Publié le 04.03.2026 à 21:26
Publié le 04.03.2026 à 20:32

Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient commencent à se faire sentir dans les stations-service en France, même si le risque d’un troisième choc pétrolier semble écarté. Les cours du pétrole étaient à nouveau en hausse ce mercredi. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a atteint près de 83 dollars. C’est une des conséquences du blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Les Gardiens de la Révolution iraniens affirment avoir le « contrôle total » de ce point de passage vital pour l’économie mondiale mais l’impact devrait être limité pour l’Europe, car 80 % du pétrole transitant par le détroit est destiné à la Chine.
Les premières répercussions sur les prix à la pompe sont toutefois déjà visibles dans les stations-service françaises. « Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à la hausse, ce qui a des conséquences sur les prix des carburants soumis aux cotations mondiales », explique Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C). Il s’attend dans les jours à venir à des augmentations comprises entre 10 et 15 centimes sur le litre de gasoil et de quatre à cinq centimes sur l’essence.
« La hausse est plus marquée sur le gasoil que sur l’essence. Le gasoil, qui s’est substitué aux importations russes qui représentaient un tiers de nos achats, est plus sensible aux aléas et donc à des difficultés d’approvisionnement supposées », explique le représentant de la fédération des stations-service indépendantes.
Les effets de la guerre au Moyen-Orient tombent mal car ils s’ajoutent à deux autres évolutions qui tirent les prix à la pompe vers le haut. « Il y a une conjonction de plusieurs phénomènes. La part fiscale dans le prix des carburants a été augmentée sans qu’on le voie. Les dispositifs parafiscaux du type financement des certificats d’énergie ont été renforcés, particulièrement depuis le 1er janvier 2026. Ils ont quasiment doublé, passant de sept à 12 centimes par litre », observe Frédéric Plan.
Les prix à la pompe subissent aussi l’augmentation du dollar qui repart à la hausse en confortant sa position de valeur refuge. « Il y a aussi un impact car tous nos achats de pétrole se font en dollar. Tout cela converge vers un litre de gasoil à deux euros en fin de semaine, mais pas pour les mêmes raisons que lors de la guerre russo-ukrainienne », analyse le conseiller national de la FF3C.
La hausse annoncée des prix à la pompe entraîne des files d’attente devant certaines stations-service. Quelques-unes sont à sec mais le ministre de l’Économie Roland Lescure assure qu’il n’y a aucun problème « dans plus de 97 % du territoire ». « Des automobilistes anticipent leur plein par crainte d’une hausse des prix. C’est compréhensible », commente Frédéric Plan. « Il n’y a pas de risque de pénurie car les ressources ont été diversifiées depuis de la guerre en Ukraine », ajoute-t-il.
L’État annonce qu’il va veiller à ce que les hausses des prix à la pompe soient alignées avec celles du baril. Des contrôles seront effectués pour faire la chasse aux marges indues. Les distributeurs de carburant seront reçus ce jeudi matin à Bercy pour faire le point sur la situation.
Publié le 04.03.2026 à 19:54

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