Publié le 25.04.2026 à 10:15
La présentatrice du journal télévisé de France 2 a été confrontée aux questions sur son compagnon, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. Elle a défendu son travail de « femme libre », tout en réaffirmant qu’elle quittera le « 20h » s’il devient candidat à la présidentielle. Charles Alloncle, puis la députée du RN Caroline Parmentier, ont voulu rebondir en lui demandant si, à son avis, la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique, jusqu‘à ce que son compagnon soit candidat » à la présidentielle, a répondu la vedette de l’info de France Télévisions.
Vous avez « transformé votre commission en cirque : merci pour votre invitation, mais je ne suis pas un clown » : cette apostrophe du milliardaire Xavier Niel au rapporteur Charles Alloncle a marqué son audition, sans doute la plus électrique de toutes. Entendus ensemble, Xavier Niel et l’entrepreneur Matthieu Pigasse ont enchaîné les échanges virulents avec Charles Alloncle, qu’ils accusent d’avoir menti au sujet du groupe de production audiovisuelle Mediawan, dont ils sont cofondateurs. « Vous vous croyez où ? », a répliqué le rapporteur à l’adresse du premier.
L’animateur et producteur Nagui a accusé Charles Alloncle d’avoir déclenché une « campagne de haine » contre lui. Photo Sipa/Stéphane Lemouton
L’animateur a accusé Charles Alloncle de l’avoir « jeté en pâture » et mis sa famille en danger avec des « insinuations » sur ses revenus. Nagui a annoncé dès le préambule de l’audition qu’il avait déposé plainte contre X pour cyberharcèlement, « fin janvier, début février », se disant victime d’une « campagne de haine » déclenchée selon lui par une interview du député UDR fin 2025. Dans son interview, le député UDR avait nommément mis en cause l’animateur, en le désignant comme « la personne, sur les 10 dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public ». Le député a répliqué en disant être lui aussi victime de « menaces de mort » à cause de la réponse qu’avait publiée Nagui sur les réseaux sociaux.
Le 5 février, Rachida Dati, alors ministre de la Culture, a mis en cause le magazine de France 2 “Complément d’enquête”. « Ils ont proposé, via un tiers, auprès d’un membre de ma famille, de pouvoir le payer » en contrepartie d’informations, assure-t-elle. Entendus une semaine plus tard, les responsables de “Complément d’enquête” ont catégoriquement démenti. Face à ce litige, Jérémie Patrier-Leitus a conclu que les documents transmis par les deux parties prouvent leur bonne foi. Sans préciser pourquoi leurs versions divergent.
La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte-Cunci, a dénoncé le « procédé très manipulatoire » du rapporteur de la commission Charles Alloncle, qui a contesté ses chiffres sur le coût du groupe public lors de la dernière audition, dans une ambiance tendue. Tous deux ont longuement affiché leurs divergences sur le « coût pour les Français » de l’entreprise publique. La première a affirmé que France Télévisions « coûte 600 millions (d’euros) de moins (par an) qu’il y a dix ans » en comptant l’inflation, tandis que le député ciottiste répétait inlassablement que la dotation publique de l’État a augmenté de 136 millions entre 2015 et 2024.
Publié le 25.04.2026 à 07:30
Iran. « Ils ne nous ont pas détruits » : ex-otages, Cécile Kohler et Jacques Paris se confient
Après leur retour d'Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris ont retrouvé la liberté, en Alsace. Les deux anciens otages du régime iraniens se confient à L'Alsace et aux Dernières Nouvelles d'Alsace, journaux du groupe EBRA, dont fait partie votre quotidien.
Cécile Kohler et Jacques Paris, comment allez-vous ?
Cécile Kohler : « Ça va bien. Nous avons été hospitalisés dès notre arrivée à Paris [le 8 avril, NDLR], nous avons subi un check-up complet, physique et psychologique, et les résultats sont positifs. On va bien. »
Jacques Paris : « Le message qu’on veut faire passer, c’est qu’ils ne nous ont pas détruits. On a subi des traitements extrêmement durs. On s’en sort bien et on regarde l’avenir. »
Qu’est-ce qui vous a fait tenir pendant quatre ans ?
C.K. : « Les familles, le fait de se dire qu’elles sont là et qu’elles nous attendent, ça a été un élément moteur. À chaque fois que je sentais que je glissais vers le désespoir, je me disais : “Tu ne peux pas te laisser aller parce que tes parents, tes frères et ta sœur t’attendent et pour eux, il faut se battre.” Quand on a pu avoir nos premiers contacts, on a su que d’autres personnes se mobilisaient. Ce sont des éléments de confiance. On se dit : “Pour tous ceux qui espèrent notre retour, on se bat et on ne lâche rien.”»
J.P. : « Souvent ma fille me disait : “Vous n’êtes pas seuls.” Elle donnait des informations brèves et incomplètes parce que nos appels étaient surveillés, écoutés et filmés. Il fallait en dire le moins possible tout en étant le plus suggestif possible. »
Les ex-otages sont revenus longuement sur leur détention en Iran, entre la prison d’Evin et leur progressif retour à la vie normale. Photo EBRA/L’Alsace/Jean-François Frey
Dans quelles conditions avez-vous été arrêtés le 7 mai 2022 ?
J.P. : « On a été enlevés. C’est un rapt. Deux voitures bloquent notre taxi, ils nous arrachent du véhicule, nous séparent, nous bandent les yeux, nous mettent les menottes et disent : “Vous ne partirez pas.”»
Est-ce que vos fonctions syndicales ont joué ou étiez-vous au mauvais moment au mauvais endroit ?
J.P. : « Ils ont une politique générale d’otages étrangers depuis 1979 [date de la révolution iranienne et du retour de l’ayatollah Khamenei]. Quand ils ont des problèmes en interne, ils les attribuent à des machinations extérieures. Ils cherchent ensuite à monnayer ces otages le plus cher possible. Ils ont estimé qu’on valait beaucoup. »
C.K. : « Ils ont surévalué notre valeur. Ensuite, il y a eu les manifestations de Mahsa Amini [jeune iranienne dont la mort en détention a déclenché une révolte en 2022] et ils ont essayé de nous en rendre responsables, ce qui était absurde. C’est leur façon de fonctionner : tout vient de l’étranger. C’est le narratif du régime qu’ils essaient en permanence de justifier. »
Retrouvez l'interview complète sur les sites de L'Alsace et des Dernières Nouvelles d'Alsace
Publié le 25.04.2026 à 09:24

Six coups de feu et une froideur insoutenable : le Mexique est sous le choc après la publication, vendredi, de la vidéo du meurtre de Carolina Flores Gómez, ancienne reine de beauté connue pour avoir remporté le concours de Miss Teen Universe en 2017. La jeune femme, âgée de 27 ans, avait été retrouvée morte le 15 avril dernier, tuée par balle, dans l’appartement de son conjoint. L’auteure présumée des coups de feu n’est autre que la belle-mère de la victime, Erika Herrera.
Dans les images captées par la caméra de vidéosurveillance du domicile et rendues publiques vendredi, on aperçoit les deux femmes dans le salon de l’appartement. Elles semblent avoir une conversation lorsque Carolina Flores Gómez, vêtue d’un peignoir, se dirige vers une autre pièce. Erika Herrera, les mains dans les poches, la suit alors et tire un premier coup de feu provoquant la chute et les hurlements de sa belle-fille. Erika Herrera tire alors à cinq nouvelles reprises, avant l’arrivée de son fils qui tient son bébé dans les bras.
« Qu’est-ce qu’il se passe ici ? Qu’est-ce que tu as fait, espèce de folle ? », demande-t-il. « Rien, elle m’a mise en colère », lui répond sa mère, sans un brin d’émotion. « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? C’est ma famille », lui rétorque-t-il. Ce à quoi Erika Herrera assène : « Ta famille est la mienne. Tu es à moi et elle t’a volé ».
Ce n’est que le lendemain du drame que le compagnon de Carolina Flores Gómez s’est rendu au commissariat pour dénoncer l’acte de sa mère, suscitant les soupçons des autorités. À la suite de la découverte du corps, la police l’a interpellé et a émis un mandat d’arrêt pour sa mère, introuvable à cette heure-ci, selon les médias locaux. Le bureau du procureur général de Mexico a ouvert une enquête pour féminicide, après avoir dans un premier temps lancer les investigations sous le chef d’homicide, dont les peines encourues sont moins sévères.
Comment accéder gratuitement aux contenus du D.L via la NUMOTHEQUE GRENOBLE-ALPES ?
Recherche approfondieIdentifiez-vous d'abord sur la NUMOTHEQUE GRENOBLE-ALPES
Menu > PLATES-FORMES > EUROPRESSE Onglet PUBLICATIONS PDF > L'édition du jour est en vignette dans la page
Un seul jour de parution représente plusieurs centaines d' articles car le DL produit 22 éditions. Les étapes ci-dessous doivent donc être scrupuleusement respectées !