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La Région Auvergne–Rhône-Alpes a décidé de bloquer le projet visant à baptiser une salle du lycée Arnaud-Beltrame de Meyzieu du nom de la boxeuse algérienne Imane Khelif, en modifiant son règlement relatif à la dénomination des espaces des lycées.

Des élèves et des personnels du lycée Arnaud-Beltrame, dans le cadre d’un projet sur l’égalité filles-garçons, avaient choisi de baptiser la nouvelle salle polyvalente/gymnase « Imane Khelif », en hommage à la boxeuse algérienne, qui avait fait parler d’elle lors des Jeux olympiques de Paris en raison de sa participation aux catégories féminines, malgré son interdiction de concourir dans ces catégories lors des compétitions internationales de boxe.

L’inauguration était initialement prévue le 7 mai 2026, puis décalée au 23 juin en raison des polémiques et de l’intervention de la Région.

Dès avril, le vice-président régional Philippe Meunier (LR) avait déclaré que la Région avait « fait le nécessaire pour que cette opération soit immédiatement bloquée », qualifiant l’initiative du lycée d’« initiative interne » et déplorant que le choix ne se soit pas porté sur un athlète français.

Le 25 juin 2026, la Région Auvergne–Rhône-Alpes a adopté en séance un nouveau règlement encadrant la dénomination des lycées et des équipements publics relevant de son patrimoine.

Ce texte impose notamment que les personnalités vivantes honorées soient de nationalité française et qu’elles aient un lien fort avec le territoire régional. Il privilégie également des noms « consensuels, dignes et fédérateurs », ainsi que des personnalités décédées dont le parcours fait l’objet d’un « large consensus ».

En pratique, ces critères excluent Imane Khelif, sportive algérienne n’ayant pas d’attache avec l’Auvergne–Rhône-Alpes, ce qui enterre définitivement le projet de salle « Imane Khelif » au lycée de Meyzieu.

La communauté éducative du lycée doit désormais trouver un autre nom pour la salle polyvalente, conforme aux nouveaux critères régionaux.


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Le ministère danois de l’Immigration et de l’Intégration a lancé, en 2020, une étude sur la possibilité d’interdire les appels à la prière dans l’espace public, notamment lorsqu’ils sont diffusés par haut-parleurs depuis les minarets.

Le gouvernement de l’époque avait répondu officiellement qu’une interdiction visant uniquement les appels à la prière musulmans serait contraire à la Constitution danoise ainsi qu’à la Convention européenne des droits de l’homme. Au Parlement, une majorité composée des Sociaux-démocrates, de Radikale Venstre, du SF, d’Enhedslisten ainsi que du député indépendant Sikandar Siddique avait recommandé le rejet du texte.

Celui-ci avait finalement été rejeté en deuxième lecture, écartant, dans un premier temps, l’idée d’une interdiction explicite visant uniquement les appels à la prière musulmans, au motif qu’elle serait discriminatoire au regard du droit.

Toutefois, le ministre de l’Immigration, Rasmus Stoklund (Sociaux-démocrates), a décidé, en octobre 2025, de relancer cette étude afin d’examiner si une telle interdiction pouvait être juridiquement envisageable.

En juin 2026, son successeur, Morten Bødskov (Sociaux-démocrates), a confirmé sa volonté de poursuivre cet examen en vue d’une interdiction des appels à la prière islamiques sur l’ensemble du territoire. Il a déclaré que le bønnekald (« appel à la prière ») n’avait « pas sa place au Danemark » et a estimé qu’il participait à une « islamisation » occupant une place excessive dans l’espace public.

Dans les faits, plusieurs communes danoises, notamment Copenhague, limitent déjà, voire interdisent, les appels à la prière diffusés à l’extérieur par haut-parleurs en s’appuyant sur les réglementations locales relatives aux nuisances sonores et à l’usage de dispositifs de sonorisation.

Par ailleurs, plusieurs grandes mosquées ont aussi conclu des accords avec les autorités locales pour renoncer à diffuser l’appel à la prière à l’extérieur, ou le limiter à un usage exclusivement intérieur, sans diffusion dans l’espace public.


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La FIFA a rejeté la demande de l’Iran et de l’Égypte visant à interdire les drapeaux LGBT (drapeaux arc-en-ciel) ainsi que les symboles Pride lors de leur match de la Coupe du monde 2026 à Seattle, choisi comme « Match des Fiertés ».

Pour rappel, pour la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, un tirage au sort effectué le 8 décembre avait désigné la rencontre Iran–Égypte comme « Match des Fiertés ». Cette rencontre doit donner lieu à différentes célébrations ainsi qu’à la mise en avant d’œuvres d’art réalisées par des militants LGBT.

Les fédérations iranienne et égyptienne ont demandé à la FIFA d’interdire les drapeaux arc-en-ciel ainsi que, plus largement, les symboles et messages liés aux droits des personnes LGBTQ+ pendant cette rencontre du Mondial.

Les deux pays criminalisent en effet l’homosexualité. En Iran, les relations homosexuelles sont illégales au regard de la loi islamique et peuvent être punies de la peine de mort. En Égypte, si l’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée, elle fait régulièrement l’objet de poursuites sur le fondement de dispositions relatives à la « débauche » ou à la morale publique.

L’Iran a notamment demandé que toute « activité de promotion » ou cérémonie en soutien aux personnes LGBTQ+ soit interdite dans le stade, tandis que l’Égypte a officiellement déclaré rejeter « toute activité liée au soutien à l’homosexualité » pendant le match.

Le 25 juin, la FIFA a confirmé publiquement qu’elle n’interdirait pas les drapeaux arc-en-ciel dans le stade à l’occasion de la rencontre Iran–Égypte, malgré les objections des deux fédérations.

Dans une déclaration, l’instance rappelle que la Coupe du monde 2026 est un événement inclusif et que « les déclarations générales en faveur des droits humains, y compris les drapeaux arc-en-ciel et les autres drapeaux représentant l’orientation sexuelle et l’identité de genre, sont autorisées ».

Le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, a dénoncé la participation à ce match comme un « comportement déraisonnable qui soutient un groupe spécifique », en référence aux personnes LGBTQ+, et a réaffirmé l’opposition du pays à toute visibilité Pride dans le stade.

Du côté égyptien, la Fédération a réitéré qu’elle « rejette totalement » toute initiative « liée au soutien de l’homosexualité » pendant la rencontre, estimant que ces activités sont incompatibles avec les « valeurs culturelles, religieuses et sociales » de l’Égypte et de l’Iran.

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