Publié le 30.05.2026 à 00:04
Isère. Patrick Bruel ne chantera pas à Porcieu-Amblagnieu le 8 juillet

La date figurait parmi les temps forts de la programmation estivale de l’association Anim’loisirs. Pourtant, le concert de Patrick Bruel, prévu le 8 juillet aux Marinières, à Porcieu-Amblagnieu, est officiellement annulé. L’annonce a été faite tard ce vendredi soir par l’association organisatrice iséroise, quelques heures après un communiqué de la société de production de l’artiste annonçant l’annulation des concerts prévus dans les festivals entre juin et septembre afin de ne pas “troubler la sérénité de ces manifestations”. Le site des Marinières n’y était toutefois pas cité.
Puis dans la soirée, Anim’loisirs a informé de l’annulation de la représentation iséroise sur ses réseaux sociaux : “En raison du contexte médiatique actuel, les différentes parties ont considéré qu’il était préférable de ne pas maintenir la représentation. La production ne souhaite en aucun cas exposer ni les organisateurs, ni le public, à un climat de tension.”
Cette décision met un terme aux interrogations qui entouraient la venue du chanteur en Nord-Isère depuis plusieurs semaines. Visé par plusieurs plaintes pour viols en France et par une enquête pour agression sexuelle en Belgique, Patrick Bruel fait l’objet de nombreuses contestations. Des pétitions et des collectifs réclament l’annulation de sa tournée, tandis que plusieurs élus ont publiquement appelé à sa déprogrammation. En Isère, le groupe Isère Écologie Solidarités avait notamment dénoncé le maintien du concert et la promotion de l’événement sur le site culture.isère.fr.
Jusqu’à présent, le président d’Anim’loisirs, Gérard Dépierre, défendait le maintien de la date. Dans nos colonnes , le 24 avril, il rappelait « qu’aucune décision de justice ni aucune demande de la production » ne justifiaient alors une annulation. Il soulignait également les conséquences financières qu’aurait eues une déprogrammation décidée unilatéralement par l’association, évoquant des engagements pouvant représenter « plusieurs centaines de milliers d’euros » pour la structure composée essentiellement de bénévoles.
Pour les plus de 3 000 spectateurs qui avaient acheté leur billet sur les 5 000 mis en vente, l’association précise que les remboursements seront effectués automatiquement “dans les meilleurs délais”. Elle remercie également les partenaires et les bénévoles mobilisés autour de l’événement pour leur compréhension. Contacté à plusieurs reprises ce vendredi, Gérard Dépierre était injoignable.
Publié le 29.05.2026 à 20:47

« J’en ai les larmes aux yeux ! »
À l’autre bout du téléphone, Renaud Muselier a du mal à contenir son émotion. Il vient d’en finir vendredi en fin d’après-midi avec la réunion avec les membres du bureau exécutif des Alpes françaises 2030 et les représentants du CIO. Et comme il le redoutait, le pôle glace va déménager à Lyon devant les atermoiements d’Eric Ciotti, le nouveau maire de Nice. Un énorme coup dur pour le président de la Région Sud, à l’origine du projet olympique, qui perd l’un de ses deux pôles de compétition. Il se confie sans détour sur cet incroyable fiasco.
Vous confirmez la fin du pôle glace à Nice ?
Oui ! Depuis l’élection du nouveau maire de Nice, M. Ciotti, on est face à un problème. Il avait fait un contre-projet du niveau d’un championnat du monde juniors, totalement inadapté. On a travaillé pour trouver des solutions, ils ont évolué sur presque tout à l’exception de l’utilisation de l’Allianz Riviera (ndlr, le stade de Nice qui devait accueillir les tournois de hockey sur glace). La fédération internationale de hockey a dit : pas question d’aller jouer dans un praticable qui ne correspond à rien. Le hockey masculin a décidé de partir, le hockey féminin a suivi, le patinage aussi. Il ne restait plus rien. Le CIO a rappelé cet après-midi le concept de base : quatre pôles unifiés. La messe était dite. Le seul endroit, c’était Lyon, c’est le plan B que j’avais annoncé dès le mois d’avril. Nice n’aura pas les Jeux, ma tristesse est immense. »
Comment vivez-vous cette déconvenue, vous qui êtes à l’origine de ce projet ?
« À titre personnel, ça n’a finalement que peu d’importance. Je garde quand même une fierté d’avoir ramené les Jeux olympiques d’hiver en France. Mais je garde une meurtrissure importante parce qu’on avait trouvé de solutions incroyables pour l’équilibre entre le nord et le sud. Jamais, je n’aurais pensé une seule seconde en arriver là. Comment, quand on a un tel dossier, on peut le rejeter. Je suis sidéré et abattu. C’est le fruit d’un travail énorme qui est abandonné. C’est se priver d’une image internationale qui n’arrivera plus jamais. »
Vous en voulez à Éric Ciotti ?
« Il a été élu. Les Niçois l‘ont choisi. Grosso modo, les retombées directes et indirectes sur Nice, c’était 800M€, un peu plus d’un milliard pour la Région Sud. C’était 6 000 emplois. Je suis désespéré. Dans le monde entier, les gens se battent pour avoir les Jeux, et nous quand on les a, on se débrouille pour les perdre. »
Vous conservez malgré tout le pôle briançonnais
« Je suis content pour mon pays. J’ai réussi à intégrer les Alpes du sud dans ce projet pour avoir une dimension internationale. C’est quand même fantastique. »
C’est le CIO qui s’est clairement opposé à une division du pôle glace entre Nice et Lyon comme le laissait entendre le COJOP ?
« On a tous essayé de sauver Nice, mais on ne pouvait pas sauver Nice sans la volonté de son maire. À partir du moment où le CIO a décidé d’avoir des pôles unifiés, il n’était pas question de défaire ce concept. C’était réglé. C’est la boule de neige qui se transforme en avalanche. »
Cette décision que vous avez vue venir, a-t-elle conditionné votre départ anticipé de la Région ?
« Non, je resterai fidèle aux Jeux, je serai conseiller régional en charge des Jeux olympiques et des affaires européennes. C’est une démarche qui est liée aux présidentielles. »
Selon vous, Lyon c’était plus évident que Paris pour accueillir le pôle glace ?
« J’ai dit plusieurs fois à Madame Barsacq, qui est une amie personnelle, que Paris ça ne serait pas possible. Dans la mesure où mes amis du nord, Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez n’ont jamais interféré dans le Sud, si ce n‘est pour aider, je fais exactement la même chose, on reste unis. Les Alpes françaises 2030 et les Alpes-Maritimes, ce n’est pas Paris. »
Publié le 29.05.2026 à 18:55
Guerre au Moyen-Orient. Accord États-Unis - Iran : Trump s'apprête à prendre une « décision finale »

Donald Trump a assuré qu'il s'apprêtait à prendre une décision finale sur un possible accord pour mettre un terme à la guerre avec l'Iran, qui a lui demandé la fin des exigences « excessives » des Etats-Unis. De son côté, la diplomatie iranienne a affirmé vendredi soir qu'aucun accord définitif n'avait encore été conclu.
Après des échanges de frappes cette semaine - les affrontements les plus graves depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril - et alors qu'on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu.
Et vendredi après-midi, Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social une réunion pour prendre une « décision finale ». « L'Iran doit accepter qu'ils n'auront jamais d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être ouvert immédiatement » et Téhéran doit s'engager à le déminer, a énuméré le président américain, demandant également en lettres capitales à ce que l'uranimum enrichi soit « DETRUIT ». Son vice-président JD Vance avait auparavant fait état de « beaucoup de progrès ».
Dans la soirée, le président américain a annoncé qu'il ne signera un accord que si ses « lignes rouges sont satisfaites ».
Mais Téhéran a fustigé « les demandes excessives ainsi que les positions changeantes et contradictoires » des Etats-Unis. « Parvenir à un accord final dépend de l'arrêt de l'attitude de la partie américaine », a insisté le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, dans un appel avec son homologue omanais.
Sur le même ton de défiance, le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a demandé « des actes » des Américains. « Nous ne nous fions ni aux promesses ni aux paroles, seuls les actes comptent », a-t-il écrit sur X. « Le vrai vainqueur de tout accord est celui qui est le mieux préparé à la guerre le lendemain », a ajouté celui qui est aussi président du Parlement iranien, insistant sur l'importance « des missiles, et non des pourparlers » dans le rapport de forces.
Selon le site américain Axios, ce protocole d'accord ne règle pas la question du programme nucléaire iranien - qui sera abordé ultérieurement - mais inclut un engagement de l'Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
Sur la question d'Ormuz, le texte prévoit, toujours selon Axios, que l'accès au détroit soit « sans restriction » pendant les 60 jours d'extension de la trêve, ce qui implique notamment que l'Iran retire toutes les mines dans la zone. Les Etats-Unis lèveraient de leur côté, selon la même source, leur blocus naval sur les ports iraniens si le trafic commercial reprend. Téhéran serait aussi autorisé à vendre du pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines.
Des sources iraniennes, citées par l'agence de presse Fars ont toutefois nié que cette condition figure dans l'accord. « Trump a affirmé que l'Iran était tenu d'ouvrir le détroit d'Ormuz sans frais de péage, alors qu'aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l'accord », ont assuré ces sources. La destruction des matières nucléaires de l'Iran n'y figure pas non plus, ont-elles assuré.
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