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Dauphiné Libéré


Publié le 05.02.2026 à 11:19

Municipales 2026. Malgré les tweets racistes, Christian Richaud crie à la "machination" et se maintient à Carpentras sans le soutien du RN

La tempête médiatique sur les tweets racistes du candidat Rassemblement national à Carpentras n’aura pas fait chavirer Christian Richaud.

“Furoncles” d’outre-mer, “les musulmans ne sont que des moutons soldats”, “bonobos” pour qualifier la députée LFI, Danièle Obono… Des propos racistes, sexistes et homophobes ont été retrouvés sur son compte du réseau social X, qu’il a supprimé.

Lâché la veille par son parti, qui ne cautionne pas ses propos injurieux, le chef d’entreprise de 61 ans persiste et signe. Lors d’une conférence de presse, tenue ce jeudi 5 février, dans son magasin Weldom à Carpentras, il ira au bout de sa candidature aux élections municipales 2026 de Carpentras, lui qui s’y prépare depuis trois ans. « Sans étiquette, divers droite. »

« Je veux être très clair : Je refuse totalement les propos déformés tels qu’ils ont été rapportés. C’est contraire à ce que je suis et toutes les personnes qui me connaissent le savent. D’ailleurs, si quelqu’un a une preuve sérieuse de propos racistes que j’aurai pu tenir, qu’il la montre. Elle n’existe pas, parce que ça n’est jamais arrivé. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Je ne l’accepte ni chez moi, ni parmi mes soutiens. »

Christian Richaud Simoni crie à la « machination », évoque des publications « générées par l'Intelligence artificielle » et annonce déposer plainte pour ''vol de données informatiques''..

Christian Richaud (à gauche), lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 février, dans son magasin Weldom à Carpentras. Photo Le DL/Anaïs Vaugon

Christian Richaud (à gauche), lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 février, dans son magasin Weldom à Carpentras. Photo Le DL/Anaïs Vaugon

Il se maintient sans le soutien du RN

Qu’importe la sentence du RN, qu’importe la polémique, Christian Richaud ne veut pas lâcher son objectif. Mis à mal par les révélations de Libération, le Carpentrassien va devoir convaincre les colistiers de sa liste "Changer Carpentras" de rester à ses côtés.

Et parmi eux, de nombreux encartés au RN, dont les poids lourds, Catherine Rimbert et Hervé de Lépinau, tous deux députés du Vaucluse, ou encore Thierry D’Aigremont, délégué départemental du parti, iront sans lui. Ce dernier a assuré que la nomination d’un nouveau candidat est imminente.

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Publié le 05.02.2026 à 10:11

Drame de Crans-Montana. « Nous incarnons le malheur » : les époux Moretti s'excusent, dans un courrier à leurs employés

« Nous décidons ce jour de suspendre le silence qui nous a été imposé, le temps de ce courrier. Nous nous devons en effet d'apaiser votre douleur », écrivent Jacques et Jessica Moretti à l'endroit de leurs employés, et dévoilée par Franceinfo, justifiant ainsi leur prise de parole tardive, après plusieurs jours d'accusations réciproques.

« Nous avons été contraints, en raison de l'enquête en cours, de retenir les mots de profonde empathie que nous souhaitions vous adresser dans le prolongement immédiat de cette tragédie. Ce silence a été infiniment pesant et douloureux. » Les époux poursuivent en adressant leurs pensées aux salariés qui font partie des 41 victimes de l'incendie du bar Le Constellation : « Nous portons aussi le deuil de ceux qui ne sont plus là, dans un chagrin immense ».

Jacques et Jessica Moretti se dédisent des accusations un temps adressées à leurs employés. Photo Alessandro della Valle/Sipa

Jacques et Jessica Moretti se dédisent des accusations un temps adressées à leurs employés. Photo Alessandro della Valle/Sipa

Les Moretti assurent que « le soupçon de collusion brandi à notre encontre nous a réduits à renoncer à tout lien, rendant l'épreuve encore plus insoutenable », en référence aux accusations des avocats de victimes, à la suite de la libération sous caution de Jacques Moretti, qui craignent que le couple ne se concerte et entrave l'enquête. 

« Vous étiez nos protégés »

Depuis plusieurs jours,des employés du Constellation et leurs proches relatent des mauvais traitements de Jacques et Jessica Moretti, soutenant par ailleurs que la sécurité du bar n'était pas la priorité du couple corse. Ces derniers, qui avaient véhément répondu par voie de presse, arguant que les employés n'auraient pas appliqué les consignes de sécurité dont ils avaient pourtant connaissance, use d’un tout autre vocable dans leur lettre.

« Vous étiez nos protégés et vous l'êtes toujours. Nous portons cette responsabilité sans chercher d'aucune façon à nous déporter sur vous. Pas un instant nous aurions pu imaginer une telle tragédie. Depuis le 1er janvier, nous incarnons le malheur qui frappe le Constellation », confessent-ils, avant de changer ton à l'égard des médias « qui se déchaînent et relayent parfois de graves mensonges sans aucune retenue ».

« L'enquête restituera la vérité »

« Un des plus ignobles a été la fuite immédiate des lieux la caisse sous le bras alors que nous étions là, à faire face au chaos, terrifiés par ces scènes de guerre durant cette nuit d'horreur, essayant d'apporter du secours, en particulier auprès de certains d'entre vous », affirment les gérants, en réponse à une information de la presse italienne. 

Persuadés de leur innocence, Jacques et Jessica Moretti assurent qu'ils continueront « à collaborer rigoureusement et à répondre du mieux que possible à toutes les interrogations », convaincus que « l'enquête restituera la vérité ».

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Publié le 05.02.2026 à 11:45

Télévision. « Toute ravissante, une belle s***** ! » : Gérard Depardieu au coeur de nouvelles révélations

Les documents d'archives s'étalent sur des décennies. Et ils montrent d'abord ce qu'on n'a pas voulu voir durant ces années : TMC a diffusé mercredi soir Les Scandales Depardieu, avec de nombreuses images inédites*.

Certaines datent des années 1980 : on y voit l'acteur s'en prendre à des techniciennes ou des maquilleuses, sur des tournages avec Pierre Richard, à l'époque des films Les Compères ou Les Fugitifs. L'une d'elles est touchée par l'acteur, se recule pour lui échapper - en vain. Une autre subit des propos outranciers et les mains de Gérard Depardieu, se débat, sans plus de résultat. Sur le plateau, personne ne réagit ni n'intervient. La caméra filme, ouvertement, sans rien empêcher.

Ces scènes en disent long sur le laxisme qui a longtemps régné en matière de violences sexistes et sexuelles dans le milieu du cinéma.

Propos obscènes et baisers forcés

Et le problème a mis du temps, beaucoup de temps, avant d'être réellement considéré. D'autres scènes, bien plus récentes, avaient été passées sous silence. Comme en 2015, au Festival de Cannes, quand Gérard Depardieu embrasse d'abord Cécile de France, puis Isabelle Huppert sans leur accord, devant des dizaines d'objectifs. Un peu plus tard, l'acteur se vante même d'avoir embrassé sa partenaire « après » le tournage, elle qui vient de déclarer « qu'ils vont s'embrasser mais ils ne s'embrassent pas » dans le film. 

Autre extrait, encore plus récent : il date de 2020, soit deux ans après les premières plaintes visant Gérard Depardieu. La scène se passe sur le tournage d'Umami, toujours devant plusieurs caméras de télévision. L'acteur multiplie alors les propos sexuels et obscènes, tantôt en direction d'une technicienne, tantôt d'une comédienne... Les images - et le son - s’inscrivent dans la continuité des précédentes révélations de Complément d’Enquête, à l’origine de sa chute médiatique fin 2023.

« Tu la désosses ! »

Les téléspectateurs découvrent alors les éructations habituelles de Depardieu, sur ce tournage qui réunit Sandrine Bonnaire et Pierre Richard, en juin 2020. Pendant une pause, le comédien évoque d'abord Sandrine Bonnaire, qui joue sa femme, Louise, dans le film : « Tu pars avec Louise, et puis tu l’embrouilles là-bas. Tu l’emmènes et tu la désosses ! Comme un petit pied de porc », lance Gérard Depardieu.

Mais le pire reste à venir : il s'adresse ensuite à une figurante, qu'il semble connaître : « Toi, la Sarah, tu joues au théâtre, toujours ? [...] Viens ma Sarah, arrache-moi la culotte, va ! », lui lance-t-il. Avant d'en rajouter : « Mais tu es toute ravissante. A mon avis, la pension est impeccable, une belle s***** ».

Et de conclure la « pause » avec d'autres propos grossiers, visant... les religieuses de l'abbaye de Fontevraud où se déroule le tournage : « Dis donc les nonnes, elles devaient pas se faire chier, ici. Parce qu'il y a le potager, avec des concombres... je te dis pas ».

Son ex-femme parle pour la première fois

C'est un autre moment très fort du documentaire : la prise de parole d'Elisabeth Guignot, 84 ans, l'ex-femme de Gérard Depardieu, mère de Julie et Guillaume, qui a partagé sa vie durant 25 ans.

« Je m’en veux de ne pas avoir parlé plus tôt. J’ai préféré le silence parce qu’il n’y avait rien à faire. J’aurais pu contrer beaucoup de choses », admet-elle aujourd'hui. Tout en défendant « quelqu’un qui est prêt pour un bon mot, pour détendre l’atmosphère, à dire une idiotie ou un truc qui dérange tout le monde. Même s’il est graveleux, même s’il doit choquer », raconte-t-elle. « Moi, je ne déteste pas que de temps en temps, il renverse la table ». Selon elle, « il est toujours à la limite, il est en marge, il va loin… c’est lui qui va le plus loin ».

En revanche, elle assure « qu'en 25 ans », elle a eu « le temps de juger, de voir, de regarder, sans indulgence parfois. [...] C’est quelqu’un qui est plein de délicatesse envers les femmes », insiste-t-elle. « Elles le voyaient comme un chasseur, moi je disais non, c’est un ours. Et comme tous les ours, ça égratigne peut-être, mais ça conforte ». Replaçant leur rencontre dans les années 1970, « plus légères », elle estime que son mari d'alors incarnait la libération sexuelle. Dans les années 1980, alors qu’il accède au statut de « sex-symbol », elle affirme que « ça lui plaît qu’il plaise » aux femmes.

Plusieurs procédures en cours

Gérard Depardieu, 77 ans, reste visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles et viols. Deux procédures, portées par la comédienne Charlotte Arnould, ont abouti à un renvoi devant la cour criminelle de Paris, décision dont il a fait appel. En mai 2024, il a déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles survenues sur le tournage des Volets verts en 2021. Il a également fait appel.

* Les Scandales Depardieu, disponible sur le replay de TMC

3919 - Violences Femmes info

Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violence. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.

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