Publié le 03.06.2026 à 10:47

M6 avait annoncé un « élément inédit » et des « révélations exclusives » : l'émission “Appel à témoins”, diffusée en direct mardi soir, s'est penchée sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Les téléspectateurs ont pu découvrir des témoignages de personnes l'ayant croisé en 2011, mais surtout le récit d'un homme se présentant comme un prêtre. Il affirme avoir confessé le fugitif dans l'Aude en 2022. Ce que réfute ce mercredi l'évêque de Narbonne et Carcassonne.
Le 21 avril 2011, les corps de l’épouse de Xavier Dupont de Ligonnès, Agnès, et de leurs quatre enfants – Arthur, Thomas, Anne et Benoît – étaient découverts enterrés sous la terrasse de leur maison du boulevard Robert-Schuman à Nantes, en Loire-Atlantique. Mais le père, principal suspect, reste introuvable depuis. L'émission présentée par Julien Courbet s'est d'abord concentrée sur les pistes levées par Gilles Galloux dans son livre, Xavier Dupont de Ligonnès – Un flic au cœur de l’affaire. L'ex-policier spécialisé dans les enquêtes cyber réfute la thèse du suicide et soutient un départ possible vers les États-Unis depuis Nice, fin avril 2011.
La dernière trace de vie de Xavier Dupont de Ligonnès date du 15 avril 2011, à Roquebrune-sur-Argens (Var), où il abandonne son véhicule après avoir passé la nuit dans un hôtel Formule 1. Durant l'émission, plusieurs témoignages certifient avoir croisé l'homme fin avril 2011. Une employée d'agence de location de voitures affirme également l'avoir accueilli comme client après cette date. Mais ne disposant pas de carte bancaire, nécessaire pour louer un véhicule, il était reparti bredouille. Une vidéo datant de 2025 a également été diffusée : une des caméras embarquées d'une Tesla filment un homme qui ressemblerait à Xavier Dupont de Ligonnès sur le bord d'une route dans le sud de la France. L'extrait n'a pas vraiment convaincu les observateurs sur le plateau de l'émission...
En revanche, le témoignage le plus fort vient d'un homme se présentant au téléphone comme un prêtre, « père Marc ». Il affirme avoir confessé Xavier Dupont de Ligonnès dans un monastère de l'Aude, en 2022. « Il est venu passer quelques jours pour se confesser », indique-t-il. « Il s'est confié à moi. [...] Il portait une tenue simple, en chemise à carreaux, avec des cheveux très courts. » « C’est un homme très mal dans sa peau. Il était vraiment désemparé, il semblerait que cela relève du psychiatrique », poursuit-il. « Il est resté quatre jours au total. » Le « père Marc » affirme avoir une photographie qu'il aurait transmise à Julien Courbet, mais a refusé qu'elle soit diffusée sur M6.
Un témoignage étonnant, d'autant que les religieux sont tenus au secret de la confession. « Avec notre évêque de Carcassonne, depuis un an, nous avons décidé d’en parler », explique « père Marc ». « Avant, nous ne voulions pas attirer la lumière chez nous dans le monastère. Mais j’étais au courant de la diffusion de l’émission et j’ai échangé avec l’évêque pour dénoncer ce cas. Il n’y a pas que cela dans l’Église, il y a aussi des viols commis dans nos paroisses. On dénonce tout désormais. »
Une sœur du même établissement religieux aurait confirmé ce témoignage, selon le centre d'appels de l'émission. Pour appuyer ce témoignage, Julien Courbet clôt alors : « Il prendrait beaucoup de risques à nous raconter n’importe quoi. »
Or ce mercredi, Mgr Bruno Valentin, évêque du diocèse de Narbonne et de Carcassonne, réfute catégoriquement ces propos. « Jamais personne ne m'a contacté à propos de l'affaire évoquée, ni celui qui a pris la parole ni même M6, avant de diffuser de tels propos », réagit-il sur Instagram. « Je déplore donc ce manque de rigueur et de professionnalisme qui a abouti à cette séquence trompeuse pour le public. » Selon BFMTV, l'évêque va saisir l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel.
Ce numéro d'“Appel à témoins” a été regardée par 1 980 000 téléspectateurs pour cette partie sur l'affaire. Vu les réactions ce mercredi et le nombre d'appels « record » durant l'émission, il ne fait aucun doute que le sort de Xavier Dupont de Ligonnès passionne toujours autant. Qu'il soit vivant ou mort.
Publié le 03.06.2026 à 15:00
Grenoble. « J’en ai écrasé quinze dans sa chambre… » : des cafards pourrissent la vie d’un Ehpad

Il est 15 heures et le soleil réchauffe les murs de la petite chambre d’Irène (*) tapissée de photos de famille. Installée dans son fauteuil roulant, la nonagénaire bouquine un livre de Poche, « vous connaissez cette autrice ? C’est vraiment bien. »
Les cheveux peignés de près, elle a eu droit ce matin-là à la douche hebdomadaire. Mais ce n’est pas la seule à en avoir bénéficié. De la bonde sortent peu à peu des petites bêtes qui grimpent aux murs de la douche, quand d’autres ont déjà gagné la chambre. « La dernière fois, y’en a même un qui s’est échappé du livre que je prenais en main »,...
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Publié le 03.06.2026 à 15:18

Le verdict est tombé, devant une salle pleine et des accusés main dans la main. Les parents de la petite Zita n’iront sans doute pas en prison. Un procès peu ordinaire se tenait au tribunal de Valence depuis une semaine. Entre le 26 mai et le 3 juin, un couple résidant à Saint-Marcel-lès-Valence était jugé devant la Cour d’assises de la Drôme pour privation d’aliments ayant entraîné la mort de leur petite fille de 16 mois. Il était aussi reproché à ceux qui ont aujourd’hui neuf enfants d’avoir insuffisamment alimenté et soigné cinq autres de leurs enfants.
Ce mercredi 3 juin, après plusieurs heures de délibération, les époux ont été reconnus coupables et condamnés à cinq ans de prison, dont trois assortis d’un sursis probatoire. Les deux ans de prison ferme étant aménageables sous forme de bracelet électronique. L’autorité parentale a été maintenue pour leurs huit enfants mineurs.
La veille, l’avocate générale avait aussi requis à l’encontre du couple 5 ans de prison, dont deux ferme, également avec maintien de l’autorité parentale. Ce 3 juin, la qualification de privation d’aliments et de soins sur cinq autres enfants au point de compromettre leur santé a été retirée. La relaxe a été décidée pour ces faits.
Pendant plusieurs jours, de nombreux questionnements ont concerné la vie en vase clos de la famille, peu tournée vers l’extérieur, et leur méfiance vis-à-vis de la médecine conventionnelle. Invité à s’exprimer, après avoir tourné sa colère envers le corps médical et les services sociaux, le couple a admis sa responsabilité dans la mort du bébé. Un retard de prise de conscience de l’état de dénutrition sévère de la fillette et une peur du jugement face à leur choix de vie ont été pointés du doigt. L’avocate générale avait relevé « une prise de conscience » des accusés pour justifier ses réquisitions.
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