Publié le 09.03.2026 à 20:41
En déplacement à Chypre puis sur le porte-avions Charles de Gaulle au lage de la Crête, Emmanuel Macron a affirmé lundi que la France se préparait à un conflit au Moyen-Orient susceptible de « durer », avec un important déploiement aéronaval, et a esquissé une future mission internationale « défensive » pour « rouvrir » le détroit d'Ormuz.
Israël et les Etats-Unis continuent de frapper l'Iran sans relâche. L'armée iranienne a menacé dimanche de cibler des sites pétroliers de la région, si Israël continuait de frapper les infrastructures énergétiques de la République islamique.
Au Liban, Israël poursuit son offensive visant à « éradiquer le Hezbollah ». Plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées dans le pays à la suite de ces frappes, qui ont causé la mort de près de 500 personnes.
Photo Sipa/Samuel Corum - Pool via CNP/DPA
Une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth (Liban) ce lundi. Photo Sipa/AP/Hassan Ammar.
Emmanuel Macron sur le porte-avions Charles de Gaulle ce lundi. Photo Sipa/AP/Gonzalo Fuentes.
Emmanuel Macron au milieu de l'équipage du porte-avions Charles de Gaulle ce lundi après-midi. Capture d'écran Elysée/X
Le porte-avions Charles de Gaulle se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale. Photo d'archives Sipa/AP/Costas Baltas
Donald Trump a réagi pour la première fois à la nomination du nouveau guide suprême iranien. Photo Scott Serio/Sipa
Emmanue Macron sur la base militaire de Paphos, à Chypre. Photo Petros Karadjias/Sipa
Des Français rapatriés de Dubaï à Roissy le 4 mars. Photo Sipa/Jeanne Accorsini
Emmanuel Macron à sa descente d'avion à Chypre lundi matin. Photo Sipa/AP/Petros Karadjias
Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou à Jérusalem, en 2023. Photo EPN/Sipa
L'armée israélienne pilonne le Liban et sa capitale, Beyrouth. Photo Bilal Hussein/Sipa
Les secours font état d'un mort et deux blessés graves à Tel Aviv. Photo Chine Nouvelle/Sipa
L'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, au centre de commandement du ministère de l'Intérieur qatari. Photo Emiri Diwan Office/Sipa
Beyrouth est de nouveau ciblée par des bombes de l'armée israélienne. Photo Toufic Rmeiti/Sipa
Le prix de l'essence est en forte hausse partout en France. Photo Romuald Meigneux/Sipa
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Photo Syspeo/Sipa
La ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Photo Sipa/J.E.E
De nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth, dans la nuit de dimanche à lundi. Photo AFP/KAMAL MEHANNA
Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien. Photo AFP
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21:21
L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses d'une équipe de football féminin qui se trouvaient en déplacement dans ce pays, de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour. « Elles peuvent rester en Australie, elles sont en sécurité ici et il faut qu'elles se sentent comme chez elles », a déclaré le ministre de l'Intérieur Tony Burke mardi.
Les joueuses avaient refusé de chanter l'hymne de l'Iran lors d'un tournoi en Australie la semaine dernière.
21:17
Dans son échange avec CBS, Donald Trump également indiqué qu'il « réfléchissait à prendre le contrôle » du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et le pétrole, où le trafic est quasiment à l'arrêt en raison du conflit.
21:09
Le pape Léon XIV a exprimé lundi sa « profonde douleur » pour toutes les victimes des récents bombardements au Moyen-Orient dont de nombreux enfants et un prêtre libanais maronite, a indiqué le service de presse du Vatican. Le pape américain « suit les événements avec inquiétude et prie pour la cessation rapide des hostilités ».
20:45
Les cours du pétrole chutent lundi dans les échanges électroniques après clôture, les investisseurs laissant échapper un soupir de soulagement après les propos de Donald Trump assurant que la guerre en Iran est « quasiment » finie.
Vers 19H45 GMT, le prix du baril de Brent, référence internationale, cédait 5,20% à 87,87 dollars, par rapport au cours de clôture atteint juste avant, et son équivalent américain, le baril de WTI, perdait 7,47% à 84,11 dollars.
Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a,elle, finalement terminé en hausse lundi. Le Dow Jones a gagné 0,50%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%.
20:34
Donald Trump a dit à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était « quasiment » finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ». Le président américain a ajouté, dans un entretien téléphonique, que le conflit était « très en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.
20:30
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont évoqué ce lundi lors d'une conversation téléphonique « franche et constructive » la guerre en Iran et celle en Ukraine, a annoncé le Kremlin. « L'accent a été mis sur la situation autour du conflit avec l'Iran et sur les négociations bilatérales en cours avec la participation de représentants des Etats-Unis sur le règlement de la question ukrainienne », a indiqué Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine.
20:18
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad, a juré lundi de poursuivre le combat contre Israël « quel qu’en soit le prix », dans une allocution diffusée par la chaîne Al-Manar, organe du Hezbollah. Fustigeant le gouvernement libanais, Mohamed Raad a affirmé que l’objectif du groupe pro-iranien est de « chasser l’ennemi de notre territoire occupé… Très clairement, nous n’avons pas d’autre choix que la résistance pour préserver notre honneur, notre fierté et notre dignité ».Son discours survient quelques heures après que le président libanais Joseph Aoun a vivement critiqué le Hezbollah, l'accusant de « vouloir provoquer l’effondrement de du Liban ».
Décryptage
La journée de ce lundi a été marquée par une envolée historique des cours du pétrole, laissant présager une nouvelle augmentation des prix à la pompe. Les États cherchent la parade pour éviter un nouveau choc pétrolier.
19:44
L'ONG Human Rights Watch accuse Israël d'avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones habitées dans le sud du Liban juste après le début de son offensive contre le Hezbollah, des allégations que l'armée israélienne a dit « ne pas pouvoir confirmer ».
« L'armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l'artillerie au-dessus d'habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban », a affirmé l'ONG dans un communiqué. HRW dit avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc » qui ont explosé « au-dessus d'une zone résidentielle » et des agents de la Défense civile libanaise intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons, « qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc ».
Cette substance, qui s'enflamme au contact de l'oxygène, peut être utilisée pour créer des écrans de fumée et éclairer les champs de bataille. Mais elle peut également être utilisée comme arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d'organes et même la mort.
Reportage
Nous nous sommes rendus ce lundi à la cellule d’écoute du centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères qui a déjà reçu plus de 10 000 appels. Les rapatriements se font au compte-goutte même si 15 000 Français sont rentrés grâce au retour progressif de vols commerciaux.
19:08
Le Hezbollah libanais affirme avoir lancé des « missiles sophistiqués » sur une base du Commandement du front intérieur de l'armée israélienne à Ramla, près de Tel-Aviv.
Ce tir d'une « salve de missiles sophistiqués » intervient en réponse à « l'agression israélienne criminelle qui a frappé des dizaines de villes et villages libanais ainsi que la banlieue sud de Beyrouth », indique le mouvement pro-iranien dans un communiqué.
Vidéo
18:28
Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 486 morts et 1 313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine, alors que le pays est soumis à d'intenses bombardements, en riposte à des attaques du Hezbollah pro-iranien, a indiqué le ministère de la Santé. Le bilan précédent annoncé dimanche par les autorités faisait état de 394 personnes, dont 83 enfants et 42 femmes tuées depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale. Le ministère ne détaille pas ce bilan entre civils et combattants.
Ce lundi, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a jugé qu'un cessez-le-feu au Liban serait « la meilleure chance » pour « éviter le chaos » après les attaques du Hezbollah et les représailles « disproportionnées » d'Israël, qui doivent cesser. Le Hezbollah, mouvement chiite allié de l'Iran, doit « se désarmer et cesser toute action contre Israël, mais, « dans le même temps, la réponse d'Israël a été « disproportionnée » , met-elle en garde dans un communiqué.
18:23
Le ministère des Affaires étrangères israélien affirme sur X que le nouveau guide suprême iranien est « un tyran qui va perpétuer la brutalité du régime ». « Les mains de Mojtaba Khamenei sont déjà tachées du sang qui a marqué le règne de son père. Un autre tyran prêt à perpétuer la brutalité du régime iranien », poursuit le message du ministère, intitulé « Tel père, tel fils ».
18:18
Donald Trump annonce sur son réseau Truth Social qu'il va donner ce lundi sa première « conférence de presse » depuis le début de la guerre en Iran. Elle se tiendra à 17 h 30 heure locale (22 h 30 heure de Paris) dans la « salle de bal » de son club de golf de Doral, en Floride.
Décryptage
Particuliers et artisans pâtissent déjà de l’augmentation des prix à la pompe. Le transport, la chimie ou l’industrie, gourmands en énergie, pourront ressentir la hausse plus tard, en fonction de leur politique d’achat.
17:50
Comme un pied de nez à l'actualité des quatre dernières années, le président russe assure être prêt à fournir les pays européens en pétrole et gaz s'ils se déclarent en faveur d'une « collaboration durable et stable » avec Moscou, dans le contexte d'envolée des prix en raison de la guerre au Moyen-Orient. « Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin qu'ils nous donnent des signes indiquant qu'ils sont prêts et désireux », a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion gouvernementale consacrée à la situation sur le marché des hydrocarbures.
17:37
Prenant la parole devant l'équipage du Charles de Gaulle, Emmanuel Macron affirme que « nous ne participons pas à un conflit en cours », même si la France a continué des « interceptions » ces derniers jours pour protéger ses partenaires.
« Nous nous mettons en situation » pour inscrire les forces françaises dans la durée, dit le président français. Pour lui, la guerre « durera à coup sûr dans cette phase intense (...) plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines ».
La durée dépendra, selon lui, des objectifs des Etats-Unis et d'Israël qui ont déclenché des frappes contre l'Iran le 28 février. « Je ne pense pas qu'on puisse avoir des changements profonds de régime, de système politique uniquement par des bombardements », a-t-il prévenu.
17:09
Emmanuel Macron a atterri en hélicoptère sur le porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient.
Le président français, qui a d'abord effectué un déplacement à Chypre, va échanger « avec les marins engagés au sein du groupe aéronaval », selon l'Elysée. L'envoi du porte-avions vise à « renforcer les moyens militaires déjà présents dans la région pour prendre les dispositions pour la sécurité de la France, de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région ».
16:59
Israël annonce avoir tué le chef de l'une des trois unités du Hezbollah dans le sud du Liban.
Lors d'une visite à la frontière avec le Liban, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a été informé de la mort « du commandant de l'unité Nasser du Hezbollah », Abou Hussein Ragheb, lors d'une frappe pendant la nuit, a déclaré le ministère dans un communiqué.
Cette unité, déployée dans la partie est du sud du Liban, avait été la première à ouvrir un front contre Israël après l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, qui avait déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
16:35
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, estime que la sécurité dans le détroit stratégique d'Ormuz ne pourrait être rétablie tant que se poursuivra la guerre contre les États-Unis et Israël. « Il est peu probable que la sécurité puisse être assurée dans le détroit d'Ormuz au milieu des feux de guerre allumés par les États-Unis et Israël dans la région », affirme-t-il sur X, après que la France a annoncé, avec ses alliés, la préparation d'une mission « défensive » visant à rouvrir ce passage crucial pour le commerce mondial du pétrole.
16:23
Donald Trump a dit au New York Post n'être « pas content » de l'élection de Mojtaba Khamenei comme guide suprême iranien, pour succéder à son père Ali Khamenei, tué au début de l'offensive israélo-américaine. « Je ne suis pas content », a dit le président américain, qui se trouve à Miami où il assistera plus tard à une conférence avec les républicains.
16:13
Les Émirats arabes unis (EAU) « ne participeront à aucune attaque » contre l'Iran depuis leur territoire, assure l'ambassadeur émirati à Genève Jamal Al-Musharakh, démentant de nouveau que son pays ait servi de base à des offensives contre Téhéran. « Nos bases ne sont pas utilisées pour attaquer l'Iran [...] En tant qu'Émirats arabes unis, nous ne participerons à aucune attaque contre l'Iran depuis notre territoire et nous ne serons pas impliqués », déclare le diplomate devant la presse à Genève, estimant que les Émirats avaient été la cible d'attaques « totalement injustifiées » ces derniers jours.
15:59
Le président libanais Joseph Aoun accuse le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations « directes » avec Israël pour mettre fin à la guerre. Lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes, le dirigeant a affirmé que « ceux qui ont lancé les missiles » sur Israël avaient voulu « provoquer l'effondrement du Liban [...] pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec ».
15:51
Les ministres des Finances du G7 ont évoqué une utilisation des réserves stratégiques de pétrole pour aider à stabiliser le marché dont les prix s’envolent, mais aucune décision définitive n'a été prise à ce stade.
« Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché », mais « on n’en est pas encore là », déclare le ministre français Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visio pour étudier la situation.
15:33
C'est un seuil inédit depuis l'été 2022 : le gazole atteint la barre symbolique des deux euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée sur la base des données de 9 413 stations-service transmises au gouvernement.
Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16 %. Sur 9 413 stations-service qui vendent du gazole et qui ont récemment transmis leurs prix à un site gouvernemental, la moyenne du litre de gazole était ce lundi vers 15 heures de 2,000 euros le litre.
15:30
Le groupe aérien Lufthansa annonce prolonger la suspension de ses vols vers et en provenance de différents aéroports clés du Moyen-Orient, notamment aux Émirats, au Liban, en Israël et en Iran. Sont suspendues jusqu'au 15 mars inclus les liaisons vers et en provenance de Dubaï, Abou Dhabi, Dammam (Arabie Saoudite), Amman (Jordanie) et Erbil (Irak), jusqu'au 28 mars inclus, celles reliant Beyrouth et jusqu'au 2 avril inclus les vols de et vers Tel-Aviv. Enfin, Téhéran, destination affectée la plus longtemps, ne sera pas desservie par le groupe aérien jusqu'au 30 avril inclus.
15:29
Depuis le 28 février et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, 1 500 ressortissants Français ont fait leur retour sur le territoire national, sur des vols affrétés et places facilitées par le ministère des Affaires étrangères, annonce le Quai d'Orsay. Quelque 15 000 Français ont pu rentrer via des vols commerciaux et plus de 10 000 appels ont été traités par le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères.
15:12
La Commission européenne met garde contre un « choc inflationniste majeur » en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient. « S'il s'éternise, avec des perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et des attaques contre les infrastructures énergétiques des États du Golfe, il pourrait finir par provoquer un choc inflationniste majeur sur l'économie mondiale et européenne », avertit le commissaire européen Valdis Dombrovskis.
15:00
Le ministère de la Défense émirati a annoncé, dans un communiqué, « le décès de deux membres des forces armées à la suite du crash de leur hélicoptère », en raison d’une défaillance technique.
14:43
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio accuse l'Iran de tenter « de prendre le monde en otage » avec ses frappes contre les pays du Golfe et en bloquant le détroit d'Ormuz, parlant d'un « régime terroriste », tout en soulignant que les Etats-Unis accomplissaient leurs objectifs dans la guerre contre l'Iran.
14:34
Le chancelier allemand Friedrich Merz se dit « préoccupé par l'évolution des prix de l'énergie », une conséquence du conflit au Moyen-Orient qui pourrait « avoir des répercussions sur la conjoncture » de la première économie européenne, déjà à la peine. L'Allemagne fait « tout » pour « accroître » son « indépendance » énergétique et ainsi « faire baisser les prix de l'énergie », souligne le chancelier, qui a fait de cet engagement un des piliers de sa politique, lors d'une conférence de presse à Berlin.
Dans le même temps, le Premier ministre croate Andrej Plenkovic annonce un plafonnement des prix de l’essence et du gazole en Croatie. « Aujourd’hui, nous allons prendre des mesures pour atténuer la hausse des prix de l’énergie et protéger le niveau de vie des citoyens croates », a-t-il déclaré lors d’une réunion gouvernementale extraordinaire.
14:26
Le Hezbollah libanais a prêté allégeance au nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Dans un communiqué, le mouvement pro-iranien exprime « ses félicitations » au nouveau dirigeant pour son élection. Il lui promet sa « loyauté » et affirme « la constance de son allégeance ».
14:04
Emmanuel Macron affirme que l’objectif de ce déplacement à Paphos (Chypre), est « de coordonner nos efforts, et nous l’avons évoqué tous les trois à l’instant, pour assurer la sécurité de nos ressortissants et des ressortissants européens dans la région », avec « huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et le porte-avions Charles de Gaulle », « dans une posture défensive face à l'Iran ».
Le chef de l'État assure sa solidarité aux pays du Golfe touchés par des tires iraniens. « Je veux dire notre soutien aux Émirats arabes unis, Qatar, Koweït, Jordanie, Arabie saoudite ou l’Irak », rappelle Emmanuel Macron depuis Chypre. « Notre objectif est de nous tenir de manière strictement défensive aux côtés de tous les pays attaqués par l’Iran dans sa riposte », ajoute-t-il.
13:50
« La défense de Chypre est une question essentielle pour votre pays, pour votre voisin, partenaire et amis, la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle, l’Union européenne », déclare le président de la République, Emmanuel Macron, au cours d'un point presse aux côtés du président chypriote, Nikos Christodoulides, et du premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis « Le premier objectif de ce déplacement à vos côtés et de marquer la pleine solidarité avec Chypre, qui a été la cible la semaine dernière de plusieurs drones et tirs de missiles. Lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée », ajoute-t-il.
13:45
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, annonce avoir échangé avec Saoud bin Abdulrahman bin Hassan Al-Thani, vice-Premier ministre et ministre d’État chargé des Affaires de défense du Qatar.
« J’ai rappelé la solidarité de la France face aux attaques inacceptables dont fait l’objet le Qatar. La France apporte ainsi un soutien militaire défensif, en particulier en matière de défense aérienne », écrit l'ancienne ministre du Travail sur X. « Nos priorités sont partagées : protéger les populations, sécuriser le trafic maritime, retrouver la paix et la stabilité dans la région. Le Qatar peut compter sur la France. »
13:35
Plusieurs fortes explosions et des sirènes ont retenti pour la deuxième fois en plusieurs points de la capitale du Qatar, Doha, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient. Le Qatar a été visé par plusieurs vagues de drones et de missiles iraniens depuis que Téhéran a lancé une vaste campagne de représailles dans les pays du Golfe, qui abritent des bases américaines.
13:25
Un millier de Français ont déjà été rapatriés grâce à sept vols affrétés par la France depuis mardi dernier. Deux vols supplémentaires sont prévus ce lundi. Ils transporteront environ 250 passagers jugés vulnérables et donc prioritaires (personnes âgées ou malades, très jeunes enfants et femmes enceintes). Un vol militaire à bord d’un Airbus A400M partira des Emirats arabes unis (EAU) et un vol civil de Mascate à Oman, essentiellement pour des Français acheminés par la route depuis les Emirats. Selon le Quai d’Orsay, les vols civils sont facturés au prix très compétitif de 350 euros tandis que les vols militaires sont gratuits.
Les 7500 Français bloqués au Moyen-Orient qui souhaitaient rentrer rapidement sont de plus en plus nombreux à pouvoir le faire grâce à la réouverture progressive des espaces aériens et l’augmentation des vols commerciaux directs depuis les Emirats arabes unis. Leur nombre quotidien est passé d’un seul jeudi dernier à cinq vendredi et samedi, puis six dimanche et lundi. La France a fait jouer ses très bonnes relations diplomatiques avec les Emirats pour obtenir davantage de vols directs des compagnies Emirates et Etihad Airways. C’est une façon pour les Emiratis de remercier la France qui a déployé ses Rafale pour abattre des drones iraniens qui menaçaient les pays du Golfe.
13:12
Un second missile tiré depuis l'Iran a été détruit par l'Otan dans l'espace aérien turc, affirme le ministère turc de la Défense dans un communiqué.
« Un missile balistique tiré d'Iran et ayant pénétré l'espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN déployés en Méditerranée orientale. Des fragments du missile sont retombés dans des champs à Gaziantep. L'incident n'a fait ni victimes ni blessés », précise le ministère.
Mercredi dernier, un premier missile balistique tiré depuis l'Iran et qui se dirigeait vers l'espace aérien turc avait été détruit par les systèmes de défense de l'Otan positionnés en Méditerranée orientale. Selon un responsable turc anonyme, l'engin visait Chypre.
13:02
Il n'y a pas de risque de « pénurie imminente d'approvisionnement en pétrole en Europe », a souligné la Commission européenne. « Tous les États membres doivent disposer de stocks d'urgence pour 90 jours. [...] Les États membres devront informer la Commission lorsqu'ils libèrent ces stocks. A notre connaissance, aucun Etat membre ne l'a fait pour l'instant », a indiqué une porte-parole de l'exécutif européen Anna-Kaisa Itkonen.
12:54
L'armée israélienne annonce mener des frappes « de grande ampleur » visant des infrastructures à Téhéran, à Ispahan, dans le centre de l'Iran, ainsi que dans le sud du pays.
« Les forces de défense israéliennes viennent de lancer une vague de frappes de grande ampleur contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran, Ispahan et dans le sud de l'Iran », indique un communiqué de l'armée, précisant que ces frappes étaient menées « simultanément » dans ces trois zones.
12:44
Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi sur une place centrale de Téhéran pour prêter allégeance au nouveau guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, constatent les journalistes sur place.
La foule rassemblée sur la place Enghelab brandissait des drapeaux iraniens et des portraits de Mojtaba Khamenei, fils du défunt guide suprême Ali Khamenei, tué lors des frappes américaines et israéliennes du 28 février.
Agé de 56 ans, Mojtaba Khamenei, considéré comme l'une des personnalités les plus influentes de la République islamique, a été choisi dimanche pour être le nouveau guide suprême iranien.
12:34
Emmanuel Macron se rendra cet après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient, indique l'Élysée.
Le président français, qui effectue lundi un déplacement à Chypre, échangera « avec les marins engagés au sein du groupe aéronaval », précise encore l'Élysée. L'envoi du porte-avions vise à « renforcer les moyens militaires déjà présents dans la région pour prendre les dispositions pour la sécurité de la France, de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région. »
12:23
Emmanuel Macron est arrivé à Chypre pour discuter avec les dirigeants chypriote et grec du renforcement de la sécurité dans la région, en pleine escalade de la guerre en Iran et envolée des prix du pétrole. Ce déplacement vise à « témoigner la solidarité de la France » avec Chypre, où une base militaire britannique a été touchée par un drone peu après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, a indiqué l'Élysée.
Emmanuel Macron s'est par ailleurs entretenu ce matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Élysée. Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec Benjamin Netanyahou, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran, mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.
12:16
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, estime que la nomination de Mojtaba Khamenei pour succéder à son père comme guide suprême avait provoqué le « désespoir » des États-Unis et d'Israël. Sa désignation par l'Assemblée des experts « a réduit au désespoir les ennemis hostiles et bellicistes », écrit-il dans un message publié sur X.
12:00
Des bombardements israéliens ont tué deux ambulanciers libanais et six autres ont été blessés, rapporte l’Agence nationale de l’information (Ani), citant le ministère de la Santé.
11:56
« Face à la dégradation brutale de la situation, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies », écrit sur X Jean-Noël Barrot. « Pour venir en aide au peuple libanais, nous avons débloqué une aide d’urgence de 6 millions d’euros pour les organisations humanitaires déjà présentes sur le terrain. Nous préparons un envoi de 20 tonnes d’aide humanitaire qui arrivera sur place dès demain », ajoute le ministre des Affaires étrangères.
11:37
L'Iran accuse les pays européens, dont la France, d'avoir contribué à créer les conditions propices aux attaques américano-israéliennes qui ont déclenché une guerre avec la République islamique. « Les pays européens ont malheureusement aidé à créer ces conditions », déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse hebdomadaire.
« Au lieu d'insister sur l'État de droit, au lieu de s'opposer à l'intimidation et aux excès des États-Unis, ils se sont exprimés et étaient d'accord avec eux devant le Conseil de sécurité des Nations unies lors du débat sur le rétablissement des sanctions, et toutes ces choses réunies ont encouragé les parties américaine et sioniste à continuer de commettre leurs crimes », ajoute-t-il.
11:31
Le président russe Vladimir Poutine, allié de Téhéran, assure Mojtaba Khamenei de son « soutien indéfectible », après que celui-ci a été désigné nouveau Guide suprême iranien. « Je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis iraniens », écrit Vladimir Poutine dans un message adressé à Mojtaba Khamenei, fils de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, assurant que « la Russie a été et restera un partenaire fiable » de l'Iran.
11:23
Le Parlement libanais annonce le report des législatives prévues en mai, pour une durée de deux ans en raison de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, selon un communiqué de son président Nabih Berri. La Chambre s'est réunie en présence de députés du Hezbollah, alors que l'aviation israélienne pilonnait la banlieue sud toute proche, bastion du Hezbollah.
11:00
Une personne est morte après une salve de missiles attribués à l'Iran sur le centre d'Israël, selon les secours. « L’un des incidents dans le centre d’Israël s’est produit sur un chantier de construction. La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures causées par des débris », écrivent les secouristes du Magen David Adom, dans un communiqué.
« Après avoir tenté de les réanimer, nous avons dû déclarer le décès d’un homme d’environ 40 ans et nous avons évacué la deuxième victime, dans un état grave, vers l’hôpital à bord d’une unité mobile de soins intensifs », ajoutent-ils. Une troisième personne a, selon eux, été grièvement blessée sur un autre site.
10:53
Trois personnes ont été grièvement blessées à la suite de tirs en direction du centre d’Israël, selon les secouristes du Magen David Adom.
10:37
Une série d'explosions ont été entendues à Tel-Aviv, dans le centre d'Israël, ont rapporté des journalistes de l'AFP après que l'armée a annoncé avoir identifié une nouvelle salve de missiles tirés depuis l'Iran. « Il y a peu de temps, l'armée israélienne a identifié des missiles lancés depuis l'Iran en direction du territoire de l'État d'Israël », a déclaré l'armée dans un communiqué, en ajoutant que les systèmes de défense antiaérienne avaient été activés.
10:28
Deux premiers vols directs affrétés pour rapatrier les Israéliens bloqués à Dubaï ont atterri à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, annonce The Times of Israel. Le vol comptait à son bord 603 passagers.
10:19
Les Bourses européennes ont ouvert en nette baisse ce matin, emportées par la flambée historique des prix du pétrole et l'envolée des prix du gaz avec la guerre au Moyen-Orient, ravivant les craintes d'un choc inflationniste. Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris lâchait 2,59%, Francfort perdait 2,47%, Londres 1,57% et Milan 2,71%.
10:00
De puissantes explosions secouent Téhéran, au dixième jour de la guerre opposant l'Iran aux États-Unis et Israël. Les détonations ont été entendues dans plusieurs quartiers de la capitale, sans qu'il soit possible de déterminer à ce stade la cible des frappes.
09:33
L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe ce matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). L’armée israélienne annonce, sur Telegram, avoir frappé les « infrastructures du Hezbollah » dans la Dahiyé.
Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.
09:25
La Chine se dit opposée à toute action étrangère qui viserait le nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei. « La Chine s'oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays, sous quelque prétexte que ce soit, et la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Iran doivent être respectées », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, interrogé sur des menaces américaines et israéliennes. Israël a prévenu mercredi que le nouveau Guide suprême iranien serait « une cible », avant même la désignation de Mojtaba Khamenei. Le président américain Donald Trump a dit que le nouveau Guide suprême « ne tiendra pas longtemps » sans son aval.
09:13
Une explosion est survenue dans la nuit de dimanche à lundi devant une synagogue à Liège, dans l'est de Belgique, pour une raison encore indéterminée, indique la police, précisant qu'il n'y a aucun blessé et « seuls des dégâts matériels sont à déplorer ».
L'explosion s'est produite peu avant 4h du matin devant la synagogue située rue Léon Frédéricq à Liège, et des fenêtres des bâtiments situés en face ont été soufflées, précise un porte-parole de la police de Liège dans un communiqué. Un périmètre de sécurité a été établi pour permettre les premiers actes d'enquête. « Le bourgmestre et le collège expriment leur réprobation la plus totale face à cet acte extrêmement violent d’antisémitisme contraire à la tradition liégeoise de respect de l’autre. Il ne peut être question d’importer dans notre cité les conflits extérieurs », réagit Willy Demeyer, le bourgmestre (équivalent du maire) de Liège auprès de nos confrères de La Libre.
08:55
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella appelle à « baisser les taxes » sur les carburants et le gouvernement à « neutraliser la hausse » des prix. Interrogé sur RMC/BFMTV, sur la position d’Emmanuel Macron depuis le début la guerre au Moyen-Orient, il admet que, « pour l’instant, la réaction de la France est plutôt la bonne ».
Par ailleurs, l'eurodéputé se prononce contre un gel des prix, plaidant pour « une économie ouverte et de marché ». Un blocage des prix « se traduirait par une inflation délirante », affirme-t-il.
08:49
Les autorités en Iran doivent « consentir des concessions majeures et un changement radical de posture », martèle le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au lendemain de l'annonce d'un nouveau guide suprême. « Le régime doit mettre fin à ces actions de déstabilisation dangereuse pour la région et pour nous-mêmes, et rendre aux Iraniens les clés de leur avenir », déclare Jean-Noël Barrot sur France Inter.
08:41
Le recours aux réserves stratégiques de pétrole est une « option envisagée » qui devrait être discutée lors d'une réunion en visioconférence des ministres des Finances du G7, indique une source au sein de l'exécutif français. Alors que la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont provoqué une envolée historique du prix du baril de pétrole, les ministres des Finances du G7 doivent aborder, selon le Financial Times, un possible recours coordonné à leurs réserves pétrolières stratégiques respectives. L'information contribuait à la modération de l'envolée du brut en fin d'échanges asiatiques.
08:33
Le ministre des Affaires étrangères, invité sur France Inter ce matin, annonce que le gouvernement va affréter « sept vols supplémentaires dans les prochains jours » pour le retour des ressortissants français bloqués du Moyen-Orient.
Au total, « 900 ressortissants parmi les plus vulnérables sont rentrés grâce aux sept vols que nous avons affrétés », indique Jean-Noël Barrot, précisant que les vols commerciaux ont permis de rapatrier en France « 15 000 personnes, dont une grande partie de Français ». Le gouvernement a enregistré « 7 500 demandes d'assistance au rapatriement », ajoute le chef de la diplomatie française.
08:20
Le gaz européen bondit de 30 % dans la foulée de l'envolée historique du pétrole. Peu après le début de la cotation à 8h (heure française), le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait en hausse de plus de 23,63% à 66 euros le mégawattheure, après avoir ouvert sur un bond à environ 30%. Il reste encore très loin des niveaux atteints en 2022 au début de la guerre en Ukraine, où il avait dépassé les 300 euros.
Le baril de pétrole a flambé ce lundi de 30 % en quelques heures et tutoyé brièvement 120 dollars, envolée historique dans un marché paniqué par la prolongation du conflit au Moyen-Orient, le blocage du détroit d'Ormuz et les dommages aux infrastructures énergétiques. Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, le WTI (West Texas Intermediate, référence du marché américain), s'est apprécié de quelque 60 %, du jamais vu sur une période aussi courte. Même l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu'à 130,50 dollars début mars 2022, n'avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
08:12
Il est « trop tôt » pour parler de nouvelles aides à l'achat de carburant, a declaré la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, alors que le prix du baril de pétrole a dépassé dimanche les 100 dollars le baril.
« Aujourd'hui il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a déclaré Maud Bregeon, interrogée sur RTL quant à la possibilité de mettre en place des aides ciblées face à la hausse des prix de l'essence et du gasoil à la pompe.
07:56
La Chine est « profondément préoccupée » par la situation actuelle dans la région, a déclaré Zhai Jun à Fayçal ben Farhane, émissaire chinois pour le Moyen-Orient, lors d’entretiens avec l'Arabie saoudite qui se sont tenus dimanche, selon le ministère des Affaires étrangères chinois ce lundi.
La Chine avait exprimé sa colère face aux frappes américaines et israéliennes en Iran et a condamné l’assassinat de l'ancien guide suprême Ali Khamenei. Mais elle a aussi appelé à un cessez-le-feu et critiqué les frappes iraniennes contre les États du Golfe. « La Chine appelle toutes les parties à cesser immédiatement les opérations militaires, à empêcher toute nouvelle escalade des tensions et à éviter de causer davantage de dommages aux populations des pays de la région », a déclaré l'envoyé spécial.
Dimanche, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que la guerre au Moyen-Orient « n'aurait jamais dû avoir lieu » et a refusé un retour à la « loi de la jungle ».
07:47
La Turquie va déployer 6 avions de chasse F-16 au nord de Chypre ce lundi, afin de renforcer la protection de la Chypre du nord, annonce la chaîne NTV, citant une source officielle de l'armée de l'air turque. La partie nord de Chypre, occupée depuis l'invasion turque en 1974, s'est auto-proclamée indépendante en 1983, mais n'est pas reconnue comme tel à l'international.
Cette information intervient alors qu'Emmanuel Macron se rend ce lundi à Chypre pour « témoigner la solidarité de la France » et discuter du renforcement de la « sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale ». La France, l'Italie et la Grèce coordonnent leurs moyens militaires dans la région.
07:19
Le Qatar annonce l'arrestation de 313 personnes de différentes nationalités, soupçonnées de « désinformation » et d'« inciter à la panique », dans le contexte de la guerre.
Sur X, le ministère qatari de l'Intérieur a expliqué que les personnes arrêtées sont accusées d'avoir « filmé et diffusé des vidéos non autorisées », « propagé des informations trompeuses et des rumeurs », et « diffusé des contenus destinés à semer la panique », en violation des directives officielles.
Le ministère de l'Intérieur souligne également « l'importance de s'abstenir de filmer, de publier des vidéos ou de diffuser des rumeurs concernant la situation actuelle, et appelle le public à s'informer exclusivement auprès de sources officielles agréées ».
07:06
Une frappe iranienne a provoqué un incendie dans le complexe pétrolier de la ville d'Al-Maameer à Bahreïn, a annoncé lundi un média d'Etat, la compagnie nationale Babco invoquant la clause de « force majeure » face aux attaques de Téhéran.
« Un incendie s'est déclaré à la suite de l'agression iranienne visant l'installation à Al-Maameer (également appelée Al-Mu'amirah), des dégâts matériels ont été signalés mais pas de victime recensée », a déclaré l'Agence de presse de Bahreïn dans une publication sur X, en précisant que les autorités avaient « entamé les opérations de lutte contre le feu ».
Babco a de son côté notifié « un cas de force majeure » – qui la protège de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis de ses clients – après « la récente attaque contre son complexe de raffinage », selon un communiqué du groupe.
06:57
L'Arabie saoudite a condamné lundi les « agressions injustifiables » de l'Iran contre le royaume et ses voisins du Golfe, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
« L'Arabie saoudite réitère sa condamnation catégorique des agressions iraniennes répréhensibles contre le Royaume, les Etats membres du Conseil de coopération du Golfe, plusieurs pays arabes et islamiques, ainsi que des nations amies. Ces agressions sont inacceptables et injustifiables en toutes circonstances », a écrit le ministère sur X.
06:56
« L'armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l'artillerie au-dessus d'habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban », affirme Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué, dans lequel elle présente sept images « vérifiées et géolocalisées ».
Dimanche, l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a par ailleurs accusé Israël d'avoir « ciblé Tal Nahas et Khiam (deux autres localités frontalières, NDLR) avec des tirs d'artillerie et des bombardements au phosphore ».
Cette substance qui s'enflamme au contact de l'oxygène peut être utilisée pour créer des écrans de fumée et éclairer les champs de bataille. Mais elle peut également être utilisée comme arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d'organes et même la mort.
Portrait
L'ayatollah Mojtaba Khamenei, 56 ans, a été choisi par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, pour succéder à son père comme guide suprême.
06:50
Deux responsables du Hezbollah ont déclaré à l'AFP que le mouvement chiite libanais avait abattu un hélicoptère israélien dans la région de la Bekaa.
Dans un communiqué, le Hezbollah a indiqué que les soldats israéliens étaient arrivés à bord d'« environ 15 hélicoptères » peu après minuit heure locale (23h). « Les combattants de la Résistance islamique ont engagé le combat contre les hélicoptères et les forces infiltrées à l'aide d'armes appropriées », a écrit le mouvement.
L'armée israélienne n'a pas communiqué dans l'immédiat.
Plus tard, le Hezbollah a affirmé, sur Telegram, avoir repoussé des soldats israéliens qui avançaient vers les villes-frontière d'Odaisseh et Aïtaroun, dans le sud du Liban, à l'aide de roquettes et de mitrailleuses.
06:48
Israël a de nouveau bombardé ce lundi la banlieue sud de Beyrouth, affirmant cibler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Les forces israéliennes « ont frappé des infrastructures appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth », a indiqué juste après l'armée dans un bref communiqué au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
Par ailleurs, selon l'agence de presse officielle libanaise Ani, trois personnes ont été tuées et 15 blessées dans des raids israéliens contre la ville de Tayr Debba, près du port de Tyr dans le sud du Liban.
Dans l'est, près de la frontière syrienne, Ani a fait état de « féroces combats » près du village de Nabi Chit. Ce dernier avait déjà été ciblé dans la nuit de vendredi à samedi par des commandos israéliens venus tenter, sans succès, de récupérer le corps d'un aviateur israélien capturé en 1986.
06:46
Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite font face lundi matin à de nouvelles attaques de missiles et de drones.
Au Bahreïn, un drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, selon le ministère de la Santé.
Le ministère saoudien de la Défense a annoncé l'interception de quatre drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué dimanche.
Le département d'Etat américain a ordonné à tout son personnel diplomatique « non essentiel » en Arabie saoudite de quitter le pays.
06:44
Le prix du baril de pétrole frise les 120 dollars lundi, son plus haut niveau depuis l'été 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, le WTI, référence du marché américain, s'est apprécié de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte.
L'Iran, dont des sites pétroliers ont été bombardés dimanche pour la première fois depuis le 28 février, a menacé de s'en prendre aux infrastructures pétrolières de la région. « Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez avec ce jeu », a menacé son armée.
06:42
Ce lundi à Chypre, Emmanuel Macron va « témoigner la solidarité de la France » et discuter du renforcement de la « sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale ». Il rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. La France, l'Italie et la Grèce coordonnent leurs moyens militaires dans la région.
Le président français s'est entretenu dimanche avec ses homologues américain Donald Trump et iranien Massoud Pezeshkian, auquel il a dit avoir demandé de cesser les frappes contre les pays du Golfe. Il s'agit de la première conversation connue entre un dirigeant occidental et le président iranien depuis le début de la guerre.
06:40
L'Iran a un nouveau guide suprême. Mojtaba Khamenei a été élu guide suprême iranien dimanche. Donald Trump a prévenu que le nouveau guide suprême iranien ne tiendrait « pas longtemps » sans son aval.
Téhéran menace de cibler les sites pétroliers. L'armée iranienne a menacé dimanche de cibler des sites pétroliers de la région si Israël continuait de frapper les infrastructures énergétiques de la République islamique.
Un 7e soldat américain tué. Un septième militaire américain est mort dimanche dans la guerre contre l'Iran, décédé des suites des blessures subies lors d'une attaque de Téhéran en Arabie saoudite début mars.
Plus de 500 000 déplacés au Liban. Plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, selon un bilan des autorités libanaises dimanche. Près de 400 personnes ont été tuées dans ces frappes.
06:40
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'évolution de la situation au Proche et Moyen-Orient.
Publié le 09.03.2026 à 17:25
Alpes du Nord. Risque d'inondations de grande ampleur : un printemps de tous les dangers ?

Quelles sont les causes des fortes pluies et des nombreuses avalanches de cet hiver ?
« Les événements étaient liés aux tempêtes qui ont balayé la France. Ça a donné beaucoup de pluie en février : 2,5 à 3 fois les valeurs mensuelles. Albertville (Savoie) a enregistré...
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Publié le 09.03.2026 à 20:00
Jusqu’où grimperont les prix à la pompe ? Une dizaine de jours après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, la tension ne faiblit pas et les marchés pétroliers laissent entrevoir des premiers signes de panique. Le Brent, référence mondiale, a bondi de plus de 28 % ce lundi matin, avant de redescendre (à 100,39 dollars le baril). Le WTI américain, lui aussi très suivi, a même frisé les 120 dollars, soit une hausse de plus de 31 % - un record en une seule journée. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
La faute à un détroit d’Ormuz quasi-paralysé et une production d’hydrocarbures menacée. L’Iran a vu ses sites pétroliers bombardés dimanche et a répliqué dans la région, contraignant plusieurs pays du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït, Irak) à réduire la cadence. À cela s’ajoute « la nomination d’un nouveau guide suprême iranien sur une ligne dure, qui ferme la porte à toute désescalade rapide », observe le professeur d’économie Patrice Geoffron.
La flambée des cours du pétrole pourra très vite s’observer en station essence : « Le décalage habituel entre le prix du brut et la pompe est de trois à sept jours. La hausse de ce lundi devrait donc être visible en fin de semaine », résume le directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP) de l’Université Paris Dauphine-PSL. Mais il est « impossible » de savoir combien les automobilistes paieront en plus, tant le marché est « fluctuant », complète Blandine Ruty, porte-parole de l’Ufip (Union française des industries pétrolières). Cette augmentation s’ajoutera à celles déjà observées depuis le 27 février : +11 centimes au litre pour le SP95-E10 et même +28 centimes pour le gazole. Le carburant routier le plus consommé a atteint ce lundi la barre symbolique des deux euros le litre (*) – du jamais vu depuis l’été 2022. On est loin, déjà, de la « hausse de quelques centimes » évoquée par le gouvernement en milieu de semaine dernière.
Les pays européens et asiatiques importent massivement des hydrocarbures. Ils sont donc exposés aux soubresauts des marchés. Mais la France l’est « relativement moins que le Japon ou la Corée, grâce à un approvisionnement diversifié, décrypte Patrice Geoffron. Et comme les taxes fixes représentent la majeure partie du prix à la pompe, la volatilité du brut est mécaniquement amortie ». Aux États-Unis à l’inverse, la hausse se fait plus durement ressentir car les taxes sont bien plus faibles… ce qui n’empêche pas les tarifs de rester très avantageux.
Faut-il, dès lors, baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses, comme le réclame le Rassemblement national (RN) ? « Inconcevable » pour l’exécutif, qui rappelle que la principale taxe, l’accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE), ne varie pas quand le prix augmente : c’est seulement le cas de la TVA de 20 %. Patrice Geoffron confirme qu’une baisse de la fiscalité « serait très coûteuse avec un budget tendu ». Il balaye aussi la proposition de « blocage des prix » de La France insoumise (LFI), estimant qu’elle serait « contre-productive », avec des risques de pénuries et d’effets d’aubaine. « L’aide ciblée aux ménages vulnérables est l’option la plus rationnelle », estime le professeur d’économie, mais il est « trop tôt pour des mesures généralisées ». Selon lui, « la priorité immédiate reste la libération coordonnée des réserves stratégiques », qui permettrait une baisse des cours de pétrole, même temporaire.
L’économie a besoin de ce répit, car rien n’indique que le conflit va baisser en intensité. Faut-il craindre un choc pétrolier ? « Les conditions sont réunies », répond en tout cas Patrice Geoffron. Les yeux des analystes sont rivés sur le détroit d’Ormuz : en cas de blocage tout au long du mois de mars, les prix des produits raffinés pourraient « dépasser les sommets de 2008 et de 2022 », prévoit Goldman Sachs. Et « au-delà de deux à trois mois de perturbation, les effets sur l’inflation deviendraient structurels », relève le directeur du CGEMP. Pas étonnant qu’Emmanuel Macron ait annoncé ce lundi à Chypre préparer une future mission pour « rouvrir » le détroit d’Ormuz.
Des contrôles dans les stations-service, pour quoi faire ?
Face à l’envolée de prix du carburant, le gouvernement cherche la parade et vante son opération « coup de poing » annoncée dimanche. 500 contrôles sont menés entre ce lundi et mercredi dans quelques-unes des 10 000 stations-service françaises car « il y a, de toute évidence, […] des prix qui ont été rehaussés trop tôt » et « dans certains cas des abus », a déclaré la ministre déléguée à l‘Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Ces contrôles, menés par la Répression des fraudes, permettront surtout de savoir si les tarifs affichés sur les totems et déclarés en ligne correspondent bien au prix réellement payé par le consommateur. Objectif : éviter les allégations trompeuses « qui peuvent attirer le chaland », résume Bercy. Pas question, en revanche, de pointer et sanctionner les distributeurs qui gonfleraient trop les prix, en vertu du « principe de libre concurrence ».
De même source, les remontées de terrain devraient permettre d’établir un bilan et détecter d’éventuels effets d’aubaine, en vue d’une nouvelle réunion avec les distributeurs jeudi. Conscient qu’une déstabilisation du marché « peut intervenir à plusieurs maillons de la chaîne », Bercy indique que le gouvernement s’intéresse également « de près » aux marges des raffineurs. Mais Blandine Ruty, de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), l’assure : distributeurs comme producteurs de pétrole « sont tributaires de la situation internationale » et n’ont « pas beaucoup de marge de manœuvre ».
(*) Dans les stations-service qui ont actualisé au moins une fois les prix du gazole à la pompe depuis le 1er janvier.
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