Publié le 23.05.2026 à 19:34

Il n’a rien montré. Même dans sa posture, en écoutant la présidente de la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence rendre le verdict. Guillaume B., 51 ans, est condamné à 25 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux tiers*. Il est reconnu coupable de l’ensemble des faits pour lesquels il était jugé au tribunal de Digne-les-Bains.
« Je ne suis pas le monstre tel que j’ai été décrit. » T-shirt noir, jean....
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Publié le 23.05.2026 à 16:43
Cinéma. Accusé de violences sexistes, Gérard Darmon renonce à présider le jury d'un festival

Le Festival du 1er film de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) a annoncé vendredi que Gérard Darmon ne présidera pas en juin son jury, des associations féministes ayant critiqué le choix du célèbre acteur accusé dans la presse de violences sexistes et sexuelles.
Fin 2024, l'hebdomadaire Politis rapportait les témoignages de neuf femmes décrivant « des propos et des gestes déplacés » de l'acteur sur le tournage de six films. Contacté par la publication, Gérard Darmon avait nié, selon Politis. Des accusations qui ont provoqué une « levée de boucliers » quand l'acteur a été choisi pour présider le Festival du 1er film à La Ciotat, explique vendredi le quotidien La Provence, révélant ce retrait.
« Le festival de La Ciotat prend acte de la décision de Gérard Darmon de renoncer à la présidence du jury de cette édition afin de préserver la sérénité de la manifestation » prévue du 10 au 14 juin, annonce l'association organisatrice, « La Ciotat Berceau du Cinéma ». « Le festival le remercie pour cette décision prise dans un esprit de responsabilité et d'attachement à l'événement. Le réalisateur Jean-Pierre Améris a accepté de prendre la présidence du jury », ajoute l'association, dont le festival se tient au prestigieux cinéma l'Eden-Théâtre --plus ancien cinéma au monde encore en activité.
La Provence cite le directeur artistique du festival, Yves Alion, selon qui l'acteur, « pour ne pas nuire au festival (...) se retire avec beaucoup de chagrin. (...) Gérard Darmon, sur le fond, se sent agressé. Sur la forme, il reconnaît que la situation s'est envenimée ».
Vendredi sur son compte instagram, La collective féministe de La Ciotat déplorait le choix de Gérard Darmon: « Face aux accusations d'agressions sexuelles portées par neuf femmes, nous estimons qu'il est de la responsabilité des organisateurices et des partenaires d'un évènement culturel de mesurer l'impact symbolique et concret de cette mise à l'honneur ». L'annonce intervient au moment où Patrick Bruel fait l'objet de plusieurs enquêtes judiciaires, en France pour des accusations de viols et en Belgique pour agression sexuelle. Face au tollé dans l'opinion publique, plusieurs maires, dont celui de Marseille, ont invité le chanteur à renoncer à se produire dans leurs villes.
3919 - Violences femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violence. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7
Publié le 23.05.2026 à 18:37
400 véhicules, soit près de 1 000 personnes, se sont installés dans la nuit du 22 au 23 mai pour une rave-party, sur la commune de Salles-sous-Bois, dans le sud-Drôme. Les teufeurs, grâce à des informations communiquées sur les réseaux sociaux, auraient rapidement convergé sur une zone boisée pour s’implanter tout le week-end sur une propriété privée, à la « plaine de Barbe ».
La gendarmerie, prévenue, a déployé un important dispositif pour encadrer l’événement. Jusqu’à 120 gendarmes ont été engagés. « Apparemment, les autorités étaient au courant qu’il y aurait une rave-party sur le secteur, mais ils ne pensaient pas que ce serait sur notre commune », souligne Bernard Doutres, le maire de Salles-sous-Bois, contacté en fin de matinée ce 23 mai.
À ce stade, il n’est pas question de déloger les participants au rassemblement musical illégal. Ces derniers se sont installés au bout d’un cul-de-sac, rendant difficile toute intervention des forces de l’ordre. Ils pourraient donc rester tout le week-end et même le lundi de Pentecôte. Des postes de contrôle ont toutefois été établis sur la Départementale 9. Selon Bernard Doutres, « ce qui est grave, c’est qu’ils se sont mis partout sur une ferme qui élève des chevaux. La propriétaire n’est pas contente car elle a passé l’hiver à entretenir ses pâturages et ses clôtures. » Le septuagénaire pointe l’impuissance des élus confrontés à ce genre de situation. « La dernière fois qu’ils étaient venus, sur un autre terrain, on avait fait une tranchée pour ne plus qu’ils s’installent. Finalement, ça ne les a pas empêchés de se mettre à un autre endroit. » Il pointe de la part des fêtards « une organisation incroyable. Ils arrivent tous en même temps. Une fois sur place, il n’y a plus moyen de les faire sortir. »
Malgré la parution d’arrêtés préfectoraux d’interdiction, la Drôme a été plusieurs fois ces derniers temps dans le viseur des organisateurs de rave-parties ou d’attroupements de passionnés de tuning. Il y a quelques jours, une cinquantaine de militaires et la commune de Valherbasse, en Drôme des collines, avaient empêché in extremis l’installation d’une rave-party illégale au bord de l’étang Joanna-Marian.
« Les gendarmes manœuvrent pour dissuader les participants d’entrer sur le site »
Selon la préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, qui s’est déplacée à Salles-sous-Bois samedi 23 mai, « c’est un événement qui se passe de façon très dégradée. Alors que des dégradations ont été commises sur le terrain d’une agricultrice, qui a eu ses clôtures couchées, on peut remarquer qu’il va faire très chaud et il n’y a pas de quoi s’alimenter en eau. Aucun dispositif de secours n’a été prévu pour un rassemblement illégal qui s’accompagne d’un risque d’incendie. »
La préfecture a veillé à ce qu’une dizaine de sapeurs-pompiers se tiennent prêts à intervenir depuis la caserne proche de La Bégude-de-Mazenc.
Côté gendarmerie, la préfète de la Drôme précise « qu’un hélicoptère a survolé la zone et qu’un drone a été déployé ce samedi. » L’escadron de gendarmerie mobile de Chambéry a aussi fait le déplacement. « Les gendarmes manœuvrent pour dissuader les participants d’entrer sur site », précise Marie-Aimée Gaspari. 80 à 100 militaires devraient être quotidiennement sur le secteur jusqu’à la fin du rassemblement.
Pour la préfète de la Drôme, le projet de loi Rispost, examiné en ce moment par le Sénat, « arrive à point nommé. La loi permettra d’avoir des délits pour les participants et les organisateurs de ces rassemblements avec des peines complémentaires, comme la confiscation du matériel musical et la suppression du permis de conduire. Il sera aussi possible de faire payer aux organisateurs le coût engendré par le déploiement des gendarmes pendant plusieurs jours. »
T.B.
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