Il le jure la main sur le cœur, il « ne savai(t) pas pour ces destructions d'espèces protégées ». De même, ses avocats nient toute implication de leur client. Le petit personnel (actuels et anciens régisseurs et gardes-chasses) accepte d'endosser tous les faits qui sont reprochés à leur milliardaire de patron, propriétaire du modeste domaine de Fontenaille (650 hectares à la La Ferté-Saint-Aubin) et confirme avoir agi à l'insu de leur patron…
Mais rien à faire !
Au tribunal d'Orléans, mardi 8 septembre, à l'issue de deux jours d'audience où Olivier Bouygues comparaissait pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée », la procureure de la république Emmanuelle Bochenek-Puren n'a pas cru une seule seconde aux simagrées du milliardaire et a requis, étant donné l'abondance de « preuves matérielles », la peine maximale à son encontre, soit 5 ans de prison avec sursis et 750 000 euros d'amende avec interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans.
« Je ne savais pas pour ces destructions d'espèces protégées. C'est dans l'ADN de notre groupe de déléguer, de faire confiance, j'ai fait ça sur nos chantiers, je fais ça sur mon domaine. Cela a été un choc quand j'ai appris ces faits, je leur ai passé un savon et aussitôt exigé que ces pratiques cessent. » (Olivier Bouygues)
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