Publié le 07.06.2026 à 19:50

« Un terrible accident » est survenu ce dimanche dans le Loiret. Comme l'ont révélé nos confrères de RTL, un hélicoptère de la gendarmerie nationale s'est écrasé au niveau de la commune de Bray-Saint-Aignan, dans un massif de la forêt domaniale d'Orléans. « Trois gendarmes étaient à bord. La pilote et le mécanicien ont été évacués conscients en urgence absolue au centre hospitalier universitaire d’Orléans. Le troisième militaire est décédé », a indiqué la préfecture du Loiret dans un communiqué.
« Cet après-midi, l'adjudant Dorian Larigaudrie de la brigade de gendarmerie de Châteauneuf-sur-Loire a perdu la vie alors qu’il était en mission héliportée de recherche opérationnelle d’une personne disparue avec ses camarades des forces aériennes de la gendarmerie de Villacoublay, quand leur appareil s’est écrasé dans la forêt de Bray-Saint-Aignan », a pour sa part annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur son compte X. « J'exprime ma profonde tristesse face à cet accident tragique et je présente mes sincères condoléances à la famille de l’adjudant Dorian Larigaudrie et ses camarades ainsi qu’à tous les militaires de la gendarmerie dont je mesure la peine et salue l’engagement », a ajouté le ministre.
Les circonstances du crash restaient à établir dimanche soir. Elles « seront déterminées dans le cadre de l’enquête judiciaire » ouverte, a souligné la préfecture, en précisant que « le périmètre du crash a été sécurisé ».
D'importants moyens ont été activés pour identifier le lieu du crash et porter secours aux victimes, avec notamment la mobilisation d'un drone des pompiers et d'un hélicoptère du Samu. Au total, 48 pompiers et 36 engins, 30 gendarmes du Loiret et un escadron de la gendarmerie mobile de Maisons-Alfort ont été déployés. Une cellule d'urgence médico-psychologique a été ouverte à la brigade de gendarmerie de Chateauneuf-sur-Loire où était affecté le gendarme tué. « Toutes mes pensées accompagnent la gendarmerie nationale après le terrible accident d’hélicoptère survenu dans le Loiret. Chaque jour, en France, des milliers de femmes et d’hommes en uniforme risquent leur vie pour nous protéger », avait écrit en début de soirée le préfet du Loiret sur son compte X, sans plus de précisions.
Selon Ici Orléans, l'hélicoptère avait survolé la zone pendant plusieurs heures dimanche à la recherche d'un adolescent disparu la veille au soir, qui a été retrouvé depuis.
Publié le 07.06.2026 à 20:33
Le geste est fort, symbolique, déchirant. La marche blanche déambule depuis maintenant une heure, ce dimanche, dans les rues parfois étroites de Fleurance, quand le long cortège marque l’arrêt devant le collège Hubert-Reeves, où était scolarisée Lyhanna. Martial, le papa de la fillette dont le corps a été retrouvé dans un silo agricole jeudi après six jours de recherches, enjambe la barrière, sous le regard de Charly, la maman. Il retire son t-shirt sur lequel a été imprimé le visage de leur fille - celui que les Français connaissent par cœur depuis maintenant une semaine - et le dépose sur la porte d’entrée de l’établissement scolaire.
C’est à cet endroit, le 29 mai aux alentours de 15 heures, que la collégienne a été vue pour la dernière fois. Avant de monter dans la voiture de Jérôme Barella, le principal suspect dans la disparition de la jeune fille.
Les parents de Lyhanna et son frère autour du maire de Fleurance, Grégory Bobbato, dimanche, en tête d’un cortège composé de 6 000 personnes. Photo EBRA /A.S.
En une semaine, cette commune du Gers, située à 80 km de Toulouse, est devenue l’épicentre de la douleur et de la colère de tout un pays. Ce dimanche, 6 000 personnes, soit 1 000 de plus qu’attendu et autant que le nombre d’habitants que compte ce bourg gersois, sont venues soutenir les parents de Lyhanna et crier leur colère à l’encontre du système judiciaire. Sa mort s’est transformée en scandale d’État. Elle a mis au jour les failles de la justice dans le traitement des affaires de violences sexuelles sur les enfants. À Fleurance, comme partout en France, on s’interroge : comment Jérôme Barella, ce père de famille de 41 ans vivant dans la commune voisine, a-t-il pu être laissé libre, alors qu’il était visé par plusieurs plaintes et signalements pour viol et agressions sexuelles sur mineurs ?
« Aujourd’hui, nous sommes d’abord là pour marquer notre soutien envers la famille et demain [lundi], on se rassemblera devant les tribunaux pour exprimer notre colère envers la justice », explique Rodolphe, 46 ans, venu des Landes avec ses quatre enfants. Marie a bien connu Lyhanna. Il y a trois ans, elle lui enseignait le tir à l’arc. Cette Fleurantine de 67 ans, qui tient une rose blanche dans la main, se souvient d’une enfant « merveilleuse », « très câline ». « Elle était toujours accrochée à moi », raconte-t-elle les larmes aux yeux. Mais très vite la tristesse laisse place à la colère : « Ses excuses, ça vaut zéro ! Il fallait que le ministre de la Justice agisse avant. C’est trop tard, Lyhanna n’est plus là », fulmine-t-elle. Comme d’autres participants, Marie va jusqu’à réclamer la démission de Gérald Darmanin. « Ils ont attendu un mort pour s’affoler », s’emporte, de son côté, Alain, 71 ans de Fleurance.
Après avoir déposé dans le square devant le collège la banderole de la marche, sur laquelle était inscrit le message “Lyhanna plus jamais ça. On t’aime, tu nous manques”, les parents sont montés sur une estrade, derrière la tante de la petite fille qui a pris la parole pour eux, devant des milliers de personnes vêtues de blanc : « Notre petit monde s’est écroulé. Lyhanna, pardon, pardon pour ce que tu as vécu », a lu la tatie de la fillette, la voix pleine de sanglots.
Parmi les participants, des dizaines d’élus ceints de leur écharpe tricolore. Ce sont des élus locaux. La famille a tenu à les inviter pour saluer leur mobilisation durant les opérations de recherches menées la semaine dernière. Aucun homme politique national n’était convié.
Depuis le premier jour de la disparition de Lyhanna, Grégory Bobbato, le maire de Fleurance, fait bloc derrière la famille de la collégienne. Dimanche, l’édile n’a pas hésité à dénoncer les manquements de l’État dans la protection des enfants : « Combien de marches blanches, combien de minutes de silence encore nous faudra-t-il vivre ? Plus jamais les enfants victimes ne doivent se retrouver avec une accumulation de plaintes sans suite, faute de preuves caractérisées. Plus jamais les enfants ne doivent être des proies qui s’accumulent pour des prédateurs qui rôdent en toute impunité », a-t-il lu au micro. Selon Grégory Bobbato, la mort de Lyhanna traduit « une défaillance sociétale et non individuelle ».
Dans la foule, apparaissent sur des pancartes les noms de Maëlys, Louise, Lina, Lola – des petites filles qui ont été assassinées. « La famille de Lyhanna vaut mieux qu’une énième enquête administrative, qu’une énième circulaire. Aujourd’hui, nous attendons des actes au-delà des formules chocs », insiste le maire. Une minute de silence a été observée, rompue par une musique choisie par la famille, intitulée Les Anges. Sur l’estrade, les parents de Lyhanna s’enlacent et fondent en larmes. Dans la foule, les larmes coulent, mais la colère est brûlante.
Publié le 07.06.2026 à 20:00

Un pas alerte, une poignée de mains franche et un sourire en coin : Didier Deschamps était de bonne humeur, lundi dernier, alors qu’il enchaînait les interventions médiatiques. Un exercice auquel il ne se pliera plus à Clairefontaine, puisque son mandat à la tête des Bleus, riche de 14 années bien remplies, prendra fin après la prochaine Coupe du monde (11 juin - 19 juillet). Son entrée dans les habits de sélectionneur, ses coups durs ou ses moments de félicité, sa relation aux critiques et aux médias, l’évolution de son management, les moments où tout aurait pu s’arrêter comme sa décision de tourner la page d’un des plus glorieux chapitres de sa carrière : Deschamps, toujours en maîtrise, n’a rien éludé d’une aventure qui l’a profondément marqué.
Le jour où… vous avez appris que vous alliez être sélectionneur de l’équipe de France ?
« Le jour où j’ai décidé, plutôt (rires) ! Déjà il fallait me libérer (de son contrat à l’OM qui courait jusqu’en 2014). J’ai demandé un petit temps de...
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