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Dauphiné Libéré


Publié le 09.06.2026 à 06:00

Société. Les retraités de demain veulent partir tôt et en forme pour « profiter »

À quel âge les Français vont-ils pouvoir partir à la retraite dans les années qui viennent ? C’est l’une des questions qui sera au centre de la campagne présidentielle. À 67 ans pour certains comme l’a laissé entendre Édouard Philippe (Horizons) ? À 60 ans avec 40 années de cotisation comme le promet l’insoumis Jean-Luc Mélenchon ?

Entre les deux, il y a un monde et les Français le voient et se posent des questions. La deuxième vague du baromètre du moral des futurs retraités de Odoxa (*) montre que la majorité des futurs retraités se disent mal informés sur les modalités pratiques de la fin de leur parcours professionnel. 54 % d’entre eux (en progression de deux points en un an) saisissent mal le système des pensions.

Partir tôt et en forme

La réforme des retraites de 2023, qui a été suspendue jusqu’en 2027 à la suite d'un accord entre le gouvernement et une partie de la gauche à l’automne dernier, n’est que partiellement intégrée. L’enquête Odoxa révèle que la priorité pour les futurs retraités est de partir le plus vite possible.

La précocité du départ a plus de poids que le montant de la pension. « Ce qui compte le plus pour les Français est de pouvoir partir en retraite quand ils sont en forme pour bien profiter de ce nouveau départ après une vie professionnelle d’efforts et de contraintes », résume Erwan Lestrohan, directeur conseil d’Odoxa.

63 % des actifs (45-64 ans) interrogés déclarent être prêts à partir plus tôt, quitte à avoir de moins bonnes conditions financières. Le pourcentage monte même à 74 % chez les ouvriers ! Pour le panel sondé, une bonne retraite, c'est avant tout être en bonne santé (81 %), loin devant le fait d’avoir des revenus suffisants (59 %, soit une baisse de 7 points en un an).

La grande majorité (84 %) a d’ailleurs intégré une baisse de son pouvoir d’achat et même, à 52 %, une situation financière moins bonne que celle de leurs parents lorsqu’ils étaient à la retraite. Pas étonnant, dès lors, que le réflexe d’épargne des futurs retraités, déjà bien ancré, progresse de 5 points en un an. 70 % déclarent mettre de l’argent de côté.

63 % des Français ont déjà fait une simulation pour évaluer leur future pension de retraite. Photo Sipa /Mourad Allili

63 % des Français ont déjà fait une simulation pour évaluer leur future pension de retraite. Photo Sipa /Mourad Allili

Cumul emploi-retraite

« Alors que les placements financiers concernent en priorité les Français les plus aisés, la constitution d’une épargne traditionnelle est un réflexe majoritairement ancré aussi bien chez les cadres que chez les employés et les ouvriers », précise Erwan Lestrohan. « Il ne s’agit pas d’une épargne de précaution visant le court terme mais plutôt d’une épargne d’anticipation face à des perspectives d’avenir négatives, entre un niveau de vie à la retraite qui va fortement diminuer et une succession de crises mondiales qui incite à se protéger », ajoute-t-il.

Cette volonté de protection, au point d’envisager un cumul emploi-retraite pour presque la moitié des sondés, marque aussi le manque de confiance vis-à-vis des pouvoirs publics pour pouvoir prendre à bras-le-corps le financement des retraites. Le débat présidentiel devra les rassurer.

(*) Enquête réalisée par internet du 3 au 8 avril sur un échantillon de 1 000 actifs de 45 à 64 ans, par Odoxa pour la MIF

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Publié le 08.06.2026 à 19:51

Pays de Savoie. Hommages à Lyhanna : des échanges tendus à Bonneville, et des centaines de personnes rassemblées à Annecy, Chambéry, Thonon et Albertville

Ce lundi 8 juin, plusieurs rassemblements ont eu lieu en Savoie et Haute-Savoie en hommage à Lyhanna, jeune fille de 11 ans retrouvée décédée jeudi 4 juin, et pour faire entendre leur colère vis-à-vis de la justice.

Des centaines de personnes rassemblées à Annecy

Une minute de bruits à Annecy pour "dire la colère"

"Plus jamais ça", "protégez les victimes, pas les prédateurs", "justice complice"... ont scandé des centaines de personnes réunies sur le parvis du tribunal judiciaire d'Annecy ce lundi 8 juin dès 19 heures.

Près de 200 personnes rassemblées devant le palais de justice de Chambéry

À partir de 19 heures, près de 200 personnes se sont réunies devant le tribunal de Chambéry pour exiger justice pour Lyhanna.

Des femmes, des hommes et de nombreux enfants qui hurlent et applaudissent au gré des discours. Tous réclament un changement profond du système judiciaire. « Nous nous battons tous les jours contre ces phénomènes. Monsieur Darmanin, ça suffit, ça suffit » crie une intervenante au micro. Un slogan repris en cœur par la foule.

Il y a de nombreuses pancartes où on peut lire « justice = complice ». Pour le moment, les intervenants continuent de se relayer devant des manifestants de plus plus nombreux sur la place du palais de justice. 

À Bonneville, des échanges tendus avec le procureur et la présidente du tribunal 

À Bonneville, près de 150 personnes se sont réunies devant le tribunal. Ils ont été rejoints dès 19 heures par son procureur Boris Duffau et sa présidente Mathilde Layson, venus échanger avec la foule.

Durant la discussion, tendue, le procureur a expliqué que les violences sexuelles envers les enfants "était une de nos préoccupations principales", et que la demande du Garde des Sceaux Gérald Darmanin de réexaminer les dossiers portant sur des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs allait bien sûr être suivie.

L'émotion face à lui était palpable : "Quand des enfants de 4 ans dénoncent des violences sexuelles sans être entendus, comment arrivez-vous à dormir ?" "A force, c'est les citoyens eux-mêmes qui vont faire la justice." 

La famille de Yannis, l'adolescent qui s'était suicidé après avoir croisé son agresseur sexuel tout juste sorti de prison, était également présente.

Une centaine de personnes rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Albertville

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, une centaine de personnes s’est rassemblée ce lundi 8 juin, devant le tribunal judiciaire d’Albertville. 

Alignées devant le parvis, elles ont scandé, pancartes à la main, « Lyahanna plus jamais ça » et «  Justice pour nos enfants ».

Dominique Lang, président de la section d’Albertville de la Ligue des droits de l’Homme, demande du recul et de la réflexion pour que la justice n'apparaisse pas facilement comme un bouc émissaire : « On sait qu'il y a un manque de moyens, un manque de personnel qui font qu'il y a des dysfonctionnements dans ce ministère-là. Mais se retourner contre un juge, contre la justice, cela ne va pas régler un problème de société. Quand on voit le nombre de dossiers que doit gérer un juge d'instruction, c'est affligeant. Quand on voit les formations qui sont faites pour l'écoute des jeunes enfants ou des personnes qui sont vulnérables, par exemple les personnes handicapées mentales, très souvent victimes de ce genre de crime,  il y en a très peu. Avant de crier haro contre le juge, il faudrait plutôt voir ce qui peut être mis en place pour assurer un bon suivi de ces problèmes, qui sont des problèmes de société. »

150 personnes devant le palais de justice de Thonon

Quelque 150 personnes se sont rassemblées ce lundi en fin d'après-midi, devant le palais de justice de Thonon. Elles ont, suite au décès de Lyhanna et à la vague d'émotion nationale, exprimé leur inquiétude d'une enfance en danger dans le calme et au moyen d'une dizaine de pancartes.

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Publié le 08.06.2026 à 19:10

Hautes-Alpes - Isère. Deux motards tués dans un choc avec une voiture à Garde-Colombe : les victimes sont un père et son fils

Que s’est-il passé sur cette longue ligne droite, lundi 8 juin vers 9 h 30, entre Laragne-Montéglin et Garde-Colombe ? Dans quelles circonstances, l’Alfa Roméo blanche et les deux motos circulant sur la route départementale 1075, se sont percutées frontalement ? Si les gendarmes ont effectué de nombreuses constatations sur les lieux du sinistre, les causes de ce drame...

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