Publié le 01.06.2026 à 13:02
Un incendie s'est déclaré ce lundi matin, peu avant midi, dans le centre ancien de Chambéry, rue basse du Château. Les pompiers ont déclenché leur dispositif "centre ancien".
La police a bouclé les accès et fait évacuer les passants à cause des fumées.
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
13:55
Les pompiers sont toujours en intervention. L’accès est particulièrement difficile, s’agissant de bâtiments anciens. La crainte des secours est de voir le feu reprendre.
Témoignage
L’une des rares commerçantes du secteur ouvert ce lundi matin a pu prendre une photo au départ de l’incendie. « C’était impressionnant de voir toutes ces flammes parce que c’est arrivé très vite. En plus, beaucoup de gens se sont rapidement rapprochés de la zone pour voir ce qu’il se passait. Heureusement, les pompiers étaient sur place quelques minutes après »
Vidéo
Safiye, commerçante située juste en-dessous de l’incendie qui a frappé le centre ancien de Chambéry ce lundi 1er juin, témoigne à notre micro.
13:22
La préfecture de Savoie demande aux habitants d’éviter le secteur pour l’heure afin de permettre la bonne intervention des secours.
13:08
Deux personnes ont été prises en charge par les pompiers pour une intoxication due aux fumées, selon le maire Thierry Repentin.
12:58
Thierry Repentin, maire de Chambéry, à notre micro devant l’incendie : « On s’est assuré qu’il n’y avait pas de victime. À l’heure où je vous parle, il n’y en a pas d’identifiée. On a mis une salle à disposition pour celles et ceux qui habitent les logements sinistrés. Il y a un lieu de repli pour celles et ceux qui ont besoin de se mettre à l’abri, à la mairie. Un événement comme celui là est toujours traumatisant, dans une rue où il y a eu un incendie dramatique lors du Nouvel an en 2001-2002, où deux jeunes avaient perdu la vie, donc forcément ça va réveillé de mauvais souvenirs. Les services d’incendie et de secours sont arrivés rapidement sur site. Et c’est une très bonne chose. »
Une dizaine d’agents de la police municipale de Chambéry sont sur place pour sécuriser les accès.
12:38
Thierry Repentin, maire de Chambéry, s’est rendu à proximité de l’immeuble où se déroule l’incendie.
12:32
Vers 11h30, les sapeurs pompiers de Savoie ont été alertés d’un incendie en cours dans le centre ancien de Chambéry, plus exactement à l’intersection de la rue Basse du Château et de la place Saint Léger.
L’appartement en flamme est situé au 3e et 4e niveau d’un immeuble. Les habitants sont en train d’être évacués, ainsi que les passants circulants à proximité. Tout le secteur a été fermé au public.
Pour l’heure, plus d’une cinquantaine de sapeurs pompiers et une dizaine d’engins sont sur place. Au moment où nous écrivons ces lignes, les secours ignorent s’il y a des victimes. Ils tentent toujours de pénétrer sur les lieux.
Publié le 01.06.2026 à 13:26

« Elle ne serait jamais partie toute seule ». Auprès de France 3 Occitanie, le père de Lyhanna ne cache ni son inquiétude ni sa certitude : sa fille, âgé de 11 ans, a été enlevée. Lyhanna n’a plus donné signe de vie depuis vendredi 29 mai dans l’après-midi et reste introuvable à ce jour. Un suspect a été placé en garde à vue.
Ce lundi midi, la procureure a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. Le suspect doit être déféré devant le tribunal d'Agen. Voici ce que l’on sait à ce stade.
La jeune fille a été vue pour la dernière fois devant son collège Hubert-Reeves de Fleurance (Gers) vendredi. Elle aurait passé la journée dans l’établissement jusqu’à sa sortie à 15h05. Sa famille a déclaré sa disparition vers 19 heures à la gendarmerie. Lors d’une conférence de presse dimanche, la procureure d’Auch Clémence Meyer a expliqué qu’un témoin aurait aperçu « la collégienne après sa sortie du collège dans le véhicule d'un homme ».
Grâce aux images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont pu rapidement confirmer les propos de ce témoin et identifier le conducteur en question. L’individu a été placé en garde à vue samedi vers 12h30 et aurait « expliqué avoir déposé l'enfant à sa demande, en voiture aux abords de la piscine de Fleurance », a détaillé la procureure. Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à ce lundi en raison de déclarations « relativement incohérentes et imprécises ». L’enquête pour disparition inquiétante a basculé « en enquête de flagrance du chef d'enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans ».
Ce lundi midi, la procureure a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire contre le suspect, « les charges pesant contre lui [...] apparaissant suffisantes ». Toutefois, il lui semble « prématuré de communiquer sur le contenu des déclarations du mis en cause. » Elle a également déclaré que le parquet d'Auch se dessaisit de l'affaire au profit du pôle criminel du parquet d'Agen (Lot-et-Garonne).
Âgé de 41 ans, le suspect serait le père d’une des amies de Lyhanna, selon la mère de l’enfant. Ce qui expliquerait qu’elle soit montée sans crainte dans le véhicule : « Il amenait des goûters à Lyhanna tous les jours. Si c’est quelqu’un qu’elle connaît, oui elle serait capable de monter dans la voiture s’il lui a proposé de la ramener à la maison, et je pense que c’est ce qui s’est passé », a d’ailleurs expliqué la mère de la collégienne à BFMTV. « Elle le connaissait, elle a fait une soirée pyjama en début d'année scolaire chez Sofia, sa meilleure amie. Elle nous avait dit qu'il s'était amusé à lui faire des chatouilles, qu'il avait pas mal joué avec elle. On a demandé si ça n'avait été plus loin. Elle nous a regardés un peu choquée, sans trop comprendre de quoi on parlait. Elle m'a dit que non, qu'il avait juste joué avec elle, comme un papa qui jouerait avec sa fille », a-t-elle ajouté.
Pour la procureure d’Auch, aucun élément ne permet d’étayer la thèse d’une fugue de Lyhanna, celle-ci n’ayant, en outre, jamais disparu volontairement jusqu’ici. Toutefois, certains de ses « camarades » interrogés ce lundi font état d'un harcèlement : « Des élèves la frappent, la volent, on a beau faire remonter ça à la directrice, rien n'a été fait », a déclaré son père, Martial Bernard, auprès de France 3 Occitanie. Sa tablette a été saisie par les enquêteurs. Mais pour ce dernier, la disparition de Lyhanna n’a aucun lien avec cette situation. En fouillant son journal intime, les deux parents ont indiqué n’avoir constaté aucune pensée suicidaire. Ils assurent que son moral était bon ces derniers jours. « Elle n'a jamais écrit de pensées comme ça et à la maison, elle jouait avec son frère, elle était comme d'habitude », a insisté Martial Bernard.
Depuis sa disparition vendredi, une centaine de gendarmes sont mobilisés pour la retrouver. Ce week-end, des hélicoptères et des drones thermiques ont été déployés au-dessus de Fleurance, tandis que des plongeurs sondent les cours d’eau aux alentours. Des agents cynophiles sont également mobilisés. Un appel à témoins a été diffusée dimanche par la gendarmerie du Gers et décrit Lyhanna comme une jeune fille de 1,57 m, de corpulence « normale », aux yeux marron et aux cheveux longs et attachés. Au moment de sa disparition, elle était vêtue « un débardeur à marinière à grosses rayures noires et blanches, un short noir et des chaussettes jaunes “One Piece”.
Le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers, a indiqué que 70 gendarmes étaient mobilisés « au sol » ce lundi matin. Dimanche, une battue citoyenne a rassemblé plus de 400 personnes selon La Dépêche.
Publié le 01.06.2026 à 11:19
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé ce lundi les États-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu entre les deux pays, après des frappes américaines en Iran qui ont entraîné des représailles militaires iraniennes. Ces attaques portent un nouveau coup aux négociations indirectes qui patinent déjà pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine contre l'Iran.
D'autant que Téhéran a redit ce lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie « à ce stade » des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump. L'Iran a également rappelé qu'un cessez-le-feu au Liban, autre front du conflit où son allié le Hezbollah est combattu par Israël, était « une condition essentielle à tout accord », selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.
L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes « défensives » sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine. Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X. Ces opérations ont été menées « en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales », selon cette source.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé lundi de leur côté avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays où ils avaient frappé. Le Koweït a dit avoir intercepté des missiles et des drones « hostiles », attribuant l'attaque à l'Iran.
L'Iran a conditionné la fin de la guerre à une cessation des opérations israéliennes en Iran. Photo Sipa
Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït. La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole. L'Iran bloque depuis fin février le détroit d'Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport mondial d'hydrocarbures, et les États-Unis exercent un blocus des ports iraniens.
Macron salue les « efforts déterminés » de Trump pour un accord avec l'Iran
Le président français Emmanuel Macron a salué ce lundi les « efforts déterminés » de son homologue américain Donald Trump pour parvenir « rapidement » à un accord de sortie de guerre avec l'Iran.
Lors d'un entretien téléphonique dimanche soir, « j'ai salué les efforts déterminés qu'il mène pour parvenir rapidement à un accord entre les États-Unis et l'Iran, qui constitue une opportunité unique de construire un nouveau cadre de sécurité associant l'ensemble des acteurs concernés, afin de permettre une stabilisation durable de la région », a écrit le président français sur X.
« J'ai indiqué que nous étions prêts à soutenir pleinement ces efforts et à prendre toute notre part dans leur mise en œuvre. C'est le sens de la mission internationale que nous avons construite avec les Britanniques et nos partenaires, prête à être déployée dès qu’un accord sera conclu afin de contribuer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un protocole d'accord à Téhéran.
Selon le site américain Axios, Donald Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime à Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington. La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses pour la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.
Donald Trump a insisté sur Truth Social que le projet d'accord « stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire », et ce « en des termes très fermes ». L'Iran, qui revendique son droit à un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les accusations en ce sens des Etats-Unis et d'Israël. Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps et exige une levée des sanctions le frappant.
Dans ses négociations avec Washington, Téhéran insiste par ailleurs pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut « éliminer » le Hezbollah. Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du Liban et a reçu l'ordre lundi de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Ce dernier poursuit lui ses attaques notamment dans le nord d'Israël, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril. Dans ce contexte, la France a demandé une réunion d'urgence sur le Liban au Conseil de sécurité de l'ONU, qui doit se tenir lundi, selon des sources diplomatiques.
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