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29.06.2026 à 10:50

Bonjour chez vous ! — François Patriat : « Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement »

Malgré les inquiétudes des associations de défense de l’environnement, les mises en garde du gouvernement et l’opposition de la gauche, le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride. Introduit à 183 voix et à 129 contre, est-ce que le Sénat n’est-il pas à rebours de ce que doit être l'avenir ? Le sénateur de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI - Renaissance au Sénat François Patriat est catégorique : « Non. C’est pour marquer un coup d’arrêt à des interdictions sans remplacement. Et je crois que le Chef de l’Etat l’avait dit : ‘Pas d’interdiction sans remplacement’ ». Le président de groupe exprime ses inquiétudes : « S’il n’y a pas de solution de remplacement [aux pesticides], faisons disparaître le colza des zones intermédiaires et alors nous apporterons du colza d'Europe de l'Est totalement traité et il n’y en aura plus ». Pour le sénateur de Côte d’Or, la réintroduction de ces pesticides viendrait d’une demande au niveau local : « J’ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire ‘je ne vais plus pouvoir cultiver’, ‘on va arrêter’ et bientôt on retrouvera de la jachère sur ces terres-là ». Et concernant les 2,1 millions personnes ayant signé la pétition contre la loi Duplomb, faisant de celle-ci la pétition la plus signée de l’histoire de la plateforme, François Patriat reste sceptique. « Ces deux millions de personnes, sont-elles des ruraux ? », interroge-t-il.

29.06.2026 à 10:31

Bonjour chez vous ! — Le gouvernement résiste-t-il au coup de chaud ?

Depuis 2003, s’est-on adapté aux changements climatiques ? Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? On en parle lors du débat du jour avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, la grand reporter à La Croix l’Hebdo, spécialiste des questions de transition écologique Marine Lamoureux, le directeur de la Nouvelle Revue politique Arnaud Benedetti et en visio, la médecin urgentiste (Val d’Oise) et porte-parole de Samu-Urgence France Agnès Ricard-Hibon. Pour Marine Lamoureux, il est évident que le pays n’est pas adapté, et en particulier les hôpitaux : « Le gouvernement a dû, en urgence, débloquer des financements pour climatiser. Pour fournir des climatiseurs et des brasseurs d’airs. Ce qui n’est évidemment pas du tout à la hauteur de l’enjeu écologique auquel on est confronté (…) On a l’impression qu’on agit dans l’urgence et ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu ». Arnaud Benedetti et Yves Thréard s’accordent sur une approche des politiques trop court-termiste, notamment due à des raisons électorales. Cette logique ne favorisant donc pas l'adaptation des changements climatiques, dans la durée. Malgré la forte affluence à laquelle sont confrontés les hôpitaux, la porte-parole de Samu-Urgence France exhorte les Français à appeler le Samu, et ce, d’une manière anticipée : « On incite les gens à appeler très tôt car plus on attend et plus la défaillance d’organes est installée et plus c’est difficile de rétablir ad integrum le bon fonctionnement ». Elle insiste : « N’attendez pas avant de nous appeler, appelez le 15 devant le moindre symptôme. Et à ce moment-là, nous, nous ferons l’analyse de la gravité. Et nous pourrons dire s’il y a signe de gravité ou non, et adapter en termes de traitement ».

29.06.2026 à 10:31

Bonjour chez vous ! — Mathieu Lefèvre : « Dire que le gouvernement n’a rien fait sur l’écologie est absolument faux »

La canicule de juin 2026 est-elle plus forte que celle d'août 2003 ? Qu’est-ce qui a changé entre ces deux épisodes historiques ? Le gouvernement avait-il anticipé ces changements climatiques ? Le pays est-il prêt à cette adaptation ? Selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le gouvernement a été réactif face à ces changements brusques de chaleur : "Le Premier ministre a pris des mesures d'urgence immédiatement. Il a réuni des cellules interministérielles de crise à de nombreuses reprises. Il en a tiré de nombreuses conséquences sur l’ensemble des politiques publiques qui sont concernées. Que ce soit le travail, l’éducation, la transition écologique au sens large et évidemment le secteur sanitaire". Le ministre souhaite souligner que « le gouvernement fait face à un déficit d’investissement chronique mené depuis le début des années 2000 notamment en matière de rénovation du bâti public ». Face aux critiques, Mathieu Lefèvre défend le bilan du gouvernement : " Beaucoup a été fait depuis 2017, mais évidemment beaucoup reste à faire pour la suite. Mais dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017, c’est absolument faux. Atténuation des gaz à effet de serre, des efforts historiques. Ma Prime Renov’, le Fonds vert, la programmation pluriannuelle de l’énergie, un ensemble de politiques publiques qui sont irriguées de transition écologique. Le doublement du budget de l’écologie depuis 2016, etc."

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