Publié le 16.04.2026 à 23:54

Le conflit au Moyen-Orient se poursuit ce jeudi, son 48e jour. Après la trêve conclue entre l'Iran et les États-Unis, la tension est palpable. Washington a annoncé maintenir le blocus des ports iraniens « aussi longtemps qu'il faudra ». Donald Trump avait assuré mercredi que la guerre était « presque finie » et a promis « deux jours extraordinaires à venir ». Parallèlement, Israël et le Liban sont tombés d'accord pour un cessez-le-feu de 10 jours.
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23:53
C'est la fin de notre live, merci à toutes et à tous de nous avoir suivi. Rendez-vous dès demain pour suivre l'actualité liée à la guerre au Moyen-Orient.
23:52
Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël. Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban vient d'entrer en vigueur, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (23h en France), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Des tirs nourris ont éclaté dans la banlieue sud de Beyrouth après le début de cette trêve.
« Le cessez-le-feu inclura le Hezbollah », affirme Donald Trump. « L'Iran veut arriver à un accord. Les discussions se passent bien. Nous ne voulons pas qu'ils aient l'arme nucléaire, c'est un facteur très important. Aujourd'hui ils ont concédé des choses auxquelles ils n'étaient pas prêts il y a deux mois », a assuré Donald Trump depuis la Maison Blanche.
L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, certifie Trump. « Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire », a déclaré Donald Trump aux journalistes à la Maison Blanche, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, en ajoutant: « Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord ».
Les États-Unis vont maintenir leur blocus des ports iraniens « aussi longtemps qu'il faudra ». Washington maintiendra son blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi, « aussi longtemps qu'il faudra », a affirmé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth. « Aussi longtemps qu'il faudra, nous maintiendrons ce blocus, ce blocus qui fonctionne », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au Pentagone. « Ce blocus s'applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens. Cette opération américaine est un blocus des ports iraniens [...], pas un blocus du détroit d'Ormuz », a précisé le chef d'état-major de l'armée américaine.
Un conseiller de Mojtaba Khamenei menace de couler les navires américains. Le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a menacé de couler les navires américains dans le détroit d'Ormuz. « Donald Trump veut faire la police dans le détroit d'Ormuz. Est-ce vraiment votre travail ? Est-ce le travail d'une armée puissante comme celle des États-Unis ? », a dit à la télévision iranienne Mohsen Rezaei, un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution. « Vos navires seront coulés par nos premiers missiles et c'est un danger pour les militaires américains. Ils peuvent vraiment être atteints par nos missiles et nous pouvons les détruire », a menacé ce responsable, en uniforme.
23:50
De nombreux coups de feu ont éclaté dans la banlieue sud de Beyrouth au moment où un cessez-le-feu avec Israël est entré en vigueur vendredi à minuit. Les médias d'Etat ont également fait état de « tirs nourris » accompagnant le début de la trêve de dix jours, annoncée plus tôt, jeudi, par le président américain, Donald Trump.
La banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement pro-iranien Hezbollah, a été particulièrement touchée par les frappes israéliennes depuis le 2 mars.
23:10
Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G7 ont appelé jeudi à « limiter le coût pour l'économie mondiale » d'une « prolongation du conflit » au Moyen-Orient. « Le constat est unanime: il est urgent de limiter le coût pour l'économie mondiale d'une prolongation du conflit. Les membres du G7 ont réaffirmé l'impérieuse nécessité d'avancer vers une paix durable », ont-ils déclaré dans un communiqué, à l'issue d'une réunion à Washington organisée dans le cadre de la présidence française.
23:08
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban vient d'entrer en vigueur, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (23h en France), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah.
22:55
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, « a salué l'annonce du cessez-le-feu au Liban et noté que l'arrêt des hostilités au Liban faisait partie de l'accord de cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, avec la médiation du Pakistan », a précisé l'agence officielle IRNA sur Telegram.
22:44
L'armée israélienne a annoncé jeudi soir frapper des lanceurs de roquettes du Hezbollah au Liban après des tirs sur Israël, à peine plus d'une heure avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. « L'armée frappe actuellement des lanceurs à partir desquels le Hezbollah a tiré des roquettes vers le nord d'Israël il y a peu de temps », indique un communiqué militaire publié à 22h56 (21h56 en France). La trêve, annoncée plus tôt par le président américain Donald Trump, doit entrer en vigueur à 23h .
22:00
Une personne a été blessée grièvement dans le nord d'Israël après des tirs du Liban à moins de deux heures de l'entrée en vigueur de la trêve. Dans la région de Carmiel, des équipes de secours « prodiguent des soins médicaux à un homme d'environ 25 ans, dans un état grave, blessé apparemment par des éclats [à la suite d'une] interception », indique un communiqué du Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge. La zone a fait l'objet d'une alerte aux roquettes, selon la défense passive.
21:46
L'Arabie saoudite a salué jeudi l'annonce d'un cessez-le-feu entre le Liban et Israël, en soulignant « le rôle positif » joué par le président de la République, le Premier ministre et le chef du Parlement libanais.
« Le Royaume réaffirme son soutien à l’État libanais dans l’extension de sa souveraineté, la limitation des armes à l’État (...), et les mesures entreprises pour préserver les ressources, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban », a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué, cité par l'agence de presse SPA.
21:34
« A compter du 16 avril 2026, à 17h, et avec le soutien de la communauté internationale, le gouvernement libanais prendra des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tous les autres groupes armés non-étatiques rebelles présents sur le territoire libanais de mener des attaques, des opérations ou des activités hostiles contre des cibles israéliennes »,a indiqué le département d'Etat américain dans un communiqué ajoutant qu'Israël de son côté « se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense ».
20:52
Donald Trump a assuré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun se rendront à la Maison Blanche pour une rencontre conjointe avec Donald Trump « au cours des quatre ou cinq prochains jours », a déclaré jeudi le président américain.
« Ce sera la première fois qu'ils se rencontrent en 44 ans, ce qui n'est pas du bon voisinage, vu qu'ils sont voisins », a ironisé Donald Trump devant la presse à la Maison Blanche.
20:25
Le cessez-le-feu de dix jours qu'Israël a accepté avec le Liban offre une occasion de « paix historique » avec Beyrouth, a déclaré jeudi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. « Nous avons l'occasion d'un accord de paix historique avec le Liban », a-t-il dit, précisant que les forces armées israéliennes vont « rester dans le sud [du Liban] dans une bande frontalière de 10 km de profondeur ».
20:23
« Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire », a déclaré Donald Trump aux journalistes à la Maison Blanche, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, en ajoutant: « Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord ».
20:07
« L'Iran veut arriver à un accord. Les discussions se passent bien. Nous ne voulons pas qu'ils aient l'arme nucléaire, c'est un facteur très important. Aujourd'hui ils ont concédé des choses auxquelles ils n'étaient pas prêts il y a deux mois », a assuré Donald Trump depuis la Maison Blanche.
Le président des États-Unis a par la suite assuré que le cessez-le-feu « inclura le Hezbollah »
20:04
« Le Pape doit comprendre quelque chose de très simple : l'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire, le monde serait en danger », a déclaré Donald Trump face à des journalistes présents à la Maison Blanche.
19:41
Au moins sept personnes ont été tuées et 33 blessées dans une frappe israélienne sur un village du sud du Liban, a annoncé jeudi le ministère libanais de la Santé, quelques heures avant l'entrée en vigueur prévue d'un cessez-le feu.
Le bilan est « préliminaire et pas définitif », a prévenu le ministère, tandis que des médias d'État libanais ont parlé d'un « massacre contre des civils » dans le village de Ghazieh, où des opérations de dégagement de décombres sont en cours.
18:55
Le Hezbollah libanais va respecter le cessez-le-feu qui entre en vigueur à 23h à condition qu'Israël arrête complètement les hostilités, dont les assassinats qui visent ses membres, a affirmé à l'AFP un député de la formation pro-iranienne. « Nous allons respecter le cessez-le-feu de manière prudente [...] à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats », a déclaré le député Ibrahim Moussaoui.
Après le cessez-le-feu qui avait mis fin à la guerre précédente entre les deux parties, en novembre 2024, Israël avait continué à viser par des frappes ciblées les membres et les infrastructures du mouvement libanais.
18:44
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué jeudi le cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban jugeant qu'un « chemin vers une paix durable » était désormais nécessaire. « C'est un soulagement car ce conflit a déjà fait bien trop de victimes », a-t-elle écrit sur X.
18:33
La France a fait part de son enthousiasme à la suite de l'annonce d'un accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël. « C'est une excellente nouvelle », indique l'Élysée, ajoutant que cela devra être « vérifié sur le terrain ». Réagissant aux propos de l'ambassadeur israélien aux États-Unis qui a affirmé que Paris n'avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban, il a ajouté que Paris voulait « faire oeuvre utile ». « Le jour où il faudra soutenir les autorités libanaises pour rétablir la sécurité et leur souveraineté sur l’entièreté du territoire libanais, je crois que beaucoup seront contents de pouvoir compter sur la France, y compris les Israéliens », a commenté le conseiller présidentiel.
18:17
« Je vais inviter le Premier ministre d'Israël, Bibi Netanyahu, et le président du Liban, Joseph Aoun, à la Maison Blanche », a écrit le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, sans préciser de calendrier. « Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement », a-t-il ajouté.
18:13
Le géant laitier Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) a annoncé qu'il allait devoir « répercuter » l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs. Les hostilités dans la région depuis fin février ont « un impact important sur les coûts, à la fois sur les transports et les emballages », a expliqué Emmanuel Besnier, son PDG, lors de la présentation des résultats annuels 2025 du groupe français, évoquant « une nécessité d'aller répercuter ça auprès de nos clients ». Son directeur général des opérations Thierry Clément a, de son côté, assuré que le groupe voulait « minimiser [cet] impact en fonction des catégories » de produits, tout en estimant le surcoût lié au conflit à « plusieurs dizaines de millions d'euros » pour le groupe basé à Laval.
18:10
Le président de la République s'est entretenu avec Narendra Modi ce jeudi. « J'ai reçu un appel téléphonique de mon cher ami, le président Emmanuel Macron. Nous avons discuté de la situation en Asie occidentale et sommes tombés d'accord sur la nécessité urgente de rétablir la sécurité et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz », écrit le Premier ministre indien sur X. « Nous poursuivrons notre étroite coopération afin de promouvoir la paix et la stabilité dans la région et au-delà », a-t-il ajouté.
17:55
Le président des États-Unis Donald Trump a assuré sur Truth Social que « le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se sont mis d'accord » pour un cessez-le-feu de 10 jours. « Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de 10 jours à partir de 17h », heure de Washington, soit 23h à Paris, a-t-il écrit sur sa plateforme.
17:16
Le président libanais Joseph Aoun s'est entretenu au téléphone jeudi avec son homologue américain Donald Trump, a annoncé la présidence libanaise. Le chef de l'Etat a exprimé « le souhait que le président Trump poursuive ses efforts en vue d'un cessez-le-feu au plus tôt avec Israël », a ajouté la présidence dans un communiqué.
16:55
Des frappes israéliennes ont détruit le pont Qasmiyeh enjambant le fleuve Litani dans le sud du Liban, coupant la région du reste du pays. « Dans le contexte de l'agression israélienne en cours contre le Liban, le pont côtier Qasmiyeh-Tyr a été pris pour cible et détruit, dans le but de séparer la région située au sud du Litani de celle située au nord et de l'isoler », a déclaré l'armée dans un communiqué, ajoutant que les frappes avaient fait un mort et trois blessés, parmi lesquels « un soldat de l'unité stationnée sur le pont ».
16:21
Le président libanais Joseph Aoun a refusé la demande américaine d'établir un « contact direct » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, a indiqué une source officielle libanaise à l'AFP. Le chef de l'État « en a informé le secrétaire d'État Marco Rubio » lors d'un entretien téléphonique ce jeudi, a ajouté cette source, précisant que les États-Unis « comprennent la position » du Liban.
Donald Trump a affirmé que les « dirigeants » d'Israël et du Liban, toujours en état de guerre, allaient se parler ce jeudi, après une première réunion au niveau diplomatique mardi entre les deux pays à Washington.
15:52
Les négociations directes du Liban avec Israël sont une « grave erreur », a affirmé le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan, appelant Beyrouth à arrêter les « concessions gratuites » à l'égard des États-Unis et Israël. « Les négociations directes sont une grave erreur [...] et ne présentent aucun intérêt pour le Liban », a affirmé le député de la formation pro-iranienne lors d'une interview accordée dans son bureau au Parlement.
15:46
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que si l'Iran rejetait une proposition américaine lui demandant notamment de renoncer à « l'armement nucléaire », Israël mènerait des frappes « encore plus douloureuses » contre de nouvelles cibles.
« L'Iran se trouve à un tournant historique: une voie consiste à renoncer au terrorisme et à l'armement nucléaire, conformément à la proposition américaine ; l'autre mène à un abîme », a affirmé le ministre lors d'une cérémonie. « Si le régime iranien choisit la seconde option, il découvrira très rapidement qu'il existe des cibles encore plus douloureuses que celles que nous avons déjà frappées », a-t-il ajouté.
15:25
Au moins deux pétroliers sont entrés dans le Golfe via le détroit d'Ormuz, semble-t-il à destination de l'Iran, en dépit du blocus imposé depuis lundi par Washington sur les ports iraniens, ont indiqué des agences de presse et des données de suivi maritime.
Ces deux très grands pétroliers de type VLCC (very large crude carrier), le RHN et l'Alicia, se trouvaient jeudi près des côtes iraniennes dans le Golfe, selon les données de la société d'analyse maritime Kpler. Ils font partie des quelques navires qui ont franchi le détroit au cours des deux derniers jours.
Les deux superpétroliers avaient initialement déclaré l'Irak comme destination, avant de modifier leur statut pour passer à « en attente d'ordres », lors de leur passage du détroit, selon les données de Kpler.
15:11
La Syrie a annoncé avoir pris le contrôle de toutes les bases militaires qui abritaient auparavant des forces américaines, présentes depuis des années dans le pays pour lutter contre le groupe État islamique.
Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré qu'il « se félicitait de la remise complète au gouvernement syrien des sites militaires où les forces américaines étaient auparavant présentes en Syrie », ajoutant que « la remise de ces sites s'était déroulée [...] en totale coordination entre les gouvernements syrien et américain ».
14:49
Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a annoncé mettre fin à sa filiale régionale CityLine en raison de la hausse des coûts du kérosène, liée à la guerre au Moyen-Orient, et de charges supplémentaires à cause des conflits sociaux.
Lufthansa a annoncé le « retrait définitif de l'offre de Lufthansa CityLine avec effet immédiat », arguant de « la forte hausse des prix du kérosène, qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran, ainsi que de l'augmentation des charges supplémentaires liées aux conflits sociaux ». La décision intervient en pleine semaine de grève dans le groupe.
14:35
Washington maintiendra son blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi, « aussi longtemps qu'il faudra », a affirmé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth. « Aussi longtemps qu'il faudra, nous maintiendrons ce blocus, ce blocus qui fonctionne », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au Pentagone. « Ce blocus s'applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens. Cette opération américaine est un blocus des ports iraniens [...], pas un blocus du détroit d'Ormuz », a précisé le chef d'état-major de l'armée américaine Dan Caine, présent à ses côtés.
14:13
Le président libanais, Joseph Aoun, a remercié le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio pour ses « efforts en vue d'un cessez-le-feu » avec Israël, a annoncé la présidence, sans faire mention d'un contact prévu, selon Donald Trump, entre des dirigeants des deux pays.
« Le président Joseph Aoun a reçu un appel du secrétaire d'État américain Marco Rubio » qu'il a « remercié pour les efforts déployés par Washington afin de parvenir à un cessez-le-feu » avec Israël, a précisé la présidence. Elle n'a pas mentionné l'annonce du président Donald Trump, selon lequel les « dirigeants » d'Israël et du Liban, toujours en état de guerre, allaient se parler ce jeudi.
14:04
Le gouvernement britannique craint de possibles pénuries de CO2 qui pourraient affecter l'industrie agroalimentaire et prépare des mesures d'adaptation si le détroit d'Ormuz reste bloqué d'ici l'été en raison du conflit au Moyen-Orient, selon des informations du Times. D'après le quotidien, le gouvernement a planché sur un tel scénario, parmi d'autres, lors d'une récente réunion de crise organisée pour évaluer les conséquences d'une prolongation du conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, et qui s'est depuis étendu dans la région.
Dans ce scénario, l'approvisionnement en dioxyde de carbone (CO2), sous-produit notamment de la fabrication d'engrais à partir de gaz naturel, pourrait baisser de 18%, avec des conséquences sur de nombreux secteurs, dont l'agriculture et l'agroalimentaire. Ce gaz est utilisé dans l'abattage des porcs et des volailles ainsi que pour accroître la conservation des aliments emballés. Les brasseries, qui l'utilisent pour la fabrication de la bière, pourraient aussi être concernées.
13:48
La Syrie a déclaré avoir pris le contrôle d’une base militaire dans la province de Hassaké, bastion kurde dans le nord-est du pays, après le retrait des forces de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis.
Les forces de l’armée syrienne « ont pris le contrôle de la base aérienne de Qasrak (...) après le retrait des forces de la coalition internationale », entamé fin février, a indiqué dans un communiqué le ministère de la Défense, cité par l’agence de presse officielle Sana.
13:31
Le président du Parlement iranien, figure montante de la République islamique, a estimé qu'un « cessez-le-feu au Liban (était) aussi important » qu'en Iran, dans un message publié sur la messagerie Telegram. « Je suis de près la situation au Liban et l'instauration d'un cessez-le-feu dans ce pays, une question primordiale à nos yeux », a précisé Mohammad Bagher Ghalibaf, rendant compte d'un entretien avec son homologue libanais, Nabih Berri. « Nous nous efforçons de contraindre nos ennemis à instaurer un cessez-le-feu permanent dans toutes les zones de conflit, conformément à l'accord » de trêve convenu le 8 avril avec les États-Unis, a-t-il ajouté
12:56
L'influent chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, s'est entretenu avec le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, selon des médias d'État iraniens, dans le cadre des tractations en cours pour une possible reprise des pourparlers irano-américains.
Le lieu exact de la rencontre n'a pas été précisé par la télévision d'État mais l'agence Mizan a publié sur X des photos des deux hommes. La délégation pakistanaise était arrivée la veille en Iran, peu avant que Washington évoque la possibilité d'une deuxième session de négociations avec l'Iran.
12:38
Le Premier ministre du Pakistan, principal pays médiateur entre l'Iran et les États-Unis, est arrivé au Qatar, deuxième étape d'une tournée dans le cadre des efforts diplomatiques pour une reprise des négociations irano-américaines visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Shehbaz Sharif, qui était la veille en Arabie saoudite, a été accueilli à Doha dans la matinée, selon son équipe. Il doit s'entretenir avec l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et discuter des « efforts actuels du Pakistan pour parvenir à la paix ».
12:23
Une personne a été tuée dans une frappe israélienne qui a visé une voiture sur la route principale reliant Beyrouth à Damas, éloignée de la frontière avec Israël, a rapporté un média d'État.
La frappe s'est produite au niveau de Dahr el-Baidar, dans la montagne à l'est de Beyrouth au Liban, a précisé l'Agence nationale d'information.
12:07
Le président libanais, Joseph Aoun, a souligné l'importance d'un cessez-le-feu avec Israël avant des négociations directes avec le pays ennemi, dont il n'a pas confirmé la tenue, après que Donald Trump a annoncé un entretien dans la journée des « dirigeants » des deux pays.
« Le cessez-le-feu réclamé par le Liban avec Israël est l'entrée en matière naturelle de négociations directes entre les deux pays », a affirmé Joseph Aoun dans un communiqué. Le président américain a annoncé mercredi tard que les « dirigeants » d'Israël et du Liban allaient avoir un entretien dans la journée, ce qui serait une première, et une ministre israélienne a déclaré jeudi que Benjamin Netanyahou « allait parler » avec Joseph Aoun.
12:04
L'agence de presse officielle libanaise a indiqué qu'Israël avait mené deux frappes dans le sud du Liban sur un pont stratégique qui a été détruit. « L'aviation ennemie a mené deux frappes consécutives sur le pont Qasmiyeh, dernier pont entre la région de Tyr et celle de Saïda, le détruisant entièrement », a rapporté l'ANI. L'armée israélienne avait appelé une nouvelle fois les civils à évacuer toute la zone du sud du Liban jusqu’au fleuve Zahrani, à une quarantaine de km au nord de la frontière.
11:53
L’armée israélienne a affirmé avoir « démantelé 70 sites d’infrastructure terroriste du Hezbollah » au cours d’une « opération terrestre » menée mercredi, dans la région de Bint Jbeil, dans le sud du Liban. De « nombreux » combattants du Hezbollah ont été tués durant ce raid, ajoute l’armée dans une publication sur X.
10:48
Selon des propos rapportés par le quotidien israélien Haaretz, la ministre israélienne des Sciences et des Technologies, Gila Gamliel, a affirmé que le premier ministre Benyamin Netanyahou allait bel « parler avec le président libanais Joseph Aoun », ne précisant toutefois pas de date pour cet entretien.
Donald Trump avait indiqué plus tôt que les deux dirigeants allaient se parler ce jeudi, avant d'être contredit dans la foulée par une source officielle libanaise inquant « ne pas être au courant » de ce prochain contact.
10:05
Le géant taïwanais TSMC, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, a déclaré ne pas s'attendre à court terme à un impact de la guerre au Moyen-Orient sur son approvisionnement en matières premières nécessaires à la fabrication de puces, telles l'hélium et l'hydrogène.
« Nous nous approvisionnons auprès de multiples fournisseurs dans différentes régions et nous disposons de stocks de sécurité », a déclaré Wendell Huang, directeur financier de TSMC, lors d'une conférence téléphonique sur les résultats financiers du groupe. « Nous n'anticipons aucune répercussion à court terme sur nos activités », a-t-il encore insisté.
09:33
Le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a menacé de couler les navires américains dans le détroit d'Ormuz. « Donald Trump veut faire la police dans le détroit d'Ormuz. Est-ce vraiment votre travail ? Est-ce le travail d'une armée puissante comme celle des États-Unis ? », a dit à la télévision iranienne Mohsen Rezaei, un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution.
« Vos navires seront coulés par nos premiers missiles et c'est un danger pour les militaires américains. Ils peuvent vraiment être atteints par nos missiles et nous pouvons les détruire », a menacé ce responsable, en uniforme. Considéré comme un tenant de la ligne dure même parmi les Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaei a déclaré que ce serait « bien » si les États-Unis lançaient une invasion terrestre. « Nous prendrions des milliers d'otages, et après nous obtiendrions un milliard de dollars pour chacun d'eux », a-t-il dit.
09:27
Les Bourses européennes ont commencé la journée en petite hausse, portées par les espoirs de pourparlers au Moyen-Orient et l'accalmie du pétrole tout en scrutant les résultats d'entreprises. Paris progressait (+0,23%) tout comme Londres (+0,24%), Francfort (+0,10%) et Milan (+0,36%) quelques minutes après l'ouverture.
08:47
Le géant pétrolier TotalEnergies prévoit de produire autant d'hydrocarbures au premier trimestre 2026 qu'au quatrième trimestre 2025, malgré les pertes de production au Moyen-Orient « de l'ordre de » 100.000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne, a-t-il annoncé dans un communiqué. Le groupe compense les pertes de production au Moyen-Orient par des démarrages de production sur les sites de Lapa South-West au Brésil et Mabruk en Libye. Il anticipe des résultats « en forte croissance » pour ses activités d'hydrocarbures, compte tenu de la hausse des prix, et publiera ses résultats du premier trimestre le 29 avril.
08:34
L'Iran disputera la Coupe du monde de football, a affirmé le président de la Fifa Gianni Infantino, alors que la participation de la Team Melli reste incertaine à moins de deux mois de l'ouverture du Mondial en raison du conflit au Moyen-Orient. « L'Iran viendra, c'est sûr », a-t-il affirmé lors d'un Forum organisé par la chaîne de télévision CNBC à Washington. « Nous espérons qu'à ce moment-là (le début de la compétition le 11 juin), la situation sera une situation pacifique, ce qui aiderait vraiment », a-t-il expliqué.
08:18
YouTube a supprimé une chaîne pro-Iran qui diffusait des vidéos utilisant l'intelligence artificielle (IA) pour mettre en scène des personnages faits en Lego afin de ridiculiser le président américain Donald Trump, a annoncé la plateforme. Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, la République islamique mène une propagande notamment constituée de vidéos d'animation façon Lego, mêlant Donald Trump, tirs de missiles et avions de combat.
Explosive Media, un groupe qui se présente comme indépendant mais qui est largement soupçonné d'entretenir des liens avec le gouvernement iranien, s'est fait connaître sur internet grâce à des vidéos d'animation qui ont accumulé des millions de vues. « Nous avons fermé cette chaîne pour violation de nos règles sur les spams, les pratiques trompeuses et les escroqueries », a déclaré un porte-parole de YouTube.
Explosive Media continue de publier des vidéos anti-américaines sur d'autres plateformes, comme X et Telegram.Instagram, qui appartient à Meta, a également supprimé le compte du groupe, selon des médias américains, mais un autre compte portant le nom d'Explosive Media était toujours actif mercredi.
08:06
L'Australie va porter ses dépenses de défense à 3% de son produit intérieur brut (PIB) en 2033 contre environ 2% actuellement, dans un contexte de multiplication des conflits dans le monde, a annoncé le gouvernement. Le précédent objectif de Canberra pour ses dépenses de défense était de 2,3% du PIB. Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump fait pression sur les alliés des États-Unis pour qu'ils augmentent leurs dépenses militaires.
07:59
Le Liban « n'est pas au courant » d'un prochain contact avec Israël, a affirmé une source officielle après que le président américain Donald Trump a annoncé que les dirigeants des deux pays en état de guerre vont se parler jeudi. « Nous ne sommes pas au courant d'un contact prévu avec la partie israélienne et nous n'en avons pas été informés par les canaux officiels », a déclaré cette source.
07:38
L'armée américaine a annoncé avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les États-Unis à la République islamique. « Dix navires ont été refoulés et AUCUN navire n'a réussi à franchir le blocus depuis son entrée en vigueur lundi », a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, dans une publication sur X.
07:31
Le mouvement pro-iranien libanais Hezbollah a revendiqué ce matin plusieurs attaques visant des positions militaires dans le nord d'Israël, citant l'envoi d'essaims de drones vers Hanita et de Liman Barracks, et une salve de roquettes vers Alajal.
07:22
Le pétrole a ouvert en légère baisse en Asie dans l'espoir d'un apaisement, le baril de West Texas Intermediate cédant 0,32% à 91 dollars et le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, abandonnant lui 0,19% à 94,75 dollars. Les Bourses asiatiques sont également dans le vert après que le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux records à Wall Street en clôture mercredi.
07:05
Les dirigeants d'Israël et du Liban vont se parler ce jeudi, a affirmé le président américain Donald Trump, au lendemain des premiers pourlarlers directs entre les deux pays. « On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlés, environ 34 ans. Ça va se faire. Super ! », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
07:00
Pourparlers irano-américains : l'Iran accueille une délégation pakistanaise. L'Iran a accueilli mercredi une délégation pakistanaise conduite par l'influent chef de l'armée, Asim Munir. Cette délégation doit apporter un nouveau message de Washington à Téhéran et doit discuter de la question de futures négociations avec les responsables iraniens, après l'échec d'une première session de pourparlers entre les deux pays ennemis ce week-end à Islamabad.
L'armée israélienne a reçu l'ordre de tuer tout combattant du Hezbollah dans le sud du Liban. L'armée israélienne a reçu l'ordre de tuer tout combattant du mouvement islamiste libanais du Hezbollah dans la zone du sud du Liban selon un communiqué militaire publié mercredi. « J'ai donné l'ordre de transformer la zone du sud du Liban jusqu'au Litani en une zone de tir létale pour tout terroriste du Hezbollah », indique ce communiqué, citant des propos tenus par le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée lors d'une visite aux troupes israéliennes déployées en territoire libanais.
Netanyahou fixe « le démantèlement du Hezbollah » comme premier but des négociations avec le Liban. « Dans les négociations avec le Liban, il y a deux objectifs principaux. Premièrement, le démantèlement du Hezbollah, et deuxièmement, une paix durable, une paix fondée sur la force », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
La Maison Blanche dit discuter d'une deuxième session de négociations avec l'Iran au Pakistan. Washington discute d'une possible deuxième session de négociations avec l'Iran, de nouveau au Pakistan, a déclaré la Maison Blanche après l'échec d'un premier round le week-end passé à Islamabad. « Ces discussions ont lieu, mais rien n'est officiel tant que vous ne l'entendez pas de la Maison Blanche », a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de l'exécutif américain. « Mais nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord », a-t-elle ajouté. « Elles auraient très probablement lieu au même endroit que la dernière fois », a-t-elle précisé.
L'Iran menace de bloquer les exportations de la mer Rouge si le blocus américain se poursuit. L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, qu'il ne borde pas, en cas de maintien du blocus américain de ses ports, estimant que ce dernier pourrait mener à une violation du cessez-le-feu. Si les États-Unis maintiennent leur blocus maritime et « créent de l'insécurité pour les navires commerciaux de l'Iran et les pétroliers », cela constituera « le prélude » à une violation de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 8 avril, a estimé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.
Les distributeurs de carburants demandent le retrait du projet de contrôle des prix du gouvernement. Les patrons des principaux distributeurs s'opposent, dans une lettre envoyée au Premier ministre Sébastien Lecornu, au projet du gouvernement qui envisage d'encadrer leurs marges sur les prix du carburant, et demandent son « retrait ». « Nos marges sur les carburants sont de 1 à 2 centimes par litre, elles couvrent à peine les coûts d'exploitation », se défendent les distributeurs, pour qui « ce sont les raffineurs-distributeurs qui ont capté des marges brutes considérables depuis le début du conflit en Iran ».
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Bienvenue dans ce direct dédié à la guerre au Moyen-Orient.
Publié le 16.04.2026 à 14:01

Les députés ont approuvé mercredi soir une mesure devant permettre à un tribunal de prononcer une série de mesures spéciales à l'encontre d'une personne considérée comme radicalisée au cours de sa détention, à sa sortie de prison, dans l'objectif de prévenir un acte à caractère terroriste. Le texte de Charles Rodwell (Renaissance), soutenu par le gouvernement, fera l'objet d'un vote global le 5 mai.
Examinant ses articles, les députés, du centre à l'extrême droite, ont validé la création d'une « injonction d'examen psychiatrique » à la main du préfet, qui pourra, dans le but de prévenir des actes terroristes, forcer certaines personnes à se soumettre à un examen psychiatrique. Elles devront adhérer « à des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme », et avoir eu des « agissements susceptibles d'être en tout ou partie liés à des troubles mentaux ». Au vu du certificat médical post-examen, le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée. Céline Hervieu (PS) a jugé « extrêmement grave » de faire « peser la responsabilité de la prévention d'un passage à l'acte terroriste sur le dos des soignants ». Charles Rodwell a souligné qu'en cas de refus de se soumettre l'examen, ce serait à un juge d'autoriser ou non la procédure. Il pourra aussi autoriser les forces de l'ordre à se rendre au domicile de la personne pour l'amener à un psychiatre.
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a défendu une mesure qui permettrait aux services de renseignement « de comprendre ce qui relève de la radicalisation, [...] de troubles psychiatriques, pour assurer un meilleur suivi ». Hendrik Davi (groupe écologiste) a fustigé la mesure, considérant qu'elle permettrait à un pouvoir d'extrême droite « d'enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques. »
L'Assemblée a aussi approuvé, dans un premier temps, une « rétention de sûreté terroriste », permettant de placer des personnes condamnées dans un centre de soins après leur peine, comme c'est déjà le cas pour certains crimes. Une bascule d'une justice « des faits » à l'« anticipation d'un comportement futur », a critiqué Soumya Bourouaha (PCF). Le dispositif concernera « très peu de personnes », a rétorqué Laurent Nuñez. Elles devront présenter « une adhésion persistante à une idéologie » incitant à commettre des « actes de terrorisme », « un trouble grave de la personnalité », et avoir été condamnées à au moins 15 ans de prison. L'article a finalement été rejeté, ce jeudi, lors d'un vote qui s'est déroulé dans une atmosphère électrique.
Les députés ont adopté un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky par 84 voix contre 77, réécrivant entièrement cet article. La droite, le centre et l'extrême droite se sont opposés à l'amendement, et la gauche l'a soutenu. Le scrutin s'est déroulé après plusieurs votes s'étant joués à quelques voix près, et une suspension de séance dont la légitimité a été contestée, chaque groupe cherchant à faire venir davantage de députés.
Un autre article vise à prévenir des actes de personnes, condamnées à une peine d'au moins 10 ans, et qui présenteraient à la fin de leur peine une « particulière dangerosité » avec « une probabilité très élevée de commission d'un acte terroriste », parce qu'elles se seraient radicalisées en prison. Un tribunal pourrait prendre plusieurs mesures, notamment « sanitaire, sociale, éducative, psychologique ou psychiatrique » en vue d'une réinsertion. Il pourrait interdire d'exercer « une activité » dans laquelle « un acte terroriste est particulièrement susceptible d'être commis ».
Un dispositif existant pour des personnes condamnées pour actes à « caractère terroriste », ont souligné ses défenseurs, mais pas pour des personnes condamnées pour d'autres faits, qui se seraient radicalisées en prison, « un trou dans la raquette », selon Charles Rodwell. Léa Balage El Mariky (écologiste) a dénoncé un « glissement majeur », permettant « des mesures de sûreté non plus sur la base d'actes » mais sur « une adhésion idéologique supposée, sans condamnation pour des faits de terrorisme ».
Les députés ont aussi validé un durcissement des conditions de changement de nom à l'état-civil. Avec notamment la nécessité de présenter un bulletin de casier judiciaire (dès 13 ans), et, pour une personne qui a un acte de naissance étranger, de prouver que le nom sur celui-ci est le même que celui qu'il demande à changer en France. Une mesure censée empêcher des personnes de changer un prénom ou nom, en conservant un document d'identité étranger sous un autre, document qu'il pourrait présenter lors d'un contrôle en France, pour « mieux se dissimuler », selon le ministre. Écologistes et insoumis ont alerté contre des effets néfastes, particulièrement pour des personnes transgenres. « Comment fera une personne trans, étrangère, qui a fui son pays, pénalisant l'homosexualité ou la transidentité pour obtenir » un document officiel, a lancé Andy Kerbrat (LFI).
Publié le 16.04.2026 à 21:30

Emmanuel Macron a appelé jeudi à instaurer une « journée sans connexion » mensuelle pour les jeunes, afin qu'ils retrouvent la lecture ou le sport, « la vitalité de la vie réelle », avant une réunion de « coordination » européenne sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans.
Lors d'une visite à la Cité internationale de la langue française, dont il a été le promoteur au sein du château rénové de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne, le chef de l'Etat est passé par plusieurs ateliers de lecture, théâtre et bande dessinée organisés avec des lycéens et collégiens. Autant d'alternatives aux écrans qu'il a voulu mettre en avant, pour porter un « agenda positif » en parallèle de l'interdit qu'il souhaite instaurer, explique-t-on dans son entourage.
Les écrans et les réseaux sociaux, « c'est du temps volé au développement personnel, du temps où ne fait pas de sport et où on ne lit pas », a-t-il souligné devant les adolescents. Interrogé par des journalistes en herbe pour une émission de « Radio Château », il a invoqué le mot grec « pharmakon » pour décrire les écrans: « C'est le médicament », car ils peuvent servir d'outil pédagogique, mais « si on n'y prend pas garde, c'est aussi un poison », car ils provoquent une « addiction », a estimé le président, en mettant en garde contre une génération de personnes « voûtées », « avec leurs gros pouces » tapant sur leur portable.
Face à ce risque, et à la « solitude » et « l'inattention » qu'engendrent selon lui les écrans chez les jeunes, il a plaidé pour « qu'il y ait une fois par mois une journée sans connexion pour se réhabituer à vivre sans ».
Présent à son côté, le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a expliqué à des journalistes vouloir mener une « concertation » en vue de lancer cette initiative à la rentrée de septembre dans les établissements.
Concrètement, cela ne devrait pas changer grand-chose à l'école, puisque le téléphone portable est interdit au collège et pourrait bientôt l'être aussi au lycée. Mais l'exécutif souhaite « promouvoir des rendez-vous communs », « qui puissent avoir des répercussions dans la vie familiale » et « essaimer », a expliqué le ministre.
Jeudi après-midi, Emmanuel Macron a continué de tracer le sillon lors d'une visioconférence avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les dirigeants de douze pays de l'UE (Allemagne, Autriche, Chypre, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Slovénie) intéressés par des restrictions nationales de l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants. Soit « le double » des Etats initialement volontaires à l'automne dernier, ce qui montre que la mesure « gagne du terrain », s'est félicité le président français.
Son objectif: « coordonner nos efforts au niveau européen » pour s'assurer de la mise en oeuvre des interdictions. Il a salué la « solution claire » annoncée mercredi par Ursula von der Leyen, qui a présenté une application de vérification de l'âge bientôt disponible pour les citoyens européens. Emmanuel Macron a aussi appelé à un examen « rapide » par l'Union européenne du projet de loi en voie d'adoption au Parlement français, qui a été « notifié à la Commission » le 9 avril, afin d'obtenir un feu vert à temps pour que l'interdiction des réseaux sociaux en France aux moins de quinze ans entre en vigueur au « 1er septembre ».
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