LePartisan - 165 vues
MEDIAS REVUES BLOGS
URL du flux RSS

▸ les 10 dernières parutions

08.04.2026 à 12:00

🔴 ÉCONOMERDE DU JOUR

Pablo Pillaud-Vivien
Profits de guerre, lâcheté française Cinq pays européens veulent relancer une taxe sur les superprofits pétroliers, en pleine flambée des prix de l’énergie. L’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche. Mais pas la France, sûrement fidèle à sa doctrine de ne pas froisser les rentes de ce qu’elle pense être ses champions comme TotalEnergies. Une…
Lire plus (224 mots)

Profits de guerre, lâcheté française

Cinq pays européens veulent relancer une taxe sur les superprofits pétroliers, en pleine flambée des prix de l’énergie. L’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche. Mais pas la France, sûrement fidèle à sa doctrine de ne pas froisser les rentes de ce qu’elle pense être ses champions comme TotalEnergies. Une position d’autant plus indéfendable que, comme le rappelle l’économiste Gabriel Zucman, les profits de la guerre, logés dans des holdings, peu ou pas distribués, donc largement soustraits à l’impôt, enrichissent massivement une minorité déjà sous-taxée, tandis que les États prétendent ne plus avoir les moyens d’agir. Le scandale est là : au moment même où l’Europe hésite à faire payer les profiteurs de crise, la France organise leur protection fiscale, laissant filer des milliards. Super et pas merci Macron, une fois de plus.

07.04.2026 à 13:08

Villepin, le meilleur d’entre (pas) nous

Catherine Tricot
Dominique de Villepin multiplie les longs entretiens à la radio, à la télé : l’actualité internationale lui offre une place de choix. Mais le 27 mars à la Sorbonne, il a déroulé un projet et un programme sur le « moment France » et, assurément, installé sa candidature à la présidence de la République.
Texte intégral (1148 mots)

Dominique de Villepin multiplie les longs entretiens à la radio, à la télé : l’actualité internationale lui offre une place de choix. Mais le 27 mars à la Sorbonne, il a déroulé un projet et un programme sur le « moment France » et, assurément, installé sa candidature à la présidence de la République.

Ce vendredi, Dominique de Villepin quitte la question internationale pour se concentrer sur la France. Dans le grand amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, Dominique de Villepin a livré un discours fleuve d’1h30. Le cadre lui convient. Devant une foule étudiante dense, il peut faire chanter la langue française, convoquer les références littéraires et intellectuelles – Nerval et Michelet –, évoquer la grande histoire de France, appeler les figures longilignes de Giacometti. L’homme est heureux se présente en authentique héritier du gaullisme. Il n’hésite pas à parler de ses erreurs (le CPE, les révoltes en banlieue) ou de sa traversée du désert : il reprend les figures obligées du candidat qui, forcément, a souffert et a tout surmonté. Villepin inscrit ses pas dans ceux « des grands chênes » de la République, aujourd’hui « abattus » : Richelieu, Clemenceau, Blum, de Gaulle, Mitterrand, Chirac. Il y a de la gauche et il y a de la droite, mêlées dans le service de l’État et de la France. Pour la grandiloquence on est rassasié. C’est son style et comme chacun sait, le style, c’est l’homme.


TOUS LES JOURS, RETROUVEZ L’ESSENTIEL DE L’ACTU POLITIQUE DANS NOTRE NEWSLETTER

👉 C’EST ICI ET C’EST GRATUIT


Il est « venu [nous]parler de la France, pas de la nouvelle France, je n’y crois pas ; pas de la France de souche. Non, de la France tout court. Universelle et humaniste. Que nous voulons défendre et protéger ». Il se veut « fidèle aux mémoires et ouvert à l’avenir ». Pour Dominique de Villepin, c’est le sens de son engagement mais, il le croit, c’est surtout ce que les Français attendent. Pour lui, ce qui compte et comptera, ce qui nous unit, c’est la France, son passé et son avenir. À la toute fin seulement de son intervention, il consentira à parler un peu du « concret » tout en moquant cette exigence de journalistes qui en « oublient l’essentiel ».

Mais avant, Villepin aura dépeint une France qui « s’efface chaque jour un peu plus ». Il évoque dans une litanie de petits riens, cet essentiel qui s’est perdu, « le bonheur commun », celui qui s’inscrivait dans « le premier article, de la première constitution de la première république ». L’ancien premier ministre identifie ce qui, selon lui, constitue les principaux enjeux du temps : le réchauffement climatique, « la guerre qui s’étend parce que la force supplante le droit », le populisme identitaire, l’emprise sur les esprits des réseaux sociaux et de l’IA. Il est grave : « Si la France laïque et républicaine tombe, c’est une idée universelle qui recule ». Dans ces alertes, on retrouve le Villepin de 2003.

Dominique de Villepin fait de la politique. Il est rosse avec ses adversaires. Il étrille Gabriel Attal au sujet du droit international ; il récuse Bruno Retailleau et son dénigrement de l’État de droit ; il renvoie Édouard Philippe, jamais nommé mais bien visé, au bilan du macronisme.

Il se découvre quand il énonce les « nœuds gordiens » qu’il faut couper pour affronter les défis : stagnation économique, refus de réformer vraiment (ce qui, faute de précision, sonne très à droite), stagnation de l’État. Il dit : « L’État est partout dans les procédures et de moins en moins dans la vie réelle ». Il nous voit prisonniers de fantômes, du passé colonial qui pèse dans le regard porté sur la jeunesse. Il veut sortir de « la société des colères » et son cortège de ceux qui pensent ne pouvoir être entendus que dans la violence. Enfin, il évoque le défi des déficits.

Pour Dominique de Villepin, notre histoire est celle « d’un blocage social lié à l’effondrement du droit, de la sécurité sociale, de l’école », les piliers de notre République. Son action, il pense l’organiser autour de la dignité (comme Hollande), de l’unité et de la souveraineté. Il les décline avec dextérité et imagination. Mais il reste très évasif dans les mises en œuvre. Par exemple, il revient sur les retraites en parlant de la nécessité de construire un consensus mais, plus loin, au sujet des moyens de sa politique, il évoque la création d’un fonds de pension souverain. On peut en déduire qu’il propose de revenir sur la retraite par capitalisation. À ce stade, rien n’est précisé. C’est en sortant de l’ambiguïté que Villepin s’exposera.

Dominique de Villepin fait de la politique. Il est rosse avec ses adversaires. Il étrille Gabriel Attal au sujet du droit international ; il récuse Bruno Retailleau et son dénigrement de l’État de droit ; il renvoie Édouard Philippe, jamais nommé mais bien visé, au bilan du macronisme qui subit les plus terribles saillies : « Échec de la ruse, du dogmatisme et du paternalisme ; échec de la gesticulation en politique étrangère ». Il ne faut pas en douter, Villepin se situe à droite et c’est à ce camp qu’il s’adresse en premier. Une droite qu’on avait oubliée, celle d’avant sa sortie progressive de la République, d’avant Sarkozy – son ennemi de toujours Son discours peut porter au-delà de la droite. Il fait un pari, celui de parler depuis les hauteurs à un peuple démoralisé. Il entend lui redonner confiance en évoquant son lointain et proche passé. Dominique de Villepin a du talent et cette fois il se sent prêt. Jean-Luc Mélenchon n’est plus seul à pouvoir parler grand – quand il le veut.

07.04.2026 à 12:04

🔴 PÉTITION DU JOUR

Loïc Le Clerc
500 000 signatures contre la loi Yadan… Depuis 2020, la pétition s’est institutionnalisée : l’objectif est désormais d’atteindre au plus vite les 100 000 signatures pour que la pétition soit mise en Une du site de l’Assemblée et qu’un rapporteur soit nommé. Le bingo étant le seuil des 500 000 signatures, forçant la conférence des présidents de l’Assemblée…
Lire plus (210 mots)

500 000 signatures contre la loi Yadan…

Depuis 2020, la pétition s’est institutionnalisée : l’objectif est désormais d’atteindre au plus vite les 100 000 signatures pour que la pétition soit mise en Une du site de l’Assemblée et qu’un rapporteur soit nommé. Le bingo étant le seuil des 500 000 signatures, forçant la conférence des présidents de l’Assemblée à discuter d’un éventuel débat dans l’hémicycle. On s’attend donc à ce que la très décriée « loi Yadan », qui vise à criminaliser l’antisionisme et la contestation de la politique d’Israël, subisse cette forme de pression populaire. La pétition est ici et elle a déjà dépassé, en moins de deux mois, les 400 000 signatures. En 2023, la pétition demandant la dissolution de la BRAV-M (263 000 pétitionnaires) n’a abouti à rien ; en 2025, celle contre la loi Duplomb (2 millions de signatures !) n’a en rien empêché la promulgation de la loi. Si les manifestations ne servent à rien, que les élections ne sont pas suivies d’effets et les pétitions balayées, que dire de notre démocratie ?

10 / 10

 

  GÉNÉRALISTES
Ballast
Fakir
Interstices
Issues
Korii
Lava
La revue des médias
Time [Fr]
Mouais
Multitudes
Positivr
Regards
Slate
Smolny
Socialter
UPMagazine
Le Zéphyr
 
  Idées ‧ Politique ‧ A à F
Accattone
À Contretemps
Alter-éditions
Contre-Attaque
Contretemps
CQFD
Comptoir (Le)
Déferlante (La)
Esprit
Frustration
 
  Idées ‧ Politique ‧ i à z
L'Intimiste
Jef Klak
Lignes de Crêtes
NonFiction
Nouveaux Cahiers du Socialisme
Période
 
  ARTS
L'Autre Quotidien
Villa Albertine
 
  THINK-TANKS
Fondation Copernic
Institut La Boétie
Institut Rousseau
 
  TECH
Dans les algorithmes
Framablog
Gigawatts.fr
Goodtech.info
Quadrature du Net
 
  INTERNATIONAL
Alencontre
Alterinfos
Gauche.Media
CETRI
ESSF
Inprecor
Guitinews
 
  MULTILINGUES
Kedistan
Quatrième Internationale
Viewpoint Magazine
+972 mag
 
  PODCASTS
Arrêt sur Images
Le Diplo
LSD
Thinkerview
🌞