"Il rend son tablier", écrit France info. "Figure dominante de la scène politique serbe depuis plus de 14 ans, le président Aleksandar Vučić a annoncé dimanche [27 septembre] sa démission", poursuivent Les Échos. Ainsi, il met "fin à son second et dernier mandat de cinq ans et [ouvre] la voie à des élections présidentielles anticipées" […]
Le président serbe Aleksandar Vučić lors d'une conférence de presse à l'occasion de la visite du président du Conseil européen, António Costa, début juin à Belgrade - Crédits : Conseil européen
"Il rend son tablier", écrit France info. "Figure dominante de la scène politique serbe depuis plus de 14 ans, le président Aleksandar Vučić a annoncé dimanche [27 septembre] sa démission", poursuivent Les Échos. Ainsi, il met "fin à son second et dernier mandat de cinq ans et [ouvre] la voie à des élections présidentielles anticipées" [El Mundo].
"'Je démissionne de mes fonctions de président', a déclaré M. Vučić devant le palais présidentiel, où ses partisans scandaient son nom. Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l’Assemblée nationale'", a-t-il ajouté, rapporte la RTBF.
Le poste de Premier ministre dans son viseur
"Il effectuait son deuxième mandat et aurait dû quitter ses fonctions en mai 2027", explique la Deutsche Welle. "Conformément à la Constitution serbe, la présidente sortante du Parlement, Ana Brnabić, assurera l'intérim de la présidence jusqu'à l'élection d'un nouveau président. L'élection présidentielle devra se tenir dans un délai de 90 jours, la campagne électorale durant entre 30 et 60 jours", note Reuters.
"Cet homme de 56 ans, lié au nationalisme serbe […] domine la vie politique [du pays] depuis plus d'une décennie", rappelle la Deutsche Welle. "Il est devenu Premier ministre en 2014, avant d'être élu président pour un premier mandat en 2017" [BBC]. Il n'était "pas autorisé à briguer un troisième mandat présidentiel" [The Guardian]. Désormais "son objectif : se présenter au poste de Premier ministre lors des élections législatives prévues en octobre", expose France info.
La Serbie bousculée par des protestations étudiantes depuis deux ans
"Début septembre, Vučić a appelé à la tenue d'élections anticipées en octobre, invoquant de 'graves turbulences sur la scène politique intérieure'", écrit la Deutsche Welle. "Le gouvernement de ce dirigeant populiste a été miné par la colère suscitée par des allégations de négligence dans la gestion des finances publiques", juge la BBC.
"C’est l’effondrement du toit de la gare de Novi Sad, faisant 16 victimes, qui a déclenché la colère contre le gouvernement en 2024", rappelle l'audiovisuel britannique. "Les étudiants ont exigé que justice soit faite après cette tragédie. Leur lutte pour la justice et contre la corruption s'est transformée en un puissant mouvement qui tentera de destituer le SNS (Parti progressiste serbe) après 14 ans au pouvoir", pointe The Guardian. "La tenue d'élections anticipées était une revendication clé" du mouvement [Les Échos].
Insuffisant pour tempérer l'ambition d'Aleksandar Vučić. "'Je veux me présenter comme un homme ordinaire, comme l'un des membres du peuple', a-t-il déclaré. Il dirige désormais la liste électorale de son parti populiste de droite", citent Les Échos. "En Serbie, le Premier ministre est formellement plus puissant que le président, mais Vučić a tout de même joué un rôle prépondérant durant ses deux mandats de cinq ans, présidant parfois les sessions gouvernementales et annonçant systématiquement toutes les décisions et tous les projets importants", analyse The Guardian.
Des dizaines de personnes graciées avant sa démission
"Sa candidature au poste de Premier ministre est perçue comme une tentative de conserver une position clé et d'améliorer les chances de son parti face au mouvement étudiant", observe The Guardian. Juste avant de quitter son poste, il a fait plusieurs actions en faveur du mouvement étudiant. "Dimanche, Vučić a déclaré avoir accordé l'amnistie et la grâce à 49 personnes, dont 12 militants et 11 de ses propres partisans, qui avaient été arrêtées ou jugées en lien avec les manifestations", dénombre Reuters.
Un acte qui s'inscrit dans une dynamique de campagne plus profonde. "Ces dernières semaines, Vučić a parcouru le pays, ses déplacements étant retransmis en direct par les médias pro-gouvernementaux. Il a inauguré de nouvelles routes, distribué des aides financières et des médicaments à prix réduit, et rendu visite aux électeurs à leur domicile", conclut The Guardian.
"Les cloches des églises sonneront littéralement à travers toute la France ce vendredi [25 septembre] matin" [Euronews]. Et pour cause : "le pape effectue [sa] première visite officielle en France depuis 18 ans", poursuit le média européen. "Aucun pape n'a effectué de visite d'État [dans l'Hexagone] depuis Benoît XVI en 2008", rappelle RFI. "À partir […]
Le pape Léon XIV, lors d'une conférence de presse juste après son élection en mai 2025 au Vatican - Crédits : Edgar Beltrán / Wikimedia Commons CC-BY-SA-4.0
"Les cloches des églises sonneront littéralement à travers toute la France ce vendredi [25 septembre] matin" [Euronews]. Et pour cause : "le pape effectue [sa] première visite officielle en France depuis 18 ans", poursuit le média européen. "Aucun pape n'a effectué de visite d'État [dans l'Hexagone] depuis Benoît XVI en 2008", rappelle RFI.
"À partir de vendredi, Léon XIV passera quatre jours en France, visitant Paris, Lourdes et Metz", détaille la Deutsche Welle, qui évoque une "fièvre papale" en France. "Tous ses événements publics affichent complet depuis des semaines. Les organisateurs prévoient qu'environ un million de personnes se rassembleront dans les rues de Paris samedi pour une messe en plein air géante place de la Concorde", observe le quotidien allemand.
Un programme bien rempli sur fond de désaccords
"Vendredi, Léon doit s'adresser au président Emmanuel Macron et à d'autres dirigeants français au palais de l'Élysée, ainsi qu'au personnel du siège de l'Unesco", écrit Cyprus Inform. "Le président n'assistera toutefois à aucune des messes célébrées par le pape, principalement pour éviter d'enfreindre le principe français de stricte séparation de l'État et de la religion", note la BBC.
"Cette visite intervient dans un contexte de désaccords entre les responsables catholiques français et le gouvernement concernant l'inscription en 2024 du droit à l'avortement dans la Constitution française, une première mondiale, et une loi adoptée plus tôt cette année légalisant l'aide médicale à mourir pour les adultes atteints de maladies incurables", souligne Cyprus Inform. Une loi qui s'oppose aux valeurs de "l'Église catholique [qui] enseigne que toute vie humaine est sacrée et s'oppose à l'avortement, à l'aide médicale à mourir et à la peine capitale" [Reuters].
L'attente est grande. "Après un passage en papamobile à travers la foule jusqu'à la cathédrale Notre-Dame vendredi après-midi, le pape Léon XIV sera rejoint dans la soirée par 80 000 jeunes au Stade de France, dans le nord de Paris", rapporte la BBC. Ensuite, il se rendra dans le sud de la France à Lourdes pour y célébrer une messe "avec sept survivants d'abus sexuels commis par des membres du clergé, alors que l'Église catholique continue de faire face à l'héritage des abus au sein de ses institutions et que des voix s'élèvent pour réclamer des comptes", pointe RFI. "Les responsables de l'Église locale espèrent que ce voyage redorera l'image de l'Église" [Reuters].
"Lundi, le pape doit [enfin] s'adresser aux dirigeants de l'UE dans la ville de Metz, avec un discours intitulé 'Aux racines de l'Europe pour la paix et l'unité' [Euronews]. "Le choix de Metz est en lui-même symbolique. Jadis centre de l'Empire carolingien, la ville a changé de langue et d'allégeance à plusieurs reprises au cours des siècles, étant tantôt allemande, tantôt française", rappelle la Deutsche Welle.
"Il rendra hommage à Robert Schuman (1886-1963), père fondateur de l'Union européenne et fervent catholique, aujourd'hui candidat à la béatification" [BBC]. Pour le pape Léon XIV, "l’Europe est une entité réelle qu’il faut préserver et développer au-delà du nationalisme", considère le politologue Olivier Roy, cité par la Deutsche Welle.
"Aujourd'hui, la France s'est sécularisée comme le reste de l'Europe, et moins de la moitié de la population se déclare catholique", rappelle la BBC. Alors, cette visite se présente sans doute comme un défi. "La France est devenue en quelque sorte un terrain d'expérimentation pour les changements qui affectent le catholicisme en Europe occidentale", analyse François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique des religions au sein de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) [RFI]. Puisque l'Europe tient toujours un "rôle clé pour le pape", conclut la Deutsche Welle.
"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro. Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de […]
Oslo a annoncé, mercredi 23 septembre, la volonté d'établir une feuille de route afin d'exploiter le premier gisement de terres rares européen - Crédits : Maarten Heerlien / Wikimedia Commons CC-BY-2.0
"Le gouvernement norvégien a annoncé ce mercredi 23 septembre vouloir mettre en place d'ici 2028 'au plus tard' un plan d'exploitation pour le plus grand gisement de terres rares d'Europe, dont le développement se heurte aujourd'hui à des considérations environnementales", relève Le Figaro.
Quelques mois plus tôt, il a été établi que "le champ [de terres rares] est beaucoup plus grand que ce qui avait été estimé précédemment. Selon l'estimation mise à jour, l'étendue des terres rares a été ajustée de 8,8 millions de tonnes en 2024 à 15,9 millions de tonnes en 2025. Le champ peut donc être 80 % plus grand" [Adresseavisen].
Situé à 150 kilomètres au sud-ouest d'Oslo, le gisement recèlerait notamment du néodyme et du praséodyme, "éléments qui entrent dans la composition de 'super aimants' utilisés notamment dans les véhicules électriques, les énergies vertes et la défense", précise Le Temps.
La ministre norvégienne de l'Industrie, Cecilie Myrseth, souhaite accélérer le calendrier, avec un plan d'exploitation attendu d'ici 2028 au plus tard : "nous pensons que c'est possible, même si c'est un calendrier ambitieux", a-t-elle déclaré à Aftenposten.
Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a qualifié cette annonce de "décision importante", précise le quotidien Adresseavisen. "Il est primordial d'augmenter la production en Norvège [pays non membre de l'UE, ndlr] pour accéder aux minéraux critiques à l'avenir, et l'exploitation minière peut également créer des emplois et une nouvelle industrie", poursuit le chef du gouvernement.
Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie, "la valeur des biens et services où les terres rares sont incluses est estimée à 15 000 à 16 000 milliards de NOK", soit autour de 1 400 milliards d'euros. "De grands chiffres qui devraient également augmenter", a précisé la ministre de l'Industrie [E24].
L'annonce a été bien accueillie par l'industrie et les syndicats, mais avec des conditions. La confédération syndicale LO se réjouit que l'État assume un rôle opérationnel, tandis que Norsk Industri, la fédération des industries norvégiennes, demande que le plan soit "suivi de mesures et de moyens" [E24].
L'exploitation se heurte toutefois à des "obstacles environnementaux" [Le Temps], qui "ont longtemps retardé le projet" [Euronews]. "Des expertises y ont recensé 78 espèces animales et végétales placées sur la liste rouge du pays, c'est-à-dire menacées, à des degrés divers, de disparition : différents coléoptères saproxyliques, des ormes de montagne, des frênes communs, une quarantaine de types de champignons, des mousses…", énumère Le Figaro.
En réponse, "Rare Earths Norway (REN), la société propriétaire des droits d’extraction, a déclaré que la mine elle-même serait 'invisible', l’extraction et le concassage se déroulant sous terre", en admettant que "des installations de traitement de surface seraient encore nécessaires" [Euronews].
L'enjeu touche aussi à la sécurité des approvisionnements européens. "Indispensables à la transition énergétique et numérique, les terres rares sont définies comme critiques par l’Union européenne qui dépend aujourd’hui de la Chine, poids lourd du secteur, pour ses approvisionnements", relève Le Temps. Aujourd'hui, "environ 70 % des extractions de terres rares ont lieu en Chine", poursuit Adresseavisen. Or "à ce jour, aucun gisement de terres rares n’est en exploitation en Europe" [Le Temps]. Dans ce contexte, REN dit espérer "commencer l'exploitation minière au cours de la première moitié des années 2030", conclut Euronews.