LePartisan.info

MÉDIAS

Lien du flux RSSHuman Rights Watch NewsHumans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

04.08.2026 à 15:34

RD Congo : Un responsable gouvernemental confirme la pollution liée aux activités pétrolières

Human Rights Watch
Click to expand Image Puits de pétrole situé dans la concession de Perenco en République démocratique du Congo. © 2026 Human Rights Watch

Un représentant du ministère congolais des Hydrocarbures, lors d'un entretien officiel avec Human Rights Watch le 31 juillet, a évoqué les conclusions de l'audit environnemental officiel mené par le gouvernement sur les activités de Perenco, la compagnie pétrolière et gazière franco-britannique opérant dans l'ouest de la République démocratique du Congo.

L'audit a mis en évidence des « impacts négatifs sur la qualité des sols et de l'air » liés aux opérations pétrolières, a déclaré le responsable du ministère, ajoutant que « tous les volets de la pollution seront abordés » dans le rapport final.

Faisant suite à des allégations de pollution de longue date, le gouvernement a commandé cet audit en décembre 2024.

Human Rights Watch a publié un rapport le 27 juillet documentant de graves risques sanitaires pour les communautés vivant à proximité des installations de Perenco, établissant un lien entre les activités de l'entreprise et la pollution de l'air, des sols et des sources d'eau. Human Rights Watch a constaté que le torchage régulier du gaz et le brûlage à ciel ouvert des déchets pétroliers à proximité des zones résidentielles de l'ouest de la RD Congo dégradaient la qualité de l'air, tandis que les déversements de pétrole provenant des puits et des pipelines polluaient les sols et les rivières environnants. Human Rights Watch a également constaté que Perenco se livrait à des pratiques qui violent le droit environnemental congolais, notamment le brûlage à ciel ouvert des déchets pétroliers. Au moment de la publication du rapport, le ministère des Hydrocarbures n'avait pas commenté les conclusions de l'enquête.

En réponse aux questions de Human Rights Watch, Perenco a nié que ses activités « puissent entraîner une pollution de l’air, du sol et de l’eau ou des problèmes de santé aigus et néfastes. » Toutefois, le responsable du ministère a déclaré que les conclusions préliminaires de l’audit « corroborent les conclusions de Human Rights Watch. »

En réponse aux questions concernant la source de la pollution, le responsable a souligné que « la vétusté des infrastructures et des pipelines de Perenco » contribue à la pollution des sols. Le responsable a indiqué que l'audit final recommandera des rénovations des infrastructures, estimera les coûts de dépollution et proposera des mesures pour réparer les dommages environnementaux.

Si les prélèvements d'eaux souterraines sont toujours en cours, l'audit est entré dans sa phase finale, selon le ministère des Hydrocarbures. L'audit définitif devrait être achevé d'ici la fin du mois de septembre.

Le responsable du ministère a assuré que le rapport « serait rendu public » une fois finalisé. « Le gouvernement s'engage à une transparence totale concernant cet audit. »

Human Rights Watch a appelé à maintes reprises le gouvernement congolais à publier les conclusions de l'audit.

04.08.2026 à 09:39

Des renvois rapides font suite aux arrivées de migrants à Ceuta

Human Rights Watch
Click to expand Image Des migrants et des demandeurs d'asile se rassemblent près du poste-frontière entre le Maroc et Ceuta, une enclave espagnole, le 31 juillet 2026. © 2026 Mario Moron/JNA Press/Sipa USA via AP Photo

L’arrivée du 30 au 31 juillet d’environ 50 000 à 60 000 personnes à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, a été non seulement sans précédent, mais aussi tragique. Au moins 72 personnes sont mortes, dont beaucoup se sont noyées en tentant de rejoindre Ceuta à la nage depuis le Maroc et d’autres se sont écrasées en essayant d’escalader une barrière frontalière, selon les autorités espagnoles.

La plupart des personnes qui ont traversé la frontière étaient marocaines, mais certaines venaient du Soudan, du Yémen et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord, a indiqué l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Beaucoup auraient cherché à émigrer pour des raisons économiques, mais certaines étaient des demandeurs d’asile, notamment des personnes ayant fui le conflit au Soudan.

Le 2 août, la plupart des personnes ayant franchi la frontière pour entrer à Ceuta étaient retournées au Maroc. Le gouvernement espagnol a affirmé que ces retours étaient volontaires, mais l’AMDH, qui s’est entretenue avec certains d’entre eux, a déclaré que des forces de sécurité espagnoles auraient procédé à des « refoulements en masse » sans évaluations individuelles. L’organisation a également affirmé que certains habitants de Ceuta avaient recouru à la violence contre les arrivants et que les forces espagnoles et marocaines auraient fait usage d’une force excessive contre des personnes arrivant à Ceuta ou tentant de quitter la ville frontalière marocaine de Beni Ensar.

Les frontières de Ceuta et de Melilla, l’autre enclave espagnole en Afrique du Nord, comptent parmi les frontières extérieures les plus fortifiées de l’Union européenne. Elles ont longtemps été le théâtre de violences ou d’un recours excessif à la force de la part des forces de sécurité tant marocaines qu’espagnoles, ainsi que d’expulsions collectives menées par les autorités espagnoles. Au moins 15 personnes ont trouvé la mort au large de Ceuta en 2014 lorsque la Guardia Civil espagnole a tiré des balles en caoutchouc et lancé des gaz lacrymogènes sur des personnes qui tentaient de rejoindre à la nage le territoire espagnol. Au moins 23 hommes africains ont trouvé la mort en juin 2022 à la frontière entre Melilla et le Maroc, dans un contexte de recours à la force et de tactiques anti-émeutes par les deux parties.

Les autorités marocaines et espagnoles devraient veiller à ce que des enquêtes indépendantes et impartiales soient menées sur les circonstances entourant les traversées vers Ceuta et sur les allégations de recours excessif à la force. Elles devraient également donner la priorité à un traitement humain et à l’aide humanitaire pour les personnes arrivées à Ceuta, les personnes renvoyées au Maroc et celles qui ont tenté de quitter le pays.

Les autorités espagnoles devraient garantir les droits des personnes restant à Ceuta en évaluant individuellement leurs besoins en matière de santé et de protection et en leur assurant l’accès aux procédures d’asile.

Des deux côtés de la frontière, il est essentiel de veiller à ce que tout recours à la force soit strictement nécessaire et proportionné. Les expulsions sommaires sont inacceptables, quel que soit le mode d’arrivée des personnes.

03.08.2026 à 12:27

Le projet du ministère israélien de la Défense implique des crimes de guerre potentiels

Human Rights Watch
Click to expand Image Des Palestiniens récupèrent leurs effets personnels dans leurs maisons évacuées après que l'armée israélienne a délivré plusieurs autorisations d'accès de courte durée aux habitants du camp de réfugiés de Tulkarem, situé en Cisjordanie occupée, le 17 juin 2026. © 2026 Majdi Mohammed/AP Photo

Le 28 juillet, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a ordonné à l’armée israélienne de prendre le contrôle d’un autre camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, sans préciser lequel. Il a déclaré que l’opération devait suivre le « modèle de Tulkarem, Nur Shams et Jénine ».

Ces propos laissent présager de nouvelles expulsions de Palestiniens de leurs foyers et, par conséquent, un renforcement du nettoyage ethnique et des crimes de guerre.

L’armée israélienne a expulsé les résidents des camps de réfugiés de Tulkarem, Nur Shams et Jénine en janvier et février 2025, dans le cadre de l’opération « Mur de fer », une opération militaire brutale, voire meurtrière, qui a entraîné le plus grand déplacement massif de Palestiniens en Cisjordanie depuis 1967. Katz avait déclaré que ce déplacement durerait un an. Mais vingt mois plus tard, selon les Nations unies, plus de 33 000 réfugiés palestiniens sont toujours déplacés de leurs foyers dans les camps de réfugiés où ils vivaient il y a deux ans.

L’armée israélienne continue d’interdire tout accès aux camps, privant ainsi ces réfugiés du droit de retourner chez eux. Dispersés à travers la Cisjordanie, les réfugiés sont contraints de louer des logements, de séjourner chez des proches ou de solliciter un hébergement temporaire auprès d’organisations caritatives. Non seulement les camps ont été vidés, mais l’armée israélienne a également systématiquement démoli des habitations et des bâtiments pour faire place à un nouveau réseau de routes élargies et de voies d’accès, soi-disant pour des « raisons militaires ».

Human Rights Watch a constaté en novembre 2025 que ces actes de déplacement forcé constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Dans le cadre de notre enquête sur l’opération « Mur de fer », Human Rights Watch a identifié des hauts responsables qui devraient faire l’objet d’une enquête et être poursuivis en justice pour ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israel Katz. Malgré l’abondance des preuves recueillies, les autorités israéliennes n’ont pas enquêté sur les agissements abusifs de leur armée, et les gouvernements étrangers concernés n’ont imposé aucune sanction pour les atrocités commises.

Cette absence de responsabilité envoie le message profondément inquiétant que des crimes graves peuvent être perpétrés en toute impunité. Les gouvernements devraient agir de toute urgence pour empêcher le déplacement forcé potentiel d’un plus grand nombre de réfugiés palestiniens, notamment en imposant des sanctions ciblées à l’encontre des personnes impliquées dans les graves violations en cours, en suspendant les transferts d’armes vers Israël, en interdisant le commerce avec les colonies illégales, en envisageant de suspendre les accords commerciaux préférentiels avec Israël, et en soutenant la Cour pénale internationale et ses enquêtes en cours, notamment en exécutant ses mandats d’arrêt.

L’annonce de Katz montre que lorsque des crimes internationaux graves restent impunis, ils peuvent se reproduire.

⬅️ 12 / 20 ➡️

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme