Publié le 05.07.2026 à 17:02
Didier Gosselin
La Coalition féministe et enfantiste appelait ce samedi 4 juillet à de grandes marches dans toute la France, en hommage à la collégienne assassinée Lyhanna, et pour exiger la mise en place d’une loi intégrale et son financement, incluant la prévention et la réparation. Suite à l’assassinat de la jeune Lyhanna un mouvement puissant s’est levé dans toute la France à l’initiative des associations et collectifs, fédérés autour la loi intégrale contre les violences faites aux femmes construite par 150 associations, ONG et syndicats, qui travaillent sur son contenu et son financement depuis plusieurs années.
Déambulation dans les rues de Bourgoin-JallieuA Bourgoin-Jallieu, des collectifs locaux comme le Collectif Féministes Berjalliennes ou La Phrase qui tue restent les chevilles ouvrières des actions comme celle de samedi 4 juillet, visant à rassembler largement et dans la diversité jusqu’à la mise en place concrète de la Loi intégrale. Et il y a urgence, car le gouvernement tergiverse qui vient de reporter à octobre l’examen de cette loi. Un gouvernement prompt à augmenter de 36 milliards le budget de surarmement mais qui rechigne à financer cette loi intégrale chiffrée à 2,7 milliards par an par ses auteur·e·s…
Rassemblement devant le commissariat de Bourgoin-JallieuRassemblé·e·s devant le commissariat, les Berjalliennes et Berjalliens ont rendu hommage aux victimes des violences sexistes et sexuelles. Les prénoms des 72 victimes de féminicides depuis le début de l’année 2026 ont été égrenés dans un silence émouvant et un tissu noir à leur nom accroché un à un aux grilles de la rampe d’accès au commissariat.
Le rappel des victimes par leurs prénoms a donné lieu à un moment de recueillement émouvant.Après avoir chanté À la gloire des femmes en deuil, le poing levé, avec Mathilde, les participant·e·s sont convenu·e·s de se retrouver prochainement, l’objectif étant tout à la fois de ne pas oublier les victimes et de continuer à exiger avec force la mise en place de cette Loi intégrale.
Les participant·e·s ont repris en chœur et le poing levé la chanson de Mathilde.Cet article Bourgoin-Jallieu. Marche citoyenne contre les violences sexistes et sexuelles est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 05.07.2026 à 16:51
Didier Gosselin
Venu·es pour porter les revendications des professionnel·le·s qui, chaque jour, assurent l’accompagnement des personnes en situation de handicap, les personnels de l’AFIPH 38 se sont heurtés un service de sécurité chargé de contrôler les accès et de filtrer les allées et venues. Un choix qui en dit long sur la qualité du dialogue social et sur la considération que la direction de l’AFIPH porte aux salarié·e·s de cette institution.
Les revendications des personnels et de leurs représentant·e·s sont claires et essentielles pour l’avenir des 2 300 salarié·e·s :
Les syndicats CGT et SUD de l’AFIPH refusent que les salarié·e·s soient « la variable d’ajustement d’une logique financière qui dégrade les conditions de travail et menace la qualité des accompagnements. Depuis l’inspection de l’IGAS (frais de siège pointés, attractivité en baisse…) et l’annonce d’un déficit, la direction générale pousse et avance sans réelle concertation malgré l’opposition du personnel ».
« La direction générale décide seule du calendrier et impose ses délais », dénoncent les deux syndicats. « Concrètement, les nouvelles organisations du travail proposées annoncent plus de flexibilité pour l’employeur. Est-ce la fin de l‘équilibre vie professionnelle et vie personnelle ? Les salarié·e·s doivent-ils être corvéables à merci ? »
« Ce que la direction générale présente comme une réorganisation nécessaire, se traduit sur le terrain par de nouvelles dégradations : postes gelés, limitation des remplacements, qualité d’accompagnement dégradée, personnel malmené », dénoncent les syndicats CGT et SUD. Les représentant·e·s du personnel constatent une augmentation de la souffrance au travail. Mais leurs demandes d’expertises se retrouvent devant les tribunaux !
Les syndicats CGT et SUD de l’AFIPH exigent « un vrai dialogue social, des augmentations de salaires, de réelles compensations, un accord et des mesures justes, une qualité d’accompagnement non dégradée, des meilleures conditions de travail ». Autant de revendications qui n’ont pas eu l’heur de plaire à la direction, laquelle a préféré utiliser la manière forte et tenté d’intimider les salarié·e·s avec des vigiles à l’entrée de l’assemblée générale.
Des prises de parole ont ponctué le rassemblement.Dans un communiqué publié le 1er juillet, les syndicats CGT de la Santé et Action Sociale, de l’UL de Voiron et de l’AFIPH dénoncent le choix sécuritaire de la direction, « lourd de symbole ». « Les dirigeants de l’AFIPH auraient-ils peur de leurs propres salarié·e·s » demande le communiqué ? « De ces femmes et de ces hommes qui font vivre quotidiennement l’association et accompagnent les personnes accueillies ? »
Face à une mobilisation déterminée, l’AFIPH a finalement accepté de recevoir une délégation syndicale. « Là encore, insiste le communiqué, le symbole est fort : la délégation n’a pas été reçue devant les participants de l’assemblée générale, mais reléguée dans un couloir, à proximité des toilettes, où elle a rencontré quatre administrateurs, la directrice des ressources humaines et un directeur du siège. Le directeur général et le président de l’AFIPH n’ont même pas jugé nécessaire de participer à cette rencontre ! »
Faut-il y voir le reflet du dialogue social pratiqué aujourd’hui au sein de l’association ? « Lorsqu’une association de l’économie sociale et solidaire en vient à filtrer ses propres salarié·e·s par un service de sécurité le jour de son assemblée générale, ce n’est pas seulement le dialogue social qui est en crise : c’est le mode de gouvernance qui interroge, là où tout paraît cloisonné et confidentiel (cf. Rapport définitif de l’IGAS) », accuse le communiqué syndical.
Pour les syndicats CGT, une question demeure : « les administrateur·rice·s et les parents connaissent-ils réellement la situation des professionnel·le·s de l’AFIPH ? Sont-ils informés de la dégradation des conditions de travail, des alertes répétées des représentants du personnel, de la souffrance exprimée par les salarié·e·s et des conséquences sur la qualité des accompagnements et soins dispensés ? »
« Pendant que les salarié·e·s demandent des réponses sur leurs conditions de travail, sur le PRE, sur les organisations du temps de travail et sur la prévention des risques psychosociaux, l’AFIPH répond par des vigiles, des portes closes et l’absence de ses principaux dirigeants. Ce constat est sans appel : les dirigeants de l’AFIPH refusent toujours de répondre aux véritables préoccupations et aux revendications des professionnel·le·s qui, chaque jour, œuvrent avec engagement auprès des personnes qu’ils accompagnent », concluent les syndicats CGT.
La CGT AFIPH affirme qu’elle continuera, avec les salarié·e·s, à défendre un service de qualité, des conditions de travail respectueuses des professionnel·le·s et un dialogue social loyal, transparent et responsable.
Les retraités CGT de l’Union Locale de Voiron ont apporté leur soutien.La CGT AFIPH remercie l’ensemble des personnes qui se sont mobilisées : les salarié·e·s de l’AFIPH ; les salariées d’AFIPH à DOM’, ’Union Locale CGT de Voiron, représentée par son secrétaire et les camarades retraités ; l’union syndicale départementale CGT 38 — Santé et action sociale.
Cette mobilisation a été soutenue par Sandrine Nosbé, députée NFP de la 9ème circonscription de l’Isère. Ce 30 juin, son suppléant, Christian Ferraris, est venu rappeler l’importance de placer au cœur du fonctionnement d’une association militante le dialogue social et le respect des salarié·e·s.
Le 2 juillet, l’union départementale de la CGT de l’Isère a apporté « tout son soutien au personnel de l’AFIPH et de l’AFIPH à DOM mobilisés le 30 juin lors de l’assemblée générale pour faire entendre leurs revendications (…). Pour la CGT de l’Isère, « Le mutisme de la direction lors de l’assemblée générale du 30 juin 2026 sur les problématiques relevées par les organisations syndicales de l’AFIPH et le refus d’échange avec leurs représentant·e·s n’est pas à la hauteur de la réponse à donner pour une qualité de service aux usager·e·s. La CGT Isère, dans l’intérêt de l’association et de ses bénéficiaires, invite la direction de l’AFIPH à reprendre le dialogue avec les représentant·e·s du personnel.
La CGT AFIPH continuera elle, avec les salarié·e·s, à défendre un service de qualité, des conditions de travail respectueuses des professionnel·le·s et un dialogue social loyal, transparent et responsable.
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Publié le 01.07.2026 à 23:27
Manuel Pavard
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà bien plein. Au Centre hospitalier Alpes Isère (CHAI) — l’hôpital psychiatrique de Saint-Égrève -, les soignants, déjà éprouvés par le manque chronique de moyens et de personnel, ont eu la désagréable surprise, en novembre dernier, de découvrir le projet de réorganisation du temps de travail envisagé par la direction. Décision qui a mis le feu aux poudres, aboutissant in fine aux deux journées de grève des 8 et 26 juin.
Rassemblement le 8 juin sur le site du CHAI où les grévistes écoutent le discours du sénateur Guillaume Gontard.Après une première mobilisation importante, avec près de 200 personnes manifestant dans les rues de Saint-Égrève et quelque 80 grévistes recensés dans les services, la CGT entendait maintenir la pression en appelant le personnel à se rassembler devant le conseil départemental, vendredi 26 juin. Des agents qui, pour beaucoup, ciblent le nouveau directeur, arrivé en avril 2025 à la tête de l’établissement.
Dès ses premiers pas, ce dernier a commencé à « parler de réorganisation, optimisation, efficience », se souviennent Isabelle Guiga et Rafael de Bortoli-Vargas, respectivement secrétaire générale et secrétaire adjoint du syndicat CGT du CHAI. Bref, la « novlangue managériale » typique, totalement inadaptée à un établissement public de santé mentale. Pour justifier ce choix, la direction invoque le déficit budgétaire évalué au départ à environ 3 millions d’euros. Un montant certes inédit mais à relativiser au regard, par exemple, de la dotation de l’hôpital, comprise entre 120 et 130 millions d’euros.
Une grève très suivie.Avec ce projet, les soignants disposeraient de temps et jours de repos très variables tandis que les jours fériés et RTT leur seraient imposés. Le tout sur des cycles de douze semaines — contre deux semaines actuellement — durant lesquelles les changements d’emploi du temps seraient incessants. « Et au bout de la treizième semaine, on redémarre à zéro », indiquent les responsables syndicaux. « On n’aura plus de stabilité professionnelle et personnelle », déplorent-ils.
Parmi les plus touchés, les agents à temps partiel, qui profitaient jusque-là du mercredi off pour s’occuper de leurs enfants ou s’adonner à une activité culturelle ou sportive, devront y renoncer ou s’adapter. « En fait, la direction décide de ce qui concerne notre vie personnelle. Elle ne veut pas entendre la souffrance générée chez les agents », s’insurgent Isabelle Guiga et Rafael de Bortoli-Vargas.
Les manifestants sont partis du CHAI pour défiler dans les rues de Saint-Égrève.Si l’opposition de la CGT a permis de repousser l’application de ces nouvelles règles du temps de travail de janvier 2026 à janvier 2027, une mauvaise surprise est néanmoins évoquée. « Il y a certains services qui auraient déjà programmé le changement pour le mois d’août », confient les deux syndicalistes, pointant l’absence totale de concertation. « On demande le tableau des emplois pour savoir combien de postes seraient ainsi économisés », puisque l’argument financier est invoqué. « Mais la direction nous répond qu’elle n’a pas les chiffres ! »
Conséquences, les soignants, qui sont déjà « en service minimum et travaillent à trois, en flux tendu », sont à bout, avec une charge de travail qui ne cesse d’augmenter — ou en tout cas qui ne faiblit pas. D’où « une énorme perte de sens du travail » ressentie par de nombreux agents, soulignent Isabelle Guiga et Rafael de Bortoli-Vargas. « Beaucoup de gens nous ont informés de leur futur départ du CHAI. »
Cette réorganisation se fait en outre « au détriment de la santé du personnel » mais aussi de celle des patients dont la prise en charge sera moins longue et moins efficace. Pourtant, il ne faut pas jouer avec la psychiatrie et avec la santé mentale des personnes, s’inquiètent les élus CGT. « C’est compliqué de faire sortir des patients qui ne sont pas stables, ça entraîne des risques pour l’ordre public. Pour l’instant, on a réussi à éviter un drame mais on a l’impression que la direction n’attend que ça… »
Les revendications avancées par la CGT.Que faire alors ? Le syndicat va frapper à toutes les portes. Le 26 juin, l’objectif du rassemblement était ainsi d’interpeller la présidente du conseil de surveillance Annie Pourtier, vice-présidente du département de l’Isère. Et un futur rendez-vous est déjà donné le 16 juillet devant l’antenne grenobloise de l’Agence régionale de santé (ARS) où les manifestants répéteront leur principale revendication : « Des bras et des lits ! » C’est pourtant simple, non ?
Cet article Saint-Égrève. Au CHAI, les soignants mobilisés réclament « des bras et des lits » est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 01.07.2026 à 16:49
Manuel Pavard
Le Secours populaire de l’Isère accompagne plus de 21 000 personnes chaque année. Quelle est votre mission prioritaire ? La précarité continue d’augmenter, on le constate sur le terrain tous les jours. Avec nos vingt comités, nos six antennes et 3 960 bénévoles, on accompagne plus de 21 000 personnes dans le département. Bien sûr, il y a […]
Cet article Nabil Chetouf, Secours populaire : « On refuse que les vacances soient un privilège » est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 01.07.2026 à 11:38
Max Blanchard
Pour tous les participants de la fête, pas question de rester l’arme au pied ! La Ligue des droits de l’homme, par la voix de Philippe le clame : « Nous sommes dans l’obligation de résister en luttant pied à pied. Pour cela, il nous faut faire de l’état de droit un bouclier tout en travaillant à […]
Cet article Les débats de la fête du TA. Face à l’extrême droite, la voie de l’organisation est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 30.06.2026 à 19:21
Edouard Schoene
Laurent Terrier exposait la situation : “72 départements en vigilance rouge, au plus fort de la vague de chaleur, des records de températures pulvérisées, c’était imprévisible? Absolument pas. Il se passe malheureusement très exactement ce qu’avaient prévu les experts du GIEC. … Jeudi 25 juin, alors que la température moyenne du pays atteignait un record absolu, le président Macron a salué le « gros travail » d’adaptation réalisé durant son quinquennat. On rit jaune…
• Allez en parler aux familles endeuillées (on compte déjà plus de 1000 morts prématurées liées à ce pic de chaleur).
• Allez en parler aux élèves et à leurs professeurs, qui se retrouvent dans des conditions littéralement intenables, dans des bâtiments scolaires absolument pas adaptés à ces chaleurs.
• Allez en parler aux personnels hospitaliers et aux patients, qui ont l’impression de revivre une situation équivalente au COVID, débordés, pas équipés…etc
…. »
Laurent Terrier.Le représentant du collectif rappelle que celui-ci agit sur la question des transports en commun (TC), et précise que les transports, c’est la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France, avec 34 % du total. Il faut donc dans ce domaine des mesures radicales et volontaristes pour favoriser un usage massif des transports en commun, et permettre à un maximum de gens d’utiliser leur voiture le moins possible. « Nous le disons depuis 2014 : on a plus le temps pour les demi-mesures ! » et de déclarer : « Il faut à la fois une offre de TC massivement développée, et une politique qui s’adresse à toutes et tous et incite toute la population à changer de mode de déplacement. C’est ce que permet la gratuité, qui assure un droit universel aux transports en commun. »
Il rappelle que la convention citoyenne Climat convoquée par la Métro il y a deux ans est arrivée aux mêmes conclusions que le collectif : développer massivement l’offre et aller vers la gratuité, en commençant par le week-end.
« L’an dernier, plus de 70 élus ont signé une tribune portée par Margot Belair et Jacqueline Madrennes allant dans le sens d’un choc d’offres et de la gratuité le week-end. De nombreuses listes victorieuses aux municipales ont porté ces mesures dans leur programme municipal. (45 élus au conseil métropolitain sur des listes ayant inclus la gratuité dans leur programme). »
Nous lui avons posé la question : “Au niveau national, est-ce qu’il y a des parlementaires qui s’emparent de vos revendications, notamment concernant une modification de la fiscalité. qui serait quand même une perspective.
Sonia Temelkovski, directrice de cabinet de Guillaume Lissy, président de la Metro, Mariano Bona et Gilles Moreau, vice-président de la métropole.Laurent Terrier : « Il y a les parlementaires, mais également les représentants de France urbaine, représentants des métropoles, qui sont allés rencontrer le Parlement pour demander une augmentation du versement mobilité. Il y a le GART, qui est le regroupement des autorités de régulation des transports, qui ont rencontré le Parlement pour demander une augmentation du versement mobilité. La métropole d’Aix-Marseille, qui n’est pas de gauche, demande à pouvoir être alignée sur le versement de mobilité de l’Île-de-France à 3%. Nous demanderons au conseil métropolitain, de prendre une position sur la revendication de déplafonner le versement en mobilité. Nous aussi, on aurait besoin d’un taux à 3 %. »
A l’issue de la conférence de presse qui précédait le rassemblement, Sonia Temelkovski, directrice de cabinet de M. Lissy, président de la Metro et Gilles Moreau, vice président de la Métro (énergie, air climat) sont venus excuser M. Lissy et assurer que les questions posées par l’UDGT seront étudiées, qu’un rendez vous pourra avoir lieu pour en discuter avec le collectif.
Les demandes immédiates du collectif :
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Publié le 30.06.2026 à 18:44
Edouard Schoene
Il ya a huit jours l’annonce brutale de fermeture de trois écoles était faite aux parents d’élèves concernés au cours de deux réunions houleuses.
Devant la mairie, pancartes, cris, tambours pour dire non à la fermeture des trois écoles :
« On veut garder notre école »
« école fermée quartier oublié »
« on a notre mot à dire »
« Trouvez l’argent »
« la sécurité pour nos enfants »
« on veut garder notre écoles » (cris des enfants).
A l’heure du conseil municipal, la porte de la mairie tarde à s’ouvrir puis après échanges les représentants du maire consentent à laisser entrer une vingtaine de personnes. Un des deux agents de la police municipale, présents sur les escaliers menant à la salle de conseil, porte une arme menaçante dans ses bras. Le public semble accueilli comme un redoutable danger !
Le maire, M. Longo donne la parole aux représentants des parents d’élèves souhaitant que cela soit bref, appelant le public à attendre le débat sur la fermeture des trois écoles, inscrit en 11è point à l’ordre du jour du conseil.

Les représentants des parents d’élèves regrettent très vivement ne pas avoir reçu réponses à leur nombreuses questions, avoir été écartés de la moindre concertation avant que le maire décide brutalement de fermer 3 écoles. (vidéo sur 6 h de conseil municipal)
Le maire répond longuement et s’engage à discuter avec les parents signalant que la décision de fermeture n’est pas discutable.
Le groupe « Fontaine nous rassemble » (FNR) demande le retrait des points 11 et 12 (fermeture classes et plan sectorisation des écoles) afin de permettre que l’avenir des écoles soit mis en débat public dans le cadre d’une vaste action de démocratie participative.
A 22h15, après trois heures de débat, la question relative à la fermeture des trois groupes scolaires est abordée.
Les trois groupes d’opposition prennent successivement la parole, avec des arguments forts, pour contester la décision de fermeture des trois écoles (écouter sur la plage 3h38 à 4h50 de l’enregistrement vidéo).
Laurent Jadeau (FNR) : « Tous comme les parents, les enfants, les habitants, les citoyens de notre commune, nous sommes tout bonnement stupéfaits et scandalisés de l’annonce brutale de la fermeture définitive de trois écoles. En premier lieu, le timing de cette annonce est non seulement d’un cynisme consternant qui exacerbe ce soir la colère des Fontainois. Vous aurez beau servir toutes les arguties, tout le monde sait pertinemment que cette décision brutale est actée depuis bien avant les élections, et sans doute depuis plusieurs années, concomitamment avec la décision de reconstruction de l’école Robespierre. » … «Allons maintenant sur le fond : personne, et pas nous en tous cas, ne conteste la nécessité de réinterroger l’ensemble de l’organisation scolaire à l’aune des moyens de la commune et de la réalité démographique. C’est d’ailleurs, et vous le savez très bien, une réflexion qui traverse toutes les équipes depuis au moins une trentaine d’année »
L’élu rappelle avoir interrogé, sans réponse, lors du précédent mandat, sur le dimensionnement et le coût de la future école Rose Valland (remplaçante du groupe Robespierre) ainsi que sur un plan communal de réflexion sur les écoles. « Votre projet n’est pas financé et repose sur des hypothèses irréalistes, tant en matière d’emprunts qu’en promesses de subventions. »

L’élu dénonce : «dans la la zone la plus densément peuplée du territoire, Cachin, ce sont environ 200 enfants qui vont être répartis hors de leur quartier, de façon particulièrement brutale alors qu’ils sont scolarisés ensemble depuis plusieurs années. Alors qu’un boulot formidable est reconnu, effectué par des équipes stables, impliquées de longue date dans l’éducation pour tous et la vie du quartier, vous rasez cette histoire d’un trait, sans aucune concertation, si ce n’est de discuter la couleur des pansements sur les blessures. »
En conclusion il demande aux élus de la majorité « d’écouter la colère des habitants et de retirer ces deux délibérations, de suspendre les engagement concernant le projet Rose Valland et d’associer sans tarder l’ensemble des habitants à élaborer le Fontaine de demain pour nos enfants et leurs familles.
A la sortie, après minuit , les parents d’élèves ayant assisté aux débats ont de la peine à calmer leur colère devant le vote unanime du groupe de la majorité. Ils signifient que la compassion et le paternalisme du maire et de ses adjoints est très blessante. « Nous sommes des citoyens capables de porter l’intérêt général et non de simples parents qui défendraient des prés carrés ». Ils contestent en particulier la capacité de la ville, si des moyens financiers ne sont pas dégagés, à assurer la sécurité des enfants si l’école Jeanne Labourbe est fermée (600 mètres de trottoirs à réaliser).
Cet article Fontaine. Fermeture de trois classes votée par l’équipe du maire est apparu en premier sur Travailleur alpin.