LePartisan.info À propos Bastille Podcasts Fil web
Médias
flux grenoblois

Dauphiné Libéré


Publié le 02.02.2026 à 20:01

Économie. « C’est historique » : face à la chute brutale du cours de l’or, faut-il s’inquiéter ?

Après une première alerte vendredi, le cours de l’or a continué de chuter ce lundi. Pas de quoi s’inquiéter pour autant sur ce placement qui reste une valeur sûre. La baisse intervient après des mois où le métal précieux était au plus haut, et continue à afficher des niveaux élevés : 4 519,78 dollars le 24 décembre, plus de 5 500 le 29 janvier et de nouveau 4 682,05 dollars ce 2 février… Le cours de l’or a baissé, mais celui-ci reste pour le moment, à un niveau supérieur que celui observé ces dernières années.

« Ça fait presque 15-20 ans que le cours de l’or est à la hausse. Ces dix dernières années il a offert un rendement de 14% par an. Il est en perpétuelle hausse depuis la crise des subprimes », confirme Laurent Schwartz, président du Comptoir national de l’or. Sur l’ensemble de l’année 2025, son taux a progressé de près de 50 %, soit « la plus forte hausse annuelle du métal jaune depuis le lancement de l’euro ».

« On peut dire que c’est historique »

La Bank of America estime d’ailleurs que le cours de l’or pourrait atteindre les 6 000 dollars l’once dès le printemps 2026. « Sur les dix dernières années, la hausse observée depuis la fin 2024 est tout à fait exceptionnelle. On peut dire que c’est historique », confirme Jean-Louis Popin, professeur émérite à l’université d’Orléans et membre du Cercle des économistes. « L’or est en compétition avec les autres classes d’actifs : quand ceux-ci rémunèrent moins, l’or devient plus attractif», explique Laurent Schwartz.

C’est l’incertitude économique et géopolitique qui a porté, ces derniers mois, l’or au sommet. Le mois de janvier avait ainsi été marqué par une hausse historique du cours, car le dollar avait atteint son niveau le plus faible depuis 2021. Le retour d’une visibilité pour les investisseurs – avec la désignation par Donald Trump de Kevin Warsh comme son candidat pour diriger la Fed – explique en partie la baisse de l’or ce week-end. Ce candidat jugé comme sérieux, car il a déjà exercé le poste de gouverneur de la banque centrale américaine, a rassuré les marchés sur la future indépendance de la Fed. Le poids du dollar s’est renforcé et les investisseurs se sont de nouveau tournés vers la monnaie américaine, conduisant à une baisse brutale du cours des métaux précieux.

« L’or, c’est la sécurité ultime quand on cherche de la stabilité »

Les risques géopolitiques se sont renforcés ces dernières années, avec notamment la guerre en Ukraine et le retour de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis, ce qui a renforcé l’attrait pour l’or. « On dit toujours que l’or est la valeur refuge et que son prix augmente systématiquement dès qu’il y a trop d’incertitudes », commente Jean-Louis Popin. La Pologne, où la menace russe est forte, a ainsi été le plus gros acheteur d’or en 2025, selon le rapport du Conseil mondial de l’or. Entre 2022 et 2024, ses réserves ont augmenté de 219 tonnes, alors qu’elles étaient restées stables les trois années précédentes.

Les menaces d’annexion du Groenland, la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et l’hypothèse d’une intervention en Iran ont contribué à porter l’or à un niveau historique en janvier. « L’or, c’est la sécurité ultime quand on cherche de la stabilité dans un monde très instable. L’or n’est la dette de personne. Personne ne va vous dire “je ne te rembourse pas” ou “ce que je t’ai donné ne vaut plus rien”. Donc il n’y a pas de risque de défaut sur l’or », souligne Laurent Schwartz.

L’intérêt des investisseurs

Depuis 2021, les banques centrales des pays émergents, qui font des réserves, ont entamé un mouvement de diversification de leurs réserves, pour des raisons macroéconomiques ou géopolitiques. « Dès lors qu’il n’y a pas la confiance pour placer en dollar », les banques centrales ont tendance à se tourner vers l’or car « il n’y a pas de substitut », souligne Jean-Louis Popin. L’achat d’or par les banques centrales a contribué à renforcer le rôle de l’or comme actif stratégique et réserve de valeur, attirant ainsi les investisseurs privés, également en quête de diversification.

« Il y a eu une création de dette publique assez incontrôlée qui mine la confiance des investisseurs dans les monnaies fiduciaires, indique Andrea Tueni, analyste chez SaxoBank. Il y a une progression extrêmement forte [du cours de l’or], donc il y a un sentiment pour l’ensemble des investisseurs de fomo (fear of missing out - la peur de manquer) sur l’or qui fait que même si on ne s’est pas intéressé à l’or ces dernières années, on regarde ça de plus près car ça peut booster la performance d’un portefeuille ou d’un investissement. » De quoi rassurer les investisseurs: les beaux jours de l’or ne sont certainement pas finis.   

Adblock test (Why?)

Publié le 02.02.2026 à 19:51

Budget 2026. Les motions de censure rejetées, le Parlement adopte enfin le projet de loi de finances

C'est l'épilogue d'un marathon budgétaire long de quatre mois. Les motions de censure déposée après l'activation vendredi du 49.3 par Sébastien Lecornu ont été rejetées ce lundi par les députés, ce qui vaut adoption définitive du budget de l'État. La motion de censure déposée par la gauche (hors PS) a recueilli 260 voix, contre 135 pour celle du Rassemblement national et de son allié UDR. Sans surprise, elles ont été rejetées, faute du soutien de la droite et des socialistes. 289 étaientt nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Le projet de loi de finances doit désormais passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d'être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d'accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.

Sébastien Lecornu s'est réjoui, dans un message sur X, que la France ait « enfin » un budget, qui n'est « pas le texte du gouvernement » mais « le résultat d'un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes ». Le Premier ministre a annoncé également qu'il allait saisir le Conseil constitutionnel qui devra se prononcer sur sa conformité à la Constitution. La France insoumise a également fait savoir qu'elle déposait un recours devant les Sages.

Sébastien Lecornu défend, dans ce message, un budget pour 2026 qui « contient la dépense publique » et « n'augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises ».

Un texte qui ne satisfait pas grand monde

Si certains parlementaires, tout comme l'agence de notation Moody's, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5 % du PIB en 2026, contre 5,4 % en 2025. Initialement, l'exécutif visait 4,7 %. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l'État a dû d'une part « assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale », avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s'est traduite par « une hausse du déficit de 0,3 point de PIB ». D'autre part, a-t-il regretté la semaine dernière, l'effort des collectivités locales « a été réduit de moitié » à la demande du Sénat.

Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d'activité. Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI, mais Philippe Juvin s'est félicité « d'avoir évité de graves écueils » au niveau fiscal, comme « la remise en cause du pacte Dutreil » sur la transmission d'entreprises et « une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) ».

Adblock test (Why?)

Publié le 02.02.2026 à 17:20

Haute-Savoie. Ils se battent pour sauver leur ferme : « Sans mon fils, mon mari et ma foi, je ne sais pas si je n'aurais pas déjà fait une bêtise »

L’enveloppe est arrivée comme les autres. Glissée parmi la pile. Pauline Favrat-Marre l’ouvre. Et les chiffres s’imposent : 6000 euros. Elle reste debout un instant, la feuille à la main. Autour d’elle, la cuisine est silencieuse. Les découverts, les fournisseurs, les traites, les nuits trop courtes : tout remonte d’un coup. Elle comprend que ce n’est plus une mauvaise passe. Que quelque chose a cédé.

Elle s’assoit dans le canapé du salon, juste sous les photos de famille : les scènes de vie, le...

...pour lire la suite, rejoignez notre communauté d'abonnés

et accédez à l'intégralité de nos articles sur le site et l'application mobile

à partir de 1 € le 1er mois, sans engagement de durée

Google : 1€ le 1er mois puis 12,99€

Adblock test (Why?)

 

Comment accéder gratuitement aux contenus du D.L via la NUMOTHEQUE GRENOBLE-ALPES ?

1. PRÉREQUIS
Un compte ouvert sur la Numothèque en ligne. La seule condition à remplir est d'être domicilié.e dans une commune de la Métro (la zone Grenoble Alpes Metropole).
2. RECHERCHE RAPIDE
Pour trouver un article datant de moins de 30 jours : Connexion à la Numothèque > Europresse > Dans le champ « 360° » entrez le titre exact de l'article.
3. RECHERCHE APPROFONDIE dans toutes les éditions :
CLIQUEZ ICI