13.02.2026 à 13:06

"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", […]
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"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", selon les mots du président de la conférence, Wolfgang Ischinger [DW].
"Voilà un an, [le discours du vice-président américain J.D. Vance] avait choqué l'assemblée et révélé l'ampleur du fossé entre les États-Unis et le Vieux Continent" rappellent Les Échos. Si "cette année, les États-Unis seront représentés par le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ombre de J. D. Vance planera sur l'événement" [Libération].
Alors que "les désaccords sur l'Ukraine, le Groenland, les tarifs douaniers et les ingérences ont creusé davantage le fossé" entre les deux puissances [RTBF], la réponse européenne aux menaces américaines sera particulièrement scrutée. Parmi les principaux enjeux : "la nécessité pour l'Union européenne de développer une plus grande autonomie stratégique sans pour autant affaiblir le pilier de l'Otan", relate l'agence italienne Agenzia Nova.
Le rapport de Munich sur la sécurité, publié en amont de la conférence, est sans appel et "pointe la nécessité pour l'Europe de se montrer plus indépendante militairement vis-à-vis d'une administration étasunienne autoritaire qui ne partage plus son attachement aux normes et valeurs démocratiques libérales", rapporte Libération.
"Pour les plus optimistes", la conférence permettra "avant tout de se parler, afin de rapprocher un peu les deux rives de l'Atlantique" expliquent Les Échos. Mais "pour les États-Unis de Donald Trump, la sécurité de l'Europe n'est plus au cœur des intérêts américains", poursuit le média. "Le rapport classe Donald Trump parmi les 'demolition men' […] : un chef d'État qui brise les règles en vigueur par le biais d'une politique 'de la boule de démolition'" [Libération].
La Croix souligne que "le président de la [conférence de Munich] ose aussi croire que Marco Rubio 'parlera de politique étrangère' sur scène, contrairement au vice-président J.D. Vance". Or "on ignore ce que l'Américain va dire à la tribune" [RFI]. La radio internationale s'avance toutefois en affirmant que "les Européens ont bien compris que l’alliance atlantique ne sera plus comme avant".
Les Échos posent le cadre : "si les débats porteront sur l'Ukraine, Gaza ou l'effort de défense européen, l'événement sera également l'occasion de voir si l'Europe peut afficher une démonstration d'unité, en se confrontant à la pensée américaine". Mais RFI avance qu'"entre un Emmanuel Macron offensif et une Giorgia Meloni conciliante, l'Europe reste divisée et donc une proie facile".
Le média allemand DW s'interroge : "comment l'Europe doit-elle se réorienter dans ce nouveau contexte mondial ? Et quel rôle l'Allemagne peut-elle jouer ?". En effet, "puisque la France et le Royaume-Uni n'ont pas d'argent, c'est de l'Allemagne qu'on attend des annonces dans la défense" [Les Échos]. Et de rappeler que "l'impact du désengagement américain est bien plus fort en Allemagne qu'en France".
RFI souligne que "les dirigeants et les ministres vont essayer, en coulisses, d'avancer sur certains dossiers, notamment sur l'Ukraine". "L'une des innovations majeures de l'édition 2026 est la création de la 'Maison de l'Ukraine'", explique l'Agenzia Nova,"un espace entièrement dédié aux discussions sur l'avenir de l'Ukraine".
Si les États-Unis, de plus en plus imprévisibles, peuvent encore surprendre leurs alliés, une chose est certaine : les "Européens seront sur le qui-vive" [Ouest-France].
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12.02.2026 à 12:53

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1. Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand […]
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"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1.
Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a assuré, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe [Le Monde].
"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement", a expliqué le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.
On ne sait "pas clairement si l'opération […] implique l'envoi de moyens militaires supplémentaires dans la région", note la Deutsche Welle (DW). Pour Les Échos, elle "ne prévoit à ce stade pas d'augmentation des moyens militaires au Groenland, mais se propose de mieux coordonner les manœuvres et exercices déjà existants". Notamment les "actions conjointes menées par les sept alliés arctiques : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande", explique DW.
De son côté, Le Monde parle aussi de "nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord", coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. "Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni", ajoute le quotidien du soir.
Arctic Sentry "a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et […] Mark Rutte à Davos, le mois dernier", rappelle RTS. À cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.
Cette nouvelle "activité" de l'Otan, "sur le modèle de celles lancées en mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland", poursuit La Libre. Le président américain semble depuis avoir "renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan".
De son côté, l'Otan "dément que 'Arctic Sentry' soit une opération de façade rebaptisée pour ménager Donald Trump" [Euronews]. Selon des diplomates cités par Politico, elle pourrait "servir d'avertissement précoce à la Russie et à la Chine afin qu'elles restent à l'écart du Groenland à l'avenir, en particulier si l'île arctique décidait de devenir indépendante". La Russie a d'ailleurs réagi, "annonçant qu'elle prendra quant à elle des 'contre-mesures', y compris de 'nature militaire', si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire au Groenland" [Sud Ouest].
Pour autant, l'opération est "largement perçue comme une démarche politique plutôt que comme une réponse à un risque sécuritaire immédiat", relate Euractiv. "Pour l'instant, [elle] n'existe que sur le papier", abonde EU Observer. En outre, "si le soulagement prévaut à Bruxelles, personne n'est dupe. Donald Trump peut revenir sur le sujet très rapidement ou trouver d'autres angles d'attaque contre l'Europe", souligne Le Monde. Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'Otan doivent notamment aborder "la reprise en main par les Européens de la défense de leur continent" [Les Échos].
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11.02.2026 à 12:44

"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité. Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 […]
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"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité.
Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 février. Dans ce texte, la présidente de la Commission européenne souligne "que la fragmentation règlementaire entre pays membres équivaut à des barrières commerciales comparables à des droits de douane de 45 % sur les biens et de 110 % sur les services".
Ce mercredi 11 février, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, sont attendus au troisième sommet européen de l'industrie qui se déroule à la Bourse d'Anvers. Le journal belge Le Soir indique qu'un rapport "du cabinet Deloitte fera également le point sur les progrès de la Déclaration d’Anvers, deux ans après sa publication". "L’Europe doit d’urgence soutenir et relancer son industrie", devrait être le message porté par les 600 chefs d'entreprise réunis à cette occasion [RTBF].
Euractiv rapporte que le Premier ministre belge, Bart de Wever, a récemment interpellé les chefs d'industrie : "donnez-nous vos Dix Commandements […] Qu'est-ce qui vous empêche d'être compétitif aujourd'hui ?". Selon le média, lors de cette rencontre, "les entreprises exigeront que les dirigeants restent sur le même chemin en matière de déréglementation, augmentent les subventions de fonds pour l’industrie et modifient les règles climatiques qu’ils estiment commencer à nuire à leurs résultats financiers".
Cette écoute des industriels est critiquée par certains militants pour l'environnement, qui accusent la rencontre de n'être "rien de plus qu’un entretien d’évaluation, au cours duquel nos dirigeants politiques demandent aux CEO s’ils ont bien appliqué leurs exigences" [Le Soir].
"Briques rouges, tours, douves, jardin géométrique : le château d’Alden Biesen sera 'l'hôte limbourgeois des leaders européens'" annonce la RTBF dans sa revue de presse européenne ce matin.
Cette "retraite" sur la compétitivité devrait comprendre un "diagnostic géopolitique avec Mario Draghi, [un] déjeuner à 27 sur la compétitivité, [des] échanges avec Enrico Letta sur le renforcement du marché unique […] puis une session finale sur les outils à mobiliser pour renforcer la compétitivité européenne", détaillent Les Échos.
Au cœur des préoccupations de ce sommet informel : "simplification des normes, soutien à l'industrie et indépendance stratégique", note le journal. Le rapport Draghi, devenu le fer de lance dans la stratégie européenne en termes de compétitivité, devrait être au centre des discussions car il "soutient fermement le financement de la croissance européenne à l'aide des Eurobonds", c'est-à-dire la mutualisation des dettes publiques et l'emprunt en commun [Euronews]. "Dans un entretien accordé, lundi 9 février, à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, Emmanuel Macron a défendu le recours à [ce] nouvel emprunt commun des Vingt-Sept" [Le Monde].
Au-delà de la question d'une dette commune, la "préférence européenne, soutenue par Ursula von der Leyen [et Emmanuel Macron], sera au cœur des discussions" du sommet informel sur la compétitivité [La Croix]. Cette clause de préférence européenne prendrait la forme d'une obligation pour "les entreprises bénéficiant de fonds publics d’acheter des composants 'Made in Europe'", explique Le Figaro.
Cette proposition conjointe de la Commission européenne et du président français fait néanmoins débat. "L’Italie, l’Allemagne et les pays nordiques ont déjà averti que [cela] pourrait effrayer les investisseurs", souligne Euronews. Ces derniers défendent plutôt "un focus sur la dérégulation et le libre échange", poursuit le média.
Politico rapporte qu'en parallèle, les gouvernements allemand, italien et belge ont rassemblé d'autres propositions dans un document de travail "qui pousse l'Union européenne à achever le marché unique, réduire la bureaucratie et poursuivre de nouveaux accords commerciaux".
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