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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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04.02.2026 à 06:00

Iran : La situation des droits humains s’enfonce plus profondément dans la crise

Human Rights Watch
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Click to expand Image Les proches de condamnés à mort se rassemblent devant le palais de justice à Téhéran, en Iran, le 24 mai 2023, brandissant des pancartes sur lesquelles on peut lire « Non aux exécutions ».  © 2023 HRANA

(Beyrouth) - En 2025, les autorités iraniennes ont procédé à des exécutions à une échelle inédite depuis la fin des années 80, à des massacres en réponse aux manifestations qui ont éclaté dans tout le pays, ainsi qu’à des arrestations arbitraires et de masse, et intensifié la répression sous couvert de sécurité nationale, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2026.

La répression meurtrière des manifestations qui ont éclaté fin décembre s’est fortement intensifiée début 2026, avec le massacre, par les forces de sécurité, de milliers de manifestants et de passants. Le bilan s’élève à des milliers de morts. Human Rights Watch a mis en évidence une escalade coordonnée dans l’usage illégal et meurtrier de la force par les autorités depuis le 8 janvier, notamment des preuves attestant que des manifestants et des passants ont été tués ou blessés par des balles qui les ont touchés à la tête et au torse. Les autorités ont commis ces massacres alors qu’elles avaient imposé une coupure totale d’Internet et des restrictions sur les télécommunications à l’échelle nationale afin de dissimuler l’ampleur réelle des atrocités. 

L’année 2025 a été marquée par des violations généralisées et systématiques du droit à la vie, notamment par l’application de la peine de mort. Selon l’organisation de défense des droits humains Abdorrahman Boroumand Center, fin décembre, les autorités iraniennes avaient exécuté plus de 2 000 personnes, soit le nombre le plus élevé d’exécutions connues depuis la fin des années 80.

« En 2025, la spirale de l’impunité et des effusions de sang a entraîné une vague d’exécutions sans précédent depuis des dizaines d’années, ainsi que la répression de manifestation la plus meurtrière, qui a conduit à des massacres sans précédent de manifestants et de passants cette année », a déclaré Bahar Saba, chercheuse senior sur l’Iran à Human Rights Watch. « La communauté internationale devrait d’urgence prendre des mesures concrètes pour demander des comptes aux responsables, en examinant tous les recours à disposition, notamment la compétence universelle. »

Rapport mondial 2026 Rapport abrégé en français

Dans la 36e édition de son Rapport mondial, qui comprend 529 pages, Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits humains dans plus de cent pays. Dans son essai introductif, le directeur exécutif Philippe Bolopion estime que briser la déferlante autoritaire qui est en train de s’abattre sur le monde constitue le défi d’une génération. Le système des droits humains se trouvant menacé comme jamais auparavant par l’administration Trump et les autres puissances mondiales, Philippe Bolopion appelle les démocraties respectueuses des droits et la société civile à construire une alliance stratégique afin de défendre les libertés fondamentales.  

Les forces de sécurité iraniennes ont procédé à des massacres de manifestants après l’escalade des manifestations nationales le 8 janvier 2026. Ces massacres commis par les forces de sécurité iraniennes rappellent brutalement que les dirigeants qui massacrent leur propre peuple continueront à commettre des atrocités jusqu’à ce qu’ils soient amenés à rendre des comptes.Plus de la moitié des exécutions concernaient des infractions liées à la drogue, en violation flagrante du droit international. Les exécutions ont été précédées d’atteintes systématiques et manifestes au principe d’équité des procès, et les femmes et les membres de minorités ethniques, dont beaucoup appartiennent également à la minorité religieuse sunnite, ont été de plus en plus souvent condamnées à mort.Les autorités iraniennes ont continué de réprimer brutalement la dissidence et d’exercer une répression transnationale. Des centaines de dissidents, d’avocats, de journalistes, de membres de minorités ethniques et religieuses et de ressortissants binationaux et étrangers sont toujours détenus arbitrairement en Iran. Les autorités ont maintenu et mis en œuvre des lois et des politiques imposant l’obligation discriminante et dégradante du port du voile, et leurs déclarations officielles des derniers mois de l’année laissent présager une nouvelle vague de répression. La torture et d’autres mauvais traitements, notamment le fait de délibérément refuser des soins médicaux aux prisonniers, sont restés des pratiques systématiques et généralisées. Les punitions comprenaient la flagellation et l’amputation, qui constituent des actes de torture. Les autorités ont continué d’exercer une répression contre les minorités ethniques et religieuses, notamment à l’encontre des bahaïs, ce qui constitue un crime contre l’humanité. Human Rights Watch a constaté qu’en juin 2023, les forces israéliennes avaient attaqué illégalement la prison d’Evin à Téhéran, en l’absence de toute cible militaire évidente, tuant et blessant une multitude de civils, ce qui constitue un crime de guerre manifeste. À la suite des frappes, les prisonniers politiques aux mains des autorités iraniennes ont subi des mauvais traitements et fait l’objet de disparitions forcées. Human Rights Watch a également enquêté sur cinq frappes iraniennes de missiles balistiques qui ont touché des régions peuplées d’Israël et tué 20 civils, et a conclu qu’il s’agissait vraisemblablement de crimes de guerre. 

04.02.2026 à 06:00

Israël : Escalade des actes d’extermination et de nettoyage ethnique

Human Rights Watch
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Click to expand Image Des Palestiniens se pressent sur un site où une organisation caritative distribue de la nourriture chaude, alors que persiste une grave pénurie alimentaire, à Beit Lahia, dans la bande de Gaza, le 28 octobre 2025.   © 2025 Abdalhkem Abu Riash/Anadolu via Getty Images

(Jérusalem) – Les forces israéliennes ont intensifié en 2025 leurs atrocités à l’encontre des Palestiniens, commettant des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des actes de génocide et des opérations de nettoyage ethnique, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2026. Elles ont tué, mutilé, affamé et déplacé de force des Palestiniens et détruit leurs habitations et leurs infrastructures civiles à une échelle sans précédent dans l’histoire récente d’Israël et de la Palestine.

La campagne d’Israël dans la bande de Gaza a causé la mort de plus de 69 000 Palestiniens, dont plus de 19 000 enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza. Un cessez-le-feu en octobre négocié par les États-Unis, a conduit à la libération des derniers otages israéliens encore vivants détenus à Gaza et de centaines de Palestiniens détenus en Israël, pour la plupart sans procès ni inculpation. Mais de grave abus, notamment les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution commis par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens, persistent. 

« L’ordre international reposant sur des règles qui a émergé des ruines de la Seconde guerre mondiale est violemment remis en cause par le carnage et les destructions à Gaza », a déclaré Adam Coogle, directeur adjoint de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le cessez-le-feu n’a pas mis fin aux crimes d’Israël et il ne devrait pas non plus empêcher les autres pays de prendre des mesures urgentes pour faire face à ces abus continuels et faire justice. »

Rapport mondial 2026 Rapport abrégé en français

Dans la 36ème édition de son Rapport mondial, qui comprend 529 pages, Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits humains dans plus de cent pays. Dans son essai introductif, le directeur exécutif Philippe Bolopion estime que briser la déferlante autoritaire qui est en train de s’abattre sur le monde constitue le défi d’une génération. Le système des droits humains se trouvant menacé comme jamais auparavant par l’administration Trump et les autres puissances mondiales, Philippe Bolopion appelle les démocraties respectueuses des droits et la société civile à construire une alliance stratégique afin de défendre les libertés fondamentales.

Les autorités israéliennes ont eu recours à la famine comme arme de guerre à Gaza, imposant au territoire un blocus total pendant plus de 11 semaines, en restreignant sévèrement à d’autres moments les livraisons d’aide humanitaire et en privant la population d’électricité et d’eau potable. En août, les meilleurs experts du monde sur l’insécurité alimentaire ont déclaré une famine dans la ville de Gaza et aux alentours. En mai, les forces israéliennes ont renouvelé une offensive détruisant une grande partie des infrastructures civiles restantes à Gaza. Elles ont tué des centaines de Palestiniens qui cherchaient à se procurer de la nourriture, pour la plupart sur ou à proximité de sites de distribution d’aide alimentaire dans le cadre d’un système militarisé d’assistance appuyé par les États-Unis et géré par des contractants privés sous les auspices de la Fondation humanitaire pour Gaza.En janvier, les forces israéliennes ont entamé dans le nord de la Cisjordanie des opérations qui ont vidé trois camps de réfugiés, déplaçant de force environ 32 000 personnes, actes équivalant à des crimes de guerre, à des crimes contre l’humanité et à du nettoyage ethnique. Les autorités ont empêché les habitants de revenir, à quelques exceptions près, ce qui fait de cette opération le plus vaste déplacement en Cisjordanie depuis 1967. Les violences commises, en toute impunité, par les colons israéliens ont atteint en 2025 un niveau sans précédent depuis plus de 18 ans, avec plus de 2 660 incidents ayant fait des victimes ou causé des dommages aux biens recensés jusqu’à septembre. L’Autorité palestinienne a accru sa répression de la dissidence en Cisjordanie. Après le cessez-le-feu, le bras armé du Hamas a procédé à d’apparentes exécutions sommaires de personnes qu’il accusait de collaborer avec l’armée israélienne.  

Tous les gouvernements devraient agir pour empêcher que soient commises de nouvelles atrocités en suspendant leur assistance militaire et leurs transferts d’armes à Israël, en imposant des sanctions ciblées à l’encontre des autorités israéliennes impliquées de manière crédible dans les graves violations en cours, en suspendant leurs accords commerciaux préférentiels avec Israël, en interdisant les échanges commerciaux avec les colonies de peuplement illégales et en soutenant la mise en application de tous les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale.

04.02.2026 à 06:00

Liban : Le gouvernement devrait tenir ses promesses de réforme

Human Rights Watch
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Click to expand Image Une femme marchait parmi les décombres près d’équipements agricoles calcinés à la suite d'une frappe israélienne, dans le village de Msayleh situé dans le sud du Liban, le 11 octobre 2025. © Mahmoud Zayyat /AFP via Getty Images

(Beyrouth) – En 2025, les autorités libanaises ont fait de timides progrès dans la mise en œuvre des réformes promises par le nouveau président et le nouveau Premier ministre du pays, mais les violations des droits humains se sont poursuivies et les autorités n’ont toujours pas rendu justice aux victimes de l’explosion du port de Beyrouth en 2020 ni aux victimes de crimes de guerre, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2026. 

Après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en novembre 2024, les forces israéliennes ont tué plus de 330 personnes au Liban, dont au moins 127 civils, et au moins 64 000 personnes sont toujours déplacées selon les chiffres d’octobre 2025. 

Rapport mondial 2026 Rapport abrégé en français

Dans la 36ème édition de son Rapport mondial, qui comprend 529 pages, Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits humains dans plus de cent pays. Dans son essai introductif, le directeur exécutif Philippe Bolopion estime que briser la déferlante autoritaire qui est en train de s’abattre sur le monde constitue le défi d’une génération. Le système des droits humains se trouvant menacé comme jamais auparavant par l’administration Trump et les autres puissances mondiales, Philippe Bolopion appelle les démocraties respectueuses des droits et la société civile à construire une alliance stratégique afin de défendre les libertés fondamentales.

« Alors que la population libanaise continue de se heurter à de multiples obstacles pour accéder à la justice, exercer ses droits sociaux et économiques et jouir de la liberté d’expression, les autorités devraient agir pour concrétiser les réformes promises », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à Human Rights Watch. « Si les autorités libanaises ont enfin entamé des discussions sur la responsabilité des forces israéliennes dans les violations du droit de la guerre, elles n’ont toujours pas pris de mesures concrètes pour demander des comptes à Israël. »

Malgré la reprise de l’enquête sur l’explosion du 4 août 2020 à Beyrouth, les autorités libanaises n’ont toujours pas rendu justice aux victimes ni à leurs familles.Les agences de sécurité et les procureurs libanais ont continué à harceler des activistes, des journalistes et des détracteurs du gouvernement en les convoquant pour les interroger au sujet de leur travail critique à son encontre.La Commission parlementaire libanaise chargée de l’administration et de la justice a entamé des discussions autour d’un nouveau projet de loi sur les médias, présenté à la Commission le 27 mai 2025. Bien que ce projet comprenne des mesures importantes visant à protéger la liberté d’expression, il continue de prévoir des sanctions pénales pour des actes liés à l’expression d’opinions.Le 9 octobre 2025, le gouvernement libanais a chargé le ministère de la Justice d’évaluer les mesures juridiques qui pourraient être prises suite aux attaques israéliennes contre des journalistes pendant la dernière guerre. Il n’a cependant toujours pas pris de mesures concrètes pour garantir la mise en œuvre d’une obligation de rendre des comptes.

Les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir des enquêtes au niveau national sur les violations du droit de la guerre. Le gouvernement devrait adhérer au Statut de Rome de la CPI, et déposer une déclaration acceptant la compétence de la Cour au moins depuis le 7 octobre 2023. Les autorités libanaises devraient cesser de convoquer les journalistes et les activistes à cause de leur travail critique à leur égard, et le Parlement devrait veiller à ce que les lois libanaises sur l’indépendance des médias et du pouvoir judiciaire respectent les normes internationales.

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