Publié le 03.03.2026 à 09:10

Au début du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée samedi par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, Israël a annoncé avoir frappé plusieurs quartiers de Téhéran et le siège de la radio-télévision publique après une série d'explosions qui ont secoué la capitale iranienne.
Téhéran, qui a continué de viser les pays du Golfe, où se trouvent plusieurs bases américaines, a promis une « longue guerre » et les États-Unis, qui n'ont pas écarté une opération militaire terrestre, ont assuré être prêts à aller « aussi loin que nécessaire ». Israël a par ailleurs poursuivi son offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban dans la nuit.
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09:57
La chute de débris de drones mardi a provoqué un incendie dans une zone industrielle pétrolière à Fujairah, aux Emirats arabes unis, ont indiqué les autorités locales, au quatrième jour des frappes iraniennes contre les pays du Golfe.
Les autorités ont dit avoir « réagi à un incendie qui s’est déclaré ce matin (mardi) dans la zone pétrolière de Fujairah (FOIZ), provoqué par des débris tombés après l’interception réussie d’un drone par les systèmes de défense aérienne ».
« Aucun blessé n’a été signalé, l’incendie a été maîtrisé et les opérations normales dans la zone ont repris », ont-elles ajouté.
09:46
Selon une enquête du Financial Times, les services israéliens ont infiltré pendant des années les caméras de circulation de Téhéran afin de cartographier les déplacements des plus hauts responsables iraniens. Les images étaient ensuite transférées vers des serveurs contrôlés par Israël.
09:37
L'armée libanaise a retiré des militaires qui se trouvaient dans plusieurs points du sud du Liban, près de la frontière avec Israël, à la suite de « l'escalade » de l'armée israélienne, a indiqué une source militaire à l'AFP mardi.
« L'armée a redéployé ses forces dans plusieurs points où elle s'était récemment positionnée » dans le sud, a précisé cette source, ajoutant que la décision avait été prise pour préserver « la sécurité » des militaires.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi avoir autorisé l'armée à « prendre le contrôle » de nouvelles positions au Liban.
09:34
Le prix du gaz européen s'envole à nouveau lundi, poussé par le conflit en cours au Moyen-Orient qui a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz et l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) par la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy.
Vers 08h20 GMT (9h20 en France), le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, grimpait de plus de 23%, après avoir bondi de plus de 33%, à 59,445 euros le mégawattheure, un niveau plus vu depuis février 2023 dans la foulée de l'envolée des prix dus à la guerre en Ukraine.
09:32
La guerre au Moyen-Orient crée des « incertitudes économiques et financières » que le gouvernement doit « suivre de très près », mais « il n'y a aucun risque d'approvisionnement à court terme » en France « ni sur le gaz, ni sur l'essence », a assuré mardi le ministre de l'économie Roland Lescure.
Le ministre a précisé qu'un dispositif avait été mis en place face à cette situation, dont une « cellule de crise qui se réunit une fois par jour » sous sa direction à Bercy « pour suivre l'évolution des marchés financiers, des indicateurs économiques et, évidemment, les marchés de l'énergie ».
09:31
Le ministère de l'Intérieur va renforcer la protection policière des personnalités et associations opposées au régime iranien présentes en France, annonce Franceinfo. Des patrouilles supplémentaires seront également déployées aux abords des lieux fréquentés par l'opposition.
09:12
Des frappes de drones attribuées à l'Iran ont touché mardi un camp de combattants kurdes iraniens et leurs familles dans le nord de l'Irak, selon un responsable local et un groupe d'opposition en exil.
« Trois drones iraniens ont pris pour cible le camp d'Azadi, qui dépend de l'opposition kurde iranienne », a déclaré à l'AFP Tareq al-Haidari, responsable de la zone.
Un drone a touché l'hôpital du camp, blessant une personne, a-t-il ajouté, une information confirmée par un commandant du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI).
09:08
« Entre 50 et 55 navires » sous pavillon français ou qui appartiennent à des entreprises françaises sont encore bloqués dans le Golfe en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz, a indiqué mardi le délégué général d'Armateurs de France, Laurent Martens.
« Il y en a une dizaine de moins que dimanche, ceux-ci étaient en amont du détroit et ont pu faire demi-tour », a expliqué Laurent Martens.
Les bateaux toujours coincés derrière le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, « sont bien identifiés, à l'ancre, au mouillage dans les zones les moins à risque du secteur », a-t-il ajouté.
Il s'agit principalement de porte-conteneurs, de navires de services et de navires qui desservent des plateformes pétrolières, a détaillé Laurent Martens. « Un petit nombre » de bateaux destinés au transport de gaz, a également été recensé par Armateurs de France.
09:07
Des avions Rafale basés aux Emirats arabes unis ont mené des « opérations de sécurisation du ciel » au-dessus de bases françaises au Moyen-Orient, touché par la guerre en Iran, a affirmé mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
« Nous avons aux Emirats (...) cette base navale et cette base aérienne » à al-Dhafra, a évoqué le ministre, interrogé sur BFMTV sur une intervention d'avions français durant le weekend pour neutraliser des drones iraniens. « Ces Rafale et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre emprise. (...) Ils ont conduit leurs opérations de sécurisation du ciel au-dessus de nos bases », a-t-il déclaré.
08:59
Des drones ont visé un port à Oman mardi, touchant un réservoir de carburant, a rapporté un média d'Etat, alors que l'Iran poursuit ses frappes contre des pays du Golfe en réponse aux raids israélo-américains.
« Des réservoirs de carburant au port commercial de Duqm ont été pris pour cible par un certain nombre de drones », et un réservoir a été touché, a indiqué l'agence de presse omanaise, en citant une source de sécurité. « Les dégâts qui en ont résulté ont été maîtrisés » et aucune victime n'a été recensée, selon l'agence.
08:57
La Chine a réclamé mardi de toutes les parties prenantes à la guerre au Moyen-Orient qu'elles veillent à la sécurité de la navigation maritime dans le détroit d'Ormuz.
« La Chine enjoint à toutes les parties de mettre fin immédiatement à leurs opérations militaires, d'éviter toute nouvelle escalade des tensions, de maintenir la sécurité des voies de navigation dans le détroit d'Ormuz et d'empêcher que la situation n'ait un impact plus important sur l'économie mondiale », a dit lors d'un point presse régulier une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning. La Chine était début 2025 la première destination du pétrole transitant par le détroit. Elle était ces dernières années le premier pays importateur de pétrole iranien.
08:55
« Nous ne nous déroberons pas » et « la France se tient prête à défendre ses partenaires », a indiqué sur BFMTV/RMC Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. « Nous avons le droit d'intervenir et nous nous tenons prêts à le faire », a-t-il poursuivi.
08:47
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indique sur BFMTV que la France a renforcé ses équipes au Moyen-Orient et ses équipes à Paris pour proposer aux ressortissants français se trouvant dans la zone du conflit une « réponse téléphonique assurée jour et nuit ».
« Nous nous préparons à des affrètements de vols pour que les personnes les plus vulnérables puissent en bénéficier », a-t-il également ajouté, précisant que cela pourrait prendre la forme de places bloquées sur des vols commerciaux, de vols civils ou d'avions de la République française.
08:31
Le ministre israélien de la Défense annonce que l'armée va « prendre le contrôle » de nouvelles positions au Liban.
Décryptage
Le président américain Donald Trump dit avoir saisi « la dernière et meilleure occasion » de frapper l’Iran pour éviter « une menace intolérable pour le Moyen-Orient, mais aussi pour le peuple américain ». Sa décision est critiquée par son électorat et sa légitimité sera débattue au Congrès cette semaine.
08:13
L'armée israélienne affirme que ses soldats étaient déployés en « plusieurs points » dans le sud du Liban, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah.
« Ce n'est pas une opération terrestre. C'est une mesure tactique [...] destinée à assurer la sécurité de notre peuple », a déclaré à des journalistes de la presse étrangère le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée.
« Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer », a ajouté le porte-parole, alors que l'armée israélienne maintenait des soldats sur cinq positions qu'elle juge stratégiques en territoire libanais, depuis le cessez-le-feu de novembre 2024.
08:04
De fortes explosions ont secoué Téhéran, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale iranienne, sans qu'il soit possible à ce stade de déterminer quels sites ont été touchés. Des médias iraniens ont également fait état d'explosions à Karaj, à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Ispahan (centre).
07:58
Le Hezbollah annonce avoir ciblé trois bases militaires en Israël, « en réponse » aux frappes aériennes israéliennes en cours au Liban, notamment sur son bastion situé dans la banlieue sud de Beyrouth.
Dans plusieurs communiqués, le groupe pro-iranien a déclaré qu'« en réponse à l'agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth », ses combattants ont utilisé des drones pour frapper les bases aériennes de Ramat David et de Meron en Israël. Le Hezbollah a également affirmé avoir ciblé la base de Nafah, dans le Golan syrien occupé.
07:45
La filiale cloud d'Amazon a déclaré lundi soir que deux de ses centres de données aux Emirats arabes unis avaient été « directement touchés » par des drones, perturbant ses services dans certaines régions du Moyen-Orient.
Une installation à Bahreïn a également été endommagée par « une frappe de drone à proximité directe », a indiqué le fournisseur. Amazon n'a pas précisé si des employés avaient été blessés lors de ces frappes de drones.
07:32
L'Australie affirme que son quartier général au Moyen-Orient, situé aux Emirats arabes unis, a été touché par une attaque de drones iraniens ce week-end, tout son personnel étant sain et sauf.
Le ministre de la Défense Richard Marles a confirmé à la télévision les informations de médias selon lesquelles la base aérienne d'Al Minhad, à quelque 24 kilomètres au sud de Dubaï, avait été touché.
La base d'Al Minhad accueille des soldats australiens depuis 2003 et sert de centre principal pour les opérations militaires australiennes du Moyen-Orient. Jusqu'à 80 Australiens s'y trouvent de manière permanente, selon l'armée. D'après Canberra, 115 000 de ses ressortissants se trouvent au Moyen-Orient.
07:25
« En raison des tensions régionales persistantes, l’ambassade des États-Unis au Koweït sera fermée jusqu’à nouvel ordre. Nous avons annulé tous les rendez-vous consulaires », déclare l’ambassade dans un communiqué publié sur X. Lundi, un journaliste de l'AFP avait vu de la fumée s'élever de l'ambassade américaine dans la capitale koweïtienne après des frappes iraniennes.
07:10
L'armée du Qatar a intercepté deux missiles balistiques tôt ce mardi, annonce le ministère de la Défense après que des journalistes de l'AFP ont entendu de fortes détonations à Doha, la capitale.Le Qatar a pu « intercepter et neutraliser deux missiles balistiques qui ont ciblé plusieurs zones du pays », a indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que la « menace » avaient été « traitée immédiatement après avoir détectée ».
07:03
L'armée israélienne annonce être en train de « mener des frappes simultanées » sur Téhéran et Beyrouth, contre des objectifs militaires iraniens et du Hezbollah. L'armée « mène actuellement des frappes simultanées à Téhéran et à Beyrouth.
L'armée de l'air israélienne a lancé des frappes ciblées contre des objectifs militaires du régime terroriste iranien et de l'organisation terroriste Hezbollah », a-t-elle écrit sur Telegram. Selon des images de l'AFPTV, un gros nuage de fumée s'élevait au-dessus de la capitale libanaise.
07:00
Le département d'Etat américain ordonne le départ de tout son personnel diplomatique « non-urgent » de ses ambassades en Irak, en Jordanie et au Bahreïn.
Dans un message sur X, le département d'Etat dit avoir mis à jour ses avis aux voyageurs pour Bahreïn et la Jordanie « afin de refléter l'ordre donné au personnel non-urgent du gouvernement américain et aux membres de leurs familles de quitter ces pays ».
Dans un autre avis mis à jour pour l'Irak, le ministère dit avoir « ordonné lundi au personnel non urgent du gouvernement américain de quitter l'Irak pour des raisons de sécurité ».
06:55
De puissantes explosions ont été entendues dans plusieurs quartiers de Téhéran par des journalistes de l'AFP. L'armée israélienne a assuré avoir « frappé et démantelé » le siège de la radio-TV publique de la capitale iranienne. Cette dernière a fait état d'explosions près de ses locaux mais a dit continuer à émettre.
06:50
L'armée américaine affirme avoir détruit les installations de commandement et de contrôle du Corps des gardiens de la Révolution islamique, des capacités de défense aérienne iraniennes, des sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que des aérodromes militaires au cours d'opérations soutenues.
06:45
L'armée israélienne dit continuer de frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth. La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au groupe armé pro-iranien, a annoncé dans la foulée que ses locaux dans la capitale libanaise avaient été bombardés.
Israël dit riposter à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'« acte défensif » après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la guerre à Gaza.
« Toutes les options sont sur la table », y compris une éventuelle offensive terrestre au Liban, selon Israël. Comme la veille, l'armée israélienne a exhorté ce matin les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements imminents.
06:40
Deux drones ont touché l'ambassade américaine à Riyad, « provoquant un incendie limité et des dégâts matériels mineurs », selon le ministère saoudien de la Défense, précisant que les dégâts matériels étaient « mineurs ».
D'autres explosions ont ensuite été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins dans la capitale saoudienne. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré : « vous le découvrirez bientôt ».
L'ambassade a exhorté ses ressortissants dans la capitale et d'autres villes à se confiner. « La mission des Etats-Unis en Arabie saoudite est fermée mardi. Tous les rendez-vous de services aux citoyens américains, qu’ils soient de routine ou d’urgence, sont annulés », indique-t-elle dans un communiqué.
06:35
« Vous n'allez pas avoir une guerre sans fin », a assuré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans une interview à la chaîne américaine Fox News. Il a ajouté qu'il s'agirait au contraire d'une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait prendre du temps, mais pas des années », a-t-il aussi affirmé.
L'objectif sera de « créer les conditions nécessaires pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main et former son propre gouvernement démocratiquement élu, qui fera de l'Iran un pays différent », a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre israélien a par ailleurs déclaré qu'Israël et les Etats-Unis avaient attaqué l'Iran car ses programmes nucléaire et de missiles balistiques étaient sur le point de devenir « intouchables ».
06:30
Au quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran samedi, une attaque de drones a touché l'ambassade des États-Unis à Ryad, et Israël continue à bombarder l'Iran et le Liban.
Téhéran, qui a continué de viser les pays du Golfe, où se trouvent plusieurs bases américaines, a promis une « longue guerre » et les États-Unis, qui n'ont pas écarté une possible opération militaire terrestre, ont assuré être prêts à aller « aussi loin que nécessaire ».
06:20
Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à l'évolution de la situation au Moyen-Orient
Publié le 03.03.2026 à 06:35
Économie. Guerre au Moyen-Orient : « Les conséquences à la pompe seront visibles assez rapidement »
Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient ?
« Les impacts économiques pour la France et l’Europe sont principalement liés au pétrole et dans une moindre mesure au gaz. Le marché de l’énergie est très dépendant du détroit d’Ormuz, par lequel passe 20 % la consommation totale de pétrole et un tiers des exportations mondiales. S’il y avait une interruption durable du passage, nous serions confrontés à un choc pétrolier d’ampleur. À ce stade, il n’est pas certain, car les Iraniens eux-mêmes savent qu’ils en souffriraient. Bloquer ce trafic répond aujourd’hui à une urgence existentielle pour eux, mais ne peut leur offrir une solution durable. »
Ce choc se traduirait par une hausse des prix à la pompe ?
« La réponse dépend de plusieurs paramètres : la durée de la fermeture du détroit d’Ormuz, l’incertitude autour du conflit et les conséquences de la guerre sur les capacités d’extraction et de raffinage en Iran et dans les pays du Golfe. Les prix mondiaux augmentent déjà, les conséquences à la pompe seront visibles assez rapidement, la question est de savoir quelles seront l’ampleur et la durée de la hausse. »
Au-delà du choc énergétique, quel est l’impact de la fermeture du détroit d’Ormuz et de la « suspension » du passage par le canal de Suez sur le trafic maritime de marchandises ?
« Le détroit d’Ormuz n’est pas un axe majeur de transit de marchandises non énergétiques. Sauf localement pour la distribution au Moyen-Orient ou en Afrique de l’Est, ou pour du transbordement. Pour les grands flux entre l’Asie et l’Europe, par exemple, ce qui est sensible c’est plutôt le canal de Suez. Il avait déjà été perturbé par les attaques des rebelles houthistes et le trafic ne s’était pas complètement rétabli depuis. Donc une bonne partie du trafic maritime faisait déjà le détour par le cap de Bonne-Espérance. »
Sébastien Jean, professeur au Cnam, titulaire de la chaire Jean-Baptiste Say d’économie industrielle. Photo Laurence Benoit
L’impact est donc avant tout énergétique et il se diffuse ensuite au reste de l’activité économique. De quelle manière ?
« Si l’impact sur les prix du pétrole se matérialise, cela conduit à un choc inflationniste. Le prix de l’énergie augmente, et affecte la profitabilité des entreprises dans les secteurs les plus concernés : le transport – routier ou aérien -, la chimie ou la pétrochimie. Et indirectement l’agriculture, à la fois parce qu’elle est consommatrice de carburant et puis parce que les engrais sont directement liés aux hydrocarbures. Pour faire face à un choc inflationniste, les entreprises doivent augmenter leurs prix, avec des répercussions sur l’inflation et les consommateurs. Avec, au bout du compte, un impact sur la politique monétaire. La Banque centrale européenne est moins accommodante en cas d’inflation et pourrait ne pas baisser ses taux. »
Faut-il attendre un impact spécifique sur l’économie française ?
« La France est moins exposée au choc énergétique grâce au nucléaire qui lui fournit 60 % de son électricité. Contrairement à 2022, avec la guerre en Ukraine, cette fois la crise n’est pas spécifiquement européenne, elle touche tout le monde, et sans doute plus l’Asie, d’ailleurs. L’essentiel du pétrole et même du gaz naturel liquéfié qui sort du Golfe persique est à destination de l’Asie. C’est un marché mondial mais il y a quand même des spécificités régionales. Par ailleurs, nous sommes actuellement dans une période de faible inflation en France, ce qui nous permettrait d’absorber plus facilement une hausse des prix. »
Des avions sont cloués au sol par le conflit. Le potentiel touristique de Dubaï s’affaiblit : les pays du Golfe sont-ils fragilisés aussi dans ces secteurs avec la guerre ?
« La crise va avoir un impact sectoriel qui risque d’être sensible pour le secteur du transport aérien, d’autant que le Golfe est un hub majeur et que le kérosène constitue une grosse partie des coûts d’exploitation de l’aérien. Le conflit affecte par ailleurs le tourisme dans les pays du Golfe, surtout à Dubaï. C’est un problème pour la stratégie de diversification de ces pays qui voulaient sortir du tout pétrole et se diversifier. »
Publié le 03.03.2026 à 09:10
Elle avait 29 ans et elle était enceinte de six mois. Un petit garçon, qui devait s'appeler Enzo. Son premier enfant. Dans l’après-midi du 16 novembre 2019, le corps sans vie d’Elisa Pilarski est retrouvé dans la forêt de Retz, au sud-ouest de Soissons, dans l'Aisne, avec plusieurs dizaines de plaies à la tête, au cou, aux bras et à la jambe droite. Des morsures canines qui ont provoqué une hémorragie mortelle. Ce jour-là, elle promenait Curtis, le chien de son compagnon Christophe Ellul. L'animal est soupçonné d'être l'auteur de l'attaque.
Sept ans après le drame, Christophe Ellul est jugé à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Soissons pour homicide involontaire. La mère et l’oncle d’Elisa Pilarski assisteront au procès.
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09:47
L’avocat du prévenu met en avant la possibilité qu’Elisa Pilarski ait pu être tuée par les chiens qui participaient à une chasse à courre en forêt de Retz le jour des faits : « Je rappelle qu’il s’agit d’un accident dont certains pensent, sans avoir à rougir, qu’il peut s'agir d’un accident de chasse. » « M. Ellul n’a pas inventé l’existence de la chasse à courre, ajoute Me Novion. Ce qu’il a dit, il l’a vu et il l’a constaté. »
L'acceptation de cette constitution de partie civile « serait une catastrophe », estime Me Novion, selon lequel une telle décision serait une marque de « partialité » du tribunal « à l'encontre de Christophe Ellul ». En réponse, Me Vincent Demarcq explique qu'il représente la Société de vènerie, et non l'association de chasse à courre locale “Le Rallye la passion”.
09:42
L’audience démarre avec la contestation, par la défense, de la constitution de partie civile de la société de vènerie qui a été mise en cause un temps dans l’affaire. Cette société de vènerie est une association, “Les Amis du Rallye La Passion”. « Je ne vois pas ce que cette association vient faire dans ce procès », attaque Me Alexandre Novion, l’avocat de Christophe Ellul, qui fait valoir la nécessité d’un lien direct entre l’infraction et la partie civile pour que celle-ci soit validée.
Christophe Ellul a, tout au long de l'instruction accusé une meute de chiens de chasse à courre, qu'il aurait découverts autour du corps d'Elisa Pilarski à son arrivée. Une chasse à courre avait effectivement lieu le même après-midi dans cette forêt, mais diverses analyses pointent la seule responsabilité de Curtis.
Six ans après les faits, l’organisateur de la chasse à courre, Sébastien Van den Berghe, se souvient encore de la vague de haine qui s’était abattue sur lui à l’époque des faits - la fondation Brigitte Bardot avait écrit au ministre de la Justice pour dire que sa meute représentait un « danger réel » et pour défendre Curtis. « Il a sali mon nom », estimait il y a peu le président de l’association “Rallye la passion” auprès de L’Union.
09:33
Après le résumé de l'affaire, le tribunal se penchera sur la personnalité de l'accusé, Christophe Ellul, et d'Elisa Pilarski, avant d'étudier la relation du prévenu avec son ex-compagne. La situation de Curtis, le pitbull incriminé, sera également passée au peigne fin. Le tribunal reviendra ensuite sur les faits ayant conduit à la mort de la jeune femme.
La journée de mercredi sera consacrée aux expertises : les mesures des mâchoires des chiens, l'étude comportementale de Curtis et les rapports ADN. Le procès pourrait donc se terminer mercredi soir.
09:21
Christophe Ellul est maintenant à la barre. La présidente lui rappelle les faits pour lesquels il comparaît, à savoir la mort involontaire d’Elisa Pilarski résultant de la dangerosité de son chien Curtis.
Deux circonstances aggravantes accompagnent cette qualification d’homicide involontaire, notamment l’importation illégale de Curtis, et un dressage « contre nature et mal conduit ».
09:18
La présidente Armelle Radiguet commence par un propos liminaire dans laquelle elle rappelle que le tribunal « va évoquer durant ces trois prochains jours une affaire particulièrement difficile. Il s'agit de faits d'homicide involontaire. Le tribunal sait que la famille et les proches de la victime mais aussi le prévenu attendent beaucoup de ce procès, et souhaitent des réponses à leurs questions à leur douleur incommensurable. »
La magistrate demande « de la dignité et de la sérénité » au cours des débats. « Aucune place ne sera laissée à la passion et aux débordements, sans quoi l'expulsion de la salle d'audience sera immédiate ».
09:15
Les différentes expertises menées sur Curtis, le chien de Christophe Ellul et Elisa Pilarski, montrent que le chien a subi un dressage au mordant illégal en France, capable d’en faire un molosse incontrôlable, à la dangerosité certaine. Le tribunal pourrait ordonner son euthanasie.
09:05
La sonnerie vient de retentir, l'audience débute au palais de justice de Soissons.
La petite salle d'audience est bondée, partagée entre public et journalistes. Une salle de retransmission a également été installée pour permettre à plus de monde de suivre l’audience.
08:56
Christophe Ellul, barbe courte et cheveux poivre et sel, est arrivé dans le prétoire, vêtu d'une veste et d'une chemise noires. Il y a autant de journalistes que de public (une vingtaine chacun) dans la petite salle d'audience du palais de justice de Soissons.
08:46
Une femme enceinte tuée par de graves morsures canines, un pitbull incriminé et un compagnon sur le banc des accusés : le procès de Christophe Ellul, jugé pour l'homicide involontaire d'Elisa Pilarski en 2019, doit s'ouvrir à 9h,ce mardi à Soissons (Aisne). Placé sous contrôle judiciaire depuis 2021, le quinquagénaire comparaîtra libre durant ce procès, prévu jusqu'à jeudi.
Notre reporter sur place vous racontera cette première journée d'au dience.
08:40
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au premier jour du procès Pilarski.
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