Publié le 06.07.2026 à 14:25
Tarn. Aveux de Cédric Jubillar : il a déplacé le corps de Delphine avec sa voiture

C'est l'épilogue de l'affaire de la disparition de Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans, volatilisée en pleine nuit de son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine dans un courrier adressé à son avocat auquel La Dépêche du Midi a eu accès.
L'homme avait été condamné par les assises en octobre 2025 à 30 ans de prison. Ce peintre-plaquiste trentenaire, père de leurs deux enfants, qui a fait appel de cette décision, doit être jugé à nouveau en septembre.
Il avait donné l’alerte vers 4 heures du matin. Les enquêteurs avaient rapidement travaillé sur la piste d'une dispute conjugale qui aurait mal tourné. Le témoignage de leur fils les entendant se quereller le soir des faits, celui des voisines qui ont entendu des cris de peur, les lunettes cassées de la victime ou le changement de sens dans lequel était garée la voiture figuraient parmi les éléments à charge.
Bien qu'il avait jusqu'à présent toujours nié une quelconque implication dans l'affaire, Cédric Jubillar avait été mis en examen et incarcéré le 18 juin 2021 pour "homicide aggravé sur conjoint". On apprenait par le suite que le couple était en instance de divorce au moment des faits et que Delphine Jubillar fréquentait un autre homme.
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14:34
Me Pauline Rongier, l'avocate de la meilleure amie de la victime, dénonce sur BFTMV la stratégie de défense de Cédric Jubillar. « Il a décidé d’avouer » mais il essaie, selon elle, de « minimiser sa responsabilité ».
Elle assure que le dossier contre lui est « loin d'être vide », malgré les attaques de ses avocats. « On met ça sur le dos de la justice qui n’aurait pas réussi à faire son travail », relève-t-elle. Pour Pauline Rongier, « l’espoir de retrouver le corps est permis ».
14:16
On en sait encore peu sur les circonstances détaillées de la mort de Delphine Aussaguel et sur l'endroit où son corps se trouve. Lors de leur conférence de presse, les avocats de Cédric Jubillar ont indiqué que Cédric avait « déplacé le corps de Delphine avec sa voiture », refusant d'en dire davantage. Ils espèrent que sa dépouille sera retrouvée, sans rien promettre.
14:07
« On dépeint Cédric Jubillar comme victime », s'énerve Me Mourad Battikh, avocat d'une partie de la famille de Delphine Aussaguel, ex-Jubillar. « C’est un crime qui a été commis », rappelle-t-il, en évoquant la souffrance de ses clients depuis des années. Il indique par ailleurs que « Cédric Jubillar est placé à l’isolement pour sa sécurité ».
14:02
Me Pierre Debuisson, l'un des deux avocats de Cédric Jubillar, a pris la parole sur BFMTV juste après la conférence de presse. Il se félicite d'avoir fait sauter le « blocage psychologique » de son client, qui a selon lui été « accusé » et « brutalisé ». « Il s’agit d’une énième dispute conjugale qui a très mal tourné et il y a des choses très positives à dire sur cet homme », déclare-t-il encore.
Dans sa lettre, Cédric Jubillar « évoque sa femme et ses enfants pour lesquels il a une pensée très forte », dit-il encore. « Il pense beaucoup » à ses enfants, avec qui il n'a plus de contact, et « leur demande pardon ».
13:52
La défense de Cédric Jubillar a estimé « impossible » que le procès en appel de Cédric Jubillar puisse se tenir en septembre comme prévu. « Ce serait grotesque », a répondu Me Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps.
Son père et associé Guy Debuisson a estimé qu'il faudrait notamment que Cédric Jubillar soit entendu et que des fouilles soient menées pour retrouver la dépouille de son épouse Delphine, disparue en décembre 2020. Tous deux parlent d'une enquête « bâclée ».
13:49
Après la conférence de presse des avocats de Cédric Jubillar, Me Mourad Battikh, l'avocat des cousins, oncles et tantes de Delphine Aussaguel, mais aussi de son amant, a réagi sur BFMTV. Il s'agace que le peintre-plaquiste soit « encore le maître des horloges ». « Ça suffit ! », s'agace l'avocat, qui exige que le corps de la victime soit rendu à la famille.
Il estime que la thèse du « crime passionnel », évoquée par Pierre Debuisson, l'un des avocats de Cédric Jubillar, est « cousue de fil blanc ». Il juge par ailleurs que la volonté de Cédric Jubillar d'impliquer ses enfants dans sa défense « confine à l’indécence ».
13:35
Cédric Jubillar « a commis un acte répréhensible et terrible », selon son avocat Me Pierre Debuisson. Il s'est selon lui « enfermé dans une forme de mensonge » afin de « préserver ses enfants » de « la vision terrible d’une mère inanimée ». Le meurtre de Delphine s'apparente d'après lui à un « crime passionnel ».
Ce terme est controversé. Le collectif féministe Nous Toutes estime qu'il « déresponsabilise l’auteur du féminicide en laissant penser que c’est le sentiment amoureux qui est à l’origine du meurtre, pas l’homme ».
13:26
Cédric Jubillar est « empreint de regrets profonds et sincères », assure Me Pierre Debuisson. Il serait « rongé » par l'absence de liens avec ses enfants, dont il a perdu l'autorité parentale, et souffre d'une « situation d’isolement carcérale punitive », dénonce l'avocat. « On le force à prendre des médicaments », s'indigne Me Guy Debuisson. D'après son fils Pierre, il s'agirait de neuroleptiques et d'antipsychotiques.
13:22
Cédric Jubillar « reconnaît être à l’origine de la mort de sa femme », déclare Me Pierre Debuisson. La mort de Delphine est, selon lui, survenue « dans le cadre d’une énième dispute conjugale ». Il évoque un Cédric Jubillar « tétanisé » quand il s'est rendu compte de ce qu'il a fait, sans donner plus de détails.
Selon Pierre Debuisson, l'homme de 39 ans a décidé de déplacer le corps après avoir « pensé à ses enfants ». Il a été « pris dans un engrenage », indique Guy Debuisson. « C’est un homme qui est paniqué depuis le premier jour », ajoute son fils.
13:15
Cédric Jubillar est « prêt à collaborer », selon Me Pierre Debuisson. Son client réserve selon lui « tous les détails à la justice ». Le peintre-plaquiste voulait « libérer (s)a conscience », ajoute Me Guy Debuisson. Les avocats indiquent que Cédric Jubillar a avoué le meurtre il y a plusieurs semaines de cela.
13:12
« Enfin aujourd’hui nous avons la vérité », se félicite Me Pierre Debuisson. Il confirme avoir tissé « une relation de confiance » avec Cédric Jubillar lors de ses visites en prison. Il a fait état de la « grande fragilité » de son client, placé à l'isolement. Son père, Me Guy Debuisson, estime que le peintre-plaquiste est en situation de « délabrement psychologique ».
Cédric Jubillar, qui était pendant des années « verrouillé » a finalement exprimé le « besoin de parler », selon Pierre Debuisson. Et ce, grâce à l'aide d'une « tierce personne » qui a « beaucoup aidé ». Ses aveux permettent de « réconcilier le bien, la morale et le droit », estime l'avocat.
13:06
Me Pierre Debuisson, l'un des deux avocats de Cédric Jubillar, commence la conférence de presse en rendant « hommage à la mémoire de Delphine » et adresse ses pensées à ses enfants. Selon lui, le peintre-plaquiste « avait le besoin profond de parler ».
12:55
Maître Pierre Debuisson tient à partir de 13 heures depuis son cabinet toulousain une conférence de presse à la suite des aveux de son client, Cédric Jubillar.
12:48
Selon la journaliste de BFMTV sur place, les habitants de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, où habitait le couple Jubillar, se disent partagés entre le choc de la nouvelle et un certain soulagement, à la suite des aveux de Cédric Jubillar.
12:31
« Ce n'est pas un jour de victoire. C'est un jour de vérité » a réagi auprès de Franceinfo Me Mourad Battikh, l'avocat des cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi de son amant. « Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu’à son terme. La justice a besoin d’une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d’obtenir » a-t-il souligné. Et d'ajouter : « Les aveux ne mettent pas fin à la souffrance, ils mettent fin, peut-être, à une partie de l’incertitude ».
12:23
Me Philippe Pressecq, avocat de Lolita Cavailles, cousine de Delphine Aussaguel, se montre « dubitatif » face aux déclarations de son confrère, Me Pierre Debuisson. « On nous dit qu'il aurait reconnu sa participation, mais ça peut vouloir dire tout et n'importe quoi », fulmine auprès de nous le pénaliste albigeois. « Cela m'agace. ce qu'on attend, c'est qu'il nous dise, comment il l'a tuée, pourquoi il l'a tuée. Qu'est-ce qu'il va encore nous raconter? »
La forme aussi de cette déclaration, à travers les médias et non la justice, l'irrite également : « Avec Jubillar, c'est tout dans le poste, et rien à l'audience », dit-il en se souvenant de l'accusé comme d'un « fantôme dans le box » lors du procès en première instance, devant la cour d'assises du Tarn. « Je n'accorde plus aucun crédit à Cédric Jubillar », ajoute Me Pressecq, qui n'en garde pas moins un espoir de retrouver le corps de Delphine Aussaguel : « Avoir une sépulture serait quelque chose d'important pour la famille ».
12:14
La découverte du corps de Delphine Aussaguel signerait la certitude de la mort de cette infirmière, qui n'a plus donné signe de vie depuis la mi-décembre 2020. Me Laurent de Caunes, l’avocat des frères et de la sœur de la jeune femme, indique que ses clients ont un « espoir triste » que sa dépouille soit enfin retrouvée.
12:05
Séverine L., qui a été en couple avec Cédric Jubillar pendant deux mois, en 2021, dit à BFMTV avoir « le cœur brisé » après les aveux du peintre-plaquiste. « Aujourd'hui, je ressens une immense tristesse, une profonde déception et un véritable sentiment d'effondrement », a déclaré cette femme, qui était « persuadée de son innocence ». « Cette prise de conscience est extrêmement douloureuse (…). J'ai le sentiment d'avoir défendu un homme qui ne méritait pas ma confiance ».
11:56
Avocate des enfants, Me Malika Chmani a salué le revirement de Jubillar. « On est soulagés, soulagés pour les enfants. (...) Maintenant, c'est important qu'ils nous disent où est le corps. Je crois que c'est ce qui va venir, en tout cas on le souhaite ».
11:45
Selon l'avocat de Cédric Jubillar, Me Pierre Debuisson, le peintre-plaquiste poursuivra ses révélations quand il sera entendu par la justice. Une fois la justice saisie par l'avocat, la présidente de la cour d'assises de la Haute-Garonne pourrait ordonner un supplément d'information qui débouchera sur une audition dans les prochaines semaines, selon une source proche du dossier. Et s'il révèle la localisation du corps de la victime, des investigations pourront être menées pour retrouver la dépouille, selon la même source.
11:38
Me Laurent de Caunes, avocat de Stéphanie, Mathieu et Sébastien Aussaguel, indique au groupe EBRA que ses clients « prennent acte » des déclarations de Cédric Jubillar auprès de son avocat. « Ce sont des gens réservés, discrets et peu loquaces, qui ne vont pas exposer leurs sentiments publiquement, explique-t-il au sujet des deux frères et de la sœur de Delphine Aussaguel. Ils sont toutefois étonnés de voir que cette communication passe par les médias, alors que cela devrait passer par la justice, et un magistrat. »
11:28
Selon les informations du Parisien, le corps de Delphine Aussaguel se situerait à quelques kilomètres seulement de Cagnac-les-Mines, la commune où se trouvait le domicile familial des Jubillar. C'est là où elle a été vue vivante pour la dernière fois.
Cédric Jubillar s'est dit prêt à donner des indications sur l'endroit où il a dissimulé le corps.
11:22
Jennifer C., une ex-petite amie de Cédric Jubillar, rencontrée après la disparition de Delphine, n'est « pas surprise sur le fond » par sa révélation. « C’est la seule chose que Cédric avait à faire pour ses enfants, pour lui-même, pour sortir du déni et pour se confronter à ce qu’il a commis. », relève auprès du Parisien celle qui assure avoir déjà recueilli les aveux de l'homme de 39 ans.
Elle estime que ce revirement peut s'expliquer par le fait que Cédric Jubillar a changé d'avocats : « Peut-être était-il enfermé » par son ancien « système de défense », avance-t-elle « À moi il m'avait parlé d'un assassinat, de quelque chose de prémédité. Et la il raconte autre chose, avec une dispute. », souligne-t-elle après de BFMTV.
11:12
La mère de Cédric Jubillar a réagi à ses aveux dans les colonnes du Parisien. « Mon cœur de maman espérait qu’il n’y soit pour rien et s’accrochait à ce qu’il restait de doute, raconte-t-elle. Mais ma tête de femme sensée ne pouvait arriver qu’à la conclusion qu’il était coupable ». Elle se dit « triste et soulagée à la fois » et pense à ses petits-enfants, ainsi qu'à « la famille de Delphine ».
10:57
Me Alexandre Martin, qui représentait Cédric Jubillar depuis mi-2021 avec Me Emmanuelle Franck, avant d'être remplacé en amont du procès en appel, s'est dit sur BFMTV « sidéré » par les aveux de Cédric Jubillar. C'est pour lui « une grande surprise », « tant sur la forme que sur le fond ».
L'ancien avocat du peintre-plaquiste « trouve curieux que Cédric Jubillar réserve ses aveux aux médias avant de les réserver à ses enfants et à la justice ». Il s'étonne par ailleurs que l'homme, qui « avait toujours clamé avec force son innocence », admette avoir tué sa femme. « Il fait le choix de soulager sa conscience, c’est bien », indique Me Alexandre Martin.
10:47
Pour Me Pauline Rongier, « c’est une nouvelle enquête qui démarre » après le passage aux aveux de Cédric Jubillar. Le courrier dans lequel il confesse le crime « va donner lieu à des investigations complémentaires », observe-t-elle. Le procès en appel, qui devait débuter le 21 septembre prochain, « n’aura certainement pas lieu aux dates annoncées » et durera « peut-être moins longtemps » que celui en première instance, d'après l'avocate de la meilleure amie de Delphine.
Elle n'est d'ailleurs « pas sûre qu’il faille voir » dans les aveux de Cédric Jubillar « une repentance sincère ». Il est selon elle possible qu’il donne « une version minimisante (sic) de la réalité » qu’il sera « très difficile de vérifier ».
10:38
L'avocate de la meilleure amie de Delphine Jubillar salue le travail de Me Pierre Debuisson, le nouvel avocat de Cédric Jubillar, qui « a su certainement faire comprendre à son client qu’il n’y avait pas du tout d’espoir d’acquittement » en appel. Me Pauline Rongier avait déjà la « certitude » de la culpabilité du peintre-plaquiste : « Il y avait beaucoup trop d’éléments dans le dossier pour croire en l’innocence » de Cédric Jubillar, a-t-elle déclaré sur BFMTV. Selon elle, Cédric Jubillar « a compris qu’il n’avait aucune chance d’être acquitté ».
10:26
Me Pauline Rongier, l'avocate d'Emy, la meilleure amie de Delphine Jubillar, a fait part sur BFMTV de son « soulagement » après la volte-face de Cédric Jubillar, « même si on peut aussi se dire : "Quel temps perdu !" ». « Enfin on va savoir où est le corps de Delphine » et « lui offrir une sépulture », a-t-elle observé.
Elle espère que les aveux de Cédric Jubillar devant la justice « seront les plus complets possibles ».
10:11
En condamnant Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, les jurés de la cour d'assises du Tarn n’avaient laissé aucun doute sur l’intime conviction qu’ils s'étaient faite au terme du procès en première instance. Malgré l’absence de corps, d’arme du crime et d’aveux, la culpabilité de Cédric Jubillar est « établie », avaient-ils écrit dans leur verdict, ajoutant n'avoir « pas été convaincus par les déclarations de l’accusé ». Rappelant qu’il faisait face à une séparation « inéluctable » avec son épouse, le plaquiste de 39 ans a, selon eux, « une personnalité compatible avec un passage à l’acte » meurtrier.
Outre « l’existence d’une scène de violence au domicile conjugal » dans la soirée du 15 décembre 2020, la cour avait relevé plusieurs indices matériels – les lunettes brisées, le déplacement de la voiture – et surtout les menaces de mort proférées par Cédric Jubillar à l’encontre de son épouse dans les semaines précédant les faits. À ce titre, le témoignage à la barre de sa mère Nadine fut dévastateur pour la défense. « Je vais la tuer, je vais l’enterrer, personne ne la retrouvera », lui avait dit son fils. « Si j’avais plus pris au sérieux cette phrase, on ne serait peut-être pas là », avait-elle reconnu, admettant ainsi douter de l’innocence de son fils.
09:51
En novembre 2020, Cédric a déclaré à sa mère : « J'en ai marre (de Delphine), je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera ». Des propos lancés sur le coup de la « colère », a admis l'accusé, sans reconnaître avoir prononcé la fin de la phrase.
Auprès d'une amie de Delphine, il aurait déclaré : « Si Delphine me quitte un jour ou si elle trouve quelqu'un, je serais capable de la tuer, je la tuerai ». Il dément avoir parlé à cette femme qu'il connaissait à peine. Il admet avoir dit à l'un de ses amis : « Je vais la tuer », une expression qu'il « utilise fréquemment », « comme des gros mots ».
09:36
À l’heure de prendre connaissance des aveux de Cédric Jubillar, Me Laurent de Caunes reste prudent. Avocat des trois frères et sœurs Delphine Aussaguel – Stéphanie, Sébastien et Mathieu –, il y voit un « tournant important et logique ». « Il était dans une impasse, soutient le pénaliste. Le procès avait montré que sa position n’était pas tenable. »
Toutefois, il est encore « trop tôt », selon Me de Caunes, pour tirer des conclusions définitives. « Il faut attendre son audition dans le cadre d’un supplément d’information », rappelle l’avocat, interrogé par le groupe EBRA, dont fait partie votre journal. Ses déclarations permettront alors peut-être de retrouver le corps de Delphine, et de réaliser des examens. « Sa vérité, telle qu’il l’exprimera, ne sera peut-être pas totalement concordante avec les constatations », prévient Me de Caunes.
09:24
Le téléphone de Delphine Aussaguel a toujours borné dans les environs du domicile familial jusqu'à son extinction au matin, après plus de 150 appels passés par Cédric Jubillar. Il n'a jamais été retrouvé. Cédric révélera-t-il sa localisation ?
Contrairement à son habitude, le sien a été éteint volontairement en soirée, selon les experts, alors qu'il restait 40% de batterie. « Je n'éteignais jamais mon téléphone de moi-même », a-t-il pourtant dit.
09:06
Selon plusieurs témoins, Delphine garait toujours sa Peugeot 207 dans le sens de la montée du chemin, un voisin et une amie affirmant que c'est ainsi qu'elle l'avait garée le 15 décembre. Or les gendarmes avaient trouvé le véhicule capot vers le bas, le matin, suggérant qu'il a pu être utilisé dans la nuit pour déplacer le corps.
« Je m'en rappelle très bien, je peux vous assurer qu'il était garé dans le sens de la descente » dès la veille, avait lâché le peintre-plaquiste à l'audience, après avoir déclaré, pendant l'enquête, ne pas savoir « dans quel sens » était garée la 207.
Toutefois, il a déclaré dans sa lettre que « plusieurs éléments constitutifs du faisceau d’indices graves et concordants ne correspondent pas à la réalité ». Et notamment la position de la voiture, qui a bien servi à transporter le corps de Delphine. Malgré ce déplacement, elle n’a pas changé de sens de stationnement, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé de nombreux témoins, selon Cédric Jubillar.
09:02
Au cours de l'enquête puis du procès, deux voisines résidant à 150 mètres avaient dit avoir entendu des cris de femme et des aboiements vers 23 heures. « Elles ont peut-être entendu des cris et des chiens, mais je ne crois pas que ça venait de chez moi », avait affirmé l'accusé.
Quant à la présence des chiens dehors, Cédric avait déclaré que Delphine avait promené les chiens vers 23 heures ou minuit, comme elle le faisait tous les soirs. Sinon pourquoi aurait-il retrouvé les chiens dehors le matin, comme il l'affirmait ? Mais plusieurs témoins avaient rétorqué qu'elle ne les sortait jamais la nuit car elle avait peur du noir. La lampe torche de son téléphone n'avait en outre pas été activée et la lampe frontale était restée dans la cuisine.
08:56
Au cours de l'enquête, la seule paire de lunettes que Delphine portait, déjà abîmée, avait été retrouvée en trois morceaux (la monture, un verre seul et une branche) sur le bar de la cuisine. La seconde branche avait été découverte derrière le canapé. Selon une double expertise, les dommages causés ont pu être provoqués par un poing d'adulte. « Cela faisait un moment qu'elles étaient comme ça », avait affirmé Cédric Jubillar au procès.
08:45
Maître Pierre Debuisson va tenir ce lundi une conférence de presse dans son cabinet toulousain, « dans le cadre de l'affaire Jubillar, et à la suite des aveux qu'il m'a faits et de son souhait de reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme Delphine ».
08:41
L’ex-petite amie de Cédric Jubillar, Jennifer C., avec laquelle le détenu a entretenu une relation entre 2024 et 2025 avait affirmé avant le procès en première instance que l'ancien peintre-plaquiste lui avait avoué le meurtre de Delphine au cours d'une dispute au cours de laquelle elle avait dit vouloir le quitter, lors d’une visite au parloir du centre pénitentiaire. Le détenu lui aurait notamment montré la manière dont il aurait étranglé Delphine.
08:34
Cédric Jubillar, qui aura 39 ans en septembre, est à l'isolement depuis le début de son incarcération à Seysses, le 18 juin 2021. Sa cellule d'environ 10 mètres carrés et équipée d'un téléviseur, d'une douche et de toilettes. Il a le droit à deux heures de promenade par jour, sans contact avec les autres détenus. Il n'a pas vu ses enfants depuis sa mise en examen, six mois après les faits.
08:18
Le procès en appel de Cédric Jubillar devait débuter le 21 septembre prochain, avait annoncé la cour d'appel de Toulouse. Or, ces nouveaux éléments pourraient causer son renvoi, la justice devant reprendre l'enquête. Un supplément d’information pourrait être ouvert par la présidente de la cour d'appel, Marie Leclair, avec à la clé plusieurs actes à réaliser.
08:10
« Durant ces derniers mois, j’ai pu créer un véritable lien de confiance avec Cédric Jubillar. J’ai senti un homme affaibli, mais qui avait besoin de parler. Et au fil de nos rencontres, il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement », a précisé l'avocat de Cédric Jubillar, Pierre Debuisson, qui travaille avec son père Guy.
08:05
Cédric Jubillar et Delphine Aussaguel ont eu deux enfants : l'aîné, Louis, âgé de bientôt 12 ans aujourd'hui, et sa petite soeur Elyah, 7 ans, qui sont aujourd'hui élevés par Stéphanie, la sœur de Delphine.
Louis avait témoigné par écrit au cours du procès de son père, l'an dernier. Dans sa lettre, il affirmait avoir été témoin d’une dispute entre ses parents le soir des faits.
Ce soir-là, il a raconté s'être levé en entendant des cris et avoir vu, à travers la porte entrouverte, ses parents se bousculant entre le canapé et le sapin de Noël. Surtout, il avait raconté comment son père – qu’il n’appelle plus papa, mais nomme par son prénom – lui infligeait brimades et violences durant son enfance.
« Il se trompe de soir, je sais qu'il y a eu des disputes, mais il confond la soirée », avait assuré l'accusé, niant s'être « relevé » cette nuit-là.
Entendue comme témoin, l’administratrice ad hoc des deux enfants du couple avait expliqué que Louis était « convaincu que son papa est responsable » de la disparition de sa mère.
07:50
Même si les gendarmes de la section de recherches de Toulouse n'avaient pas pu présenter de preuves irréfutables de sa culpabilité, Cédric Jubillar avait été mis en examen pour homicide volontaire après six mois d'enquête, sur la base d'un faisceau d'indices concordants, puis condamné à 30 ans de prison à l'automne 2025.
Toutefois, selon le détenu, « plusieurs éléments constitutifs du faisceau d’indices graves et concordants ne correspondent pas à la réalité » écrit-il. Notamment la position de la voiture. Un véhicule qui, malgré son déplacement, n’a pas changé de sens de stationnement, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé de nombreux témoins
07:48
Cédric Jubillar est détenu depuis le 18 juin 2021, à l'isolement par mesure de sécurité, au centre de détention de Seysses, près de Toulouse. Ce bouleversement de ligne de défense intervient quelques mois après un changement d'avocat, son nouveau conseil, Pierre Debuisson, s'étant notamment élevé contre les conditions de détention de son client. Lors de son procès en première instance, Cédric Jubillar était représenté par les avocats toulousains Emmanuelle Franck et Alexandre Martin.
07:42
Cédric Jubillar avait été condamné en 2025, en première instance, à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Delphine. Voici ce que l'on sait de ses aveux, plus de cinq ans après les faits.
07:39
Le procès en appel de Cédric Jubillar devait débuter le 21 septembre prochain, avait annoncé la cour d'appel de Toulouse. Or, ces nouveaux éléments pourraient causer son report, la justice devant reprendre l'enquête.
Parmi les questions qui demeurent, celle de savoir comment Cédric Jubillar a mis fin aux jours de sa conjointe. Il « réserve les détails des circonstances de la disparition de son épouse à la justice et se met entièrement à sa disposition pour livrer toutes les précisions nécessaires », selon ses avocats.
07:31
Dans sa missive, le détenu se dit prêt à donner la localisation du corps de Delphine, plus de cinq ans après sa disparition. Il précise aussi que la Peugeot 207 bleue de Delphine a bel et bien servi à transporter le cadavre de son épouse, qu'il dit avoir tuée après une dispute qui a dégénéré.
07:10
Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020, dans un courrier adressé à son avocat auquel La Dépêche du Midi a eu accès.
« Il m'a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité », réagit Me Debuisson. « Il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement, après toutes ces années où il s’est senti maltraité par les enquêteurs et harcelé par la pression médiatique. Dans cette démarche, il veut aussi donner une sépulture à la mère de ses deux enfants. Je suis fier de ce travail effectué pour la manifestation de la vérité et dans l’intérêt de la justice ».
07:04
Delphine Aussaguel, anciennement Jubillar, infirmière de 33 ans, n'a plus donné signe de vie depuis décembre 2020. Son mari Cédric avait signalé sa disparition le 16. Selon lui, cette mère de deux enfants a quitté la maison familiale de Cagnac-les-Mines (Tarn) le 15 vers 23 heures pour promener leurs deux chiens. Le couple était en instance de divorce, une séparation initiée par Delphine.
Cédric Jubillar avait toujours clamé son innocence et le corps de Delphine n'a jamais été retrouvé. Plusieurs opérations de fouilles, en 2021 et 2022, n'ont rien donné. Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire le 18 juin 2021, et écroué. Depuis, toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées.
En septembre 2024, la cour d'appel de Toulouse a décidé de le renvoyer devant la cour d'assises pour homicide volontaire sur son épouse. Le procès s'est tenu en 2025 : il a été condamné par les assises en octobre 2025 à 30 ans de prison
Publié le 06.07.2026 à 14:10
Le répit aura été de courte durée : le mercure grimpe à nouveau dans le pays ce lundi, avec 16 départements en vigilance orange canicule et jusqu'à 40°C attendus localement, un épisode voué à s'étendre quelques jours seulement après une vague de chaleur historique.
Ces températures s'accompagnent d'un risque d'incendie « très élevé » dans sept départements du sud, dont les Pyrénées-Orientales où un feu a nécessité d'évacuer 10.000 personnes en parcourant 4.600 hectares depuis samedi soir.
Les températures devraient être un cran en dessous du dernier épisode caniculaire, qui intervient alors qu'une motion de censure des Écologistes sera débattue ce lundi à l'Assemblée.
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14:42
Alors que le débat s'ouvre à l'Assemblée nationale sur la motion de censure sur la canicule déposée par le groupe écologiste, le Premier ministre accuse les députés signataires d'« instrumentaliser les victimes de la canicule ».
« Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le Gouvernement d'avoir "des morts sur la conscience" n'est pas une alerte. C'est une faute », a lancé le Premier ministre dans l'hémicycle.
« Cette motion n’a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule », mais vise à « éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle », lance-t-il encore.
14:27
A 14 heures, la commune d'Argeliers, dans l'Aude, atteint les 40°C et se rapproche de son record mensuel de 41°C, établi en juillet 1949. La barre des 40°C pourrait également être franchie, dans les heures qui viennent, dans les Pyrénées-Orientales et l'Hérault.
Deux communes, Narbonne (Aude) et Eus (Pyrénées-Orientales), ont déjà battu leur record de chaleur pour un mois de juillet, avec respectivement 39,5°C et 39,1°C.
13:55
Un homme suspecté d'être à l'origine de neuf départs de feu dimanche dans l'Hérault a été placé en garde à vue, en pleine vague d'incendies dans le sud de la France, indique une source proche de l'enquête.
Cet homme a été repéré alors qu'il circulait en voiture par des habitants du village de Coulobres, près de Béziers. Il a été interpellé par les gendarmes de Servian dans la soirée de dimanche alors qu'il arrivait, cette fois à scooter, dans la localité voisine d'Abeilhan, selon cette source ayant requis l'anonymat.
13:39
Selon les relevés de Météociel, les 38°C ont été dépassés dans trois départements à 13 heures : les Pyrénées-Orientales, avec un maximum de 39,7°C à Céret, l'Hérault, avec jusqu'à 39,3°C à Siran, et l'Aude, avec 38,5°C à Durban-Corbières.
13:16
Un homme est en garde à vue lundi au lendemain de son interpellation, révélée par Le Progrès. Il est suspecté d'avoir allumé plusieurs feux de végétation rapidement maîtrisés dimanche à Solaize (Rhône).
Une procédure est ouverte pour « destruction par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation d'autrui pouvant causer un dommage aux personnes », a précisé le parquet de Lyon.
Selon une source gendarmerie, l'incendiaire présumé âgé de 29 ans est « très connu » des services de police pour diverses infractions. Il a été identifié par des témoins qui l'ont vu en train d'allumer des feux, indique cette même source, qui précise que huit foyers distincts ont été relevés. Le feu a parcouru environ 10.000 m2 (1 hectare), et mobilisé 71 pompiers et 26 engins, selon un bilan de la préfecture du Rhône.
12:56
Dans la Drôme, le feu de forêt qui s'est déclaré dans le massif de Justin, à Die, le 24 juin après un impact de foudre, gagne du terrain. Il a encore parcouru une centaine d’hectares dans la nuit de dimanche à lundi, selon les informations du Dauphiné Libéré. Avec 450 hectares brûles au total, il devient le pire sinistre dans la Drôme depuis 30 ans.
12:41
A midi, neuf départements ont basculé en vigilance orange canicule : la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne, la Gironde, les Landes, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres et la Vendée.
Ils ont rejoint sept départements qui étaient déjà en vigilance orange : les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, l'Ardèche, la Drôme et le Vaucluse.
Pour ce lundi, Météo-France prévoit « des températures maximales souvent comprises entre 35 et 38°C au sud de la Seine avec des pointes voisines de 40°C en Languedoc, Sud-Ouest ». « Ce mardi, les très fortes chaleurs n'épargnent que les bords de Manche et frontières du Nord-Est. 40°C fréquents dans l'Ouest et le Sud-Ouest. La canicule se poursuit les jours suivants ».
12:35
Dans les Pyrénées-Orientales, département placé en vigilance orange canicule et où le feu de Trévillach a entraîné l'évacuation de 10.000 personnes en parcourant 4.600 hectares depuis samedi soir, la température atteint déjà les 39°C à midi, selon les relevés de Météociel. Il fait ainsi 39°C à Céret, 37,5°C à Vinça et 37,2°C à Ille-sur-Tet.
12:23
La Commission européenne annonce, par la voix de sa présidente Ursula von der Leyen, l'envoi en France de quatre avions bombardiers d'eau de la flotte RescEU, le dispositif européen de lutte contre les feux de forêt.
« Ils arriveront aujourd'hui même depuis Chypre et la Suède pour renforcer les pompiers français autour de Perpignan. L'Europe se tient aux côtés de la France ! », écrit-elle.
12:02
Dans un message posté sur X, le président de la République exprime sa « solidarité » envers les victimes des incendies et ses « pensées pour nos sapeurs-pompiers blessés ». Il remercie les élus dont il salue la « mobilisation ». « Partout, restons vigilants et respectons les consignes de sécurité », écrit-il encore.
11:44
L'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui a entraîné l'évacuation de plus de 10 000 personnes et chamboulé l'arrivée de l'étape du Tour de France dans ce département, n'est toujours « pas fixé ». 700 pompiers poursuivent leur « lutte acharnée » contre les flammes.
11:36
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, se rend ce lundi après-midi à l'Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales, non loin de Trévillach, la commune voisine en partie touchée par l'incendie.
11:22
Ces épisodes répétés de chaleur ont conduit les députés écologistes à l'Assemblée à déposer une motion de censure contre le gouvernement Lecornu, examinée ce lundi, mais qui n'a aucune chance d'être votée.
Des critiques virulentes avaient émergé dans l'opposition, en juin, contre la lenteur des investissements nécessaires à l'adaptation des écoles ou hôpitaux. Le gouvernement a défendu son bilan, avec la création du Fonds vert en 2023 pour financer les projets des collectivités territoriales, mais dont les dotations ont été lentement réduites.
Auparavant, dimanche, le Premier ministre a annoncé l'inscription au Sénat d'une proposition de loi sur l'adaptation au changement climatique, mais sans la hausse du Fonds vert que réclamaient les socialistes. Ce lundi, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a dénoncé une motion de censure « de posture politique » de la part des écologistes.
11:15
En fin de nuit, Météo-France a relevé 20 à 27°C en vallée du Rhône, sur les littoraux méditerranéens et dans le sud-ouest, où « des pointes voisines de 40°C » sont attendues dans la journée, comme à Bordeaux.
Dans un grand ensemble du nord de la ville, des habitants prenaient le frais lundi matin au pied des immeubles, tel Cupson, 40 ans, sorti vers 07H30 pour faire jouer son enfant. « On habite au 11e étage d'une tour, ils ont fait des travaux d'isolation mais en réalité, ça isole du froid. En été, c'est catastrophique, les murs gardent toute la chaleur et ça peut monter jusqu'à 34°C », raconte-t-il. Pour lui, la climatisation n'est pas une option: « C'est hors de prix, et ça consomme énormément ».
11:03
Ce nouvel épisode caniculaire devrait se poursuivre toute la semaine. Les anomalies vont atteindre voire dépasser les +15°C par rapport aux normales de saison, selon La Chaîne Météo.
10:56
Ce lundi, « les températures dépasseront 35°C dans le Sud-Ouest, jusqu'à 39°C. Dans le Languedoc-Roussillon, les températures atteindront 38 à 40°C » localement, selon Météo-France. Plus au nord, elles seront souvent proches des 31 à 36°C lundi, mais aussi mardi.
10:46
Dans un entretien au Parisien, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé qu’il votera ce lundi la motion de censure liée à « l’inaction climatique » du gouvernement déposée par les Ecologistes. Mais la position du groupe PS est différente : il a annoncé ce lundi qu'il ne votera pas cette motion de censure, qui entend sanctionner une impréparation au changement climatique et aux canicules.
« Nous partageons (...) la colère contre l'inaction climatique d'Emmanuel Macron » mais les Français attendent « des solutions plutôt que d'entrer dans une crise politique sur ce sujet », estime le groupe socialiste dans un communiqué. En l'absence de soutien du RN et du PS, la motion n'a aucune chance de recueillir les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
10:42
Une semaine seulement après la fin d’une canicule historique, une nouvelle vague de chaleur est arrivée dimanche sur une partie du pays. Mais si les températures s’annoncent plus supportables, elle ne doit pas être prise à la légère.
10:40
Plusieurs incendies étaient en cours dimanche dans le sud de la France. Le plus important dans les Pyrénées-Orientales où, dimanche soir, le feu avait parcouru plus de 4600 hectares, entrainant l'évacuation de 10 500 personnes dans le massif des Aspres et à l'Ille-sur-Têt. Un pompier et un habitant ont par ailleurs été sévèrement blessés.
Ailleurs en France dimanche, les pompiers ont lutté contre de multiples incendies, notamment en Ariège, dans l'Aude, et aussi dans le Gard contre un gros feu de forêt qui s'est déclenché près d'un circuit de karting à Lédenon a brûlé 540 hectares avant d'être fixé. L'autoroute A9 a dû être partiellement fermée plusieurs heures avant d'être rouverte.
10:35
Ce lundi, à compter de midi, la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne, la Gironde, les Landes, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres et la Vendée viennent s'ajouter aux sept départements déjà en vigilance orange dans le sud de la France dimanche, à savoir la Drôme, l'Ardèche, le Gard, le Vaucluse, l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales.
10:30
Bonjour, et bienvenue dans ce live consacré à la nouvelle vague de chaleur en France ainsi qu'aux incendies qui font rage dans le sud du pays.
Publié le 06.07.2026 à 10:42

Six mois qu’il est libre, Laurent. Libéré ? C’est autre chose. Le 8 janvier 2026, Laurent Vinatier quitte la prison-forteresse de Lefortovo, après 19 mois d’enfermement. Sur le tarmac de l’aéroport de Moscou, “l’agent de l’étranger” croise Daniil Kasatkin, prend sa place dans l’avion. Un prétendu espion français échangé contre un basketteur russe suspecté de piraterie informatique par les Américains ? Gratiné, ce remake de la Guerre froide.
Il a retrouvé son domicile de Thonon-les-Bains, ses cheveux mi-longs, mais pas tous ses esprits. Au bord du Léman, Laurent Vinatier, 50 ans le 23 juillet, a du mal à reprendre pied, à se projeter dans l’avenir. « C’est comme si je flottais. C’est impossible de revenir dans la réalité que j’ai quittée. » Sa mission de médiateur de conflits au sein de l’ONG suisse HD, c’est terminé. Il le faudra, il le sait, mais pour l’heure il a du mal à s’imaginer travailler. Passé l’euphorie d’un retour très médiatisé, il manque d’énergie.
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