Publié le 16.01.2026 à 08:00

Le 20 février 2005 est une date gravée à jamais dans la mémoire de Jean-Luc et Séverine Alran. Car la vie de cette dernière aurait pu s'arrêter ce jour-là. Frère et soeur, ils étaient partis skier dans la Chartreuse. Une avalanche a enseveli Séverine. Jean-Luc, kinésithérapeute alors installé en Isère et aujourd'hui en exercice dans les Hautes-Alpes, est parvenu à la sauver. Ils ont raconté leur accident à L'Équipe.
Séverine et Jean-Luc, respectivement 32 et 27 ans à l'époque, partent randonner à skis dans la forêt de la Ranchée, au-dessus de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Pourtant, les conditions ne sont pas idéales. « Le risque d'avalanche était de 4 sur 5. C'est beaucoup, j'en étais conscient », concède Jean-Luc Alran.
En avançant, le duo décide de sortir de la forêt pour skier dans la poudreuse. « C'était une connerie, de l'inconscience », continue le kiné dans l'article de L'Équipe. Mais à ce moment-là, ils ne s'en rendent pas compte.
Vers 11 h 20, une avalanche arrive droit sur Séverine. « Je me suis dit que c'était le dernier jour de ma vie, que j'allais mourir et que je l'avais bien cherché. » Une coulée de neige, une deuxième, et la grande soeur est complètement ensevelie. « C'est comme si on avait coulé du béton autour de moi. Je suis bloquée, en croix avec mes bâtons. »
Jean-Luc, qui n'a de la neige que jusqu'aux hanches, s'en sort. Mais Séverine n'a pas de balise Arva pour localiser les victimes d'avalanche. Son petit frère parvient pourtant à la trouver : « Je fonce vers là où je l'ai vue lever son bâton. » Il sonde la zone, déneige, et sort sa soeur de l'amas de neige. « Elle a dû passer environ six minutes sous l'avalanche », décompte-t-il alors avec son chronomètre.
« Comment t'as fait ? » sont les premiers mots de Séverine, encore étonnée aujourd'hui. « Je suis morte et on m'a retrouvée sans que je ne fasse rien. » Une issue heureuse, et le soir même, la famille venue de Paris, du Tarn et des Bouches-du-Rhône, se réunit... autour d'une bouteille de Chartreuse. « Pour fêter la vie. »
L'article complet de L'Équipe.
Publié le 16.01.2026 à 08:47
Une mère effondrée et en colère. Le Suisse Trystan Pidoux est décédé dans le drame de Crans-Montana. Il avait 17 ans. Vinciane Stucky raconte comment les funérailles de son fils ont été interrompues par les médecins légistes.
Les funérailles de l'adolescent devaient avoir lieu mercredi à Lausanne, a-t-elle raconté au média Blick. La veille, la mère éplorée tient à rester auprès du cercueil de son fils. Quand elle apprend que « les médecins légistes allaient venir chercher Trystan pour pratiquer une autopsie, dans les heures qui suivaient ». « Ils ont fait irruption et m’ont arraché Trystan », poursuit Vinciane Stucky.
L'autopsie a eu lieu mercredi. La famille a dû en urgence réorganiser les funérailles, désormais prévues ce vendredi midi.
A Crans-Montana, des fleurs, des bougies et des mots sont déposés en hommage aux victimes. Photo Sipa/Nanni Fontana/IPA
Cet événement a été d'autant plus traumatisant pour Vinciane Stucky qu'elle a, à plusieurs reprises, demandé aux autorités si une autopsie avait été réalisée. Et a même prévenu le Ministère public, après une cérémonie d'hommage le 11 janvier, que les funérailles étaient prévues le 14 janvier.
Si la maman de Trystan estime que l'autopsie est « une bonne chose », elle dénonce « la brutalité extrême » ce la façon dont cela s'est déroulé. « Tout a été bouleversé, y compris sur le plan émotionnel ».
Vinciane a également accordé une interview à BFMTV : « Je suis vide, je n'ai plus rien à perdre, je veux rejoindre Trystan maintenant, je suis morte le 3 janvier ». Son deuxième fils, Tobias, a du mal a réaliser la perte de son frère, et avoue avoir une « haine énorme contre les propriétaires mais aussi contre la commune ».
Publié le 16.01.2026 à 06:01
Ardèche. Refusant de dévoiler sa perte de cheveux, une lycéenne a été déscolarisée deux mois

Le droit à la différence et le respect de la loi tiennent parfois à un fil, ou plutôt un bout de tissu. Amélia*, 15 ans, scolarisée depuis septembre au lycée Montgolfier à Annonay, a décidé de changer d’établissement après deux mois de déscolarisation. La faute à un foulard, qu’elle s’est mis sur la tête à la rentrée après les vacances d’automne, début novembre.
Évidemment diront les fins connaisseurs de la laïcité et de la loi de 2004 : dans les écoles publiques, manifester son appartenance religieuse par sa tenue est interdit (lire par ailleurs). Sauf qu’Amélia ne s’est pas voilée la tête par conviction, mais malgré elle : « Je ne suis pas musulmane, je suis athée. Avant, j’avais de longs cheveux...
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