Publié le 13.01.2026 à 07:57
Justice. Procès en appel du RN : Marine Le Pen de nouveau devant la justice
Marine Le Pen, le Rassemblement national et onze autres prévenus sont de nouveau devant la justice. Le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens s'ouvrira dès ce mardi devant la cour d'appel de Paris, jusqu'à la deuxième semaine de février.
Lors du premier jugement, rendu fin mars 2025, la potentielle candidate à l'élection présidentielle pour le parti à la flamme avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité immédiate ainsi que quatre ans de prison dont deux ferme et 100 000 euros d'amende.
Une sanction qui, si elle était confirmée en appel, l'empêcherait de concourir en 2027. Même en cas de pourvoi en cassation, l'intéressée à déjà annoncé qu'elle prendrait sa décision cet été, après le verdict.
Marine Le Pen était présente, lundi 12 janvier, lors des voeux à la presse du RN. Photo Sipa/AP/Christophe Ena
En cas de dissolution de l'Assemblée nationale, Marien Le Pen pourrait être empêchée à sa propre succession comme députée si la sanction d'inéligibilité avec exécution provisoire est maintenue. Photo Sipa/Nicolas Messyasz
Suivez le début du procès d'appel en direct :
08:16
« J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence », a rappelé Marine Le Pen lundi, en marge des vœux à la presse du président du RN Jordan Bardella. Avec « un seul axe de défense: dire la vérité », et « en espérant être mieux entendue ».
Mais la patronne du groupe des députés RN à l'Assemblée pourrait cette fois davantage insister sur sa « non-intentionnalité » de commettre les faits qui lui sont reprochés, plutôt que de nier en bloc - dans une stratégie parfois perçue comme une « défense de rupture » en première instance - selon plusieurs de ses proches. Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a d'ores et déjà vu son image se dégrader dans l'opinion, l'idée d'une candidature de substitution de Jordan Bardella à l'Elysée s'étant peu à peu imposée comme la plus probable.
08:04
Les cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, l'empêchent de concourir à toute fonction élective, telle que la présidence, ou, en cas de dissolution de l'Assemblée nationale, à sa propre succession comme députée. Pour se dégager la voie vers le scrutin suprême, la cheffe des députés RN a besoin d'obtenir une relaxe ou une peine d'inéligibilité réduite, le décompte de celle-ci ayant déjà commencé en raison de l'exécution provisoire. La décision devrait être rendue à l'été.
07:55
Marine Le Pen, condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux ferme, 100 000 euros d’amende, et une inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, joue une partie de son avenir politique devant la cour d'appel de Paris à partir de ce mardi. La cheffe des députés RN va comparaître à nouveau, ainsi que 11 autres prévenus, dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, l'ancien nom du Rassemblement national..
07:50
Bienvenue dans ce direct consacré à la première journée d'audience.
Publié le 13.01.2026 à 08:15
Corse. C'est devenu « pire que la Sicile » : que sait-on de l'assassinat d'Alain Orsoni ?

Samedi, l'AC Ajaccio avait rendu hommage sur Facebook à Marinette Orsoni, décédée la veille à 92 ans, et avait eu une pensée particulière pour Alain Orsoni, son fils, ancien président du club. Ce lundi, celui-ci est mort à son tour, assassiné à 71 ans aux obsèques de sa mère dans le petit village de Vero (Corse-du-Sud), au nord-est d'Ajaccio, et le club a posté un drapeau noir. Voici ce que l'on sait.
Les faits se sont produits autour de 16h30 : Alain Orsoni est décédé sur place, d'une balle unique, « un tir à longue distance », a indiqué le procureur d'Ajaccio Nicolas Septe sur place. Selon une source proche de l'enquête, il a été touché en plein coeur, tirée sans doute à plusieurs centaines de mètres, alors qu'il se tenait devant la tombe de sa mère dans ce cimetière en terrasse niché au milieu de pins.
Alain Orsoni faisait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua depuis plusieurs années et était rentré dans l'île pour assister à ces funérailles dans son village natal. « C'est un moment de peine et de chagrin, d'un coup, on entend un coup de feu, et Alain tombe mort », a confié à France 3 l'abbé Roger Polge, qui célébrait la cérémonie. « Qu'est-ce qui se passe chez nous ? La Corse me paraît pire que la Sicile, c'est inimaginable », a-t-il ajouté.
Le mode opératoire est particulièrement choquant en Corse, où règnent une grande ferveur catholique et un grand respect aux morts.
« J'étais avec lui le matin pendant une heure. Il n'avait pas l'air inquiet du tout, il avait fait des courses en ville sans gilet pare-balles. (...) Je n'ai jamais vu en Corse, quelle que soit la raison, un assassinat lors d'obsèques. Là, on a franchi ce qu'il y a de plus sacré, », a raconté Jo Peraldi, un de ses proches.
Peu après 19h30, dans la nuit noire, les policiers ont quitté les lieux après avoir retrouvé l'unique ogive. Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) s'est co-saisi de l'enquête avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille.
L'enquête a été ouverte pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, participation à une organisation criminelle et confiée à la police judiciaire d'Ajaccio avec la brigade nationale de lutte contre la criminalité organisée corse dépendant de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO), à Nanterre.
Un magistrat de la Jirs est sur place et un autre du Pnaco y sera dès ce mardi, selon le procureur de Marseille.
Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l'un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l'autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de « Mouvement pour les affaires ».
Réputé pour son sens politique et son sang froid, condamné et brièvement écroué dans plusieurs dossiers, il avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il avait vécu durant 13 ans en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.
Peu après son retour d'exil en 2008, il fut la cible d'un projet d'assassinat, finalement déjoué par la police. Il avait au même moment succédé à la présidence du club de foot de l'Athletic Club Ajaccio (ACA) à son ami Michel Moretti, un ancien nationaliste qui venait de décéder.
Il l'a présidé à deux reprises, de 2008 à 2015, puis en 2022 pour une saison seulement, le club était alors de retour en Ligue 1. Mais il a finalement été relégué dès la saison suivante, en raison de ses graves difficultés financières avant d'être exclu mi-août de toutes compétitions nationales pour la saison 2025/2026.
Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans : en 1983, Guy, son frère, lui même militant nationaliste, avait été assassiné. Le fils d'Alain Orsoni, lui aussi prénommé Guy, était né un an plus tard. Il est présenté aujourd'hui par la police comme « une personnalité saillante du banditisme corse ».
Cet assassinat est sans doute l'un des plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d'ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l'absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d'être le chef du « Petit Bar ». C'est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d'assassinat visant Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni à celui dit du « Petit Bar ».
Mi-mai, Guy Orsoni, aujourd'hui âgé de 41 ans et détenu, a d'ailleurs été condamné à 13 ans de prison à Marseille pour avoir voulu tenter d'assassiner en 2018 Pascal Porri, membre présumé du « Petit Bar ». Ce même Pascal Porri qui est de son côté mis en examen dans une enquête sur la tentative d'assassinat de Guy Orsoni en septembre 2018.
Publié le 13.01.2026 à 08:27
Plus de 300 tracteurs, arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, sont entrés dans Paris, ce mardi, escortés par des camions de CRS. Ils suivent un parcours avalisé par la préfecture de police de Paris. Cette étape intervient quelques jours à peine après les actions coup de poing de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, contre le Mercosur et les mesures de lutte contre la dermatose nodulaire bovine.
L'action a lieu à l'initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l'Île-de-France et des départements de régions voisines, pour exiger des « actes concrets et immédiats » pour défendre la souveraineté alimentaire.
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08:24
« Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu'on nous laisse exercer notre métier », implore Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l'Eure, à proximité des Yvelines. « On n'est pas pour l'anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd'hui, on ne vit plus de notre activité », ajoute-t-il, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l'agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l'accroissement du coût des engrais, l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé.
08:18
Plusieurs tracteurs se sont installés devant le Palais Bourbon, après avoir été escortés par les forces de l'ordre.
08:13
Les tracteurs présents sur les Champs-Élysées ce matin arborent des pancartes ciblant directement le président de la République. « Emmanuel Macron, écoute tes agris », peut-on lire sur l'une d'elles. D'autres pancartes mentionnent l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, fustigé par une majorité du secteur.
08:06
Le barrage que tiennent les agriculteurs depuis un mois sur l'A64 près de Toulouse est en cours de démantèlement par les forces de l'ordre. « Nous sommes encerclés par les gendarmes », déclare Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l'A64 » qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Les blindés des forces de l'ordre déployés en nombre à partir de 4h du matin.
Jérôme Bayle, sur place avec une cinquantaine d'agriculteurs, rapporte que les véhicules de gendarmerie ont détruit le mur de bottes de paille érigé en travers de l'autoroute Toulouse-Bayonne, coupée dans les deux sens depuis un mois à hauteur de la sortie 27 à Carbonne (Haute-Garonne). « On ne veut pas d'affrontement avec les gendarmes, mais on résiste », a ajouté Bertrand Loup, autre cadre des « Ultras de l'A64 ». Il précise que les agriculteurs invitent le préfet de Haute-Garonne à venir sur place pour « discuter ».
08:00
Invitée de TF1, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon rappelle que la mobilisation des agriculteurs à Paris s'opère dans le cadre d'une manifestation déclarée et que le dialogue avec le gouvernement se poursuit. « Le Premier ministre a mis un certain nombre de sujets sur la table. Le dialogue et les échanges continuent. La question du Mercosur se pose, mais aussi beaucoup d'autres : la transmission, les revenus, l'eau… Je veux simplement rappeler ce matin qu'on ne s'est pas réveillé la semaine dernière. L'ensemble des engagements pris par Gabriel Attal début 2024 ont été suivis et tenus par Annie Genevard », dit-elle.
07:53
Un premier convoi d'une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs était arrivé à Paris à l'aube, peu avant 6h. Ils ont vite été rejoints par des dizaines d'autres véhicules. Les tracteurs, entrés par Porte Dauphine et escortés par des camions de CRS, ont remonté l'avenue Foch en direction de l'Arc de Triomphe, en klaxonnant abondamment. Vers 6h45, les tracteurs étaient sur l'avenue des Champs-Élysées. Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l'avenue George V et au pont de l'Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d'Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.
07:47
« Environ 350 tracteurs » ont été « recensés » pour la mobilisation agricole à Paris des agriculteurs et 150 sont déjà entrés dans la capitale, par la Porte Dauphine, indique la préfecture de police de Paris. Ces tracteurs arrivent du Nord, de l'Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne, précise encore la préfecture de police. Ils sont escortés par la police, qui ne rapporte aucun incident, et avancent en direction du quai d'Orsay où ils doivent se rassembler.
07:45
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la mobilisation des agriculteurs à Paris.
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