Alors que le cours du baril flambe, les trois principaux producteurs de pétrole ont du mal à augmenter leur production. Guerre, effet des sanctions et intérêt à des prix hauts se conjuguent pour peser sur l'offre mondiale d'or noir. Si la fin du pétrole est encore loin, la tension actuelle sur le marché accélère la transition énergétique. Par Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine – PSL.
Alors que le cours du baril flambe, les trois principaux producteurs de pétrole ont du mal à augmenter leur production. Guerre, effet des sanctions et intérêt à des prix hauts se conjuguent pour peser sur l'offre mondiale d'or noir. Si la fin du pétrole est encore loin, la tension actuelle sur le marché accélère la transition énergétique. Par Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine – PSL.
Prise entre un Azerbaïdjan expansionniste et une Russie qui ouvre les portes à ses troupes, l’Arménie de Nikol Pachinian a engagé un déplacement marqué vers Bruxelles et Washington. Le nouveau pari repose sur l’ouverture économique, et transfère une part non négligeable des infrastructures stratégiques du pays à des intérêts occidentaux. Pour l’heure, cette dépendance ne semble guère inquiéter les électeurs : après la perte de l’Artsakh, la priorité paraît avoir changé. À défaut de récupérer les territoires perdus, Pachinian leur promet ce que les gouvernements précédents n’avaient jamais réussi à assurer durablement : ne plus envoyer leurs enfants à la guerre. Le président Nikol Pachinian, huit ans après la « révolution de velours », en récolte les fruits.
Lire plus (139 mots)
Prise entre un Azerbaïdjan expansionniste et une Russie qui ouvre les portes à ses troupes, l’Arménie de Nikol Pachinian a engagé un déplacement marqué vers Bruxelles et Washington. Le nouveau pari repose sur l’ouverture économique, et transfère une part non négligeable des infrastructures stratégiques du pays à des intérêts occidentaux. Pour l’heure, cette dépendance ne semble guère inquiéter les électeurs : après la perte de l’Artsakh, la priorité paraît avoir changé. À défaut de récupérer les territoires perdus, Pachinian leur promet ce que les gouvernements précédents n’avaient jamais réussi à assurer durablement : ne plus envoyer leurs enfants à la guerre. Le président Nikol Pachinian, huit ans après la « révolution de velours », en récolte les fruits.
La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt et sa progression fulgurante en Allemagne a une nouvelle fois alimenté les commentaires sur le retour des années 1930 et les sempiternels appels au « barrage » pour « sauver la démocratie », jusqu’à envisager l’interdiction du parti. Des mots d’ordre vains tant l’essor de l’extrême-droite se nourrit d’un rejet profond du libéralisme politico-économique. Ayant abusé de l’endettement public pour compenser les baisses d’impôts des grandes entreprises et des grandes fortunes, ce régime a de plus en plus de mal à assurer le contrat social de base tant les taux d’intérêt deviennent élevés. La recette austéritaire, déjà appliquée depuis des décennies, et le pari du réarmement pour relancer l’économie, sont des impasses. Pour le sociologue allemand Wolfgang Streeck, le monde occidental est arrivé au stade final de la « polycrise » et seule une rupture économique profonde peut lui permettre d’éviter le règne de l’extrême-droite.
Lire plus (174 mots)
La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt et sa progression fulgurante en Allemagne a une nouvelle fois alimenté les commentaires sur le retour des années 1930 et les sempiternels appels au « barrage » pour « sauver la démocratie », jusqu’à envisager l’interdiction du parti. Des mots d’ordre vains tant l’essor de l’extrême-droite se nourrit d’un rejet profond du libéralisme politico-économique. Ayant abusé de l’endettement public pour compenser les baisses d’impôts des grandes entreprises et des grandes fortunes, ce régime a de plus en plus de mal à assurer le contrat social de base tant les taux d’intérêt deviennent élevés. La recette austéritaire, déjà appliquée depuis des décennies, et le pari du réarmement pour relancer l’économie, sont des impasses. Pour le sociologue allemand Wolfgang Streeck, le monde occidental est arrivé au stade final de la « polycrise » et seule une rupture économique profonde peut lui permettre d’éviter le règne de l’extrême-droite.