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Le Travailleur Alpin

Publié le 10.03.2026 à 17:23

Travailleur Alpin

« Avec Laurence Ruffin les 15 et 22 mars, battons la droite et son programme dangereux pour Grenoble ! » Un double appel lancé par la section de Grenoble-Meylan du PCF, dans un communiqué daté du 3 mars. À l’approche du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, les communistes souhaitaient en effet alerter les électeurs sur « les graves menaces que fait peser le candidat Alain Carignon (LR) sur l’avenir de Grenoble et des Grenoblois·es ».

Face au danger Carignon, les communistes appellent à soutenir le projet porté par Laurence Ruffin et la liste d’union de la gauche.

Dans cette campagne, soulignent-ils, « M. Carignon tente de faire oublier qu’il a souillé l’honneur de notre ville avec ses multiples condamnations judiciaires pour corruption, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ». Ce qui ne l’a pas empêché d’être adoubé par Bruno Retailleau ni de recevoir le soutien des représentants locaux de la majorité présidentielle, illustration du « mépris de la droite et des macronistes pour Grenoble ».

Coupes budgétaires, suppression de services municipaux, privatisations

Son passé judiciaire n’est cependant pas le seul élément que le leader de l’opposition municipale de droite essaye d’escamoter. « Il y a une autre chose que M. Carignon tente de faire oublier : son programme politique », affirme ainsi le PCF Grenoble, appelant les Grenoblois à ne pas en « sous-estimer la dangerosité ».

Le programme de la droite faciliterait la spéculation immobilière, au détriment du droit au logement.

De fait, les « promesses alléchantes » et démagogiques vendues par le candidat LR cachent de vraies « mesures de régression sociale ». Et les communistes grenoblois d’évoquer les « 80 millions d’euros de coupes budgétaires », soit « l’équivalent d’environ 1300 postes d’agents municipaux (un quart des effectifs) » ou encore « la suppression de services municipaux (urbanisme, propreté, patrimoine arboré), sous prétexte de ‘doublons’ avec la Métropole ».

Mais Alain Carignon entend aussi « renouer avec les privatisations, qui avaient d’ailleurs fait ses plus grands faits d’arme en matière de corruption ». Et il prône « le laxisme et le libéralisme en matière de droit au logement », s’inquiète la section PCF, qui cite notamment « la fin du permis de louer qui garantit aujourd’hui la sécurité des locataires, la vente à la découpe de logements sociaux ».

Alain Carignon entend notamment supprimer les « Places aux enfants » aménagées devant les écoles (ici devant l’école Paul-Bert, à l’Île verte).

Autres points de son programme, dénoncent les communistes, « la suppression des ‘places aux enfants’ aménagées devant les écoles, qui permettent aujourd’hui de sécuriser et tranquilliser les enfants et familles dans leurs déplacements », et « la casse du Centre communal d’action sociale de Grenoble, pourtant l’un des plus dynamiques de France, en transférant ses compétences à la Métropole ».

« Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »

Face à cela, une alternative, estime le PCF Grenoble : l’union de la gauche, incarnée par le bulletin Laurence Ruffin. Car « Grenoble a besoin d’un tout autre projet, axé sur la solidarité, la justice sociale et climatique, la démocratie locale, conclut le parti. C’est le projet que portent les communistes, aux côtés de citoyen·nes et de onze formations politiques rassemblées avec Laurence Ruffin. »

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Publié le 10.03.2026 à 14:38

Daniel Oriol

À Roussillon, Didier Charpenay, tête de la liste “Roussillon 2026”, a bénéficié d’un changement d’appellation vendredi 6 mars. Classée initialement à l’extrême droite, sa liste est désormais qualifiée par les services de l’État comme divers droite. L’occasion de se souvenir que l’homme était candidat du parti souverainiste de Dupont-Aignan, « Debout la France », aux élections cantonales de 2015.

À Saint-Maurice-l’Exil, Michel Hamadache, candidat d’opposition au maire sortant divers gauche, et très défavorablement connu dans l’agglomération roussillonnaise par ses propos outranciers, mène une campagne injurieuse envers les élu-es sortants. Il se veut « antisystème » et ne recule devant pas grand chose. Ses débordements lui valent d’ailleurs deux plaintes pour diffamation.

À Clonas-sur-Varéze, petit village de 1530 habitant-es, Christophe Dumas, le candidat de « Clonas au cœur », est à la manœuvre. Il a tissé sa toile en investissant des associations de la commune, et créé sa propre association, l’AFJC, association familiale de la jeunesse et culturelle. Ses méthodes évoquent les stratégies actuelles de l’extrême droite : ne jamais afficher de paroles qui fâchent et infiltrer les structures existantes.

Son association a quand même eu les moyens d’organiser un feu d’artifice en juin dernier ! Et la députée Hanane Mansouri, proche de Ciotti – le godillot du RN –, a été invitée par le candidat à venir se montrer lors d’une fête de son association à Clonas…

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Publié le 10.03.2026 à 12:58

Edouard Schoene

Ces événements ont eu un fort retentissement dans le réseau militant fontainois et même au-delà. Avec une interrogation majeure : comment l’information a‑t-elle été transmise par la police municipale ou sa tutelle, l’adjoint ou le maire, aux autorités (rectorat ou/et police nationale) ?

Le Travailleur alpin a sollicité à plusieurs reprises le maire de Fontaine ainsi que Gérard Tardy, adjoint en charge de la sécurité et de la tranquillité publique. Franck Longo a décliné les trois demandes de rendez-vous. De son côté, Gérard Tardy a exprimé oralement, plusieurs fois, qu’il allait se renseigner et donner son point de vue.

Mais ce dernier n’a fourni aucune réponse à la question suivante : « Qui a informé rectorat ou/et police ? » L’élu n’a néanmoins pas caché son agacement. « La personne que la police a interpellée a mis cette banderole sur son balcon, c’est inadmissible », a‑t-il asséné.
Après avoir adressé une demande de rendez-vous – restée à ce stade sans réponse — au proviseur du lycée Pablo-Neruda, le Travailleur alpin a saisi une opportunité. À savoir la présence, le 4 mars, à une réunion publique de Jean-Paul Trovero, de Jean-Claude Borel-Garin, ancien contrôleur général de la police, ex-directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de l’Isère, et ancien numéro 2 du Raid.

« Une faute professionnelle »

Question du média local : « Le 30 août dernier, dans l’agglo, une femme a été arrêtée par la police municipale. Elle s’apprêtait à développer une banderole de papier appelant aux rassemblements du mouvement ‘Bloquons tout’. Trois policiers l’ont encadrée, effectuant un contrôle d’identité. Le mardi suivant, elle a été convoquée, à la première heure, par le proviseur du lycée où elle enseigne. Celui-ci lui a signalé avoir été informé par la police de ses agissements du dimanche soir. Est-ce légal que la police municipale alerte la police nationale et/ou le rectorat après un tel contrôle d’identité ? »

Avant le départ de la manifestation du 10 septembre, dans le cadre du mouvement « Bloquons tout ».

Réponse de l’ancien « super flic » grenoblois : « La police municipale intervient sur des infractions. Mais dans ce que vous avez énoncé, il n’y a pas d’infraction. La personne interpellée allait coller, donc l’infraction n’avait pas été commise. Si l’affiche avait été collée, il aurait pu y avoir une contravention. L’officier de police judiciaire de la ville pourrait renseigner la DGSI (ex RG). Que le rectorat ait ensuite pu être avisé, c’est possible. Que le proviseur ait convoqué l’enseignante sur des faits qui se sont produits le dimanche, hors activité d’enseignement, c’est une faute professionnelle. »

Et Jean-Paul Borel-Garin de préciser : « Si l’intéressée ou son mari avait fait état de traumatisme psychologique lié à cette convocation, cela aurait pu coûter cher au proviseur. Je le redis, pour les faits énoncés, il n’y avait pas lieu de prévenir la police nationale ou/et le rectorat. »

Ce regrettable événement marque non seulement une atteinte grave aux libertés individuelles, mais il illustre en outre les dérapages de plus en plus nombreux observés de la part des polices municipales, dans des municipalités dirigées par des élus de droite. Franck Longo, mis en avant par la presse locale et nationale pour ses campagnes autour de la sécurité — en particulier à la veille des municipales — est hélas un élu responsable d’écarts aux règles républicaines de respect des libertés d’action de ses concitoyens.

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Publié le 10.03.2026 à 10:50

Didier Gosselin

La coupe est pleine pour les agent·es territoriaux de Bourgoin-Jallieu, qui s’étaient donné·es rendez-vous pour dénoncer publiquement le management néolibéral qu’ils et elles subissent au quotidien dans leur activité professionnelle.

Des personnels méprisés

Les ATSEM par exemple qui s’adressant au maire dans un communiqué, se déclarent « en souffrance ». Investies dans leur travail auprès des plus jeunes berjallien·nes afin de leur apporter toute leur bienveillance et leur expérience sur le temps scolaire et périscolaire, les ATSEM s’indignent de n’avoir reçu comme seules récompenses « la réduction des effectifs en passant d’une ATSEM par classe à une pour trente enfants, la suppression des postes de titulaires remplaçantes, des changements dans les plannings et les horaires sans concertation, des missions en plus (auto-remplacement, pallier au manque d’AESH…) ».

Regrettant l’absence de reconnaissance face à leur investissement et à leurs compétences, les ATSEM de Bourgoin-Jallieu souhaiteraient rediscuter du gel du point d’indice, de leur régime indemnitaire, de leur accès aux chèques déjeuners, de la reconnaissance de la pénibilité, du soutien pour un passage en catégorie B, d’un engagement dans les remplacements, d’un poste par classe, de la gestion des plannings, le tout dans une réelle concertation.

Les personnels entendent être respectés.

Le soutien des candidats de gauche

Plusieurs candidates et candidats de la liste de rassemblement de la gauche étaient venus apporter leur soutien, notamment Frédérique Pénavaire, par ailleurs secrétaire de la section du Parti Communiste de Bourgoin-Jallieu. L’occasion pour elle d’échanger avec des agentes et agents territoriaux « qui souhaitent le changement, car ils et elles sont sous pression ».

Selon Frédérique Pénavaire, le personnel « dénonce une gestion autoritaire, une inflation de « chefs », et le fait que « les agents de terrain ne sont pas remplacés, en tout cas pas tous lorsqu’il y a un départ mais qu’il y a en revanche un renforcement de la hiérarchie ». Laquelle hiérarchie n’est pas perçue par les agent·es territoriaux comme compétente tellement les services peuvent se trouver désorganisés.

Les témoignages font également remonter une suspicion de « flicage » des agents. Par exemple, des badges ont été installés pour accéder aux toilettes aux services techniques du quartier Champfleuri. Les agents doivent badger chaque fois qu’ils se rendent aux toilettes.

« Des économies sont faites partout », dénonce Frédérique Pénavaire, « et les ATSEM disent ne pas avoir le matériel ad hoc pour faire l’entretien des classes ». « Les agents reprochent au maire de ne pas être présent dans les instances paritaires, de ne pas être au courant de leurs revendications ! » poursuit-elle.

Le maire Vincent Chriqui directement interpellé

Interpellant directement le maire devant sa permanence électorale, les agent·es ont pu, via Eric Orcel le délégué CGT des Territoriaux, rappeler un certain nombre de constats et revendications :

  • La détérioration au fil des mois des conditions de travail des agents ;
  • Les multiples réorganisations de service qui affectent la santé mentale des agents ;
  • Les tickets restaurant qui ne sont pas toujours attribués légalement et le refus de rappel au moins sur une année ;
  • L’absence de contrat collectif pour la prévoyance et la mutuelle ;
  • La participation employeur sur les mutuelles qui est toujours sur le minimum imposé ;
  • Le périscolaire en souffrance, les agents qui jouent aux chaises musicales : auto remplacement, suppléer au manque d’AESH…
  • Des écarts de primes injustes.

Eric Orcel a rappelé le rôle irremplaçable des agent·es « qui assurent le fonctionnement de la commune, et qui se sentent aujourd’hui oubliés et non reconnus ». Le délégué CGT a rajouté que les « agent·es demandent plus d’équité, de la reconnaissance pour tous les services et un véritable dialogue social avec la municipalité ».

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Publié le 10.03.2026 à 10:28

Maryvonne Mathéoud

En préambule Dadou Dibilio-Contreras rappelle que le 8 mars n’est pas une simple date sur le calendrier. C’est une mémoire vivante, un rappel des luttes menées par des générations de femmes qui ont toujours refusé le silence, l’injustice et la violence. A travers le monde, les femmes ont toujours été au cœur des combats pour la paix, la dignité et la justice. Face aux guerres aux crises et aux oppressions, elles résistent. Souvent invisibilisées dans les récits officiels elles sont pourtant des artisanes essentielles de la paix et des piliers des résistances populaires.

Dadou Dibilio-Contreras.

Pour ce 8 mars à Fontaine les organisatrices avaient choisi d’honorer la mémoire de deux femmes, deux générations, deux parcours différents. Un même courage. Martha, ouvrière textile du Nord, connaît la misère dès l’enfance. Elle organise les travailleuses, mène les grèves, défend l’égalité salariale quand le mot même d’égalité dérange. Résistante, déportée à Ravensbrück, elle survit et devient l’une des premières femmes élues de la République. Madeleine, à 18 ans, choisit la lutte armée contre le nazisme. Torturée, condamnée à mort, elle tient. Puis elle transforme son combat en plume engagée, donnant voix aux peuples qui luttent pour leur liberté.

Elles n’étaient pas spectatrices de l’Histoire. Elles l’ont faite.

Dadou Dibilio-Contreras remémore le fait que les droits des femmes ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été arrachés par des ouvrières, des résistantes, des militantes. Martha et Madeleine nous rappellent que le féminisme est inséparable de la justice sociale. Leur héritage est une responsabilité. Légalité ne se demande pas : elle se conquiert. Chaque génération a sa part de combat à mener.

Une exposition visible dans les locaux du PCF à Fontaine.

Aujourd’hui les inégalités salariales persistent, les métiers féminisés restent sous-payés les carrières sont pénalisées par le temps partiel imposé et les retraites sont trop souvent amputées. L’égalité réelle passe par la justice sociale, par l’augmentation des salaires, la revalorisation du travail du soin, de l’éducation, du lien social.

« Nous exigeons des moyens massifs pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Chaque femme doit pouvoir vivre libre, en sécurité au travail, dans l’espace public et chez elle. Cela suppose des moyens pour la justice, la prévention, l’accompagnement et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge. Nous combattons le patriarcat comme nous combattons l’exploitation, parce que l’égalité ne se divise pas . »

Claudine Didier participait au vernissage de l’exposition.

Au 31 décembre 2025, Nous Toutes comptaient 164 féminicides, un nombre en forte progression par rapport à l’année 2024 (141 féminicides), qui enregistrait déjà une hausse de 11 % des féminicides conjugaux enregistrés par rapport à 2023. En France, 1 283 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives l’an dernier

« Toutes les 7 heures, il y a une femme que son conjoint ou ex-conjoint tue, tente de tuer, conduit à se suicider ou à tenter de se suicider », précise la lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, qui dépend de la Miprof.

Au 03 mars 2026, on dénombrait vingt féminicides depuis le début de l’année.

Elise Grappe, résistante, députée communiste élue en 1951.

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Publié le 09.03.2026 à 17:00

Manuel Pavard

« Mon corps, mon choix, et ferme ta gueule ! » ; « Patron, patriarcat, même racine, même combat »… Ils et (surtout) elles étaient près de cinq mille à scander ces slogans, ce dimanche 8 mars, entre l’hôpital couple-enfant de La Tronche et le centre-ville de Grenoble. Une manifestation organisée, comme chaque année, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à l’appel de plusieurs collectifs et associations féministes, syndicats et partis de gauche.

Banderole de l’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC). © Maryvonne Mathéoud

Si le soleil printanier et le grand ciel bleu étaient de nature à faciliter la mobilisation, la réussite de cette édition était cependant loin de ne tenir qu’à la météo. Pour nombre de manifestantes, c’est bien le contexte global d’attaques incessantes contre les droits des femmes qui nécessitait — et nécessite toujours — une réaction massive. Avec cette conviction partagée qu’en la matière, rien n’est totalement acquis et beaucoup reste à gagner.

Les syndicats interpellent les candidats aux municipales

Le contexte, c’est d’abord, à l’échelle locale et nationale, les élections municipales dont le premier tour est programmé une semaine après le 8 mars. Scrutin qui a poussé l’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) à adresser, mardi 3 mars, une lettre ouverte aux candidates et candidats, afin de les interpeller sur la place de l’égalité hommes-femmes dans leur programme.

Un cortège festif, coloré et revendicatif. © Maryvonne Mathéoud

Les syndicats pointaient notamment les inégalités salariales persistantes entre hommes et femmes, le manque de moyens affectés à la lutte contre les violences faites aux femmes, la situation compliquée de la santé reproductive et sexuelle (parcours du combattant pour accéder à l’IVG, insuffisance de l’éducation à la vie affective et sexuelle…). Et ce, sans oublier d’alerter sur « la montée des idées d’extrême droite et des discours masculinistes et fémonationalistes ». Ce qui constitue un « danger spécifique pour les femmes ».

Le patriarcat dans le viseur. © Maryvonne Mathéoud

Sur ce point, les inquiétudes des militantes féministes sont en outre nourries par la situation internationale, avec un recul dramatique pour les droits des femmes dans de nombreux points du globe. En Iran, la lutte héroïque des femmes iraniennes, symbolisée par le mouvement « Femmes, vie, liberté », a été réprimée dans le sang par le régime des mollahs, avant de subir les bombardements indiscriminés de la coalition américano-israélienne. En Afghanistan, les talibans les réduisent au silence. En Pologne, en Hongrie ou en Argentine, l’extrême droite au pouvoir remet en cause le droit à l’avortement. Aux États-Unis, les masculinistes, soutenus par Donald Trump et représentés au gouvernement, ont le vent en poupe…

Claire Tranchant (PCF), engagée pour le féminisme et contre l’extrême droite. © Maryvonne Mathéoud

Partout, les politiques réactionnaires et fascistes s’attaquent aux droits conquis de haute lutte par des générations de féministes. À un an des prochaines élections présidentielles et législatives, le message est clair pour les militantes françaises : les femmes ont tout à perdre d’un exécutif d’extrême droite. Et elles devront se battre pour gagner l’égalité.

Les femmes sont aussi impliquées dans la lutte des occupant-es du siège de la Métropole de Grenoble. © Maryvonne Mathéoud
Des banderoles et slogans offensifs. © Maryvonne Mathéoud

Cet article Grenoble. Près de 5000 personnes dans les rues pour défendre les droits des femmes est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 08.03.2026 à 14:02

Edouard Schoene

Adrimes, jeune chanteur-poète, ouvre la soirée avec un texte vif qui retrace son chemin de vie à Fontaine et son engagement autour de « Fontaine nous rassemble ».

Elisa Martin, députée, se réjouit d’être présente et appelle les militantes et militants à gagner voix, par voix la victoire de la liste de rassemblement.

Adrimes, jeune chanteur-poète, a animé la soirée.

Fabien Gay, « meilleur sénateur de l’année 2025 », a envoyé un message vidéo :

« Après 6 ans de droite il est temps que Fontaine renoue avec son histoire.

Avec Claudine Didier vous aurez une maire engagée auprès de vous.

Je compte sur vous ! »

Guillaume Gontard, sénateur :

« Très heureux d’être parmi vous. J’ai un attachement particulier avec votre ville, moi qui ancien maire du Percy, sait que vous aviez une belle colonie de vacances, significative de ce qu’a été l’esprit de gauche de Fontaine. Six années de droite ! Il va falloir changer les choses, rendre la ville accueillante et construire l’avenir avec C. Didier et son équipe. 

Le 15 repli sur soi avec la droite ou on choisit de construire démocratiquement un avenir meilleur. »

Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère.

Trois témoignages vidéo de soutien suivent les premières interventions : Anne Habozit, Esma Agoun, Renaud Lugli.

Puis Adrimes revient sur scène pour recueillir dix mots auprès du public. Les dix premiers mots proposés : Solidarité, droits, vacances, amour, justice, paix, propreté, égalité, respect, fête

L’artiste improvise un texte à partir de ces dix mots.

Il conclut : « quand la paix t’y vas, tout va ». Les droits humains la véritable priorité !

Frank Bonnaud, jeune militant écologiste, candidat, développe avec humour en quoi c’est facile d’être de droite avec une part importante des médias qui vous soutiennent .

« Moi je préfère qu’on soit de gauche pour discuter avec les Fontainois, comme l’ont fait depuis longtemps les communistes avec les cahiers Fontainois. »

Il se dit fier de défendre le beau programme de « Fontaine nous rassemble » et de porter le combat antifasciste.

Slimane Raïs se présente à l’écran devant « La Source » : professeur d’art à l’ESAD (école d’art de Grenoble), militant associatif. Puis sur scène il s’adresse comme Africain, homo sapiens.

« Nos ancêtres sont nés en Afrique. Chaque rencontre, chaque métissage a enrichi.

Il développe les enjeux face aux guerres qui se développent. « Rejeter l’autre c’est se rejeter soi même. La diversité est notre plus vieille invention durable qui nous permet de rêver un monde meilleur. A Fontaine renouons avec les valeurs de solidarité, faisons reculer les peurs ! »

Claudine Didier, tête de liste de l’union de la gauche à Fontaine. Photo YB

Claudine Didier conclut cette soirée .

Elle remercie les élus·es présents·es et les soutiens : Yannick Boulard, maire de Fontaine de 1984 jusqu’en 2014, la section Iséroise de l’Alliance pour la République écologique et sociale (l’Après) , de Victoire Populaire et du NPA, Manon Aubry, Marie-Noëlle Battistel, députée, Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset, Laurent Amadieu, maire de St Egrève, Marianne Floch, secrétaire nationale des jeunes écologistes , Gérard Brion, ancien défenseur des droits de l’Isère… les camarades des Amis du TA pour la technique et le matériel.

« Il y a un mois, j’annonçais qu’une seule liste à gauche était présente à ces élections municipales. Toutes les listes sont maintenant déposées. Je vous confirme bien qu’une seule liste à gauche, écologiste et citoyenne est présente pour notre ville, et c’est « Fontaine nous rassemble». Aucune autre liste ne peut se réclamer progressiste-ouverte, tolérante et transparente, autant de valeurs que nous portons et que je ne retrouve dans aucune des deux autres listes en lice dans notre commune. »

« Je ne vous cacherais pas que c’est avec plaisir que j’ai accueilli ces dernières semaines, les Fontainoises (et Fontainois) heureuses et heureux d’avoir une femme candidate à la tête d’une liste. Cette liste que j’ai l’honneur et la responsabilité de conduire.

Comme promis, nous nous attacherons à faire vivre des instances de concertation avec vous pour guidernos prises de décisions. Mon ambition est simple et exigeante : écouter, dialoguer, faire preuve de transparence, être présent avec les élu.es dans tous les quartiers, être attentif à toutes les générations. Dès le premier tour le 15 mars prochain, chaque voix comptera pour faire gagner la liste d’union « Fontaine nous rassemble » ».

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