Publié le 04.05.2026 à 10:21
Cyclisme. Le prodige français Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France cet été

« Je suis venu pour vous annoncer quelque chose de particulier. » Dans une vidéo diffusée par son équipe, Decathlon CMA CGM, sur les réseaux sociaux, le Français Paul Seixas a annoncé lundi qu'il prendra le départ du Tour de France, le 4 juillet prochain.
« En juillet prochain, j'aurai quand même une course », explique le coureur de 19 ans dans une vidéo tournée chez ses grands-parents, en Haute-Savoie. Et sa grand-mère de répondre : « Laisse nous deviner... Tour de France ? »
Vainqueur de la Flèche Wallonne et du Tour du Pays basque plus tôt cette saison, celui qui a également pris la 2e place de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche devrait croiser le fer avec Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, du 4 au 26 juillet, de Barcelone à Paris.
Paul Seixas et sa formation avaient expliqué qu'ils dévoileraient leur programme des mois à venir à l'issue des classiques ardennaises. Un peu plus d'une semaine après son exceptionnel mano a mano avec Pogacar à Liège, c'est donc chose faite.
S'il est rare qu'un coureur dispute son premier Grand tour sur le Tour de France, notamment en raison de la pression médiatique permanente pendant trois semaines, le niveau affiché par le Lyonnais depuis son arrivée dans le peloton professionnel début 2025 a convaincu tout le monde.
A Barcelone, Paul Seixas deviendra donc sans doute le plus jeune coureur à prendre le départ d'un Tour de France depuis 1937. A l'époque, Adrien Cento avait 19 ans, 3 mois et 26 jours au moment de s'attaquer à cette course mythique. Seixas aura lui 19 ans, 9 mois et 10 jours, mais cela ne l'empêchera pas de viser très haut.
Publié le 04.05.2026 à 07:15
Ce sont près de 400 pages d'un rapport pour « sauver l'audiovisuel public » selon son auteur, le député Charles Alloncle, ou qui vise sa « destruction », selon ses contempteurs. La publication des travaux de l'élu ciottiste, dont le parti est allié au RN, est attendue mardi matin. Au bout de six mois sous haute tension, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur « la neutralité » et « le financement de l'audiovisuel public » a adopté de justesse ce rapport polémique il y a une semaine, par 12 voix contre dix, et huit abstentions.
Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour, afin que le document soit rendu public et que « les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite ». Pour sa part, Charles Alloncle (UDR), qui redoutait une « censure », s'est félicité que soit assurée une « transparence sur l'utilisation de l'argent des Français ».
Avant même cette dernière, l'affaire déjà très polémique s'est déplacée sur le terrain judiciaire. Dans une plainte contre X déposée samedi auprès du Parquet national financier (PNF), l'association AC!! Anti-Corruption estime que le rapporteur a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu'ils en tirent tous deux des intérêts, a annoncé Me Jérôme Karsenti, avocat de l'association. Charles Alloncle a affirmé que s'il avait été destinataire de ces questions, envoyées à plusieurs autres députés, il ne les avait pas utilisées.
La commission d'enquête avait été créée fin octobre par le groupe d'Éric Ciotti dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport Alloncle ont fuité. Elles soumettraient France Télévisions à une cure d'austérité.
Le député UDR, Charles Alloncle, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Photo Stephane Lemouton/Sipa
Le député préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour « redéployer les moyens » sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste », tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues en une seule entité. Côté radio, il suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop.
L'ensemble des mesures d'économies se chiffre à plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. La somme serait affectée à « l'entretien du patrimoine » de l'État et au désendettement du pays. Parmi ses autres mesures, Charles Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Élysée. Un « retour à l'ORTF », critique un député du bloc central.
Publié le 03.05.2026 à 20:05

Des milliers de familles françaises ont-elles été flouées lors de l'achat de l'emblématique jouet pour enfant Sophie la girafe ? C'est ce que révèle Mediapart ce dimanche. Selon le journal d'investigation, l'entreprise Vulli et son PDG auraient méticuleusement dissimulé que ce jouet, fleuron du « Made in France » serait en réalité produit en grande partie en Chine.
Malgré le récit de l'entreprise Vulli et de son PDG Alain Thirion qui mettent en avant une fabrication artisanale à Rumilly (Haute-Savoie), des documents et témoignages recueillis par Mediapart indiquent qu'une part importante de la production est en fait réalisée dans des usines chinoises depuis au moins 2013. Depuis 2019, la production française serait même devenue infinitésimale, servant de vitrine pour dissimuler la réalité. « On n’avait pas les moyens, donc on s’est tournés vers la Chine », confie à Mediapart un ancien cadre.
C'est donc depuis des conteneurs venus de Chine qu'arriveraient par milliers les célèbres girafes qui font « pouet pouet ». Elles seraient empaquetées sur place, à Rumilly, puis réexpédiées en France et partout dans le monde. Or, dans le discours officiel, Sophie serait toujours produite en France. « On ne nous disait rien. Mais mon bureau donnait sur l’atelier. Et je voyais bien que personne ne travaillait dedans. Je n’ai jamais vu les machines tourner », raconte à Mediapart une ex-salariée.
Plus troublant encore, pour dissimuler la provenance de ses jouets, l'entreprise productrice de Sophie la girafe se serait adonnée à de sinistres mises en scène lors de visites d'acteurs extérieurs. Ainsi, selon un ex-salarié cité par le journal d'investigation, l'atelier de production était soudainement remis en marche lors de la venue de clients ou de journalistes : « On plaçait quatre ou cinq personnes dans l’atelier, la matière première était périmée. Tout était faux. »
Après plusieurs alertes, le gendarme français des fraudes, la DGCCRF s'est penchée sur le dossier. Plusieurs contrôles ont été effectués, lesquels ont permis, selon Mediapart, de mettre en évidence que les Sophie sont toujours empaquetées dans des emballages estampillés « Made in France ». Une enquête est en cours, notamment pour pratique commerciale trompeuse.
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