Publié le 24.06.2026 à 08:18

Mercredi s'annonce comme une nouvelle journée suffocante, avec des températures minimales qui ne sont pas descendues sous les 23 à 28 °C cette nuit et des maximales attendues entre 39 et 43 °C sur une grande moitié ouest. Les Hauts-de-France basculent à leur tour en vigilance rouge, portant à 58 le nombre de départements concernés. Météo-France n'exclut pas de nouveaux records et ne prévoit pas d'accalmie avant vendredi au plus tôt.
Le bilan humain continue de s'alourdir : 40 personnes sont mortes par noyade depuis le 18 juin, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a activé le plan Orsan niveau 2 pour soutenir un système de santé sous tension. Les chantiers doivent désormais être arrêtés à la mi-journée dans les départements en vigilance rouge, 1 800 établissements scolaires restent fermés et plusieurs départements du Sud-Ouest font face à une alerte à la pollution aux particules liée à l'arrivée d'une masse d'air chargée en poussières désertiques.
Les infrastructures énergétiques sont également sous pression : après l'arrêt de la centrale nucléaire de Golfech lundi, deux réacteurs supplémentaires subissent des baisses de production pour limiter le réchauffement des rivières. Les feux de forêt restent par ailleurs une menace croissante, avec 1 500 hectares partis en fumée depuis le 15 juin et un risque « élevé » attendu dans 20 départements mercredi.
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08:47
Sur BFMTV, Marine Tondelier est revenue sur sa proposition de congé climatique. « Il s'agit de 5 jours environ par an. Il y a des salariés aujourd'hui qui peuvent faire valoir un cas de force-majeure. Je veux que ce risque soit assuré collectivement. Cela ne concerne pas tous les Français, comme ceux qui sont dans des bureaux climatisés ou qui peuvent télétravailler. Mais dans le BTP... »
« Pour les congés payés, tout le monde [politique] trouvait ça ridicule à l'époque. Aujourd'hui, plus personne ne pense ça », renchérit-elle.
« Une journée de canicule, c'est l'équivalent d'une journée de grève, selon une étude Allianz. Certains patrons sont attentifs au bien-être de leurs salariés, mais pas tous. La loi est là pour protéger tous les travailleurs. »
08:40
« C'est inégalitaire de dire que la seule solution, c'est la clim. Aujourd'hui, il faut mettre la gratuité des piscines, des musées... Et mettre en place la règle des 300-3-30 : trouver depuis chez soi un espace frais à 300 mètres, 3 arbres et 30 % de végétal », explique Marine Tondelier sur BFMTV, qui ne se dit pas contre la climatisation dans certains espaces.
« C'est toujours la faute des écologistes. On alerte pendant des décennies malgré les moqueries, et quand le problème est là, c'est encore de notre faute », poursuit la secrétaire nationale EELV. « Marine Le Pen disait que le Giec était "trop alarmiste" ! »
« La France est le bonnet d'âne européen sur l'électricité renouvelable. Hier, on a battu des records pour l'électricité solaire. Et on a une centrale fermée à cause de la chaleur. »
ANALYSE
Les températures caniculaires imposent de fortes contraintes sur les installations électriques, notamment dans les villes. Les galeries souterraines où circulent les câbles alimentant nos logements peuvent se transformer en fournaise et atteindre les 80 °C. Enedis, le gestionnaire du réseau, n'exclut pas des coupures de courant temporaires.
> Notre article complet sur le risque de coupures à lire ici
08:16
Sur France Inter, Monique Barbut prévient qu'il y a « de fortes probabilités » pour que la chaleur revienne lors de la première semaine de juillet, après une semaine de répit fin juin. « On sait que, la semaine prochaine, on devrait connaître une pause relative. Mais Météo-France nous indique qu'il y a de fortes probabilités pour que nous revenions à des chaleurs extrêmes qui pourraient nous amener jusqu'au 14 juillet », indique La ministre de la Transition écologique.
« L'adaptation est une politique de long terme. Il y a énormément de choses à faire. Il faut par exemple revoir tous nos réseaux urbains : les réseaux d'eau, nos réseaux SNCF... Ce ne sont pas des choses qu'on va faire ni en cinq ans, ni en dix ans », indique la ministre.
08:11
Sur RTL, le ministre du Travail réagit à la proposition de Marine Tondelier (EELV) d'instaurer un congé climatique : « Je pense que ce n'est pas la solution », indique Jean-Pierre Farandou. « Au passage, qui paye ? Il y en a quand même pour quatre ou cinq milliards ! »
08:08
Pour le ministre du Travail, le gouvernement « a un plan solide » pour gérer la crise. « Mais il y a une adaptation à faire de la société ».
Sur RTL, Jean-Pierre Farandou a indiqué qu'il allait « proposer aux partenaires sociaux (…) de préparer les canicules à venir », notamment sur les horaires de travail. « On peut travailler sur les horaires, sur les équipements. Il faut regarder ce que font d'autres pays européens plus au Sud ».
« Nous sommes en train de découvrir que nous sommes devenu un pays européen chaud à l'image de l'Espagne », assène-t-il.
08:04
« Faire croire que la réponse globale à la canicule c'est de développer la climatisation partout, ça coûte très cher, c'est contre-productif », affirme Manuel Bompard (LFI) sur TF1. « La climatisation partout aggrave le problème. Il faut développer des modes passifs. »
Il est en revanche favorable à son développement dans les lieux qui accueillent des personnes fragiles, comme les Ehpad, les hôpitaux ou les écoles.
Parmi les solutions proposées par le député, « il faut rénover immédiatement l'ensemble des bouilloires thermiques, des passoires thermiques ».
Le coordinateur national de LFI souligne que « croire que le nucléaire est résilient au changement climatique est une erreur ».
07:52
Dès la mi-journée des nuages se développent sur les Alpes du Sud frontalières, ainsi que sur la montagne corse, et des orages vont éclater, prévient Météo-France. Ils peuvent s'accompagner de pluies intenses localement.
Assez vite, les averses orageuses vont s'étendre à une bonne partie de la Paca et le sud-est de Rhône-Alpes, avant de gagner le sud du Massif central (Cévennes, Aveyron). Des développements orageux se font aussi sur les sommets des Pyrénées.
Des cumuls de 80 à 100 mm ne sont pas à exclure, ainsi que des chutes de grêle.
CARTE
Une étude révèle que neuf logements sur dix sont aujourd’hui inadaptés aux fortes chaleurs en France. Même les logements neufs ou bien isolés au titre du diagnostic de performance énergétique (DPE) sont concernés.
07:36
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, présente ce mercredi en conseil des ministres son projet de loi pour répondre à la crise du logement.
07:31
Comme à chaque coup de chaud, les climatiseurs s’arrachent selon des distributeurs. Sur la seule journée de lundi, le groupe français Carrefour recensait 30 000 unités écoulées à 18 h 30, soit « mille fois plus qu’une journée normale » selon son PDG, Alexandre Bompard, sur BFMTV. Les ventes de la plateforme Amazon ont quasiment doublé la semaine dernière par rapport à la même période de 2025 et Fnac Darty évoque une « croissance à deux chiffres ».
À Mérignac dans la banlieue de Bordeaux, Thierry, un électricien, se dit dépassé par les demandes de pose de climatisation « en urgence ». « Il faut en théorie présenter sa demande » à la copropriété, mais « les gens ne veulent pas attendre », raconte-t-il.
Le débat est aussi devenu très politique, en pleine précampagne présidentielle.
07:28
La canicule se poursuit en Europe occidentale, inédite dans son intensité et sa précocité dans la saison, battant des records de chaleur.
En Italie, le ministère de la Santé passe mercredi de 15 à 16 le nombre de villes concernées par une alerte canicule rouge.
En Belgique, le célèbre Atomium de Bruxelles ferme désormais ses portes plus tôt dans l'après-midi pour cause de chaleur extrême – tout comme d'ailleurs le Louvre et la tour Eiffel à Paris.
Au Royaume-Uni où des records de chaleur ont failli être battus, des écoles seront moins strictes sur les uniformes.
La chaleur devrait progresser vers l'est du continent européen. Les Pays-Bas devraient être touchés par la Canicule mercredi , la Pologne à partir de jeudi... L'Autriche, la Croatie ou la Hongrie se préparent également.
L'Espagne s'interroge sur la climatisation de ses hôpitaux, surtout dans le nord où l'on est moins habitué aux fortes chaleurs.
07:17
Un transformateur à Ergué-Gabéric (Finistère) n'a pas supporté la chaleur. Résultat, 68 000 foyers sont privés d'électricité. « L’origine de l’incident est accidentelle et liée aux fortes chaleurs actuellement observées », précise la préfecture, qui ajoute que « environ 68 000 foyers sont encore privés d’électricité dans le sud-ouest du département ».
Des foyers qui, « pour des raisons techniques », ne pourront être raccordés qu'en fin de journée « au plus tôt [...] Les Ehpad pour lesquels le courant n'est pas rétabli sur le réseau électrique bénéficieront de groupes électrogènes. »
07:12
Météo-France indique qu'à 5h ont été observés ces températures :
07:06
Environ 97 hectares de forêt ont brûlé mardi dans le Maine-et-Loire, département en vigilance rouge « canicule » et « vigilance élevée » pour le risque de feux de forêt. Les pompiers luttaient encore contre l'incendie dans la nuit de mercredi, selon la préfecture.
L'alerte a été donnée dans l'après-midi sur la commune de Saint-Macaire-du-Bois, à une cinquantaine de km à l'est de Cholet. Quelque 45 engins et 147 sapeur-pompiers restaient mobilisés dans la nuit. Mais un des flancs de l'incendie a pu être fixé, a indiqué Cyrille Lefeuvre, directeur de cabinet de la préfecture, joint peu avant minuit. « Sur la dernière heure, l'incendie a parcouru un seul hectare », a-t-il précisé. Aucune habitation n'a été menacée.
07:00
Dans son bulletin publié à 6 heures, Météo-France avertit que « jeudi sera encore une journée suffocante, avec des valeurs toujours aussi élevées sur une grande partie du pays ». L’agence météorologique annonce une extension possible de la vigilance rouge sur certains des 31 départements actuellement en orange
Le Sud-Est, le Var, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse devraient en revanche descendre en vigilance jaune jeudi à 6 heures. « Vendredi, une baisse des températures progressive par la façade Atlantique devrait s’esquisser », prévoit l’agence météorologique.
06:45
La France connaît mercredi un quatrième jour consécutif de vigilance rouge canicule, étendue vers le nord avec 58 départements concernés, les Hauts-de-France basculant à leur tour en vigilance rouge.
Avec quatre nouveaux départements en vigilance rouge – l’Aisne, la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais – 44 millions d'habitants sont concernés. Météo-France n'exclut pas de nouveaux records et ne prévoit pas d'accalmie avant vendredi au plus tôt.
Dans son dernier bulletin publié à 6h, Météo-France annonce l'extension au moins jusqu'à jeudi des vigilances canicule dans l'ensemble des départements concernés. En outre, une extension de la vigilance rouge est possible jeudi sur certains des 31 départements actuellement en orange, précise l'organisme.
06:43
La journée la plus chaude jamais enregistrée en France. L'indicateur thermique national a atteint 29,8°C mardi, dépassant les précédents records du 5 août 2003 et du 25 juillet 2019 (29,4°C). Des pointes à plus de 44°C ont été relevées dans plusieurs communes de l'ouest, dont 44,7°C aux Herbiers (Vendée). Au total, 339 records de chaleur ont été battus ou égalés dans l'Hexagone.
58 départements en rouge mercredi, 44 millions de Français concernés. La vigilance rouge, qui couvrait 54 départements mardi, est étendue à 58 mercredi, notamment aux Hauts-de-France. Météo-France prévoit des nuits « éprouvantes » au moins jusqu'à jeudi, avec des minimales de 23 à 28°C, et une légère accalmie possible seulement en fin de semaine.
40 morts par noyade depuis le 18 juin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce bilan lors de la cellule interministérielle de crise, qualifiant ces victimes « essentiellement des jeunes », de « premières victimes de la crise ». En Belgique, deux adolescents de 17 ans se sont également noyés dans un lac artificiel à Sprimont.
Le pays sous haute tension. Face à la forte sollicitation des urgences et des Samu, Sébastien Lecornu a activé le plan Orsan au niveau 2. Un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech a par ailleurs été arrêté pour protéger la Garonne, et quatre autres sites subissent des baisses de production.
Des feux de forêt sur tout le territoire. Depuis le 15 juin, 1 500 hectares sont partis en fumée selon les pompiers. Ce mardi, les incendies les plus importants se concentraient en Lot-et-Garonne, où 87 hectares ont brûlé près de Boussès avec un camion de pompiers détruit et un sapeur-pompier blessé, ainsi que dans le Maine-et-Loire (80 hectares) et dans l'Ain, où quatre Canadair ont été engagés.
06:40
Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à l'épisode caniculaire qui touche la France.
Publié le 24.06.2026 à 06:00

Horreur écologique ou outil de santé publique indispensable face à l’augmentation des températures extrêmes ? Alors que la France suffoque, la question de la climatisation se déporte sur la scène politique. Le Rassemblement national plaide pour un « grand plan clim » dans les services publics, quand une partie de la gauche - plus prudente - alerte sur un risque de fuite en avant désordonnée. « Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts », a notamment alerté le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, lors de sa visite au salon Vivatech vendredi dernier. « Il est tout aussi excessif de vouloir des clims partout que d’en accepter nulle part », tranche Sylvain Waserman, président de l’Agence de la transition écologique (Ademe). « Quand la santé est en jeu, il ne faut pas hésiter. » Une position qui résonne alors que cette vague de chaleur historique ravive le souvenir collectif d’août 2003, où plus de 15 000 décès avaient été enregistrés.
L’Ademe rappelle que les solutions dites passives - isolation, végétalisation, création d’îlots de fraîcheur - ne suffiront plus, à elles seules, à garantir un confort thermique acceptable à l’horizon 2050. D’où ce paradoxe : la climatisation est-elle une nécessité sanitaire dont la France va avoir du mal à se passer, ou un facteur aggravant d’un problème qu’elle prétend résoudre ? Si une grande partie des Français (78 %) continue d’associer la climatisation à une solution néfaste pour l’environnement (*), la réalité est légèrement plus nuancée, tant les différents équipements recouvrent des réalités différentes. Du climatiseur mobile, particulièrement énergivore, à la pompe à chaleur air-air, plus efficiente et encouragée par les pouvoirs publics, les impacts varient fortement.
D’autant que le mix électrique français, décarboné à près de 95 % essentiellement grâce au nucléaire, limite fortement l’empreinte carbone de la climatisation par rapport à des pays comme les États-Unis, dépendants des énergies fossiles. Mais cet argument ne peut pas se limiter à une moyenne annuelle. « Si les climatiseurs mobiles se démocratisent et que les Français les utilisent massivement en même temps, cela créera des pics de consommation, notamment en début de soirée. Dans ces cas-là, il faudra recourir à des centrales thermiques pour compléter la production », pondère Yves Marignac, expert énergie et porte-parole de l’association négaWatt. Il rappelle aussi que les fortes chaleurs peuvent fragiliser la production d’électricité bas-carbone. Souvent en maintenance l’été, les centrales nucléaires peuvent être contraintes de réduire leur activité, voire de s’arrêter comme cela a été le cas lundi soir à la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), en cas de températures critiques.
Une des sources d’inquiétude réside dans les fluides frigorigènes. Ces gaz volatils, indispensables au fonctionnement des climatiseurs, permettent de produire du froid, mais deviennent de puissants agents réchauffant lorsqu’ils s’échappent dans l’atmosphère en cas de fuite. Selon l’Ademe, les fuites de fluides frigorigènes représentent environ 3,5 millions de tonnes de CO₂, sur un total de 4,4 millions de tonnes émises chaque année en France liées à la climatisation.
« Il est urgent de déployer la clim' là où elle est indispensable, mais son déploiement sauvage peut être néfaste », complète Yves Marignac de négaWatt, qui rappelle que ces appareils ne font pas disparaître la chaleur, mais la déplacent. « Plus on climatise, plus on chauffe ailleurs. À l’échelle macro, c’est négligeable. Mais à l’échelle micro, dans un environnement urbain, cela peut être considérable. » Mercredi dernier, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’appuyant sur une étude du Cired, a ainsi affirmé qu’une généralisation de la climatisation à Paris pourrait entraîner un réchauffement de 2 à 3,6 °C au niveau du sol. En ville, cet usage intensif peut accentuer le phénomène des îlots de chaleur. « Avant la climatisation, la sobriété reste la réponse numéro un », souligne Sylvain Waserman. « Mais elle ne s’improvise pas en pleine canicule à 40 °C : elle se prépare. »
(*) Sondage Ipsos publié début juin.
Publié le 24.06.2026 à 01:31

Derrière la rubalise, de nombreux Romanais, assistent, impuissants, aux ravages des flammes. « C'est spectaculaire et très angoissant », confie un jeune homme domicilié dans le quartier de gare à Romans-sur-Isère.
Vers 23 heures, un violent incendie s'est déclaré dans un entrepôt d'une superficie d'environ 1 500 m2 dans la rue Guillaume. « J'étais en voiture avec ma copine quand on a vu un panache de fumée et le bâtiment en feu », témoigne Thibault qui habite rue Félix-Faure. « Les vitres commençaient à exploser. J'ai immédiatement alerté les pompiers. Un couple en pyjama, dont l'homme portait son chat dans les bras, est sorti dans la rue. Leur logement est juste à côté de l'entrepôt. C'est vraiment impressionnant ».
Une famille qui vit dans un immeuble voisin, raconte : « La voisine est venu taper à notre porte pour évacuer. On a eu peur. »
Au total, 60 sapeurs-pompiers sont mobilisés sur cette intervention qui va durer toute la nuit. Une expertise du bâtiment va être réalisée face au risque d'effondrement des deux façades.
Le feu a été maîtrisé peu après 2 heures du matin, mais il n'était pas éteint. Jusqu'à 46 sapeurs-pompiers et 10 engins ont été mobilisés sur cette intervention. À l'arrivée des sapeurs-pompiers, peu après 23 heures, le bâtiment de 1 800 m² était totalement embrasé. Dix occupants avaient quitté leur domicile et 20 autres ont été temporairement évacués dans la rue de la République. 286 foyers ont été privés d'électricité.
Les soldats du feu ont protégé les immeubles mitoyens et ont maîtrisé un début de propagation des flammes sur la toiture d'un immeuble.
La mairie devrait prendre un arrêté de mise en sécurité des deux façades risquant de s'effondrer. Au cœur du périmètre de sécurité, la circulation devrait aussi être impactée dans la rue Guillaume et la boulevard Gabriel Péri.
Présente sur place, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère confie : « Le bâtiment abritait auparavant le Comptoir romanais, une entreprise vendant des pièces automobiles. Il avait été vendu et un hôtel devait être construit. Les travaux de démolition étaient en cours. C'est un bâtiment emblématique de la ville qui avait une histoire. Les habitations ont été préservées et les habitants évacués. »
Policiers nationaux et municipaux sont également mobilisés sur place. L'origine du sinistre n'est pas connue. Selon des témoins, 30 minutes avant ce violent incendie les sapeurs-pompiers étaient intervenus pour éteindre un feu de poubelle contre la façade.
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