15.05.2026 à 12:00
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15.05.2026 à 08:53
À Coignières (Yvelines), l'hôtel du Golf s'est reconverti en hôtel social depuis novembre 2023. Quatorze salariés s'y affairent pour encadrer, en moyenne sur le mois, 160 mineurs non accompagnés, âgé de 14 à 18 ans et « arrivés en France à la suite d'un parcours migratoire souvent violent et chaotique », écrit *Les Jours*.
Hind, une éducatrice embauchée par une société privée, tente de suivre comme elle peut les situations de ces jeunes. Elle les aide à écrire des CV, des lettres de (…)
À Coignières (Yvelines), l'hôtel du Golf s'est reconverti en hôtel social depuis novembre 2023. Quatorze salariés s'y affairent pour encadrer, en moyenne sur le mois, 160 mineurs non accompagnés, âgé de 14 à 18 ans et « arrivés en France à la suite d'un parcours migratoire souvent violent et chaotique », écrit Les Jours.
Hind, une éducatrice embauchée par une société privée, tente de suivre comme elle peut les situations de ces jeunes. Elle les aide à écrire des CV, des lettres de motivation, à créer des adresses mail ou à s'inscrire à l'école, en alternance ou en CAP.
« Normalement, les inscriptions, on n'a pas le droit, c'est à l'Aide sociale à l'enfance de le faire, mais puisqu'ils ne le font pas… » Bien que la loi l'interdise depuis 2022, l'ASE délègue ses missions à ces hôtels privés, par manque d'éducateurs ou de places. Dans les Yvelines, la moitié des 1081 mineurs non accompagnés suivis par le département étaient logés dans des hôtels en mars 2025. La loi prévoit qu'un responsable légal ou une équipe éducative doivent pouvoir garantir un accompagnement social, éducatif et psychologique adapté aux mineurs. Mais « dans les faits, tous les hôtels sociaux n'ont pas la délégation nécessaire », détaille Les Jours.
Hind souhaiterait que des fonds soient débloqués pour accompagner les jeunes sur toutes leurs démarches. Pour sortir de la crise, le département propose plutôt de créer des « villages MNA », des ensembles de petites unités d'hébergement pour accueillir une centaine de mineurs isolés dans des lieux dédiés, fermés et supervisés. Une solution décriée par les bénévoles : trop loin des lieux d'études et sans garantie sur l'accompagnement éducatif.
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