11.08.2026 à 13:09
Observatoire du WokismeObservatoire du Wokisme
11.08.2026 à 13:09
Zohran Mamdani, maire de New York, a annoncé, fin juin 2026, un plan de 15 millions de dollars destiné à protéger et à élargir l’accès aux soins d’affirmation de genre pour les personnes transgenres, en réponse aux récentes décisions de l’administration Trump concernant les personnes trans.
Le plan repose sur des fonds municipaux et vise explicitement à compenser une partie des financements fédéraux consacrés aux soins liés aux transitions de genre, notamment ceux destinés aux mineurs, menacés par l’administration Trump, qui a annoncé son intention de les supprimer.
L’objectif annoncé est de garantir que les personnes transgenres et non binaires, jeunes comme adultes, puissent continuer à accéder à des soins de transition, quel que soit leur statut migratoire ou leur capacité à payer.
Les 15 millions de dollars sont répartis entre trois initiatives principales. La première consiste en un fonds d’accès direct aux soins destiné aux prestataires proposant des soins d’affirmation de genre pour les mineurs (cliniques, hôpitaux et associations). La deuxième prévoit la création d’un service d’orientation mettant en relation les personnes concernées avec des prestataires de soins d’affirmation de genre, des services sociaux, juridiques et associatifs, ainsi que des ressources d’information sur les droits et les parcours de soins. Enfin, une partie des financements sera consacrée à des études visant à identifier les obstacles rencontrés par les personnes trans dans l’accès aux soins et à mieux comprendre les inégalités de résultats, notamment en matière de santé mentale, de suicide ou d’accès aux traitements.
L’objectif plus large est une enveloppe de 65 millions de dollars pour les soins d’affirmation de genre, annoncée dans les promesses de campagne de Mamdani. Une grande partie de cette somme serait destinée aux hôpitaux publics, aux cliniques communautaires et aux associations en mesure de réaliser ces actes médicaux. Les 15 millions de dollars annoncés sont présentés comme une première étape de ce plan.
Outre le caractère idéologique de ces subventions, qui ne correspond pas nécessairement à la volonté de tous les habitants de New York, ces chiffres montrent à quel point les soins de transition sont devenus un véritable marché que se partagent les cliniques et les associations.
Crédit image : By White House – https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/115590381126975106, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=178841033
11.08.2026 à 13:06
Ursula von der Leyen souhaite augmenter les aides financières de l’Union européenne au Maroc
Le 3 août 2026, Ursula von der Leyen a explicitement appelé à renforcer le soutien financier et technique de l’Union européenne au Maroc, en lien direct avec l’afflux massif de migrants survenu à Ceuta.
Fin juillet 2026, environ 70 000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, provoquant une crise diplomatique et sécuritaire marquée par des émeutes et des pillages au sein de cette ville espagnole de 80 000 habitants.
Le 3 août 2026, dans une lettre adressée au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, la présidente de la Commission européenne a salué la gestion conjointe de la crise par l’Espagne et le Maroc, présentant ce dernier comme un « partenaire stratégique majeur » dans la lutte contre l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, malgré un afflux migratoire que l’on peut légitimement suspecter d’avoir été coordonné et prémédité.
Dans cette même lettre et dans ses déclarations publiques, Ursula von der Leyen a proposé de renforcer le soutien financier et technique au Maroc afin d’améliorer la gestion des frontières, de développer des systèmes d’alerte précoce autour de Ceuta et Melilla et de consolider la coopération opérationnelle entre les autorités marocaines et les agences européennes, notamment Frontex, Europol et l’Agence de l’Union européenne pour l’asile. Elle a écrit que l’Union européenne pourrait « améliorer notre soutien technique et financier au Maroc », en coopération avec l’Espagne, afin d’éviter une répétition de l’afflux chaotique observé à Ceuta.
Cette prise de position s’inscrit dans un partenariat déjà très soutenu sur le plan financier entre l’Union européenne et le Maroc. En 2025, la Banque européenne d’investissement a signé 740 millions d’euros de financements en faveur du Maroc, un niveau record depuis 2012. Plus largement, la coopération entre l’Union européenne et le Maroc mobilise chaque année plusieurs milliards de dirhams à travers différents programmes européens et de la BEI.
Parmi ces financements figurent notamment le programme d’appui à la généralisation de la protection sociale (Karama), dans le cadre duquel l’Union européenne a versé environ 28 millions d’euros en 2025 (292 millions de dirhams), ainsi qu’un vaste programme de soutien au Plan national de l’eau, annoncé en 2026, doté d’une enveloppe totale de 348 millions d’euros (3,7 milliards de dirhams), dont 48 millions d’euros sous forme de subventions de l’Union européenne.
Crédit image : Par European Parliament from EU — Ursula von der Leyen presents her vision to MEPs, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80450556
28.07.2026 à 16:52
L’Assemblée nationale met fin à l’anonymat sur les réseaux sociaux
L’Assemblée nationale a adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, définitivement votée par le Parlement le 21 juillet 2026, avec une mise en œuvre progressive entre septembre 2026 et janvier 2027.
La loi prévoit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de moins de quinze ans ». Elle vise les principales plateformes de réseaux sociaux (TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook…) et, plus largement, les services offrant des fonctions d’interaction, de diffusion publique ou de participation à des communautés.
Le point important de concerne la vérification de l’âge. En effet, cette loi annonce la fin de l’anonymat sur les réseaux sociaux, les plateformes devant désormais permettre de relier l’identité des utilisateurs à leurs comptes afin de satisfaire aux exigences de contrôle imposées par l’État. Si l’on suit l’exemple du Royaume-Uni, cette évolution pourrait ouvrir la voie à une période de censure et d’arrestations pour des opinions jugées trop subversives publiées sur les réseaux sociaux.
La mise en œuvre débutera à partir du 1er septembre 2026. Les mineurs de moins de 15 ans ne pourront plus créer de nouveaux comptes sur les réseaux sociaux. Pour les comptes déjà existants, un délai de quatre mois est prévu, avec une interdiction effective et la suppression ou la suspension des comptes concernés au 1er janvier 2027, après vérification de l’âge par les plateformes.
Du point de vue européen, soutenue par le projet Chat Control, l’Union européenne pousse à la mise en place de législations similaires dans ses États membres, notamment en Grèce, en Autriche et au Danemark, avec le Royaume-Uni comme principal exemple de pays apparaissant comme précurseur en Europe sur ce sujet.