Publié le 06.07.2026 à 23:04
Drôme. 1 000 hectares déjà brûlés, deux villages évacués... À Die, le brasier semble inarrêtable

De jour comme de nuit, les scènes qu’imposent les flammes et les fumées sont aussi spectaculaires que désolantes. Le feu de forêt qui s’était déclaré dans le massif de Justin à Die le 24 juin après un impact de foudre, puis ravivé par les fortes chaleurs et les rafales de vent dans la soirée du 2 juillet, ne cesse de progresser avec virulence.
Au cœur de la nuit, les hauteurs du village de Barsac sont ceinturées par les flammes. Au hameau de Viopis,...
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Publié le 06.07.2026 à 19:24
C’est un véritable coup de théâtre. Cinq ans après la disparition de sa femme Delphine, Cédric Jubillar est passé aux aveux. Dans une lettre adressée à son avocat et dévoilée ce lundi, le plâtrier-plaquiste de 38 ans avoue l’avoir tuée, lors « d’une énième dispute qui a mal tourné » survenue le 15 décembre 2020 au domicile du couple à Cagnac-les-Mines (Tarn). Cédric Jubillar se dit désormais prêt à collaborer avec la justice et à révéler où il a enterré le corps de l’infirmière de 33 ans.
Ces aveux surprises interviennent quelques semaines avant le procès en appel de Cédric Jubillar, condamné à trente ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn pour le meurtre de sa femme. Prévu à partir du 21 septembre à Toulouse, il devrait être reporté au vu de ce nouveau rebondissement.
Que ce soient les enquêteurs, les magistrats ou ses anciens avocats, d’aucuns n’étaient parvenus à obtenir ses aveux. En privé, il avait déjà confié avoir tué sa femme à un codétenu ou à une ex-compagne, mais jamais ne l’avait reconnu devant la justice. En réalité, le passage aux aveux de Cédric Jubillar est le fruit d’un changement radical de stratégie engagé par ses nouveaux avocats Mes Pierre et Guy Debuisson.
En première instance, Jubillar, le crâne rasé, avait offert l’image d’un homme renfermé, en retrait et avait peu pris la parole lors de son procès. Une position justifiée par le fait qu’il pensait que l’absence de corps et le peu de preuves matérielles à son encontre joueraient en sa faveur. Ça n’a pas été le cas. Les lunettes brisées de Delphine Aussaguel, le déplacement de la voiture et les menaces de mort proférées par Cédric Jubillar à l’encontre de son épouse avaient convaincu les jurés à entrer en voie de condamnation.
Les nouveaux avocats de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson et son père Me Guy Debuisson, lundi, à leur cabinet à Toulouse. Photo AFP/Lionel Bonaventure
Depuis, l’homme, placé à l’isolement depuis cinq ans, a pris conscience qu’il doit changer de stratégie. Ce qui s’est traduit d’abord, il y a six mois, par un changement d’avocats. Et à présent par des aveux. Au fil de leurs visites hebdomadaires au centre de détention de Toulouse-Seysses, où est incarcéré Cédric Jubillar depuis le 18 juin 2021, Mes Pierre et Guy Debuisson sont parvenus à tisser un lien de confiance avec leur client.
Un tiers aurait également permis ce revirement : « Une personne qui va le voir régulièrement à la maison d’arrêt depuis plusieurs mois et qui nous a beaucoup aidés », a simplement glissé Pierre Debuisson lundi lors d’une conférence de presse, sans en révéler davantage. « Progressivement et assez rapidement, j’ai ressenti que Cédric Jubillar avait le besoin profond de parler », a détaillé le pénaliste toulousain. « Il y a quelques semaines, il m’a dit “Écoutez, Maître, il faut que je vous dise la vérité, c’est moi. C’est moi qui suis à l’origine de la disparition de ma femme”. » Des aveux formulés dans une lettre reçue la semaine dernière par le cabinet Debuisson.
Dans cette lettre, Cédric Jubillar explique, selon son conseil, que ses relations avec Delphine s’étaient « dégradées inexorablement depuis plusieurs mois, et que c’est dans le cadre d’une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné ». « Tétanisé quand il a réalisé ce qu’il avait fait, il n’a pas voulu infliger à ses enfants la vision du corps inanimé de leur mère et a choisi de le déplacer » à l’aide de la Peugeot 207 bleue, a relaté Me Debuisson, évoquant un « crime passionnel », terme aujourd’hui plus du tout utilisé car il tend à déresponsabiliser l’auteur de ses actes. À propos du lieu où le corps de Delphine a été enterré, « il nous a donné quelques précisions mais pas beaucoup de détails. Il réserve toutes les informations à la justice », a précisé Me Debuisson.
Pour ses avocats, le plâtrier-plaquiste avait besoin de « soulager sa conscience » et de « permettre à la famille de faire son deuil ». Ils estiment avoir joué auprès de leur client un rôle de « catalyseurs dans la manifestation de la vérité ». L’objectif des avocats Debuisson est aujourd’hui « de repartir de zéro » et d’offrir à la justice et au grand public une nouvelle image de leur client, ce qui pourrait aller jusqu’à un changement d’aspect physique de Cédric Jubillar, son avocat lui ayant conseillé de se laisser pousser les cheveux pour son prochain procès…
En avouant ce féminicide, Cédric Jubillar espère aussi voir sa peine allégée en appel. En avançant l’hypothèse de la dispute qui a mal tournée, ses avocats pourraient tenter de faire requalifier les faits en « violences volontaires sur conjoint ayant entraîné la mort sans intention de la donner », une infraction punie de 20 ans de réclusion criminelle. Et espère aussi obtenir une amélioration de ses conditions de détention en sortant de l’isolement. Une situation que ses avocats n’ont pas manqué de fustiger à nouveau lundi, comme Me Pierre Debuisson l’avait fait dans notre journal en février dernier , en menaçant publiquement de ne pas assister au procès en appel si son client était encore détenu dans ces conditions. Ce changement de stratégie pourrait aussi à terme être un moyen pour Cédric Jubillar de renouer avec ses enfants, comme il en a toujours émis le souhait.
3919 - violence femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violence. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.
Publié le 06.07.2026 à 19:21
Météo. Canicule : jusqu'à 41°C, 61 départements placés en vigilance orange mardi

« Un nouvel épisode caniculaire sévère et durable » : 61 départements passeront en vigilance orange canicule mardi, avec des températures prévues entre 35 et 38 degrés, voire jusqu'à 41 degrés dans le sud-ouest, a annoncé lundi Météo-France.
Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est du pays vont rester au-dessous des 35 degrés. Lundi, 16 départements étaient en vigilance orange, principalement dans le sud et l'ouest de la France.
Ce lundi, la barre des 40°C a été atteinte ou dépassée dans une vingtaine de communes, de l'Aude, de l'Hérault, des Landes, du Gard, de Haute-Garonne, de Gironde et de Charente-Maritime. La température maximale, de 42,8°C, a été relevée à Argeliers, dans l'Aude, qui a battu son record mensuel de chaleur pour un mois de juillet.
De même, il n'avait jamais fait aussi chaud au mois de juillet à Narbonne (41,4°C) ou à Montpellier (38,7°C).
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