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L’Écosse est en train de transférer les détenus transgenres vers des établissements correspondant à leur sexe biologique, à la suite d’une décision de justice ayant jugé illégales les anciennes règles de placement.

Depuis les années 2010, le Scottish Prison Service (SPS) gérait les détenus transgenres au cas par cas, avec la possibilité pour certaines personnes trans d’être placées dans des établissements masculins ou féminins en fonction de leur genre affirmé, sous réserve d’évaluations de risque.

Après l’affaire d’Isla Bryson, une femme trans condamnée pour viol et initialement placée dans une prison pour femmes, le gouvernement écossais a ordonné une révision urgente du dispositif et introduit des directives provisoires renforçant la prise en compte du sexe de naissance dans les décisions de placement.

En février 2024, une politique actualisée de gestion des personnes transgenres en détention est entrée en vigueur. Celle-ci maintenait une approche individualisée tout en interdisant le placement dans les prisons pour femmes des femmes trans ayant des antécédents de violences graves à l’encontre des femmes.

En 2025, une décision de la Cour suprême relative à la définition juridique du terme « femme », fondée sur le sexe biologique, a servi de fondement à une contestation de la politique carcérale écossaise. Les requérants estimaient que l’autorisation donnée à des détenues trans biologiquement masculines d’être incarcérées dans des prisons pour femmes contrevenait au principe de séparation des sexes.

En avril 2025, un jugement rendu par Lady Ross a déclaré ces placements contraires au droit. La juge a estimé qu’ils reposaient sur une « mauvaise interprétation de la loi » et violaient l’obligation légale de séparation entre hommes et femmes au sein du système pénitentiaire.

Le 23 juin 2026, le gouvernement écossais a confirmé qu’il ne ferait pas appel de cette décision. Le Scottish Prison Service est ainsi désormais tenu de loger les détenus en fonction de leur sexe biologique, ce qui a conduit au transfert des détenus transgenres vers les établissements correspondants.


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Le rapport intitulé « Rape Gang Inquiry » a été rendu public cette semaine par le député indépendant Rupert Lowe, financé par des dons en ligne.

Long de plus de 200 pages, le document se présente comme une « enquête indépendante » sur les grooming gangs qui ont sévi au Royaume-Uni au cours des dernières décennies. Selon ses auteurs, de nombreuses affaires d’agressions sexuelles sur mineurs auraient été dissimulées ou insuffisamment poursuivies par certaines autorités locales et nationales afin de préserver la paix sociale entre les communautés.

Le rapport avance pour la première fois une estimation d’au moins 250 000 victimes de violences sexuelles en réseau depuis les années 1950, présentées comme étant majoritairement de jeunes Britanniques blanches vulnérables. Il affirme également que les auteurs étaient, dans une large proportion des cas étudiés, des hommes musulmans d’origine pakistanaise.

Le document soutient par ailleurs que des réseaux coordonnés ont opéré ou opèrent encore dans au moins 149 districts de collectivités locales, soit près de 40 % du territoire britannique. Selon le rapport, ces réseaux suivraient des schémas récurrents mêlant usage de stupéfiants, viols collectifs, trafic sexuel, chantage, violences physiques graves et, dans certains cas, grossesses forcées.

Parmi les recommandations formulées figurent notamment l’enregistrement systématique des données ethniques et religieuses dans les statistiques relatives à l’exploitation sexuelle en groupe, un durcissement des peines encourues, une priorité donnée à l’expulsion des auteurs étrangers ou binationaux condamnés, la création de nouvelles infractions spécifiques à l’exploitation sexuelle en réseau ainsi qu’un renforcement de la législation encadrant les mariages religieux, notamment ceux impliquant des mineures.

Les récentes révélations ont contribué à relancer plusieurs enquêtes officielles. La National Crime Agency a annoncé que, dans le cadre de l’opération Beaconport, elle avait examiné quinze années de dossiers provenant de l’ensemble des forces de police d’Angleterre et du Pays de Galles afin d’identifier des affaires d’exploitation sexuelle collective d’enfants (Child Sexual Exploitation and Abuse) classées sans suite alors que certaines pistes d’enquête auraient pu être négligées.

Une question demeure toutefois centrale : celle des responsabilités politiques et administratives dans la gestion de ces affaires. Ces crimes ont été facilités par la mise sous silence des dossiers par des responsables publics dont plusieurs occupent encore aujourd’hui des fonctions importantes. Keir Starmer, actuel Premier ministre du pays, fut notamment directeur des poursuites publiques en Angleterre et au Pays de Galles entre 2008 et 2013. Les autorités ayant privilégié la préservation de la cohésion communautaire au détriment de la protection des victimes, la possibilité d’une persistance de cette omerta demeure tant que ces responsables resteront influents au sein des institutions britanniques.


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Le mardi 16 juin 2026, le Parlement européen a adopté un texte interdisant la commercialisation de produits d’origine végétale sous des appellations telles que « steak » ou « bacon ».

Le Parlement valide ainsi l’interdiction, pour les produits végétaux, d’utiliser le terme générique « viande » ainsi qu’une liste d’environ 31 dénominations carnées telles que « steak », « bacon », « veau », « porc », « poulet », « dinde », « canard », « agneau », etc.

Le texte définit explicitement la viande comme les « parties comestibles d’animaux », ce qui exclut non seulement les produits 100 % végétaux, mais également les viandes cultivées en laboratoire, dites viandes cellulaires, qui ne pourront pas davantage utiliser ces dénominations.

Le compromis acté en mars et confirmé par le vote laisse toutefois hors du champ de l’interdiction des termes tels que « burger » (y compris « veggie burger ») ou « saucisse » (y compris « saucisse vegan »), dès lors qu’ils ne sont pas associés à un nom d’espèce animale ou à une découpe dont l’usage est réservé.

Cette décision entérine, au niveau du Parlement, le compromis déjà négocié au début du mois de mars 2026 entre le Parlement, le Conseil et la Commission. Le texte n’est toutefois pas encore pleinement entré en vigueur et doit encore recevoir l’approbation formelle des États membres au sein du Conseil « Agriculture et Pêche » puis être publié au Journal officiel de l’Union européenne.

Ce vote constitue un soutien direct aux éleveurs face aux entreprises du secteur végétal et aux ONG environnementales qui s’opposaient à cette restriction. Les défenseurs du texte considèrent que l’utilisation de termes associés à la « viande » pour des produits végétaux est susceptible d’induire les consommateurs en erreur et de nuire au secteur de l’élevage.

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