Publié le 06.04.2026 à 19:18
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran, se poursuit ce lundi. Donald Trump a menacé de s'en prendre aux infrastructures iraniennes faute de réouverture du détroit d'Ormuz, en repoussant son ultimatum à mardi.
L'Iran est revenu sur l'opération américaine de sauvetage d'un aviateur, qui pourrait selon Téhéran avoir servi de couverture pour « voler de l'uranium enrichi ». Israël a de son côté mené des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien, tout en maintenant ses opérations au Liban.
Suivez l'évolution de la situation au Moyen-Orient :
Retrouvez ci-dessous les informations essentielles de ce direct.
Décryptage
Après le détroit d’Ormuz, l’Iran et ses alliés houthis du Yémen menacent de bloquer l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Les armateurs s’en détournent déjà en se repliant sur des routes maritimes plus longues et plus coûteuses.
20:10
Les Iraniens « seraient prêts à souffrir pour avoir la liberté », déclare le président américan lors de sa conférence de presse, en affirmant que les États-Unis ont intercepté de nombreux messages d'Iraniens disant : « Continuez à bombarder. »
19:52
« Outre les moyens humains et techniques mobilisés par le président pour retrouver nos aviateurs, la CIA a mené une opération de diversion visant à semer le trouble chez les Iraniens qui les traquaient sans relâche », a déclaré le directeur de la CIA John Ratcliffe lors de la conférence de presse à la Maison Blanche, aux côtés de Donald Trump et du ministre de la Défense Pete Hegseth.
19:44
Deux détonations ont été entendues près de l'aéroport d'Erbil, qui accueille des conseillers de la coalition antidjihadiste dirigée par les États-Unis, dans la région du Kurdistan (au nord de l'Irak). Depuis le début de la guerre, des groupuscules revendiquent presque quotidiennement des attaques contre des intérêts américains dans le pays.
19:31
Donald Trump menace un média américain, qu'il n'a pas nommé, de prison après des fuites sur la recherche de l'aviateur américain en Iran. Les Iraniens « ne savaient pas qu'il manquait quelqu'un jusqu'à ce que l'information soit divulguée », déclare le président américain lors de sa conférence de presse, expliquant qu'il s'adressera à ce média en exigeant que l'identité de l'informateur soit révélée.
19:21
La première mission de sauvetage a mobilisé « 21 » avions, indique le président américain, tandis que la deuxième a « mobilisé 155 appareils [...] Nous les avons tous emmenés sur place ». Il précise que deux avions de transport militaire s'étaient enlisés dans le sable, et avaient dû être détruits.
19:18
« Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain [ce mardi] », affirme le président américain. Donald Trump a fixé à mardi soir un ultimatum avant de bombarder des infrastructures énergétiques en Iran.
19:15
Le président américain s'exprime depuis la Maison Blanche.
18:37
« Cela ne m'inquiète pas », a dit le président américain à un journaliste qui l'interrogeait sur sa menace de détruire des centrales électriques en Iran et sur le fait que cela pourrait constituer des crimes de guerre. Il a estimé que le « crime de guerre » serait de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire et a avancé une autre justification en évoquant les répressions de manifestations par les autorités iraniennes : « Ils tuent des manifestants. Ce sont des animaux. »
Donald Trump a en outre affirmé avoir envoyé des armes aux manifestants en Iran, mais a assuré qu'elles avaient été détournées par un « certain groupe de gens », après avoir accusé dimanche les Kurdes de l'avoir fait.
18:20
« Le gouvernement israélien continue de saper tout effort visant à mettre fin à la guerre », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'issue d'une réunion de son cabinet, promettant de « poursuivre des efforts sincères » tant qu'il « reste la moindre chance de faire taire les armes et de l'espace pour des négociations ».
18:19
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont promis de venger la mort de leur chef des renseignements, Majid Khademi, tué lors de frappes américano-israéliennes quelques heures auparavant. « L'ennemi malveillant et désespéré devrait savoir qu'une riposte majeure attend les organisateurs et les auteurs de ce crime », a déclaré l'organisation sur le site des Gardiens, Sepah News.
17:31
Interrogé sur la proposition de cessez-le-feu avec l'Iran avancée par des pays médiateurs, Donald Trump a jugé qu'il s'agissait d'une « étape très importante ». « Ce n'est pas encore assez bien mais c'est une étape très significative », a dit le président américain.
17:16
L'agence de presse gouvernementale Irna a affirmé, sans préciser de source, que l'Iran avait rejeté une proposition de cessez-le-feu avec les États-Unis et Israël, portée par les efforts de médiation du Pakistan. « L'Iran a transmis au Pakistan sa réponse à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre », écrit Irna, sans détailler la teneur de cette proposition. « Dans cette réponse - en 10 points – l'Iran [...] a rejeté un cessez-le-feu et insiste sur la nécessité d'une fin définitive du conflit », ajoute l'agence de presse.
16:22
Le porte-parole de l'armée iranienne a déclaré que son pays continuera à se battre « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun ». « L'ennemi doit assurément regretter [le déclenchement des hostilités, NDLR] pour qu'après ce conflit nous puissions retrouver la sécurité et éviter une nouvelle guerre », a dit Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.
15:27
La Maison Blanche a confirmé ce lundi que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, en ajoutant que Donald Trump n'avait pas validé cette idée : « C'est une idée parmi beaucoup d'autres et le président ne l'a pas validée. L'opération "Fureur épique" continue et le président s'exprimera » à 19 heures (heure de Paris) lors d'une conférence de presse, a fait savoir un haut responsable américain.
Selon le site Axios, des médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs ont fait cette proposition d'une trêve de 45 jours, alors que le président américain a fixé à mardi soir un ultimatum avant de bombarder des infrastructures en Iran.
15:17
Un second complexe pétrochimique situé dans le sud de l'Iran a été visé à son tour par des frappes, après le bombardement plus tôt par Israël d'un autre site. « A la suite de l'attaque du complexe pétrochimique de Marvdasht [...] l'incendie a été maîtrisé », ont indiqué les responsables de cette ville du sud de l'Iran proche de Chiraz.
Israël a revendiqué lundi des frappes sur le complexe pétrochimique South Pars à Assalouyeh, un site essentiel du secteur énergétique iranien et la production de produits dérivés du pétrole, mais aussi l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.
14:35
La situation est « sous contrôle » après le bombardement par Israël du plus grand complexe pétrochimique d'Iran, mais l'étendue des dégâts reste à évaluer, selon l'agence de presse gouvernementale Irna. « L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête », indique Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, qui ajoute qu'aucun blessé n'est à déplorer.
Le complexe pétrochimique South Pars à Assalouyeh est un site essentiel du secteur énergétique iranien et la production de produits dérivés du pétrole, mais aussi l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.
14:20
Le Directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a jugé sur X que « les attaques », comme celle survenue samedi « à 75 mètres » seulement du périmètre de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, constituaient « un danger bien réel pour la sûreté nucléaire et devaient cesser ». « Une installation nucléaire et les zones environnantes ne devraient jamais être frappées », a-t-il ajouté alors qu'une frappe américano-israélienne a de nouveau touché le secteur de la centrale, située dans le sud de l'Iran, tuant un agent de sécurité.
13:52
Plusieurs explosions ont été entendues cet après-midi dans le sud de l'Iran depuis le plus grand complexe gazier du pays, a rapporté l'agence de presse Fars sans plus de précisions dans l'immédiat. Ces explosions, dont le nombre n'a pas été précisé, se sont produites dans le complexe pétrochimique South Pars à Assalouyeh, où Israël dit avoir mené des frappes. Il s'agit d'un site essentiel du secteur énergétique iranien pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.
13:41
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé que l'armée avait mené des frappes sur « le plus grand complexe pétrochimique iranien », peu après que des médias iraniens ont rapporté des explosions sur le site. « L'armée israélienne a frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays », a déclaré Israël Katz dans un message vidéo.
13:09
L'Iran estime que l'opération américaine de sauvetage d'un aviateur pourrait avoir servi de couverture pour « voler de l'uranium enrichi », arguant de « nombreuses zones d'ombre ». Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que le deuxième pilote de l'avion qui s'était écrasé deux jours plus tôt en Iran avait été secouru lors d'une opération militaire « audacieuse ».
Mais côté iranien, l'armée dit l'avoir « déjouée » - sans démentir clairement le sauvetage de l'aviateur. Le ministère des Affaires étrangères fait part lundi « de nombreuses questions et zones d'ombre » : « La zone où la présence du pilote américain a été indiquée [...] est très éloignée de la zone où ils ont tenté d'atterrir ou souhaitaient faire débarquer leurs forces dans le centre de l'Iran », a déclaré un porte-parole. « La possibilité d'une opération de duperie visant à voler de l'uranium enrichi ne doit absolument pas être écartée », a-t-il ajouté.
12:39
Le pétrole recule légèrement lundi dans un niveau d'échanges limité par les fêtes de Pâques, les investisseurs digérant quelques nouvelles encourageantes sur le front de la guerre en Iran, dont le passage de plusieurs tankers et pétroliers.
12:37
Toute frappe ciblant des infrastructures civiles, en particulier des installations énergétiques, est « illégale » et « inacceptable », a averti lundi le président du Conseil européen, Antonio Costa, dans un message sur X.
« Cela vaut pour la guerre menée par la Russie en Ukraine et cela vaut partout. La population civile iranienne est la principale victime du régime iranien. Elle serait également la principale victime d’un élargissement de la campagne militaire », a-t-il ajouté - sans citer les Etats-Unis ni Israël mais appelant de nouveau à la désescalade.
Antonio Costa a fait état d'un récent entretien avec le président iranien Massoud Pezeshkian, dans lequel il a exigé que l'Iran cesse « immédiatement » ses attaques contre les pays du Golfe et rétablisse la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz. « Après cinq semaines de guerre au Moyen-Orient, il est clair que seule une solution diplomatique permettra de s’attaquer à ses causes profondes », a-t-il relevé.
12:34
Le gouvernement jordanien a décidé d'indemniser les personnes dont les biens ont été endommagés par la chute de débris de drones et de missiles depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février dernier.
12:11
Deux nouveaux corps ont été extraits des décombres d'un bâtiment à Haïfa, dans le nord d'Israël, portant à quatre morts le bilan d'une attaque iranienne qui avait touché l'immeuble la veille. « Les quatre personnes portées disparues (un homme et une femme d'environ 80 ans, un homme d'environ 40 ans et une femme d'environ 35 ans) ont été évacuées sans signe de vie », a déclaré dans un communiqué le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge.
11:58
L'approvisionnement en gaz a été rétabli à Téhéran après avoir été interrompu dans certaines parties de la capitale après une frappe sur l'infrastructure gazière d'une université, a rapporté la télévision d'État. Les frappes, survenues tôt lundi, ont notamment touché un poste de réduction de pression liée à l'Université Sharif de technologie, provoquant une fuite de gaz importante, selon la radio-télévision d'État Irib, qui a parlé d'une « attaque menée par les Américano-Sionistes ».
Outre des installations gazières, les frappes ont également touché le centre de données de l'université, qui abrite la plateforme d'intelligence artificielle de l'Iran, ainsi que d'autres services, selon l'agence de presse Fars. Les médias iraniens ont diffusé des images montrant des dégâts importants sur le site, avec du métal tordu, des débris éparpillés et des structures endommagées dans toute la zone.
11:36
Un troisième bâtiment appartenant à un armateur turc, un pétrolier à destination de la Malaisie, a franchi le détroit d'Ormuz dimanche soir, a annoncé le ministre turc des Transports Abdulkadir Uraloglu. « Grâce à nos efforts conjoints avec le ministère des Affaires étrangères, le navire turc Ocean Thunder, qui faisait route vers la Malaisie avec du pétrole brut chargé en Irak, a franchi sans encombre le détroit d'Ormuz hier soir », a précisé le ministre sur X.
Selon le site spécialisé Marine Traffic, le pétrolier Ocean Thunder, qui bat pavillon panaméen, provenait du port irakien de Bassorah. Selon Abdulkadir Uraloglu, huit bâtiments appartenant à des armateurs turcs demandent toujours le passage du détroit.
11:21
L'Indonésie a annoncé une augmentation de 28% de la surcharge carburant et autorisé les compagnies aériennes à pratiquer jusqu'à 13% de hausse tarifaire sur les lignes aériennes intérieures, dont le prix est encadré, a indiqué son ministre de l'Économie Airlangga Hartarto. Ce dernier a précisé à des journalistes que la surcharge carburant va passer de 10 à 38% et que le prix de base du billet va subir une hausse de prix de 9 à 13% du fait des conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur les cours pétrolier et le coût des carburants.
11:06
Une frappe a visé la banlieue sud de Beyrouth, après un avertissement israélien sur sept quartiers de cette région, pilonnée par l'armée israélienne depuis le début de la guerre contre le Hezbollah pro-iranien.Des images montrent un épais panache de fumée s'élever depuis cette zone, considérée comme un bastion du Hezbollah, vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.
Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud ainsi que sur la capitale libanaise, faisant quatre morts dans une frappe en face du principal hôpital public du Liban, et trois morts dans une autre sur un appartement d'une ville à l'est de la capitale, secteur jusque-là épargné par les combats.
10:58
Six personnes ont été blessées au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe. Les secours sont intervenus à l'aube « après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays », soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.
L'armée koweïtienne avait fait état dans la nuit de plusieurs attaques de missiles et de drones. « Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens », a-t-elle indiqué sur le réseau X.
10:37
Une compagnie maritime japonaise a déclaré qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit. Une porte-parole de l'armateur nippon Mitsui OSK Lines a indiqué que le méthanier GPL Green Asha avait traversé le détroit. « Le personnel à bord comme la cargaison sont en sécurité », a-t-elle déclaré.
Samedi, le gouvernement indien avait déjà annoncé que le méthanier GPL Green Sanvi, également détenu par une filiale de Mitsui OSK, avait franchi le détroit en toute sécurité. Et la veille, trois pétroliers, dont un codétenu par le groupe nippon, avaient traversé le détroit. Le navire Sohar LNG, également codétenu par Mistui OSK, était le premier méthanier de gaz naturel liquéfié à franchir le détroit depuis le 1er mars.
Les rares navires qui ont franchi ce point d'étranglement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ont emprunté un itinéraire approuvé par l'Iran à travers ses eaux près de l'île de Larak, surnommé le « péage de Téhéran » par la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.
10:09
La plus grande compagnie aérienne à bas prix d'Asie du Sud-Est, AirAsia, a annoncé augmenter le prix de ses billets et réduire ses liaisons afin d'amortir l'effet de la guerre au Moyen-Orient, tout en soulignant que la demande de vols reste forte. La compagnie low-cost basée en Malaisie a indiqué à la presse qu'environ 10% de l'ensemble de ses vols avaient été supprimés à ce jour.
Les autres liaisons prévues sont toujours d'actualité, notamment les vols vers Bahreïn, premier hub de la compagnie au Moyen-Orient et étape clé de l'extension de son réseau au-delà de l'Asie du Sud-Est, dont le lancement est prévu en juin. Le fondateur d'AirAsia, Tony Fernandes, a déclaré que la hausse des prix, même dans le secteur low-cost, était « inévitable » et que la capacité serait réduite sur les liaisons « où nous ne pensons pas pouvoir couvrir le coût du carburant ».
09:55
Des frappes américano-israéliennes ont tué le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran. « Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste [...] à l'aube aujourd'hui », ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.
09:40
L'Iran a mis en garde contre de possibles « crimes de guerre » après des menaces du président américain Donald Trump de viser prochainement des infrastructures civiles dans le pays, plus d'un mois après le début de la guerre. « Le président américain, en tant que responsable le plus important de son pays, a menacé publiquement de commettre des crimes de guerre », a estimé sur X le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi.
Donald Trump a menacé dimanche de s'en prendre aux centrales électriques et aux ponts en Iran, si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d'Ormuz alors que des sites civils ont déjà fait l'objet de frappes ces dernières semaines.
09:16
La chute de débris de drones interceptés par la défense anti-aérienne dans une zone industrielle d'Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, a fait un blessé, a indiqué le service de presse des autorités d'Abou Dhabi. Un ressortissant ghanéen a été blessé dans cet incident survenu dans la zone de Musaffah, ont indiqué les autorités sur le réseau X.
Dans l'émirat de Fujairah, les autorités ont fait état d'« un incident lié à un drone ayant visé un bâtiment de la compagnie de télécommunication Du », sans faire de blessés. Le ministère émirati de la Défense avait fait état plus tôt de plusieurs attaques de missiles et de drones visant le pays.
08:54
L'Iran a exécuté un homme reconnu coupable d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors d'une vague de manifestations antigouvernementales plus tôt cette année, a annoncé le pouvoir judiciaire. « Ali Fahim, l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes (...) a été pendu après que la Cour suprême a (...) confirmé le verdict », a indiqué le site Mizan Online du pouvoir judiciaire.
Il s'agit de la dernière exécution liée aux manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en manifestations antigouvernementales, avec un pic les 8 et 9 janvier. Mizan a indiqué qu'Ali Fahim avait été jugé pour avoir participé à des actions contre l'Iran pour le compte du « régime sioniste et des États-Unis », ainsi que pour avoir pénétré dans un site militaire afin de s'emparer d'armes.
08:36
Deux personnes ont été retrouvées mortes dans les décombres d'un immeuble à Haïfa, dans le nord d'Israël, frappé dimanche par un missile iranien, ont indiqué les pompiers et secouristes, alors que les fouilles se poursuivent pour retrouver deux disparus.
Les secours « ont retrouvé sans signe de vie deux personnes coincées sous les décombres », a indiqué un porte-parole.
« Les opérations de secours se poursuivent à cette heure, pour tenter de retrouver deux autres personnes actuellement encore piégées ou hors de contact », a-t-il ajouté. L'armée israélienne avait précédemment évoqué, dans une déclaration vidéo publiée sur le réseau Telegram, « quatre personnes portées disparues » et « beaucoup d'autres blessées ».
08:23
L'armée israélienne a affirmé avoir terminé sur série de frappes sur Téhéran à l'encontre de « cibles du régime terroriste » iranien. Selon des médias iraniens, plusieurs zones résidentielles de la capitale iranienne ont été visées et ont subi des dégâts.
08:11
Une partie de Téhéran est privée de gaz , à la suite d'une frappe contre une université qui a endommagé une installation gazière à proximité, a annoncé la télévision d'Etat iranienne (Irib). « L'Université technologique de Sharif a été attaquée par les Américano-Sionistes », a indiqué Irib sur Telegram, ajoutant qu'une station de gaz de ville de cette université avait été touchée, entraînant une coupure dans le quartier.
07:50
L'armée du Koweït a dit que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. « Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens », a indiqué, sur le réseau X, l'armée, qui avait déjà fait part de deux autres alertes dans la nuit de dimanche à lundi.
07:32
L'Iran a promis des représailles « encore beaucoup plus dévastatrices » en cas de nouvelles attaques américano-israéliennes contre des infrastructures civiles. « Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues, et les pertes et dégâts causés par le maintien de cette approche seront décuplés », a averti le porte-parole du commandement militaire iranien dans un communiqué.
07:21
Les Émirats arabes unis sont la cible d'attaques de missiles et de drones, a affirmé ce matin avant l'aube le ministère de la Défense. « Le système de défense anti-aérien est en action face à des menaces de missiles et de drones », a indiqué, sur le réseau X, le ministère, qui prévient que les bruits entendus sont liés à ces opérations d'interception.
07:12
Les cours du pétrole ont ouvert en hausse , les deux principales variétés d'or noir se situant au-delà du seuil symbolique de 110 dollars le baril, sur un marché toujours stimulé par le prolongement de la guerre au Moyen-Orient. Le WTI américain pour livraison en mai prenait 1,86% à 113,62 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord avec échéance en juin gagnait 1,16% à 110,30 dollars.
07:05
Trump semble repousser à nouveau son ultimatum envers l'Iran. Donald Trump a semblé dimanche à nouveau repousser de 24 heures son ultimatum envers l'Iran, fixé à présent à « mardi 20 heures » heure de Washington (3 heures du matin mercredi à Paris), dans un court message sur sa plateforme Truth Social. Il avait auparavant estimé qu'il existait de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran lundi. Sans accord, « vous allez voir des ponts et des centrales électriques s'effondrer à travers tout le pays », a-t-il de nouveau menacé. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR! », avait écrit auparavant Donald Trump sur son réseau Truth Social, en ajoutant : « Gloire à Allah. »
Le président du Parlement iranien dit à Trump que « toute la région va brûler » par sa faute. « Vos actions imprudentes entraînent les États-Unis dans un véritable ENFER pour chaque famille, et toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de [Benjamin] Netanyahou », le Premier ministre israélien, a écrit Mohammad Bagher Ghalibaf, dans un message en anglais sur X.
Le pilote américain secouru. Deux jours après que l'Iran a annoncé avoir abattu un chasseur-bombardier F-15E, l'aviateur américain dont le sort était incertain a été sauvé et est « gravement blessé », a affirmé Donald Trump
Le chef d'état-major israélien promet depuis le sud du Liban « d'intensifier » les opérations contre le Hezbollah. Le chef d'état major israélien Eyal Zamir s'est rendu dimanche dans le sud du Liban, où opèrent ses troupes, et a promis d« intensifier » les opérations contre le Hezbollah.
L'Opep+ relève à nouveau ses quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour. Des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+), qui comprend des producteurs clés comme l'Arabie saoudite et la Russie ainsi que plusieurs États du Golfe subissant de plein fouet les frappes de Téhéran, ont décidé dimanche d'augmenter les quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour, en plein bouleversement des marchés de l'énergie. L'Opep+ a aussi averti que la remise en état des installations énergétiques endommagées lors des récentes attaques était « coûteuse » et prendrait « beaucoup de temps », ce qui pourrait affecter l’approvisionnement mondial en pétrole durablement encore.
07:00
Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à la situation au Moyen-Orient, déchiré par la guerre.
Publié le 06.04.2026 à 18:47

Stupeur dans la zone commerciale d’Albertville. Il était aux alentours de 14 h 40, ce lundi après-midi, au niveau du Burger King, quand une jeune fille de 17 ans a été agressée et victime de plusieurs coups de couteau. Cette dernière se rendait à son travail dans l’enseigne de fast-food, selon les forces de secours. Gravement blessée – on ignore le nombre de coups de couteau qu’elle a reçus – elle a été évacuée au centre hospitalier de Grenoble par ambulance.
Son pronostic vital n’est pas engagé. L’origine de cette agression est encore inconnue, la victime n’a pas été auditionnée. Une enquête est en cours de la police nationale qui auditionne un témoin et recherche l’agresseur. Celui-ci est toujours en fuite. Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour le retrouver.
Publié le 06.04.2026 à 20:25
C'est le jour J pour les astronautes de la mission Artémis 2, qui vont voler autour de la Lune : plus de quatre jours après leur départ de Floride, les trois astronautes de la Nasa, Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, et leur collègue canadien Jeremy Hansen, ont amorcé la dernière ligne droite ce lundi à 6 h 42 du matin (heure de Paris) en entrant dans la « sphère d'influence » de la Lune, où l'attraction gravitationnelle de l'astre prend le dessus sur celle de la Terre. Ils sont devenus dans la soirée les êtres humains s'étant aventurés le plus loin de la Terre, en allant à plus de 400 171 kilomètres dans l'espace. Ils ont ainsi battu le record de la mission Apollo 13 en 1970.
Pendant un peu moins de sept heures, entre 20 h 45 ce lundi et 3 h 20 du matin (heure de Paris), la Lune sera plein cadre dans le hublot du vaisseau Orion. La Nasa retransmet l'événement en direct sur son site mais aussi sur YouTube, Amazon et Netflix. À plus de 400 000 kilomètres de la Terre, la qualité vidéo ne sera toutefois pas toujours idéale, a prévenu la Nasa. « Entendre cet équipage décrire la surface lunaire va vous donner la chair de poule », a promis ce week-end Kelsey Young, responsable scientifique de la mission lors d'une conférence de presse.
Un silence radio de 40 minutes « un peu effrayant »
Quand les astronautes passeront derrière la Lune, leur vaisseau ne parviendra plus à communiquer avec la Terre, ce qui causera une interruption des communications de 40 minutes. « Ce sera palpitant mais aussi un peu effrayant », prédit Derek Buzasi, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'université de Chicago. À l'époque d'Apollo, se souvient-il, « on retenait tous notre souffle ».
Alors que les pionniers d'Apollo étaient passés à une altitude d'environ 110 kilomètres de la surface lunaire, ceux d'Artémis 2 seront bien plus loin, au plus proche à environ 6 500 kilomètres du sol. L'équipage contournera en effet la Lune sans passer dans son orbite. La Lune leur apparaîtra ainsi aussi grande qu'« un ballon de basket tenu à bout de bras », explique Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la Nasa.
Sur cette photo fournie par la Nasa, on aperçoit la Lune à travers le hublot du vaisseau spatial Orion, ce lundi. Photo Sipa
Les quatre astronautes d'Artémis 2 seront lundi les premiers humains à voler autour de la Lune - vu ici à travers un téléscope au Brésil - depuis 1972. Photo Sipa/ZUMA/Saulo Dias
À 6 h 42 (heure de Paris) lundi, ils ont amorcé la dernière ligne droite en entrant dans la « sphère d'influence » de la Lune, où l'attraction gravitationnelle de l'astre prend le dessus sur celle de la Terre. Photo Sipa/ZUMA/Saulo Dias
Pendant sept heures, à partir de 20 h 45 (heure de Paris), la Lune sera plein cadre dans le hublot du vaisseau Orion. Photo Sipa/ZUMA/Saulo Dias
Une vue de la Lune prise par un membre d'équipage d'Artemis II à travers la fenêtre du vaisseau spatial Orion au troisième jour de la mission. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
Artémis 2 ici au deuxième jour de vol de la mission. Cette photo montre le vaisseau spatial Orion avec la Lune en arrière-plan, telle que capturée par une caméra située à l'extrémité d'un de ses panneaux solaires. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
Orion a pris ce selfie haute résolution dans l'espace à l'aide d'une caméra fixée sur l'un de ses panneaux solaires, lors d'une inspection externe de routine du vaisseau spatial, au deuxième jour de la mission Artemis II. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
Vue depuis l'un des quatre hublots situés près de la console de commande du vaisseau spatial Orion, la Terre est illuminée par l'obscurité de l'espace et semble rapetisser à mesure que l'équipage se rapproche de la Lune. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
La Terre est illuminée dans l'obscurité de l'espace sur cette photo prise par un membre de l'équipage d'Artémis 2 à travers une fenêtre du vaisseau spatial Orion. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
Un fragment de la Terre se détache dans la noirceur de l'espace sur cette photo prise par un membre de l'équipage d'Artémis 2 à travers une fenêtre du vaisseau spatial Orion. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
Lors du survol, les quatre astronautes passeront derrière la face cachée de la Lune, qui n'est pas visible depuis la Terre. Ils verront probablement « des régions de cette face cachée qu'aucun des astronautes du programme Apollo n'avait pu observer », explique Jacob Bleacher, chef de l'exploration scientifique à la Nasa, extrêmement enthousiaste à cette idée.
L'équipage a déjà entrevu le bassin d'Orientale, un gigantesque cratère surnommé le « Grand Canyon de la Lune » qui n'avait jusqu'ici été vu dans son entièreté que par des sondes. « C'est exactement comme à l'entraînement, mais en trois dimensions et c'est tout simplement incroyable », s'est exclamé Jeremy Hansen.
Leur survol lunaire leur permettra aussi d'assister à une éclipse solaire - le Soleil disparaissant derrière la Lune - et à un lever et un coucher de Terre derrière la Lune. De quoi rappeler la célèbre photographie « lever de Terre » qui avait bouleversé notre vision du monde en 1968 lors de la mission Apollo 8.
La célèbre photographie « lever de Terre » prise en 1968 lors de la mission Apollo 8. Photo Sipa/AP/William Anders
La photo avait été remise le 8 janvier 1969 par le commandant de la mission Apollo 8, Jim Lovell, au président américain Lyndon B. Johnson. Photo Sipa/CNP/NEWSCOM
Les membres de la mission Apollo 8 en 1968. Photo Sipa/Nasa/UPI/Shutterstock
« Au milieu de tout ce vide » que représente l'univers, notre planète constitue « une oasis, ce magnifique endroit où nous pouvons vivre ensemble », a rappelé ce week-end le pilote de la mission, Victor Glover, dans un message pour Pâques.
Dimanche, les quatre astronautes ont reçu un message d'un de leurs plus célèbres prédécesseurs : « Merci à vous et à toute l'équipe au sol de perpétuer l'héritage d'Apollo avec Artémis. Bon voyage et retour en toute sécurité », leur a souhaité l'astronaute du programme Apollo Charles Duke, aujourd'hui âgé de 90 ans. L'Américain est l'un des derniers hommes à s'être aventurés jusqu'à l'astre, en 1972. Depuis lors, aucun être humain ne s'en était approché.
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