Publié le 18.02.2026 à 12:32
Neuf personnes ont été interpellées mardi et deux autres ce mercredi. Toutes sont soupçonnées d'avoir joué un rôle dans la mort, samedi à Lyon, d'un jeune militant identitaire, Quentin Deranque, 23 ans. Il est décédé deux jours après avoir été roué de coups en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences-Po Lyon.
Parmi les interpellés, huit hommes, dont l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, et trois femmes, pour la plupart âgés d'une vingtaine d'années. Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Sur le plan politique, la France insoumise est sous le feu des critiques, accusée par la quasi-totalité de ses opposants d'avoir contribué à une forme de violence verbale dans le débat public, menant à la violence physique.
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13:05
Avec deux nouvelles arrestations ce mercredi, 11 suspects ont été interpellés et sont interrogés dans l’enquête pour « homicide volontaire » ouverte après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.
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12:40
Selon France Info, « deux femmes et un homme ont été interpellés mardi soir à Piégros-la-Clastre » (Drôme). L'homme, prénommé Dimitry, serait originaire de Lyon, il est soupçonné d'avoir été présent sur les lieux du crime jeudi 12 février. Il aurait été arrêté chez sa petite amie et sa belle-mère, qui ont également été interpellées : elles sont soupçonnées d'avoir apporté « une aide logistique ».
12:27
Le coordinateur national de la France insoumise (LFI) Manuel Bompard en appelle aux « pouvoirs publics » pour « garantir un débat démocratique digne et sain » dans un contexte de fortes tensions après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
« Je demande maintenant que les accusations (contre LFI), s'arrêtent, parce que, comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations ont ensuite des conséquences et conduisent un certain nombre de militants extrêmement dangereux à proférer des menaces, des intimidations, des attaques de permanences et de locaux », a expliqué M. Bompard devant la presse après une alerte à la bombe, finalement levée, au siège de La France insoumise à Paris.
12:01
La députée haut-savoyarde Anne-Cécile Violland (Horizons) est restée assise, mardi, lors de la minute de silence en hommage à Quentin Deranque. Malgré « la violence abjecte qu’a subie ce jeune homme, j’aimerais que notre Assemblée puisse partager la même indignation pour les femmes et enfants victimes de violence, qui meurent trop souvent dans une forme d’indifférence », a-t-elle expliqué à l’issue de la séance.
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11:16
Le siège de La France insoumise, à Paris, a été « évacué suite à une menace à la bombe », annonce le coordinateur national du parti Manuel Bompard.
Une alerte qui survient dans un climat de tension extrême, après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon en marge de la venue à Sciences-Po Lyon de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
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10:58
La présidente de l'Assemblée nationale était sur TF1 ce mercredi matin. « Dans quel monde vit-on ? », s'est-elle interrogée. Constatant « qu'un jeune est mort », elle déplore un « climat » qui « pousse nos jeunes vers la confrontation plutôt que vers le débat ».
« La responsabilité politique devrait être d'apaiser. Hier soir pourtant, Jean-Luc Mélenchon m'a fait huer en meeting. Dans quel monde vit-on ? », demande Yaël Braun-Pivet.
10:55
Onze personnes sont désormais entendues par les enquêteurs, dans le cadre de gardes à vue qui peuvent durer jusqu'à 48 heures. Sur les neuf personnes arrêtées mardi, six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir « apporté un soutien », selon une source proche du dossier.
Certains font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale.
10:37
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé mercredi à « un front commun » aux élections municipales contre La France insoumise, qui doit selon lui « répondre de ses actes » après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en particulier le député Raphaël Arnault dont il a souhaité la démission. « L'extrême gauche a tué » et « Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre », a déclaré M. Bardella sur CNews et Europe 1.
Il appelle à cette occasion « à mettre en place un cordon sanitaire » contre LFI, qui est à ses yeux « un mouvement politique aujourd'hui sorti totalement de la République ». Un mot d'ordre clairement lancé « en vue des futures élections municipales, présidentielle et législatives » : « Au second tour, je pense qu'il faut un front commun contre La France insoumise, si [elle] est en capacité de remporter des municipalités, donc effectivement un : "tout sauf La France insoumise" », a insisté le président du RN.
10:29
Fustigeant les propos de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ce mercredi matin, le coordinateur national de LFI Manuel Bompard juge qu'un « gouvernement illégitime prétend désormais décider de l'organisation des groupes politiques d'opposition ». Il rappelle que « Raphaël Arnault n’a aucune responsabilité dans le drame survenu à Lyon jeudi dernier et qu’il n’est absolument pas concerné par l’enquête en cours ». Son assistant parlementaire Jacques-Élie Favrot fait toutefois partie des 11 personnes interpellées jusqu'ici.
Maud Bregeon avait appelé LFI à « exclure au moins temporairement » le député et fondateur du groupuscule "La Jeune Garde" Raphaël Arnault de l'Assemblée nationale.
10:09
Un couple a été arrêté mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, ce qui porte à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier, annonce le procureur de Lyon.
L'homme, soupçonné d'avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l'avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête pour « homicide volontaire », a précisé Thierry Dran.
09:26
Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris, a mis en cause mercredi les députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024, dont son adversaire Emmanuel Grégoire, pour leurs liens avec "La Jeune Garde", au coeur des suspicions dans la mort de Quentin Deranque.
« Toute la gauche est concernée. Le Nouveau Front populaire [...], ils ont tous été élus avec le soutien de "La Jeune Garde". C'est sur leurs affiches et sur leur site. [...] Est-ce que quelqu'un a interrogé M. Grégoire si ça ne l'a pas gêné d'être élu? », a-t-elle interrogé au micro de RTL.
08:55
Invité sur BFMTV ce mercredi, l'ancien président de la République a été clair : « La relation avec La France insoumise est rompue ». Selon lui, « Jean-Luc Mélenchon ne sera pas présent au second tour de l'élection présidentielle » en 2027.
Interrogé sur le « ni-ni » - soit « ni-LFI, ni-RN », François Hollande estime que « ça ne se produira pas, même si c'est ce que veut installer Jean-Luc Mélenchon ».
08:39
L'ancien président de la République François Hollande estime qu'il y a « une double responsabilité de LFI » dans le drame de la mort de Quentin. « La première c'est depuis des mois d'entretenir [...] une espèce de brutalité permanente » dans le débat public. « Et la deuxième, c'est d'avoir accepté dans un parti supposé être dans l'arc républicain, d'avoir un lien avec un groupe, la Jeune Garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode », détaille-t-il.
« Il n'est pas possible que dans la République il puisse y avoir des combats de rue qui dégénèrent », a encore déclaré François Hollande. « S'il est établi que des collaborateurs de Raphaël Arnault sont mis en cause, il devra en tirer toutes les conséquences », a-t-il conclu.
08:06
« Je ne peux pas démettre un député de ses fonctions », assène Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, sur TF1, interrogée sur Raphaël Arnault.
« Les responsables politiques doivent appeler au calme, à l'apaisement, à la non-violence », poursuit-elle, pointant du doigt Jean-Luc Mélenchon, qui « ne prononce pas des mots d'apaisement ».
Pour Yaël Braun-Pivet, il était par ailleurs « indispensable » d'« interrompre » le contrat de l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés hier.
07:53
Sur Franceinfo, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à La France insoumise d'exclure, au moins « temporairement », le député Raphaël Arnault de son groupe à l'Assemblée nationale après l'interpellation de son assistant parlementaire dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque.
« La France insoumise a assumé des liens avec la Jeune Garde (...). On arrive à un grand moment de clarification. La France Insoumise doit faire le ménage dans ses rangs et moi j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l'exclure temporairement pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence », a-t-elle dit sur franceinfo.
Jugeant que les Français ont « toutes et tous une responsabilité » quand ils votent pour les Insoumis, elle a appelé à ce qu'il n'y ait « plus jamais un député LFI au sein de l'Assemblée nationale ». Les responsables LFI « contreviennent en tout état de cause aux valeurs de la République quand ils font ce type de choix et qu'ils portent ce type de discours ».
« L'enquête avance et c'est une bonne chose pour la famille de Quentin, pour ses proches », affirme-t-elle.
07:30
Voici ce que l'on sait pour l'heure du déroulé des événements, en l’état actuel des investigations .
06:54
Figure de la Jeune Garde, le député LFI Raphaël Arnault cristallise les critiques, en raison de son rôle charnière entre le mouvement antifasciste contesté et La France insoumise. Un de ses collaborateurs parlementaires, Jacques-Elie Favrot, fait partie des suspects, liés à l'ultragauche, arrêtés hier. Rapidement, le député du Vaucluse a annoncé avoir engagé une procédure pour « mettre fin » à son contrat.
« Nous avons fréquenté, et nous nous sommes délibérément rapprochés de la Jeune Garde », a reconnu mardi soir Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence devant des militants LFI, en qualifiant Raphaël Arnault de « bon député, travailleur », qui fait « honneur » à La France insoumise.
Le leader des Insoumis a raconté avoir pu observer, à un camp d'été du mouvement antifasciste où il avait été invité, « un groupe qui, dans une discipline parfaite, étudiait, travaillait, élevait son niveau de conscience collective ».
« Des divergences souvent nous séparent. Nous n'approuvons pas la violence », a-t-il cependant noté.
Plus tôt dans la journée, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot avait estimé que si d'anciens membres de ce groupe étaient responsables de l'agression, ils devaient « être punis ».
06:45
Une vidéo précédant le lynchage mortel de Quentin que s’est procuré Le Progrès met à mal les déclarations de membres de l’extrême droite, qui avaient notamment prétendu qu'aucune rixe n'avait eu lieu avant la mort de Quentin.
06:40
Raphaël Arnault lâche son collaborateur interpellé. Le député LFI et cofondateur du mouvement antifasciste "La Jeune Garde" Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour « mettre fin » au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des cinq suspects arrêtés.
Le nouveau bilan fait état de neuf interpellations. Deux nouveaux suspects ont été interpellés dans l'enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, portant à neuf le total (7 hommes, 2 femmes).
Une marche d'hommage annoncée samedi à Lyon. Une marche d'hommage à Quentin est annoncée samedi après-midi à Lyon, au départ de la place Jean Jaurès, selon les organisateurs sur Instagram.
« Il est temps que vous fassiez le ménage », lance Sébastien Lecornu à LFI. « Il est temps que vous fassiez le ménage, dans vos propos, dans vos idées, et surtout dans vos rangs ! », a déclaré le Premier ministre.
Publié le 18.02.2026 à 12:37
Un couple a été arrêté ce mercredi matin dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, portant à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier, a annoncé le procureur de Lyon, Thierry Dran. L’homme, soupçonné d’avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l’avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l’enquête pour « homicide volontaire », a précisé Thierry Dran.
Mardi, trois jours après la mort du militant d’extrême droite à Lyon, neuf suspects avaient déjà été interpellés. L’exploitation des images de vidéosurveillance, de riverains et de la téléphonie des mis en cause a permis aux enquêteurs d’identifier cinq personnes, arrêtées dans l’après-midi. Quatre autres ont suivi dans la soirée. Parmi ces premiers individus appréhendés dans ce vaste coup de filet, sept sont des hommes et deux sont des femmes. Au moins deux personnes ne sont pas liées directement aux faits, mais des proches des suspects, dont les témoignages pourraient apporter des éléments à l’enquête.
Tous les suspects seraient âgés d’une vingtaine d’années. Les interpellations ont eu lieu dans la région lyonnaise, près des lieux du drame, ainsi que dans les départements de la Drôme, de l’Isère, de l’Aisne et de la Haute-Loire. Dans la Drôme, ce sont deux femmes et un homme qui ont été interpellés à Piégros-la-Clastre, près de Crest, d'après Franceinfo.
Selon les informations du Progrès, les deux personnes arrêtées en Haute-Loire se nomment Adrian B. et Robin C., et seraient des militants actifs de la Jeune Garde antifasciste, collectif de la mouvance d’extrême gauche, dissous le 12 juin dernier en Conseil des ministres.
Adrian B. est un ancien stagiaire du cofondateur et ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste, le député Raphaël Arnault (LFI). Ce dernier se trouve dans l’œil du cyclone, un autre membre de son entourage figurant parmi les 11 personnes interpellées, bien que l’on ignore à ce stade l’enquête le rôle qu’il aurait joué dans la mort de Quentin Deranque : Jacques-Élie Favrot, son désormais ex-assistant parlementaire. Son nom circulait depuis plusieurs heures et le jeune homme s’était vu retirer ses droits d’accès à l’Assemblée nationale de manière préemptive, lundi, par la présidente Yaël Braun-Pivet.
Dès le lendemain de la mort de Quentin Deranque, Jacques-Élie Favrot avait, par l’intermédiaire de son avocat Me Bertrand Sayn, « formellement » démenti « être responsable de ce drame » et s’était « retiré de ses fonctions de collaborateur » de Raphaël Arnault. Il avait également indiqué être « menacé de mort par l’extrême droite dans tout le pays et en Europe », l’empêchant d’« assurer ses fonctions de cette manière ». Mardi soir, Raphaël Arnault a affirmé sur X avoir engagé, dès lundi, « avant d’apprendre son interpellation, les procédures pour mettre fin au contrat » de Jacques-Élie Favrot. « À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités », a ajouté l’élu.
D’après les informations de 20 Minutes, Jacques-Élie Favrot vient d’une famille d’agriculteurs d’une commune de 6 000 habitants au nord de Lyon et a joué au football dans le club local jusqu’en 2019, au poste de défenseur. Surnommé « Jef », il est titulaire d’un master de sciences politiques obtenu à l’université Jean Monnet (UJM) de Saint-Etienne, où il étudiait lorsque Raphaël Arnault en a fait son assistant parlementaire, après son élection au palais Bourbon en 2024. Jacques-Élie Favrot faisait par ailleurs partie de l’OSE CGT, syndicat étudiant affilié à la CGT. Ceux qui l’ont côtoyé le décrivent comme « méthodique », « travailleur » et « plus à l’aise dans la préparation de dossiers que dans la prise de parole publique », rapporte Sud Radio.
L’enquête pour « homicide volontaire » se poursuit pour déterminer les rôles et responsabilités des différents suspects dans la mort de Quentin Deranque, 23 ans, passé par les rangs de l’Action française, plus ancienne organisation d’extrême droite en activité. Pour rappel, le jeune homme a été violemment frappé à la tête par au moins six personnes, jeudi dernier, lors d’une rixe entre des militants d’extrême gauche et des militants nationalistes venus « assurer la sécurité » du Collectif Nemesis. Ce mouvement d’extrême droite identitaire, se réclamant du féminisme, avait déployé une banderole dans les rues lyonnaises pour s’opposer à une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Sciences Po Lyon. Quentin Deranque est décédé samedi, des suites du grave traumatisme crânien subi.
Publié le 18.02.2026 à 10:22

La députée haut-savoyarde Anne-Cécile Violland ne s’est pas associée ce mardi 17 février à l’hommage rendu par l’Assemblée nationale à Quentin Deranque , militant nationaliste mort samedi à Lyon. Contrairement aux autres parlementaires, la députée Horizons de la 5e circonscription est restée assise lors de la minute de silence observée dans l’Hémicycle.
« Même si je partage la violence abjecte qu’a subie ce jeune homme, j’aimerais que notre Assemblée puisse partager la même indignation pour les femmes et enfants victimes de violence, qui meurent trop souvent dans une forme d’indifférence », a-t-elle expliqué à l’issue de la séance à nos confrères de franceinfo.
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