Publié le 06.05.2026 à 14:25
Justice. Condamnée pour acte « anticoncurrentiel », l’ESF conteste cette décision et fait appel

Après avoir mûrement réfléchi, le Syndicat national des moniteurs du ski français décide de faire appel de la décision de l’Autorité de la concurrence, selon une information du Dauphiné Libéré. Le collectif des 16 000 “pulls rouges”, qui détient la prestigieuse marque ESF (École du ski français), a été condamné, en mars, à payer une amende de 3,4 millions d’euros. En cause, une obligation d’exclusivité en vigueur pendant vingt ans qui porterait tort aux structures concurrentes.
Le président du SNMSF, Eric Brèche, avait exprimé son incompréhension lors d’un entretien au Dauphiné Libéré : « Tous nos moniteurs partagent ce sentiment d’injustice alors qu’ils ont à cœur de remplir leurs missions. Notre organisation, qui a contribué au développement de l’offre touristique, est très enviée en dehors de la France. Le fond et la forme de notre contribution aux territoires de montagne ne peuvent pas être réduits à une pseudo-problématique de position dominante. »
Le responsable s’était aussi expliqué sur le dispositif qui avait été mis en place : « Cette disposition a été voulue par les moniteurs eux-mêmes lors de la tenue de leur congrès national annuel qui définit entre autres les modalités de collaboration que souhaitent se donner ces professionnels au sein de leur école. Elle engageait un membre à un principe d’exclusivité pour une saison, tout en lui laissant la possibilité de rompre cet engagement pendant la saison sans préavis, sans conséquence financière et en conservant ses clients qui ont été acquis bien souvent grâce à la notoriété de la marque. En pratique, nous n’avons quasiment aucun cas de contentieux car, au fond, cette disposition n’exprime qu’un principe de loyauté que les professionnels veulent affirmer entre eux. »
Par ailleurs, le patron des « pulls rouges » rappelait le développement d’autres offres d’enseignement du ski dans les stations : « Si on prend le temps d’une analyse plus fine et on regarde autour de nous, notamment en Savoie où près de 50 % de l’activité se concentre, on constate un accroissement très conséquent des structures concurrentes et d’une nouvelle forme d’organisation totalement indépendante et autonome. C’est la preuve que cette clause d’exclusivité n’a pas empêché le développement de la concurrence. »
C’est la cour d’appel de Paris qui examinera le recours qui n’est pas suspensif. Un pourvoi en cassation est, ensuite, possible.
Publié le 06.05.2026 à 15:09
Haute-Savoie. Âgé de 92 ans, il ne peut plus quitter son domicile à cause d’un conflit entre voisins

Depuis le mardi 21 avril, René Massot Pellet, âgé de 92 ans, se déplaçant à pied difficilement, est dans l’impossibilité de quitter son domicile en voiture car la voie d’accès à sa maison, le chemin des Tennis, est depuis ce jour-là...
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Publié le 06.05.2026 à 13:55

Un coach de MMA a reçu une interdiction d'entraîner des mineurs pendant six mois après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux le montrant en train de frapper des jeunes élèves, selon un arrêté de la préfecture du Rhône transmis ce mercredi. Il apparaît sur ces vidéos que « Yom Keita Yidikes peut faire preuve de violence physique et verbale envers des enfants », notamment avec des objets « pneus, bâtons en bois... », justifie la préfecture dans cet arrêté daté du 29 avril, révélé par BFM Lyon et RMC. Elle pointe « la force des coups de pieds et de poings portés » aux enfants, jugeant que ces agissements « ne sont pas conformes à ce qui est attendu d'un éducateur sportif » et présentent des « risques pour la santé et la sécurité » des élèves.
Basé à Villeurbanne (Rhône), dans la banlieue de Lyon, l'entraîneur a été filmé assénant des coups de pieds dans le torse d'une dizaine de jeunes enfants, certains chutant violemment. Ces derniers ont pour ordre de se relever, sans réagir. Coutumier de ce type de méthodes clivantes, il n'est pas affilié à la Fédération française de MMA. Outre cet arrêté, la préfecture indique avoir signalé les faits au parquet de Lyon.
Interrogé par BFM Lyon, le coach de 33 ans assure que la vidéo virale est une « mise en scène », réalisée devant des parents consentants. Sur son compte Instagram, l'entraîneur, qui prône des « entraînements à la dure », assure que ses élèves sont « heureux » et « épanouis ».
Mais Lionel Brezephin, directeur technique national adjoint en charge du MMA à la Fédération française de boxe, déplore des méthodes qui « ne correspondent pas aux standards de la fédération pour l’apprentissage du MMA à des enfants », défendant une activité « adaptée à tous les publics ». La séquence virale a alerté l'association de lutte contre les violences faites aux mineurs Mouv'Enfants, qui s'indigne de pratiques « humiliantes ». L'organisation a lancé une pétition citoyenne en ligne afin d'« exiger l'ouverture d'une enquête » et la suspension de l'entraîneur, qui a recueilli près de 9 000 signatures.
La haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry a dénoncé sur X une vidéo qui « ne semble rien avoir en commun avec les valeurs du sport, ni avec l'apprentissage de la résilience ou du dépassement de soi », insistant sur le fait qu'« aucune pédagogie ne peut jamais reposer sur la violence ».
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