Publié le 13.06.2026 à 08:42

Grand écart météorologique en vue : après un début de mois de juin un peu frais, le thermomètre devrait à nouveau atteindre des sommets en France dans les prochains jours. L'Hexagone va connaître son deuxième épisode de chaleur avant même le début de l'été.
Des températures dépassant les 30-35°C ne seront pas rares dès ce week-end, d'abord sur le Sud du pays avant de remonter progressivement vers le Nord-Est d'ici la semaine prochaine, a annoncé vendredi Météo-France. Cela viendra contraster avec la situation depuis une quinzaine de jours. « Entre jeudi et samedi, les températures progresseront de 10 degrés voire plus » dans certaines régions, a indiqué le prévisionniste national.
À La Rochelle par exemple, alors qu'il faisait à peine 20°C jeudi, le mercure devrait dépasser 30°C samedi et dimanche. À Paris, il pourrait faire 27 °C dès ce samedi après-midi, alors que la maximale a plafonné à 19°C jeudi.
Cause de ce brusque revirement : à partir de ce week-end, le flux d’ouest qui avait amené perturbations et températures légèrement en dessous des normales pour un début juin, va être repoussé plus au nord par l'arrivée de hautes pressions en altitude (dorsale) sur la France, qui vont favoriser le retour du soleil et la remontée d’air chaud venant du Maghreb, explique Météo-France.
Dès ce samedi, une masse d’air plus chaud va remonter sur la France. Les fortes chaleurs vont s'étendre « à une large moitié sud du pays », selon le prévisionniste. Les 30°C pourront être atteints jusqu’aux rives de la Loire, avec des pointes entre 35 et 37°C possibles sur le Languedoc. Plus au nord, le thermomètre restera autour de 25°C.
Dimanche, la température va peu évoluer, et même baisser un peu sur l’extrême nord-est. Le seuil des 30 °C sera plus localement atteint « en Auvergne-Rhône-Alpes », précise Météo-France. La journée lundi devrait elle aussi être comparable à celles de samedi. Les plus fortes chaleurs concerneront toujours le Sud-Ouest, avec des températures de l’ordre de 33 à 36°C.
C'est à partir de mardi que la chaleur devrait s'intensifier et s’étendre vers le Nord-Est, avec le retour des nuits tropicales (durant lesquelles la température ne descend pas sous 20°C) sur une grande partie de la France. « À ce stade, les conditions de température attendues la semaine prochaine n’atteignent pas des valeurs inédites », indique Météo-France. Aucune alerte météo n'a pour l'instant été émise.
Le prévisionniste relève néanmoins qu'il s'agit « du deuxième épisode de chaleur avant le début de l'été calendaire ». Fin mai, la France métropolitaine avait déjà subi une dizaine de jours de fortes chaleurs, qualifiés d'épisode « historique » et d'une précocité inédite, à l'origine de plusieurs décès et d'hyperthermies. Ces épisodes de chaleur avant le début de l'été deviennent « de plus en plus probables dans un climat qui change », souligne Météo France.
Publié le 13.06.2026 à 06:10

Il y a un an, Ryan (*) a eu la peur de sa vie. Après avoir fumé du PTC (“Pète ton crâne”) - du cannabis de synthèse qui se vapote - le jeune homme, âgé de 20 ans, a été pris de convulsions : « Mes amis ont essayé de me réveiller et ça n’a pas marché. Ils ont dû appeler les pompiers, qui m’ont amené à l’hôpital », raconte-t-il. Des bad trips, ce garçon de région parisienne en avait déjà connu, en un an de consommation, mais là, cela a été la bouffée de trop. Une belle frayeur qui l’a poussé à arrêter.
Connus sous plusieurs noms - PTC (“Pète ton crâne”), Buddha Blue, Spleen -, les cannabinoïdes de synthèse font des ravages chez les adolescents et les jeunes adultes. Ces produits, qui se présentent sous la forme de liquide à introduire dans sa vapoteuse, sont plus puissants que le cannabis et jusqu’à 200 fois plus addictifs. Ces stupéfiants, interdits en France depuis 2017, se répandent comme une traînée de poudre devant les collèges et les lycées. Dix euros suffisent pour se procurer une fiole de PTC sur les réseaux sociaux.
Ces dernières années, les cas d’intoxications aux PTC se multiplient. Le 12 mai, les secours ont dû intervenir au lycée Alain-Savary à Arras (Pas-de-Calais) après que trois adolescents ont été pris de malaises. Ils auraient consommé du “Pète ton crâne”. Face à la recrudescence du phénomène, les pouvoirs publics relaient régulièrement des messages de prévention à destination des jeunes contre cette drogue ultra-addictive.
Anne Batisse, responsable du centre d’addictovigilance de Paris, constate cette progression inquiétante du PTC : « Nous avons de plus en plus d’appels des familles, des établissements scolaires ou même de la police. Dans la région Île-de-France, on est passé de 40 cas de complications recensés en 2024 à 134 en 2025. Et aujourd’hui, on est déjà à près d’une centaine de cas alors que nous ne sommes qu’à la moitié d’année », précise la pharmacienne. Près de 3 % des lycéens interrogés en 2024 indiquaient avoir déjà consommé des cannabinoïdes de synthèse, selon les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
Les cannabinoïdes de synthèse présentent des risques graves pour la santé tels que des troubles psychiatriques (épisodes délirants, hallucinations, idées suicidaires, attaque de panique), digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), ou encore cardiovasculaires (tachycardie), et peuvent provoquer des pertes de connaissance, voire des convulsions. « Trois bouffées suffisent à se retrouver aux urgences », met en garde Anne Batisse.
C’est après avoir vu un ami à qui il avait fait tirer sur sa vapoteuse finir en hôpital psychiatrique que Djessy a décidé d’arrêter le PTC. Ce jeune homme de Haute-Marne, qui va sur ses 21 ans, était un gros consommateur : il vapotait « quatre à cinq fioles de 10 ml par jour », sachant qu’une fiole se consomme en moyenne en 15 jours. « La nuit, je me réveillais toutes les 45 minutes pour fumer », ajoute celui qui achetait son PTC par litre. S’il a décidé de consommer du PTC, c’est parce que « le shit qu’il fumait depuis la 6e ne lui faisait plus d’effet ».
De son côté, Ryan, qui consommait quotidiennement une fiole de 10 ml, est tombé dedans à la suite d’une mauvaise rencontre : « Ce sont des jeunes de 15 ans qui en vendaient en bas de chez moi qui m’en ont proposé. Ils m’ont dit que ça allait me mettre bien. Le lendemain, j’allais en acheter sur un point de deal. Puisque je connaissais bien le dealer, il me faisait cinq euros la fiole », raconte-t-il. « Le vendeur n’a jamais voulu me dire ce que contenait le produit. Aujourd’hui, je sais que le PTC est un poison, qu’il peut être coupé à la kétamine », afin d’en augmenter les effets. Les molécules composant le PTC sont régulièrement changées, afin d’échapper aux tests de dépistages, en modifiant également les effets sur l’organisme.
Aujourd’hui, Ryan dit être abstinent depuis trois mois, et présente quelques troubles : « Je tremble des mains et de la voix et garde la bouche ouverte », témoigne-t-il. Son parcours de sevrage n’est pas simple. Il a d’abord été pris de violents maux de tête et a dû être hospitalisé « deux semaines » en psychiatrie. Aujourd’hui, Ryan est sous aripiprazole, un antipsychotique qui, dit-il, l’empêche de travailler en raison de son effet sédatif. Le jeune homme est aussi suivi par un psychiatre et une association qui aident les jeunes atteints d’addiction. « Ce sont les trois-quatre premiers jours de sevrage qui sont les plus compliqués : tu vomis, ne manges plus, trembles, ne peux plus dormir en raison des crises de panique, mais petit à petit, tout rentre dans l’ordre », abonde Djessy, qui a arrêté de consommer à ses 18 ans.
« Le syndrome de sevrage au PTC est particulièrement difficile. Il dure longtemps, plusieurs jours à plusieurs semaines et est très fort », confirme Anne Batisse. Les symptômes du manque apparaissent rapidement : « Imaginons un consommateur qui vapote toutes les 30 minutes. S’il décide d’espacer ses consommations à toutes les 45 minutes, il ressentira immédiatement les effets du sevrage avec nausée, vomissement, très grosses angoisses, hallucinations voire délires de persécution. Les usagers sont tellement mal qu’ils vont vite reprendre le produit pour ne plus ressentir ce mal-être lié au sevrage. » L’addiction est alors présente.
Le sevrage fait donc souffrir mais il s’agit d’une étape nécessaire pour enfin arrêter le produit. Dans ce cadre, il est important de se faire accompagner par un médecin ou de se rapprocher d’une association spécialisée dans les addictions chez les jeunes (consultations jeunes consommateurs). « Aujourd’hui, le traitement consiste à soigner les symptômes du manque, avec par exemple des anxiolytiques de la famille des antihistaminiques », explique Anne Batisse.
Selon la pharmacienne, on sous-estime le danger que peuvent représenter les vapoteuses : « Aujourd’hui, le message de danger est uniquement associé au tabac. La cigarette électronique, elle, a vraiment une image positive dans la société, mais elle peut véhiculer des substances dangereuses. Avant, on se cachait pour consommer un joint, Aujourd’hui, on vapote dans les transports en commun, à l'école, devant ses parents… », le PTC étant inodore et indétectable par les tests salivaires. Toutefois, Anne Batisse estime « qu’il ne faut pas diaboliser la cigarette électronique, mais simplement changer de regard en gardant à l’esprit qu’il s’agit bien uniquement d’une aide au sevrage tabagique et qu’il faut éviter l’usage chez les jeunes non consommateurs ».
(*) Le prénom a été modifié.
« Les jeunes ont souvent une connaissance limitée des risques du PTC »
Depuis un an, Guillaume Moreau, psychologue clinicien à Addictions France en Bourgogne-Franche-Comté, suit de plus en plus de jeunes consommateurs de la drogue “Pète ton crâne” (PTC). Il nous explique en quoi consiste leur prise en charge.
Constatez-vous au sein de vos consultations jeunes consommateurs (CJC) une augmentation du nombre de jeunes venant vous voir pour une addiction au PTC ?
« C’est, en effet, un phénomène en progression importante, avec des intoxications et des hospitalisations associées. Le PTC est plus présent sur notre secteur depuis près d’une année. »
Quelles sont les attentes de ces jeunes ?
« Les jeunes demandent de l’information concernant le produit, ils ont souvent une connaissance limitée des risques, et sont surpris par sa puissance. Ils décrivent des bad trips ou des hallucinations. Ils se posent des questions sur la durée des effets et ont besoin d’être rassurés. Nous avons une posture de réduction des risques et des dommages avec les jeunes (on cherche à réduire les dangers de la consommation plutôt que le servage immédiat), l’alliance thérapeutique est un élément fondamental dans l’accompagnement des jeunes sur la durée. »
Quelle prise en charge proposez-vous aux adolescents et à leurs parents, bien souvent démunis ?
« L’accompagnement se fait en CJC, un dispositif confidentiel, gratuit et dédié à la prise en charge des jeunes jusqu’à 25 ans. Les CJC ont une approche soutenante de prévention, d’information et d’orientation vers du soin en fonction de la situation du jeune. Nous proposons des entretiens avec les jeunes et leur famille. Nous comptons plus de 500 CJC en France (métropole et dans les DOM). Addictions France a accueilli 8 000 jeunes et leur entourage dans ses CJC en 2025. Nous travaillons aussi avec les Maison des Adolescents (MDA) et les Centres Médico-Psychologiques (CMP). »
Quel rôle doivent jouer les parents dans le parcours de sevrage de leur enfant ?
« Ils jouent un rôle d’écoutant, de soutien. Il est important d’accompagner son adolescent car la période de sevrage est une période sensible sur le plan émotionnel et psychologique, avec des signes de manque importants, et d’autant plus chez les adolescents et jeunes adultes. »
Que doit faire un parent qui a des doutes sur une éventuelle addiction de son enfant ?
« La première étape est d’établir le dialogue avec son ado. Et dans un deuxième temps, lui proposer un temps de rencontre avec un professionnel de santé, plutôt dans une consultation spécialisée comme une CJC. »
Publié le 13.06.2026 à 06:30

Deuxième journée, ou nuit, de Coupe du monde sur le continent américain et l'actualité a encore battu son plein. On vous résume les matches de la nuit, la dernière cérémonie d'ouverture avec les stars américaines, l'information faits divers et des petites anecdotes marrantes dans ce récap'.
Mauvais timing pour l’Angleterre. Pendant le transfert de tout son matériel de la Floride, où la sélection effectuait son stage de préparation, à Kansas City, ils se sont tout fait dérober. Adieu les crampons, les piquets, les chasubles et autre matériel d’entraînement. Il ne resterait plus qu’un seul ballon au staff, selon les médias britanniques. La priorité est de retrouver des chaussures aux joueurs qui affronteront la Croatie mercredi (22 heures françaises) pour leur entrée dans le tournoi.
Les résultats de la 2e journée
Groupe B
Canada 1-1 Bosnie-Herzégovie
Groupe D
Etats-Unis 4 - 1 Paraguay
Deuxième pays-hôte à entrer en lice, le Canada a arraché le match nul 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine vendredi à Toronto. Les Canucks avaient mal débuté la rencontre, surpris par un but de la tête de l'attaquant bosnien Jovo Lukic (21e), avant d’égaliser par Cyle Larin (78e). Ce sont les premiers points des Canadiens en Coupe du monde, eux qui restaient sur six défaites en autant de rencontres. Ce match a également vu pour la première fois une sanction arbitrale pour gain de temps sur une touche du Bosnien Kolasinac.
Les fans de foot de la nuit ont eu le droit à la troisième, et dernière cérémonie d’ouverture, pour le dernier pays-hôte à entrer en lice, à Los Angeles : les Etats-Unis. Plusieurs stars de la chanson se sont illustrées, comme Future ou Katy Perry, et l’organisation avait aussi fait appel à des chanteurs internationaux comme la Sud-africaine Tyla ou encore la Coréenne Lisa. Dans la foulée, les Etats-Unis ont fait le festival contre le Paraguay (4-1). Alors qu’on pouvait s’attendre à un match plus fermé entre la pression du troisième pays co-organisateur et un qualifié qui n’a rien à perdre, les Américains ont vite montré qu’ils n’étaient pas là pour rigoler. Ils ont notamment pu s’appuyer sur un Pulisic inspiré et d’un Balogun auteur d’un doublé. Team USA avait visiblement un message à faire passer.
Dans l’une des villes les plus dangereuses du Mexique, un corps en état de décomposition avancé a été retrouvé dans une voiture garée devant le stade de Tijuana où s’entraîne l’équipe d’Iran. Le collectif a d’ailleurs été évacué suite à la découverte du corps. Les joueurs et le staff bénéficiaient déjà d’une sécurité renforcée pour tous leurs déplacements, mais cette affaire ne devrait pas les rassurer.
L'anecdote : une pancarte, des journalistes suédois et les aléas du voyage
C’est la petite histoire marrante de ce début de Mondial. Des journalistes suédois ont embarqué aux Etats-Unis une pancarte à l’effigie de Gustav Lundgren, le joueur à l’origine du but salvateur de la Suède contre la Pologne en barrages (3-2) et resté au pays pour cause de blessure. Mais entre une amende à payer à la douane, taille hors-norme pour les avions, une valise perdue et une frayeur avec les livreurs, tout ne s’est pas passé comme prévu pour les joyeux compères.
Ces images du stade de Guadalajara à peine rempli pour le match entre la Corée du Sud et la République tchèque n’ont pas été au goût de la Fifa. Soupçonnée d’avoir gonflé les chiffres de la fréquentation du stade annoncé quasiment complet, l’instance dirigée par Gianni Infantino s’est défendue dans un communiqué vendredi en ciblant les spectateurs qui ne resteraient pas assez à leurs places pendant la rencontre, expliquant ces photos prises au mauvais moment. « Veuillez noter que, lors du match d'hier soir à Guadalajara, plusieurs supporters munis de billets étaient debout dans les halls au lieu de rester à leur place pendant toute la rencontre », a-t-elle notamment écrit dans son communiqué. Le prix des places est donc justifié…
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