13.02.2026 à 13:20
13.02.2026 à 12:35
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« La légitimation des thèses racialistes et suprémacistes par des chercheurs date du XVIIIᵉ siècle et elle est toujours en cours », note *Next*. Dans cet article, le média spécialisé revient sur une gigantesque fuite de deux deux bases de données gérées par les autorités de santé des États-Unis (ou NIH), révélée par le New York Times. La première concerne « 9500 patients de 8 à 21 ans pour "caractériser l'interaction entre le cerveau, le comportement et la génétique". L'autre [...] se (…)
- Société / États-Unis, National, Discriminations, Numérique, Jeunesse
« La légitimation des thèses racialistes et suprémacistes par des chercheurs date du XVIIIᵉ siècle et elle est toujours en cours », note Next. Dans cet article, le média spécialisé revient sur une gigantesque fuite de deux deux bases de données gérées par les autorités de santé des États-Unis (ou NIH), révélée par le New York Times. La première concerne « 9500 patients de 8 à 21 ans pour "caractériser l'interaction entre le cerveau, le comportement et la génétique". L'autre [...] se présente comme "la plus grande étude à long terme sur le développement cérébral et la santé infantile menée aux États-Unis" avec des données sur 11 880 enfants ».
Problème : bien que l'accès à ces données soit limité à des chercheurs issus « d'une institution scientifique », le New York Times a découvert qu'un « professeur en management » d'une université de Cleveland a pu y avoir accès dès 2020 pour un projet d'étude « sur les différences entre les hommes et les femmes en matière de tailles du cerveau et de capacités cognitives ». L'homme a ensuite diffusé ces données auprès de pseudo-scientifiques racistes, qui les utilisent aujourd'hui pour établir un lien erroné entre origine ethnique et intelligence.
Next a interrogé deux chercheurs français sur les enjeux de cette manipulation de données à des fins discriminatoires, opérée parfois même par « des gens qui ont pignon sur rue », dénonce un expert. Le média questionne aussi la légitimité d'une telle collecte de données aussi peu protégée : « On sait depuis 10 à 15 ans [que des pseudo-scientifiques] cherchent des données pour justifier leurs délires racistes », s'attriste ainsi un chercheur du CNRS.