02.03.2026 à 22:53
« La puissance militaire écrasante des forces américaines aériennes, terrestres et maritimes a été utilisée pour lancer un assaut spectaculaire, un assaut comme on n'en avait jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. »
Voici comment le président Donald Trump se félicitait le 3 janvier dernier de l'intervention militaire qu'il avait ordonnée au Venezuela.
L'enlèvement et la capture du président Maduro ont sidéré le monde entier.
Par leur outrecuidance : jamais les États-Unis n'étaient aussi directement et militairement intervenus en Amérique du Sud.
Par leur franchise : Donald Trump citait explicitement les réserves pétrolières du pays comme but recherché du renversement de Maduro.
Par leur illégalité : aussi condamnable qu'ait pu être le pouvoir exercé par Nicolás Maduro, rien, ni dans le droit international, ni dans la charte des Nations unies, n'autorise une telle intervention dans un pays souverain étranger.
Qu'est-ce qui a poussé le président Trump à un tel coup de force ? Quelle relation les États-Unis d'Amérique entretiennent-ils avec le sous-continent sud-américain ? Qu'est-ce que la fameuse « doctrine Monroe » que tout le monde aime rappeler ?
Olivier Compagnon est professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine. Il est l'invité de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j'aurais su ».
Continuer la lecture…