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22.09.2026 à 14:09

Pas une de plus

Québec solidaire, Ruba Ghazal

Aujourd'hui, je vous parle d'un enjeu qui me touche et qui touche toutes les femmes qui s'expriment dans l'espace public. La recrudescence des discours masculinistes et misogynes gagne du terrain partout dans le monde. Ça se traduit par une montée de la violence envers les femmes, qu'elle soit physique ou en ligne.En appuyant ma candidature comme première ministre, vous soutenez un gouvernement qui va investir massivement pour protéger les femmes.

Dans les 100 premiers jours de mon premier mandat, je m'engage à créer un ministère des femmes et de l'égalité des genres pour coordonner l'action gouvernementale en matière d'égalité et de lutte contre les violences faites aux femmes.

Québec solidaire propose quatre mesures concrètes pour mieux protéger les femmes :

Créer un ministère des Femmes et de l'Égalité des genres doté de pouvoirs et de ressources lui permettant d'agir efficacement.

Créer un service d'intervention de première ligne pour contrer les cyberviolences ;

Offrir 10 jours d'absence rémunérée aux personnes victimes de violence conjugale ;

Investir 600 M$ pour construire jusqu'à 1000 nouvelles places en maisons d'hébergement au cours d'un premier mandat, en fonction des besoins régionaux et en collaboration avec les organismes sur le terrain.

La violence envers les femmes change de forme, mais elle n'a pas disparu. Elle est dans les maisons, dans les milieux de travail et de plus en plus derrière nos écrans. C'est à nous, comme société, de nous donner les moyens de la combattre.

M'appuyer comme première ministre, c'est voter pour un gouvernement qui protège les femmes pour vrai.

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22.09.2026 à 14:08

Marche contre les féminicides et les violences faites aux femmes : cinq associations féministes et de femmes autochtones appellent la population et les partis politiques à se mobiliser pour répondre à l'urgence de la crise

Collectif

Plusieurs centaines de manifestant·es sont rassemblé·es ce samedi 19 septembre à Montréal, à l'appel de L'Alliance des maisons d'hébergement de 2e étape, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, de L'R des Centres de femmes du Québec et du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale pour marcher contre les féminicides et les violences faites aux femmes, et aux femmes autochtones.

Sous le thème “Crise nationale, AGISSEZ !”, cette marche appelle les élu·es et l'ensemble de la population à regarder la crise en face.

Toutes en sécurité, sinon aucune

En 2026, les besoins en termes de lutte contre les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones demeurent très élevés. Le Québec connaît des niveaux sans précédent de violence déclarée visant les femmes. Depuis le début de l'année, le Québec a connu 17 féminicides dont 14 en contexte conjugal, incluant des femmes Inuit et des Premières Nations.

Ce bilan insoutenable exige que les féminicides et les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones soient traités à la hauteur de la crise nationale qu'ils constituent, et soient replacés au cœur des agendas politiques.

Derrière les meurtres ou les disparitions de femmes se cachent des milliers de femmes et d'enfants qui vivent encore aujourd'hui dans la violence, dans un système qui ne protège pas toutes les femmes de la même façon, et encore moins les femmes autochtones.

À quatre jours du débat des chef·fes, les groupes féministes et de femmes autochtones au Québec ont voulu faire des rues un espace de mobilisation, mais aussi interpeller directement les candidates et candidats en leur lançant un message clair : la lutte contre les féminicides et les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones doit faire l'objet d'engagements concrets de la part des partis politiques.

Depuis des années, ces groupes documentent la situation, formulent des recommandations et interpellent les gouvernements sur les mesures nécessaires pour prévenir les violences et assurer la sécurité des femmes et des enfants. À l'approche du dernier débat des chef·fes, le moment est venu pour les partis de dire clairement ce qu'ils comptent faire, avec quels moyens et dans quels délais.

Citations des porte-paroles

« Depuis des années, les groupes féministes documentent et sont bien au fait de la situation, il est temps que les partis s'engagent avec des actions concrètes basées sur leurs recommandations. » – Stéphanie Vallée, L'R des centres de femmes du Québec

« La hausse des féminicides est le reflet d'une société où les violences envers les femmes sont tolérées et banalisées. Ces violences, on les remarque partout : dans les relations intimes, dans la famille, par des proches ainsi que dans les espaces publics ou en ligne. Face à cette réalité, prévenir et enrayer les violences faites aux femmes doit devenir une priorité nationale. » – Mylène Bigaouette, Fédération des maisons d'hébergement pour femmes

« À elles seules, les organisations de femmes et de femmes autochtones ne peuvent adresser l'ampleur de cette crise. Les partis doivent prendre des engagements clairs, ambitieux et mesurables afin que la sécurité des femmes autochtones devienne une véritable priorité collective. » – Marjolaine Étienne, présidente de Femmes Autochtones du Québec (FAQ)

« Les ressources existent à travers le Québec, elles ont la compétence et l'expertise. Ce qu'il manque, c'est l'ambition politique de s'attaquer en profondeur à la violence faite aux femmes, et le financement qui va avec. » – Annick Brazeau, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

« Parce qu'aucune femme ne devrait avoir à attendre pour être en sécurité. Parce qu'aucun enfant ne devrait grandir dans la peur. Parce qu'aucune demande d'aide ne devrait pas être répondu. Il est maintenant temps que les partis politiques passent de la parole à l'action. La sécurité des femmes et des enfants victimes de violence conjugale postséparation ne peut être une promesse parmi tant d'autres. Elle doit devenir une priorité gouvernementale et un engagement durable. » – Mélanie Miranda, coordonnatrice des dossiers politiques de l'Alliance des maisons d'hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

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22.09.2026 à 14:08

Le Comité de défense de Pinar Selek dénonce l'agression en cours du pouvoir turc contre la communauté LGBTQIA+

Comité international de Défense de Pinar Selek et de sa recherche

Une offensive d'une ampleur inédite au niveau de la Turquie contre les personnes LGBTQIA+ a débuté depuis ce matin, dimanche 13 septembre, en Turquie.

Dans l'obscurité de l'aube, les autorités turques ont lancé une vague coordonnée de perquisitions et d'arrestations visant les organisations, les militant·es et les défenseur·ses des droits humains. Le nombre exact de personnes interpellées reste inconnu, mais il dépasse déjà 160 depuis 1h du matin. Des poursuites judiciaires ont d'ores et déjà été engagées contre 162 « suspects », 9 associations et 13 entreprises a annoncé le ministre de la Justice turc.

Le choix de la date est glaçant : à l'occasion du 46e anniversaire du coup d'État militaire du 12 septembre, les sites internet et les comptes sur les réseaux sociaux de nombreuses organisations LGBTI+, de médias indépendants, de collectifs étudiants, de défenseur·ses des droits humains et de militant·es ont été saisis.

À partir de 1 heure du matin, dans la nuit du 12 au 13 septembre, les opérations se sont étendues à quinze provinces, notamment Ankara, Mersin, Kuşadası, Istanbul et Izmir. Partout le même schéma se reproduit : les associations LGBTI+, les militant·es, les défenseur·ses indépendant·es des droits humains, ainsi que certains établissements et lieux de travail, sont pris pour cible. Des domiciles ont été perquisitionnés avant l'aube. Des portes ont été forcées. À Istanbul, même les locaux d'organisations apportant un soutien vital aux personnes vivant avec le VIH ont été investis.

Cette opération porte le nom cynique de « Ma famille est en sécurité » (Ailen Huzurunda, en Turc). Elle s'inscrit dans le cadre d'un plan proclamé par Erdogan « pour contrer le déclin de la natalité et protéger l'institution familiale ». Comme le rappelle Libération dans un article publié aujourd'hui, « l'homosexualité n'est pas réprimée pénalement en Turquie mais l'homophobie y est largement répandue jusqu'au sommet de l'État. »

Il ne s'agit pas de protéger les familles. Il s'agit d'une campagne coordonnée d'intimidation et de répression dirigée contre les personnes LGBTQIA+, leurs organisations, leurs allié·es et toutes celles et tous ceux qui défendent les libertés fondamentales.

Alors que les opérations sont toujours en cours, les militant·es attendent dans la peur, sans savoir qui sera la prochaine cible.

Nous appelons de toute urgence les organisations internationales de défense des droits humains, les élu·es, les syndicats, les organisations de la société civile, les journalistes et toutes les personnes attachées à l'égalité et à la liberté à agir dès maintenant et à prendre publiquement position. Exigeons la libération immédiate des personnes détenues et l'arrêt des perquisitions. Le silence ne protégera pas les personnes attaquées. Il ne fera qu'encourager la répression.

À quelques jours d'une nouvelle audience du procès de Pinar Selek, sociologue, écrivaine et militante pour la défense des droits de la communauté, LGBTQIA+, le 18 septembre, à Istanbul, cette nouvelle atteinte aux droits humains, en Turquie, ne peut que renforcer notre détermination à dénoncer ce nouvel acte autoritaire du pouvoir turc à l'encontre de son peuple.

Comité international de Défense de Pinar Selek et de sa recherche

Le site officiel de Pınar Selek : pinarselek.fr

La cagnotte en ligne : helloasso.com

Les dons par chèques : à l'ordre de l'ADN (noter au dos "Solidarité Pınar Selek") et à envoyer à :
ADN - 1 rue de la Croix - 06300 Nice

Justice pour Pınar Selek
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