Publié le 27.01.2026 à 10:31
Suisse. Crans-Montana : la mousse du plafond du bar se décrochait quelques jours avant le drame

Nouveau rebondissement lié à l'incendie du bar Le Constellation dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana. La mousse insonorisante, qui concentre les regards, était vraisemblablement en mauvais état quelques temps avant le drame.
Gaëtan, un employé du bar a en effet filmé l’état fragile du plafond de l’établissement. Dans une vidéo révélée par le média suisse RTS, il se montre à l'écran en train de tester la tenue de la mousse acoustique au plafond à l'aide de manches en bois. La résistance de la mousse est alors alarmante, puisqu'elle se décroche très rapidement avant de s'effondrer au sol.
Dans le même temps, le propriétaire du bar Jacques Moretti demandait par message vocal à son salarié de lui envoyer les images, assurant ne pas connaître lui-même la solidité de ce type de mousse.
« Essaie d’en enlever une et tu vois si ça tombe parce que j’ai mis une mousse mais une mousse que je ne connais pas. Donc dis moi si c’est bon, dis moi si elle tombe ou pas. Si elle tombe, il va falloir la laisser malheureusement », a-t-il dit à son employé, avant de valider la situation.
C'est le père de Gaëtan, Jean-Michel, qui a découvert les images sur le téléphone de son fils. « Quand vous voyez ça, cela montre qu’ils n’en avaient rien à faire de la sécurité », a-t-il déploré auprès de la RTS.
Publié le 27.01.2026 à 09:51
Savoie. La Maurienne à nouveau menacée par un éboulement de grande ampleur

L’éboulement de La Praz reste dans les mémoires. Le 27 août 2023, 15 000 m3 de pierres et de terre dévalaient la montagne. Bilan : près de 20 mois de fermeture de la liaison ferroviaire France-Italie, et sur la route, dix jours pendant lesquels il n’est resté qu’une petite départementale pour rompre l’isolement de Modane et la Haute-Maurienne. La sécurisation et la restitution de l’ensemble des voiries ont coûté quelque 13 millions d’euros.
Aujourd’hui, la menace est plus forte encore, à quelques centaines de mètres en amont. La zone instable repérée entre les torrents du Sartey et du Savoutier est évaluée à 250 000 m3. Elle n’a pas été repérée récemment, mais les fissures, connues et surveillées, s’y agrandissent, au point qu’une réunion de crise a eu lieu à Modane le 15 janvier, réunissant tous les intervenants possibles.
Faut-il craindre un effondrement subit d’une masse correspondant à 16 fois l’événement d’août 2023 ? Apparemment non. La zone de décrochage se situe en amont d’un petit replat qui pourrait absorber des matériaux, et la forêt en retiendrait aussi. Mais les experts n’écartent pas un scénario catastrophe : le décrochement imprévisible de blocs « de plusieurs tonnes et plusieurs dizaines de mètres cubes » selon une étude. Si les ouvrages ferroviaires semblent à l’abri selon SNCF Réseau, il n’en serait pas de même pour les infrastructures routières.
Cela pourrait arriver n’importe quand. On ne peut pas écarter, non plus, l’hypothèse de laves torrentielles dans les deux ruisseaux. Dans cette hypothèse, c’est la RD 1006 qui serait la plus affectée, ainsi que la rivière Arc elle-même, au point d’altérer le fonctionnement des ouvrages hydroélectriques d’EDF. L’Arc lui-même, englué de boues, pourrait alors être soumis à des crues plus intenses.
Face à ces dangers multiples, que faire ? Pas grand-chose apparemment, à part surveiller et alerter si nécessaire. L’idée d’une “purge préventive” a été écartée. Les plus gros blocs risquant de dévaler la pente pourraient être “pétardés” pour les fragmenter, mais il faudrait trouver la technique pour le faire sans envoyer de personnel sur place : la zone est trop dangereuse.
Faute de pouvoir guérir, il ne reste qu’à prévenir. De nouveaux capteurs pourraient être installés, couplés à un dispositif de fermeture automatique de la RD 1006 par des barrières. Celle-ci serait également interdite dès que la pluie tomberait en abondance, pour éviter que des usagers y soient piégés par des laves torrentielles. Une signalétique indiquant très clairement cet itinéraire comme exceptionnellement dangereux devrait être posée très vite par les services du Département de la Savoie. On se demande déjà comment faire pour vérifier si des automobilistes sont coincés dans la zone en cas d’événement, sans mettre la vie d’équipes de reconnaissance en danger.
Pour certains élus, cela ne suffit pas : ils demandent la fermeture immédiate de la RD 1006, et la mise en gratuité de l’autoroute. Mais celle-ci n’est pas exempte de menace. Le service de restauration des terrains en montagne doit fournir d’ici quelques jours à la Société française du tunnel routier du Fréjus une étude sur la possibilité de voir les piles, voire le tablier du viaduc de Saint-André atteints ou endommagés par d’éventuelles chutes de blocs. Si le risque était confirmé, ce serait le pire des scénarios.
Publié le 27.01.2026 à 11:01
Oman. Trois touristes français tués dans le naufrage d'un bateau en mer d'Arabie

Trois touristes français ont été tués et deux autres blessés dans le naufrage d'un bateau au large d'Oman, a annoncé mardi la police omanaise.
Le bateau, qui transportait 25 touristes français, parmi lesquels le guide touristique et le capitaine, « a chaviré à 2,5 milles nautiques du port Sultan Qaboos » à Mascate, la capitale du sultanat, a indiqué la police dans un communiqué publié sur X, en ajoutant qu'une enquête était en cours pour déterminer les circonstances de l'accident.
Plus d'informations à suivre...
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