Publié le 23.02.2026 à 19:22
Ce lundi soir, tous les regards sont tournés vers Albertville, la Savoie et les Alpes françaises. Exactement comme il y a 34 ans. Et comme dans quatre ans.
La cité savoyarde, qui avait accueilli les derniers Jeux olympiques d’hiver en France en 1992, va vivre un lundi de fête et de célébrations en tous genres.
Au programme : un défilé et une célébration de la délégation française olympique revenue des Jeux de Milan-Cortina, la passation avec l’équipe de France paralympique. Puis le déploiement du drapeau olympique au parc olympique, suivi d'un spectacle son et lumière autour du mât olympique et d'un concert animé par les rappeurs toulousains Bigflo & Oli et le DJ Charles B.
Gros succès à l'applaudimètre pour Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron, champions olympiques de patinage artistique. Photo Louise Raymond
Photo Louise Raymond
Les biathlètes à la fête ! Ovation pour les médaillés olympiques de l'́équipe de France de biathlon. Photo Guillaume Armand
Photo Louise Raymond
Le premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Meribel, au restaurant « La ferme de mon grand père », pour déjeuner avec certains athlètes paralympiques français.
Photo Louise Raymond
Les biathletes sont déjà à pied d'œuvre avec Quentin Fillon-Maillet, Émilien Jacquelin et Éric Perrot. Photo Stéphane Pulze
Le premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Meribel, au restaurant « La ferme de mon grand père », pour déjeuner avec certains athlètes paralympiques français.
Photo Louise Raymond
Le premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Meribel, au restaurant « La ferme de mon grand père », pour déjeuner avec certains athlètes paralympiques français.
Photo Louise Raymond
Quentin Fillon Maillet : "À Pekin il y a quatre ans, ce qui a manqué c'est le partage avec le public. On a pu le faire en Italie. Et le refaire ici à Albertville, c'est formidable." Photo Bertrand Riotord
Éric Perrot : "Je nourris, bien sûr, de grandes ambitions pour les Jeux de 2030 ". Photo Bertrand Riotord
Les Allumeurs de Rêves ont effectué des répétitions ces dernières heures. Comme un avant-goût des festivités de ce lundi 23 février... Photo Jérémy Pena
Océane Michelon : « Si avant les Jeux on m’avait dit que mon pire résultat c’était 5e, j’aurais signé tout de suite ! »
Photo Bertrand Riotord
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
19:22
19h17
19:16
19:04
Une Marseillaise est entonnée par tous les athlètes et la Halle olympique !
19:03
Les biathlètes à la fête ! Ovation pour les médaillés olympiques de l'équipe de France de biathlon.
18:52
Dans les coulisses, les athlètes de l'équipe de France de ski de fond attendent de rentrer dans l'ambiance de feu de la Halle olympique.
Les champions olympiques de patinage artistique, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron, ont pu mesurer leur popularité face au public de la Halle olympique.
Vidéo
18:32
Les bénévoles et athlètes des JO 92 sont montés sur la scène de la Halle olympique
En images
18:15
Sur la scène de la Halle olympique, les danseurs de l’école albertvilloise M’Fit Dance mettent l’ambiance avec un show tout en paillettes.
Dans le même temps, le public entonne la chanson "Dans les yeux d'Emilie" de Joe Dassin.
Manifestation
Près de 100 manifestants se sont retrouvés, ce lundi après-midi devant la gare d’Albertville, pour clamer leur opposition aux JO de 2030 dans les Alpes françaises. « La flamme est déjà éteinte, elle ne se rallumera pas », pouvait-on notamment lire sur une banderole. Cette “délégation” du Comité insoutenable olympique s’est regroupée symboliquement pour célébrer l’arrivée du drapeau “Olympicsou”. Les manifestants ont été rejoints par des membres de l’association France Palestine Solidarité.
17:47
La Halle olympique se remplit et l'ambiance monte ! Un podium « France » a été monté sur scène.
17:28
Edgar Grospiron, président du COJOP Alpes françaises 2030, débriefe avec le biathlète Émilien Jacquelin à la sortie de la mairie d'Albertville.
Témoignages
Julie et Claudette sont venues de Lescheraines pour féliciter la biathlète Océane Michelon, triple médaillée à Milan Cortina. La championne olympique savoyarde sera fêtée dans son village ce mercredi 25 février.
Gérard, Marie-Pierre, Jean-Louis, Michel et Jean-Pierre étaient membres du comité d’organisation des jeux de 92 au service des équipements et des sports.
Pour eux, c’est une immense joie et fierté de se retrouver tous ensemble ici à Albertville.
17:08
Sébastien Lecornu a apporté son soutien total aux JO de 2030 : « L'aventure olympique est lancée. Si je suis là, c'est qu'on y croit avec l'envie de réussir. Laissons les dépressifs et les mauvais coucheurs de côté et tirons tous dans le même sens ».
Témoignages
Olivier et Isabelle sont venus de Saint-Maximin en Isère. Amoureux de sport, ils ont regardé pendant 15 jours les Jeux Olympiques de Milan-Cortina. « Les jeux représentent nos beaux athlètes avec des performances incroyables. »
Anthony, 12 ans, a suivi assidûment les JO de Milan. Pour cette cérémonie, il est venu accompagné de sa maman, Anne-Marie, elle qui avait 14 ans lors des JO de 1992. Anthony, lui, aura 16 ans en 2030...
17:07
Les deux présidents de Region ont pris une photo avec une partie des médaillés français
17:03
Laurent Wauquiez, député, ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « On ramène la flamme à la maison. Jusqu'à présent, c'était un rêve. C'est désormais une réalité ».
17:00
Les portes de la Halle olympique viennent d'ouvrir ! Fin de l'attente pour la famille Bollet, de Chambéry, papi, mamie et petits enfants. Antoine était guide pour un para athlète à Pyongyang.
16:57
Fabrice Pannekoucke, président de la région AuRA : « Ici à Albertville, il y a une grande symbolique, une véritable culture de l'olympisme et pas qu'une question d'infrastructures ».
16:53
« Aujourd'hui on a une loi olympique, on a un budget équilibré, on a un Cojop qui est prêt. On va tout faire pour livrer en temps et en heure ces JO de 2030 », explique Renaud Muselier, président de la région Paca.
16:50
En mairie d'Albertville, Fabrice Pannekoucke, président de la region Auvergne-Rhône-Alpes, et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, présentent le drapeau olympique en présence de plusieurs champions des JO de Milan-Cortina.
De son côté, Hervé Gaymard, président du Département de la Savoie, remercie Michel Barnier pour avoir « tracé la voie olympique en Savoie avec Jean-Claude Killy ».
Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Cnosf, a exprimé son bonheur d'être à Albertville, « un temple de l'olympisme à la française ».
16:47
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, arrive à la mairie d’Albertville où le drapeau olympique lui est présenté
16:40
« Je sais déjà qu'on y arrivera pour 2030 même s'il existe toujours un fonds un peu dépressif dans ce pays », à déclaré Sébastien Lecornu en conclusion des échanges avec les athlètes. Le Premier ministre a fait référence aux critiques portant sur le comité d'organisation et ses turbulences.
16:39
Michel Barnier, co-organisateur des JO Albertville de 1992, devant la mairie d'Albertville pour recevoir le Premier ministre.
16 : 26
Le public attend l'ouverture des portes à 16h45. Au total, 6 500 personnes seront présentes pour cette cérémonie de retour du drapeau olympique.
Snowboard
Léa Casta a obtenu le bronze en snowboard cross par équipes mixtes, elle revient sur la saveur de sa médaille.
16:06
Autour de Sébastien Lecornu, les huit athlètes débriefent sur l'expérience de Milan-Cortina. Tous saluent le nouveau modèle de ces JO d'hiver, avec des sites éclatés pour des Jeux "durables". Mais la question de la célébration des médaillés est posée en regrettant l'absence d'une véritable "place des médailles" pour bénéficier de la ferveur populaire. Des leçons à retenir pour les JO des Alpes françaises 2030.
15:52
Sur les 160 athlètes de la délégation française (chiffre historique pour les JO d'hiver), 40 bénéficient d'un contrat avec l'administration (police, armée, douanes), a rappelé la présidente du comité national olympique lors de l'échange entre des athlètes et le Premier ministre
15:31
Le Premier ministre échange avec des athlètes français. Il est assis juste à côté du biathlète Quentin Fillon-Maillet qui tient ses quatre médailles olympiques, et Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique, à Albertville. Les aides de l’État en soutien de ces sportifs de haut-niveau doivent être abordées.
En attendant Sébastien Lecornu, les athlètes ont discuté entre eux sur leur expérience aux JO.
Guillaume Cizeron et Laurence Fournier-Beaudry, champions olympiques de danse sur glace, ont eu un échange privé en amont avec le chef du gouvernement.
La ministre des Sports Marina Ferrari est aussi présente.
Ski alpin
Romane Miradoli, médaille d'argent en super-G en ski alpin, revient sur l'un des moments les plus forts de ces Jeux de Milan à ses yeux.
Patinage artistique
Les patineurs Laurence Founier-Beaudry et Guillaume Cizeron ont hâte de célébrer leur médaille d'or avec le public français.
Ski de fond
Hugo Lapalus, médaille d'argent sur le relais en ski de fond : « C'est forcément mon meilleur souvenir. Ce moment de partage. On fait du sport pour vivre ces émotions. Quand on peut les vivre tous ensemble, c'est chouette."
Ski alpinisme
Emily Harrop, médaille d'or en relais mixte et médaille d'argent sur le sprint en ski alpinisme, est fière d’avoir représenté son sport pour la première fois aux JO.
Licenciée à Courchevel, elle y sera célébrée, ce mercredi 25 février.
Ski alpinisme
Thibault Anselmet, médaille d'or en relais mixte et le bronze en sprint en ski alpinisme : « Je viens d'un petit village de 250 habitants (Bonneval-sur-Arc, NDLR), je me suis construit là-bas. Je suis fier de ça, c'est en grande partie pour ça que je suis là aujourd'hui. »
Vidéo
Trois fois médaillé d'argent en ski de fond, l'Isérois Mathis Desloges confie sa préparation sur le rêve olympique, un "Graal pour tout sportif".
Vidéo
Français le plus médaillé aux Jeux olympiques hiver et été, avec neuf podiums, dont cinq titres (deux gagnés à Pékin en 2022, et trois remportés à Anterselva lors des Jeux de Milan-Cortina), Quentin Fillon Maillet revient sur sa préparation avant les Jeux italiens.
Biathlon
Océane Michelon : « Si avant les Jeux, on m’avait dit que mon pire résultat c’était 5e, j’aurais signé tout de suite ! »
Biathlon
Julia Simon, quatre fois médaillée aux JO de Milan-Cortina, dont 3 en or : "On commence à se rendre compte de l'effervescence. On commence à prendre conscience de tout ce qui se passe autour de nous en France. Ce n'est pas désagréable."
Camille Bened, titrée sur le relais féminin : "2030 on n'y pense pas trop. On se projette surtout sur les trois prochaines semaines de Coupe du monde. Il va falloir se ressourcer et reprendre beaucoup de force."
Biathlon
Les trois biathlètes sont unanimes : leur meilleur souvenir des JO de Milan-Cortina reste l'épreuve par équipes où ils sont allés chercher l'or olympique ensemble avec Fabien Claude.
« L'arrivée dans le stade, un moment inoubliable » confirme Éric Perrot. « La scène de liesse à l'arrivée restera à jamais gravée dans ma mémoire" ajoute Émilien Jacquelin.
Quentin Fillon Maillet : « À Pékin il y a quatre ans, ce qui a manqué c'est le partage avec le public. On a pu le faire en Italie. Et le refaire ici à Albertville, c'est formidable. »
Éric Perrot : « Je nourris, bien sûr, de grandes ambitions pour les Jeux de 2030 ».
13:42
Les premiers échanges avec les médias débutent au Base Camp Lodge, l'hôtel habituel des sportifs de haut niveau à Albertville. Près de 80 athlètes présents aux JO de Milan-Cortina sont attendus et une cinquantaine de personnes des différents staffs.
13:38
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Méribel, au restaurant « La ferme de mon grand père », pour déjeuner avec certains athlètes paralympiques français.
Parmi les athlètes présents : Arthur Bauchet, Lou Braz-Dagand, Jordan Broisin, Oscar Burnham, Perrine Claire, guide, Hyacinthe Deleplace, Gauthier de Tessieres, guide, Victor Pierrel, Aurélie Richard, Jules Segers ainsi que cinq membres du staff paralympique.
Le repas réunissait également Marina Ferrari, ministre des Sports, Vanina Nicoli, préfète de la Savoie, Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif, et Dimitri Grygowski, conseiller sports.
Instant nostalgie
Nous sommes en 1992 et la France accueille les Jeux Olympiques d’hiver, à Albertville. Un événement au retentissement mondial, qui se déroule chez nous ! Une occasion unique pour Renault de marquer les mémoires en devenant partenaire de l’organisation.
Le constructeur français ne va pas se contenter de prêter des voitures à l’organisation, il va créer des séries limitées « Olympique 92 » devenues de vraies raretés aujourd’hui.
En parallèle
Le collectif de citoyens opposé aux Jeux olympiques et paralympiques 2030 a décidé d’organiser un rassemblement symbolique, ce lundi à 16 heures, devant la gare d’Albertville. « L’épidémie de démissions au sein du comité d’organisation est symptomatique d’un projet bancal reposant sur un jeu d’équilibre politique et financier impossible à tenir, souligne le collectif. Une “délégation” du Comité insoutenable olympique sera donc présente pour célébrer l’arrivée du drapeau “Olympicsou”. »
Pour les Écologistes de la Savoie, « les juridictions compétentes ont récemment donné raison aux associations environnementales, aux élus, et au collectif Citoyen JOP 2030 demandant l’organisation d’une véritable concertation du public, confirmant ainsi les manquements démocratiques dans la conduite du projet. » Ils rappellent que « d’autres avenirs sont possibles pour la montagne ».
Souvenirs
Première info : il a toujours le pull. Et la deuxième : il peut encore l’enfiler. François-Cyrille Grange sourit. Il y a 34 ans, il gravissait, en tenue rouge et blanche, la tribune du stade olympique d’Albertville au côté d’un certain Michel Platini, pour allumer la flamme et lancer les Jeux de 1992. Du haut de ses 9 ans. Un jour dans une vie.
Depuis, les années sont passées, et le pull n’a pas bougé : « Il était trop grand à l’époque, ma mère avait dû faire des ourlets. » 34 ans après, le gamin de Valloire n’a rien oublié, cette histoire, il l’a racontée des dizaines de fois. « Comme il n’y avait pas d’épreuves en Maurienne, ils avaient décidé de prendre un enfant de notre vallée pour allumer la flamme. Le maire de Valloire de l’époque connaissait très bien Michel Barnier. On a donc été tirés au sort, mon frère, un autre copain et moi. Et au final, ils m’ont choisi moi sur photo. » Lui et donc pas son frère, Jean-Baptiste, qui deviendra tout de même double champion du monde de slalom. « Il était un petit peu timide à l’époque. » C’est donc comme ça que François-Cyrille Grange s’est retrouvé, à 9 ans, à prendre la main et la foulée de Platoche aux yeux du monde. « Michel Platini, c’est plus la génération de mon père, il en était vraiment fan. Il y avait quand même un peu de stress de devoir monter toutes les marches avec lui. À cet âge-là, on ne se rend pas compte mais aujourd’hui, avec le recul, on se dit que c’était une chance incroyable. »
Notre dossier
Le compte à rebours débute officiellement. Ce lundi, il restera 1439 jours jusqu’à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques des Alpes françaises 2030. Si l’engouement populaire doit être au rendez-vous à Albertville, au lendemain de la clôture de Milan-Cortina, de nombreuses étapes demeurent à franchir. Gourvernance fortement fragilisée, leçons à tirer de Milan-Cortina, une « vision » à livrer, acter la carte des sites, construire et rénover : on fait le point.
10:03
Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera présent à Albertville, à l’occasion de la fête organisée autour du retour du drapeau olympique et de la délégation française des Jeux de Milan Cortina.
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari sera également au rendez-vous aux côtés des deux présidents de Région, Fabrice Pannekoucke (Auvergne Rhône-Alpes) et Renaud Muselier (Provence-Alpes-Côte d’Azur) et de nombreuses personnalités à l’image d’Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique et sportif français, et de Michel Barnier, co-président du comité d’organisation des JO d’Albertville.
En début d’après-midi, le Premier ministre rencontrera à Méribel les para-athlètes français en ski alpin, puis il sera invité à l’hôtel de ville d’Albertville, avant de rejoindre la Halle olympique pour les festivités qui débuteront à 17 heures.
L'image
C'était l'une des images de la cérémonie de clôture des Jeux de Milan-Cortina : les présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, et Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Musselier, ont reçu l'emblème des mains de la présidente du CIO, Kirsty Coventry, avant que ne retentisse une Marseillaise réorchestrée.
Pour voir les autres images de la soirée, cliquez ici.
09:39
Rendez-vous à la Halle olympique à 17 heures pour le coup d’envoi des festivités. Et des coups de cœur à répétition. Place aux champions d’hier et d’aujourd’hui, avec une partie de la délégation française, tout juste revenue de Milan-Cortina. Auréolée de son record de médailles, elle transmettra le flambeau à l’équipe de France paralympique. De quoi illuminer bien des regards…
À 19 h 35, la suite s’écrira autour du mât olympique. Ce mât, qui avait été le cœur des cérémonies en 1992 et des spectacles chorégraphiés par Philippe Decouflé, s’habillera d’un son et lumière concocté par les magiciens des Allumeurs de rêves pour accueillir le drapeau olympique. Et ce sont les Chasseurs alpins qui le dérouleront. Les yeux des nostalgiques vont briller…
La fête se poursuivra vers 20 h 40 à la Halle olympique et cette fois, ce sont les frères toulousains Bigflo et Oli qui promettent de mettre le feu, avant le DJ Charles B.
Publié le 23.02.2026 à 17:00
Que s'est-il passé à Crans-Montana, avant le dramatique incendie qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés le 1er janvier ? Chaque jour apporte son lot de révélations sur le drame survenu au bar Le Constellation. L'enquête, de plus en plus critiquée, vise surtout le couple de gérants, Jacques et Jessica Moretti. La mousse acoustique posée au plafond, aussi, et dont l'embrasement généralisé a piégé des dizaines de clients.
Mais les investigations mettent aussi en lumière les « ratés », a minima, des contrôles de sécurité. Dès les premiers jours, le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, admettait que Le Constellation n'en avait plus subi aucun depuis... 2019. Malgré deux précédentes visites problématiques.
Une situation impensable, inexplicable, incompréhensible, comme le dénoncent des familles de victimes ? Il y a encore pire : une enquête effarante de Libération ce lundi et des révélations du média suisse Tagesanzeiger sur « un informaticien mentalement instable » montrent comment un homme, seul, a fait sombrer la sécurité locale.
Retour en arrière : en 2017, quatre communes suisses fusionnent pour donner naissance à Crans-Montana. À sa tête, Nicolas Féraud, toujours président (maire) aujourd'hui. Et Ken Jacquemoud se retrouve seul en poste pour succéder aux cinq « anciens » chargés de sécurité. Sa tâche est titanesque, explique-t-il alors aux enquêteurs. Mais le logiciel d'un certain Jérôme, réputé et « créatif » informaticien local, l'allège. Ce sexagénaire a conçu un programme pour centraliser, trier et suivre toutes les données des centaines d'établissements à contrôler. Mais pas de miracle à la clé : Jacquemoud affirme avoir alerté chaque année - en vain - sa hiérarchie sur le « manque de ressources » de son service, contraint de limiter ou retarder les contrôles. Nicolas Féraud a gelé toute embauche au nom de son programme "Personal Stop".
Et ce n'est pas tout : au détour de la crise sanitaire de 2020, Jérôme, le réputé informaticien providentiel, perd pied. Adepte « de thèses conspirationnistes », il présente des troubles psychiatriques en 2022. Il se montre convaincu de détenir des « superpouvoirs », et dénonce sur son blog des complots satanistes, voire cannibales.
Près de deux mois après le drame du Constellation, les langues se délient peu à peu à Crans-Montana... au fil des auditions menées par les enquêteurs. Et les révélations sont parfois surprenantes. Photo Sipa/Philipp von Ditfurth
De plus en plus « gourmand » financièrement, il se met alors à faire chanter ses clients. Parmi lesquels des services de police, de pompiers... Il menace de divulguer toutes leurs données sur le dark web. Problème : il travaille quasiment seul, et tout est stocké sur ses propres serveurs. Finalement interpellé après plusieurs plaintes, il est incarcéré, interné, et ressort de son procès acquitté car « pénalement irresponsable ». Un « fiasco informatique » qui a débouché sur « le chaos », dénonce le Tagesanzeiger.
Car entretemps, le canton du Valais a débranché tous ses logiciels. Et perdu toutes les données. L'ex-chargé de sécurité de Crans-Montana n'a pu sauver qu'un tableau Excel parcellaire. « Tout ce qui est PDF ou photos a été perdu », regrette-t-il. À ce jour, la ligne du Constellation s'affiche vierge. A-t-elle été supprimée, les documents afférents ont-ils été perdus lors du « débranchement » sauvage, ou le bar n'a-t-il tout simplement pas été traité ? « Impossible à dire », répond Ken Jacquemoud aux enquêteurs. Contacté, l'avocat de l'informaticien « Jérôme » n'a pas donné suite.
Les rapports « papier » des deux derniers contrôles, en 2018 et 2019, sont exhumés. Ils pointent, déjà, des problèmes d'extincteurs, de bois inflammable dans l'escalier de sortie, de formation du personnel. Malgré quoi, plus aucun inspecteur ne contrôle le bar les six années suivantes, même après la réouverture qui suit la crise sanitaire : le dossier est clos en 2023...
Héritant de ce chaos, le successeur de Ken Jacquemoud, Christophe Balet, a été auditionné à son tour. Il décrit les mois qui ont suivi et le retard à rattraper après l'affaire de l'informaticien. Avec, faute d'effectifs et de moyens, des « priorités » à fixer : d'abord les hôpitaux et cliniques, puis les hôtels, puis les lieux visés par une demande de mise en conformité.... Et, enfin, seulement, les dossiers « clos » - dont Le Constellation. Il devait être contrôlé le 2 avril prochain.
Mais un contrôle effectué plus tôt n'aurait sans doute pas évité le drame, vu la légèreté des inspections : les deux chargés de sécurité affirment que les matériaux inflammables ne devaient être contrôlés que s'ils se trouvaient dans des « voies d'évacuation ». Et la mousse acoustique ? « Je ne connais pas ce produit », répondent-ils aux enquêteurs, selon franceinfo. N'ayant pas pour mission de la contrôler, ils ignoraient jusqu'à son inflammabilité... Outre l'enquête qui vise Jacques et Jessica Moretti, le président de Crans-Montana Nicolas Féraud fait désormais l'objet d'une plainte déposée par plusieurs victimes, pour des « manquements gravissimes ».
Publié le 23.02.2026 à 17:57

Plongé dans une ombre glacée que les sommets des Grandes Rousses entretiennent jusqu’à 10 heures à cette période de l’hiver, le hameau d’Articol a des allures de terminus : ici s’arrête la route du col de la Croix de Fer que des milliers de cyclistes prennent d’assaut par les belles journées d’été. En temps ordinaire, ce minuscule village n’est qu’un bouquet de maisons parmi d’autres...
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