Publié le 29.06.2026 à 17:55
Drôme. Incendie criminel dans un immeuble de Valence : « J’ai cru qu’on allait mourir »

Yomboé voit une porte calcinée descendre de six étages par l’échelle des sapeurs-pompiers. « C’est la mienne, je l’avais peinte en bleu de l’autre côté », affirme-t-il en sortant son téléphone portable pour immortaliser l’instant. Ce lundi matin, il ressent surtout « beaucoup de colère ». Dans la nuit, Yomboé, sa femme et leurs deux enfants ont un temps pensé « que tout était fini », lorsqu’un incendie criminel a en partie détruit leur immeuble situé le long de la route de Montélier.
Vers 4 heures du matin, les alarmes incendie et les cris des habitants ont réveillé un quartier du Plan encore endormi. Au 9e et dernier étage de la résidence, Timéo* et Lucie* ont sauté du lit dès la sonnerie d’alerte. « Mais il y avait déjà tellement de fumée dans l’appartement », rejouent les jeunes. Lui appelle les sapeurs-pompiers, s’habille comme il peut à la va-vite, sans chaussures. Elle prend juste son téléphone et son doudou. « On est allés sur le balcon, on a...
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Publié le 29.06.2026 à 22:28

Trois personnes ont été blessées dont deux très grièvement ce lundi soir à Monaco dans la déflagration d'un engin explosif, probablement un attentat, ont indiqué le gouvernement et le parquet général. Il s'agit « vraisemblablement d'un attentat », a déclaré le ministre d'Etat (chef du gouvernement), Christophe Mirmand.
Les victimes sont un couple de 50/60 ans, avec un pronostic vital engagé pour les deux, et un adolescent de 13 ans, « vraisemblablement lié au couple » et plus légèrement atteint, selon Christophe Mirmand. Leur nationalité n'a pas été communiquée.
L'explosion s'est produite vers 21h dans un immeuble résidentiel entre le boulevard d'Italie et la rue du révérend père Louis Frolla, le long de la frontière avec la France. Selon le procureur général de Monaco, Stéphane Thibault, une personne a déposé un sac ou un colis dans le hall de l'immeuble avant de repartir. Rien ne semble indiquer dans l'immédiat pourquoi cet immeuble a pu être visé, a-t-il précisé.
L'engin explosif contenait vraisemblablement des boulons et de la grenaille, a ajouté Christophe Mirmand. « Les services de police sont en train d'établir les constatations », a-t-il expliqué.
« C'est la première fois que dans l'histoire, à ma connaissance, un tel acte se produit dans la Principauté », a ajouté le ministre d'Etat. Les services de secours, ainsi que les services de police et de sécurité sont mobilisés. Outre MM. Mirmand et Thibault, le président président du Conseil national, ainsi qu'un proche collaborateur du prince Albert II étaient sur place.
Publié le 29.06.2026 à 18:30
Aude. Louis, 17 ans, lynché sur un chantier : cinq jeunes écroués, le mobile encore flou
Les images, d’une insoutenable violence, ont largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant depuis la semaine dernière sidération, colère, fausses informations et débats politiques. On y voit quatre adolescents, filmés par un cinquième, en train de rouer de coups de poing et de pied un garçon à terre, inanimé, dans un endroit sombre et difficilement identifiable. « Ne le tuez pas non plus les gars », dit l’un d’eux.
C’est finalement sur le chantier de construction d’un petit immeuble, près de la gare de Narbonne, dans l’Aude, que le corps de la jeune victime a été retrouvé le 20 juin dernier, au matin, par un ouvrier. Dans la nuit précédente, secours et policiers, après avoir reçu la vidéo de l’agression, avaient tenté d’identifier ce lieu. En vain. Louis H., 17 ans, a été hospitalisé à Perpignan, où il a finalement succombé à ses blessures trois jours plus tard.
Mis en examen au palais de justice de Narbonne, les cinq jeunes ont été placés en détention provisoire. Photo Sipa /Robert Fages
Ses agresseurs présumés ont très rapidement pu être interpellés, notamment grâce à la téléphonie. D’abord parce que la vidéo envoyée aux secours provenait de l’un des mis en cause, qui l’avait adressée à une connaissance. Ensuite parce que les enquêteurs ont pu identifier Louis dès le début de leurs investigations, et remonter jusqu’aux suspects. Cinq jeunes âgés de 17 à 19 ans, dont trois mineurs, ont été interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire. Selon La Dépêche, ils ont en partie seulement reconnu les faits de violence. Leurs casiers judiciaires sont vierges, a précisé le procureur de la République de Narbonne, Jean-Philippe Rey, selon lequel le mobile du crime « demeure pour l’heure inconnu ». Mais « il est sans aucun lien avec un motif d’ordre racial », ajoute le magistrat.
Seule piste pour l’instant, c’est un différend entre l’un des suspects et Louis qui serait à l’origine de ce déferlement de violence. Le groupe lui aurait donné rendez-vous sous un motif fallacieux, le vendredi 19 juin, au centre-ville de Narbonne, avant de marcher avec lui jusqu’au chantier où l’adolescent a été roué de coups. Sur la vidéo, l’un des agresseurs lui reproche de « balancer aux schmitt », c’est-à-dire aux policiers.
Comme Louis, trois des mis en cause étaient connus de l’Aide sociale à l’enfance. Mais aucun n’était placé dans la même structure que le garçon, qui faisait l’objet d’un « accueil provisoire contractualisé entre l’Aide sociale à l’enfance et ses parents », indique encore le procureur de la République de Narbonne. Louis avait signalé des faits de violence à deux reprises dans les semaines précédant sa mort. D’abord le 11 mai, en déposant plainte contre d’autres jeunes gens « sans aucun lien avec les mis en examen ». Puis le 12 juin, soit une semaine avant son lynchage. Il s’était présenté à une brigade de gendarmerie pour expliquer avoir été agressé « quelques heures plus tôt », et hospitalisé, mais n’avait alors pas souhaité déposer plainte.
L’information judiciaire ouverte au tribunal judiciaire de Narbonne va maintenant devoir faire la lumière sur la participation exacte de chaque suspect, afin de déterminer quels coups ont été portés par chacun, et évaluer l’opportunité de lever, pour les trois suspects âgés de moins de 18 ans, l’excuse de minorité. Tous restent présumés innocents.
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