Publié le 30.04.2026 à 11:47
Ce mois de mai se traduit par plusieurs changements concrets pour le budget des Français : repas à un euro pour les étudiants, professions autorisées à travailler le 1er-Mai, revalorisation des prestations sociales... Mais il est aussi le mois des premières échéances concernant les déclarations de revenus 2026. Les départements 01 à 19 doivent en effet compléter leur déclaration d'impôts avant le 21 mai et les départements 20 à 54 avant le 28 mai. Les départements 55 à 976 ont un peu plus de temps, puisqu'ils peuvent compléter leur déclaration jusqu'au 4 juin.
Le 1er-Mai, les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler malgré le jour chômé. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a annoncé le 17 avril, en précisant qu'un projet de loi serait présenté cette année pour « cadrer » le travail du 1er mai à partir de 2027. Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé. Le débat sur le travail ce jour-là avait été relancé l'an dernier, après que des boulangers se soient émus de contrôles inopinés, suivis d'amende, pour avoir ouvert ce jour-là.
C'est une mesure qui devrait donner un coup de pouce au pouvoir d'achat des étudiants en France. À partir du 4 mai, les restaurants universitaires proposeront à tous les étudiants, sans condition de ressources, un repas à un euro. Ce repas sera accessible aux étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur, aux apprentis et alternants disposant d'une carte d'étudiant des métiers, aux doctorants et aux volontaires en service civique. Jusqu'à présent, ce tarif était réservé aux étudiants boursiers ou en situation de précarité.
Les restaurants universitaires proposeront des repas à un euro à tous les étudiants à partir du 4 mai. Photo d'illustration Sipa/Jeanne Accorsini
Il s'agit d'une autre bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat. Les prestations sociales et familiales ont été revalorisées au 1er avril et ce changement se concrétisera lors du versement des prestations le 5 mai. Plusieurs aides sont concernées, notamment l'allocation aux adultes handicapés et les allocations familiales. Celles-ci ont été revalorisées de 0,8 %. Aucune démarche n'est nécessaire pour en bénéficier, la revalorisation est automatique.
Pour le RSA et la prime d'activité, il faudra attendre cet été pour voir la hausse se concrétiser. Les aides au logement ne sont quant à elles pas concernées par cette revalorisation.
Après une légère baisse en avril, le prix repère du gaz repart à la hausse en mai. À partir du 1er mai, le prix repère de vente du gaz augmente en moyenne de 15,4 %, soit 6,19 euros par mois. Il s'agit d'une conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Cette augmentation concerne les consommateurs dont les offres sont indexées au prix repère de vente du gaz. Les foyers qui ont souscrit une offre à prix fixe ne seront pas touchés par cette évolution du tarif.
Dernier délai pour déposer une demande de bourse ou de logement social
Attention ! Le mois de mai marque aussi la date limite pour faire ses demandes de bourse et de logement étudiant. Les étudiants souhaitant faire une demande de bourse et/ou de logement social ont en effet jusqu'au 31 mai pour remplir leur dossier social étudiant sur le site messervices.etudiant.gouv.fr. Plusieurs justificatifs sont nécessaires pour remplir la demande : un avis fiscal 2025 sur les revenus en 2024 et celui de vos parents, les justificatifs de scolarité et ceux de vos frères et soeurs s'ils sont également étudiants, ainsi qu'un relevé d'identité bancaire.
Le barème du prélèvement à la source change en mai. Les seuils des taux par défaut, ou taux neutre, est revalorisé de 0,9 %. Cette évolution ne concerne qu'une minorité de contribuables, la plupart se voyant appliquer un taux de prélèvement personnalisé. Le taux neutre s'applique aux primo-entrants sur le marché du travail, aux salariés qui changent d'employeur sans avoir transmis leur taux ou encore aux personnes qui ne souhaitent pas que leurs employeurs aient connaissance de leur taux personnalisé.
L'expérimentation s'étend : à partir du 1er mai, la suspension de permis sera immédiate si vous utilisez le téléphone au volant dans, non plus trois, mais quatre départements. Après les Landes, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais, les conducteurs qui seront pris en train de faire usage de leur smartphone sur les routes de Charente-Maritime pourront voir leur permis de conduire suspendu immédiatement.
Publié le 30.04.2026 à 08:51
C'est une affaire sordide qui connait un nouveau rebondissement. Un père de famille de 40 ans, régisseur de cinéma habitant à Lucenay (Rhône) et très impliqué dans la vie d'une école avait été placé en détention provisoire pour des « faits de viols et d'agressions sexuelles sur mineur », révélait Le Progrès en mars 2025. « Plusieurs mineurs sont concernés, le but de l’instruction est précisément d’en déterminer le nombre », détaillait alors la procureure à nos confrères.
Alors mis en examen pour trois cas à l'époque, il l'a de nouveau été en ce mois d'avril 2026 après la découverte d'autres victimes, portant le total à 34, âgées de trois à neuf ans, selon le parquet de Villefranche-sur-Saône Laetitia Francart, confirmant une information du Monde. « Tous les mineurs ne sont pas victimes des mêmes infractions », a-t-elle par ailleurs souligné. Il est désormais poursuivi pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs » et « enregistrements d’images pornographiques de mineurs ».
Les 34 victimes de Romain G. auraient subi des pénétrations digitales, anales et des fellations forcées parfois alors que leurs parents prennent l'apéro à quelques mètres. Le suspect aurait même méthodiquement archivé ses sévices. La question de la sédation se pose d'autant que, selon Le Monde, le suspect consommait à l'époque de puissants somnifères. Romain G. a ciblé des garçons scolarisés dans la même école que son fils et sa fille, de la maternelle à l'école élémentaire Robert-Doisneau, à l'occasion par exemple d'anniversaires ou de soirées pyjamas organisés à son domicile.
La procureure Laetitia Francart a d’ores et déjà annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec l’ensemble des parties civiles et la juge d’instruction « pour répondre à leurs interrogations », annonce Le Progrès. Avec une question, brûlante : comment Romain G. a-t-il pu agir toutes ces années - les faits se seraient produits de 2020 à 2024 - en toute impunité ? Le père de l’une des victimes, Marc, confiait sa colère au quotidien du Rhône : « Je suis sûr que certains adultes, dans son cercle proche, savaient et avaient pris leurs distances parce qu’il avait eu un comportement déplacé. ».
« Les investigations s’annoncent longues et complexes », annonçait déjà la justice : « Il faut auditionner tous les enfants qui ont pu approcher le suspect depuis plusieurs années. Tous ne sont bien sûr pas victimes mais on doit entendre tout le monde », prévenait à l'époque une source au Progrès.
Romain G. a méthodiquement réalisé de nombreuses vidéos et photos (près de 330) des viols et agressions sexuelles commis sur ces enfants, éveillés ou endormis. Il utilisait pour cela son téléphone, ou encore une petite caméra dissimulée dans un réveil. Mais quand certains enfants ont commencé à évoquer auprès de leurs parents les agissements du quadragénaire, des plaintes avaient fini par être déposées.
D'abord laissé libre, il avait alors tenté de se suicider en se pendant à un arbre dans la forêt, laissant une lettre adressée à ses enfants, ses proches, et aux familles et aux enfants victimes : « Je pense être né comme ça, je n'ai pas choisi d'aimer les garçons... les trop jeunes garçons [...] Je me suis haï pour ça, mais je n'ai pas eu la force d'en parler », y écrivait-il notamment. Récupéré vivant, hospitalisé, il avait reconnu lors de ses auditions à l'hôpital des faits « sur « une trentaine d'enfants ». Il est en détention provisoire depuis plus d'un an.
>> Lire l'enquête du Monde.
119 - Allo enfance en danger
Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation.
Publié le 30.04.2026 à 09:25
Isère. Élection du président de la Métropole de Grenoble : Guillaume Lissy élu avec 87 voix
Jeudi dernier, le 23 avril, les élus avaient quitté le siège de la métropole de Grenoble très tard dans la nuit et sans avoir tranché entre Guillaume Lissy ou Raphaël Guerrero, les deux principaux candidats en course pour la présidence. La séance avait été ajournée à la suite du malaise de Guillaume Lissy, épuisé par plus de 13 heures de séances.
Ce matin du jeudi 30 avril, le scrutin a été entièrement remis à zéro avec de nouveau trois tours possibles et potentiellement, de nouveaux candidats. Finalement, Guillaume Lissy a été élu avec 87 voix.
Pour comprendre les enjeux de l'élection du président de Grenoble Alpes Métropole
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
11:46
11:34
La séance ne reprendra finalement pas à 11h30 mais à 14 heures. Les vice-présidents seront élus par la suite.
11:08
10:28
La séance est suspendue pour une heure, afin que les présidents de groupe puissent évoquer la suite de l'ordre du jour notamment.
10:25
Premier discours du nouveau président de la Métropole : « Je voudrais vous remercier pour votre engagement, votre confiance, pour le maire que je suis, un serviteur de la République. C’est un honneur immense pour moi, à la hauteur de la charge très lourde qui vient de se porter sur mes épaules. Je mesure la complexité de la tâche que nous devons réaliser ensemble, faire travailler des élus très différents, mais au service de nos populations. Voilà un défi qui semble difficile, impossible diront certains. Les fractures peuvent-elles être dépassées ? Je vous avoue que je ne sais pas et que j’ai des doutes profonds. Mais pouvions-nous décemment ne pas essayer de trouver un chemin entre nous ? Oui, nous aurions pu élire un président au forceps au troisième tour dans un certain malaise. Oui une majorité existait pour élire un président, mais pas un exécutif ni un budget. Avions-nous le choix, avions-nous le droit de jouer avec une Métropole éclatée dans laquelle deux blocs se font face ? S’ouvrir aux autres, ce n’est pas renier ses valeurs. La Métropole aura un président clairement à gauche mais qui cherche aussi clairement à trouver le chemin du compromis avec ceux qui pensent autrement. »
10:07
Guillaume Lissy est élu avec 87 voix, devant Allan Brunon (10 voix), Raphaël Guerrero (9), Enzo Billon (2) et Christophe Ferrari (1).
10:04
Après des prises de parole de Claudine Longo, Laurent Thoviste et Allan Brunon, place au vote du premier tour !
10:00
Clément Chappet, chef de file de la droite à Grenoble : « On votera pour cette présidence de Guillaume Lissy pour nous éviter le scénario du pire, pour éviter une métropole sous la coupe réglée de La France Insoumise. On se félicite que la Métro n’ait pas sombré aux mains de LFI, on espère désormais que Madame Ruffin aura le courage de rompre avec cette frange minoritaire à Grenoble."
10:00
Laurent Thoviste, adjoint au maire de Fontaine : « Je voudrais remercier Guillaume Lissy et Raphaël Guerrero. C’est toujours le collectif qui doit primer et je voudrais avoir un mot pour Laurence Ruffin. Nous savons que ce n’est pas facile pour les Grenoblois, l’historique dans cette métropole s’est toujours construit contre la ville centre. À travers cet accord, c’est aussi l’opposition entre Grenoble et sa périphérie que nous souhaitons dépasser. Il ne s’agit pas d’une combine politicienne monsieur Brunon, mais vous apprendrez à le voir, c’est tout simplement parce que la Métro ne peut pas fonctionner sans ses communes »
09:54
Raphaël Guerrero prend la parole : « Ma candidature avait pour objet de porter des valeurs, des ambitions, une majorité territoriale, une gouvernance partagée, équilibrée pour faire en sorte que les 49 communes puissent faire partie de la majorité. Le résultat des élections municipales et la traduction dans notre assemblée nous imposent ce faire ensemble, l’ensemble des blocs doit s’effacer au profit de l’intérêt général. La présidence n’est pas un butin de guerre. L’intérêt de notre territoire, des habitants, prime toujours sur l’intérêt personnel. Il va nous falloir construire un projet de territoire qui peut se concilier avec des politiques métropolitaines ambitieuses. Le « nous » doit toujours primer sur le « je ». En responsabilité, et pour ne pas bloquer la maison Métropole, j’ai pris la décision de m’effacer au profit du collectif. »
09:49
Allan Brunon a pris la parole sans ambiguïté : « Je suis très en colère, quelle honte ! Toute la semaine, vous avez préféré discuter avec des gens de droite plutôt qu’avec les LFI. Qu’aurions-nous pu faire de plus ? Se mettre à vos genoux pour vous convaincre ? Vous, socialistes butés sur vos idées, ce que vous vouliez c’est un contrat de gouvernance avec la droite. Bravo monsieur le maire de Fontaine, vous avez la gauche à vos pieds, vous êtes le grand gagnant. Nos concitoyens vous regardent, un grand nombre de personnes ici n’accepte pas ce reniement que vous appelez l’esprit démocratique. Ce que vous manigancez est indigne de ce que vous dites porter politiquement. Nous voyons s’avancer la pire de compromissions de gestionnaires bon teint, de démocrates déconfits. »
09:38
Le maire de Seysinet est le premier à s’exprimer. « J’ai pris un solide petit-déjeuner, je devrais tenir jusqu’au bout de la séance. Jeudi dernier, nous avons presque touché le fond. Malgré les attentes des habitants avons été dans l’incapacité à nous parler. Oui, nous pouvons avoir des clivages mais nous avons en commun le fait que nous sommes élus pour prendre soin des autres. Cette semaine, on s’est parlé, on a fait le travail et nous avons trouvé un compromis, un accord d’équilibre dans lequel personne ne perd et la démocratie l’emporte. Un accord gagnant-gagnant. Si vous m’accordez votre confiance ce n’est pas le maire de Seyssinet qui l’emportera mais un trait d’union. »
09:23
Raphaël Guerrero se retire ! Ils ne sont que trois à présenter leur candidature : Guillaume Lissy, Allan Brunon et Enzo Billon.
09:20
La séance est ouverte par la présidente Françoise Fontana.
09:12
Des élus de gauche en colère ? Selon nos informations, l’accord qui porterait Guillaume Lissy à la présidence ne ferait pas que des heureux, notamment du côté de la majorité de Grenoble. Certains pourraient ne pas voter pour le maire de Seyssinet-Pariset.
A noter que la séance n’a pas encore commencé.
09:02
Les occupants sans papiers de la Métropole manifestent de nouveau à l'entrée du siège. Ils réclament des logements dignes.
08:22
Jean-Pierre Barbier, Freddy Rey et Henri Baile, respectivement présidents du Département de l’Isère, du Pays Voironnais et du Grésivaudan cosignent une tribune dans laquelle ils appellent « l’ensemble des élus métropolitains, quelle que soit leur sensibilité, à mesurer pleinement ce qui se joue au-delà du seul scrutin du 30 avril (…) Nous ne souhaitons pas demeurer silencieux face aux dérives préoccupantes que révèlent certains évènements manifestés à cette occasion. Nous sommes en effet inquiets face à la montée de tensions et d’une forme de violence verbale qui altèrent les conditions d’un travail serein, ainsi que face à la perspective de voir se constituer l’exécutif de la première métropole alpine sur la base d’un « accord technique » avec La France Insoumise, une formation politique extrémiste et anti-républicaine (…) Il ne s’agit pas de dicter un choix, mais de rappeler une exigence démocratique fondamentale : la présidence d’un établissement public de coopération intercommunale ne constitue pas un butin partisan. »
08:17
Selon nos informations, les groupes NMC et Union de la gauche ont trouvé un accord en toute fin de soirée qui porterait Guillaume Lissy (PS) à la présidence de la Métropole. Son opposant Raphaël Guerrero en aurait accepté le principe. Avec quelles contreparties ? Toujours est-il que l’on se dirige ce jeudi vers une gouvernance transpartisane et un exécutif mixte.
Ce « deal » ferait toutefois une « victime » : La France Insoumise. Allan Brunon (LFI) a prévenu ce jeudi matin qu’il aurait pour ligne de conduite de « battre la droite ».
08:12
Les 110 élus de la nouvelle assemblée métropolitaine n’ayant pas réussi à départager jeudi dernier qui de Guillaume Lissy ou Raphaël Guerrero serait président de la Métropole, ils remettent ça ce jeudi. Aux dernières nouvelles, ça ne s’annonce pas beaucoup plus simple.
Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré au deuxième conseil de la Métropole de Grenoble et à l'élection de son nouveau président.
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