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Dauphiné Libéré


Publié le 13.01.2026 à 20:00

Suisse. Drame de Crans-Montana : « Pourquoi on a réduit les escaliers à ce point-là », l'ex-gérant du bar ne comprend pas

De 2005 à 2015, Eric Dosdo tenait le bar Le Constellation de Crans-Montana (Suisse), dont l'incendie la nuit du Nouvel An a fait 40 morts et 116 blessés. En 2015, il a passé la main au couple de Français Jacques et Jessica Moretti, mis en cause dans l'enquête ouverte après la tragédie. Désormais installé à La Verpillière (Isère), selon la Radio télévision suisse (RTS), qui l'a interrogé, celui-ci doute de l'utilité et de la légalité des travaux effectués en 2015 par le couple Moretti, notamment au sous-sol : « Je ne comprends pas pourquoi on a réduit les escaliers à ce point-là, certainement pour les rendre plus jolis, je ne sais pas. Ça c'est vraiment une question que je me pose », a-t-il déclaré dans l'émission "Mise au point". À son époque, l'escalier pour descendre au sous-sol était nettement plus large. Et selon la RTS, 34 des 40 clients décédés dans l'incendie du Nouvel An ont été retrouvés bloqués au pied de l'escalier, trop étroit.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le drame a été provoqué par des étincelles de bougies "fontaine" entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l'établissement. Des interrogations portent sur la nature de cette mousse, mais aussi sur la présence et l'accès aux extincteurs, et la conformité des voies de sortie du bar. Le couple est soupçonné d'« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence ».

Jacques Moretti en détention provisoire 

Lundi, un tribunal du canton du Valais a ordonné le placement en détention provisoire de Jacques Moretti « pour une durée initiale de trois mois », « en raison de l'existence d'un risque de fuite ». Cette privation de liberté, décidée dans un premier temps vendredi, était réclamée depuis des jours par les avocats des familles des victimes.

Ce mardi, ce même tribunal a annoncé avoir ordonné une série de mesures de contrainte contre Jessica Moretti. « Il s'agit des mesures classiques consistant en l'interdiction de quitter le territoire helvétique, l'obligation de déposer tous ses documents d'identité et de séjour auprès du ministère public, l'obligation de se présenter quotidiennement auprès d'un poste de police et l'obligation de verser des sûretés adéquates », dont le montant sera fixé ultérieurement, a précisé le Tribunal des mesures de contrainte.

>> Lire l'article de la RTS.

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Publié le 13.01.2026 à 18:18

Pays de Savoie. « Une révolution pour la recherche fromagère » : et si l’avenir de la tomme de Savoie était dans sa croûte

Retrouver la madeleine de Proust de la tomme était l’objectif fixé par Savoicime, le garde-fou de la tomme de Savoie IGP. Mais quels ingrédients pourraient offrir une palette gourmande d’arômes à un fromage qui se mange cru ou pour les plus innovants, en raclette ?

La réponse n’est pas très appétissante : les microbes, les bactéries et les moisissures. « Dans les années 80, la tomme, comme le reblochon ou encore l’abondance, a connu une campagne de prélèvements d’envergure. On est allé...

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Publié le 13.01.2026 à 20:24

Politique. Un budget 2026 à portée de main ? Le gouvernement appelle à un dernier effort

Le gouvernement a appeléce  mardi les députés à un « dernier effort » en vue d'un compromis autour du budget de l'État, de retour à l'Assemblée où une majorité semble toujours inatteignable et un recours au 49.3 difficile à éviter. Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d'être censuré, fragilisé par une crise agricole, et qui joue sa crédibilité. « Le budget est à portée de main. L'urgence est de s'accorder sur le fond. Un dernier effort est nécessaire », a lancé le ministre de l'Économie Roland Lescure aux députés, à l'ouverture de la nouvelle lecture du projet de loi de finances. Pour fournir un « cap aux entreprises », « préserver la confiance des investisseurs » et face à « la situation internationale préoccupante », le ministre a redit la volonté du gouvernement d'aller vite. Et l'objectif de ramener le déficit sous la barre des 5 % en 2026, contre 5,4 % en 2025.

Après « les centaines d'heures de débats » et l'examen de « plusieurs milliers d'amendements », il est « l'heure » de « faire aboutir » les discussions, a souligné à sa suite la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Elle a listé « trois grands sujets » sur lesquels l'Assemblée doit encore « rapprocher ses positions ». D'abord, sur le financement des collectivités, dont l'examen des articles devrait commencer dans la soirée. Puis sur « les dépenses d'avenir », l'enseignement, la recherche, la transition écologique ou encore le logement. Et enfin sur le pouvoir d'achat, « pour mieux protéger les plus modestes ». Trois priorités détaillées par le groupe socialiste dans ses négociations avec le gouvernement dont la clémence est cruciale pour la survie du gouvernement. « Je crois que le gouvernement a entendu nos points », affirmait plus tôt le député socialiste Arthur Delaporte.

Comment faire adopter le budget ?

Mais si l'exécutif continue d'afficher sa volonté d'aboutir à un accord, un vote dans l'hémicycle semble toujours aussi improbable. Le Rassemblement national d'un côté, la France insoumise, les écologistes et les communistes, de l'autre, ont redit leur opposition au texte. L'hémicycle a toutefois balayé la motion de rejet préalable défendue par le groupe LFI, permettant à l'examen de se poursuivre.

Ainsi le recours à l'article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances semblent quasi inéluctables pour doter la France d'un budget. Une partie de la classe politique presse le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à l'article constitutionnel qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une motion de censure. Le rejet du texte la semaine dernière en commission a renforcé les interrogations. Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? Il faut y avoir recours « le plus tôt possible », et éviter de « s'abîmer dans des discussions dont on sait hélas qu'elles n'aboutiront pas », a appelé le député MoDem Jean-Paul Mattei en conférence de groupe. L'exécutif semble, pour l'heure, privilégier la première option.

Lecornu voudrait « traîner le plus longtemps possible »

Sébastien Lecornu « veut traîner le plus longtemps possible », confie à l'AFP l'un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un « échec » pour lui, et « s'il l'utilise, c'est qu'il est allé jusqu'au bout  ». Car pour Sébastien Lecornu, c'est non seulement prendre le risque d'être renversé, mais aussi de se dédire. Le Premier ministre s'était en effet engagé à ne pas utiliser ce 49.3, dans un Parlement sans majorité. « Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l'image qu'il renvoie », affirme à l'AFP une ministre.

Le Premier ministre a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l'accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi. Mais sur le budget, il devra composer avec leurs demandes sans braquer la droite, qui a réaffirmé son refus d'augmenter les impôts et son attachement à réduire les dépenses.

Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du « climat » ambiant, plutôt que sur le fond du compromis, alors que la colère agricole persiste. Des centaines d'agriculteurs avec leur tracteurs étaient encore mobilisés mardi en début de soirée devant le Palais Bourbon, où les klaxons résonnaient jusque dans l'hémicycle. Face à cette pression, Sébastien Lecornu a annoncé « une loi d'urgence agricole » examinée avant l'été.

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