Publié le 23.03.2026 à 13:52
Disparition. Mort de Lionel Jospin : tout l'échiquier politique salue sa figure morale
Il est mort un jour de second tour d'élections municipales : Lionel Jospin, chef du gouvernement de 1997 à 2002, et premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, est décédé dimanche à l'âge de 88 ans.
Éminente figure politique de la gauche, Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi « une opération sérieuse », sans divulguer de détails.
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13:45
Dimanche 21 avril 2002. Lionel Jospin est éliminé dès le premier tour de l'élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen. Livide, le candidat socialiste s'exprime devant une France tout aussi hébétée que lui. « J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique », annonce-t-il, visiblement ému.
Son discours met fin à trente ans d'une carrière tournée toute entière vers le pouvoir. Mais le séisme du 21 avril le dépasse largement. L'extrême droite au second tour est désormais une réelle possibilité. Une leçon formatrice pour le Front national, qui deviendra plus tard Rassemblement national.
13:30
Sébastien Vincini, le président du conseil départemental (PS) de Haute-Garonne, a fait part de son « infinie tristesse » à l'annonce de la mort de Lionel Jospin. « Lionel est celui qui m’a éveillé à la politique », se souvient l'ex-maire de Cintegabelle, dont Lionel Jospin fut le conseiller général de 1988 à 2002.
« En Haute-Garonne plus qu’ailleurs, nous savons ce que nous devons à Lionel Jospin », note Sébastien Vincini. Il honore notamment l'attachement du socialiste « à la justesse des mots », lui qui refusait « la simplification du discours politique ».
13:20
Alors que l'échiquier politique est plus polarisé que jamais et que les gauches semblent être devenues « irréconciliables », Lionel Jospin reste celui qui a permis à une « gauche plurielle » de remporter les élections législatives de 1997, provoquées par une non moins surprenante dissolution de l'Assemblée nationale par le président de droite Jacques Chirac. Cette alliance réunissait des socialistes, des écologistes et des communistes et a multiplié les réformes emblématiques à la tête du gouvernement.
13:01
« Lionel Jospin nous a quittés » : le coordinateur de La France Insoumise Manuel Bompard a honoré dans un tweet sur X « la dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir prenant des mesures radicales comme les 35 heures ». Et d'ajouter : « Avec la France Insoumise, nous ferons mieux sans nous effrayer des difficultés ».
12:48
Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, a célébré sur X un « homme d'État respecté », saluant « sa droiture, son sens des responsabilités et sa fidélité aux valeurs du socialisme et de la gauche ». « Il demeurera pour tous les socialistes et tous les humanistes un exemple qui montre le chemin ».
« C'était un homme d'une très grande droiture » a-t-il encore affirmé.
12:39
L'ancien Premier ministre et ancien président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, rival historique qui s'est longtemps disputé avec Lionel Jospin l'héritage de François Mitterrand, salue ce lundi « une grande et belle figure de la gauche française », rendant homage à un « dirigeant politique de haute valeur morale ».
12:32
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a rendu hommage à un « monstre sacré de la gauche française », dont le « bilan (des) conquêtes sociales est d'une ampleur qui paraît presque irréelle aujourd'hui ».
12:17
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a rendu hommage à un homme « respecté, au-delà de sa famille politique, pour son intégrité et son sens de l'État : la rigueur, le respect des institutions ».
12:09
Chef du gouvernement de 1997 à 2002, Lionel Jospin a mis en œuvre des réformes majeures pour les Français : 35 heures, CMU, Pacs, loi Kouchner sur les droits des malades, police de proximité, prime pour l'emploi...
> Retrouvez dans cet article ce qu'il laisse aux Français (et ce qui a disparu)
12:00
L'ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a rendu hommage à un « homme d'État qui a fait honneur à la démocratie et à la République ». Il incarnait « la droiture, la cohérence et la clarté » et avait « conduit la gauche à la victoire », a-t-il déclaré au Parisien.
11:53
La présidence de la République revient, dans un communiqué, sur le parcours de Lionel Jospin, « homme de convictions laïques et sociales ». À la tête du gouvernement, « son action fut un mélange de pragmatisme, d’idéal, et de progrès », note l'Élysée, qui se souvient aussi de sa décision de se retirer de la vie politique après son échec à la présidentielle de 2022. « Ce choix, rare, traduisit une conception rigoureuse de la responsabilité politique et du respect du suffrage universel. »
« Personnalité faite de scrupules comme d’idéal », Lionel Jospin avait « une place particulière dans le cœur des Français », estime la présidence. Elle salue « un grand serviteur de l’État qui marqua durablement notre Histoire et changea la France ».
11:41
Le président du Sénat Gérard Larcher regrette « une figure emblématique du Parti socialiste », « qui manquera à la politique française ». « Dans ce contexte particulier, il emmène avec lui une part de la gauche laïque, attachée à l’universalisme républicain », écrit sur X l'élu Les Républicains.
11:31
Dans son communiqué, le Parti socialiste se souvient aussi que Lionel Jospin « a démonté qu'il était possible de rassembler pour gouverner ». « Il nous laisse (...) un cap, (...) : celui du rassemblement », écrit le PS qui se souvient de l'échec de 2002. « La division de la gauche peut ouvrir la voie au pire », insiste le parti, que Lionel Jospin a dirigé de 1981 à 1988 et de 1995 à 1997.
« Chaque fois que la division l’emporte sur le rassemblement, que les intérêts particuliers prennent le pas sur l’essentiel, c’est la gauche qui s’affaiblit », note le PS, à un an de l'élection présidentielle et « alors que l’extrême droite devient plus menaçante en France ».
11:23
Dans un communiqué, le Parti socialiste demande qu’un hommage national soit rendu à Lionel Jospin, saluant son exigence de « vérité », de « probité » et de « respect de la parole donnée ». « Pour Lionel Jospin, la politique n’était ni un spectacle ni une posture, mais une responsabilité. », souligne encore le PS.
Le parti à la rose estime que Lionel Jospin a « incarné, tout au long de sa vie, une certaine idée de la gauche : celle qui transforme le pays sans jamais renoncer à ses principes ». « La gauche, pour lui, devait rester fidèle à celles et ceux pour qui elle existe d’abord : les travailleuses et les travailleurs, les plus modestes ».
11:13
Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, a rendu hommage à un « homme de gauche intègre » dont son parti a « combattu la politique lorsqu'il était Premier ministre ». Elle présente ses condoléances à sa famille.
11:00
Le Conseil constitutionnel « a appris avec une profonde tristesse » le décès de Lionel Jospin, qui fut membre de l'institution de 2014 à 2019. « Lionel Jospin lui a apporté sa rigueur et son exigence intellectuelles, sa droiture et son engagement constant », écrit le Conseil constitutionnel, selon qui « la République perd un grand serviteur. »
10:55
« J’apprends avec une infinie tristesse la disparition de Lionel Jospin », écrit à son tour Emmanuel Grégoire, élu dimanche à la tête de capitale française. Il salue « une figure tutélaire pour plusieurs générations », qui « a inlassablement ouvert la voie. » « Nous lui devons tant. Cette victoire à Paris lui est dédiée », déclare-t-il.
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10:46
Lionel Jospin, décédé à 88 ans, a su avec la gauche plurielle « rassembler sans diluer », lui a rendu hommage la socialiste Catherine Trautmann, élue maire de Strasbourg. « Il aura su, à la tête de la gauche plurielle, ce que tant peinent aujourd'hui à accomplir : rassembler sans diluer, unir sans effacer », a souligné Catherine Trautmann, 75 ans, qui a été ministre de la Culture du gouvernement Jospin de 1997 à 2000.
10:42
L'ancien président François Hollande a fait part de son « infinie tristesse » après le décès de Lionel Jospin, un « homme engagé » qui incarnait selon lui « l'exemplarité en politique ». « Homme d'État, il a fait preuve d'une conception élevée de l'action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité », a écrit dans un communiqué celui qui fut premier secrétaire du PS pendant que Lionel Jospin était Premier ministre.
« Au-delà de la gauche qui pleure l'une de ses plus éminentes figures, la France sait qu'un de ses plus grands dirigeants vient de s'éteindre », a-t-il ajouté.
10:36
On le sait moins, mais Lionel Jospin était un grand amateur de basketball. Il avait lui-même pratiqué la discipline dans sa jeunesse. Fan du club Paris Basketball et des Spurs, il a certainement été ravi de voir Victor Wembanyama rejoindre son « club américain de cœur ».
Il avait pu assister aux exploits du sportif avant qu'il ne rejoigne la NBA. « C’est un plaisir de le voir », avait-il dit à RMC en 2022. « On voit qu’il est quand même encore en apprentissage. On se dit que ça va être extraordinaire et qu’on a la chance qu’il soit français ».
10:26
Emmanuel Macron réagit à son tour. « Lionel Jospin est un grand destin français », a écrit le président français sur X. « Par sa rigueur, son courage et son idéal de progrès, il incarnait une haute idée de la République », a-t-il ajouté.
10:20
Pour l'ancienne maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, tout juste remplacée par Emmanuel Grégoire, « Lionel Jospin incarnait une idée exigeante de la politique tournée vers l’intérêt général ». Elle salue sa « rigueur morale » et « les actions déterminantes qu’il avait menées comme Premier ministre » : « Je pense, bien sûr, aux 35 heures, au Pacs, à la parité ou encore à la loi contre les exclusions », éumère-t-elle.
10:08
L'actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réagi à la mort de Lionel Jospin : « Il a servi la France avec constance, exigence et sens des responsabilités », a-t-il écrit sur X. Sébastien Lecornu a salué « son action, guidée par une certaine idée du progrès social et des valeurs républicaines ». « La France perd aujourd’hui un serviteur fidèle, dont le nom restera lié à l’État », a-t-il ajouté, présentant ses « condoléances à sa famille et à ses proches ».
10:03
Comme la plupart des élites politiques du pays, Lionel Jospin, né dans une famille protestante en 1937 à Meudon près de Paris, a fait ses armes sur les bancs de la prestigieuse École normale d'administration (ENA), entrant au ministère des Affaires étrangères en 1965. Parallèlement, l'ancien scout avait été à l'école d'un militantisme particulièrement austère, le groupuscule trotskiste de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), au grand dam de sa première épouse qui ne supportait pas ce compagnonnage avec les « trop tristes ».
Des décennies plus tard, alors qu'il était Premier ministre (1997-2002), des rumeurs affirmeront que Lionel Jospin a prolongé cet engagement semi-clandestin jusque dans les années 1980 alors même qu'il exerçait déjà des responsabilités au Parti socialiste. Lui s'en est toujours défendu.
09:45
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a salué la mémoire d'un « inspirateur », « un modèle de rectitude » qui avait « amené la gauche plurielle au pouvoir », après le décès dimanche de Lionel Jospin. L'ancien Premier ministre « a permis à une génération de gouverner, à une autre génération – la mienne – de se former », a réagi Olivier Faure sur France Inter, affirmant que sa disparition laisserait « un immense vide ».
09:43
Après son échec historique au premier tour de la présidentielle 2002 face à Jean-Marie Le Pen, une cure de silence et une velléité – fugace – de se représenter en 2007, Lionel Jospin préside une commission sur la moralisation de la politique, d'où sortira notamment la décision de limiter drastiquement le cumul des mandats. Il entre également au Conseil constitutionnel en 2014.
« L'austère qui se marre », comme il se qualifia un jour lui-même, continuait depuis son départ du Palais Royal à intervenir régulièrement dans la vie politique française, défendant la candidature de Raphaël Glucksmann aux Européennes de 2019 ou celle d'Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022. Opposé à la ligne d'Olivier Faure, son successeur à la tête du PS depuis 2017, il l'a rejoint néanmoins ces derniers mois dans ses appels à éviter de censurer les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu, au nom de la stabilité.
09:34
Les réactions à la disparition de Lionel Jospin n'ont pas tardé. Sur X, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon rend hommage à un « modèle d'exigence et de travail ». « Il restera l'homme des 35 heures, de l'alliance rouge rose vert, du refus de toucher à l'âge de départ à la retraite », souligne Jean-Luc Mélenchon, qui fut son ministre de l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002. « Son appui total dans cette tâche reste mon souvenir reconnaissant », écrit-il.
09:28
Lionel Jospin avait été le dernier Premier ministre de Jacques Chirac, entre la dissolution « ratée » de 1997 et sa défaite à la présidentielle de 2002 : le 21 avril, au soir du premier tour, il était arrivé troisième, derrière le président sortant et Jean-Marie Le Pen.
09:26
Publié le 23.03.2026 à 12:05
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé ce dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé ce lundi sa famille. Il était une figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout. Son parcours politique a été marqué par de nombreuses réformes : Pacs, 35 heures, Couverture maladie universelle (CMU), mais aussi la « gauche plurielle ». On vous résume tout ici.
Lionel Jospin a créé le principe de la « gauche plurielle », réunissant dans ses gouvernements des ministres socialistes mais aussi écologistes et communistes. « Il aura su, à la tête de la gauche plurielle, ce que tant peinent aujourd'hui à accomplir : rassembler sans diluer, unir sans effacer », a souligné ce lundi dans un communiqué Catherine Trautmann, 75 ans, qui a été ministre de la Culture du gouvernement Jospin de 1997 à 2000.
C'était une promesse du PS lors des élections législatives de 1997 : porté par une conjoncture économique favorable, le gouvernement Jospin a mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, alors surnommée « loi Aubry », Martine Aubry étant alors ministre des Affaires sociales.
Deux lois fixent la durée légale du temps de travail pour un salarié à temps plein à 35 heures par semaine, en moyenne annuelle, au lieu de 39 heures précédemment, en contrepartie d'une plus grande flexibilité des horaires.
Le salarié peut continuer à travailler 39 heures, mais certaines heures supplémentaires qu'il effectue (4 heures par semaine) sont cumulées pour être utilisées sous forme de demi-journées ou de journées complètes de repos (Récupération de temps de travail, ou RTT). Mise en oeuvre dès 2000, la réforme est devenue obligatoire au 1er janvier 2002.
Avant même sa mise en place, les politiques ont débattu de son impact sur l'emploi et la compétitivité. Nul doute que les 35 heures figureront encore dans les débats pour l'élection présidentielle de 2027.
Le Pacs (Pacte civil de solidarité) a fait couler beaucoup d'encre à son instauration en 1999. Ce contrat est alors devenu, avec le mariage, une des deux formes d'union civile en France. Les deux personnes doivent être majeures, non mariées, et pas de la même famille. Mais surtout il peut être signé par des personnes du même sexe. Ce qui a provoqué l'ire d'une partie de la droite, avec en têtes de file Christine Boutin et Philippe de Villiers.
Cette union civile ouvre des droits et des devoirs, concernant le logement, le soutien matériel, le patrimoine, les droits sociaux et les impôts. Mais elle est plus souple que le mariage en termes de séparation et de succession.
C'est un succès : de 20 000 Pacs en 2000, on est passés à 209 000 en 2022 (à titre indicatif, la même année, 244 000 mariages ont été signés).
La Couverture maladie universelle, lancée en 1999, ouvre droit aux remboursements de soins aux mêmes conditions que les autres assurés sociaux, à toute personne travaillant ou résidant en France de manière régulière et stable et qui n’est pas déjà couverte par un autre régime obligatoire d’assurance maladie.
En 2016, la CMU de base est remplacée par la Protection universelle maladie (Puma), qui simplifie les démarches.
En 2002, la loi n° 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, aussi appelée loi Kouchner –alors ministre de la Santé– est entrée en vigueur.
Elle instaure une meilleure représentation des usagers, le droit aux patients d'accéder à tout leur dossier médical, le respect de la dignité des malades, le refus de toute discrimination dans les soins, une indemnisation en cas d'accident médical...
Elle modifie également le consentement : « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».
Cette loi impose également aux médecins de faire connaître leurs liens avec des entreprises lorsqu'ils mettent en avant un produit médical.
Sous le gouvernement Jospin, le septennat est passé au quinquennat
S'il y est opposé encore en 1999, le président Jacques Chirac soutient finalement en 2000 la proposition de loi de Valéry Giscard d'Estaing et initie un référendum sur la durée du mandat présidentiel : faut-il le passer de sept à cinq ans ? Le quinquennat est approuvé par 73,21 % des suffrages exprimés, mais seulement 30 % des électeurs ont fait le déplacement. La réforme, mise en place par le gouvernement Jospin, est effective dès la présidentielle de 2002.
Mesure destinée aux personnes âgées et dépendants, l'APA a été mise en place début 2002. Il s'agit d'une aide personnalisée pour aider les personnes âgées, à domicile ou en établissement, à bénéficier de services pour accomplir les actes essentiels de la vie.
« La sécurité est la première des libertés » : en 1998, le gouvernement Jospin met en place la police de proximité pour apaiser un sentiment d'insécurité. Le principe : créer du lien entre citoyens et forces de l'ordre.
Confiée à la police nationale, cette mission était annoncée comme une « révolution culturelle » pour faciliter le « vivre ensemble ».
En 2003, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur du gouvernement Raffarin, supprime la police de proximité, évoquant un manque d'impact sur les infractions. « La police n’est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux », avait alors lancé Nicolas Sarkozy.
Lionel Jospin a lancé la Fondation pour la mémoire de la Shoah
En 2000, après les travaux de la mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France, Lionel Jospin lance la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Sa dotation provient de la restitution par l’État et les institutions financières concernées des fonds en déshérence issus de la spoliation des Juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale, indique l'association.
La prime pour l'emploi (PPE) a été mise en place en 2001. C'était un complément de revenu versé aux personnes à faible salaire. En 2015, la PPE et le « RSA activité » ont fusionné et sont devenus la prime d'activité.
Sous le gouvernement Jospin, Martine Aubry crée le contrat de travail « emploi-jeune » : un contrat à durée déterminée de cinq ans, réservé aux moins de 26 ans.
Bien qu'il concerne alors 380 000 jeunes, ce CDD est supprimé en 2002 par François Fillon, alors ministre des Affaires sociales.
Pour rendre hommage à Monsieur Lionel JOSPIN, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir en sa mémoire sur le site Libra Memoria.
A ce jour, 27 hommages ont été publiés.
Publié le 23.03.2026 à 11:15
Fabien Lecœuvre, un des chroniqueurs de l'émission de Cyril Hanouna, a été pris en charge vendredi après avoir été frappé par un autre chroniqueur, Stéphane Tapie, durant une coupure publicitaire. On vous résume.
L’incident s'est produit après un échange tendu entre les deux hommes sur le plateau de l'émission de Cyril Hanouna "Tout beau tout 9", vendredi soir sur W9, Fabien Lecœuvre a affirmé devant les caméras que Stéphane Tapie, le fils de Bernard Tapie, assis non loin de lui, avait trompé sa compagne de l'époque avec la femme du fils de Claude François, Claude François Junior. Cette anecdote a fait sortir Stéphane Tapie de ses gonds. « À quel moment j’ai le droit de lui en coller une ? » a-t-il menacé, en se tournant vers Cyril Hanouna, quelques minutes avant une coupure publicitaire. A la reprise d'antenne, ils n'étaient plus là.
Selon nos confrères de TV Mag, qui ont interrogé des personnes se trouvant dans le public, « pendant la pub, Stéphane Tapie s’est approché de Fabien Lecœuvre alors que celui-ci était en train de discuter avec d’autres personnes et il lui a mis une droite au niveau de la tempe. Fabien Lecœuvre est tombé par terre et s’est cogné la tête ». Laurent Abrial, collaborateur de Fabien Lecoeuvre, a évoqué un « violent coup à la tête » auprès de l'AFP.
Plusieurs agents de sécurité sont alors intervenus pour ceinturer Stéphane Tapie et le sortir du plateau. Un peu plus tard, Fabien Lecœuvre a pu revenir à sa place et assurer sa chronique.
L'avocat de Fabien Lecoeuvre, Stéphane Loisy « entend déposer plainte dans les prochains jours »,selon Laurent Abrial. W9 et H2O Production, la société de production de Cyril Hanouna, « condamnent fermement l’incident survenu hors antenne vendredi sur le plateau de TBT9 », a réagi la chaîne dans un communiqué.
Selon elles, Fabien Lecoeuvre « va bien mais reste sous observation. Il passera des examens complémentaires en début de semaine ». Il sera très probablement absent de l'émission en ce début de semaine. Quant à Stéphane Tapie, il « a été exclu de l’émission », ont-elles précisé.
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