce sera Jordan Bardella », ajoutant que c'est un peu « bonnet blanc et blanc bonnet ».
12:27
Vincent Jeanbrun, le ministre de la Ville et du Logement, n'est pas sur la même ligne que Laurent Wauquiez : tous deux font partie des Républicains mais ils n'analysent pas de la même manière le possible empêchement de Marine Le Pen de concourir à la présidentielle.
La cheffe du RN empêchée serait « le signe d'une crise de la démocratie », selon Wauquiez. « À partir du moment où elle est condamnée en deuxième instance (…) qu’elle ne soit plus éligible ne me choque pas en soi », estime de son côté Vincent Jeanbrun sur Franceinfo. Il souligne que « le Rassemblement national ne sera pas empêché de concourir ».
12:11
À ceux qui voient dans la condamnation de Marine Le Pen en première instance une décision politique, le maître de conférences en droit public Benjamin Morel répond sur Franceinfo : « L’inéligibilité n’est pas une punition. C’est une façon de protéger la société contre un comportement délictuel ». Il rappelle qu'il existe « une proportionnalité entre une atteinte aux droits, notamment des tiers [ici les électeurs, NDLR], et des risques », dont celui de « réitération » des faits.
« Ce n'est pas politicien », insiste le politologue. « En revanche, la décision a une portée politique » et les juges ont ce facteur « en tête », admet-il. Il rappelle que « Marine Le Pen a un peu changé sa défense depuis la première instance : elle reconnaît aujourd’hui que tout n’était pas totalement clair ». Reste à savoir si cette inflexion permettra de réduire sa peine, en cas de condamnation en appel.
11:56
Envie d'en savoir plus sur l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national ? Voici un condensé des trois semaines d'audience du procès en appel.
11:42
Le procès en appel de Marine Le Pen s'est tenu du 13 janvier au 12 février dernier. La décision de la cour d'appel, présidée par cour présidée par Michèle Agi, a été mise en délibéré.
Les nouveaux débats devant la cour d'appel ont, comme en première instance, mis en évidence l'absence ou, au mieux, la grande indigence des preuves de tâches d'assistants parlementaires réellement exécutées. Marine Le Pen a protesté trois semaines durant de sa « bonne foi », rejetant toute idée de « système ».
Les avocats généraux ont requis contre la fille de Jean-Marie Le Pen cinq ans d'inéligibilité ainsi que quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis, la partie ferme pouvant s'aménager sous bracelet électronique. Pour rappel, la patronne du RN avait été condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
11:25
Marine Le Pen a-t-elle détourné des fonds publics ? En première instance, le tribunal correctionnel a déclaré 25 prévenus coupables de la mise en place d'un « système » entre 2004 et 2016 pour payer des salariés de son parti avec l'argent du Parlement européen. Seule la moitié a fait appel. Dans son jugement de mars 2025, le tribunal avait établi le préjudice du Parlement à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus.
11:13
Marine Le Pen n'est pas attendue au palais de justice de l'île de la Cité, à Paris, avant 13 heures. Mais déjà, la presse est dans les starting-blocks. Il fallait se lever tôt ce mardi matin pour récupérer l'une des 75 accréditations permettant d'accéder à la salle d'audience. Rassurez-vous : Aurélien Poivret, notre journaliste sur place, fait partie des heureux élus.
10:55
Une condamnation définitive à une peine d’inéligibilité ferait en outre perdre à Marine Le Pen son mandat de députée du Pas-de-Calais, elle qui est la cheffe des élus RN à l’Assemblée nationale. « Comme l’a jugé de manière constante le Conseil constitutionnel, l’exécution provisoire d’une peine d’inéligibilité est sans effet sur un mandat de parlementaire français en cours et seule une condamnation définitive peut déchoir un tel élu de son mandat », rappelait l'an dernier le Conseil d'État.
Sur X, le constitutionnaliste Benjamin Morel souligne d'ailleurs qu'en cas de déchéance, Marine Le Pen ne serait pas remplacée par son suppléant : des élections partielles devraient être organisées « dans un délai de trois mois ».
10:33
Pour espérer être en mesure de se présenter à l’élection présidentielle de l’an prochain, Marine Le Pen doit avant tout être condamnée à une peine d’inéligibilité de deux ans maximum. Comme elle a commencé à purger cette peine le 31 mars 2025 en raison de la fameuse exécution provisoire (donc immédiate), elle pourrait alors être juridiquement éligible au 17 avril 2027 – date du premier tour de l’élection présidentielle
Mais elle pourrait aussi être empêchée par une éventuelle peine de prison ferme. Si Marine Le Pen est condamnée au port d’un bracelet électronique (comme ce fut le cas en première instance), elle a déjà annoncé qu’elle ne ferait pas campagne. Pour résumer, il lui faut donc deux conditions cumulatives : une peine de prison qui ne serait pas ferme (donc avec sursis) et une inéligibilité de moins de deux ans.
10:10
Face à la cour d’appel, Marine Le Pen s’est estimée innocente des détournements de fonds dont elle est accusée, au motif notamment qu’il n’y avait aucune intention de commettre un délit.
09:58
« Si on veut pouvoir se présenter, on ne commet pas de délit financier, ce qu'a fait Marine Le Pen » a estimé ce mardi matin le député (PS) de l'Essonne Jérôme Guedj sur Sud Radio.
09:53
Si Jordan Bardella n’est pas disqualifié aux yeux des populistes, qui lui vouent un avenir prometteur, Marine Le Pen dispose d’une longueur d’avance tant elle a su tisser, au fil du temps, des liens avec l’extrême droite européenne -elle a été eurodéputée de 2004 à 2017- et mondiale.
09:49
Marine Le Pen, qui a dédiabolisé en quinze ans le FN créé par son père Jean-Marie Le Pen, saura ce mardi si elle a un avenir en politique.
09:31
La chaîne TF1 a annoncé dimanche qu'elle recevra la cheffe de file du RN ce mardi soir sur le plateau du JT de 20 heures. Marine Le Pen fera face aux questions de Gilles Bouleau.
09:17
Condamnée ou relaxée ? La préparation des différents scénarios s’est faite en quasi-huis clos, sans que rien ne filtre. Rares sont ceux qui pensent que Marine Le Pen sera en mesure de se présenter à la présidentielle après la décision des juges. Certains espèrent tout de même que la durée de l’inéligibilité sera réduite pour lui permettre de candidater. Quant à la relaxe, personne n’y croit.
08:57
Lundi, Jordan Bardella s'est dit « serein et prêt à assumer les conséquences » du jugement de Marine Le Pen. « Nous avons anticipé tous les scénarios », a-t-il assuré depuis le Parlement européen à Strasbourg, en affichant son soutien à la députée du Pas-de-Calais. Quelle que soit la décision de la justice, « je continuerai de la soutenir comme je l'ai toujours fait », a-t-il affirmé.
08:52
Pour le président du parti LR Bruno Retailleau, peu importe que ce soit Le Pen ou Bardella sur la ligne de départ pour la course à l'Elysée. « La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable ? » a-t-il affirmé sur BFMTV. Selon lui, le RN ne sera de toute façon « pas en mesure de redresser la France, ils sont les supporters de l'assistanat, c'est un parti girouette » a-t-il tancé.
Bruno Retailleau a profité de sa prise de parole pour critiquer « les généralités » et l'absence de « propositions précises » d'Edouard Philippe dans son meeting de lancement de campagne.
08:45
Pour le député LR de Haute-Loire Laurent Wauquiez, qui a récemment affiché son soutien à Edouard Philippe plutôt qu'au président de son parti Bruno Retailleau, « les débats politiques doivent être tranchés sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire » a-t-il souligné face à Laurence Ferrari dans la matinale de CNews.
Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter, ce serait « le signe d'une crise de la démocratie » estime-t-il. Il a affirmé qu'il n'était pas « juge » et « dans tous les cas de figure, le RN sera qualifié au second tour de la présidentielle ». C'est pourquoi il a plaidé pour une « offre de droite rassemblée » face au RN pour la présidentielle.
08:33
Marine Le Pen ou Jordan Bardella pour la course à la présidentielle 2027 ? Pas de « différence sur le fond » entre les deux prétendants pour le député LR des Hauts-de-Seine Philippe Juvin, interrogé dans la matinale de TF1.
08:28
Marine Le Pen est attendue au palais de justice de l'île de la Cité, à Paris, avant 13 heures, pour prendre connaissance de l’arrêt, entourée d’une dizaine de proches, conseillers et avocats. La lecture de la décision devrait débuter vers 13h30. Les médias sont d'ores et déjà en place.
08:15
La cour d'appel de Paris fera connaître ce mardi après-midi sa décision dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de l'ancien Front national, devenu Rassemblement national. Prévenue dans ce dossier, Marine Le Pen, condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ferme aménageables, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue son avenir politique et sa potentielle candidature à la prochaine élection présidentielle.
08:10
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la décision de la cour d'appel de Paris sur le sort judiciaire et politique de Marine Le Pen.
Publié le 07.07.2026 à 15:04
La lutte continue contre les flammes à Die, dans la Drôme, alors que l'incendie progresse toujours. Le feu de forêt qui s'est déclaré dans le massif de Justin le 24 juin, après un impact de foudre, a dépassé les 1 000 hectares. C'est le pire sinistre dans la Drôme depuis 30 ans.
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
16:06
Ce n'est pas du côté de la météo que les sapeurs-pompiers vont trouver leur salut. Selon les prévisionnistes de Météo-France, le vent va continuer de souffler. Après le vent du nord, c'est le vent du sud qui soufflera à partir de vendredi. Les fortes chaleurs vont continuer, avec des nuits tropicales annoncées (plus de 20°C). Aucune averse de pluie n'est annoncée jusqu'à la fin de semaine.
15:36
Un beechcraft effecue un vol de reconnaissance pour une évaluation précise de la zone de largages des Canadair. Ils devraient être réalisés à l'avant du feu sur les secteurs de Montmaur-en-Diois et Barsac afin de poursuivre la protection des habitations.
15:32
Le centre de secours de Crest, Vallée de la Drôme organise une collecte pour les pompiers engagés sur l’incendie. La collecte aura lieu ce mercredi 8 juillet de 17h à 19h dans la cours de l'école Royannez à Crest.
15:29
Le feu continue de se propager, le vent risque de raviver les flammes
15:20
La préfète relance son appel aux employeurs de sapeurs-pompiers volontaires. "Face à l'incendie de grande ampleur qui mobilise les secours depuis plusieurs jours dans le Diois, j'appelle les entreprises, administrations et l'ensemble des employeurs à faciliter, dans la mesure de leurs possibilités, la disponibilité de leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires".
Elle souligne : "Leur engagement est essentiel pour assurer les relèves des équipes déjà mobilisées et maintenir un niveau de réponse opérationnelle face à cette situation exceptionnelle".
15:04
Le feu de Die a parcouru 1 700 hectares selon un dernier bilan transmis au Dauphiné libéré.
15:03
Au gymnase Dôme de Glandasse, des habitants et des commerçants apportent des produits de première nécessité. Les pompiers se relaient pour dormir une à deux heures.
Sur les lieux les pompiers ne sont pas présents pour le moment.
14:07
Deux agriculteurs, l'un de Montmaur-en-Diois, le second du village voisin de Solaure-en-Diois, ont accroché une citerne à leur tracteur "pour proposer de l'eau aux pompiers. Pour l'instant, ils sont autonomes. On va voir s'ils ont besoin de notre eau".
Gautier, l'un d'entre eux, agriculteur à Solaure-en-Diois, est au pied du village évacué de ses habitants avec une citerne de 10 000 litres d'eau accrochée à son tracteur. "On ne peut pas servir à grand-chose face au feu alors on essaie d'aider les pompiers. Il y a une vraie entraide ici, en campagne".
13:47
Quels sont les plus gros incendies recensés ces vingt dernières années dans la région ? Néron en 2003, ou encore Voreppe en 2022... Retour sur les feux de forêt les plus ravageurs en période estivale alors que la Drôme connaît actuellement son pire sinistre depuis 30 ans.
13:37
L'hélicoptère bombardier d'eau multiplie, encore et toujours, les rotations sur les hauteurs de Montmaur-en-Diois. L'accès au village est coupé par les gendarmes depuis l'évacuation des habitants ce lundi soir. Après avoir passé un barrage filtrant tenu par les gendarmes et justifié de leur domicile, des habitants de Montmaur-en-Diois évacués peuvent néanmoins aller récupérer des affaires chez eux.
Depuis le barrage des gendarmes en bas de leur village, des habitants de Montmaur-en-Diois ne parviennent pas, à cause des importantes fumées qui enveloppent les reliefs, à savoir si le feu progresse. « On regarde, on ne peut malheureusement faire que ça, regarder ». L'un est relogé par sa famille, un autre chez un ami, de l'autre côté de la RD 93. « On a récupéré des affaires dès hier soir, et on est passé à reprendre ce matin », précise Jean-Pierre. Depuis les reliefs qu'il n'est plus possible de voir, il pleut toujours des cendres en bas du village.
12:39
Marie-Aimée Gaspari, préfète de la Drôme, confirme à Die ce midi : « 1 400 hectares ont été parcourus par le feu. Nos objectifs aujourd'hui sont de protéger les habitations et de stopper la progression du feu ». Elle ajoute : « 375 sapeurs-pompiers sont mobilisés sur place avec l'appui d'un hélicoptère bombardier d'eau. Deux Canadair pourraient être engagés en début d'après-midi ».
Le contrôleur général Franck Tournié, patron des sapeurs-pompiers de la Drôme ajoute : « 120 sapeurs-pompiers supplémentaires sont attendus demain », portant à près de 500 le nombre de soldats du feu engagés sur le combat contre les flammes. Depuis jeudi soir, environ 1 000 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur ce sinistre d'une ampleur inédite.
12:21
Le feu menaçant, la préfète de la Drôme a ordonné l’évacuation de deux premiers villages, lundi 6 juillet dans la soirée. En quelques heures, Barsac et Montmaur-en-Diois se sont vidés. Grâce à un bel élan de solidarité, tous les habitants ont trouvé un endroit où passer la nuit. L'un de nos journalistes a recueilli les témoignages de ces Drômois touchés.
11:48
L’incendie a impacté le pylône TDF implanté dans le massif de Justin à Die, et sur lequel l'opérateur Orange, notamment, dispose d'équipements mobiles. Les équipes de l'opérateur historique sont mobilisées dans l’attente du processus de sécurisation du site afin de faire un état des lieux des équipements. Le réseau Bouygues Télécom est impacté.
11:12
Suite à ces importants panaches de fumées, « une dégradation temporaire de la qualité de l'air » peut se produire, indique la préfecture, « sans pour autant signifier qu'il existe un risque sanitaire ». La préfecture invite « les personnes vulnérables et sensibles à rester à leur domicile autant que possible, à éviter les activités physiques et à limiter leurs déplacements ». Il est encore conseillé de maintenir les portes et fenêtres fermées.
11:06
Au sud du massif de Justin, à Die, les fumées enveloppent la vallée et les reliefs sont difficiles à distinguer. Cette "langue" de fumées est visible à plusieurs dizaines de kilomètres du Diois.
Dans le centre de Die, les fumées et son odeur âpre sont assez importantes.
10:50
Le bal des sapeurs-pompiers de Die, prévu le 13 juillet, est annulé, indique l'amicale des sapeurs-pompiers de Die.
« Face à l'importante mobilisation de nos équipes sur le feu de forêt qui touche notre secteur, l'ensemble de nos effectifs est pleinement engagé dans des missions de secours et de protection des personnes, des biens et de l'environnement », précise l'amicale sur son compte Facebook.
09:52
Les jours et les nuits se suivent et, malheureusement, se ressemblent dans le Diois. Le feu majeur de Die a encore progressé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet. Les trois fronts sont toujours actifs. Au total, ce mardi matin, 1 400 hectares ont été parcourus par les flammes.
Les sapeurs-pompiers ont protégé des maisons à Montmaur-en-Diois et Barsac. Les quelque 250 habitants de ce deux villages ont été évacués lundi soir, et pour une durée indéterminée, sur ordre de la préfète Marie-Aimée Gaspari.
Dès ce mardi matin, les 400 soldats du feu mobilisés sur place vont, pour leur sixième jour de combat, attaquer les flammes. D’autres renforts pourraient être engagés dans le Diois.
Publié le 07.07.2026 à 14:50

OQTF. L’acronyme désignant une obligation de quitter le territoire français est passé dans le langage courant. Derrière ces quatre lettres, il y a les destins de 150 000 personnes, le nombre d’OQTF délivré chaque année. Aboubacar Kapi Sylla est l’une d’elles.
Il a reçu son OQTF en avril dernier. Un coup de massue pour le jeune homme de 21 ans originaire de Guinée. S’il doit quitter la France, ce ne sera pas sans bruit. Il bénéficie de soutiens. Celui de l’association RESF (Réseau éducation sans frontière), mais aussi des membres de l’Ouvre-porte, qui hébergent à tour de rôle des migrants. Ce sont eux qui ont décidé de médiatiser le cas d’Aboubacar. Car ils ne comprennent pas...
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