Publié le 11.06.2026 à 09:36
Accusé de viols et d'agressions sexuelles sur plusieurs femmes, Patrick Bruel a été mis en examen mercredi après avoir été présenté à quatre juges d'instructions. Contrairement aux réquisitions du parquet, il a été laissé libre sous contrôle judiciaire.
Quatre faits de nature délictuelle (harcèlement et agression sexuelle) et criminelle (viol ou tentative de viol), commis entre 2000 et 2019, ont été retenus par les magistrats.
Placé en garde à vue lundi, il nie toujours toute infraction pénale. Sous pression, l'artiste de 67 ans a annoncé l'annulation de la majeure partie de sa prochaine tournée, qui devait commencer mi-juin à Paris.
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09:32
La journaliste du service enquête de Mediapart, Marine Turchi, indique sur franceinfo continuer de « recevoir beaucoup de témoignages de femmes qui se disent victimes, témoins, de gens qui auraient vu ou su des choses. C'est un gros travail de regroupement pour nous ».
09:20
Après l'annonce par Me Corinne Hermann du dépôt prochain de deux nouvelles plaintes pour viol, Me Myriam Guedj Benayoun, avocate d'une victime présumée de Patrick Bruel, a également annoncé sur LCI qu'elle allait déposer une plainte pour tentative de viol « d'ici la fin de semaine ou en début de semaine prochaine ».
Cette nouvelle plainte concerne une nouvelle victime « qui n'a jamais témoigné dans la presse et qui n'est pour le moment pas connue ».
09:17
« Deux plaintes pour viol » vont être déposées « la semaine prochaine », a annoncé sur TF1 Me Corinne Hermann, avocate de Flavie Flament et d'autres femmes accusant Patrick Bruel.
Ces nouvelles plaintes portent sur des faits « plutôt récents, donc ils ne sont pas prescrits et ils vont peut-être montrer un autre aspect de Monsieur Bruel », a-t-elle précisé.
08:21
« Aujourd’hui, ce n’est que le début de cette affaire », a réagi ce matin Me Corinne Herrmann, au micro de RTL, avocate de plusieurs plaignantes. « On a déposé plusieurs plaintes, on va en déposer encore, on verra bien comment la justice répondra à ces plaintes », a affirmé, celle qui est aussi l’avocate de Flavie Flament, dossier pour lequel Patrick Bruel n’a pas encore été entendu.
« Je comprends très mal qu'on ne protège pas des possibles victimes », déplore l’avocate, interrogée sur le contrôle judiciaire qui n’interdit pas à Patrick Bruel de poursuivre son activité professionnelle, et donc de monter sur scène. L'avocate dit recevoir encore « beaucoup de témoignages » qui seront bientôt transmis à la justice.
07:49
Aucune interdiction de se produire sur scène n’est prévue dans son contrôle judiciaire. Ses concerts et spectacles ne sont donc pas interdits. Car les faits pour lesquels il est mis en examen ne se sont pas produits dans ce cadre.
Sous pression, Patrick Bruel avait annoncé fin mai l'annulation de la majeure partie de sa prochaine tournée en France et à l'étranger, qui devait commencer mi-juin à Paris avant de l'emmener dans les festivals.
Concernant les festivals, une douzaine de concerts étaient concernés par les annulations: un en Suisse, un en Belgique et les autres en France, selon les dates répertoriées sur le site officiel de l'artiste.
07:20
Voici ce que prévoit le contrôle judiciaire de Patrick Bruel prévoit, selon le parquet :
-ne pas quitter le territoire national
-remettre son passeport au greffe
-ne pas entrer en contact avec les victimes et les membres de leurs familles
-ne pas fréquenter de salon de massage
-justifier de soins psychologiques
-fournir un cautionnement de 500 000 euros
06:55
L'artiste de 67 ans est mis en examen dans quatre affaires: un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, une affaire d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019 et un dossier de harcèlement sexuel à Ajaccio, en Corse, en 2019.
Il est placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans quatre autres dossiers, dont un viol à en Bretagne en 2012, un viol dans le sud de la France en 2015, une tentative de viol en 2010 et 2011 en région parisienne et du harcèlement sexuel en 2019 à Nyon en Suisse.
06:45
Le chanteur et acteur français Patrick Bruel, visé par plusieurs plaintes de femmes pour violences sexuelles, a été mis en examen et est ressorti libre sous contrôle judiciaire du tribunal de Nanterre mercredi soir, échappant à la détention provisoire que le parquet avait requis, indique le ministère public dans un communiqué.
06:40
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'affaire Patrick Bruel.
Publié le 11.06.2026 à 06:05

Une fête populaire, oui, mais sous surveillance. Alors que la planète football s’apprête à vibrer sans retenue pendant plus d’un mois au rythme de la Coupe du monde masculine, qui débute ce jeudi 11 juin et se déroulera jusqu’au 19 juillet sur le continent américain, les pouvoirs publics préfèrent jouer la carte de la prudence et de la prévention. Échaudés par les récents « débordements inacceptables » – dixit le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez – qui ont émaillé la finale européenne victorieuse du PSG, fin mai, les services de l’État affichent pour le moment un message de fermeté.
« Ils redoutent des rassemblements spontanés », éclaire Guillaume Farde, consultant police-justice du groupe TF1-LCI. « Ces derniers ne sont pas interdits et, par nature, imprévisibles. Il faut donc pouvoir gérer les conséquences et les possibles troubles à l’ordre public qui en découlent. » Les autorités vont effectivement faire face à un petit casse-tête sécuritaire avec ce Mondial “nouvelle version” à 48 équipes et à 104 matches, qui s’étireront parfois de 18 heures à 5 heures du matin, heure de Paris. Un défi sur la durée, quand on sait que 22 000 policiers et gendarmes étaient sur le pont pour sécuriser la seule soirée du sacre européen des Parisiens. Une nuit cahoteuse marquée par des violences et des dégradations qui ont alarmé les pouvoirs publics : un mort, 780 interpellations et 457 gardes à vue.
« Tous les matches de la Coupe du monde n’équivaudront pas à une victoire européenne du PSG en termes de capacité de mobilisation et d’intensité », temporise Guillaume Farde. Les dispositifs de sécurité seront adaptés au cas par cas et pourront être renforcés au fil du tournoi, notamment à l’approche des matches à élimination directe.
Les autorités ont déjà dressé une liste de « matches à suivre » et de sélections faisant l’objet d’une vigilance particulière. Naturellement, l’équipe de France devrait embarquer dans son sillage une immense partie de la ferveur populaire, d’autant que la bande à Deschamps fait partie des solides prétendants au titre mondial, qui serait leur troisième. Le premier rendez-vous des Bleus face au Sénégal, mardi 16 juin à 21 heures, constituera un premier test, puisque les nations disposant d’importantes diasporas en France seront dans le viseur des autorités : le Sénégal donc, mais aussi l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou encore la Turquie. Les matches de l’Iran feront eux aussi l’objet d’une attention particulière en raison des tensions géopolitiques qui secouent le Moyen-Orient.
« Il y a dans la fête quelque chose qui est de l’ordre du désordre », note Patrick Mignon, sociologue et ancien responsable du laboratoire de sociologie du sport à l’Institut national du sport et de l’éducation physique (Insep), qui reconnaît que même si le public d’une Coupe du monde est hétérogène, « le soupçon des autorités se braque immédiatement sur l’amateur de football ». « Nous ne sommes pas plus inquiets que cela, mais nous restons vigilants », relève Marc Hocquard, secrétaire général adjoint Unsa Police, ajoutant que « le décalage horaire et les matches nocturnes réduisent les risques ».
Prudence légitime ou excès de précaution ? À l’échelon local, certains élus ont choisi d’anticiper. C’est notamment le cas à Clermont-Ferrand, où la préfecture du Puy-de-Dôme et le maire Les Républicains, Julien Bony, ont instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés, de 23 heures à 7 heures du matin, pendant toute la durée de la compétition. La diffusion des rencontres sur l’espace public sera également interdite et aucune fan-zone n’a été prévue. « Cette mesure est contre-productive, regrette Patrick Mignon. La France cultive cette anticipation du désordre. Désigner un ennemi et cette vision du “eux contre nous” peut finir par produire le désordre qu’elle prétend prévenir. À l’inverse, des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne cultivent une gestion plus apaisée depuis des années. Ils ont appris à faire le distingo entre les casseurs opportunistes, les hooligans, les fans éméchés et les supporters classiques. »
« Les risques concernent surtout les attroupements en dehors des fan-zones, note le syndicat Unsa Police. Ces dernières permettent d’organiser des rassemblements sécurisés, dans un continuum avec la police municipale et une partie sécurité privée. » Pour le moment, Paris – qui concentre l’attention et les principaux rassemblements populaires – n’a annoncé aucune grande fan-zone en accès libre, malgré les promesses de la mairie au printemps. Cette position pourrait évoluer en fonction du parcours des Bleus et de l’ampleur de l’engouement populaire. Avec un enjeu : sécuriser cette fête du ballon rond sans lui retirer son grain de folie.
« Trouver un équilibre entre sécurite et fête populaire »
Pour le sociologue Nicolas Hourcade, professeur agrégé à l’École centrale de Lyon et spécialiste du supportérisme, la sécurisation de cette fête populaire relève d’un défi bien plus vaste que celle d’un simple match.
Cette Coupe du monde représente-t-elle un défi particulier pour les autorités ?
« Oui, car ce n’est pas la même démarche de sécuriser un match – avec un stade, des flux de supporters locaux et visiteurs à gérer – que ce type de grand événement sportif à l’impact national. Le défi est plus large et complexe : il faut gérer une foule protéiforme, le tout dans l’espace public. »
La typologie des supporters est donc différente de celle observée habituellement dans les stades ?
« Les matches de l’équipe de France, et plus généralement de la Coupe du monde, attirent des millions de personnes et battent des records d’audience. On y retrouve des amateurs de football, des supporters d’un jour, mais aussi une minorité d’individus qui en profitent pour commettre des vols, des dégradations ou perturber l’espace public. On est face à un public beaucoup plus massif, plus imprévisible. »
À l’image de ce qui a été observé lors des festivités – et des heurts – ayant suivi le sacre du PSG en finale de Ligue des champions ?
« Cette finale dépassait le cadre du sport, tout comme un grand match de Coupe du monde. Les problématiques sécuritaires sont assez similaires à une Fête de la musique ou à un réveillon du 31 décembre : beaucoup ont envie de faire la fête, et une minorité en profite pour créer des troubles. Et puis il y a la question de la polarisation du débat politique autour de ces événements. L’extrême droite dénonce des “racailles” qui déferleraient dans les centres-villes et une police insuffisamment stricte, tandis que La France insoumise fustige l’agressivité excessive des forces de l’ordre qui gâcheraient la fête. On est dans un cercle vicieux malsain : la police est sous pression des médias et des politiques, ce qui ne favorise pas la bonne gestion de ces événements. »
Comment sortir de cette impasse ?
« Il ne faut pas que l’on soit uniquement dans une logique d’éviter les incidents. L’enjeu est aussi de créer des conditions pour que la fête puisse se développer. C’est pour cela que les fan-zones présentent un réel intérêt à mon sens. Elles créent des points de rassemblement relativement contrôlés et sécurisés. Bien sûr, le risque zéro n’existe pas, mais ces espaces offrent un cadre plus “maîtrisable”. Ce qui a posé souci le soir du succès européen du PSG, c’est qu’il n’y avait pas de zones de rassemblement sécurisées. On a bien vu que le lendemain, sur le Champ-de-Mars [pour les festivités des joueurs, NDLR], les choses se sont passées complètement différemment. L’immense majorité de supporters est frustrée quand ça dégénère. Toute la difficulté consiste à trouver un équilibre entre sécurité et expression de la fête populaire. »
Publié le 11.06.2026 à 09:30
Après l'affaire Lyhanna, quelles réponses apporter ? La question est plus que jamais politique. Le gouvernement entend aller vite, en étoffant un projet de loi déjà sur les rails. Des députés pressent eux pour une loi intégrale plus ambitieuse. Les Français affichent un niveau de défiance inédit envers l'institution judiciaire.
Face à la colère, le gouvernement a déjà annoncé quelques mesures. Sébastien Lecornu recevra les députés partisans d'un texte global sur les violences sexistes et sexuelles « en fin de semaine ».
Le corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été retrouvé dans le silo d'un site agricole désaffecté une semaine après sa disparition, dans le Gers. Ses funérailles auront lieu vendredi après-midi à Fleurance dans la plus stricte intimité.
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09:33
Invitée de RMC/BFMTV ce matin, Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d’appel de Paris, a reconnu les défaillances de la justice dans l'affaire Lyhanna. « Nous devons la vérité aux Français et nous devons la regarder en face », a-t-elle concédé. « Si nous voulons recréer ce lien de confiance très altéré entre les Français et la justice, nous devons rendre des comptes sur la manière dont ce dossier a été traité ».
09:30
Les obsèques de Lyhanna se dérouleront vendredi « dans la plus stricte intimité ». Les obsèques de Lyhanna se tiendront vendredi « dans la plus stricte intimité », à la demande de la famille de la collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, selon l'avocat des parents, François Roujou de Boubée. L'enterrement aura lieu à 14 h 30 au cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée et où un hommage à Lyhanna a rassemblé 6 000 personnes dimanche.
La justice manque de « moyens », reconnaît Sébastien Lecornu. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, reconnaît un problème de « moyens » pour l’institution judiciaire, mais pas dans l’affaire Lyhanna, a-t-il indiqué lors des questions au gouvernement au Sénat. L'avocat des parents de Lyhanna avait estimé mardi que les « moyens qu'on accorde à la justice et à leur efficacité » étaient « le vrai cœur du problème ».
Yannick Barella mis en examen pour viols et laissé libre sous contrôle judiciaire. Le frère de Jérôme Barella, Yannick Barella, a été mis en examen pour viols et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Résidant dans le Gers, il avait été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête pour viol sur mineure, viol par conjoint, séquestration et menaces. Le parquet d'Auch s’était dessaisi du dossier mardi au profit de celui d'Agen « compte tenu de la nature criminelle des faits ».
Emmanuel Macron évoque un « dysfonctionnement dans cette affaire ». « C'est la confiance en nos institutions qui est posée. Il faut agir avec détermination, n'écarter aucune responsabilité », a affirmé Emmanuel Macron concernant l'affaire Lyhanna, selon les propos cités par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Le président de la République évoque des « dysfonctionnements ». « On vit dans un moment du pays qui est très dur, qui nous a tous beaucoup choqués, mis en colère, profondément attristés… », a aussi déclaré le chef de l'État depuis l'hôpital Robert Debré à Paris.
Une commission d'enquête lancée par le Sénat. Le Sénat a décidé de lancer une commission d'enquête sur les dysfonctionnements de la justice et le pilotage de la politique pénale, en réaction au choc suscité par la mort de la jeune Lyhanna. La commission des lois de la chambre haute a acté la constitution d'une mission d'information dans la matinée, a indiqué sa présidente Muriel Jourda. Cette mission demandera l'octroi des pouvoirs de commission d'enquête, ce qui lui donnera des prérogatives d'audition et d'investigation élargies.
Un père de famille accuse Jérôme Barella d'avoir agressé sa fille de 12 ans. Selon franceinfo, Nicolas (*) accuse Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, aurait agressé sexuellement sa fille de 12 ans. Alors que sa fille, Léa (*), avait 11 ans, elle aurait été victime de « gestes déplacés » par l'accusé lors d'une soirée pyjama chez les Barella. Léa était placée dans un centre de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) du Gers. L'éducatrice du centre d'accueil avait autorisé cette sortie, « avec l'accord d'un juge pour enfant et de la mère ». Nicolas apprend en mars, par courrier puis lors d'un rendez-vous, que sa fille a été victime de « gestes déplacés ». Une procédure a alors été lancée. La jeune fille doit être entendue à la gendarmerie d'Auch la semaine prochaine.
Le père de Jérôme Barella accusé de viols sur mineur. Selon Le Figaro, le père de Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de Lyhanna, avait été visé par des accusations de viol en 2013 de la part de la petite-fille de son épouse. Les faits rapportés se seraient déroulés au domicile de l'homme entre 2010 et 2013, alors qu’elle était âgée d’une dizaine d’années. Huit ans après le dépôt de plainte, en 2021, Joël Barella avait bénéficié d’un non-lieu. Il n'avait pas été mis en examen à l'époque, mais placé sous le statut de témoin assisté.
09:30
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à au meurtre de Lyhanna.
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