LePartisan.info À propos Bastille Podcasts Fil web
Médias
flux grenoblois

VRAAC

Le nouveau média culturel grenoblois

Publié le 07.04.2026 à 17:19

autre style de musique

Le Fleuve


L’association Le Pont, qui fait de plus en plus parler d’elle, s’est donné pour objectif de promouvoir les artistes et la culture. Comment ? Par exemple en organisant Le Fleuve, événement destiné à favoriser la rencontre entre acteurs culturels. Des temps d’échange, des ateliers, mais aussi un contest de skate, un concert de Teodoro Lopes (notre photo) ou un DJ set de Moodfino.

Photo ©Belén Rojas Silva

Source

Publié le 06.04.2026 à 11:18

Projection

Le Cheval de Turin

Sans nul doute, le cinéma contemplatif de Béla Tarr – l’auteur du Tango de Satan et ses 7h30 – est une expérience exigeante, l’aboutissement d’une cinéphilie déjà bien approfondie. Et le Méliès propose de le découvrir en projetant son ultime long-métrage, Le Cheval de Turin, en hommage au cinéaste hongrois disparu début 2026.

Photo ©Dulac distribution

Source

Publié le 06.04.2026 à 10:57

Rock

Chalk

Les soirées Court-circuit, du nom de ce partenariat Belle Électrique/Ampérage, nous régalent ces temps-ci : avant It It Anita fin avril, voici les Irlandais de Chalk, avec leur post-punk très électronique. Ça vaut le détour, pour peu que vous ne soyez pas trop allergiques au vocodeur. 

Photo ©Patricia Rosingana

Source

Publié le 05.04.2026 à 22:33

Festival

Les Printanières

C’est bon, le printemps est enfin arrivé ? Alors on continue avec la célébration des beaux jours, cette fois-ci du côté de la Correspondance. Au programme de ces secondes Printanières, une Jam du sud, une expo, des spectacles, un DJ set balkanique, un village associatif, etc.

Photo © Alejandro Ardila

Source

Publié le 04.04.2026 à 14:59

Rap

Fête du printemps

Jeux de société, « surprise costumée » et double plateau rap avec Klar Obscur et l’incandescente M4UV3 (notre photo), tel est le programme de la Fête du printemps célébrée au Café Foch, sur le boulevard vrombissant du même nom.

Photo ©Loïg Garcia et Pascale Cholette

Source

Publié le 04.04.2026 à 14:55

Rock

Noir Boy George + Timüt

Il y a quelques semaines, courait la rumeur d’un concert de Noir Boy George à Grenoble. Et puis finalement non. Et puis finalement oui ! Ce petit mythe de la synth wave désabusée vient jouer son nouvel album Polytoxicomane de toi au Ptit Labo avec les brillants Timüt en coplateau.

Photo © DR

Source

Publié le 31.03.2026 à 10:55

Photographie

Chez Arthaud, le regard de Jean-Pierre Saez sur les états désunis d'Amérique

Été 2024, avant les fatidiques élections qui ont mené Trump à la présidence des États-Unis pour un deuxième mandat, Jean-Pierre Saez traverse le pays d’est en ouest et tient un journal photographique faisant état de cette société. Un projet pour lequel il fait le choix de voyager en bus et de s’entretenir avec un certain nombre de personnes sollicitées préalablement ou rencontrées au gré du hasard.

L’exposition présente six grands ensembles photographiques qui renvoient chacun à une des villes-étapes du parcours. Sous un soleil radieux, on y perçoit un pays en tension, riche d’une diversité qu’il est toujours bon de rappeler. Les photographies alternent entre portraits d’individus dans leur environnement et images réalisées dans l’espace public. On y voit la présence récurrente d’œuvres de street art et l’omniprésence de SDF qui côtoient l’opulence dans l’indifférence générale. L’espace public parfois totalement déserté (pas un passant, pas un arbre…) apparaît à l’inverse souvent puissamment investi par des foules qui semblent mobilisées (concert, meeting, et même un débat sur le conflit israélo-palestinien qui n’a pas l’air de dégénérer). Un portrait kaléidoscope assez excitant dont l’approche documentaire n’est jamais au détriment du formalisme – on regrette cependant qu’il y ait peu de représentations de la ruralité tant on sait qu’elle est le terreau de l’électorat trumpiste. / BB

Photo © Jean-Pierre Saez

Source

Publié le 31.03.2026 à 10:55

Théâtre

"L'Abolition des privilèges" : la Révolution comme si vous y étiez

/ Par Aurélien Martinez

« Aujourd’hui, les militants d’extrême droite croient davantage en leurs idées et en ce vent de l’histoire qui les porte que n’importe quel militant de gauche quand il prononce cette phrase un brin éculée : un autre monde est possible. » Ce constat, le metteur en scène et auteur Hugues Duchêne l’a dressé il y a quelques années alors qu’il terminait sa grande fresque de théâtre-documentaire Je m’en vais mais l’État demeure sur les évolutions politiques de la France contemporaine. « Et ce constat m’a posé un problème politique fort », poursuit-il ; problème qui sera résolu presque par hasard par une plongée inattendue dans le passé.

Début 2022, le romancier Bertrand Guillot publie L’Abolition des privilèges, récit sur la fameuse nuit du 4 août 1789 qui, au début de la Révolution française, démantela le système féodal. Un soir à la fin d’une représentation de Je m’en vais mais l’État demeure, il offre son livre à Hugues Duchêne en pensant que le sujet pourrait l’intéresser. Bonne idée. Ce dernier, à la recherche d’un prochain sujet de spectacle, trouve dans cette matière centrée sur le passé l’espoir qu’il voyait difficilement dans le présent.

« Performance circassienne »

« Cette histoire, avec une unité de temps, de lieu et d’action, j’ai tout de suite eu envie de la raconter au théâtre », se souvient le metteur en scène. Il décide très vite que la forme sera celle du seul-en-scène avec un interprète qui campe tous les personnages au cœur du public réparti façon Assemblée nationale constituante. Il fait alors appel au comédien Maxime Pambet, notamment pour son jeu. « Je voulais un acteur dont je savais qu’il était physique, qu’il suait beaucoup… Je lui ai demandé d’être, en quelque sorte, plus proche d’une performance circassienne que du simple monologue. Je voulais que ça bouge autant que ça parle, que ce soit fatigant… » C’est réussi, tant Maxime Pambet donne corps et voix avec intensité à toutes ces personnalités qui ont changé l’histoire française.

Mais Hugues Duchêne est un enfant de son époque, qu’il veut également interroger. D’où le fait que cette « Nuit magique comme le chantait Catherine Lara dans les années 1980 ! » se prolonge au présent, et avec lui, dans la deuxième partie du spectacle afin d’analyser comment la notion de privilèges a évolué au fil des siècles. « Qu’est-ce qu’un privilège ? Qu’est-ce qu’il faudrait abolir aujourd’hui ? Ce sont des questions que je mets sur le plateau mais auxquelles je ne veux pas trop répondre pour ne pas mâcher le travail du public. Même si je cherche à aiguiller leur réflexion sur des enjeux sociaux, sociétaux, écologiques... »

Spectacle malin et passionnant, L’Abolition des privilèges rencontre un important succès depuis sa création en 2024 – il comptera plus de 200 représentations à la fin de la saison. Il est tellement demandé que l’équipe a dû mettre sur pied deux autres distributions. À Grenoble, ce seront bien Maxime Pambet et Hugues Duchêne aux commandes pour, comme le résume le second, et malgré l’époque anxiogène, démontrer qu’« il y a la possibilité de se dire qu’à un moment, ça ira mieux ».

Photo © Blokaus 808

Source