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Dauphiné Libéré


Publié le 13.04.2026 à 14:15

Chambéry. « Lâche la matraque sinon on te fume ! » : braquage à main armée d'une boutique de rachat d’or, 50 000 € dérobés

Un braquage à 50 000 euros, en plein centre-ville de Chambéry, en 2 minutes 30 montre en main. Selon les informations du Dauphiné Libéré , l’enseigne de rachat d’or et bijouterie “Or du Siècle”, au 74 rue Juiverie, à Chambéry, a été victime d’un braquage ce lundi matin à 9 h 57.

Un homme,...

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Publié le 13.04.2026 à 12:09

Alpes-de-Haute-Provence. « Ça devait arriver »: la mort d'Emile toujours pas élucidée, mais les langues se délient

Près de trois ans après la disparition du petit Emile Soleil, le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), les déclarations des habitants du village comme de la famille sont rares, y compris après la découverte d'une partie du crâne de l'enfant et de certains de ses vêtements, en mars 2024. Lors des obsèques de l'enfant de deux ans et demi, l'attention s'était surtout focalisée sur l'attitude des grands-parents, qui apparaissaient très détendus, voire joyeux.

Aujourd'hui, les enquêteurs sont convaincus de l'intervention d'un tiers dans le décès du petit garçon. Mais qui ? Et la mort a-t-elle été intentionnelle, ou la conséquence d'un accident ? Un « coup volontaire » lui aurait été porté au visage, mais à ce jour, rien n'est encore exclu. L'enquête se poursuit pour des faits d'homicide volontaire et de recel de cadavre.

Photo Sipa/Mourad Allili

Photo Sipa/Mourad Allili

« C'est violent pour moi »

Dimanche soir dans l'émission Sept à Huit, TF1 a diffusé de nombreux témoignages inédits, de proches de la famille mais aussi d'habitants du village. Le premier est le plus saisissant : Sadia, la randonneuse qui a retrouvé des ossements de l'enfant, s'exprime depuis le lieu de la découverte : « C'est violent pour moi. Là, dit-elle en indiquant le sol, il y avait le crâne, je l'ai trouvé en plein milieu, tout blanc, tout propre », poursuit celle qui a immédiatement compris. « J'ai dit : c'est lui, c'est Émile. Parce qu'on habite au Vernet, parce qu'il y a un enfant qui disparaît, on fait le rapprochement vite, c'est tout petit. J'ai dit : ça c'est le petit, je sais que c'est lui », se rappelle-t-elle.

Elle détaille ensuite comment elle a ramassé le morceau de crâne, avec mille précautions, pour le rapporter aux gendarmes. « J'ai ressenti de l'écœurement, du dégoût, de la répulsion de la peur. J'ai couru, couru, couru, couru, je suis arrivée à la maison, puis j'ai téléphoné », abonde-t-elle. Pourquoi ne l'a-t-elle pas laissé sur place  ? A cause du vent, répond-elle.

Puces de volailles et excréments de chauve-souris

Outre les obsèques du petit garçon, enfin célébrées, la découverte a déclenché des centaines d'expertises, de perquisitions et d'auditions. Jusqu'au placement en garde à vue - sans mise en examen - des parents et grands-parents. Sans aboutir, l'enquête a permis de préciser certains points : le crâne a été apporté sur place peu avant sa découverte, tout comme les vêtements. D'autres ossements ont aussi été découverts. Mais pas tous, ni les autres effets personnels du petit garçon. Une chose est sûre : le corps ne s'est pas décomposé dans les vêtements, indique alors le procureur. Nouvelles révélations de TF1 : ceux-ci portaient des traces de puces de volaille, des excréments de chauve-souris, et des fragments de ficelle.

Autant d'éléments qui confirment l'intervention d'un tiers. Mais qui ? Au-delà du coeur du village du Haut-Vernet, « il y a des maisons un peu plus isolées et des terrains à vocation agricole où sont établis un certain nombre de bâtiments, de granges et hangars », détaille l'avocat de la grand-mère d'Émile, Me Julien Pinelli. « Dès lors qu'on parle de la dépose des restes d'un enfant de deux ans et demi en un lieu donné, on peut supposer ou s'interroger sur le fait de savoir s'il n'a pas été dans un de ces entrepôts », avance-t-il.

« C’est le Seigneur qui décide, pas l'hélicoptère »

Surtout, une vaste reconstitution de l'après-midi de la disparition d'Emile avait eu lieu... deux jours avant la découverte des ossements. Incluant 17 personnes dont cinq membres de la famille, cette étape judiciaire a confirmé que l'enfant a été vu, seul, descendant la route principale par plusieurs voisins. Peu après, le grand-père Philippe Vedovini est passé, à sa recherche. Depuis le départ, son profil intrigue les enquêteurs : père de 10 enfants, catholique traditionnaliste, partisan d'une éducation rigoriste, « à l'ancienne »... Il y a plusieurs années, il avait été entendu par les enquêteurs sur des faits de violences dans un internat religieux du Pas-de-Calais, où il était chef scout. Pour autant, à ce jour, aucun élément n'est retenu contre lui, ni dans cette enquête, ni dans celle de la mort de son petit-fils.

Plus troublant encore, des habitants se rappellent leur impression, lors des recherches, d'avoir été plus stressés que les grands-parents eux-mêmes. Certaines phrases les interpellent : selon eux, Philippe Vedovini a déclaré que « ça devait arriver, ce gosse n’en faisait qu’à sa tête ». Dans le même temps, sa femme Anne, qu'un enquêteur tentait de rassurer en évoquant les recherches par hélicoptère, glissait : « C’est le Seigneur qui décide, pas l'hélicoptère. »

Des « corbeaux » et... une balle de petit calibre 

Parmi les derniers éléments de l'enquête rendus publics, des prélèvements ADN sur une centaine de personnes, la saisie de vélos chez les grands-parents et d'une remorque pour chevaux. Mais pour l'heure, personne n'a été mis en examen dans ce dossier. Début avril, les ADN n'avaient pas encore été exploités, selon le Dauphiné Libéré - qui indiquait que la campagne de prélèvements se poursuivait encore.

La maire du Haut Vernet, Gilles Thizan, évoque face caméra le climat délétère qui a par moments envahi le village : « des corbeaux », et une « balle de petit calibre » retrouvée sur son pallier, à son retour d'une interview à Paris... Le documentaire de TF1 se conclut sur une révélation étonnante : à Pâques, les grands-parents Philippe, et Anne Védovini ont fait donner trois messes : une pour leurs avocats, une pour les enquêteurs et la troisième pour… l’auteur des faits.

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Publié le 13.04.2026 à 13:24

Législatives. Qui est Peter Magyar, le nouvel homme fort de Hongrie... et ex-disciple de Viktor Orban ?

Il y a deux ans à peine, il était encore inconnu du grand public. Peter Magyar, conservateur pro-européen a mis fin dimanche aux seize années de pouvoir du nationaliste Viktor Orban, qui briguait un cinquième mandat consécutif de Premier ministre. 

Ancien membre du Fidesz, cet homme de 45 ans est à la tête du Tisza (Respect et liberté), une formation de centre droit qui tient son nom du fleuve traversant la Hongrie. Au lendemain de son élection, il a promis de gouverner pour « tous les Hongrois ». Que sait-on de lui ?

Né dans une famille de conservateurs influents

Peter Magyar est né le 16 mars 1981 à Budapest, en Hongrie, dans une famille de conservateurs influents : son grand-père, Pal Eross était un juge connu du grand public pour ses émissions télévisées, quand son grand-oncle et parrain, Ferenc Madl était chef de l'Etat entre 2000 et 2005.

Pendant ses études de droit, Peter Magyar se lie d'amitié avec Gergely Gulyas, l'actuel chef de cabinet d'Orban, et rencontre sa future épouse, Judit Varga, avec qui il a eu trois enfants, et dont il a divorcé en 2023.

La famille a vécu plusieurs années à Bruxelles avant de retourner à Budapest en 2018, lorsque Judit Varga est nommée secrétaire d'Etat, puis ministre de la Justice. De son côté, Peter Magyar prend la tête de l'organisme de prêts étudiants Diakhitel Kozpont et siège au conseil d'administration de plusieurs autres entreprises publiques.

Peter Magyar à l'annonce des résultats partiels dimanche. Photo Sipa/Denes Erdos

Peter Magyar à l'annonce des résultats partiels dimanche. Photo Sipa/Denes Erdos

Ancien membre du Fidesz devenu opposant

Peter Magyar a grandi avec un poster de Viktor Orban dans sa chambre, rapporte The Guardian, s’appuyant sur un podcast diffusé en 2025. Le Hongrois fait ses débuts en politique dès les années 2000 dans une section locale du Fidesz, parti d'opposition à l’époque et cofondé par Viktor Orban. Lorsque la formation politique reprend le pouvoir lors des élections parlementaires hongroises de 2010, il est nommé diplomate chargé des affaires européennes.

Jusqu'en 2024, Peter Magyar est inconnu du grand public. L’ancien avocat se fait connaître cette année-là lorsqu’il claque la porte du parti de Viktor Orban, en dénonçant la corruption qui régnait dans l’entourage du Premier ministre. Il organise des rassemblements attirant des dizaines de milliers de personnes, appelant à « chasser Orban » du pouvoir.

Le gouvernement se trouve à ce moment-là dans la tourmente après un scandale retentissant de grâce accordée dans une affaire de pédocriminalité. Judit Varga, à l'époque toujours ministre de la Justice, avait donné son aval à cette grâce : elle se retire alors de la vie politique.

Enregistrement de conversations avec son ex-femme

Le divorce du couple Magyar-Varga a aussi ébranlé le gouvernement d’Orban : Peter Magyar a diffusé en 2024 l'enregistrement d'une conversation privée avec son ex-femme, qui évoquait une falsification de preuves et l'implication d'un membre du gouvernement (Pal Volner, vice-ministre de la Justice) dans une autre affaire de corruption.

Se sentant trahie, Judit Varga a répliqué dans les colonnes du quotidien conservateur Magyar Nemzet décrivant son ex-mari comme "un monstre", l’accusant notamment de violences conjugales et verbales pendant leur union, ainsi que de chantage. Peter Magyar évoque de son côté un « tsunami de haine et de mensonges ». Après cette affaire, l'ascension de l’ancien avocat n'a pas été stoppée, au contraire. Elle s’est poursuivie, jusqu’à devenir principal opposant de Viktor Orban.

Lutte contre la corruption et politique migratoire stricte

Côté programme, Peter Magyar propose d'améliorer les services publics comme la santé et l'éducation, et de lutter contre la corruption qui « est partout », et dont il a fait son cheval de bataille pendant sa campagne. Le mouvement du nouveau Premier ministre, Tisza (Respect et liberté), se veut « ni à gauche ni à droite ».

Il a également esquissé une politique étrangère pro-occidentale, affirmant qu'il s'efforcerait de faire de la Hongrie un allié fiable de l'Otan et un membre loyal de l'UE. Comme Viktor Orban, il refuse l'envoi d'armes à l'Ukraine et s'oppose à une intégration rapide du pays dans l'UE, même s'il ne partage pas sa rhétorique hostile envers Kiev.

Il défend des positions très strictes sur l'immigration : il s'est engagé à adopter une ligne plus dure qu'Orban, assurant même vouloir se passer des travailleurs étrangers. Enfin, sur les droits LGBT+, il s'est toujours montré plutôt vague.

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