Publié le 06.02.2026 à 06:00
JO d'hiver 2026. Voici 10 bonnes raisons de suivre les Jeux olympiques de Milan-Cortina
Après un peu de curling, de hockey sur glace et de « big air » en apéritif (depuis mercredi), les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina seront officiellement lancés ce vendredi avec la cérémonie d’ouverture. Deux semaines de compétition qui devraient nous réserver de belles surprises.
Entre les cinquièmes Jeux de Lindsey Vonn, l’arrivée du ski alpinisme et les chances de médailles françaises, voici notre sélection de ce qu’il ne faudra pas manquer !
On commence à fond, droit dans la pente, par l’épreuve reine des JO d’hiver : la descente. Sur la piste du Stelvio au cœur de la station de Bormio, la lutte sera acharnée au sein des délégations pour décrocher la médaille d’or. Et quand on parle de délégations, on pense d’abord à l’armada suisse, composée notamment de Franjo von Allmen, Alexis Monney ou encore Marco Odermatt, grands favoris de l’épreuve. Autres grands noms, les Italiens Giovanni Franzoni et Dominik Paris tenteront eux aussi de décrocher l’or à la maison. Côté Bleus, Nils Allègre et Nils Alphand font partie des outsiders.
Le lendemain, au tour des femmes de s’élancer dans cette épreuve mythique de la descente, cette fois à Cortina d’Ampezzo. au Centre de ski alpin de Tofane. Une piste impressionnante puisqu’elle débute avec une pente à 64% où les athlètes atteignent leur vitesse maximale.
Une épreuve qui verra le retour de l’emblématique Lindsey Vonn (magré sa chute) pour ses cinquièmes JO, 24 ans après ses débuts à Salt Lake City. À 41 ans, sa longévité mérite le respect. La triplette italienne (Pirovano, Goggia et Delago) tentera de la déstabiliser pour décrocher le titre de championne olympique à la maison.
Après l’or olympique à Pékin en 2022, Guillaume Cizeron revient défendre son titre mais sans Gabriella Papadakis. Le duo n’évolue plus ensemble depuis sa séparation en 2024. Pour cette nouvelle quête olympique, le natif de Montbrison (Loire) fera équipe avec Laurence Fournier-Beaudry, qui a précédemment représenté le Danemark et le Canada.
Un duo qui a déjà fait ses preuves puisqu’il a été sacré champion d’Europe en janvier. Reste à voir si la magie va opérer... Ils feront face à de sacrés clients comme Madison Chock et Evan Bates, les Américains, triples champions du monde en titre. Cette première manche donnera le ton, avant la danse libre décisive, le mercredi 11 février à 19h30.
En 2014, alors qu’elle était encore au lycée (en seconde), Perrine Laffont découvrait ses premiers Jeux à Sotchi. Quatre ans plus tard, à PyeongChang, elle devenait la première championne olympique française de ski de bosses. Devenue depuis la skieuse la plus titrée de l’histoire sur les bosses, elle est prête à reconquérir ce titre qui lui avait échappé à Pékin. Seul hic, une blessure au genou droit en décembre qui l’a privée de deux étapes de la Coupe du monde. Mais rien de très alarmant, dès son retour à la compétition elle a remporté une épreuve de Coupe d’Europe à Megève.
Un duel s’annonce avec l’autre favorite, la tenante du titre olympique, l’Australienne Jakara Anthony, qui vient de remporter la dernière étape en Coupe du monde.
Un choc en deux actes puisqu’une nouvelle catégorie fait son apparition aux Jeux, les bosses parallèles, le samedi 14 février à partir de 10h30.
S’il y a bien une discipline où la délégation française a une belle chance de médaille d’or, c’est bien celle-ci ! Une solide équipe de France est en mission. Elles sont quatre, Léa Casta, Julia Pereira, Chloé Trespeuch et Maja-Li Iafrate Danielsson et tenteront de dompter le Snow Park de Livigno.
En rêvant un peu, on peut espérer un podium 100% tricolore, comme l’avaient fait Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol en skicross à Sotchi, ou plus récemment en été, le BMX français à Paris. Si ce scénario est très peu probable, on va tout de même surveiller ce vendredi 13 en espérant que la chance joue en leur faveur. Allez, on y croit !
L’autre discipline phare du ski alpin, c’est le slalom ! Ou l’art de dévaler la piste entre les piquets. À Pékin en 2022, Clément Noël avait créé la surprise en décrochant l’or.
Le revoilà avec de sérieuses chances de médaille pour ces Jeux de Milan-Cortina au sein d’une solide délégation française, avec la sensation du moment Paco Rassat.
La tâche ne sera pourtant pas simple, les Norvégiens sont à l’affût, Henrik Kristoffersen a soif de médailles et le Suisse Loïc Meillard fait aussi partie des favoris. Cette épreuve de slalom pourrait même écrire l’histoire de l’olympisme, en offrant au Brésil sa première médaille aux Jeux d’hiver, avec Lucas Pinheiro Braathen, brésilien d’origine norvégienne. Samba scandinave !
Comment parler des JO d’hiver sans mentionner le biathlon ? Une discipline importante pour la délégation française. Un palmarès bâti par des athlètes comme Martin Fourcade ou Quentin Fillon Maillet.
Oui, la France est un grand pays de biathlon, mais pour autant, elle n’a jamais gagné le relais hommes. Le meilleur résultat date de Pékin avec une médaille d’argent où les Français n’avaient pas réussi à se défaire des redoutables cyborgs norvégiens, les frères Boe… Bonne nouvelle, ils ont pris leur retraite ! Une chance pour Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet, de s’offrir la médaille avec un Eric Perrot leader de la Coupe du monde.
Grande première aux Jeux olympiques d’hiver, le ski-alpinisme est enfin devenu discipline olympique. En quoi cela consiste ? Le sport mêle montée et descente en ski de randonnée, avec un parcours décomposé en trois étapes.
La première avec les skis équipés de peaux, une deuxième où l’on déchausse les skis et on les porte sur le dos et enfin une troisième similaire à la première. Les athlètes descendent ensuite à ski, après avoir retiré les peaux. Et tout ça en 3 minutes 30 secondes, ce qui rend cette discipline ultra-dynamique. La France compte les deux numéros 1 mondiaux, Thibault Anselmet chez les hommes et Émily Harrop chez les femmes.
C’est le sport collectif roi des Jeux d’hiver : le hockey sur glace ! Dernière épreuve au programme, elle marque la fin de la compétition en attribuant la dernière médaille d’or. Pour cette édition, le spectacle promet d’être au rendez-vous. Pour la première fois depuis 12 ans, les joueurs de la prestigieuse NHL (Ligue nord-américaine de hockey) seront de la partie.
Un esprit revanchard va planer sur la compétition puisque la Finlande, dernier vainqueur en date, a créé la sensation en 2022 à Pékin. Le Canada, nation emblématique (neuf fois vainqueur chez les hommes et cinq fois chez les femmes), compte bien reprendre son trône. L’équipe de France aura fort à faire puisqu’elle croisera son chemin en dernier match de poule.
Place à la cérémonie de clôture, dans l’amphithéâtre de Vérone, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’occasion de rendre hommage aux athlètes, en espérant un bon bilan tricolore.
Cette cérémonie verra la passation du drapeau olympique à la délégation française en vue des Jeux 2030 dans les Alpes. Un drapeau qu’on retrouvera dès le lendemain à Albertville, dernière ville hôte des JO d’hiver en France, pour se lancer vers 2030.
L’occasion aussi de mettre le cap sur les jeux paralympiques qui se dérouleront du 6 au 15 mars.
Publié le 06.02.2026 à 06:03
613 120 euros, presque 5 % du budget de fonctionnement de la commune. C'est l'amende qu'a dû payer en 2025 Guilherand-Granges (07), sanctionnée pour ses efforts insuffisants dans la construction de logements sociaux. A 54,37 € par habitant, elle est dans le top 30 des communes les plus sévèrement ponctionnées de France en proportion de leur population, et détient le record de notre zone de couverture. Les 715 logements sociaux n'y représentaient en 2024 que 12,25 % du parc immobilier quand l'objectif fixé par la loi SRU pour cette ville vise le double.
Si on parle d'un record local, la situation de cette banlieue de Valence est symptomatique d'un échec national. Plus de 25 ans après la promulgation de la loi SRU, les quotas de logements sociaux, censés s'appliquer à près de 2200 communes de France, ne sont toujours pas atteints par 58 % d'entre elles. Pour rattraper le retard, un rythme de construction est fixé par les préfectures tous les trois ans aux villes hors des clous. Une somme leur est également prélevée chaque année, qui peut aller de quelques milliers d'euros à des dizaines de millions selon le retard et les capacités fiscales de la commune.
Heureusement, les villes volontaristes peuvent échapper à ce prélèvement punitif. Elles peuvent en déduire tout ce qu'elles investissent dans le logement social - et de fait, nombreuses sont celles qui n'ont rien à payer malgré un quota pas encore atteint.
En revanche, si l'Etat juge que les villes n'ont pas fait assez d'efforts, le prélèvement peut être majoré, occasionnant de gros trous dans le budget communal. C'est ce qui s'est par exemple passé cette année à Sevrier, commune bordant le lac d'Annecy, où les HLM représentaient en 2024 10,6% des logements, au lieu des 25 % requis. Si le prélèvement de base décidé en avril pour cette ville approchait les 110 000 euros, la majoration a pratiquement doublé ce montant, en rajoutant 100 000 euros au total à payer.
Certaines villes, habituées de ces sanctions, peuvent même voir la somme tripler ou quadrupler. Ulcéré par la décision de l'Etat, qu'il juge « prise au doigt mouillé », Henri Baile, le maire de Saint-Ismier en Isère, avait même failli subir dans sa commune un taux de majoration de 337 %. Fait rare, il a contesté la décision devant le tribunal administratif et a vu réduire la pénalité à 200 %. Maigre consolation.
En écoutant les maires, tous ces retards, parfois sévèrement sanctionnés, ne sont pas dus à de la mauvaise volonté. « On est une petite commune, de 6 km², avec peu de foncier disponible, déplore la maire de la commune recordman des sanctions citée plus tôt, Sylvie Gaucher à Guilherand-Granges. On a un plan de prévention du risque inondation près du Rhône, les risques naturels liés aux falaises de Crussols... Alors le seul foncier qui peut exister se libère quand une maison se vend. Les quelques centaines de mètres carrés mis à disposition de temps en temps ne suffisent pas ». Une situation qui ne date pas d'hier, les sanctions pleuvent sur la commune depuis des années, mais il est hors de question pour la municipalité de changer l'ambiance en construisant en hauteur. « On est une petite ville plutôt horizontale, à taille humaine. On ne veut pas qu'on nous impose de grands ensembles de 5, 6, 7 étages. La mixité sociale, c'est censé être un mélange, le 100% social n'est pas concevable pour nous. »
Est-ce un hasard ? Mathieu Darnaud, sénateur et ancien maire Les Républicains de la commune, resté conseiller municipal, est justement le porteur d'une proposition de loi visant à assouplir la loi SRU. Déjà votée au Sénat, la proposition de loi pourrait prochainement être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
Prise en compte des spécificités locales sur le terrain, fin de la confiscation par l'Etat du droit de préemption, ou de l'instruction des permis de construire, pénalités réinvesties à l'échelle locale, assouplissement de ce qu'on considère comme logement social... Cette loi pourrait agir comme une bouffée d'air frais pour les maires jugés réfractaires par l'Etat, mais qui se plaignent de nombreux obstacles. A l'instar des maires haut-savoyards de Saint-Jorioz, Fillière et Poisy, qui dans nos colonnes il y a quelques mois évoquaient une myriade de freins : loi littorale, fusion de communes faisant apparaître la contrainte SRU du jour au lendemain, programmes immobiliers bloqués par des contentieux...
Trois explications à ce retard par Thierry Repentin, maire de Chambéry
Pas une réussite, mais pas un échec non plus. L'ancien ministre Thierry Repentin, aujourd'hui maire de Chambéry, est un grand défenseur de la loi SRU lui qui a été délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat et Président de l'Union sociale pour l'habitat.
S'il déplore évidemment le fait que seules 42 % des communes aient atteint leurs quotas en 2025, il l'affirme : « la moitié des logements sociaux construits depuis 2000 sont dus à cette loi. Toutes les études ayant enquêté sur le sujet le démontrent ». Pour les centaines de milliers de logements qui manquent en revanche, il n'est pas avare d'explications.
Première explication à ce retard, selon le maire de Chambéry, des maires ayant dans les premières années de la loi retardé leurs investissements, espérant un détricotage de la loi par la droite. « Une partie des maires concernés a pris du retard, explique-t-il. Ils se sont reposés sur leurs successeurs en considérant l'échéance comme lointaine ». Il pointe du doigt un problème de volonté. « On a pu voir dans certaines campagnes municipales des tracts qui disaient 'Avec moi, pas de logements sociaux, on va rester entre nous à l'écart de certaines populations' ». Quant aux maires évoquant un problème de foncier trop cher, il cite les exemples de Paris et Lyon : « C'étaient les communes où le foncier était le plus cher en France. Aujourd'hui, elles sont dans les clous, ça n'est pas une excuse ».
Difficile en tout cas pour certains maires de résister à la pression des habitants, qui ont souvent tendance à refuser les HLM près de chez eux. « Quand on interroge nos concitoyens, 85 % estiment qu'il n'y a pas assez de logement social en France. Mais dès qu'on veut les construire à proximité, ils sont beaucoup moins enthousiastes. Les HLM ont une mauvaise image, et les maires comme les promoteurs constatent un nombre de recours plus important sur les projets sociaux comparé aux opérations classiques. »
Aux yeux de Thierry Repentin, les maires sont toutefois loin d'être les seuls à blâmer. Fiscalement, un gros obstacle complique les constructions. « Un logement social bénéficie de 25 ans d'exonération de taxe foncière, remarque-t-il. Le même immeuble en logement privé est beaucoup plus intéressant pour les finances de la commune ». Un manque d'incitation aggravé par le fait que les services municipaux, financés par ces impôts locaux doivent suivre et coûtent cher. « Des crèches, des écoles, des équipements sportifs ou de culture, avec des tarifs moins chers », énumère l'édile.
Le co-président de la commission logement de l'Association des maires de France en est convaincu : la loi ne favorise plus la construction de logements sociaux. « Au gré de lois et de lois de finances, l'Etat s'est retiré du logement social. En 2000, il versait des millions d'euros aux organismes HLM. Plus le logement était social, plus la subvention était importante. Aujourd'hui, tout ça a disparu, le logement social est donc plus coûteux à faire sortir de terre ».
Diminution des APL, réduction du loyer de solidarité (un peu remonté depuis quelques années), les trésoreries de ces organismes sont asséchées. « Elles doivent faire des choix : entretenir le patrimoine, payer les salariés... La construction de nouveaux logements est souvent l'investissement qui saute ».
Publié le 06.02.2026 à 07:54
Hérault. Appel à témoins pour retrouver Maddy, 18 ans, disparue en allant chercher une baguette

L'inquiétude est à son comble à Frontignan, près de Sète : Maddy, 18 ans, n'a plus donné signe de vie depuis mardi, rapportent nos confrères de Midi Libre.
Un appel à témoins a été lancé par ses proches sur les réseaux sociaux pour retrouver la jeune femme, tout juste majeure, qui a disparu du domicile familial, laissant son téléphone portable derrière elle. Les forces de l'ordre ont ouvert une enquête pour disparition inquiétante, estimant la situation des plus sérieuses. Selon Midi Libre, plusieurs auditions ont déjà eu lieu, sans résultat probant pour le moment.
Maddy aurait été vue pour la dernière fois sur les coups de 17h, mardi, alors qu’elle partait chercher du pain. « On allait manger et elle voulait du pain pour aller avec le fromage de la raclette, je lui ai donné les pièces et elle est partie », relate sa mère. Sa fille n'a plus donné aucune nouvelle depuis, ses papiers et sa carte bancaire étant restés au domicile de ses parents.
Jamais Maddy, très sportive et pratiquante de MMA, ne serait pas partie ses effets personnels, assure sa mère. « Ce n’est pas normal, elle me prévient toujours, elle sait que je m’inquiète assez vite ». Midi Libre indique que Maddy aurait été vue en train de discuter avec une autre jeune femme pendant long moment non loin d’une boulangerie de Frontignan. Elle était vêtue d’une veste beige (effet mouton), un jean gris évasé et des baskets de running mauves.
En cas d'information concernant sa disparition, contacter le commissariat de Sète ou ses proches au 06 95 11 38 73.
>> Lire l'article de Midi Libre
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