28.01.2026 à 17:44

Le sociologue Julien Vitores publie aux éditions La Découverte La nature à hauteur d'enfants. Socialisations écologiques et genèse des inégalités, fruit de son enquête sur le rapport des enfants à la nature.
« Les enseignants, directement en contact avec la nature, peuvent enseigner la biologie, la géologie, l'écologie et permettent aux élèves de développer un lien personnel avec la nature. » Voilà comment l'académie de Paris, à l'instar d'autres institutions, encourage les professeurs à « faire classe dehors » pour favoriser le contact des enfants avec la nature : « le milieu naturel est une source de jeux et d'opportunités de développement infinie ».
Mais si les enfants, en fonction de leur origine géographique et leur milieu social, n'avaient pas tous le même rapport à la nature ? Si l'injonction à se connecter à la nature, au-delà d'une intention louable, entretenait des logiques de distinction et confortait certaines inégalités sociales ? Et si le rapport à la nature n'était au fond pas naturel mais éminemment politique et social ?
Autant de questions que s'est posées le sociologue Julien Vitores. Pour étudier le rapport des élèves de maternelle à la nature, il a réalisé une enquête sociologique dans trois écoles : une école privée de l'ouest parisien, une école publique d'un quartier populaire du nord de Paris et une école rurale du sud de la France.
Il a publié les résultats de son enquête dans un livre, La nature à hauteur d'enfants. Socialisations écologiques et genèse des inégalités, publié aux éditions La Découverte. Le sociologue Julien Vitores est invité de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j'aurais su ».
Continuer la lecture…27.01.2026 à 18:37

« Faire de l'aventure sa routine quotidienne. » « J'ai soif d'aventure pour ceux qui ont faim de liberté. » « Je viens de loin et j'irai loin. » Autant de slogans de la nouvelle campagne de recrutement de l'armée de terre qui ont convaincu Gérard Mordillat qu'il fallait s'engager pour faire la guerre. Mais la guerre contre qui ? Gérard vous dévoile toutes les options qui sont sur la table.
Continuer la lecture…26.01.2026 à 09:10

Montpellier, Toulouse, Nîmes, Paris… une quarantaine d'avant-premières, partout un accueil formidable, MERCI !
Et ça continue ! VOYEZ LE PROGRAMME.
Cette année 2026, qui marque le 250e anniversaire de la déclaration d'Indépendance du 4 juillet 1776, est l'occasion pour Donald Trump de montrer en grande pompe sa vision de la grandeur américaine expurgée de ses aspects « négatifs » imposés par les « gauchistes radicaux ».
Trump n'est pas seulement ce milliardaire rusé en affaires et ce communicant imprévisible, il entend aussi imposer ses idées et sa vision de l'histoire. Il s'agit de restaurer la vérité et la raison dans l'histoire des États-Unis selon Donald.
Aussi, pour ces commémorations, on éliminera les références au racisme, au genre et aux minorités, tous ces sujets wokistes et négatifs dont les Blancs – c'est évident – sont les premières victimes.
Parmi les grands événements prévus, on pourra voir le plus grand drapeau américain de l'histoire portée par 500 champions olympiques et un grand récit de la civilisation occidentale et judéo-chrétienne de Moïse à Donald Trump.
Pour l'historien, Brian Sandberg de l'université de l'Illinois du Nord, le contrôle de l'interprétation de l'histoire par le gouvernement est totalement nouveau aux États Unis.
Étant donné la force du modèle états-unien, cette dérive totalitaire ne va pas manquer d'inspirer des imitations à travers le monde. Face au développement de l'extrême droite, l'histoire devient donc un enjeu majeur. Aussi le livre d'Howard Zinn constitue un contre-feu nécessaire et, sans que nous l'ayons vraiment prémédité, tant mieux si notre film contribue à cette résistance.
Continuer la lecture…25.01.2026 à 07:40

Contre les milices de Trump, la résistance armée s'organise.
L'assassinat de Renee Good, 37 ans, mère de famille, le 7 janvier 2026, à Minneapolis, par un flic d'ICE, a suscité une profonde colère dans le monde entier. Par milliers les États-Uniens se mobilisent contre les nervis de Trump. Des réseaux d'autodéfense se mobilisent partout.
Le 20 janvier, c'est un enfant de 5 ans, Liam Ramos, qui est arrêté par les sbires de ICE pour leur servir d'appât pour faire sortir ses parents afin de capturer et expulser toute la famille.
Plus de 600 000 ont déjà été brutalement expulsés en 2025.
Mais la résistance s'organise. À Philadelphie, armée de fusils AK-47, une patrouille d'autodéfense qui se réclame du Black Panther Party des années 1960 s'oppose aux milices de Trump. Le légendaire Black Panther Party for Self-Defense a profondément marqué l'histoire de la lutte contre les inégalités raciales et sociales qui persistaient dans les années 1960, malgré les droits civiques obtenus par les citoyens noirs. Les femmes représentaient jusqu'aux deux tiers du parti. Angela Davis en est une figure emblématique.
Aujourd'hui, à nouveau, quarante ans plus tard, on entend : « tout le pouvoir au peuple, aucun pouvoir aux flics ! »
Continuer la lecture…23.01.2026 à 23:21

Les nationalistes espagnols regrettent Franco, les conservateurs chiliens ont la nostalgie de Pinochet, le portugais André Ventura, lui, ne renierait pas la devise du dictateur Salazar : « Dieu, patrie, famille ».
Le candidat d'extrême droite a fait une percée remarquée en réunissant 23,52 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle, le 18 janvier dernier. Ce qui lui a permis d'arriver deuxième et de se qualifier pour le second tour. Comment un parti nationaliste créé il y a à peine six ans est-il devenu la deuxième force politique du pays ? Pourquoi Marine Le Pen ne cesse-t-elle de vanter les mérites d'André Ventura ? Le candidat d'extrême droite a-t-il une chance de l'emporter le 8 février prochain ? Quelles sont ses idées, son programme ? Le Guide du droitard vous dit tout ou presque sur le fondateur du parti Chega (« ça suffit ») qui, loin de condamner la dictature de Salazar, a choisi de parfaire et de compléter le mot d'ordre de l'État nouveau en s'inspirant de Pétain : « Dieu, patrie, famille et travail ».
Continuer la lecture…21.01.2026 à 19:25

C'est le cri du cœur du pays réel, de la France de Zemmour et de CNEWS, de Bernard Arnault comme des fabricants de casquette rouge.
Un cri qui rappelle le fameux « C'EST PÉTAIN QU'IL NOUS FAUT » lancé en 1936 par Gustave Hervé dans un ouvrage fameux.
Passé du socialisme au fascisme, admirateur de Mussolini, il avait créé le Parti socialiste national, deux mots également associés de l'autre côté du Rhin.
Ce précurseur du fascisme français admirait alors le maréchal von Hindenburg, président du Reich qui allait éviter la guerre en prenant Hitler comme chancelier.
Il nous fallait un semblable maréchal en France. Le souhait de Gustave Hervé se réalisa.
On connaît la suite.
Dans ces années 1930, Gustave Hervé ne faisait que refléter ce qui fermentait alors dans les esprits.
Mais tout ça c'est du passé.
Aujourd'hui, C'EST TRUMP QU'IL NOUS FAUT !
Continuer la lecture…20.01.2026 à 16:19

ON EST DANS LE RÊVE HUMIDE D'UN RETAILLEAU OU D'UN BARDELLA
La vidéo a fait le tour du monde. Le meurtre à bout portant de Renee Nicole Good, une mère de famille de 37 ans tuée le 7 janvier par Jonathan Ross, un flic de l'ICE, commandos ultra-violents voulus par Trump contre les immigrés.
Il faut en virer un million, c'est un ordre de Donald et sa bande. Peu importent les bavures, l'impunité est totale. Une vraie industrie : 328 000 ont déjà été renvoyés en 2025.
Le département de la Sécurité intérieure a tout de suite plaidé la légitime défense face à ce que Trump a qualifié d'« acte de terrorisme intérieur », alors que Renee Nicole Good ne faisait que filmer.
Mais la colère monte et la résistance s'organise à Minneapolis et bien au-delà. Selon des sondages, une majorité d'Américains, plus de 50 %, dénoncent ces brutalités, y compris les plus grandes gueules du camp MAGA.
Les médias français documentent avec indignation ces violences.
Mais pourquoi aller si loin ? Nous aussi on a un ICE version française. En 2025, 29 personnes sont mortes en tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis la France.
Indignation ? Manif ?
Vous vous souvenez de la recette pour faire cuire les grenouilles ?
De quoi étonner Dillah cette semaine.
Continuer la lecture…22.04.2025 à 05:30

« Je vais vous dire, les gars, ce qu'il faut faire pour faire augmenter vos salaires ». Voilà un vrai chant de bataille, un vrai mode d'emploi pour ouvrir sa section syndicale au boulot et mener la lutte ! C'est François Béranger en 1978 qui balance ce blues parlé.
Continuer la lecture…« Je vais vous dire, les gars, ce qu'il faut faire pour faire augmenter vos salaires ». Voilà un vrai chant de bataille, un vrai mode d'emploi pour ouvrir sa section syndicale au boulot et mener la lutte ! C'est François Béranger en 1978 qui balance ce blues parlé.
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