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Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

01.04.2026 à 13:08

Blocage du détroit d’Ormuz : quelles conséquences sur la croissance économique chinoise ?

Coline Laroche              

La guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz mettent en lumière la vulnérabilité énergétique de la Chine. Dépendante de cette voie maritime pour près d’un tiers de ses importations de pétrole, la Chine s’expose à un risque de crise économique en cas de blocage prolongé alors qu’elle vient d’entamer son 15e plan quinquennal (2026-2030), qui redéfinit en profondeur ses priorités politiques, économiques et stratégiques. Dans ce contexte, quelles pourraient être les répercussions d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz sur l’économie chinoise ? Dans quelle mesure les nouvelles priorités stratégiques définies par Pékin pourraient-elles en mesure d’amortir ce choc ? Enfin, les nouveaux partenariats établis par Pékin avec les pays dits du « Sud global » lui permettront-ils d’assoir son influence sur la scène internationale ? Le point avec Emmanuel Lincot, co-responsable du Programme Asie-Pacifique. Dans un contexte de guerre en Iran et de blocage du détroit d’Ormuz, quelles pourraient être les conséquences économiques et énergétiques pour la Chine, notamment en matière d’inflation et d’approvisionnement ? Environ un tiers des importations chinoises de pétrole transitent par le détroit d’Ormuz. Il s’agit donc une artère vitale pour son économie. Le blocage de ce détroit prive la Chine d’une part essentielle de ses approvisionnements, soit près de 5,5 millions de barils par jour, ce qui représente une situation rapidement insoutenable pour son économie et son industrie. Une crise prolongée pourrait compromettre la stabilité économique et sociale, d’autant que la croissance chinoise est attendue à moins de 5 % en 2026. Ainsi, les autorités chinoises ont annoncé des « mesures temporaires de régulation » pour limiter l’augmentation des prix intérieurs de l’essence et du gazole. Par exemple, les hausses ont été plafonnées à environ moitié moins que ce qu’elles auraient dû être selon le mécanisme habituel de fixation des prix. Concrètement, les augmentations ont […]

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Texte intégral (1413 mots)

Dans un contexte de guerre en Iran et de blocage du détroit d’Ormuz, quelles pourraient être les conséquences économiques et énergétiques pour la Chine, notamment en matière d’inflation et d’approvisionnement ?

Environ un tiers des importations chinoises de pétrole transitent par le détroit d’Ormuz. Il s’agit donc une artère vitale pour son économie. Le blocage de ce détroit prive la Chine d’une part essentielle de ses approvisionnements, soit près de 5,5 millions de barils par jour, ce qui représente une situation rapidement insoutenable pour son économie et son industrie. Une crise prolongée pourrait compromettre la stabilité économique et sociale, d’autant que la croissance chinoise est attendue à moins de 5 % en 2026. Ainsi, les autorités chinoises ont annoncé des « mesures temporaires de régulation » pour limiter l’augmentation des prix intérieurs de l’essence et du gazole. Par exemple, les hausses ont été plafonnées à environ moitié moins que ce qu’elles auraient dû être selon le mécanisme habituel de fixation des prix. Concrètement, les augmentations ont été limitées à 1 160 yuans (146 euros) la tonne pour l’essence et 1 115 yuans (140 euros) la tonne pour le gazole, au lieu des hausses bien plus importantes que le marché aurait imposées. Pour atténuer ces risques, la Chine a diversifié ses sources d’approvisionnement (Russie, Afrique, Amérique latine) et ses routes d’acheminement (pipelines, routes terrestres via le Pakistan voisin et son port, Gwadar). Elle a aussi accru ses réserves stratégiques et développé les énergies renouvelables. Le changement de paradigme économique chinois visant à moins dépendre des énergies fossiles conforte les autorités de développer davantage l’énergie nucléaire, le photovoltaïque ou l’énergie éolienne à travers le pays.  Les énergies non fossiles y représentaient 21,7 % de la consommation totale d’énergie en 2025. L’objectif est d’atteindre 25 % d’ici 2030. Stratégiquement parlant cependant, cette crise peut constituer une opportunité à terme pour la Chine. L’enlisement de l’armée américaine dans ce conflit pourrait épuiser Washington. Par ailleurs, les États-Unis n’ont pas assez de munitions pour tenir sur la durée. Déjà des missiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense ou système de défense antimissile à haute altitude) sont rapatriés depuis la Corée du Sud vers le Moyen-Orient. Dégarnir le front extrême oriental peut s’avérer une opportunité pour Pékin. Enfin, la Chine comme l’Iran tablent sur des temporalités longues dans leur rivalité contre l’Occident. Cette nouvelle guerre ajoutée à celle de l’Ukraine permettra de voir s’affaiblir davantage l’Occident. Côté iranien et chinois, ce plan – s’il existe – relèverait de la guerre asymétrique. Se comprend d’autant mieux que Washington doit impérativement se sortir de cette situation au plus vite. Sinon, cette crise pourrait renforcer la Chine et ses partenaires.

La Chine vient d’entamer son 15e plan quinquennal. Quelles sont les grandes priorités politico-économiques de la nouvelle stratégie chinoise, et quels défis majeurs ce plan vise à surmonter ?

Pour 2026-2030, la priorité est donnée à l’autosuffisance technologique et l’innovation. La Chine place l’autonomie dans les technologies de pointe (semi-conducteurs, intelligence artificielle, robots humanoïdes, fusion nucléaire) au cœur de sa stratégie, afin de réduire sa dépendance aux importations et de renforcer sa position dans les chaînes de valeur mondiales. Le plan vise également à stimuler la demande intérieure et à augmenter la part de la consommation des ménages dans le PIB, qui devrait passer de 40 % à 45 % d’ici 2030. Cela s’accompagne d’une volonté de développer les services publics et le système de sécurité sociale, notamment pour répondre aux défis démographiques (vieillissement, natalité). Le plan table par ailleurs sur un rééquilibrage vers la consommation intérieure. C’est en soi une révolution copernicienne alors que le modèle économique chinois étaithistoriquement dépendant des exportations. Cette transformation va de pair avec unemodernisation industrielle orientée vers une transition verte. Ainsi, le plan réaffirme la construction d’un système industriel axé sur les « forces productives de nouvelle qualité », tout en poursuivant la transition écologique. La Chine s’engage à réduire de 17 % ses émissions de CO2 par unité de PIB d’ici 2030, bien que cet objectif soit moins ambitieux que les engagements précédents, reflétant les tensions entre croissance et décarbonation. La crise iranienne ne peut que conforter ces choix. Toutefois, malgré tous les pronostics de résilience, les consommateurs ne sont pas au rendez-vous. Ils restent très prudents face à l’avenir et consomment peu. Rappelons que le taux d’épargne en Chine reste l’un des plus élevés au monde. Selon les dernières données disponibles en 2026, le taux d’épargne des ménages chinois se situe autour de 31,7 % du revenu disponible, un niveau maintenu depuis 2023 et légèrement supérieur à celui d’avant la crise sanitaire. Pour l’épargne nationale (incluant ménages, entreprises et État), la Chine affiche un taux d’environ 50 % du PIB depuis plusieurs années, ce qui est exceptionnellement élevé à l’échelle mondiale.

Dans quelle mesure le rapprochement de la Chine avec de nouveaux partenaires stratégiques, notamment la Russie ou les pays du Sud global, peut-il renforcer son influence et redessiner les équilibres des puissances sur la scène internationale ?

C’est une stratégie de longue durée, depuis au moins la conférence de Bandung (1955). La Chine se positionne comme le « chef de file » des pays en développement, en défendant leurs intérêts communs face à l’ordre international dominé par l’Occident. Elle utilise des plateformes comme les BRICS, l’initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), l’« Organisation de Coopération de Shanghai » (OCS) et des partenariats bilatéraux pour renforcer la coopération économique, technologique et politique avec ces pays. L’objectif est d’accroître la représentation et le droit à la parole des pays du Sud dans les instances internationales, tout en promouvant un système multipolaire. Elle encourage la création d’un nouvel ordre économique qu’elle entend promouvoir en facilitant la dédollarisation des échanges et le développement de systèmes financiers alternatifs (monnaies locales, swap agreements). Ainsi, les transactions avec l’Iran ou le Brésil dans les domaines respectifs du pétrole et du soja se font en yuan. En résumé, le rapprochement entre la Chine et le « Sud global » accélère l’émergence d’un monde multipolaire, où Pékin joue un rôle central dans la reconfiguration des alliances et des règles du jeu international. Cette stratégie lui permet de gagner en autonomie stratégique et de peser davantage dans les décisions globales, tout en affaiblissant progressivement la domination occidentale.

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01.04.2026 à 10:52

Les coopérations internationales pour la cybersécurité

Coline Laroche              

Retrouvez l’ensemble des cartes et infographies dans un format interactif. La dernière décennie a été profondément marquée par une évolution significative du paysage de la cybersécurité, notamment sous l’impulsion de l’émergence de l’intelligence artificielle (IA), avec le développement du cybercrime-as-a-service[1], la blockchain et le potentiel de l’informatique quantique. Cette évolution de l’espace cyber le positionne, selon le Global Risks Report 2026 publié par le World Economic Forum[2], en sixième place des principales menaces à horizon deux ans. Enfin, en 2025, le coût des cyberattaques sur la période 2025-2026 était compris, selon les sources, entre 10 et 12 trillions de dollars. Face à ce phénomène, les États ont souhaité réguler, encadrer, contrôler et sécuriser cet espace. Ainsi, en 2024, 132 pays disposaient de leurs propres stratégies en matière de cybersécurité, ainsi que leurs propres législations pour lutter contre la cybercriminalité. Les conventions internationales sur la cybersécurité et la coopération opérationnelle entre États L’émergence de normes internationales Progressivement, des normes internationales ont émergé. À l’ONU, les débats sur « les normes de comportement responsable des États dans le cyberespace »[3] visent à établir des principes minimaux — non‑attaque des infrastructures critiques en temps de paix, obligation de coopération en cas d’incident grave, ou encore transparence sur les capacités cyber étatiques. Parallèlement, les discussions autour d’une convention internationale sur l’intelligence artificielle cherchent à encadrer l’usage de l’IA, notamment dans les domaines sensibles comme la cybersécurité, la surveillance ou la désinformation. À cela s’ajoutent des travaux de normalisation technique essentiels. L’ensemble de ces standards contribuent à harmoniser les pratiques, réduire les divergences réglementaires et renforcer la confiance dans les technologies numériques à l’échelle mondiale. La coopération opérationnelle internationale Au‑delà des cadres normatifs, la coopération opérationnelle internationale est devenue indispensable pour répondre à des cybermenaces qui ne connaissent aucune frontière. Le Cybercrime Convention Committee (T‑CY) assure le […]

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Texte intégral (1480 mots)

Retrouvez l’ensemble des cartes et infographies dans un format interactif.

La dernière décennie a été profondément marquée par une évolution significative du paysage de la cybersécurité, notamment sous l’impulsion de l’émergence de l’intelligence artificielle (IA), avec le développement du cybercrime-as-a-service[1], la blockchain et le potentiel de l’informatique quantique. Cette évolution de l’espace cyber le positionne, selon le Global Risks Report 2026 publié par le World Economic Forum[2], en sixième place des principales menaces à horizon deux ans. Enfin, en 2025, le coût des cyberattaques sur la période 2025-2026 était compris, selon les sources, entre 10 et 12 trillions de dollars. Face à ce phénomène, les États ont souhaité réguler, encadrer, contrôler et sécuriser cet espace. Ainsi, en 2024, 132 pays disposaient de leurs propres stratégies en matière de cybersécurité, ainsi que leurs propres législations pour lutter contre la cybercriminalité.

Progressivement, des normes internationales ont émergé. À l’ONU, les débats sur « les normes de comportement responsable des États dans le cyberespace »[3] visent à établir des principes minimaux — non‑attaque des infrastructures critiques en temps de paix, obligation de coopération en cas d’incident grave, ou encore transparence sur les capacités cyber étatiques.

Parallèlement, les discussions autour d’une convention internationale sur l’intelligence artificielle cherchent à encadrer l’usage de l’IA, notamment dans les domaines sensibles comme la cybersécurité, la surveillance ou la désinformation. À cela s’ajoutent des travaux de normalisation technique essentiels. L’ensemble de ces standards contribuent à harmoniser les pratiques, réduire les divergences réglementaires et renforcer la confiance dans les technologies numériques à l’échelle mondiale.

Au‑delà des cadres normatifs, la coopération opérationnelle internationale est devenue indispensable pour répondre à des cybermenaces qui ne connaissent aucune frontière. Le Cybercrime Convention Committee (T‑CY) assure le suivi et l’évolution de la Convention de Budapest de 2004, facilitant les enquêtes transfrontalières et l’échange de preuves numériques entre États signataires. Sur le plan militaire et stratégique, le Centre d’excellence de cyberdéfense coopérative de l’OTAN à Tallinn, créé en 2008, constitue un pôle d’expertise de référence, notamment grâce aux exercices internationaux annuels Locked Shields. Ensemble, ces dispositifs créent une architecture de défense essentielle pour faire face à des adversaires toujours plus sophistiqués et organisés.

La Convention sur la cybercriminalité dite convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004, est une convention rédigée par le Conseil de l’Europe. Elle est la première convention internationale qui aborde la cybercriminalité et les infractions pénales, promeut la coopération et instaure un cadre juridique commun.

Face aux menaces croissantes que représentent la cybercriminalité visant les entreprises et les particuliers, d’une part, et les cyberattaques menées par les gouvernements et dirigées contre des infrastructures essentielles, d’autre part, les États ne disposent pas d’égales capacités de résilience et de résistance. Pour distinguer, analyser et étudier ces capacités, de nombreux critères doivent être pris en compte.

Le classement de l’Union internationale des télécommunications publié dans le Global Cybersecurity Index 2024[4] s’attache à classer les capacités des États selon cinq grands critères (chacun de ces critères étant construit à partir de nombreux sous-critères) :

  • Mesures légales
  • Mesures techniques
  • Mesures organisationnelles
  • Capacités de développement
  • Coopérations existantes

Au sein de l’Union européenne, l’Unité conjointe de cybersécurité et le réseau UE‑CyCLONe renforcent la coordination entre les États membres lors d’incidents majeurs, tandis que le Service de cybersécurité pour les institutions, organes et organismes de l’Union (CERT-UE), le réseau des CSIRTs nationaux, le groupe FIRST et le Centre européen spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité au sein d’Europol favorisent la remontée d’alertes, le partage tactique d’indicateurs de compromission et la réponse coordonnée aux attaques.

En parallèle, l’Union européenne s’appuie depuis 2004 sur l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA), qui analyse et évalue les menaces et le niveau de cybersécurité des États membres de l’Union européenne en fonction de cinq grands critères[5] :

  • capacité de la société à identifier les menaces
  • capacité du secteur privé à prévenir et détecter les cybermenaces
  • capacités des États membres à mener des opérations de cybersécurité et à garantir la résilience
  • élaboration et mise en œuvre de politiques de cybersécurité

En plus des stratégies nationales et des outils juridiques nationaux, la Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) ont présenté en décembre 2020 une nouvelle stratégie de cybersécurité de l’UE, à la suite de celle de 2013.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, l’Union européenne s’est également dotée d’outils législatifs, comme la directive sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information (NIS 2), qui établit des obligations en matière de sécurité pour les opérateurs de secteurs stratégiques comme les transports, l’énergie, la santé, la finance ou encore la gestion des déchets et des eaux usées. C’est le cas également du règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), entré en application en janvier 2025, qui a pour objectif de renforcer la sécurité des systèmes numériques du secteur de la finance, ou encore du règlement européen sur la cyber-résilience, qui doit entrer en application à compter de juin 2026. 


[1] Le cybercrime-as-a-service (ou CAAS) désigne un modèle économique structuré dans lequel des acteurs malveillants proposent, vendent ou louent des outils, des services et des infrastructures permettant de mener des cyberattaques sans nécessiter de compétences techniques avancées. Ce modèle transforme la cybercriminalité en une véritable industrie, avec des offres allant de kits automatisés de phishing à des ransomwares prêts à l’emploi, en passant par des services de botnets, d’hébergement clandestin ou de blanchiment de cryptomonnaies.

[2] World Economic Forum, The Global Risks Report 2026

[3]  Nations Unies, Conseil de sécurité, « Communiqué de presse », CS/15738, 20 juin 2024 

[4] Union Internationales des Télécommunications, Global Cybersecurity Index 2024

[5] Agence européenne pour la cybersécurité, The EU-Cybersecurity Index 2024

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31.03.2026 à 19:53

Nouvelle architecture sécuritaire à l’ère post-dissuasion élargie : vers la création d’un « Conseil de sécurité des cinq puissances moyennes (MP5) » (Corée, Japon, France, Royaume-Uni, Allemagne)

Coline Laroche              

Cet article a été initialement publié sur le site du Sejong Institute, sous la forme d’un « Sejong Focus » le 24 février 2026. Dans le présent document, « MP5 (Middle Power 5, cinq puissances moyennes) » désigne le projet de conseil de sécurité composé de cinq pays — Corée du Sud, Japon, France, Royaume-Uni et Allemagne. Ces États, sans être des superpuissances au même titre que les États-Unis, la Chine ou la Russie, disposent d’atouts stratégiques autonomes et de capacités industrielles de défense de rang mondial. L’objectif est de bâtir un réseau de sécurité autonome entre puissances moyennes, venant compléter l’architecture de sécurité sous leadership américain.

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Dans le présent document, « MP5 (Middle Power 5, cinq puissances moyennes) » désigne le projet de conseil de sécurité composé de cinq pays — Corée du Sud, Japon, France, Royaume-Uni et Allemagne. Ces États, sans être des superpuissances au même titre que les États-Unis, la Chine ou la Russie, disposent d’atouts stratégiques autonomes et de capacités industrielles de défense de rang mondial. L’objectif est de bâtir un réseau de sécurité autonome entre puissances moyennes, venant compléter l’architecture de sécurité sous leadership américain.

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