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Le Travailleur Alpin

Publié le 10.03.2026 à 10:50

Didier Gosselin

La coupe est pleine pour les agent·es territoriaux de Bourgoin-Jallieu, qui s’étaient donné·es rendez-vous pour dénoncer publiquement le management néolibéral qu’ils et elles subissent au quotidien dans leur activité professionnelle.

Des personnels méprisés

Les ATSEM par exemple qui s’adressant au maire dans un communiqué, se déclarent « en souffrance ». Investies dans leur travail auprès des plus jeunes berjallien·nes afin de leur apporter toute leur bienveillance et leur expérience sur le temps scolaire et périscolaire, les ATSEM s’indignent de n’avoir reçu comme seules récompenses « la réduction des effectifs en passant d’une ATSEM par classe à une pour trente enfants, la suppression des postes de titulaires remplaçantes, des changements dans les plannings et les horaires sans concertation, des missions en plus (auto-remplacement, pallier au manque d’AESH…) ».

Regrettant l’absence de reconnaissance face à leur investissement et à leurs compétences, les ATSEM de Bourgoin-Jallieu souhaiteraient rediscuter du gel du point d’indice, de leur régime indemnitaire, de leur accès aux chèques déjeuners, de la reconnaissance de la pénibilité, du soutien pour un passage en catégorie B, d’un engagement dans les remplacements, d’un poste par classe, de la gestion des plannings, le tout dans une réelle concertation.

Les personnels entendent être respectés.

Le soutien des candidats de gauche

Plusieurs candidates et candidats de la liste de rassemblement de la gauche étaient venus apporter leur soutien, notamment Frédérique Pénavaire, par ailleurs secrétaire de la section du Parti Communiste de Bourgoin-Jallieu. L’occasion pour elle d’échanger avec des agentes et agents territoriaux « qui souhaitent le changement, car ils et elles sont sous pression ».

Selon Frédérique Pénavaire, le personnel « dénonce une gestion autoritaire, une inflation de « chefs », et le fait que « les agents de terrain ne sont pas remplacés, en tout cas pas tous lorsqu’il y a un départ mais qu’il y a en revanche un renforcement de la hiérarchie ». Laquelle hiérarchie n’est pas perçue par les agent·es territoriaux comme compétente tellement les services peuvent se trouver désorganisés.

Les témoignages font également remonter une suspicion de « flicage » des agents. Par exemple, des badges ont été installés pour accéder aux toilettes aux services techniques du quartier Champfleuri. Les agents doivent badger chaque fois qu’ils se rendent aux toilettes.

« Des économies sont faites partout », dénonce Frédérique Pénavaire, « et les ATSEM disent ne pas avoir le matériel ad hoc pour faire l’entretien des classes ». « Les agents reprochent au maire de ne pas être présent dans les instances paritaires, de ne pas être au courant de leurs revendications ! » poursuit-elle.

Le maire Vincent Chriqui directement interpellé

Interpellant directement le maire devant sa permanence électorale, les agent·es ont pu, via Eric Orcel le délégué CGT des Territoriaux, rappeler un certain nombre de constats et revendications :

  • La détérioration au fil des mois des conditions de travail des agents ;
  • Les multiples réorganisations de service qui affectent la santé mentale des agents ;
  • Les tickets restaurant qui ne sont pas toujours attribués légalement et le refus de rappel au moins sur une année ;
  • L’absence de contrat collectif pour la prévoyance et la mutuelle ;
  • La participation employeur sur les mutuelles qui est toujours sur le minimum imposé ;
  • Le périscolaire en souffrance, les agents qui jouent aux chaises musicales : auto remplacement, suppléer au manque d’AESH…
  • Des écarts de primes injustes.

Eric Orcel a rappelé le rôle irremplaçable des agent·es « qui assurent le fonctionnement de la commune, et qui se sentent aujourd’hui oubliés et non reconnus ». Le délégué CGT a rajouté que les « agent·es demandent plus d’équité, de la reconnaissance pour tous les services et un véritable dialogue social avec la municipalité ».

Cet article Bourgoin-Jallieu. Les agents territoriaux se mobilisent pour leurs conditions de travail est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 10.03.2026 à 10:28

Maryvonne Mathéoud

En préambule Dadou Dibilio-Contreras rappelle que le 8 mars n’est pas une simple date sur le calendrier. C’est une mémoire vivante, un rappel des luttes menées par des générations de femmes qui ont toujours refusé le silence, l’injustice et la violence. A travers le monde, les femmes ont toujours été au cœur des combats pour la paix, la dignité et la justice. Face aux guerres aux crises et aux oppressions, elles résistent. Souvent invisibilisées dans les récits officiels elles sont pourtant des artisanes essentielles de la paix et des piliers des résistances populaires.

Dadou Dibilio-Contreras.

Pour ce 8 mars à Fontaine les organisatrices avaient choisi d’honorer la mémoire de deux femmes, deux générations, deux parcours différents. Un même courage. Martha, ouvrière textile du Nord, connaît la misère dès l’enfance. Elle organise les travailleuses, mène les grèves, défend l’égalité salariale quand le mot même d’égalité dérange. Résistante, déportée à Ravensbrück, elle survit et devient l’une des premières femmes élues de la République. Madeleine, à 18 ans, choisit la lutte armée contre le nazisme. Torturée, condamnée à mort, elle tient. Puis elle transforme son combat en plume engagée, donnant voix aux peuples qui luttent pour leur liberté.

Elles n’étaient pas spectatrices de l’Histoire. Elles l’ont faite.

Dadou Dibilio-Contreras remémore le fait que les droits des femmes ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été arrachés par des ouvrières, des résistantes, des militantes. Martha et Madeleine nous rappellent que le féminisme est inséparable de la justice sociale. Leur héritage est une responsabilité. Légalité ne se demande pas : elle se conquiert. Chaque génération a sa part de combat à mener.

Une exposition visible dans les locaux du PCF à Fontaine.

Aujourd’hui les inégalités salariales persistent, les métiers féminisés restent sous-payés les carrières sont pénalisées par le temps partiel imposé et les retraites sont trop souvent amputées. L’égalité réelle passe par la justice sociale, par l’augmentation des salaires, la revalorisation du travail du soin, de l’éducation, du lien social.

« Nous exigeons des moyens massifs pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Chaque femme doit pouvoir vivre libre, en sécurité au travail, dans l’espace public et chez elle. Cela suppose des moyens pour la justice, la prévention, l’accompagnement et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge. Nous combattons le patriarcat comme nous combattons l’exploitation, parce que l’égalité ne se divise pas . »

Claudine Didier participait au vernissage de l’exposition.

Au 31 décembre 2025, Nous Toutes comptaient 164 féminicides, un nombre en forte progression par rapport à l’année 2024 (141 féminicides), qui enregistrait déjà une hausse de 11 % des féminicides conjugaux enregistrés par rapport à 2023. En France, 1 283 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives l’an dernier

« Toutes les 7 heures, il y a une femme que son conjoint ou ex-conjoint tue, tente de tuer, conduit à se suicider ou à tenter de se suicider », précise la lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, qui dépend de la Miprof.

Au 03 mars 2026, on dénombrait vingt féminicides depuis le début de l’année.

Elise Grappe, résistante, députée communiste élue en 1951.

Cet article Fontaine. Une exposition sur les résistantes et la femmes en lutte pour la paix est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 09.03.2026 à 17:00

Manuel Pavard

« Mon corps, mon choix, et ferme ta gueule ! » ; « Patron, patriarcat, même racine, même combat »… Ils et (surtout) elles étaient près de cinq mille à scander ces slogans, ce dimanche 8 mars, entre l’hôpital couple-enfant de La Tronche et le centre-ville de Grenoble. Une manifestation organisée, comme chaque année, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à l’appel de plusieurs collectifs et associations féministes, syndicats et partis de gauche.

Banderole de l’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC). © Maryvonne Mathéoud

Si le soleil printanier et le grand ciel bleu étaient de nature à faciliter la mobilisation, la réussite de cette édition était cependant loin de ne tenir qu’à la météo. Pour nombre de manifestantes, c’est bien le contexte global d’attaques incessantes contre les droits des femmes qui nécessitait — et nécessite toujours — une réaction massive. Avec cette conviction partagée qu’en la matière, rien n’est totalement acquis et beaucoup reste à gagner.

Les syndicats interpellent les candidats aux municipales

Le contexte, c’est d’abord, à l’échelle locale et nationale, les élections municipales dont le premier tour est programmé une semaine après le 8 mars. Scrutin qui a poussé l’intersyndicale de l’Isère (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, Unsa, CFTC) à adresser, mardi 3 mars, une lettre ouverte aux candidates et candidats, afin de les interpeller sur la place de l’égalité hommes-femmes dans leur programme.

Un cortège festif, coloré et revendicatif. © Maryvonne Mathéoud

Les syndicats pointaient notamment les inégalités salariales persistantes entre hommes et femmes, le manque de moyens affectés à la lutte contre les violences faites aux femmes, la situation compliquée de la santé reproductive et sexuelle (parcours du combattant pour accéder à l’IVG, insuffisance de l’éducation à la vie affective et sexuelle…). Et ce, sans oublier d’alerter sur « la montée des idées d’extrême droite et des discours masculinistes et fémonationalistes ». Ce qui constitue un « danger spécifique pour les femmes ».

Le patriarcat dans le viseur. © Maryvonne Mathéoud

Sur ce point, les inquiétudes des militantes féministes sont en outre nourries par la situation internationale, avec un recul dramatique pour les droits des femmes dans de nombreux points du globe. En Iran, la lutte héroïque des femmes iraniennes, symbolisée par le mouvement « Femmes, vie, liberté », a été réprimée dans le sang par le régime des mollahs, avant de subir les bombardements indiscriminés de la coalition américano-israélienne. En Afghanistan, les talibans les réduisent au silence. En Pologne, en Hongrie ou en Argentine, l’extrême droite au pouvoir remet en cause le droit à l’avortement. Aux États-Unis, les masculinistes, soutenus par Donald Trump et représentés au gouvernement, ont le vent en poupe…

Claire Tranchant (PCF), engagée pour le féminisme et contre l’extrême droite. © Maryvonne Mathéoud

Partout, les politiques réactionnaires et fascistes s’attaquent aux droits conquis de haute lutte par des générations de féministes. À un an des prochaines élections présidentielles et législatives, le message est clair pour les militantes françaises : les femmes ont tout à perdre d’un exécutif d’extrême droite. Et elles devront se battre pour gagner l’égalité.

Les femmes sont aussi impliquées dans la lutte des occupant-es du siège de la Métropole de Grenoble. © Maryvonne Mathéoud
Des banderoles et slogans offensifs. © Maryvonne Mathéoud

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Publié le 08.03.2026 à 14:02

Edouard Schoene

Adrimes, jeune chanteur-poète, ouvre la soirée avec un texte vif qui retrace son chemin de vie à Fontaine et son engagement autour de « Fontaine nous rassemble ».

Elisa Martin, députée, se réjouit d’être présente et appelle les militantes et militants à gagner voix, par voix la victoire de la liste de rassemblement.

Adrimes, jeune chanteur-poète, a animé la soirée.

Fabien Gay, « meilleur sénateur de l’année 2025 », a envoyé un message vidéo :

« Après 6 ans de droite il est temps que Fontaine renoue avec son histoire.

Avec Claudine Didier vous aurez une maire engagée auprès de vous.

Je compte sur vous ! »

Guillaume Gontard, sénateur :

« Très heureux d’être parmi vous. J’ai un attachement particulier avec votre ville, moi qui ancien maire du Percy, sait que vous aviez une belle colonie de vacances, significative de ce qu’a été l’esprit de gauche de Fontaine. Six années de droite ! Il va falloir changer les choses, rendre la ville accueillante et construire l’avenir avec C. Didier et son équipe. 

Le 15 repli sur soi avec la droite ou on choisit de construire démocratiquement un avenir meilleur. »

Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère.

Trois témoignages vidéo de soutien suivent les premières interventions : Anne Habozit, Esma Agoun, Renaud Lugli.

Puis Adrimes revient sur scène pour recueillir dix mots auprès du public. Les dix premiers mots proposés : Solidarité, droits, vacances, amour, justice, paix, propreté, égalité, respect, fête

L’artiste improvise un texte à partir de ces dix mots.

Il conclut : « quand la paix t’y vas, tout va ». Les droits humains la véritable priorité !

Frank Bonnaud, jeune militant écologiste, candidat, développe avec humour en quoi c’est facile d’être de droite avec une part importante des médias qui vous soutiennent .

« Moi je préfère qu’on soit de gauche pour discuter avec les Fontainois, comme l’ont fait depuis longtemps les communistes avec les cahiers Fontainois. »

Il se dit fier de défendre le beau programme de « Fontaine nous rassemble » et de porter le combat antifasciste.

Slimane Raïs se présente à l’écran devant « La Source » : professeur d’art à l’ESAD (école d’art de Grenoble), militant associatif. Puis sur scène il s’adresse comme Africain, homo sapiens.

« Nos ancêtres sont nés en Afrique. Chaque rencontre, chaque métissage a enrichi.

Il développe les enjeux face aux guerres qui se développent. « Rejeter l’autre c’est se rejeter soi même. La diversité est notre plus vieille invention durable qui nous permet de rêver un monde meilleur. A Fontaine renouons avec les valeurs de solidarité, faisons reculer les peurs ! »

Claudine Didier, tête de liste de l’union de la gauche à Fontaine. Photo YB

Claudine Didier conclut cette soirée .

Elle remercie les élus·es présents·es et les soutiens : Yannick Boulard, maire de Fontaine de 1984 jusqu’en 2014, la section Iséroise de l’Alliance pour la République écologique et sociale (l’Après) , de Victoire Populaire et du NPA, Manon Aubry, Marie-Noëlle Battistel, députée, Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset, Laurent Amadieu, maire de St Egrève, Marianne Floch, secrétaire nationale des jeunes écologistes , Gérard Brion, ancien défenseur des droits de l’Isère… les camarades des Amis du TA pour la technique et le matériel.

« Il y a un mois, j’annonçais qu’une seule liste à gauche était présente à ces élections municipales. Toutes les listes sont maintenant déposées. Je vous confirme bien qu’une seule liste à gauche, écologiste et citoyenne est présente pour notre ville, et c’est « Fontaine nous rassemble». Aucune autre liste ne peut se réclamer progressiste-ouverte, tolérante et transparente, autant de valeurs que nous portons et que je ne retrouve dans aucune des deux autres listes en lice dans notre commune. »

« Je ne vous cacherais pas que c’est avec plaisir que j’ai accueilli ces dernières semaines, les Fontainoises (et Fontainois) heureuses et heureux d’avoir une femme candidate à la tête d’une liste. Cette liste que j’ai l’honneur et la responsabilité de conduire.

Comme promis, nous nous attacherons à faire vivre des instances de concertation avec vous pour guidernos prises de décisions. Mon ambition est simple et exigeante : écouter, dialoguer, faire preuve de transparence, être présent avec les élu.es dans tous les quartiers, être attentif à toutes les générations. Dès le premier tour le 15 mars prochain, chaque voix comptera pour faire gagner la liste d’union « Fontaine nous rassemble » ».

Cet article Fontaine : dynamique de campagne est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 07.03.2026 à 14:24

Didier Gosselin

Les élu·es du SNES (Syndicat national des enseignements du second degré) au conseil d’administration du lycée La Pléiade avaient déjà dénoncé, lors d’une motion majoritairement adoptée en CA le 26 février, « une nouvelle coupe dans les moyens alloués à la dotation horaire pour la rentrée 2026 ». La baisse continue du ratio heures/élève, méthode de décision purement comptable d’attribuer ou non des heures d’enseignement, s’est effectivement traduite depuis 2024 par la suppression de 200 heures d’enseignement. Pour les élu·es du SNES « l’organisation proposée par la direction pour fonctionner avec cette enveloppe est préjudiciable aux élèves, à leur liberté de choix, aux conditions d’apprentissage et d’enseignement, au rayonnement de l’établissement ».

Toute l’architecture pédagogique développée au lycée la Pléiade se trouve de fait menacée. Les représentant·es des personnels enseignants listent concrètement ce qui risque d’arriver si la direction du lycée et le rectorat persistent dans leurs choix :

  • suspension de l’option théâtre pour 2026, ce qui entraînera sa fermeture à court terme ;
  • suspension de l’option italien LV3 ;
  • limitation à un seul groupe d’option sciences de l’ingénieur ;
  • fermeture d’un groupe d’option management ;
  • suspension de la classe de seconde euro italien ;
  • suppression de nombreuses heures en demi-classes ;
  • enseignement des langues vivantes à 35 par classe ;
  • effectifs surchargés en enseignement de spécialité ;
  • choix de spécialité en voie technologique contraint aux nombres de places disponibles ;
  • classes qui débordent…

Soulignant que « ce recul des conditions d’enseignement est historique au lycée la Pléiade, et inacceptable », les élu·es demandent à ce que la dotation 2026–2027 « soit abondée à minima des 200 heures postes perdues ».

Rendez-vous le 9 mars à 12h30 devant le lycée

Pour la section syndicale SNES du lycée La Pléiade, « la variété des spécialités et options face à la concurrence du privé est un réel atout qu’il convient de maintenir et développer ». Elle rappelle l’apport concret de ces options et s’indigne de ce que « plusieurs d’entre elles soient menacées, comme la langue vivante 3 italien, malgré des projets de jumelages et d’échanges menés depuis longtemps, et reconnus par les familles, les élèves, et la mairie de Pont-de-Chéruy… ». 

« L’option théâtre, en partenariat avec le TNP, est menacée également, ce qui pose la question de l’équité territoriale pour les options d’enseignement artistique au lycée, en milieu péri-urbain », s’inquiète le syndicat.

La section syndicale SNES appelle à poursuivre la mobilisation. Un rendez-vous revendicatif se dessine déjà le lundi 9 mars à 12h30 au lycée avec les parents d’élèves devant le lycée.  

Les représentants du personnel ont d’ores et déjà obtenu une audience au rectorat le lundi 9 mars à 17h30.

Cet article Pont-de-Chéruy. 200 heures d’enseignement supprimées, le lycée la Pléiade en lutte est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 07.03.2026 à 14:12

Didier Gosselin

Avec près de 57 000 habitant·es, le canton connait un réel développement démographique, sans échapper toutefois à la tendance du vieillissement de sa population et d’un nombre toujours plus grand de retraités. Avec comme conséquence, selon le syndicat CGT des retraités, l’émergence « de nouveaux besoins de plus en plus importants », et donc, « des investissements, des financements pour des services publics de proximité divers, indispensables ».

Le syndicat, qui rappelle que dans chaque commune, « chaque citoyen·ne doit avoir le même droit d’accès aux services publics », insiste également sur les difficultés budgétaires des municipalités « malmenées par des politiques d’austérité instaurées par le gouvernement et votées au parlement, des baisses des dotations nationales, des baisses de rentrée d’impôts (suppression de la taxe d’habitation) qui, mal compensées par l’Etat, grèvent les budgets locaux ».

Pour le syndicat CGT des retraités de Bourgoin-Jallieu, une municipalité ou une communauté de communes (ici la CAPI), « est, certes, un lieu de décision dans la réalité, mais qui doit aussi s’inscrire dans une démarche combative, rassembleuse, démocratique, au-delà de la simple gestion des décisions prises ailleurs ».

Les retraités CGT de Bourgoin-Jallieu interpellent les candidats sur cinq grands thèmes en avançant des propositions.

Cinq grands thèmes de questionnement et de propositions

Le droit à l’accès à la santé pour tous dans tout le territoire. Avec la mise en place de centres de santé municipaux, le développement du centre hospitalier Pierre Oudot dans une logique réellement publique, un développement de la filière psychiatrique, notamment psycho gériatrique, la gratuité pour le parking du centre hospitalier. Pour le syndicat des retraités, les élus doivent agir de concert avec les habitants auprès des institutions concernées pour rendre effectif, avec du personnel qualifié et en nombre suffisant, la prise en charge du grand âge (aide à domicile, repas, foyers logements, EHPAD…) et celui des handicapés à travers des établissements d‘accueil. L’amélioration de l’accès aux locaux des institutions sociales pour les retraités victimes de la fracture numérique doit être prise en compte, et les contrats de complémentaires santé proposés par les collectivités ne devraient relever que de mutuelles au statut non lucratif.

Des transports publics accessibles et gratuits. « La possibilité de se déplacer au sein de la commune et au-delà est un droit fondamental » souligne le syndicat. « Faire les courses, aller au cinéma, rendre visite, aller au service public, participer aux activités culturelles, sportives… » sont autant d’activités pour lesquelles « la voiture n’est pas le seul outil de déplacement ». « Au contraire, précise le syndicat CGT, avec l’augmentation du prix d’utilisation de celles-ci, les embouteillages, la pollution… la possibilité d’utiliser un service de transport public gratuit devient une évidence, pour peu que des décisions soient prises pour le développer ».

« Le Ruban (transports en commun de la CAPI) existe mais se pose la réflexion de son développement pour que tous les quartiers, communes, services publics, commerces soient mieux desservis mieux cadencés, avec des parkings décentralisés d’accès aux arrêts, en lien avec les autres que sont les transports du département, la SNCF… et aussi co-voiturage… La gratuité en fera un vrai outil pour tous ! », conclut le syndicat CGT des retraités.

Les services publics sont indispensables. La présence des services publics font l’âme d’une ville, refusons les cités ou les territoires péri-urbains dortoirs qui en sont dépourvu.

Pour le syndicat CGT, « l’obsession sur les économies à réaliser dans les Services Publics, Municipaux et autres est une trahison de l’esprit républicain ! Un plan d’accès aux services publics territorial garanti à tous doit être mis en débat dans toutes communes de notre bassin ».

La démocratie pour construire de bonnes réponses. Les syndicat CGT des retraités propose « que sur un certain nombre d’enjeux, santé, transports, services publics dans les communes, la CAPI, des structures démocratiques soient instaurées (s’inspirant du modèle des conseils économiques) réunissant acteurs de la société civile organisée (élus, employeurs, syndicats, associations…) pour faire des propositions aux conseils municipaux, communautaires. Ce qui implique une dynamique visant, selon le syndicat, à une meilleure considération et installation des organisations syndicales sur le territoire ».

Les services publics, ce sont les agents territoriaux qui les font vivre ! « Des services publics de qualité ce sont les agents qui le font vivre, le développent, sont là pour échanger avec nous, assurent propreté, sécurité, enjolivement, sont dans les écoles, les services sociaux, pour le logement, la voirie, etc., etc. », insiste le syndicat. « Ainsi, poursuit-il, nous sommes solidaires de leur initiative pour l’accès à tous les agents au statut de fonctionnaire, à lutter contre la précarité de l’emploi, pour leur pouvoir d’achat (salaire indiciaires, déroulement de carrière, promotion, formation, primes, …), leurs conditions de travail, leur droit à la négociation collective sérieuse et respectueuse… ». « Le personnel municipal, conclut-il, et autres, bien dans son travail et sa vie, c’est un service public amélioré ! »

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Publié le 06.03.2026 à 22:29

Daniel Oriol

En présence de Léa Martinez Comeli, secrétaire vie syndicale, animatrice du collectif droits des femmes de l’union départementale CGT 38, l’union locale CGT Roussillon/Beaurepaire tenait un point presse ce vendredi 6 mars afin de lancer une vaste campagne sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cette campagne démarre à l’occasion de la journée internationale de lutte pour le droit des femmes, mobilisant les syndicats du territoire et leurs élu es.

En effet, malgré les obligations légales et les « beaux » discours patronaux, les inégalités demeurent fortes dans les entreprises : écarts de rémunération (22% inférieur pour les femmes), carrières bloquées, temps partiels imposés (une femme sur quatre), conditions de travail dégradées, violences sexistes et sexuelles. Six personnes sur dix payées au SMIC sont des femmes, par le fait des rémunérations moindres les femmes perçoivent une pension de retraite inférieure de 38% à celle des hommes !

Un écart de salaires en moyenne de 22%

Durant plusieurs semaines, l’union locale va conduire un recensement des accords « égalité professionnelle » dans les entreprises du territoire. Ce travail permettra de dresser un état des lieux précis, d’identifier les entreprises dépourvues d’accord, d’accompagner les syndicats dans leurs revendications afin de faire respecter la loi et d’obtenir des avancées importantes pour les femmes dans les entreprises comme dans la société. Une loi européenne va être traduite en droit français dans les semaines prochaines obligeant les entreprises à la transparence salariale !

Entre 2022 et 2024 une hausse de 28% des violences conjugales enregistrées, explosion des violences sexuelles + 43% dans le cadre conjugal. Des chiffres effrayants : 107 féminicides et 270 tentatives en 2024.

Des manifestations auront lieu partout en France ce dimanche 8 mars, plus particulièrement à Grenoble pour le département où ne seront pas tolérés les groupuscules d’extrême droite tel Némesis ou Eclats de femmes qui visent à créer un buzz xénophobe et des troubles à l’ordre public.

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