22.09.2026 à 16:05
Un village anglais vote pour son départ du Royaume-Uni
Observatoire du WokismeObservatoire du Wokisme
22.09.2026 à 16:05
Un village anglais vote pour son départ du Royaume-Uni
Les habitants du village de Piddington, dans l’Oxfordshire, près de la ville de Bicester, ont voté symboliquement, le 15 septembre 2026, pour « quitter » le Royaume-Uni afin de protester contre le projet d’installer jusqu’à 1 256 demandeurs d’asile, principalement des hommes, sur une ancienne base militaire située à environ 800 mètres du village.
Sur 312 suffrages exprimés, 285 ont choisi de devenir indépendants du Royaume-Uni.
Le taux de participation a atteint environ 92 %, pour un village comptant près de 350 habitants. Les organisateurs ont ensuite proposé de surnommer le village la « Principauté de Piddington ».
Le gouvernement britannique a annoncé en juin 2026 son intention de transformer le site MoD Bicester, une ancienne installation du ministère de la Défense, en centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. Le site pourrait accueillir jusqu’à 1 256 hommes, dans des logements ouverts : les résidents pourraient donc entrer et sortir librement. Un chiffre représentant plus de trois fois et demie le nombre d’habitants du village.
Plus de 130 habitantes ont notamment écrit aux députés britanniques pour affirmer qu’elles ne se sentiraient plus en sécurité dans le village si le projet était réalisé. Elles craignent notamment pour la sécurité des femmes et des fillettes du village, le centre étant prévu pour accueillir quasi exclusivement des hommes seuls.
Le référendum n’a cependant aucune valeur légale. Le droit britannique ne prévoit pas de mécanisme permettant à un village de devenir indépendant du Royaume-Uni. Il s’agissait donc d’une action politique et médiatique organisée par le conseil paroissial afin d’attirer l’attention du gouvernement.
Le Premier ministre Andy Burnham a déclaré comprendre la « force du sentiment » exprimé par les habitants, mais a tout de même refusé de remettre en cause la politique nationale visant à supprimer progressivement l’hébergement des demandeurs d’asile dans les hôtels.
La ministre de la Culture Lisa Nandy a également indiqué qu’abandonner le projet ne serait pas équitable envers les autres collectivités déjà fortement sollicitées.
Malgré la portée purement symbolique du vote et le sentiment de peur suscité chez certains habitants par l’arrivée potentielle d’un nombre de demandeurs d’asile largement supérieur à la population du village, des associations d’aide aux réfugiés ont critiqué la présentation de ces derniers comme une menace. Le Refugee Council estime notamment que leur installation dans une ancienne base militaire isolée risque « d’aggraver le sentiment d’insécurité des personnes ayant fui la guerre ou les persécutions ». C’est à se demander ce qu’il faudrait faire pour que cette association soit satisfaite.
21.09.2026 à 17:37
Converse attaquée pour apologie du Ku Klux Klan
Converse a été victime d’une attaque de militants woke et indigénistes à la suite de la publication de sa dernière campagne marketing avec la chanteuse KARINA, membre du groupe de K-pop aespa. Accusée de faire l’apologie du Ku Klux Klan à travers sa campagne, la marque, face aux critiques, s’est ensuite excusée et a retiré les visuels incriminés.
Le 27 août 2026, la marque américaine de chaussures Converse lance la campagne « Stars Align With KARINA » pour les sneakers Chuck 70 X, avec Karina comme ambassadrice mondiale. Tout au long du début du mois de septembre, la marque publie différents visuels.
À partir de là, de nombreux comptes d’influenceurs et d’internautes woke et indigénistes lancent une campagne contre la marque, l’accusant d’avoir réalisé une campagne raciste rappelant la persécution des Noirs américains et les lynchages perpétrés notamment par le Ku Klux Klan.
Les deux principaux visuels pris pour cible sont d’abord celui mettant en scène la chanteuse Karina. Elle y porte une longue jupe blanche et tient des Converse noires à la main, dans un cadre où un projecteur en forme d’étoile crée un fort contraste lumineux.
Les militants ont estimé que l’éclairage projeté sur la jupe dessinait une forme blanche et pointue rappelant une cagoule du KKK, tandis que les chaussures tenues ou disposées dans la composition pouvaient évoquer des pieds ou des jambes pendantes, renvoyant selon eux à des images de lynchage.
Le second visuel est celui réalisé par Converse en collaboration avec Palmes pour sa filiale malaisienne. Publiée sur le compte Instagram de Converse Malaysia, l’image montrait des modèles grimpant à une échelle pour atteindre des paires de chaussures suspendues à une branche d’arbre. Là encore, l’association entre les chaussures suspendues et l’arbre a été interprétée comme une référence à des scènes de lynchage, voire comme la représentation symbolique d’une pendaison.
Le vendredi 18 septembre 2026, Converse diffuse sur ses réseaux sociaux un premier communiqué d’excuses. À partir du 19 septembre, la marque confirme le retrait du visuel de ses différents canaux et annonce travailler à sa suppression partout où il apparaît.
Converse présente alors des excuses publiques sur ses réseaux sociaux officiels avec le message suivant : « Nous sommes désolés. Nous comprenons pourquoi cette image est profondément troublante et reconnaissons que nous nous sommes trompés. Nous l’avons retirée de nos canaux et travaillons à la supprimer partout où elle est apparue. Cela n’aurait pas dû arriver et nous ferons mieux. »
La marque retire par la suite les visuels concernés. Converse appartient au groupe Nike, connu pour ses prises de position militantes. Une nouvelle polémique qui illustre la capacité d’une minorité particulièrement bruyante et à tendance paranoïaque à imposer son interprétation d’une campagne publicitaire, jusqu’à voir dans la présence d’une étoile (dont il faut rappeler qu’elle fait partie du logo de la marque depuis toujours), de chaussures tenues à la main et de jeux d’ombre une représentation du Ku Klux Klan et des lynchages.
18.09.2026 à 17:15
Un eurodéputé menace la région allemande de Saxe-Anhalt d’un blocage des fonds européens
Daniel Freund, député européen allemand du groupe Verts/ALE, a évoqué un possible blocage ou une suspension de fonds européens destinés à la Saxe-Anhalt après la victoire électorale de l’AfD (Alternative für Deutschland) dans ce Land allemand, le 6 septembre 2026.
Le 6 septembre 2026, l’AfD a remporté 43,8 % des voix en Saxe-Anhalt, devançant largement la CDU, arrivée deuxième avec 17,2 %. Avec 39 sièges sur 83 au Landtag, l’AfD se retrouve à trois sièges de la majorité absolue, fixée à 42 sièges, et doit donc trouver des alliés si elle souhaite former un gouvernement.
Dans un entretien accordé à Tagesschau (ARD) le 9 septembre 2026, soit trois jours après la victoire électorale de l’AfD en Saxe-Anhalt, Daniel Freund, député européen allemand des Verts/ALE, a évoqué la possibilité d’une suspension de certains financements européens dans l’hypothèse où un gouvernement dirigé par l’AfD enfreindrait les droits fondamentaux ou les principes de l’État de droit de l’Union européenne.
Tagesschau résume ainsi la situation : si un éventuel gouvernement AfD en Saxe-Anhalt venait à enfreindre les droits fondamentaux de l’Union européenne, le Land pourrait être confronté à une suspension des versements, avec à la clé un important manque à gagner budgétaire.
Daniel Freund estime par ailleurs que l’AfD est un parti qui agit contre le projet européen et contre l’Union européenne et que, dans ce contexte, « la Commission européenne devrait, le cas échéant, également suspendre certains financements ».
Ces avertissements s’appuient notamment sur les précédents de la Pologne et de la Hongrie, où des fonds européens ont déjà été gelés dans le cadre de différends avec les institutions européennes concernant le respect de l’État de droit, à la suite de changements de partis au pouvoir au bénéfice de formations conservatrices.
Daniel Freund fait ici référence à plusieurs sources de financement dont bénéficie la Saxe-Anhalt de la part de l’Union européenne. Le Land doit recevoir au total 2,95 milliards d’euros de fonds européens pour la période 2021-2027, destinés notamment à la rénovation des écoles, des gymnases et des crèches, ainsi qu’à l’acquisition d’équipements médicaux modernes pour les hôpitaux.
Selon les estimations citées par Tagesschau, environ 500 millions d’euros par an pourraient être concernés par une éventuelle suspension des fonds structurels européens, soit près de 20 % des dépenses d’investissement de la Saxe-Anhalt.