Publié le 18.04.2026 à 00:07
Paris. Des Rivières pourpres à Marseille : l'actrice Nadia Farès est décédée à 57 ans

Elles n'oublient jamais, Les Rivières pourpres, Les Démons de Jésus, Marseille... l'actrice Nadia Farès est décédée après son accident de piscine survenu samedi 12 avril à Paris.
« C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre », ont écrit ses filles Cylia et Shana Chasman.
La comédienne de 57 ans avait été retrouvée inconsciente au fond de la piscine du club de sport Blanche, une infrastructure haut de gamme située dans le 9e arrondissement de la capitale.
Selon le parquet de Paris, elle « avait été remontée à la surface, inconsciente, après avoir été observée par plusieurs personnes en position de yoga au fond de l’eau ». Elle serait restée sous l'eau « entre trois et quatre minutes », selon les témoins sur place. Transportée en urgence absolue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (13ᵉ), elle avait été réanimée avant d'être placée sous coma artificiel, dans un état de santé extrêmement grave, avait annoncé Le Parisien. Une enquête en recherche des causes des blessures avait été ouverte et l'hypothèse privilégiée était celle du malaise cardiaque, alors qu'elle avait eu dans le passé plusieurs opérations au coeur.
Nadia Farès était mère de deux filles, Shana, 23 ans, et Cylia, 20 ans. Née à Marrakech (Maroc) en 1968, elle avait grandi à Nice avant de déménager à Paris pour tenter une carrière artistique. Elle avait fait ses premiers pas au cinéma dans le thriller Elles n'oublient jamais de Christopher Frank en 1994 avant de jouer pour des réalisateurs de renom comme Alexandre Arcady, Claude Lelouch ou Bernie Bonvoisin.
Elle s'était imposée aux yeux du grand public en 2000 grâce à son rôle dans Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz, tourné en Isère, aux côtés de Jean Reno et Vincent Cassel.
Ce rôle lui avait ouvert les portes de l'international et elle avait poursuivi sa carrière dans des films d'action anglo-saxons tout en jouant dans des comédies françaises. A partir de 2009, elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour s'occuper à Los Angeles de ses filles, nées de son mariage avec Steven Chasman, un producteur de cinéma américain, dont elle séparée depuis 2022.
« Ceux qui me connaissent bien savent que j’ai toujours suivi mon coeur. Au détriment d’une carrière, certainement. J’ai évidemment loupé des films, mais je suis comme ça », avait-elle déclaré en début d'année dans une interview à Gala. « Même la fierté de faire certains films n’égale pas le sentiment amoureux. En suivant mon mari à Los Angeles, j’avais trop besoin de construire une famille à moi, d’y consacrer tout mon temps ».
Elle avait effectué un retour en 2016, pour la série Marseille, diffusée sur Netflix, dans laquelle elle tenait le rôle de Vanessa d'Abrantes, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, aux côtés de Gérard Depardieu et Benoit Magimel.
Elle avait ensuite joué dans la mini-série Les Ombres rouges en 2019, rediffusée l'été dernier sur TF1, et dans la série Luther, toujours sur TF1.
En septembre prochain, elle devait commencer le tournage de son premier long-métrage en tant que scénariste et réalisatrice, à Paris.
Pour rendre hommage à Madame Nadia FARÈS, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir en sa mémoire sur le site Libra Memoria.
A ce jour, 4 hommages ont été publiés.
Publié le 17.04.2026 à 18:58

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Publié le 17.04.2026 à 20:05
Politique. 1er-Mai, ZFE, loi Yadan : le gouvernement et le bloc central au bord de la crise de nerfs

Rien ne va plus en le gouvernement et le bloc central à l’Assemblée. Après une semaine noire au Parlement, où l’exécutif a enchaîné les revers, Sébastien Lecornu a sifflé la fin de la récréation, vendredi, sur le perron de Matignon. Le Premier ministre a annoncé que les salariés des boulangers et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er-Mai, sur la base du volontariat, et payés double. La conclusion d’une semaine de psychodrame entre l’exécutif et le bloc central, assortie d’un message à son camp.
Après l’échec, jeudi soir, d’un texte retranscrivant un accord conclu entre les partenaires sociaux sur l’assurance chômage en cas de rupture conventionnelle, Sébastien Lecornu a dénoncé « la démobilisation préoccupante » à l’Assemblée nationale. Lors du vote, les membres du bloc central étaient moins nombreux que les insoumis dans l’hémicycle, conduisant à l’enterrement d’une mesure dont le gouvernement attend un milliard d’euros d’économie. Un nouveau coup dur après le rejet de l’amendement pour maintenir les zones à faibles émissions (ZFE) mardi et le report de la proposition de loi Yadan jeudi. Sur la lutte contre l’antisémitisme, le gouvernement a annoncé vendredi qu’il travaillerait à l’écriture d’un projet de loi transpartisan en conviant les présidents de groupes parlementaires le 28 avril pour une réunion de « co-construction ». Sur l’assurance chômage, le Premier ministre a aussi trouvé une solution de repli, et annoncé une deuxième lecture. Mais ces divisions ont laissé des traces.
« Il se passe quelque chose de grave : la démocratie sociale fonctionne, et c’est la démocratie parlementaire qui met en échec un accord issu du dialogue social », a martelé Sébastien Lecornu, le visage fermé. « Est-ce que le gouvernement se sent impuissant ? Non. Est-ce qu’en tant que chef du gouvernement, je suis inquiet pour mon pays ? Un peu, pour ne pas dire plus ».
À un an de la présidentielle, qui aiguise les appétits au centre et à droite, « le bloc central, pivot pour que le gouvernement parvienne à faire passer des textes de loi, est fragmenté et de moins en moins discipliné », observe Ludovic Grave, doctorant en science politique à l’Université de Lille.
Deux logiques s’affrontent : celle d’un Gabriel Attal qui cherche à se démarquer de son ancien mentor, Emmanuel Macron, et à se positionner comme présidentiable sur des marqueurs électoraux comme le travail du 1er-Mai. De l’autre, celle de Sébastien Lecornu, moine soldat à la tête d’un gouvernement sans majorité au Parlement et devant conduire les affaires d’un pays dans la tourmente économique, sur fond de guerre au Moyen-Orient.
« Gabriel Attal est déjà en campagne, Sébastien Lecornu travaille à la survie du gouvernement », résume Ludovic Grave. C’est le sens de la sortie de crise qu’a proposé le Premier ministre sur le 1er-Mai. Non pas le vote du texte proposé par Gabriel Attal, qui avait été directement envoyé en commission mixte paritaire par l’adoption d’une motion de rejet préalable – mesure dénoncée comme un passage en force par les syndicats, opposés à l’élargissement du travail ce jour chômé –. Mais des discussions tout au long de la semaine avec les parties prenantes, patronat et salariés. « Le rôle du gouvernement est d’empêcher le désordre social, politique et économique », a plaidé Sébastien Lecornu.
Et d’éviter de déclencher une mobilisation sociale ou un vote de défiance, au moment où la crise du carburant met l’économie du pays sous tension. « Le Premier ministre cherche à éviter la conflictualité pour permettre au gouvernement de tenir jusqu’à la présidentielle. Le gouvernement est finalement plus technocratique, de gestion des affaires courantes, que politique car qu’il n’a plus les moyens de faire passer des textes », pointe le spécialiste de science politique.
Les tensions au sein du bloc central peuvent-elles aller jusqu’à la rupture ? « Gabriel Attal, tout comme Édouard Philippe, autre figure du bloc central qui vise la présidentielle, n’a pas intérêt à la chute du gouvernement. Ils sont sur une ligne de crête pour maintenir l’exécutif en vie tout en affirmant leur différence pour s’imposer dans la course pour 2027 », analyse le politologue.
En attendant, le Premier ministre a reçu le soutien du président de la République dans son équation impossible. « Il se démerde bien », a lancé Emmanuel Macron dans les allées du Salon du livre de Paris, « il n’est pas dans le jeu des egos et il aime la France. » Une phrase à double détente pour son ex-Premier ministre, Gabriel Attal ? Le chef de l’État s’est bien gardé de le préciser, répondant juste qu’il lirait le livre du secrétaire général de Renaissance, à paraître le 23 avril… s’il le reçoit.
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