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Dauphiné Libéré


Publié le 08.06.2026 à 17:09

Gers. « Il n’y a plus un enfant seul dans la rue » : après la mort de Lyhanna, la psychose gagne Fleurance

Ce sont des parents les yeux gonflés, parfois au bord des larmes, qui sont venus déposer leurs enfants ce lundi matin au collège Hubert-Reeves à Fleurance. Devant l’établissement, des bouquets de roses, des petits messages ainsi que quelques photos de Lyhanna. La veille, 6000 personnes ont marché dans les rues de cette commune du Gers pour rendre hommage à la collégienne décédée la semaine dernière, et crier leur colère à l’égard de la justice. Selon eux, l’institution judiciaire a failli à protéger cette collégienne de 11 ans d’un prédateur sexuel.

À Fleurance et ses environs, la psychose s’est installée chez les parents, qui ne peuvent s’empêcher de se dire que cela aurait pu leur arriver. « D’habitude, ma fille patiente devant le collège avec ses amies. Maintenant, c’est fini ! Elle rentre dans la cour », confie Justin*. Ce père d’une adolescente de 13 ans est allé jusqu’à lui acheter « un traceur », « comme ça, je suis rassuré », glisse-t-il. « Avant, je la laissais aller à l’épicerie en trottinette électrique, à présent je ne l’y autorise plus », ajoute-t-il.

C’est le cœur lourd que les parents ont accompagné leurs enfants au collège Hubert-Reeves ce lundi matin à Fleurance (Gers). Photo EBRA /Alexandra SIMARD

C’est le cœur lourd que les parents ont accompagné leurs enfants au collège Hubert-Reeves ce lundi matin à Fleurance (Gers). Photo EBRA /Alexandra SIMARD

« S’ils viennent, c’est accompagnés de leurs parents »

Dans son bureau de tabac, Jean-François, a bien constaté ce changement d’atmosphère. « Depuis sa disparition, je n’ai plus un enfant. S’ils viennent, c’est accompagnés de leurs parents. Il n’y a plus un enfant seul dans la rue. Il y a vraiment un truc anxiogène terrible », constate le buraliste. « Lyhanna venait chercher des bonbons avec ses copines toutes les semaines », précise le commerçant fleurantin, qui se souvient d’une petite fille « gaie, très gentille et plutôt réservée ». Lui aussi est en colère contre le système judiciaire : « Une fois de plus, la justice a complètement merdé », cingle-t-il. La mort de Lyhanna trouve un écho tout particulier chez ce buraliste papa de deux filles : « Ma fille s’est fait violer deux fois. Il a pris trois ans pour viol sur mineure, mais il est sorti au bout de six mois », enrage Jean-François.

À Montestruc-sur-Gers, où vivait Jérôme Barella, à 7 km de Fleurance, Annie fume une cigarette à la fenêtre. Elle partage la même colère : « C’est normal que ce drame prenne une telle ampleur. Je ne comprends pas pourquoi Jérôme Barella était encore en liberté », fulmine cette grand-mère de huit petits-enfants.

« Un homme discret »

Ce lundi matin, les rayons du soleil frappent timidement les murs en pierres des maisons à colombages de ce petit bourg de 600 habitants. La quiétude de ce village de carte postale tranche avec la gravité des événements du moment. Au bout d’une ruelle, les scellés de gendarmerie apposés sur la porte d’une grande bâtisse rappellent qu’il s’est passé quelque chose de grave.

Sur la boîte aux lettres figure en lettres noires : “Famille Barella”. C’est dans cette maison que les copines de la fille de Jérôme Barella, dont Lyhanna, participaient à des soirées pyjamas. Derrière ces murs, ce père de famille de 41 ans est notamment accusé d’avoir violé une fillette de 10 ans. Des faits pour lesquels il n’a jamais été entendu depuis le dépôt d’une plainte en août 2025. C’est de là qu’a éclaté le scandale d’État qui secoue la France depuis plusieurs jours.

Ses voisins, arrivés le 1er février dernier, n’auraient jamais imaginé une telle histoire : « Ça fait peur. On se dit que ça pourrait être nos enfants. On pense que cela ne peut se produire que dans les grandes villes, et finalement cela s’est déroulé à côté de chez nous », confie cette jeune maman, sa fille de neuf mois dans les bras. Avec son mari, ils décrivent Barella comme « un homme discret » qui faisait régulièrement « des barbecues » devant chez lui.

« On se dit que finalement il avait déjà le vice dans la peau »

Pourtant, les antécédents judiciaires de Jérôme Barella dessinent un tout autre portrait. Marie et Isabelle, qui animent un cours de danse country au Club fleurantin de la retraite sportive, se souviennent d’un épisode auquel elle n’avait jusque-là pas prêté attention. Les deux femmes, respectivement âgées de 64 et 75 ans, racontent avoir croisé Jérôme Barella à la terrasse d’un café de Fleurance à l’été 2023 : « Nous étions installées en terrasse avec quatre autres danseuses de country. Jérôme Barella s’est assis vers nous et s’est mis à tenir des obscénités », rapporte Isabelle. Selon Marie, « les propos tournaient autour du sexe ». « On pensait qu’il avait bu. On s’est moqué de lui. Il est parti de lui-même », complète la sexagénaire. Après coup, cet épisode leur revient à l’esprit avec une tout autre grille de lecture : « Quand on a vu son visage à la télévision, nos poils se sont hérissés. On se dit que finalement, il avait déjà le vice dans la peau… »

*Les prénoms ont été modifiés

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Publié le 08.06.2026 à 17:26

Gers. Mort de Lyhanna : Darmanin et Nuñez auditionnés mardi matin, un rassemblement interdit à Paris

Après l'immense émotion de la marche blanche à Fleurance (Gers), dimanche, en hommage à Lyhanna, les rendez-vous politiques et judiciaires se multiplient ce lundi : réunion entre le garde des Sceaux Gérald Darmanin et les procureurs généraux au ministère de la Justice, rassemblements d'associations pour demander une loi sur les violences faites aux mineurs...

« Cette affaire est un échec », a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur France 2. Gérald Darmanin a également reconnu « un échec » ce lundi lors d'une conférence de presse, tout en affirmant qu'il ne démissionnera pas de son poste.

Jeudi, le corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été retrouvé dans le silo d'un site agricole désaffecté, dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme Barella, 41 ans, a fait l'objet de plusieurs plaintes pour des violences sexuelles sur mineures, qui ont été classées sans suite ou pour lesquelles il n'a pas été entendu.

Les temps forts

Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.

  • 18:30

    « Nous devons cette loi à la famille de Lyhanna », déclare François Hollande 

    Sur X, l'ancien président de la République et actuel député François Hollande a formellement apporté son soutien au projet de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, déclarant : « Nous devons cette loi à la famille de Lyhanna. Nous la devons à toutes les femmes qui sont agressées et qui ne peuvent pas obtenir justice. » Il a insisté sur la nécessité de « passer à un autre niveau » de protection législative grâce à un texte global prenant en compte l'intégralité de ces violences.

  • 18:19

    Malgré l'interdiction, une cinquantaine de personnes présentes place Vendôme

    Malgré l'interdiction, un peu plus d'une cinquantaine de personnes sont réunies place Vendôme ! La police invite les manifestants à se déplacer place Louis Lépine, nouveau lieu dédié pour le rassemblement parisien : « Nous vous invitons à prendre contact avec la déclarante pour les modalités de rassemblement », précise la policière qui parle dans un mégaphone, après avoir précisé que la place Louis Lépine se trouve sur l'île de la Cité. « Ah bah bravo ! Dernière minute, comme d'habitude », a réagi une femme, très agacée.

  • 18:01

    Rassemblement déplacé : « Une décision incompréhensible »

    L'interdiction partielle du rassemblement prévu pour la petite Lyhanna, plâce Vendôme, et donc « déplacé » place Louis Lépine dans le centre de Paris, la Fondation des Femmes dénonce « une décision incompréhensible » : « Les associations organisatrices font part de leur sidération et appellent à respecter l’esprit de l’appel au rassemblement pour que celui-ci se déroule de manière pacifique et permette à chacun et chacune de rendre hommage à Lyhanna. » Un point presse sera organisé à 18h30.

  • 17:48

    « Il n’y a plus un enfant seul dans la rue » : la psychose gagne Fleurance

    Au lendemain de la marche blanche pour Lyhanna, l’émotion est toujours vive ce lundi à Fleurance, où la psychose a gagné les parents. Les Fleurantins restent aussi ulcérés par le système judiciaire et exigent de l’État une meilleure protection des enfants victimes de violences sexuelles.

    Le reportage de notre correspondante dans le Gers, Alexandra Simard, est à retrouver ici.

  • 17:34

    Loi contre les violences faites aux femmes et aux enfants : Vallaud veut aller vite

    Sur le réseau social X, en réponse à la tragédie de l'affaire, Borris Vallaud, chef des socialistes à l'Assemblée, demande à Sébastien Lecornu « une inscription rapide à l’ordre du jour du Parlement de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants ».

  • 17:24

    Le rassemblement prévu place Vendôme partiellement interdit

    La préfecture de police de Paris a annoncé lundi interdire partiellement le rassemblement prévu pour la petite Lyhanna à 19 heures, place Vendôme... sous les fenêtres du ministère de la Justice.

    La préfecture estime que « ce rassemblement, qui risque de générer une importante affluence avec la présence de groupes militants aux opinions antagonistes susceptibles de troubler l'ordre public, intervient dans un contexte particulièrement sensible. » À la place, la préfecture propose aux organisateurs de rejoindre le rassemblement prévu place Louis Lépine, dans le centre de Paris, grâce à un accord « trouvé avec l'organisatrice du rassemblement ».

  • 16:51

    Bernard Cazeneuve appelle au « rappel des magistrats retraités volontaires »

    « Une mobilisation générale et inédite de la justice de la protection de l'enfance est nécessaire », écrit l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve sur X.

    Pour cela, il propose le « rappel des magistrats retraités volontaires », ainsi que le « redéploiement de ceux qui ne sont pas en juridiction et dont les travaux peuvent être différés ».

    « Objectif : apurer sans délai les dossiers en souffrance et déclencher les procédures qui protègent nos enfants. L’urgence dicte des mesures immédiates et d’ampleur », termine l'ex-ministre de l'Intérieur.

  • 16:46

    « Il donnait régulièrement des friandises aux amis de sa fille »

    Selon un élève de 12 ans, en classe de 6e A, fait état d'un « crush » de Lyhanna sur lui. « En mars, elle est venu me voir dans la cour de récréation me dire je t'aime mais j'ai refusé car je ne la connaissais pas assez. »

    Un autre élève du même âge raconte que « vendredi et jeudi on ne pouvait plus sortir du college sans les parents. Le college refusait par mesure de sécurité. » L'élève, en 6e A également, continue : « Un jour, Jérôme Barella m'a donné un Snickers glacé. Il donnait régulièrement des friandises aux amis de sa fille. L'élève dément tout harcèlement visant Lyhanna.

    Devant le collège de Lyhanna. Photo EBRA/Alexandra Simard
    Devant le collège de Lyhanna. Photo EBRA/Alexandra Simard
  • 16:41

    Sanctionner les juges, c’est possible, mais comment ça marche ?

    À la suite de la mort de Lyhanna, le garde des Sceaux Gérald Darmanin devrait proposer des sanctions à l’encontre d’un ou plusieurs magistrats si l’inspection administrative diligentée par le gouvernement pour comprendre les dysfonctionnements établit qu’il y a eu des fautes professionnelles au sein du service public de la justice. Comment se déroule la procédure ? Quelles sanctions possibles ?

    >>> Notre article à lire ici.

  • 16:26

    La procureure d'Auch « à la manoeuvre dans des conditions très compliquées »

    Joint cet après-midi par nos soins, le président de la Conférence des procureurs de la République donne quelques nouvelles de sa collègue d'Auch, Clémence Meyer, qui est dans l'oeil du cyclone depuis mercredi dernier.

    « Elle est un peu sonnée, explique Frédéric Chevallier, procureur de la République de Chartres. Mais elle est toujours à la manoeuvre dans son parquet, dans des conditions très compliquées. »

  • 16:10

    « Deux frères de la même famille, ça fait beaucoup »

    A Fleurance, l'information du placement en garde à vue du frère de Jérôme Barella, dans le cadre d'une enquête pour viol sur mineure, viol par conjoint, séquestration et menaces, s'est vite répandue.

    « La justice ne suffit pas. Je trouve qu'il faudrait éduquer les garçons, qu'il n'y ait plus ce sentiment d'impunité. Il faut une maîtrise masculine », estime une Fleurantine, fraîchement installée dans la commune, que nous venons de croiser sous les halles. 

    « Deux frères de la même famille comme ça, ça fait beaucoup », lâche une autre habitante installée en terasse sous les halles. 

  • 16:00

    Darmanin et Nuñez auditionnés mardi au Sénat

    Les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Gérald Darmanin et Laurent Nuñez, seront auditionnés mardi par la commission des Lois du Sénat sur la mort de la petite Lyhanna, annonce la chambre haute.

    Les deux ministres, mis sous pression depuis plusieurs jours quant aux dysfonctionnements ayant entouré cette affaire, ont été convoqués à 9h30 par la Haute assemblée. Ils répondront aux questions des commissaires aux Lois. Les membres du gouvernement devront probablement s'expliquer sur les failles identifiées dans les services de l'Etat.

  • 15:51

    Le rassemblement place Vendôme à Paris menacé d'interdiction

    Selon nos informations, d'après la Fondation des femmes, le rassemblement devant le ministère de la justice serait menacé d'interdiction par la préfecture. « Ça arrange peut-être le Garde des sceaux qu'on ne soit pas sous ses fenêtres, mais on ne pourra pas empêcher les gens d'y aller », assure la présidente de l’association Anne-Cécile Mailfert.

  • 15:12

    Les magistrats du tribunal de Bobigny dénoncent « l'hypocrisie » de Darmanin

    Les magistrats du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), deuxième juridiction de France, dénoncent « l'hypocrisie » du garde des Sceaux Gérald Darmanin sur la priorisation des contentieux liés aux violences faites aux enfants, et pointé un manque de moyens.

    Dans leur motion, votée à l'unanimité ce lundi, les magistrats, du siège et du parquet, rappellent partager « l'émotion causée par la mort » de Lyhanna, 11 ans, mais ils dénoncent « l'aveuglement » des pouvoirs publics face à la situation des juridictions et évoquent un « abandon des acteurs de la protection de l'enfance ».

    Après les propos de Gérald Darmanin, les magistrats de Bobigny dénoncent « l'absence de priorisation du contentieux des violences faites aux enfants et l'hypocrisie de l'affirmation contraire, alors que le ministère de la Justice a publié 64 circulaires et dépêches en 2025 et 53 en 2026, faisant de chaque actualité une nouvelle priorité de politique pénale, sans allouer aux juridictions les moyens pour les mettre en œuvre ».

  • 14:56

    Braun-Pivet demande l'inscription à l'agenda parlementaire de la « loi intégrale »

    La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a demandé l'inscription à l'agenda du Parlement de la « loi intégrale » transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles, en réponse à l'affaire Lyhanna.

    « Je demande au gouvernement, au président de la République, d'inscrire [...] cette proposition de loi intégrale cosignée par plus de 100 députés à l'ordre du jour de la session extraordinaire dont l'Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre », a affirmé la députée Renaissance des Yvelines, en ouverture d'une conférence de presse à l'Assemblée des porteurs de la proposition de loi.

  • 14:31

    Plus de 150 rassemblements ce soir

    Plusieurs associations féministes et de protection de l’enfance appellent à des rassemblements à 19 heures devant le ministère de la Justice et une centaine de tribunaux partout en France pour demander une loi sur les violences faites aux mineurs. Plus de 150 rassemblements sont prévus devant les tribunaux.

    A Paris, Marine Tondelier se rendra avec une délégation de responsables Écologistes au rassemblement devant le ministère de la Justice. C’est aussi le cas de la réalisatrice Andréa Bescond ou encore de l'animatrice Flavie Flament.

  • 14:00

    Un syndicat de magistrats interpelle Darmanin

    Il est « inadmissible » que des magistrats « soient désignés responsables et soumis à la vindicte et aux menaces » avant les résultats de l'enquête administrative diligentée après la disparition de Lyhanna, fustige le président de l'Union syndicale des magistrats dans une rare lettre au ministre de la Justice.

    « La mort d'une enfant est un drame absolu. Nous devons aux familles et aux citoyens un langage de transparence sur les circonstances structurelles et factuelles y ayant concouru », écrit Ludovic Friat à Gérald Darmanin dont la « responsabilité politique reste » selon lui « entière ».

    Le président de l'USM, majoritaire chez les magistrats, reproche au garde des Sceaux d'avoir « d'ores et déjà désigné des responsables et annoncé des sanctions disciplinaires », avant le début des investigations de l'Inspection générale de la justice, une « pression délibérée » sur elle.

  • 13:51

    « Nous ne voulons plus de mesurette » alerte la Fondation des Femmes

    La lutte contre les violences sexuelles et sexistes, pour laquelle un projet de « loi-cadre » a été déposé fin 2025 par une centaine de députés de tous bords et que l’affaire Lyhanna a relancé, doit constituer « un chantier d’ampleur », selon la Fondation des Femmes. « Nous ne voulons plus de mesurette, de loi votée en urgence, de rustine », a notamment estimé auprès de l’AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de l’association. 

  • 13:44

    Des « Barella » accusés à tort d’avoir un lien de parenté avec le suspect

    Plusieurs familles qui partagent le patronyme du principal suspect dans l'affaire Lyhanna sont désormais harcelés par des internautes via les réseaux sociaux, selon Le Parisien. Dans le Gers, un père et ses deux fils viennent de porter plainte pour diffamation.

    « Tandis qu’il nous est rapporté par les gendarmes que des personnes portant le même patronyme que celui du mis en cause se plaignent de harcèlement en ligne, il est appelé à l’impérative mesure, étant précisé que ces faits pouvent être constitutifs d’une infraction pénale », peut-on lire dans un communiqué du procureur d'Agen, le vendredi 5 juin.

  • 13:10

    Le frère de Jérôme Barella en garde à vue pour viol sur mineur et viol sur conjoint

    Selon les informations de BFMTV et du Figaro, le frère de Jérôme Barella, né en 1982, a été placé en garde à vue au commissariat d'Auch pour suspicion de viol sur son ex-compagne. La plaignante dénonce des faits ayant eu lieu en 2007 et en 2017, et a déposé plainte en 2024.

    Selon le parquet d'Auch, le frère de Jérôme B., résidant également dans le Gers, a été placé en garde à vue aujourd'hui dans le cadre d'une enquête, pour viol sur mineure, viol par conjoint, séquestration et menaces.

    « A 10h25, le commissariat d'Auch a procédé au placement en garde à vue du frère de Jérôme B [...] des chefs de viol sur mineur de plus de 15 ans, viol par conjoint, séquestration et menace de mort réitérée par conjoint » entre 2007 et 2017, a déclaré dans un communiqué la procureure d'Auch, Clémence Meyer.

  • 13:05

    Les procureurs généraux ont fait des propositions

    Selon nos informations, les procureurs généraux de Toulouse et d’Agen étaient présents à la réunion, qui s’est tenue à la Chancellerie en présentiel. Ces derniers n’ont pas pris la parole, preuve qu'il n'a pas été question des défaillances propres à l’affaire Lyhanna. Mais le ministre de la Justice a rappelé qu'elles étaient inadmissibles.

    Les instructions ont été « très claires » : recenser les 70 000 plaintes pour violence sexuelle sur mineurs, et prioriser la protection des enfants et des femmes. Selon nos informations, les procureurs généraux sont arrivés avec des propositions à la réunion.

  • 12:50

    Darmanin renouvelle sa « confiance » envers les magistrats

    Gérald Darmanin a aussi assurer sa « confiance publique » envers « les magistrats. « Tous les magistrats essaient de faire, j’en suis sûr, leur travail le mieux possible », a-t-il assuré. « Et je veux évidemment avoir des mots de condamnation extrêmement forts envers les magistrats, ceux de Auch, ceux de Toulouse, qui connaissent aujourd’hui des menaces de mort inacceptables ».

  • 12:41

    L'affaire Lyhanna n'est « pas une question de moyens »

    « Dans cette affaire, oui ce n’est pas une question de moyens », réaffirme Gérald Darmanin. « Ce n'est ni une nouvelle loi, ni des moyens supplémentaires », qui auraient pu empêcher ce drame, assure le ministre de la Justice.

  • 12:23

    « Une défaillance qui ne tenait pas à mes instructions » : Darmanin ne démissionnera pas

    « La question de ma présence (au gouvernement) se poserait si je n'assumais pas ma responsabilité », a fait valoir Gérald Darmanin pour mieux s'en défendre, écartant toute démission en considérant que les « défaillances » de la justice dans l'affaire Lyhanna « ne tenaient pas (à ses) instructions ».

    « Est-ce que j'ai fait mon travail de garde des Sceaux ? L'Inspection le dira. Le Parlement est là pour le contrôler. Les médias peuvent en faire une discussion. En tout cas, j'essaie de réformer le ministère de la Justice », a poursuivi le garde des Sceaux.

  • 12:17

    Le ministre demande « la mobilisation générale » pour « faire la vérité »

    Gérald Darmanin appelle aussi à « la mobilisation générale » des magistrats après les défaillances mises au jour dans l'affaire Lyhanna, en demandant « que nous puissions faire la vérité des chiffres aux Français, sur ce qui ne s'est pas bien passé dans l'affaire ».

    « Est-ce que l'affaire Lyhanna est une affaire de défaillance ponctuelle ? [...] Ou est-ce qu'il y a de façon plus systémique de très nombreuses affaires comme celle-ci dans les cours d'appel et dans les parquets en France ? C'est l'inspection qui le dira », a ajouté le garde des Sceaux.

  • 12:08

    « Y a-t-il d'autres affaires Lyhanna en France ? »

    Le ministre de la Justice a demandé aux procureurs généraux de recenser pour le 14 juillet « l'intégralité des plaintes qui sont à leur connaissance dans les parquets, pour lesquelles une enquête a été ouverte et qui ne connaît pas soit d'information judicaire, soit de classement et pour lesquelles l'entente du mis en cause n'a pas été faite », annonce Gérald Darmanin.

    Il souhaite que soient mises en priorité les plaintes qui concernent les mineurs. « C'est une urgence absolue », assure le garde des Sceaux. L'objectif est de « prioriser ces plaintes dans un temps record ».

     Gérald Darmanin rencontrera ensuite individuellement les procureurs avant le 31 juillet, pour faire le point « tribunal par tribunal », « région par région », « sur les défaillances et la difficultés » dans les procédures. Une communication sur l'état de ces plaintes sera faite, précise le ministre. « Y a-t-il d'autres affaires Lyhanna en France ? Il est légitime de se poser la question », affirme le ministre.

  • 12:06

    Darmanin pointe « un terrible échec de l'action de l'Etat »

    A l'issue de la réunion avec l'ensemble des procureurs généraux, Gérald Darmanin dénonce des « défaillances extrêmements grâves », avant de pointer « un terrible échec de l'action de l'Etat et de la justice », lors d'une conférence de presse. Il appelle les services de l’Etat à assumer lorsque « nous n’avons pas su protéger les enfants ».

  • 11:21

    La réunion avec les procureurs généraux est terminée

    La réunion entre Gérald Darmanin et les procureurs généraux, qui a débuté vers 08h50 place Vendôme, est terminée. Elle a pris plus de temps que prévue. Le garde des Sceaux va s'exprimer dans quelques instants.

  • 10:53

    « Je ne comprends pas qu’il ait été encore en liberté »

    Annie, grand-mère de huit petits-enfants : « C'est la première fois qu'on entend un truc comme ça à Montestruc. Je trouve que c'est normal que ce drame prenne une telle ampleur. Je ne comprends pas qu’il ait été encore en liberté ce mec ! »

  • 10:25

    Le principal suspect, « un homme discret », selon des voisins

    Les voisins de Jérôme Barella parlent d'un homme discret qui faisait régulièrement des barbecues devant chez lui. Le samedi de la disparition, ces parents de deux enfants en bas âge se rappellent avoir « vu la police scientifique » : « avec les plots ça m'a paru bizarre. C'était comme dans les films. On ne pensait pas que c'était par rapport à Lyhanna. C'est le lendemain que nous l'avons appris par des voisins », témoignent-ils.

  • 10:18

    Sandrine Rousseau réclame une « révolution des moyens » pour la justice

    La justice risque de « se retrouver absolument débordée » dans le traitement des violences sexuelles des enfants, alerte de son côté la députée écologiste Sandrine Rousseau.

    Alors que Gérald Darmanin réunit les procureurs généraux pour leur demander de reprendre d'ici le 14 juillet « l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants », soit environ 70 000, Sandrine Rousseau assure qu' « il n'y a que dans un cas sur dix où une plainte est déposée ».

    « Ensuite, près de sept plaintes sur dix sont classées sans suite. Donc, c'est presque miraculeux qu'il y ait des condamnations, et c'est ça qui dysfonctionne profondément », a ajouté la députée sur Sud Radio. 

    « On ne va pas pouvoir [...] dire à tous les enfants qui ont été victimes, à tous les adultes et particulièrement les femmes qui ont été victimes, d'aller déposer plainte sans avoir une révolution dans la justice, une révolution des moyens, une révolution des instructions », a-t-elle poursuivi.

  • 10:07

    La maison de la famille Barella sous scellés

    Le calme règne ce matin dans les ruelles de Montestruc-sur-Gers. Seuls les scellés sur la porte du domicile de la famille Barella rappelle qu'il s'est passé quelque chose de grave. C'est ici, sur les hauteurs de Montestruc, que vivait Jérôme Barella. Ici qu'étaient organisées des pyjamas parties avec des amies de sa fille, dont Lyhanna.

  • 09:45

    « Je ne savais même pas qu'il habitait ici »

    A l'épicerie de Montestruc-sur-Gers, il y a de l'animation depuis plus d'une semaine. Les gendarmes sont d'abord venus consulter les vidéos de caméra surveillance. Car le commerce est situé au bord de la route principale qui mène au silo agricole où a été retrouvé le corps de Lyhanna jeudi dernier. Il y a eu aussi cette fête des écoles, à laquelle Jérôme Barella a assisté à la salle des fêtes du village.

    Mais rien qui attire l'attention de cette commerçante ce jour de la disparition de Lhyanna. Elle se souvient que de la musique de cette fête de fin d'année. Quant au principal suspect, « je n’aurais pas vu la photo récente je ne le reconnaissais pas. Il venait de temps en temps. Je ne savais même pas qu'il habitait ici. Je ne l'ai jamais croisé dans le village », témoigne-t-elle.

    Photo EBRA/Alexandra Simard
    Photo EBRA/Alexandra Simard
  • 09:20

    « C'est le symbole de l'innocence qui est victime de l'irresponsabilité générale », selon François-Xavier Bellamy (LR)

    « Ça n'est pas la première fois. La mort de Lyhanna, c'est le symbole de l'innocence qui est aujourd'hui victime de l'irresponsabilité générale », assure François-Xavier Bellamy (Les républicains) sur TF1.

    Il n'exclue pas des sanctions de magistrats : « Il n'y a aucune raison que la justice échappe à ce principe de responsabilité. [...] La justice est celle qui doit établir les responsabilités quand les Français font des fautes, mais quand elle-même se trompe, personne n'est jamais responsable ».

    Et de poursuivre : « Il faut bien qu'il y ait un changement profond dans la politique qui est menée en matière de justice dans ce pays ». Pour autant, il n'appelle pas à la démission de Gérald Darmanin.

  • 09:04

    A Fleurance, « il n'y a plus un enfant qui passe dans la rue seul(e) »

    Photo EBRA/Alexandra Simard
    Photo EBRA/Alexandra Simard

    Le buraliste Jean-François note un changement radical dans le village de Fleurance : « Lyhanna venait chercher des bonbons avec ses copines toutes les semaines. Depuis la disparition de Lyhanna, je n'ai plus un enfant. S'ils viennent, c'est accompagnés de leurs parents. Chaque parent ramène ses enfants à l'école. Il n'y a plus un enfant qui passe dans la rue seul(e). Il y a vraiment un truc anxiogène terrible ».

  • 09:03

    Les drapeaux en berne à Fleurance

    Photo EBRA/Alexandra Simard
    Photo EBRA/Alexandra Simard

    Les drapeaux de l'hôtel de ville de Fleurance ont été mis en berne, relève notre envoyée spéciale.

  • 09:01

    Pour Manuel Bompard, réexaminer 70 000 plaintes tient « de la démagogie »

    Sur BFMTV, Manuel Bompard, coordinateur national et député LFI, dénonce les annonces faites par Gérald Darmanin de réexaminer 70 000 plaintes. « C'est de la démagogie » et « des coups de communication indécents ». 

    « Il faut une tragédie dans notre pays pour que les enquêtes suivent leur cours ? C'est absolument absurde, on a un problème de clochardisation de la justice. »

    Pour autant, Manuel Bompard n'est pas opposé à des sanctions individuelles. « Tout le monde doit rendre compte, les juges en particulier, dans la justice aussi. La responsabilité individuelle, elle existe toujours. »

  • 08:56

    « Le déni reste extrêmement puissant dans la société », selon Edouard Durand, ancien président de la Ciivise

    L'ancien président de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), Edouard Durand, est revenu sur France Inter sur « cette affaire terrible », qui montre à quel point « le déni reste extrêmement puissant dans la société et dans le fonctionnement des institutions ».

  • 08:52

    Gérald Darmanin accueille les procureurs généraux, puis prendra la parole vers 10h30

    Gérald Darmanin accueille actuellement les procureurs généraux. La « réunion de travail » place Vendôme a débuté vers 08h50. Le ministre de l'Intérieur tiendra ensuite un point presse à 10h30.

    Ce dernier va dire aux procureurs généraux, comme il l'a annoncé dès dimanche sur LCI, qu'ils ont jusqu'au 14 juillet « pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants », soit environ 70 000.

    « On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes » et « il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances » tant que ce recensement n'aura pas été fait, a prévenu le ministre de l'Intérieur.

  • 08:50

    Les procureurs déplorent « être jetés en pâture »

    Frédéric Chevallier, procureur de la République de Chartres et président de la Conférence nationale des procureurs de la République, déplore sur RMC que les magistrats, « dont la mission est de se lever tous les matins pour que ces drames n'existent jamais », soient « jetés en pâture ».

    « Je veux, comme tous les Français, comprendre, savoir ce qui s'est passé. [...] La colère est souvent mauvaise conseillère. »

    Par ailleurs, il trouve « très bien que [Gérald Darmanin] diligente une enquête ». « Les juges doivent rendre des comptes. »

  • 08:45

    « C'est de la communication ministérielle et pas du travail de fond », réagit l'Union des magistrats

    Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l'Union syndicale des magistrats (USM), a réagi ce matin, sur Franceinfo, aux propos de Gérald Darmanin : « C'est de la communication ministérielle et pas du travail de fond ».

  • 08:41

    Pour Sébastien Chenu, « c'est un énorme scandale d'État »

    Sur RTL, Sébastien Chenu, député et vice-président du Rassemblement national, estime que la mort de Lyhanna représente « la ruine programmée de notre système judiciaire ».

    « Je suis pour une justice indépendante mais elle doit répondre de ses manquements [...] gravissimes », indique-t-il. « J'ai zéro confiance et personne ne peut avoir confiance dans le garde des Sceaux. C'est un énorme scandale d'Etat. »

  • 08:34

    « Le problème est systémique », souligne Manuel Bompard

    Pour Manuel Bompard, sur BFMTV, « que le ministre de la Justice présente ses excuses, c'est la moindre des choses. Alors que clairement, le problème est systémique dans la prise en charge des violences sexuelles. Les réponses ne doivent pas être des sanctions individuelles, mais systémiques. »

    « Seules 25% des recommandations de la Ciivise ont été appliquées depuis 2023 », poursuit-il.

    « Il y a un sentiment que le gouvernement ne prend jamais en charge sa responsabilité. Il me semble normal que les responsables assument leurs responsabilités et arrêtent de se défausser. Cela donne aux français le sentiment qu'on veut se protéger. »

  • 08:27

    « Comment cela a pu arriver dans notre petit village ? »

    Nous venons de rencontrer le père d'une collégienne de 13 ans devant le collège. Il vit à Montestruc, ce petit village de 600 âmes. Jérôme Barella, il l'a vu « des milliers de fois ». Mais quand il a appris la tragédie, ce papa raconte être tombé des nues : « Il avait une bonne tête », témoigne-t-il.

    Aujourd'hui la psychose semble avoir gagné Fleurance et ses alentours. « D'habitude, ma fille est dehors sur le banc devant le collège. Maintenant, je l'ai fait rentrer dans la cour du collège. Je ne veux plus non plus qu'elle aille seule en trottinette à l'épicerie de Montestruc ».

    A tel point que le père de famille lui a acheté un « traceur ». « Maintenant tout le monde va se regarder et se suspecter à Fleurance. Comment cela a pu arriver dans notre petit village ? »

  • 08:16

    Procureurs généraux convoqués à 8h30 : que va leur demander Gérald Darmanin ?

    Les procureurs généraux sont convoqués dès 8h30 ce lundi à la Chancellerie. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé ce dimanche qu'il allait leur demander de reprendre « l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants », soit environ 70 000 dossiers, d'ici au 14 juillet. « Je ne partirai pas en vacances » et « il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances » tant qu'il n'aura pas reçu « un par un les procureurs généraux » pour faire le bilan, a encore prévenu sur LCI le garde des Sceaux.

    Il a assuré qu'il rendra public le rapport de l'inspection qui, « sous 15 jours, dira qui sont les responsables de ces défaillances ». Des sanctions sont « possibles » et « prévues par la Constitution », a-t-il mis en garde, précisant qu'en tant que ministre il avait « le droit de proposer des sanctions » contre les magistrats du parquet, allant jusqu'à la révocation. « Et si cela mérite la révocation, je proposerai la révocation », a lancé le ministre. 

  • 08:09

    « Je voyais Jérôme Barella tous les jours récupérer sa fille » : Tyffanie, collégienne à Fleurance, témoigne

    Photo EBRA/Alexandra Simard
    Photo EBRA/Alexandra Simard

    Tyffanie est en 3e. Elle revient au collège à Fleurance le cœur lourd ce lundi matin, comme elle nous l'explique : « Ça fait bizarre de revenir et de voir toutes ces fleurs ». Hier, elle a participé à la marche blanche en l'hommage de Lyhanna : « Je ne garde pas un bon souvenir de la marche blanche car elle me rappelle sa mort ». « Le discours de la tatie de Lyhanna [porte-voix des parents, NDLR] m'a provoqué de la tristesse et de la colère », confie-t-elle d'une voix douce.

    La jeune collégienne voyait régulièrement Jérôme Barella, le suspect, lorsqu'elle était scolarisée à l'école primaire de Montestruc-sur-Gers avec sa fille. « Je le voyais tous les jours récupérer sa fille. Je la connaissais simplement de vue. Il avait un comportement normal. »

  • 08:07

    Casier judiciaire vierge, « geek »... ce que l'on sait du suspect Jérôme Barella

    Une vie discrète dans le Gers, un casier vierge malgré plusieurs signalements, un licenciement pour un « comportement inapproprié »... Voici ce que l'on sait du suspect numéro un dans l'affaire Lyhanna qui a viré au scandale d'État.

    >> Notre portrait à lire ici.

  • 08:04

    Pourquoi Gérald Darmanin n'a pas présenté sa démission

    La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a appelé dimanche le ministre de la Justice Gérald Darmanin à démissionner en pointant sa « responsabilité politique » dans la mort de la collégienne Lyhanna. Le ministre de la Justice estime qu'il n'a pas à quitter son poste malgré les dysfonctionnements de son administration. Pour cela, la Chancellerie évoque différentes raisons, liées aux pouvoirs limités du Garde des sceaux sur son administration.

    >> Notre décryptage à lire ici. 

  • 07:57

    A Fleurance, les collégiens reprennent les cours

    Photo EBRA/Alexandra Simard
    Photo EBRA/Alexandra Simard

    Des roses blanches et des dessins ont été déposés devant le collège de Lyhanna. Les élèves rentrent un à un, sans commentaire, dans l'établissement, relève notre envoyée spéciale, sur place.

  • 07:40

    Quels sont les événements attendus ce lundi ?

    Ce lundi, plusieurs événements et rendez-vous politiques et associatifs reviendront sur l'affaire.

    • A 8h30-9h, une réunion entre le garde des Sceaux et les procureurs généraux est organisée au ministère de la Justice.
    • A 14h30, une conférence de presse transpartisane militera pour une loi intégrale visant à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. 
    • A 19h, un rassemblement d'associations est organisé devant le ministère de la Justice à Paris et des tribunaux partout en France pour demander une loi sur les violences faites aux mineurs. 
    • En outre, le projet de loi justice criminelle passe en commission des lois dès 16h, défendue par Gérald Darmanin.
  • 07:50

    La classe politique rivalise de propositions face aux défaillances judiciaires

    Création d’une cour disciplinaire pour les magistrats ou d’un parquet spécialisé pour les violences faites aux enfants, principe de précaution… La classe politique a multiplié les propositions après les révélations des manquements dans le traitement des six procédures administratives ou judiciaires ouvertes à l’encontre de Jérôme Barella, principal suspect de la mort de Lyhanna.

    >> Notre article à lire ici.

  • 07:45

    « Ils ont attendu un mort pour s’affoler » : à la marche blanche pour Lyhanna, douleur et forte colère

    Fleurance (Gers) est en deuil, meurtrie et en colère. Dimanche, 6 000 personnes se sont rassemblées dans cette commune du Gers pour rendre hommage à Lyhanna, retrouvée morte jeudi. Pour les participants à cette marche blanche, l’État n’a pas su protéger cette collégienne de 11 ans, qui aurait été tuée par un prédateur sexuel. À tel point que certains en appellent à la démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin.

    >> Notre reportage à lire ici

  • 07:45

    Bienvenue sur ce direct consacré à l'affaire Lyhanna.

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Publié le 08.06.2026 à 14:48

Suisse. Drame de Crans-Montana : le troublant échange de SMS de Jessica Moretti sur la mousse isolante

Jacques et Jessica Moretti ont à nouveau été entendus par les enquêteurs vendredi, dans le cadre de l'enquête menée sur l’incendie meurtrier du bar Le Constellation, à Crans-Montana, le 1er janvier dernier. Le drame avait fait 41 morts et 115 blessés, des grands brûlés pour l'essentiel.

L'audition de vendredi a poussé un peu plus le couple dans ses retranchements. Jessica Moretti a notamment été mise en examen pour « fausses factures »... et pas n'importe quelle « facture » : celle de la fameuse mousse isolante, qui s'est enflammée au contact d'une bougie étincelante montée sur une bouteille de champagne - et qui a causé l'incendie meurtrier.

« Faites très attention... »

Mais ce n'est pas tout : les enquêteurs ont confronté Jessica Moretti à des SMS datant de plusieurs années, selon RTL. Il s'agissait d'échanges avec des employés de l'époque, dans lesquels elle les mettait en garde : « S’ils veulent des scintillants [les bougies étincellantes, NDLR], faites très attention, restez jusqu’à ce que le scintillant s’éteigne car s’il tombe, sur le canapé ou le sol et crame la mousse au plafond, le Constel' brûle… », écrivait-elle alors. En audition, la gérante a expliqué que le message avait été écrit « au second degré ».

Un autre échange a attiré l'attention des enquêteurs, cette fois entre Jacques Moretti et un autre salarié : « La porte de secours du Constellation en face des toilettes est toujours bloquée ? », s'enquérait le patron. Réponse : « Oui, la porte est toujours bloquée ! […] On en avait parlé et non, on ne laisse pas les portes ouvertes. » Pour les enquêteurs figure ici un aveu prouvant que les portes de secours étaient régulièrement verrouillées... mais Jacques Moretti a assuré que, pour lui, « bloquée » signifiait... « en position ouverte ». Ce que la fin de la réponse du salarié semble démentir...

L'enquête pénale vise aujourd'hui 14 personnes pour "homicide par négligence", dont des responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana et des responsables politiques. Un nouveau cycle d'auditions est prévu en juillet afin d'entendre les derniers suspects.

>> Lire l'article de RTL

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