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Dauphiné Libéré


Publié le 03.07.2026 à 18:05

Météo. Soleil de plomb, peu de pluie... À quoi (déjà) s'attendre avec cette nouvelle vague de chaleur ?

Les incendies qui sévissent dans le Sud témoignent encore de la sévérité de la canicule qui s'achève : deux semaines de fournaise, pratiquement pas de pluie, et des centaines de records de températures battus. Le tout, au tout début de l'été, et après une première canicule historique survenue... en mai ! Autant dire que la nouvelle vague de chaleur qui arrive dès ce week-end s'installe sur un terrain déjà chaud, et sec.

Samedi, c'est surtout un large quart sud-ouest qui verra le thermomètre chauffer, avec des températures déjà 12 °C au-dessus des normales de saison. Les 40 °C pourraient déjà être atteints localement, indique La Chaîne Météo. Météo-France a déjà placé les Pyrénées-Orientales et l'Hérault en vigilance orange canicule à partir de samedi midi. Dans le détail, il fera plus de 30 °C sur une grande partie du pays, du pied des Pyrénées à la région parisienne en passant par le sud de la Bretagne, ainsi qu'au bord de la Méditerranée et dans la vallée du Rhône, mais aussi plus au nord jusqu'à la région dijonnaise. À noter que mistral et tramontane devraient souffler fort, ce qui aura un impact sur les feux de forêt encore en cours.

Les températures prévues pour samedi par La Chaîne Météo.

Les températures prévues pour samedi par La Chaîne Météo.

Même scénario dimanche, avec des températures qui grimpent à nouveau. Les 30 °C sont atteints en Bretagne, les 32 à 36 °C en Vendée, Charente-Maritime, Landes et Pays basque. Côté Méditerranée, le thermomètre évolue entre 34 et 38 °C. Ce week-end, seules les côtes de la Manche restent à l'abri des fortes chaleurs, sous les 25 °C en Normandie samedi, jusqu'à 27 °C dimanche.

La moitié nord épargnée... pour le moment ?

Mais ce week-end ne sera qu'un aperçu encore « frais » de ce qui nous attend ensuite. « À la faveur d'un nouveau blocage anticyclonique, cette nouvelle vague de chaleur va s'intensifier et s'étendre la semaine prochaine », nous confie Météo-France. À la différence de la précéddente canicule, la masse d'air chaud ne proviendra pas du Sahara, mais de l'Atlantique. Pour l'heure, les prévisions indiquent que « les très fortes chaleurs déjà bien établies sur le Sud et lOouest vont s'accentuer. Leur extension vers le Nord et l'Est reste encore à préciser ».

En substance, les très fortes chaleurs se généraliseront lundi à toute la moitié sud, où les 40 °C seront fréquents, voire dépassés : les 42 °C pourraient être atteints dans le Languedoc. Mardi, c'est surtout un grand quart sud-est, en particulier la vallée du Rhône et la Méditerranée, qui devrait suffoquer. Dans ces zones, qui n'avaient pas basculé en alerte rouge canicule fin juin, les températures pourraient dépasser les niveaux atteints il y a quelques jours. En parallèle, une petite moitié nord du pays devrait rester relativement épargnée : 29 à 34 °C généralement, soit quand même nettement au-dessus des moyennes saisonnières. Les côtes de la Manche conserveront, encore, des températures bien plus supportables, entre 25 et 30 °C.

Les températures prévues pour la semaine prochaine par La Chaîne Météo.

Les températures prévues pour la semaine prochaine par La Chaîne Météo.

Le retour des nuits tropicales ?

Pour la suite, les prévisions sont encore incertaines, mais suggèrent l'amplification de l'épisode vers le Nord et l'Est tout au long de la semaine. Les températures basculeraient en « forte chaleur » (plus de 30 °C) voire « très forte chaleur » (plus de 35 °C) sur l'immense majorité du pays - mais cela reste encore à affiner. À l'échelle du pays, les températures devraient grimper jusqu'à vendredi ou samedi, avant d'amorcer une légère baisse le week-end suivant. Les nuits seront un peu plus douces voire chaudes jour après jour, laissant craindre un nouvel épisode de nuits tropicales assez généralisé.

En revanche, une chose est certaine : le temps restera désespérement sec voire très sec tout au long de la semaine, sous un soleil omniprésent. Cette absence de pluies, avec la chaleur et la durée des journées à cette période de l'année accroît encore la sécheresse. Le niveau des précipitations de ces derniers mois se rapproche dangereusement de celui de la sécheresse historique de 1976, constate Meteoconsult.

Capture d'écran La Chaîne Météo

Capture d'écran La Chaîne Météo

De quoi mettre sérieusement en péril nombre de cultures agricoles, mais aussi menacer la ressources en eau potable dans les secteurs les plus touchés. Sans même parler de l'accès à l'eau pour les pompiers : le risque d'incendie, loin de se résorber, augmentera considérablement sur les régions méditerranéennes notamment, en raison de cette combinaison de chaleur, de sécheresse, de végétation sèche... et de vent parfois violent. Les rares orages attendus sur les reliefs resteront très localisés, sans remise en cause de ce temps très sec qui s'installe.

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Publié le 04.07.2026 à 06:00

Décryptage. « Un vrai moment de partage » : pourquoi le Tour de France est une fête au-delà du sport

C’est l’événement populaire par excellence. Celui qui revient chaque année rythmer le mois de juillet, rassemblant les foules le long des routes et les téléspectateurs devant leur écran, admirant autant les sportifs que les paysages. Le Tour de France s’élance ce samedi de Barcelone, et il semble n’avoir jamais connu un tel succès dans le cœur des Français. Cerise sur le gâteau, la nouvelle star du cyclisme tricolore, Paul Seixas, sera de la partie, avec derrière lui les espoirs de tout un pays de voir un Français succéder enfin à Bernard Hinault, vainqueur en 1985.

L’an passé, rien que pour le grand départ, pas moins d’un million de spectateurs étaient venus encourager les coureurs autour de Lille. Et tout au long des trois semaines de course, pas moins de 45 millions de Français l’ont regardée - furtivement ou assidûment - sur les antennes de France Télévisions, avec un pic à 8,7 millions de téléspectateurs pour l’arrivée sur les Champs-Élysées. Le tout avec une part de jeunes inédite, puisque près de cinq millions des 15-24 ans étaient à un moment ou à un autre derrière un écran de France TV pour suivre le Tour, parfois happés par les séries documentaires de Netflix. Sans compter les 1,3 milliard de vidéos vues sur les supports officiels et les réseaux sociaux selon l’organisateur, Amaury sport organisation (ASO).

« Quand il passe chez soi, on a envie d’y être »

Quelle est donc la recette miracle de la reine des courses cyclistes, qui a pourtant dû se relever de plusieurs scandales majeurs de dopage au cours des dernières décennies ? « C’est peut-être une banalité de le dire, mais le Tour de France est une vraie fête nationale, un vrai moment de partage », analyse le journaliste Nicolas Geay, commentateur des Tours masculin et féminin sur France TV, qui y voit avant tout un événement familial et accessible. « C’est pendant les vacances scolaires, chaque année, quoi qu’il arrive. C’est gratuit. Comme un repère pour les gens », explique celui qui a également signé Cols de légendes (Ed. Amphora).

« Je vais faire mon 30e Tour de France et je suis toujours épaté par le monde que ça attire », confie Thierry Gouvenou, aujourd’hui directeur technique de l’épreuve. « Dans certaines régions, c’est exceptionnel », dit-il en évoquant les étapes de haute montagne, ou encore la Bretagne, les Vosges ou le Nord. « C’est très festif », décrit cet ancien coureur cycliste, curieux de voir au bord des routes « la jeune génération qui veut se montrer à la télé ou sur les réseaux sociaux ». « Le Tour, c’est dans l’ADN des Français », résume-t-il, en mettant lui aussi en avant la gratuité de ce spectacle : « N’importe qui peut venir se poser au bord de la route et en profiter. Et quand il passe chez soi, on a envie d’y être. »

Avec un Français parmi les favoris, « c’est encore plus fort »

Pogacar ou Vingegaard ? Peu importe, finalement, le nom de celui qui gagnera pour une bonne partie des spectateurs. Patrimoine et caravane sont au moins aussi importants, au-delà du sport. « C’est toujours la même passion, le même engouement », constate Nicolas Geay, tout en convenant que quand il y a un Français parmi les favoris, « c’est encore plus fort ». Avec l’éclosion du jeune Paul Seixas, cette année, les supporters français devraient faire du bruit. « S’il est bon, les gens vont se prendre au jeu », pronostique le journaliste. « La ferveur est aussi importante pour les coureurs, ajoute d’ailleurs Thierry Gouvenou. C’est quelque chose qui vous aide à vous dépasser. »

Immuablement, le Tour de France se tient chaque année, dans le même pays, là où les deux autres événements sportifs majeurs dans le monde, Jeux olympiques et Coupe du monde de football, n’ont lieu que tous les quatre ans, dans des endroits différents. Selon le baromètre E. Leclerc de l’institut Odoxa, 49 % des Français comptent encore le suivre, de près ou de loin, en 2026. Cet engouement se retrouve principalement chez les hommes (62 %), les 18-24 ans (60 %) et les cadres (60 %). Mais il se prolonge pour le Tour de France féminin, qui se déroulera cette année du 1er au 9 août, puisque 41 % des Français ont prévu de le suivre. « C’est un prolongement du plaisir et de la fête », estime Nicolas Geay, en rappelant que les audiences l’an passé chez les femmes étaient en moyenne de plus de quatre millions de téléspectateurs.

Le 18 mai, Christian Prudhomme, patron du Tour, entouré de Samuel Hazard, maire de Verdun, et de Jérôme Dumont, président du conseil départemental de la Meuse. Photo DR

La bataille de Verdun pour avoir une étape

Laurent Jalabert vainqueur de l’étape Huy-Verdun. C’était le 11 juillet 2001. Dernière arrivée du Tour de France dans la cité mondiale de la Paix et image qui a pris des couleurs sépia au fil des années de disette… En 2014, un jeune professeur d’histoire de 35 ans, Samuel Hazard prend les rênes de la mairie. À l’approche du centenaire de la bataille de Verdun en 2016, il dépose un dossier pour accueillir une étape : « J’ai juste reçu une lettre type des organisateurs d’ASO me disant que la ville n’était pas retenue. » S’ensuit une brouille avec le patron du Tour Christian Prudhomme

À l’été 2021, Jérôme Dumont, passionné de cyclisme, est élu à la tête du Département de la Meuse, et appelle un certain Philippe Colson à rejoindre son cabinet. Ancien directeur d’une base de loisirs de la Meuse, il a tissé durant des décennies des liens étroits avec l’ancien patron du Tour Jean-Marie Leblanc, faisant notamment du lac de Madine une des étapes reines du Tour 1993, avec son contre-la-montre de 59 km. Homme de réseau, il se met au travail pour renouer avec Christian Prudhomme.

Une première rencontre est organisée en 2022 au Sénat, avec le sénateur meusien Franck Menonville et Jérôme Dumont. Samuel Hazard revient ainsi dans la course et dépose un nouveau dossier pour le Tour 2026, date du 110e anniversaire de la bataille de Verdun. Nouvel échec, mais avec une promesse du patron du Tour. Et le 18 mai dernier à l’occasion d’une conférence officielle organisée à Reims avec la Région Grand Est et son président Franck Leroy, Samuel Hazard est au premier rang pour entendre le nom de Verdun prononcé comme ville d’arrivée de la troisième étape du Tour, le 26 juin 2028. « Une formidable reconnaissance du rayonnement national et international de Verdun. Une synergie gagnante », salue l’élu.

La Ville et le Département se partageront les frais à régler, soit quelque 130 000 euros pour une arrivée d’étape. Investissement très rentable au regard de la visibilité mondiale générée par le Tour (3,5 milliards de téléspectateurs cumulés). Apothéose pour cette terre meurtrie, désormais tournée vers l’avenir.

Lionel Madella

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Publié le 03.07.2026 à 19:03

Isère. Lucas, le jeune randonneur et sapeur-pompier disparu dans le massif de Belledonne, retrouvé mort

Les recherches menées par les secouristes en montagne pour retrouver Lucas Ponseel, ce jeune homme de 19 ans porté disparu depuis plus d’une semaine dans le massif de Belledonne, ont malheureusement trouvé un tragique épilogue. Son corps a en effet été retrouvé gisant sous le pic du Grand Domenon, vraisemblablement après une chute, ce jeudi 2 juillet.

Ce jeune homme – sapeur-pompier volontaire à Grenay-Heyrieux et domicilié à Valencin dans le nord Isère — était parti seul en randonnée, le mercredi 24 juin, de Pré-Raymond sur la commune d’Allemond dans le but de rejoindre le pic du Grand Doménon après avoir bivouaqué.

Ses proches, inquiets de ne plus parvenir à le joindre, avaient donné l’alerte le jour même, en fin d’après-midi et les investigations avaient permis d’établir que son téléphone portable n’était plus localisable mais qu’il avait borné pour la dernière fois dans le secteur de la Grande Lauzière.

Dès lors, des reconnaissances terrestres et aériennes, à bord de l’hélicoptère de la Sécurité civile, avaient été engagées dans ce secteur par les gendarmes du peloton de haute montagne (PGHM) de l'Isère, alors de permanence hebdomadaire, mais ce sont leurs homologues de la CRS des Alpes -ayant pris la relève cette semaine- qui ont fait la macabre découverte, en survolant le secteur à bord de l'hélicoptère de la Sécurité civile, alors qu'ils rentraient d'une mission, ce jeudi.

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