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02.10.2026 à 05:12

Flydubai: Trump dit soupçonner l'Iran et menace de le frapper

FRANCE24
"Ils seront frappés très fort, ne vous en faites pas", a dit le président américain lorsqu'une journaliste lui a demandé si les Etats-Unis répondraient dans le cas où une responsabilité de Téhéran était démontrée. Deux jours après l'atterrissage en urgence en Arabie saoudite de l'avion qui reliait Dubaï à Tel-Aviv avec 174 personnes à bord, dont 166 Israéliens selon les médias, le profil et les motivations du suspect restent flous. D'après le récit de voyageurs, il a poignardé le commandant de bord pour faire s'écraser l'avion, provoquant une perte d'altitude d'environ 5.000 mètres en une minute, avant que des passagers ne se ruent dans le cockpit pour le maîtriser. Sans attendre les résultats des enquêtes en cours, Israël a dénoncé une "tentative d'attentat terroriste jihadiste", visant notamment les Emirats et les accords d'Abraham qui ont normalisé les relations entre les deux pays en 2020. Pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche, Donald Trump a dit penser que l'Iran était impliqué. "Je dirais que la réponse est oui, sur la base de ce que j'entends, mais nous travaillons là-dessus en ce moment même", a-t-il déclaré. Renforts Les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz. Mais aucune issue diplomatique ne semble en vue entre Washington et Téhéran, plus de sept mois après le lancement de l'offensive israélo-américaine sur la République islamique. Dans un entretien avec le magazine Time paru jeudi, Donald Trump avait jugé "possible" d'intensifier les attaques contre l'Iran après les élections législatives de mi-mandat début novembre. Deux porte-avions américains sont déjà au Moyen-Orient, il n'est pas clair si le chiffre passera à trois ou si le bâtiment qui doit arriver remplacera l'un de ceux sur place. Et selon le média Axios, qui cite des sources officielles américaines, les Etats-Unis ont par ailleurs envoyé récemment deux batteries supplémentaires de missiles antimissiles Patriot pour protéger des installations pétrolières et gazières en Arabie saoudite et au Qatar. Le suspect transféré S'exprimant pour la première fois sur le vol Flydubai, les autorités saoudiennes ont confirmé jeudi que le copilote avait attaqué son collègue, sans donner plus d'informations sur ses motifs. Elles ont précisé que le suspect avait été transféré aux Emirats arabes unis où le procureur général cité par un média d'Etat, a annoncé une enquête pour déterminer "dans quelle mesure l'incident est lié à une activité ou une intention terroriste". Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui n'a pas écarté la possibilité d'un acte lié à des problèmes psychiatriques, le copilote, de nationalité omanaise, "avait subi un endoctrinement islamiste radical". "Il a crié +"Tuez-moi tuez-moi+, d'accord. Alors il est clair qu'il était suicidaire (...) Il est clair qu'il comptait faire s'écraser l'avion", a-t-il dit sur la chaîne américaine Fox News. A leur arrivée à Tel-Aviv mercredi, des passagers ont décrit un vol cauchemardesque. "On a entendu des cris dans l'avion. Après, ils ont ouvert le cockpit et on a vu du sang, et que quelqu'un avait poignardé le pilote avec un couteau", a témoigné une passagère auprès de la télévision israélienne. Yaniv Hayoun, un plombier, a raconté avoir bouté le copilote hors du cockpit, avant de redresser l'avion grâce à des notions de pilotage acquises en regardant la télévision. Sa photo, en tenue tachée du sang de l'assaillant, faisait jeudi la une de plusieurs journaux en Israël. Le commandant de bord indien blessé, Smit Machchlar, a été transféré d'Arabie saoudite vers les Emirats où il est en "bonne santé et se rétablit bien", selon l'ambassade d'Inde à Abou Dhabi. burx-roc/gmo

02.10.2026 à 03:30

L'Arabie saoudite accuse les Houthis d'avoir attaqué la ville sainte de Médine

FRANCE 24
Riyad a affirmé, jeudi, que les Houthis ont visé une infrastructure électrique alimentant la mosquée du prophète dans la ville sainte de Médine. Le Yémen, le Qatar, la Turquie, le Soudan ou encore la Ligue arabe ont condamné cette attaque tandis que les rebelles yéménites pro-iraniens nient toute responsabilité.

Texte intégral (664 mots)
Riyad a affirmé, jeudi, que les Houthis ont visé une infrastructure électrique alimentant la mosquée du prophète dans la ville sainte de Médine. Le Yémen, le Qatar, la Turquie, le Soudan ou encore la Ligue arabe ont condamné cette attaque tandis que les rebelles yéménites pro-iraniens nient toute responsabilité.

02.10.2026 à 02:46

OpenAI écarte trois chercheurs en sécurité de l'IA accusés de fuites d'informations sensibles

FRANCE24
Le Wall Street Journal a identifié les chercheurs concernés, qui soutenaient tous trois sur les réseaux sociaux les appels à ralentir le développement de l'IA. L'un d'eux, Tomek Korbak, se présentait comme un des interlocuteurs de METR, l'institut chargé d'enquêter sur le piratage en juillet de la plateforme Hugging Face par des outils d'OpenAI, premier d'une longue série de révélations sur les dérapages d'IA en test dans la Silicon Valley. "Nous nous sommes séparés de trois personnes pour violation de nos règles sur l'accès aux informations sensibles de l'entreprise et leur traitement", a déclaré un porte-parole d'OpenAI joint par l'AFP. L'enquête interne a confirmé que ces personnes avaient traité des informations sensibles hors des procédures établies, "rompant la confiance indispensable à notre travail", a-t-il ajouté. L'entreprise fait état de plusieurs manquements, dont l'un concerne des informations communiquées à un groupe extérieur d'évaluation de l'IA, qu'elle ne nomme pas. "Droit de le dire" Ces exclusions surviennent quelques semaines après la démission très médiatisée, le 8 septembre, d'un chercheur passé d'OpenAI à Anthropic, Jacob Coxon, qui avait accusé les deux entreprises de "jouer avec nos vies". Tomek Korbak et les deux autres chercheurs écartés, Jasmine Wang et Mikita Balesni, avaient soutenu sa prise de parole sur X. Deux jours plus tard, Mikita Balesni écrivait, reprenant les termes d'un message viral d'un responsable de la sûreté chez Anthropic, la société rivale: "Je suis chez OpenAI et je pense que l'IA a plus de 10% de chances de tuer tous les humains". Revendiquant sa liberté de parole, Tomek Korbak ajoutait le 12 septembre: "Je suis très mécontent d'une grande partie de ce que fait OpenAI" et "je suis très heureux d'avoir le droit de [le] dire". "Je veux exprimer mes inquiétudes pour que nous agissions, pas pour faire peur", affirmait l'avant-veille Jasmine Wang. Anthropic et OpenAI sont régulièrement accusés d'exagérer les dangers d'une technologie qu'ils créent eux-même pour mieux restreindre puis dominer le marché, ce qu'ils contestent. Code de bonne conduite Depuis l'été, la Silicon Valley vit au rythme des rapports d'incidents d'IA en test. Vendredi encore, OpenAI a révélé avoir suspendu l'entraînement de ses modèles en développement après que l'un d'eux eut accédé à internet sans autorisation. Ces dérapages divisent le secteur: de grands patrons tels que Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk ont réclamé mi-septembre de ralentir le développement de l'IA, quand d'autres, comme Jensen Huang (Nvidia) et Mark Zuckerberg (Meta), veulent maintenir la cadence. Dans un essai remarqué, le 12 septembre, Dario Amodei a écrit redouter qu'un groupe d'agents IA puisse, à ce rythme, "prendre le contrôle de l'intégralité d'internet" d'ici six à douze mois. Mardi, face aux journalistes, Sam Altman a assuré qu'OpenAI investissait "davantage dans la sûreté, la sécurité, l'alignement et la surveillance", tout en rejetant aussi bien ceux qui veulent "foncer à toute vitesse" que ceux qui réclament de "tout arrêter maintenant". OpenAI s'est engagé mi-septembre, à la suite d'Anthropic, à accueillir en permanence des évaluateurs indépendants. L'entreprise a renoncé lundi à lancer une nouvelle version de son modèle phare, GPT-6 Astra, jugée trop prompte à s'écarter des consignes. L'entreprise de San Francisco a toutefois rendu public le lendemain un modèle intermédiaire, GPT-6.1 Sol, présenté comme presque aussi performant qu'Astra à bien moindre coût. Hostile à toute régulation contraignante susceptible d'entraver la course face à la Chine, Donald Trump a réuni mardi les champions américains du secteur, leur faisant signer un code de bonne conduite volontaire sur la prévention des risques de l'IA. Aucune loi fédérale n'encadre ces modèles aux Etats-Unis, qui prévoient seulement, sur la base du volontariat, de soumettre leurs capacités à un examen gouvernemental avant qu'ils soient rendus publics.

Texte intégral (660 mots)
Le Wall Street Journal a identifié les chercheurs concernés, qui soutenaient tous trois sur les réseaux sociaux les appels à ralentir le développement de l'IA. L'un d'eux, Tomek Korbak, se présentait comme un des interlocuteurs de METR, l'institut chargé d'enquêter sur le piratage en juillet de la plateforme Hugging Face par des outils d'OpenAI, premier d'une longue série de révélations sur les dérapages d'IA en test dans la Silicon Valley. "Nous nous sommes séparés de trois personnes pour violation de nos règles sur l'accès aux informations sensibles de l'entreprise et leur traitement", a déclaré un porte-parole d'OpenAI joint par l'AFP. L'enquête interne a confirmé que ces personnes avaient traité des informations sensibles hors des procédures établies, "rompant la confiance indispensable à notre travail", a-t-il ajouté. L'entreprise fait état de plusieurs manquements, dont l'un concerne des informations communiquées à un groupe extérieur d'évaluation de l'IA, qu'elle ne nomme pas. "Droit de le dire" Ces exclusions surviennent quelques semaines après la démission très médiatisée, le 8 septembre, d'un chercheur passé d'OpenAI à Anthropic, Jacob Coxon, qui avait accusé les deux entreprises de "jouer avec nos vies". Tomek Korbak et les deux autres chercheurs écartés, Jasmine Wang et Mikita Balesni, avaient soutenu sa prise de parole sur X. Deux jours plus tard, Mikita Balesni écrivait, reprenant les termes d'un message viral d'un responsable de la sûreté chez Anthropic, la société rivale: "Je suis chez OpenAI et je pense que l'IA a plus de 10% de chances de tuer tous les humains". Revendiquant sa liberté de parole, Tomek Korbak ajoutait le 12 septembre: "Je suis très mécontent d'une grande partie de ce que fait OpenAI" et "je suis très heureux d'avoir le droit de [le] dire". "Je veux exprimer mes inquiétudes pour que nous agissions, pas pour faire peur", affirmait l'avant-veille Jasmine Wang. Anthropic et OpenAI sont régulièrement accusés d'exagérer les dangers d'une technologie qu'ils créent eux-même pour mieux restreindre puis dominer le marché, ce qu'ils contestent. Code de bonne conduite Depuis l'été, la Silicon Valley vit au rythme des rapports d'incidents d'IA en test. Vendredi encore, OpenAI a révélé avoir suspendu l'entraînement de ses modèles en développement après que l'un d'eux eut accédé à internet sans autorisation. Ces dérapages divisent le secteur: de grands patrons tels que Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk ont réclamé mi-septembre de ralentir le développement de l'IA, quand d'autres, comme Jensen Huang (Nvidia) et Mark Zuckerberg (Meta), veulent maintenir la cadence. Dans un essai remarqué, le 12 septembre, Dario Amodei a écrit redouter qu'un groupe d'agents IA puisse, à ce rythme, "prendre le contrôle de l'intégralité d'internet" d'ici six à douze mois. Mardi, face aux journalistes, Sam Altman a assuré qu'OpenAI investissait "davantage dans la sûreté, la sécurité, l'alignement et la surveillance", tout en rejetant aussi bien ceux qui veulent "foncer à toute vitesse" que ceux qui réclament de "tout arrêter maintenant". OpenAI s'est engagé mi-septembre, à la suite d'Anthropic, à accueillir en permanence des évaluateurs indépendants. L'entreprise a renoncé lundi à lancer une nouvelle version de son modèle phare, GPT-6 Astra, jugée trop prompte à s'écarter des consignes. L'entreprise de San Francisco a toutefois rendu public le lendemain un modèle intermédiaire, GPT-6.1 Sol, présenté comme presque aussi performant qu'Astra à bien moindre coût. Hostile à toute régulation contraignante susceptible d'entraver la course face à la Chine, Donald Trump a réuni mardi les champions américains du secteur, leur faisant signer un code de bonne conduite volontaire sur la prévention des risques de l'IA. Aucune loi fédérale n'encadre ces modèles aux Etats-Unis, qui prévoient seulement, sur la base du volontariat, de soumettre leurs capacités à un examen gouvernemental avant qu'ils soient rendus publics.

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