Publié le 18.02.2026 à 07:00
Rhône. Mort de Quentin : rixe, armes... une vidéo contredit le narratif de l’extrême droite

C’est une vidéo qui permet de lever quelques-unes des zones d’ombre, encore nombreuses, qui entourent la mort de Quentin Deranque et… de contredire certaines déclarations politiques hasardeuses.
Le jeune homme, militant d’ultra-droite est décédé samedi après avoir été lynché au sol, jeudi, par des militants antifascistes en marge de la venue à Lyon de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Cette mort violente a secoué la France à tel point que, mardi, l’Assemblée nationale a décidé de tenir une minute de silence. D’autres ont préféré faire grand bruit, au risque de prendre quelques largesses avec le réel.
Le Progrès s’est procuré des images précédant de quelques minutes le lynchage mortel de Quentin dans laquelle on constate clairement que deux bandes équivalentes en nombre s’affrontent. La rixe a été filmée vers 17h56.
On y aperçoit un groupe d’une quinzaine de personnes (vraisemblablement l’ultra-gauche) dont certains membres appartiendraient au groupe dissout la Jeune garde. Face à eux, un autre groupe d’une quinzaine d’individus (vraisemblablement l’ultra-droite), habillés en noir et masqués. De quoi remettre en question le « militantisme pacifiste » et les motivations du groupe dans sa venue aux abords d’un évènement de la figure de gauche Rima Hassan. « C’est révélateur du degré de violence de l’extrême gauche. (…) C’est toujours eux qui agressent, c’est toujours eux qui tuent », avait pourtant déclaré Eric Zemmour dimanche.
Coups de poing, coups de pied… Les images montrent de violentes échauffourées de part et d’autre. Les images attestent bien d’une rixe. « L’extrême gauche essaye de faire croire qu’il y a eu une rixe », avait expliqué lundi au micro d’Europe 1 la présidente du groupuscule nationaliste-féministe Nemesis Alice Cordier, dont des membres étaient présentes en marge de la venue de Rima Hassan. Une version relayée par de nombreux responsables d'extrême droite.
Mis a mal dans la bataille rangée, le groupuscule d’extrême droite aurait pris la fuite, selon l'AFP, laissant derrière lui certains de leurs membres dont, possiblement, Quentin qui sera lâchement battu au sol quelques minutes plus tard jusqu’à en perdre la vie. Un acte injustifiable.
« Quand on est face à des hommes armés avec des poings américains ou des gants coqués et que des gens vous tapent la tête avec ça, personne ne peut s’en sortir », a déclaré lundi sur Cnews Alice Cordier. Or après analyse de sa vidéo, Le Progrès a constaté que le groupe d’extrême droite avait fait le déplacement armé de gants coqués, casques de moto, béquilles ou gazeuses lacrymogène. Ce qui n’est pas le cas des militants d’extrême gauche, du moins sur la vidéo. Sur les images, entre plusieurs coups de poing échangés entre les deux camps, un membre de l’ultradroite lancera un fumigène sur ses adversaires quand un autre fera usage de sa bombe lacrymogène.
Mardi soir, neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête pour « homicide volontaire ». Le magistrat en charge de l'affaire a refusé d'en dire plus sur leur profil, mais une source proche du dossier a précisé qu'il s'agit de sept hommes, dont l'attaché parlementaire LFI Jacques-Elie Favrot, et deux femmes, tous âgés d'une vingtaine d'années. Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Publié le 17.02.2026 à 22:37
Une minute de silence a été observée mardi après-midi à l'Assemblée nationale après la mort, samedi à Lyon, d'un jeune militant nationaliste, Quentin Deranque, 23 ans. Il est décédé deux jours après avoir été roué de coups en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences-Po Lyon.
Une enquête a été ouverte pour « homicide volontaire ». Au moins six individus masqués et encagoulés ont été identifiés, selon Le Progrès, et tous faisaient partie de La Jeune Garde, un groupe d'extrême gauche qui fait l'objet d'une procédure de dissolution.
Ce mardi soir, neuf personnes ont été interpellés, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault.
>> Revivez l'évolution de la situation :
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
23:32
Raphaël Arnault lâche son collaborateur interpellé. Le député LFI et co-fondateur du mouvement antifasciste de la Jeune Garde Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour « mettre fin » au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés.
Le nouveau bilan fait état de neuf interpellations. Deux nouveaux suspects ont été interpellés dans l'enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, portant à neuf le total (7 hommes, 2 femmes).
Une marche d'hommage annoncée samedi à Lyon. Une marche d'hommage à Quentin est annoncée samedi après-midi à Lyon, au départ de la place Jean Jaurès, selon les organisateurs sur Instagram.
« Il est temps que vous fassiez le ménage », lance Sébastien Lecornu à LFI. « Il est temps que vous fassiez le ménage, dans vos propos, dans vos idées, et surtout dans vos rangs ! », a déclaré le Premier ministre.
23:29
C'est la fin de ce live, qui reprendra demain matin
22:40
Selon l'AFP, les supects ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir apporté un soutien, a détaillé cette source, selon laquelle d'autres interpellations pourraient suivre dans les prochains jours.
22:19
Après avoir auditionné les témoins, exploité des vidéos et de la téléphonie, les enquêteurs étaient parvenus mardi matin à identifier une partie des suspects et ont procédé à cinq interpellations dans l'après-midi et quatre dans la soirée, selon le procureur de Lyon Thierry Dran.
Le magistrat a refusé d'en dire plus sur leur profil, mais une source proche du dossier a précisé qu'il s'agit de sept hommes, dont Jacques-Elie Favrot, et deux femmes, tous âgés d'une vingtaine d'années.
21:42
Le Premier ministre a enfoncé le clou dans un tweet accablant La France insoumise (LFI), après qu'un assistant du député Raphaël Arnault a été interpellé. « Le ménage doit être fait dans les rangs de LFI. Et vite », a-t-il renchéri.
21:37
Deux nouveaux suspects ont été interpellés dans l'enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, portant à neuf le total.
21:06
Deux nouveaux suspects ont été interpellés, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran. Il s'agit de deux hommes, a-t-il précisé, portant le total à sept interpellations, dont Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
20:54
Le député LFI et co-fondateur du mouvement antifasciste de la Jeune Garde Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour « mettre fin » au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés.
« Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires. Dès hier avant d'apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l'Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat. À l'enquête désormais de déterminer les responsabilités », a écrit Raphaël Arnault sur X.
20:19
Lors de sa conférence devant des militants à Paris, Jean-Luc Mélenchon affirme que la France insoumise « n'accepte pas les leçons » de Sébastien Lecornu, qui a demandé au mouvement de gauche radicale de « faire le ménage » dans ses « rangs » après la mort de Quentin Deranque.
« Nous n'acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le Premier ministre, qui visiblement a pété un câble cet après-midi aux questions d'actualité » à l'Assemblée nationale, a déclaré le leader de LFI lors d'une conférence devant des militants à Paris.
20:10
Selon les informations du Progrès, une cinquième personne a été interpellée ce mardi dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque.
Concernant les quatre premières interpellations, deux ont été réalisées dans le département de Haute-Loire.
19:47
Lors d'une réunion publique ce mardi soir, Jean-Luc Mélenchon affirme que La France insoumise, mise en cause pour ses liens avec la Jeune Garde lyonnaise, est, dans cette affaire, « sous les coups des accusations les plus grotesques, les plus ridicules, les plus injustes et les plus dangereuses ». « C'est une offensive à laquelle nous nous sommes habitués ». Pour autant, « pas de surenchère, nous ne cèderons pas à la facilité ».
Les agresseurs de Quentin Deranque se sont « déshonorés » en frappant le jeune militant nationaliste Quentin Deranque « d'une manière qui, de toute évidence, comporte le risque d'infliger la mort », lance-t-il encore. « Dans la violence, qu'elle soit défensive ou offensive, et je le dis en notre nom à tous, tous les coups ne sont pas permis », poursuit-il. « Quelles que soient les opinions de ses parents, rien ne justifie qu'on leur ramène leur enfant mort », a-t-il également dit à propos de Quentin Deranque.
19:38
Sur le réseau social X, le président du Rassemblement national Jordan Bardella affirme que « la responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est immense » dans la mort de Quentin Deranque. « Sa complicité avec les groupuscules d’ultra gauche, qu’il qualifie lui-même de "jeunes camarades", a ouvert les portes de l’Assemblée nationale à des meurtriers présumés », écrit-il.
19:18
Invité de BFM TV, le patron des députés LR Laurent Wauquiez estime que « oui, La France insoumise nourrit cette violence et se nourrit de cette violence ».
« La France insoumise a fait le choix de la violence dans notre pays et il y a un bas les masques qui est en train de se faire ».
18:55
Quatre hommes d'une vingtaine d'années ont été interpellés ce mardi dans l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, a appris Le Progrès, confirmant une information de BFMTV.
Parmi les quatre personnes arrêtées se trouvent l’assistant parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, et un de ses anciens stagiaires à l'Assemblée, Adrian B.
Jacques-Elie Favrot, qui a démenti « formellement être responsable de ce drame » s'est « retiré de ses fonctions » de collaborateur « durant le temps de l'enquête », a déclaré son avocat dans un communiqué. Il a par ailleurs été interdit d'accès à l'Assemblée nationale.
Lundi, le procureur de Lyon, Thierry Dran, avait annoncé qu'au moins six agresseurs avaient participé au lynchage de Quentin Deranque jeudi dernier. Selon les informations du Progrès, ces six suspects identifiés étaient membres de La Jeune Garde.
18:25
De nouvelles images publiées par Le Progrès lèvent le voile sur les minutes précédant le lynchage de Quentin Deranque à Lyon : une rixe violente entre militants d’extrême droite et d’ultra-gauche, où les deux camps semblent être venus pour se battre.
18:12
Suite au meurtre de Quentin Deranque, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a affirmé qu’il n’y aurait plus de « meetings » dans les établissements d’enseignement supérieur si un risque avéré de trouble à l’ordre public était identifié. « L’idée n’est pas d’interdire la politique à l’université, car ce serait un vrai recul démocratique », précise à notre journal l’entourage du ministre, mais d’anticiper les situations qui peuvent dégénérer.
17:45
Invitée de BFM TV, Alice Cordier, la présidente du collectif identitaire Nemesis, qui avait déployé une banderole « Islamo-gauchistes, hors de nos facs ! » devant Sciences-Po Lyon jeudi dernier, dénonce la présence « milices antifascistes qui font régner la terreur dans les rues », notamment à Lyon. Raison pour laquelle, selon elle, le groupe de sept jeunes femmes avait demandé à une quinzaine d'amis, dont Quentin Deranque, de les protéger.
17:17
Sept ans d’existence, une image sulfureuse, et finalement une dissolution en Conseil des ministres. Créée en 2018, la Jeune Garde, qui est aujourd’hui dans l’œil du cyclone après la mort de Quentin Deranque, avait été fondée à Lyon par plusieurs militants antifascistes dont Raphaël Arnault, devenu depuis député LFI, avec l’objectif de lutter contre la présence de l’extrême droite sur la voie publique. L'organisation a été officiellement dissoute l'an dernier.
16:52
Selon les informations du Progrès, les six suspects identifiés dans l'agression mortelle de Quentin Deranque étaient tous membres de La Jeune Garde, ce groupuscule antifasciste qui a été dissous en Conseil des ministres l’an dernier. Selon une source sécuritaire, il s'agit de cinq hommes et une femme. Aucune interpellation n'a eu lieu pour l'instant.
Toujours selon Le Progrès, Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de La Jeune Garde, a été identifié dans le groupe d’une vingtaine de membres d’ultra-gauche présent aux abords de Science Po jeudi soir, mais on ignore s'il fait partie des six agresseurs présumés.
16:13
Une marche d'hommage à Quentin est annoncée samedi après-midi à Lyon, au départ de la place Jean Jaurès, selon les organisateurs sur Instagram.
15:45
La cheffe des députés La France insoumise sait que son intervention est très attendue. Adressant « ses premiers mots à la famille de Quentin Deranque, tué en pleine rue à Lyon », elle poursuit : « Nous n'acceptons pas que la violence physique d'où qu'elle vienne soit employée pour régler les conflits. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près, ni de loin. Ceux qui instrumentalisent ce drame doivent cesser », martèle-t-elle. Evoquant ensuite la « responsabilité imaginaire » qui pèserait sur son groupe politique, elle évoque les « douze assassinats commis par l'extrême droite depuis 2022 » pour lesquels elle accuse l'Assemblée de n'avoir pas réagi.
La réponse du Premier ministre se veut cinglante : « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject », lance Sébastien Lecornu sous de longs applaudissements. « On peut avoir des divergences politiques, mais lorsqu'on est un humaniste, on n'oppose pas un mort à un autre mort, un assassinat à un autre assassinat. Le refus de la violence c'est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu, y compris la violence verbale. Vous voyez, et c'est peut-être ce qui nous sépare... je suis le premier à condamner la violence contre les députés insoumis. [...] Mais la vraie question, c'est : pourquoi tout le monde doute de votre sincérité, que personne ne veut vous croire ? Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage, dans vos propos, dans vos idées, et surtout dans vos rangs ! », conclut le Premier ministre.
15:31
Jean-Luc Fugit, député (Renaissance) du Rhône, intepelle à son tour le ministre de la Justice pour savoir ce que le gouvernement « compte faire » pour lutter contre la violence politique. Accusant frontalement les députés de la France insoumise et du Rassemblement national d'avoir une responsabilité dans cette « brutalisation » de la vie publique, il lance : « Oui, collègues de la France insoumise et du Rassemblement national, je parle de vous ».
15:15
S'en prenant avec virulence à l'extrême gauche et la France insoumise, le chef des députés Droite républicaine Laurent Wauquiez estime dans l'Hémicycle que « l'extrême gauche a du sang sur les mains ».
« C'est l'extrême gauche qui agresse, c'est l'extrême gauche qui tue, c'est l'extrême gauche qui menace la République », a-t-il égréné, appelant le Premier ministre a prendre des mesures.
« Chaque individu à une responsabilité individuelle », rappelle en réponse le Premier ministre. « Les responsables sont ceux qui commettent des actes de violence, et il ne faut pas inverser le récit », affirme Sébastien Lecornu. « C'est un moment de vérité: soit on lutte contre, on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle. [...] On ne peut pas avoir la rhétorique dela confrondation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe, parfois, dans cet Hémicycle, peut infuser dans la société. C'est un appel à la responsabilité individuelle, de chaque formation politique, dans le respect des valeurs de la République » a répondu le Premier ministre, dans une allusion à peine voilée à la France insoumise.
15:12
« Je ne dis pas que ce sont les insoumis qui sont la cause immédiate, mais le discours ambiant qui est le leur depuis des mois et des mois entretient la confusion », estime le député (Droite républicaine) Philippe Gosselin. Mais « quand je parle de politiques qui sont aujourd'hui désinhibés, ça ne vise pas que les Insoumis, c'est beaucoup plus large que ça », abonde-t-il. « Soyons tous inquiets, démocrates ici en France, de cet état d'esprit et de ce climat qui devient nauséabond », conclut le député.
15:08
Chacun des intervenants, députés ou ministres, présente ses condoléances à la famille de Quentin Deranque avant de prendre la parole.
La députée du Rhône Tiffany Joncour (RN) demande au gouvernement de « dissoudre les groupuscules d'ultragauche » comme la Jeune Garde, dont pourraient être issus les suspects identifiés. En réponse, le ministre de la Justice Gérald Darmanin dénonce « la brutalisation » de la vie politique et rappelle qu'il a déjà oeuvré à la dissolution de nombreux groupes violents.
La Jeune Garde fait déjà l'objet d'une procédure de dissolution, contre laquelle elle a engagé un recours. L'audience initialement prévue au Conseil d'Etat le 11 février a été repoussée.
15:03
Très nombreux dans l'Hémicycle pour les questions au gouvernement, les députés ont observé une minute de silence à 15 heures ce mardi, en hommage à Quentin Deranque. « Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j'adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés », a déclaré la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant d'appeler à observer cette minute de silence, unanimement respectée par les députés, debout dans l'Hémicycle.
Ce jeune militant nationaliste de 23 ans a été tué en marge d'une conférence de l'eurodéputée (LFI) Rima Hassan, jeudi soir à Lyon. Il est décédé samedi matin des suites de ses blessures.
14:32
Après le drame survenu en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-Po Lyon, le gouvernement veut limiter drastiquement les réunions politiques qui s'apparentent à des meetings. « Il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là dans les établissements », assure le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste. Evoquant une circulaire adressée lundi aux recteurs et présidents d'universités, il rappelle toutefois que la décision finale leur revient, mais qu'il ire jusqu'à demander aux préfets d'interdire toute rencontre en cas de risque de trouble à l'ordre public.
« Des discours qui ont vocation à enflammer les jeunes, à les mettre dans la rue pour avoir des interactions violentes, ce n'est pas possible », a-t-il fustigé, appelant les présidents d'université à « interdire » ce genre de réunions. Répondant à LFI, il s'est défendu de vouloir « interdire la politique », mais assume de « lutter contre la violence politique qui se transforme en violence physique, qui tue ».
14:12
Selon le député PS Arthur Delaporte, l'alliance entre La France insoumise et la Jeune Garde était une « erreur ». Il a rappelé que le PS n'avait pas soutenu la candidature du fondateur du groupuscule, Raphaël Arnault, lors des législatives de 2024. « Nous, on défend une politique qui est non-violente, fondamentalement », a souligné M. Delaporte, trois jours après le décès du jeune militant nationaliste Quentin Deranque sous les coups de plusieurs individus dont certains sont liés « à la mouvance d'ultragauche ».
13:40
La France insoumise a beau prendre ses distances avec le meurtre de Quentin - pour lequel elle n'est pas mise en cause par la justice - rien n'y fait : plusieurs de ses candidats ou élus ont été menacés de mort.
Et des permanences ont été vandalisées, comme celle de Florian Chauche (LFI), candidat aux municipales à Belfort, rapporte l'Est républicain. A Tours, le local de campagne de La France insoumise a également été vandalisé dans la nuit de lundi à mardi, selon Ici Touraine. Lundi plusieurs permanences de LFI avaient déjà été dégradées à Metz et Lille.
13:05
Depuis samedi et une publication sur les réseaux sociaux de l’influenceur d’extrême droite Damien Rieu, Blandine B. - étudiante et ex-membre de la Jeune Garde - est accusée d’avoir participé à l’agression qui a provoqué la mort de Quentin Deranque. A tort, insiste son père : la jeune femme se trouvait à l'étranger au moment du drame. Il témoigne auprès du Progrès.
12:56
Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le député socialiste Romain Eskenazi, tout en écartant la responsabilité directe de LFI dans la mort de Quentin Deranque, établit un lien entre La France insoumise et « la brutalisation du débat politique ».
« Est-ce que nous considérons que par ses attitudes, ses déclarations (...) La France insoumise a une responsabilité dans ce qui est la brutalisation de la vie et des discours politiques aujourd'hui, notre réponse est oui ».
12:47
Le député Liot du Morbihan Paul Molac dit avoir émis des « réserves » au sujet de la minute de silence en hommage de Quentin Deranque qui sera observée à l'Assemblée cet après-midi. « A mon sens, les minutes de silence il faut les réserver aux fonctionnaires qui, dans l'exercice de leurs missions de service public, sont tués ou ont un accident », explique-t-il.
De son côté, le député communiste Stéphane Peu dit avoir plaidé - en vain - pour que cette minute de silence « soit élargie à l'ensemble des personnes qui ont été victimes des violences politiques ». « Depuis 2022, il y a eu 12 morts liés à des exactions de groupes d'extrême droite », affirme-t-il.
12:39
Quentin Deranque, décédé à Lyon, était un étudiant en mathématiques de 23 ans, un jeune homme « joyeux » récemment converti à la religion catholique, proche de la mouvance nationaliste et qui prônait, selon l'avocat de sa famille, un « militantisme pacifique ».
12:20
Un homme de 28 ans se revendiquant du GUD, un groupuscule d'extrême droite, a été interpellé et placé en garde à vue à Auxerre (Yonne) lundi. Il est soupçonné d'avoir menacé de mort le candidat LFI aux municipales Adrien Provence à Auxerre, ainsi que sa femme, selon Ici Auxerre. Lundi, deux autres candidats de gauche aux municipales dans ce même département ont été victimes de menaces de mort, après le meurtre du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon : la tête de liste LFI à Sens (Yonne) et le candidat PS à Auxerre.
11:33
Plusieurs suspects ont été « identifiés », dont certains liés à la « mouvance d'ultragauche », sans être fichés S, selon une source proche du dossier.
Pointée du doigt, l'organisation La Jeune Garde, fondée en 2018 par Raphaël Arnault - aujourd'hui député de La France insoumise. En avril dernier, elle avait été présentée comme « alliée » de LFI par Jean-Luc Mélenchon. Mais elle assure ne pouvoir « être tenue pour responsable » de la mort de Quentin, « ayant suspendu toutes ses activités » car visée par une procédure de dissolution.
L'attention se porte notamment sur l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom aurait été cité par des témoins. Celui-ci a rejeté toute responsabilité. La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot a toutefois prévenu qu'elle ne souhaite « pas forcément » que Raphaël Arnault soit présent dans l'Hémicycle ce mardi, redoutant une séance de questions « extrêmement violentes ».
11:19
La France insoumise, désignée par le reste de la classe politique comme symboliquement responsable de l'agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, tente de prendre ses distances.
La pression est forte : le gouvernement a dénoncé la « responsabilité morale » de LFI. Même Raphaël Glucksmann (Place publique), un responsable de gauche, accuse LFI de « brutaliser le débat public ». Mais la France insoumise n'a « aucun lien » avec cette agression, ni « aucune responsabilité politique », a lancé mardi son coordinateur, Manuel Bompard, sur France Inter. Le député Insoumis Éric Coquerel, sur RTL, a dénoncé une « récupération sordide et politicienne » du décès du jeune militant nationaliste. Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d'« affaiblir, voire d'éliminer » le parti.
10:39
Une minute de silence sera observée mardi à l'Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon, selon une annonce du président du groupe UDR Eric Ciotti, confirmée ensuite par l'entourage de Yaël Braun-Pivet.
Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l'Assemblée et « personne ne s'y est opposé » selon des sources parlementaires. La minute de silence aura lieu avant les questions au gouvernement à15 heures.
09:51
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, annonce sur BFMTV qu'il n'y aura pas d'autres « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l'ordre public est avéré.
« Avec les risques qu'on a aujourd'hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n'y aura pas d'autres meetings » de ce type-là dans les établissements, a indiqué le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens, tout en soulignant que la décision reviendrait à la fin aux présidents d'universités.
09:49
Le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard a appelé mardi matin à la prudence : « Il faut laisser l'enquête suivre son cours pour identifier les responsables de ce drame », a-t-il lancé sur France Inter. « Une jeune femme » a été, selon lui, « jetée en pâture sur les réseaux sociaux », alors qu'elle se trouvait en Amérique du Sud, dans le cadre d'un échange Erasmus, affirme-t-il.
09:47
Pour l'heure, la police a entendu « plus d'une quinzaine de témoins » et analyse des vidéos de l'agression. Mais « au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation », a rappelé le procureur de Lyon Thierry Dran lundi. « L'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels », a-t-il ajouté, refusant d'en dire plus sur le profil des agresseurs : « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance ». Rappelant qu'une enquête judiciaire prend du temps, il dit vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » tangibles d'investigation.
09:23
Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste dénonce ce mardi sur BFMTV « la responsabilité morale » de LFI dans la transformation du « discours politique » en « violence physique ».
09:18
C'est devenu une habitude avec l'essor de l'intelligence artificielle : de nombreux visuels circulent prétendant montrer le jeune militant nationaliste décédé samedi... mais ce n'est pas son visage qui apparaît. Ce week-end, de telles images sont apparues sur des drapeaux brandis lors d'hommages au jeune homme. L'une d'elles date même d'avant le décès de Quentin Deranque, sur le réseau social X. Massivement partagée depuis, elle utilise la photo d'un militant du RN, mise en scène avec l'IA.
09:05
Le député Insoumis Eric Coquerel a dénoncé mardi une « récupération sordide et politicienne » de la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque : « Nous rejetons ce type de violence parce que ce n'est jamais la solution », a dit M. Coquerel sur RTL, affirmant penser aux « parents » du jeune homme décédé.
Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d'« affaiblir, voire d'éliminer la seule force alternative de gauche, peut-être capable d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir ». Il a dénoncé une « manière de faire absolument scandaleuse ».
09:03
L'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal soutient sur BFMTV que « la violence d'extrême droite est dérisoire par rapport à la violence d'extrême gauche. [...] La violence d'extrême droite n'existe pas », insiste-t-elle.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux spécialistes rappellent toutefois que les statistiques montrent le contraire : depuis 2020, au moins six personnes sont mortes (dont le rugbyman Martin Aramburù le 19 mars 2022 et Hichem Miraoui le 31 mai 2025) dans le cadre d'attaques d'extrême droite, contre une seule dans le cadre de violences d'extrême gauche.
08:40
L'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal estime ce mardi matin sur BFMTV que la présence de son homologue d'extrême gauche Rima Hassan à Sciences-Po Lyon était « une erreur ».
08:09
Lundi, le procureur de la République a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a confirmé qu'une enquête a été ouverte et requalifiée en « homicide volontaire ».
07:57
L’avalanche de réactions politiques depuis la mort de Quentin révèle un climat politique tendu, voire brutal, dans plusieurs villes de France, à moins d’un mois des élections municipales. Un climat fait d’invectives qui laisse peu de place à la nuance et à la sérénité.
07:56
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a pointé du doigt la possible implication de La Jeune Garde, une organisation antifasciste. Celle-ci nie toute responsabilité dans les « tragiques événements » survenus à Lyon.
Le groupe d'extrême gauche, qui fait l'objet d'une procédure de dissolution, a été fondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député LFI. Il a exprimé samedi sur X « horreur et dégoût » après la mort de l'étudiant.
07:54
Selon Le Progrès, six suspects impliqués dans la rixe où Quentin Deranque a trouvé la mort ont été identifiés ce lundi. Cette annonce laisse présager d'une vague d'interpellations à court terme.
07:50
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'affaire Quentin.
Publié le 17.02.2026 à 21:08

Après l’avalanche de mardi à Valloire, la totalité du hameau La Rivine et une partie du hameau La Borgé ont été évacués. Les...
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