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TG+ (ex-TV Grenoble)


Publié le 21.01.2026 à 08:38

Thibault LEDUC

Une innovation née à Grenoble pourrait bien transformer le secteur de l’éolien. En novembre 2025, la start-up Wind Fisher a réalisé le premier vol entièrement autonome d’une éolienne de haute altitude exploitant l’effet Magnus, une première mondiale.

Baptisée MAG, cette aile cylindrique gonflée à l’hélium a décollé, effectué une trajectoire en boucle puis atterri automatiquement, pilotée par des algorithmes développés avec des équipes de recherche locales. Reliée au sol par un câble, elle capte les vents puissants et réguliers situés plusieurs centaines de mètres au-dessus des éoliennes classiques, un gisement encore très peu exploité.

Une éolienne aéroportée qui va chercher le vent en altitude

Le principe repose sur l’effet Magnus, bien connu des amateurs de sport : la rotation d’un objet dans l’air génère une force latérale qui dévie sa trajectoire. Appliqué à grande échelle, ce phénomène permet à l’aile de se déplacer dans la masse d’air et de transmettre l’énergie produite à un générateur installé au sol. En s’affranchissant des mâts et des fondations en béton, l’éolienne de Wind Fisher se veut plus légère et plus sobre en matériaux. Déployable en moins d’une journée, y compris dans des zones isolées, elle laisse une empreinte au sol limitée et entièrement réversible.

Une production d’énergie plus efficace et plus durable

En exploitant les vents d’altitude, la start-up annonce une production électrique deux fois supérieure à celle d’une éolienne terrestre équivalente, et jusqu’à cinq fois celle d’une installation photovoltaïque. Le système pourrait fonctionner à pleine puissance près de 60 % du temps, un taux élevé pour une énergie renouvelable. En cas de tempête, l’atterrissage automatique limite les risques mécaniques et renforce la sécurité de l’installation.

équipe de la startup Wind Fishr

Cette avancée technologique repose largement sur l’expertise scientifique grenobloise. Depuis 2015, le GIPSA-lab accompagne Wind Fisher dans la modélisation et le contrôle du système. Les modèles mathématiques développés permettent de piloter l’aile en conditions de vent parfois extrêmes, d’estimer en temps réel les forces subies en vol et d’optimiser la trajectoire ainsi que la production d’énergie. Le laboratoire apporte également ses compétences en avionique et en mécatronique. Une collaboration étroite, au point qu’un projet de laboratoire commun est actuellement à l’étude.

Les laboratoires grenoblois au cœur du projet

Le LEGI (Laboratoire des écoulements géophysiques et industriels) contribue de son côté à lever les verrous scientifiques liés à l’aérodynamique du cylindre en rotation. Une thèse en cours vise à mieux comprendre l’effet Magnus en conditions réelles de vol et à affiner les modèles nécessaires au dimensionnement des futurs prototypes, actuellement en préparation

Forte de ces résultats, Wind Fisher se projette désormais vers la pré-industrialisation de ses premières machines. En réunissant automaticiens, roboticiens et aérodynamiciens autour d’une technologie de rupture, le projet illustre le rôle central de Grenoble dans le développement des solutions qui accompagneront la transition énergétique.

🎥 A revoir : reportage réalisé en 2023 lors des premiers essais de Wind Fisher à Grenoble

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Publié le 20.01.2026 à 18:39

Thibault LEDUC

L’annonce a été faite ce mardi, la délégation française des sportifs paralympiques aura le droit à sa célébration avec le public, après les Jeux de Milan-Cortina et celle-ci se déroulera à Chamrousse.

L’idée est venue de Sandrine Chaix, la Vice-présidente de la région déléguée au handicap. Pas évident sur le papier de convaincre les instances sportives et politiques françaises de la pertinence d’organiser cette cérémonie symbolique dans une station et un département qui ne figurent pas sur la carte olympique de 2030.

Une célébration festive le lundi 16 mars

Mais l’idée à fait son chemin et c’est bien à Chamrousse, la station emblématique des JO d’hiver de Grenoble en 1968 que l’événement aura lieu le lundi 16 mars, au lendemain des Jeux paralympiques de Milan-Cortina.

De retour d’Italie, les athlètes français seront mis à l’honneur. L’évènement permettra aussi de lancer le mouvement pour les Alpes françaises de 2030.“L’Isère doit profiter pleinement de cette dynamique des Jeux, comme l’ensemble de la montagne française”a déclaré le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, ce mardi lors de l’inauguration du salon Destination Montagne à Grenoble.

Chamrousse dans la vague olympique depuis 60 ans

Alors que les athlètes des JO de Milan-Cortina seront accueillis le 23 février à Albertville, en référence à 1992, le site de Chamrousse permettra de faire écho à une autre période olympique qui a marqué les esprits avec le triplé mémorable de Jean-Claude Killy et la consécration des soeurs Goitschel.

Depuis ces Jeux de 1968 qui ont lancé la station, le ski club a formé plusieurs champions qui ont fait, eux aussi, les belles heures de l’équipe de France olympique comme Guilbaut Colas (2 olympiades), Pierrick Bourgeat (3 olympiades) ou Florence Masnada, double médaillée de bronze en 1992 (combiné) et en 1998 (descente). On pourrait d’ailleurs retrouver un Chamroussien aux JO de 2030 avec Alban Elezi Cannaferina qui, à 22 ans, fait partie des grands espoirs du ski français.

En 2018, pour marquer les 50 ans des Jeux de Grenoble, la célébration des athlètes olympiques s’était déjà déroulée en Isère, au Summum, avec Martin Fourcade en chef de file des médaillés olympiques français.

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Publié le 20.01.2026 à 09:44

Lucile DAILLY

L’événement n’est plus si rare… mais son intensité, oui ! Des aurores boréales visibles à l’œil nu, mêlant nuances roses et vertes ont illuminé le ciel en France et en Europe. Un phénomène dû à une tempête géomagnétique de niveau 4 sur une échelle de 5, particulièrement photogénique au-dessus de l’Isère !

Les nuances roses se sont parfois invitées au-dessus de nos massifs… assez discrètement. Mais ce lundi soir, le ciel de Chartreuse pouvait se confondre avec les clichés d’Islande ! Depuis plusieurs jours, les spécialistes de la météo spatiale surveillaient une tempête solaire plus intense que la normale, provoquée par une éruption survenue à la surface du Soleil.

Un rare ballet de lumières dans notre ciel

Le nuage de particules chargé électriquement était attendu dans la soirée de ce 19 janvier, avec un pic annoncé autour de 22 heures. Notre ciel s’est bien animé de lueurs roses et vertes bien visibles à l’œil nu, signe d’une activité géomagnétique exceptionnellement élevée.

Aurore boréale en chartreuse 19/01/26

Cette intensité inhabituelle a permis aux aurores de déborder largement de leur zone habituelle, offrant le spectacle à des régions rarement concernées. En France comme ailleurs en Europe, de nombreux témoignages ont afflué, confirmant un phénomène étendu et synchronisé. Ce type d’épisode rappelle que le soleil traverse actuellement une phase très active de son cycle, capable de produire non seulement de magnifiques ballets lumineux, mais aussi des perturbations mesurables dans l’environnement spatial terrestre.

La tempête solaire la plus puissante depuis 2003 !

Car si les particules projetées par le soleil viennent troubler le champ magnétique terrestre, l’activité peut perturber les communications radio à haute fréquence, affecter le fonctionnement des satellites et générer des surcharges sur le réseau électrique. Selon le Centre de prévision de la météo spatiale (SWPC) américain, il s’agit de la tempête la plus puissante depuis 2003. Elle devrait se poursuivre mardi mais l’intensité devrait diminuer… Gardez l’oeil !

aurore boréale Chartreuse 19/01/26
aurore boréale Chartreuse 19/01/26
Photos : Mickaël Favard
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Publié le 16.01.2026 à 19:00

Thibault LEDUC

L’Alpe d’Huez se prépare à accueillir, du 19 au 25 janvier, l’un des temps forts de l’hiver : le Festival du film de comédie, qui souffle cette année sa 29ème bougie.

Un rendez-vous incontournable pour la station

Invité de l’émission“Le +”Sébastien Mérignargues, directeur de l’office du tourisme, souligne l’importance de cet événement pour la station :“Le festival est un rendez-vous incontournable. Il attire des équipes de films et des acteurs chaque année, qui apprécient le cadre et participent indirectement à la promotion de l’Alpe d’Huez.

Toutes les projections sont gratuites

Au-delà des nombreux films présentés en avant-première, le festival offre la possibilité de croiser des stars de cinéma sur les pistes, dans les restaurants ou même dans les remontées mécaniques.“L’ambiance reste bon enfant et accessible. Et pour le public, toutes les projections sont gratuites, ce qui attire énormément de monde”, précise Sébastien Mérignargues.

festival de comédie de l'Alpe d'Huez au palais des Sports

La flambée des prix va-t-elle faire fuir les stars ?

Mais la station se trouve confrontée à un défi inédit puisque les organisateurs menacent de quitter la station…“Quand le festival a été créé il y a près de 30 ans, le mois de janvier était une période creuse et les prix étaient bas. Les temps ont beaucoup changé. Aujourd’hui, on va être sur un taux de remplissage moyen de 80 % donc trouver de la disponibilité en terme d’hébergement c’est très compliqué”explique directeur de l’office du tourisme. Conséquence : les tarifs flambent, certaines équipes de films ont du mal à trouver des chambres abordables et le budget hébergement du festival a triplé en quelques années.“C’est un signal d’alerte que nous envoie les organisateurs. Nous devons trouver un équilibre entre le succès touristique et la pérennité du festival mais la solution est loin d’être simple.

Décaler le festival en décembre ?

Plusieurs pistes sont à l’étude, notamment un possible décalage des dates en décembre, mais cela reste complexe à mettre en œuvre en raison des contraintes du calendrier cinématographique et des autres festivals.“Notre objectif est clair : on veut conserver le festival à l’Alpe mais il faudra travailler en concertation avec tous les acteurs pour trouver des solutions durables ”ajoute Sébastien Mérignargues.

En attendant, les touristes et les locaux présents à l’Alpe dans les prochains jours vont pouvoir profiter pleinement de l’évènement d’autant que la neige est tombée en abondance la semaine dernière et que le beau temps est annoncé sur l’île au soleil…

🎥 Retrouvez l’interview complète du directeur de l’office du tourisme de l’Alpe d’Huez dans l’émission“Le +”

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Publié le 14.01.2026 à 18:33

La rédaction TG+

Le 20 octobre 2005 à 19 heures, une nouvelle chaîne de télévision accessible à tous gratuitement apparaît sur le petit écran des Isérois. TéléGrenoble vient de naître avec une première émission en direct et en public depuis la place Victor Hugo à Grenoble. A l’époque, Youtube et Facebook n’existent pas encore en France, la TNT vient de démarrer, internet en est à ses balbutiements et les téléphones portables servent surtout à passer et recevoir des appels…

20 ans plus tard, le monde de l’information a considérablement changé. Témoin de cette évolution, TéléGrenoble s’est adaptée au fil du temps à ces nouveaux usages avec la création d’un site internet, l’intégration de nouvelles technologies dans ses outils de production et la diversification de ses programmes.

L’explosion des réseaux sociaux ces dernières années a évidemment poussé la chaîne à se tourner vers ces nouveaux moyens de communication sans pour autant renier sa mission première : produire des programmes de télévision pour mettre en avant toute la diversité et la richesse de notre département.

En ce début d’année 2026, pour ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de la TéléGrenoble, l’appellation d’origine va s’effacer pour laisser la place à TG+, un média + proche, + innovant, + connecté. TG+ reste une chaîne de télévision locale mais pas que : un nouveau site internet vient d’être lancé accompagné d’une nouvelle identité visuelle en lien avec une nouvelle dynamique sur nos réseaux sociaux et des nouveaux contenus.

Sur tgplus.fr, vous pouvez voir toutes nos émissions en direct ou en replay, suivre l’actualité locale en temps réel avec une dizaine d’articles chaque jour et profiter de vidéos adaptées au format des réseaux sociaux. Le nouveau site permet aussi de consulter les annonces légales de l’Isère. Une diversité d’offres qui va permettre à TG+ d’élargir son public et de continuer à faire rayonner le territoire.

Comme ce changement important doit se faire en phase avec notre public, nous sommes preneur de vos retours et de vos suggestions pour adapter encore plus nos contenus à vos attentes : redaction@tgplus.fr

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Publié le 12.01.2026 à 16:53

Marie-Caroline ABRIAL

Un homme de 26 ans a dû être secouru dimanche 11 janvier par le PGHM de l’Isère dans le massif de la Chartreuse, près de Grenoble. Mal équipé et surpris par d’importantes chutes de neige, le randonneur s’est retrouvé bloqué dans une zone avalancheuse. Une intervention qui rappelle les dangers de la montagne en conditions hivernales.

Une randonnée qui tourne mal en Chartreuse

Les faits se sont produits dimanche 11 janvier, sur la commune de Mont-Saint-Martin, dans le massif de la Chartreuse. Un jeune homme de 26 ans s’est engagé seul en randonnée alors que près de 40 centimètres de neige fraîche étaient tombés durant le week-end. Rapidement, il s’est retrouvé en difficulté, bloqué dans des pentes avalancheuses avec de la neige jusqu’aux genoux.

Survol de Chamechaude et la Dent de Crolles en hiver
Vue de Chamechaude et de la Dent de Crolles – Photo : PGHM de l’Isère

Un équipement totalement inadapté

Selon le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de l’Isère, le randonneur était simplement chaussé de“petites baskets de trail”. Un équipement insuffisant face aux conditions hivernales et au risque d’avalanche marqué sur le département. Incapable de poursuivre ou de faire demi-tour en sécurité, il a finalement donné l’alerte.

Hélicoptère au dessus de la Chartreuse
Hélicoptère au dessus de la Chartreuse – Photo : PGHM de l’Isère

Une évacuation par hélicoptère

Les secouristes du PGHM sont rapidement intervenus. Le randonneur imprudent a été récupéré par hélitreuillage, mettant fin à une situation qui aurait pu avoir de lourdes conséquences. Heureusement, l’intervention s’est conclue sans blessure.

hélitreuillage en hélicoptère PGHM
Intervention en hélicoptère – Photo : PGHM de l’Isère

Le PGHM appelle à la prudence

À travers cette intervention relayée sur leur réseau facebook, les militaires ont souhaité rappeler les règles de base en montagne.“Sortez équipés”, martèle le PGHM, alors que Météo-France maintient une vigilance jaune avalanche en Chartreuse, orange sur les autres massifs isérois, mais toujours rouge sur une partie de la Savoie, en Maurienne, Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise pour mardi. Secteur où des avalanches ont fait plusieurs morts ce week-end. En période hivernale, chaussures adaptées, matériel de sécurité et consultation du Bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BERA) sont indispensables avant toute sortie.

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Publié le 11.01.2026 à 18:59

La rédaction TG+

La journée était classée à haut risque. Après les fortes chutes de neige de ces derniers jours, le retour du beau temps ce dimanche allait forcément inciter certains skieurs à sortir des pistes sécurisées pour profiter de cette poudreuse tombée du ciel.

Malgré les appels à la prudence, les avalanches se sont enchaînées au cours de la journée. Si à Tignes ou à Orelle, les accidents n’ont fait que des blessés, les issues ont été plus dramatiques à Courchevel, La Plagne et dans la vallée de Chamonix.

Le premier accident mortel a eu lieu en fin de matinée à Courchevel, sur le secteur hors-piste de Roche-Grise. Une personne complètement ensevelie dans la neige a été retrouvée décédée. En début d’après-midi c’est un skieur anglais d’une cinquantaine d’années qui a trouvé la mort à La Plagne, sur le versant de Champagny-en-Vanoise. Il n’était pas équipé de détecteur de victime d’avalanche (DVA). Ce qui n’était pas le cas de deux hommes qui se sont fait surprendre par une coulée dans le couloir des Posettes sur le domaine du Tour dans la vallée de Chamonix. L’un des deux skieurs a été projeté contre un arbre et n’a pas survécu au choc. Il s’agit d’un professionnel de la montagne, un pisteur-secouriste de 32 ans qui travaillait sur le domaine voisin de La Flégère et qui connaissait donc très bien les lieux. Et les risques…

Samedi, trois skieurs avaient déjà trouvé la mort en hors-pistes en Savoie alors que le risque était maximal (4/5) sur la plupart des massifs.

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Publié le 10.01.2026 à 20:20

La rédaction TG+

Trois skieurs français sont morts ce samedi après-midi dans deux coulées distinctes sur le domaine skiable de Val d’Isère et dans le Beaufortain en Savoie. Ce sont les premiers décès en avalanche de l’année 2026.

Les professionnels de la montagne avaient pourtant alerté sur le fort risque d’avalanche ce week-end suite aux chutes de neige importante enregistrées sur tous les massifs des Alpes. Mais il est parfois difficile de résister à l’appel de la poudreuse surtout après plus d’un mois de disette…

Ce samedi 10 janvier à la mi-journée, alors que la météo s’était améliorée, une avalanche a emporté deux skieurs sur un secteur hors-piste dans la station de Val d’Isère en Savoie. L’accident a eu lieu sur l’Envers de la face de Bellevarde, à proximité des pistes balisées.

Les deux skieurs n’étaient pas équipés de détecteur de victime d’avalanche (DVA) ce qui a retardé leur localisation. Ils ont été retrouvés par les pisteurs de la station, ensevelis sous deux mètres cinquante de neige. En arrêt cardio-respiratoire, ils n’ont pas pu être réanimés.

Au même moment, dans la station d’Arêches-Beaufort, la vigilance d’un pisteur, qui a remarqué une cassure liée au déclenchement d’une plaque à vent, a sûrement sauvé la vie d’un skieur. Il a découvert dans le bas de la coulée la victime ensevelie jusqu’à la tête. Grièvement blessée, elle a été secouru et héliporté à l’hôpital. Malheureusement un autre skieur coincé sous la neige n’a pas pu être sauvé.

Le risque avalanche était de quatre sur cinq ce samedi sur la plupart des massifs isérois et savoyards. En Haute Tarentaise, là où a eu lieu le premier accident, il est tombé un mètre de neige en deux jours. Dans son dernier bulletin d’estimation du risque avalanche (BERA) publié ce samedi soir, Météo France maintient le risque 4 sur l’ensemble des massifs pour la journée de dimanche qui s’annonce à haut risque avec le retour du soleil.

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Publié le 10.01.2026 à 17:30

Thibault LEDUC

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi douze militants de l’association Ultime Liberté, qui milite pour le droit au suicide. Ils ont été reconnus coupables d’avoir facilité l’accès, via internet, à du pentobarbital, un barbiturique interdit en France, pour des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours.

Parmi les prévenus, âgés de 75 à 89 ans, trois Isérois figurent au dossier : Guy Lechartier et François Galichet, 82 ans, ainsi que Marie-Christine Coilbault, 76 ans. On les avait rencontrés en septembre à Grenoble avant le début du procès. Ils risquaient sur le papier jusqu’à 5 ans de prison.

Les deux premiers ont écopé de huit mois de prison avec sursis. La troisième a été condamnée à une amende de 2 000 euros, dont la moitié avec sursis. La fondatrice de l’association, Claude Hury, a quant à elle été condamnée à dix mois de prison avec sursis, les juges pointant un“amateurisme dans l’accompagnement ”des personnes concernées.

Le procès, qui s’est tenu entre mi-septembre et début octobre, s’inscrivait dans un contexte de débat national sur la fin de vie. Si le tribunal a reconnu l’évolution des attentes de la société sur cette question, il a rappelé qu’il ne pouvait“anticiper sur l’avènement d’une loi”. Les militants, qui contestent le principe même des poursuites, ont annoncé faire appel de la décision.

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Publié le 10.01.2026 à 10:03

Thibault LEDUC

La prudence est de mise en montagne ce week-end. Selon les derniers bulletins de Météo-France et de l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (ANENA), le risque d’avalanche est fort ce samedi 10 janvier sur la plupart des massifs isérois.

Les récentes chutes de neige abondantes, combinées à des vents soutenus, ont fortement déstabilisé le manteau neigeux. Ces conditions favorisent la formation de plaques à vent, susceptibles de se décrocher facilement, parfois même au passage d’un seul skieur ou randonneur. Le risque est particulièrement marqué en altitude et sur les pentes raides, notamment hors des domaines skiables sécurisés.

Sur l’échelle européenne du risque d’avalanche, Belledonne, l’Oisans et les Grandes Rousses sont classés au niveau 4 sur 5, correspondant à un danger fort. Des départs spontanés d’avalanches sont possibles, y compris de grande ampleur.

L’ANENA rappelle que la montagne hivernale reste un environnement à risques et appelle les pratiquants à la responsabilité individuelle. Il est fortement conseillé de limiter les sorties hors-piste, de consulter quotidiennement le Bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BERA) et de s’équiper du matériel de sécurité indispensable (DVA, pelle, sonde) en cas de déplacement en terrain enneigé.

Même s’il a peu neigé ces dernières semaines, plusieurs personnes sont déjà mortes dans des avalanches dans les Alpes du Nord.

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