11.02.2026 à 00:40
(Beyrouth, 10 février 2026) – Ahmed Souab, avocat et défenseur des droits humains tunisien, condamné à une peine de prison pour des accusations liées au terrorisme, sera rejugé en appel le 12 février 2026, a annoncé Human Rights Watch aujourd'hui. Les autorités tunisiennes devraient immédiatement abandonner ces accusations infondées, libérer Ahmed Souab, et cesser les représailles contre les personnes qui les critiquent, et contre les avocats qui les défendent.
Les autorités tunisiennes ont poursuivi Ahmed Souab, âgé de 69 ans, pour des déclarations faites en dehors du tribunal alors qu'il représentait des accusés dans une affaire notoire de « complot contre la sûreté de l'État ». Le 31 octobre 2025, un tribunal antiterroriste de Tunis l'a condamné à cinq ans de prison et trois ans de surveillance administrative. Son procès n'a duré que quelques minutes ; Ahmed Souab était absent et les journalistes auraient été empêchés d'y assister.
« Ahmed Souab, avocat, ancien juge administratif et fervent défenseur de l’indépendance de la justice, est emprisonné pour le seul fait de son travail de défense et son franc-parler », a déclaré Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les poursuites abusives dont il fait l’objet pour avoir défendu d’autres personnes contre des poursuites abusives témoignent de l’ampleur de la répression exercée par les autorités tunisiennes contre toute forme de dissidence. »
Des agents antiterroristes ont arrêté Ahmed Souab à son domicile le 21 avril, suite à des déclarations qu’il avait faites après le verdict rendu le 19 avril dans une « affaire de complot ». Ce jour-là, 37 personnes, dont des avocats, des militants et des opposants, ont été condamnées, à l’issue d’un simulacre de procès, à des peines de prison allant de 4 à 66 ans pour terrorisme et atteintes à la sécurité.
Devant le siège du barreau de Tunis, Ahmed Souab aurait déclaré : « Il semble que ce ne soient pas les détenus qui soient menacés au couteau, mais plutôt le président du barreau qui a un couteau [sous la gorge]. » Des extraits vidéo de sa déclaration ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Son équipe de défense a expliqué qu'il faisait référence aux pressions exercées sur les juges.
Human Rights Watch a documenté les attaques répétées des autorités contre le pouvoir judiciaire en Tunisie, notamment la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature par le président Kais Saied en février 2022. Ces attaques ont gravement porté atteinte à l'État de droit, ont permis à l'exécutif d'instrumentaliser le pouvoir judiciaire à des fins politiques, et ont mis en péril le droit des Tunisiens à un procès équitable, a déclaré Human Rights Watch.
Les autorités judiciaires ont inculpé Ahmed Souab en vertu de la loi antiterroriste de 2015, du Code pénal, du Code des télécommunications et du décret-loi 54 sur la cybercriminalité, notamment pour avoir prétendument « constitué une organisation terroriste », « soutenu des actes terroristes », « menacé de commettre des actes terroristes » et « diffusé de fausses informations ». Il a été maintenu en détention provisoire pendant plus de six mois avant son procès.
Le tribunal a décidé de tenir le procès d’Ahmed Souab par vidéoconférence, invoquant un « danger réel » sans fournir davantage de précisions. Me Souab a refusé d’y assister à distance pour protester contre l’absence de garanties d’un procès équitable.
Les autorités tunisiennes ont de plus en plus recours aux procès par visioconférence dans les affaires de terrorisme, en particulier pour les procès à motivation politique visant des dissidents. La pratique du procès à distance par vidéoconférence est intrinsèquement abusive, notamment parce qu'elle porte atteinte au droit des détenus d'être présentés physiquement devant un juge afin d'évaluer leur bien-être, ainsi que la légalité et les conditions de leur détention.
Le 31 octobre, Souab a été reconnu coupable d’« atteinte à la vie de personnes ayant droit à une protection, pour avoir délibérément divulgué des informations susceptibles de révéler leur identité » et de « menaces en lien avec une infraction terroriste », a indiqué sa famille à Human Rights Watch.
La famille de Souab a déclaré qu'il avait des antécédents de problèmes cardiaques et que son état de santé s'était détérioré en prison. Il a souffert de plusieurs saignements de nez, dont la cause n'a pas été déterminée, ont-ils indiqué.
Au cours des trois dernières années, les autorités ont de plus en plus eu recours à un arsenal juridique agressif, notamment à des accusations infondées d'atteinte à la sécurité et de terrorisme en vertu du code pénal et de la loi antiterroriste de 2015, pour cibler des critiques et des avocats par le biais de harcèlement judiciaire, de poursuites pénales abusives, de détentions arbitraires et d'interdictions de voyager, pour avoir légitimement exercé leur profession.
Les autorités tunisiennes doivent cesser de poursuivre les individus qui exercent leurs droits humains, garantir des procès équitables et libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, selon Human Rights Watch.
Les Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau stipulent que les avocats doivent exercer leur profession en toute indépendance, sans ingérence indue des autorités, et interdisent explicitement toute mesure de représailles à leur encontre dans l’exercice de leurs fonctions.
La Tunisie est un État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, qui garantissent le droit à la liberté d'expression et de réunion, à un procès équitable et à la protection contre l'arrestation ou la détention arbitraires.
« Le procès d’Ahmed Souab a mis en lumière une série de manquements au droit à un procès équitable, qui deviennent monnaie courante dans la poursuite des dissidents en Tunisie », a conclu Bassam Khawaja. « Les autorités devraient mettre fin à leurs poursuites abusives et à leurs ingérences dans les procédures judiciaires. »
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Kapitalis
10.02.2026 à 18:53
(New York, 9 février 2026) – La condamnation par la Haute Cour de Hong Kong de Jimmy Lai, fondateur du journal Apple Daily et activiste pro-démocratie, à 20 ans de prison est un nouveau coup dur pour la liberté des médias, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Il s'agit de la peine la plus sévère prononcée en vertu de la Loi sur la sécurité nationale depuis que le gouvernement chinois a imposé cette législation draconienne à Hong Kong en juin 2020.
Le 15 décembre 2025, Jimmy Lai, âgé de 78 ans et ayant la double nationalité chinoise et britannique, avait été reconnu coupable de deux chefs d'accusation de « complot en vue de collusion avec des forces étrangères » en vertu de la Loi sur la sécurité nationale, et d’un chef d'accusation de « complot en vue de publier des publications séditieuses » en vertu de l'Ordonnance sur les crimes. Le gouvernement de Hong Kong devrait libérer Lai immédiatement et sans condition.
« La détention préventive et les poursuites sans fondement dont Jimmy Lai a fait l'objet depuis son arrestation en 2020 ont été marquées par une cruauté sans relâche », a déclaré Elaine Pearson, directrice de la division Asie à Human Rights Watch. « La peine de 20 ans infligée à Lai, âgé de 78 ans, qui équivaut en fait à une peine d'emprisonnement à perpétuité, reflète la détermination du gouvernement chinois à écraser le journalisme indépendant et les détracteurs du Parti communiste. »
Six anciens cadres et rédacteurs d'Apple Daily, qui avaient précédemment plaidé coupable à des accusations similaires dans la même affaire, ont également été condamnés à des peines sévères allant de 6 ans et 9 mois à 10 ans de prison. Trois d'entre eux ont témoigné contre Lai, en échange d'une réduction de peine.
Deux activistes liés à l’organisation Stand With Hong Kong, Andy Li et Wayland Chan, étaient accusés d’avoir « conspiré » avec Lai afin de commettre des actes de « collusion avec l’étranger » ; ils ont plaidé coupable et ont témoigné contre Lai, en échange de peines plus légères. Andy Li et Wayland Chan ont été condamnés respectivement à 7 ans et 3 mois de prison, et à 6 ans et 3 mois de prison.
Dans sa décision, le tribunal a estimé que le rôle de Lai en tant que « cerveau et force motrice » derrière les « complots » constituait un facteur aggravant justifiant une peine de prison plus longue. Le tribunal a accordé une légère réduction de peine en raison de certains facteurs – « l'âge avancé et l'état de santé de Lai », ainsi que l'isolement cellulaire dans lequel il a été détenu – mais a déclaré que son « comportement criminel grave et sérieux » justifiait la peine de 20 ans.
Suite à cette décision judiciaire, le commissaire Steve Li, chef du département de la sécurité nationale de la police de Hong Kong, a déclaré que les agents « enquêtaient toujours sur certains aspects » de l'affaire Lai, sans donner plus de détails.
Les autorités de Hong Kong ont déployé d'importantes forces de police à l'extérieur du tribunal. À la veille de l'audience, la police a expulsé une personne de la file d'attente devant le tribunal parce qu'elle avait un porte-clés avec le logo d’Apple Daily. Les agents ont fouillé les personnes présentes au tribunal et ont confisqué divers objets, notamment un bandana aux couleurs du drapeau britannique et des décorations du Nouvel An lunaire. Le jour de l'audience, la police a séparé les journalistes du public, et a empêché les reporters de parler aux personnes qui attendaient pour assister à la procédure.
Les poursuites engagées contre Jimmy Lai ont été entachées de nombreuses violations graves du droit à un procès équitable, notamment le fait d'avoir été jugé par des juges choisis par le gouvernement de Hong Kong, de s'être vu refuser un procès devant jury, d'avoir été soumis à une détention provisoire prolongée et de s'être vu refuser le droit de choisir son avocat. En 2023, la Haute Cour a confirmé la décision du gouvernement d'interdire à un avocat britannique, Timothy Owen, de représenter Lai. Les autorités ont également refusé à Lai l'accès au consulat du Royaume-Uni, en violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, à laquelle la Chine est pourtant un État partie.
Jimmy Lai purgeait déjà une peine de 5 ans et 9 mois pour « fraude » et « participation à un rassemblement non autorisé ». Il souffre de diabète, et est détenu en isolement cellulaire prolongé, une forme de torture, depuis décembre 2020. Sa famille a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes quant à la détérioration de son état de santé, notamment des problèmes cardiaques et des signes de déclin physique.
Poursuivre quelqu'un pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui est intégré dans le cadre juridique de Hong Kong par le biais de sa Loi fondamentale (de facto sa constitution), et de sa Loi sur la déclaration des droits. L’actuel régime juridique de Hong Kong en matière de sécurité nationale est incompatible avec ces garanties des droits humains.
Divers dirigeants et représentants de gouvernements étrangers, ainsi que des parlements étrangers, ont exprimé leur inquiétude au sujet du cas de Jimmy Lai, et ont appelé à sa libération. L’Union européenne (version fr), le Royaume-Uni et les États-Unis ont publié des déclarations critiquant la condamnation de Jimmy Lai, et appelé explicitement à sa libération ; l'Australie a également critiqué le verdict.
Ces derniers mois, cependant, de nombreux dirigeants gouvernementaux en visite en Chine ont largement évité d'aborder les questions relatives aux droits humains, cherchant à développer leurs relations commerciales avec Pékin. Le chancelier allemand Friedrich Merz devrait se rendre à Pékin fin février, et le président américain Donald Trump prévoit de s'y rendre en avril.
Depuis 2020, les autorités de Hong Kong ont arrêté au moins 365 personnes, et condamné 174 personnes en vertu de la Loi sur la sécurité nationale, selon les chiffres officiels ; presque toutes les personnes inculpées finissent par être condamnées.
Peu de gouvernements ont pris des mesures concrètes en réponse à la détérioration rapide des droits et libertés à Hong Kong. Les États-Unis ont imposé des sanctions à des responsables chinois et hongkongais en 2020, 2021 et 2025 pour des violations liées à la Loi sur la sécurité nationale, mais ils ont été le seul gouvernement à le faire. L'Australie, le Royaume-Uni et l'Union européenne, qui disposent de régimes de sanctions en matière de droits humains, devraient imposer des sanctions ciblées aux responsables chinois et hongkongais les plus impliqués dans les violations graves des droits humains, a déclaré Human Rights Watch.
« La condamnation aberrante de Jimmy Lai met à l'épreuve la détermination de la communauté internationale à défendre les libertés fondamentales à Hong Kong et en Chine », a conclu Elaine Pearson. « Les gouvernements étrangers devraient veiller à ce que les autorités chinoises et hongkongaises responsables de l'emprisonnement de cet éminent défenseur de la liberté d'expression et de la démocratie en subissent les conséquences. »
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09.02.2026 à 06:00
(Beyrouth) – Les autorités houthies au Yémen ont arrêté arbitrairement plus de 20 chrétiens au cours des trois derniers mois, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Les Houthis devraient les libérer immédiatement, ainsi que les centaines d'autres personnes détenues arbitrairement dans les zones du Yémen sous leur contrôle.
« Au lieu de chercher à réduire les taux alarmants de famine auxquels sont confrontés de nombreux Yéménites, les Houthis ne cessent de procéder à des arrestations et détentions », a déclaré Niku Jafarnia, chercheuse sur le Yémen et Bahreïn à Human Rights Watch. « Les Houthis devraient cesser de détenir des membres de la communauté chrétienne marginalisée et d’autres personnes, et veiller plutôt à ce que tous les habitants des territoires sous leur contrôle aient un accès adéquat à la nourriture et à l'eau. »
Human Rights Watch a mené des entretiens avec deux membres de la minorité chrétienne au Yémen qui ont rassemblé des informations sur les arrestations, et a examiné des informations diffusées en ligne, notamment des déclarations et des publications sur les réseaux sociaux.
À partir de fin novembre et début décembre 2025, les Houthis ont lancé une campagne d’arrestations arbitraires de chrétiens au Yémen. Selon le Conseil national pour les minorités dans ce pays, ainsi qu’un chrétien yéménite dont Human Rights Watch a recueilli le témoignage, les Houthis ont arbitrairement arrêté sept chrétiens yéménites début décembre, avant de procéder à d’autres arrestations le 24 décembre, veille de Noël. Une autre personne de la communauté chrétienne a déclaré que deux chrétiens avaient aussi été détenus fin novembre.
Les deux personnes interviewées par Human Rights Watch ont déclaré qu'au 12 janvier, les autorités houthies avaient arbitrairement arrêté plus de 20 chrétiens dans les gouvernorats de Sanaa et d'Ibb, ainsi que dans d’autres zones sous leur contrôle. Selon l'une des personnes, 24 chrétiens avaient été arrêtés ; l’autre personne était au courant de 21 arrestations.
La première personne a déclaré que son chiffre (24) était basé sur ses communications avec des chrétiens « officiellement » reconnus comme tels, mais qu'il pouvait y avoir eu d'autres cas de détention dont elle n'avait pas connaissance. Le Conseil national pour les minorités a déclaré que « des dizaines » de personnes avaient été détenues dans le cadre de la campagne des Houthis. La plupart de ces cas semblent correspondre à la définition de disparition forcée.
« Certaines personnes ont été arrêtées dans la rue, d'autres chez elles », a déclaré la deuxième personne. Elle a ajouté que dans les cas dont elle avait connaissance, les autorités n'avaient présenté aucun mandat d'arrêt aux personnes arrêtées. « Les forces de l'ordre ne se sont pas présentées, nous ne savons pas qui elles étaient. Elles ont fait irruption dans les maisons, ont défoncé des portes et ont arrêté les gens de force. » Les personnes interviewées ont déclaré qu'aucune raison justifiant leur arrestation n'avait été donnée aux détenus.
La première personne a déclaré qu'à sa connaissance, aucune des personnes détenues n'avait pu communiquer avec sa famille, et que les autorités n'avaient pas non plus fourni à leurs familles des informations sur leur lieu de détention lorsqu'elles les avaient demandées. Elle a ajouté que certains détenus souffraient de problèmes de santé, notamment de maladies cardiaques et de diabète, qui nécessitaient des soins médicaux. Elle ne savait pas si elles avaient reçu les soins requis.
L'autre personne a déclaré qu'elle savait que deux détenus avaient pu brièvement contacter leurs familles par téléphonique, mais que les autres n'avaient eu aucun contact avec leurs proches. « Nous sommes des communautés cachées, marginalisées et prises pour cible par toutes les autorités du Yémen, y compris les autorités religieuses », a déclaré cet individu. « [Nous sommes] poursuivis et persécutés par des dignitaires religieux et par les autorités, dans différentes régions du Yémen. »
Les disparitions forcées, lors desquelles les autorités détiennent une personne puis refusent de divulguer des informations sur le lieu ou sur les conditions de sa détention, constituent des crimes graves au regard du droit international ; elles sont interdites par le droit international des droits humains, et par le droit international humanitaire.
Selon la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), on estimait auparavant à 41 000 le nombre de chrétiens au Yémen ; ce chiffre comprenait des Yéménites, des réfugiés et des expatriés étrangers. Cependant, la Commission a affirmé en 2025 que « la communauté s'est réduite à quelques milliers de personnes » ces dernières années, car beaucoup ont fui en raison du conflit. Il est impossible de déterminer des chiffres exacts en raison de l'absence de recensement, et de la crainte de persécution de nombreuses minorités religieuses.
En 2016, Human Rights Watch a indiqué que le conflit ayant éclaté en 2014 avait des répercussions sur la communauté chrétienne, notamment des attaques contre des croyants et des institutions chrétiennes. Depuis lors, les autorités houthies, ainsi que d'autres autorités yéménites, ont continué à maltraiter les minorités religieuses au Yémen, notamment les chrétiens, les juifs et les bahaïs. En 2023, Human Rights Watch a documenté la détention arbitraire par les Houthis de 17 membres de la communauté bahaïe du Yémen, soumis à des disparition forcées ; ceci a fait suite à d’autres arrestations systématiques de bahaïs menées par les Houthis, depuis plusieurs années.
Les arrestations de chrétiens par les Houthis font également suite aux arrestations, au cours des 18 derniers mois, de centaines de personnes sur le territoire contrôlé par les Houthis ; il s’agit notamment d’employés d’agences humanitaires des Nations Unies, des membres de la société civile, de défenseurs des droits humains, de journalistes et d'autres personnes qui tâchaient d’exercer leur droit à la liberté d'expression.
« Les Houthis affirment souvent vouloir défendre la justice face à l'oppression occidentale, mais leurs violations continues des droits de leur propre peuple montrent qu’il s’agit de vaines paroles », a conclu Niku Jafarnia. « Ceux qui disent s'opposer à l'injustice à l'étranger ne devraient pas commettre d'actes injustes dans leur propre pays. »
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