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À première vue, ce genre de rendez-vous peut aujourd'hui paraître banal. Sur une scène marseillaise, deux politologues (Christèle Lagier et Thomas Guénolé) animaient fin janvier une conférence-débat sur la montée de l'extrême droite et ses dangers, face à un parterre de citoyens de gauche en mal de solutions. Mais ce reportage réalisé par *Marsactu* en amont des élections municipales de 2026 illustre un contraste important entre la cible visée par les experts et leur auditoire réel.
Car si (…)
À première vue, ce genre de rendez-vous peut aujourd'hui paraître banal. Sur une scène marseillaise, deux politologues (Christèle Lagier et Thomas Guénolé) animaient fin janvier une conférence-débat sur la montée de l'extrême droite et ses dangers, face à un parterre de citoyens de gauche en mal de solutions. Mais ce reportage réalisé par Marsactu en amont des élections municipales de 2026 illustre un contraste important entre la cible visée par les experts et leur auditoire réel.
Car si Christèle Lagier estime que « la résistance ne peut venir que des femmes, des minorités en tout genre et des jeunes », elle confie : à « chaque fois que je suis sollicitée, je revois les mêmes têtes, un public militant et âgé ». Sur la « centaine » de personnes présentes, « les moins de quarante ans s'y comptent sur les doigts des deux mains et les moins de vingt ans sur un seul doigt », note ainsi le reporter. Les participants à la réunion marseillaise incarnent ainsi l'électorat moyen quinquagénaire, tandis que les jeunes représentent une part importante des « dix millions de non-inscrits ou de mal inscrits, [qui] ne votent pas extrême droite », précise l'universitaire.
Le politologue Thomas Guénolé détaille quant à lui les moyens d'agir « en toute légalité si votre ville bascule à l'extrême droite », mais la démarche ne convainc pas tout le monde. « Ici, on est tous d'accord. La difficulté, c'est d'aller vers les indécis, les électeurs du RN, les jeunes », estime un retraité engagé dans l'éducation populaire. Le seul jeune (28 ans) du groupe rappelle pour sa part que sa génération « se mobilise ailleurs, et surtout pas dans ce genre de format et un vendredi soir ».