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Dauphiné Libéré


Publié le 27.06.2026 à 06:00

Immobilier. L'appartement plein de blattes, le parquet imbibé d’urine : « J’hésite aujourd’hui à relouer »...

« Aujourd’hui, j’hésite vraiment à le relouer ». Au bout du fil ce jour-là, Virginie accepte de raconter son histoire. Une nouvelle fois. L’histoire de son appartement T5 à Bourg-de-Péage (Drôme), rendu insalubre par ses locataires.

L’affaire a fait grand bruit, dans nos colonnes d’abord, sur le plateau de Julien Courbet ensuite.

« J’avais mis cet appartement en location via “Leboncoin” après avoir vérifié la solvabilité des candidats locataires. Et, le temps de m’installer dans ma résidence principale, j’ai habité chez mes parents, juste en dessous des locataires. J’ai vite senti que cela n’allait pas, il y avait des odeurs d’urine. Mon père en recevait même quand il sortait sur le balcon. La locataire disait que c’était ses enfants. Il y avait des poubelles devant la porte… »

En réaction, Virginie fait des signalements à la mairie mais rien ne s’arrange. « Quand le bail de trois ans s’est terminé, comme mon fils n’avait pas de logement, j’ai voulu le récupérer. J’ai donc entamé une démarche avec un huissier. On a fait un constat et là, j’ai découvert un appartement plein de blattes, le parquet était imbibé d’urine, les lames avaient sauté. Les locataires avaient beaucoup d’animaux. J’ai dû faire intervenir un professionnel de la désinfection, il est venu à quatre reprises. »

Le procès-verbal, établi le 9 avril 2025, évoque notamment de gros problèmes d’insalubrité et la présence de nuisibles. À la suite d’un jugement, il estime, en première instance, que les travaux de rénovation nécessaires s’élèveraient à environ 17 000 €. Une somme à la charge des anciens locataires.

Virginie a donc pris la parole pour dénoncer cette situation dans nos colonnes et même à la télé. Sur le plateau de l’émission Ç a peut vous arriver de Julien Courbet, un avocat est revenu sur les suites judiciaires du dossier. Un premier jugement aurait condamné les anciens locataires à indemniser la propriétaire pour les dégradations constatées. Mais dans le même temps, Virginie a, elle aussi, été condamnée à verser 3420 € à son ancienne locataire pour ce qui a été qualifié de « congé frauduleux ». « Mon fils n’a pas habité dans les lieux, c’est vrai, mais ce n’était pas possible, c’était insalubre. »

C’est un peu la loterie avec les locataires

Durant l’émission, l’avocat l’a rappelé. « Chaque partie doit payer ce qu’elle doit à l’autre ». Pour l’instant, Virginie affirme que ce n’est pas le cas. Contactée par la production de Ça peut vous arriver , l’ancienne locataire n’a pas souhaité intervenir à l’antenne.

Avec le recul, Virginie estime que les propriétaires ne sont pas assez protégés dans ce type de situations : « Entre les frais d’huissier, les avocats et les travaux, tout repose sur nous dans l’attente de la décision finale. C’est d’autant plus alarmant quand le locataire n’est pas solvable ». En attendant l’issue de la procédure judiciaire, les travaux de remise à niveau se poursuivent. Et Virginie espère obtenir gain de cause.

Mais depuis cette histoire, Virginie hésite : « Je n’ai plus trop envie de louer l’appartement, j’ai même pensé à le vendre, je suis indécise. C’est un peu la loterie avec les locataires, même avec ceux qui ont des gros salaires ».

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Publié le 27.06.2026 à 06:02

Isère. « Tout ça pour trois saucisses ! » : le recadrage du Parc du Vercors après un incendie à cause d’un bivouac

« On ne peut pas faire n’importe quoi dans la nature ». Responsable du service biodiversité du Parc naturel régional du Vercors, Ariane Gaunand veut encore marteler le message. Dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 juin, un feu de camp mal éteint sur les crêtes de l’Espace naturel sensible du plateau de la Molière et du Sornin a déclenché un incendie.

« On a retrouvé des restes de grillades, donc c’est certainement après un bivouac. L’incendie s’est vite propagé et a nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers avec...

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Publié le 27.06.2026 à 06:01

La rédaction déchiffre. Voici les territoires les plus touchés par la sécheresse depuis 2013

Alors que l'immense majorité de la France est encore en vigilance rouge ou orange pour la canicule ce week-end, un autre problème inquiète dans nos départements. Des Alpes du Sud à la Savoie, de l'Isère à l'Ardèche, les alertes et les vigilances sécheresse se multiplient.

Un scénario qui semble se répéter été après été. Mais où est-on le plus souvent touché par les épisodes de sécheresse dans nos départements ? Pour le savoir, nous avons épluché depuis le début des enregistrements en 2013 les données du site gouvernemental VigiEau, qui recense tous les jours les niveaux d'alerte et les restrictions d'eau qui y sont associées.

Drôme et Ardèche particulièrement touchés

Parmi les nombreux chiffres proposés, une sorte de « score de sécheresse » sur 100 points, qui indique sur une période à quel point les épisodes de sécheresse y sont fréquents ou graves, qu'ils concernent l'eau potable, les eaux de surface ou souterraines.

Juste derrière la quasi intégralité des Pyrénées-Orientales, département manifestement le plus touché par la sécheresse depuis 2013, on constate tout près de chez nous, une grande présence très haut dans le classement des communes du Sud de l'Ain, avec un score très élevé dépassant souvent les 70 / 100.

Sans trop de surprise, la carte fait ressortir le stress hydrique particulièrement fréquent des communes de la Galaure et du Sud de Valence dans la Drôme, des bassins versants du Doux, de l'Eyrieux et de l'Ardèche dans le département éponyme et des alentours de Roybon en Isère.

415 jours de crise cumulés en 13 ans pour 67 communes d'Ardèche

Voilà pour les problèmes de sécheresse en général, mais qu'en est-il des épisodes les plus aigus ? Si certaines zones de l'Ardèche et de l'Ain sont ce samedi en alerte renforcée, avec par exemple à la clé des interdictions d'arrosage des potagers et des jardins, de vidange et remplissage de piscines, de lavage de véhicule, un niveau supérieur existe : la crise. S'il est déclenché, les préfectures prononcent des mesures de restriction drastiques. En juillet 2022, lors d'un épisode de sécheresse historique, 240 communes du Sud Isère avaient dû interdire en totalité le lavage des voitures, le remplissage des piscines, l'arrosage des pelouses, y compris pour les stades et les espaces verts publics, entre autres.

Quatre niveaux d'alerte sécheresse

  1. Vigilance : à ce niveau, les préfectures incitent les particuliers et les professionnels à économiser l’eau, sans véritable restriction.
  2. Alerte : Plusieurs restrictions commencent à être mises en place. Par exemple, l'arrosage des jardins et potagers à certaines heures de la journée seulement, tout comme l'irrigation des cultures par les agriculteurs, le remplissage et la vidange des piscines privées interdites sauf exceptions (premier remplissage), le lavage de véhicules interdit sauf matériel à haute pression.
  3. Alerte renforcée : Les restrictions ci-dessus sont renforcées, soit avec des horaires raccourcis, soit avec des interdictions totales.
  4. Crise : Dernier niveau d'alerte, il est déclenché pour préserver les usages prioritaires. L'interdiction des prélèvements en eau pour l'agriculture peut être total, concerne aussi de nombreux usages domestiques et les espaces publics.

C'est donc en Ardèche qu'on a observé le plus de jours de crise sécheresse parmi nos départements : 67 communes du Haut-Vivarais ont ainsi subi 415 jours au niveau d'alerte maximal, entre le 1er janvier 2013 et le 25 février 2026. C'est 8,6 % de la période. Des jours de crise également très nombreux dans plusieurs zones de l'Ain et des Alpes-de-Haute-Provence, mais beaucoup plus rares dans les Hautes-Alpes ou en Savoie, où plusieurs dizaines de communes n'ont jamais connu un seul jour à ce niveau d'alerte.

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