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Dauphiné Libéré


Publié le 13.02.2026 à 18:56

Lyon. Un jeune de 23 ans dans un état désespéré : la famille de la victime dénonce un lynchage

Jeudi 12 février, un peu avant 20 heures, un jeune originaire de l'agglomération de Vienne (Isère) a été pris en charge par les secours à Lyon, comme le révèle Le Progrès. Ce vendredi soir, selon ses proches, Quentin, 23 ans, se trouvait dans un état désespéré.

Sur les réseaux sociaux, des membres du collectif féministe proche de l’extrême droite Némésis assurent que le jeune homme a été victime d’un lynchage par un groupe d’ultragauche, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. D’autres dénoncent une rixe entre ultradroite et ultra gauche.

Les faits dénoncés ont été dévoilés sur les réseaux sociaux par Alice Cordier, une des membres les plus médiatiques du collectif Némésis : « Un membre de notre sécurité est entre la vie et la mort après l’action de Lyon. Il a été lynché par les antifas de la Jeune Garde. Son pronostic vital est engagé. » Puis, un peu plus tard : « Selon les dernières informations, les lésions sont trop importantes. Il ne survivra pas selon […] les médecins. » 

Une enquête ouverte pour violences aggravées

À l’heure actuelle, les circonstances de ce drame restent pour le moins floues et une enquête a été ouverte pour violences aggravées. Selon une source sécuritaire citée par Le Progrès, « à ce stade, il n’y a pas de lien établi ni dans un sens, ni dans l’autre », en référence aux deux groupuscules.

La famille de la victime s’est exprimée à travers un communiqué, transmis par son avocat, Me Fabien Rajon. « Elle tient à préciser, de manière très ferme, que le jeune Quentin n'était ni agent de sécurité, ni membre d'un quelconque service d'ordre et qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire. Quentin n'a jamais été mis en cause dans la moindre affaire et encore moins pour violence par le passé, son casier judiciaire est vierge », insiste-t-il.

« La thèse de la simple "rixe" entre deux groupes rivaux ne semble pas correspondre à la réalité des faits : il s'agirait plutôt d'un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée. Il reviendra à l'enquête d'approfondir les premiers éléments recueillis et j'appelle à respecter l'intégrité morale de cette jeune victime innocente », poursuit-il.

Dans ce texte, il évoque également le jeune homme, « étudiant en mathématique de 23 ans, pratiquant le tennis et la philosophie. Il était investi dans la vie paroissiale, en particulier au sein de la chorale de sa paroisse. Quentin a toujours défendu ses convictions de manière non-violente. »

« Une violence insupportable »

Alice Cordier, présidente de Némésis, a accusé des membres de la Jeune Garde, un collectif antifasciste lyonnais créé en 2018 mais dissous par le gouvernement le 12 juin 2025 notamment pour des « agissements violents » récurrents, tout comme, le même jour, le groupe Lyon populaire, un groupuscule d'extrême droite lyonnais, pour les mêmes motifs. Elle a désigné parmi les agresseurs « un homme du nom de Jacques Elie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault et membre actif de la Jeune Garde ».

Ce sont généralement ces deux groupes qui s'affrontent régulièrement dans des rixes devant le campus de Lyon 2 depuis des années. « Mais c'est la première fois que l'on se retrouve avec une personne entre la vie et la mort », observe la source proche de l'enquête. « C'est une violence insupportable! Un jeune homme est entre la vie et la mort, c’est terrible! », a écrit sur X le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en demandant « aux dirigeants des établissements d'enseignement supérieur une mobilisation encore accrue en la matière ».

Rima Hassan condamne « fermement » l'agression

De son côté, Rima Hassan a « fermement » condamné l'agression. « J'ai appris avec effroi les faits concernant le jeune homme Quentin, actuellement entre la vie et la mort à la suite d'un affrontement survenu hier à Lyon entre des militants antifascistes et des militants identitaires, présents aux côtés du collectif d'extrême droite Némésis, venus perturber la conférence à laquelle j'étais invitée à participer par les étudiants de Sciences Po », a écrit l'eurodéputée sur X.

Le député Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a condamné « avec la plus grande fermeté toute violence physique » à propos de l'agression de Quentin, assurant qu'aucun membre de l'équipe de Rima Hassan ou de son parti n'avait « eu de contact avec les groupuscules fascistes qui ont tenté de perturber » sa conférence. « Personne ne doit perdre la vie pour ses idées », a-t-il conclu.

Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a condamné « avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s’est déroulée hier à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements », a-t-il dit. 

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Publié le 13.02.2026 à 18:27

Savoie. « La montagne ne sera jamais un parc d’attractions » : trois personnes décèdent dans une avalanche à Val d’Isère, dont un Français

Le domaine skiable de Val d’Isère placé au niveau 4/5 sur l’échelle du risque d’avalanche, a vu trois skieurs, dont un Français, périr ce vendredi 13 février à la suite d’une avalanche déclenchée sur le secteur hors-piste des Marmottes sur le versant Solaise dans la vallée du Manchet.

L’alerte a été donnée peu avant 11 h 30 pour six skieurs impliqués. « La régie des pistes a rapidement été alertée de l’avalanche et savait qu’ a minima , une personne était ensevelie », a expliqué Cédric Bonnevie, son directeur, dans un point presse réalisé à l’office de tourisme de Val d’Isère. La course contre la montre des secours était alors lancée pour retrouver les six skieurs impliqués dans cette conséquente coulée de 400 mètres de longueur. « Nous avons rapidement trouvé deux victimes grâce à leurs DVA (NDLR : détecteurs de victime d’avalanche), qui malheureusement ne sont pas des assurances-vie », a poursuivi Cédric Bonnevie.

La première victime décédée était une personne seule, qui selon les premiers éléments de l’enquête, aurait «  a priori  » déclenché l’avalanche en amont. Par surprise, la coulée a ensuite atteint un groupe de quatre skieurs, accompagnés d’un moniteur de ski professionnel. Les deux autres victimes de ce terrible événement faisaient partie de ce groupe. L’une a été ensevelie sous l’avalanche et l’autre a finalement été retrouvée dans l’eau du ruisseau en contrebas. « Son DVA n’émettait pas de signal dans l’eau, ce qui n’a pas facilité les recherches », a indiqué Cédric Bonnevie. Le reste du groupe s’en est, quant à lui, sorti. Deux personnes en bordure de l’avalanche ont été soufflées, tandis qu’une autre personne, elle, bousculée et ensevelie, est sortie d’elle-même et a ensuite été transportée au centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice.

« Fermer le domaine skiable, ce n’est pas souhaitable »

« Ce n’était pas une avalanche extraordinaire mais la montagne ne sera jamais un parc d’attractions. Il existe des risques qu’il faut savoir accepter, rester humble, ne pas trop faire la trace, ne pas se laisser griser par la première descente qui était enchantée. Il faut se poser les bonnes questions à chaque descente. En deux heures, les conditions peuvent changer et parfois, vous êtes dépendants des autres pratiquants. On ne peut que rappeler la plus grande des vigilances ces prochains jours, surtout avec ces conditions de risque 4. On ne peut pas tenir la main à tout le monde, on ne peut pas empêcher les gens de faire du hors-piste, à moins de fermer le domaine skiable, mais ce n’est pas souhaitable », a conclu, marqué par les événements Cédric Bonnevie.

Le bilan s’alourdit sur le front des avalanches : avec le drame de ce vendredi, ce sont 15 morts qui sont désormais à déplorer en Pays de Savoie depuis fin décembre.

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Publié le 13.02.2026 à 19:13

Paris. Arc de Triomphe : Macron félicite les gendarmes et parle d'« attaque terroriste », l'agresseur est décédé

Un homme armé d'un couteau qui menaçait ce vendredi des gendarmes sous l'Arc de Triomphe à Paris a été tué après avoir reçu plusieurs balles par l'un d'eux, des faits dont s'est immédiatement saisi le parquet national antiterroriste. Dans la soirée, Emmanuel Macron a félicité les gendarmes qui ont « stoppé » cette « attaque terroriste ».

Les faits se sont déroulés vers 18 lors du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, à deux pas de l'avenue des Champs-Elysées, lorsqu'un homme muni d'un couteau s'est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile qui participait au service d'honneur de la cérémonie.

D'autres gendarmes, dont le nombre n'a pas été précisé, ont fait usage de leur arme de service pour neutraliser l'assaillant, selon la gendarmerie. Atteint de plusieurs balles, l'homme a été transporté à l'hôpital. Le gendarme de la musique a été très légèrement blessé par le couteau, selon une source policière.

Individu connu de la police

L'attaquant, domicilié à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, faisait l'objet, selon une source proche du dossier, d'une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas) qui l'oblige à pointer tous les jours au commissariat. Il avait par ailleurs été condamné en 2012 en Belgique pour l'agression de deux policiers.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé aussitôt se saisir des faits. Il a précisé avoir ouvert une enquête en flagrance, en ajoutant qu'un magistrat du parquet se rendait sur les lieux. L'enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, a précisé une source proche de l'enquête.

Quelques camions de CRS, gyrophares clignotants, étaient stationnés sur la place de l'Etoile et barraient l'accès à la tombe du soldat inconnu, tandis que les arrêts de bus environnants n'étaient pas desservis et les stations de métro étaient fermées.

En début de soirée toutefois, vers 20h, la circulation avait repris, place de l'Etoile, mais les forces de sécurité étaient toujours présentes en nombre. Quelques rues aux abords de la place étaient néanmoins fermées par des rubalises. Des touristes sous des parapluies filmaient le monument sans savoir ce qu'il s'y était passé une heure auparavant.

« Nous venons de Pologne, nous avons l'habitude de ce genre de choses. C'est grave bien sûr, mais il n'y a qu'un seul homme impliqué (...). Nous allons tout de même poursuivre notre visite et profiter de Paris », déclare à Bartek Kowalski, tout juste arrivé dans la capitale avec sa compagne. Une autre famille est consternée en apprenant la nouvelle. « C'est choquant et encore une fois cela montre l'insécurité, c'est navrant, inquiétant et désolant », réagit Franck Ramos, 51 ans, venu de la région de Bayonne en famille à Paris.

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