Publié le 18.04.2026 à 19:30
Politique. Dans une tribune, des personnalités de gauche veulent « construire 2027 » sans Mélenchon

La gauche peut gagner en 2027 si elle arrête de se parler à elle-même, si elle cesse les querelles intestines et si elle parle aux Français. C’est le sens de l’appel que lancent 45 personnalités de gauche ce dimanche dans la presse régionale, à travers une tribune intitulée "Construire 2027", également le nom d’une plateforme.
Cet appel, signé entre autres par Raphaël Glucksmann (eurodéputé Place Publique), Boris Vallaud (député Parti socialiste) et Yannick Jadot (sénateur Les Écologistes) ne met en avant aucune étiquette partisane mais en écarte une : celle de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Et surtout, elle veut placer les idées et une vision, avant la querelle des ego pour savoir qui sera le candidat de la gauche pour la présidentielle de 2027.
Cette initiative, en préparation depuis plusieurs semaines, s’est accélérée depuis les municipales qui ont vu des accords locaux entre une partie de la gauche et La France insoumise. « Notre initiative est une clarification politique », insiste Yannick Jadot, qui n’est pas sur la même ligne politique que la patronne de son parti, Marine Tondelier. Cette dernière défend avec entre autres le premier secrétaire du PS Olivier Faure, l’idée d’une primaire de la gauche (hors LFI), programmée le 11 octobre prochain. Mais les débats d’entre-deux-tours des municipales ont plombé l’idée et brouillé le message.
« Mélenchon ne peut représenter la gauche », insiste Hélène Geoffroy, battue le mois dernier au municipales dans sa ville de Vaulx-en-Velin (Rhône) par un candidat insoumis. « On reprend depuis le début. On ne peut pas parler de primaire qui n’a pas dit le fond de ce qu’elle voulait porter ! ».
L’idée de base, c’est de partir du terrain, d’où le choix de la presse régionale pour lancer l’appel. « Nous faisons un travail exigeant et ancré, en lien avec la société civile. Nous ne voulons pas être hors sol mais faire de la politique à l’échelle humaine », détaille Boris Vallaud. En clair, le but est de proposer d’ici quelques semaines, « dix ou 15 idées tranchantes et compréhensibles pour changer la vie des Français ». Cela parlera notamment de pouvoir d’achat, de santé, d’éducation.
Alors que la gauche, historiquement basse, ne dépasse pas les 30 %, l’idée des signataires est de renouer avec les classes moyennes perdues en leur redonnant un horizon et des raisons d’espérer. Pas seulement de faire barrage à l’extrême droite. « On ne gagnera pas par un front anti RN, cela ne suffit pas », défend le sénateur Ronan Dantec qui a présenté une plateforme pour la social écologie , justement pour reconquérir cette France des pavillons qui vote Rassemblement national.
La gauche façon puzzle
À un an de la présidentielle, la gauche, historiquement basse dans l’opinion, est totalement éclatée. Jean-Luc Mélenchon, déjà trois fois candidat à la présidentielle, le sera à nouveau une quatrième fois. Son mouvement, La France insoumise, sort renforcé de la séquence des municipales dans la mesure où il a gagné des villes (Saint-Denis, Roubaix...), et où il a permis des victoires de la gauche grâce à des accords de second tour, à Nantes notamment. Son objectif est qu’une fois encore, comme en 2017 et 2022, il apparaisse comme le vote utile à gauche, laissant les autres partis de gauche loin derrière lui.
De l’autre côté du spectre de gauche, François Hollande et Bernard Cazeneuve, prennent de moins en moins la peine de cacher leurs ambitions élyséennes. Ils parient sur l’image dégradée de Jean-Luc Mélenchon, qui suscite le rejet dans une partie des électeurs de gauche et sur leur expérience, par opposition à des personnalités comme Raphaël Glucksmann, Olivier Faure ou Boris Vallaud, potentiels candidats.
« Je me prépare », affirme l’ancien président à nos confrères de Marianne cette semaine, expliquant que c’est sa façon à lui d’être « utile » aujourd’hui. « Je suis prêt et déterminé », a avancé ce samedi, en écho, son ancien Premier ministre lors d’une réunion de son parti, La Convention.
« Les Français sont moins obsédés par les divisions de la gauche que par le prix à la pompe », ajoute Raphaël Glucksmann qui ne veut « pas de tabou » et aussi parler de patriotisme et de sécurité, thèmes parfois délaissés par la gauche.
Cette initiative a pour but de rassembler toute la gauche (hors LFI). Mais dans les faits, aucun membre du PS proche du Premier secrétaire, Olivier Faure, n’est signataire. « Ils ont manifesté publiquement leur préférence pour le chemin de la primaire sans programme commun, ils n’ont pas été sollicités pour travailler sur ce texte », explique l’une des chevilles ouvrières. Le but de ces signataires est sans le dire, de dévitaliser la primaire de la gauche, organisée entre autres par Lucie Castets , désormais maire du XIIe arrondissement de Paris. D’apparaître comme une alternative plus crédible car avec un spectre politique plus large.
Ensuite viendra le moment, sans doute à la fin de l’été, de déterminer qui portera le projet pour 2027. Ce sera très certainement plus simple que de se mettre d’accord sur un appel, et une tribune.
L’appel que nous relatons est signé par des élus européens, nationaux et locaux. Parmi les premiers signataires : Boris Vallaud (député) Raphaël Glucksmann (député européen), Yannick Jadot (sénateur), Carole Delga (présidente de la région Occitanie), Michaël Delafosse (maire de Montpellier), Patrick Kanner (sénateur, ancien ministre), Nicolas Mayer-Rossignol (maire de Rouen), Hélène Geoffroy (ancienne ministre, ancienne maire de Vaulx-en-Velin), Lamia el Aaraje (première adjointe maire de Paris), Laurence Rossignol (sénatrice, ancienne ministre), Sacha Houlié (député), Aurélien Rousseau (député), Emmanuel Maurel (député), Aurore Lalucq (eurodéputée), Stéphane Fréchard (maire de Lure), David Assouline (ancien sénateur), etc.
Publié le 18.04.2026 à 18:28

Samedi 18 avril en toute fin d’après-midi, l’homme qui s’était réfugié sur le toit d’une copropriété de l’hypercentre de Chambéry, a finalement accepté de monter dans la nacelle des pompiers pour redescendre sain et sauf. Épilogue d’un après-midi hors du commun.
Aux environs de midi, alors que le marché du samedi touchait à sa fin place de Genève, des témoins ont alerté la police de la présence d’un homme qui déambulait sur le toit de la copropriété donnant sur les rues de Maistre, Doppet, Favre et la place de Genève. Il sautait de cheminée en cheminée et marchait en équilibre sur la corniche. Une opération de secours hors du commun a alors été déclenchée pour l’inciter à redescendre. Elle a mobilisé des équipes de la police municipale, de la police nationale, du Samu et des sapeurs-pompiers. Les élus de permanences de la Ville étaient aussi sur le pont. Les premières tentatives de médiation ont été infructueuses, les motivations de l’homme, par ailleurs résident de l’immeuble, étant floues notamment sur ses intentions suicidaires ou non. Le périmètre de sécurité autour de l’immeuble a dû être étendu aux rues adjacentes car l’attroupement de curieux irresponsables rendait l’opération de médiation délicate. Certains d’entre eux, avec leur téléphone portable brandi vers le toit ont pu crier : « Saute ! ».
Au terme de l’opération, qui a mis à rude épreuve les nerfs de tous les intervenants, l’homme a été sédaté avant d’être transporté en milieu hospitalier.
Publié le 18.04.2026 à 19:42

Pour Danielle Michel, l’ancienne institutrice du hameau de La Ville, au Petit-Bornand-les-Glières (aujourd’hui commune de Glières-Val-de-Borne), la nouvelle de la disparition de Nathalie Baye, ce samedi 18 avril, a eu une résonance particulière. Car elle...
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