Version smartphones allégée
🟥 Accueil 🟩 Revues 🟦 International
Lien du flux RSS
Premier quotidien francophone au Liban : toute l'actualité de la politique, l'économie, la culture et la société au Liban, au Proche-Orient et dans le monde

DERNIÈRES ACTUS CI-DESSOUS EN CLAIR

▸ les 5 dernières parutions

18:52 Iran    A Munich, Pahlavi mobilise l'opposition promonarchiste iranienne

img

Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, s'est dit samedi prêt à mener la « transition » vers un « avenir démocratique et laïque » en Iran, devant environ 200.000 partisans rassemblés à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité (MSC).

« Je suis ici pour garantir une transition vers un avenir démocratique et laïque. Je m'engage à être le leader de la transition » vers un « processus démocratique et transparent, à travers les urnes », a dit cette figure de l'opposition iranienne en exil, qui multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation, en Iran comme à l'étranger, contre la République islamique. « Assurons-nous que le moment est venu. En particulier les nations libres de ce monde et leurs gouvernements », a-t-il ajouté, à l'occasion de la MSC, qui réunit jusqu'à dimanche des dirigeants mondiaux.

Les participants à la manifestation - environ 200.000 d'après la police de la capitale bavaroise - ont atteint le double du nombre attendu par l'association organisatrice, The Munich Circle. Ils sont venus dénoncer la répression sanglante qui a étouffé une vaste vague de contestation depuis fin décembre. Des ONG de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués en Iran.

Le rassemblement a eu lieu sur la Theresienwiese, une immense place bétonnée de l'ouest de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP.

Rassemblement pacifique

Dans une ambiance pacifique, de nombreux manifestants ont offert des tulipes et des roses aux policiers sur ce site qui accueille chaque année l'Oktoberfest, considérée comme la plus grande fête foraine du monde. Certains brandissaient des drapeaux à bandes horizontales verte, blanche et rouge avec un lion et un soleil, étendard de la monarchie renversée en 1979.

Plusieurs des manifestants interrogés par l'AFP ont dénoncé les négociations menées par les Etats-Unis avec le gouvernement iranien, dénonçant l'absence de légitimité de ce dernier. « Lorsqu'un gouvernement tue son peuple dans la rue, il n'est pas digne de confiance », a déclaré Razieh Shahverdi, une Iranienne de 34 ans, employée dans le marketing, qui a fait le trajet depuis Paris pour rejoindre la manifestation.

« Nous devons dire aux autres peuples du monde que ce régime n'est pas notre choix », a expliqué Maryam Merabolhassani, une étudiante iranienne de 25 ans qui vit désormais en Allemagne. Ses parents, restés dans son pays, ont eux aussi tenté de faire entendre leur voix, malgré le danger de la répression, a-t-elle raconté.

« Meilleure option » pour l'Iran

Certains manifestants de ce rassemblement affichaient le portrait du fils exilé du chah déchu, et scandaient des slogans tels que « Javid Shah » (vive le chah), « Pahlavi bar migarde » (Pahlavi revient) et « Reza II ». Héritier du trône du chah d'Iran, Reza Pahlavi, 65 ans, vit en exil aux Etats-Unis depuis la révolution de 1979 qui a renversé son père. Il s'érige aujourd'hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays.

Lors de son discours à la MSC samedi matin, il a appelé le président américain Donald Trump à « aider » le peuple iranien, jugeant qu'il était « temps d'en finir avec la République islamique ». « C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer », a ajouté cette figure de l'opposition iranienne qui vit en exil à New York.

S'exprimant lors de la manifestation, l'influent sénateur américain Lindsey Graham a assuré que « l'ayatollah » Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 allait « partir ». « Le peuple iranien va retrouver sa liberté. Ce n’est qu'une question de temps. L'aide arrive. Continuez à manifester. La libération est proche », a assuré l'élu républicain de Caroline du Sud.

Pour Riana, une médecin de 40 ans vivant en Allemagne, qui préfère taire son nom auprès de l'AFP pour sa sécurité, Reza Pahlavi est « la meilleure option pour notre pays car nous connaissons la famille Pahlavi ». Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran étaient aussi prévus samedi à Toronto et à Los Angeles.

La semaine dernière, quelque 10.000 personnes s'étaient déjà rassemblées à Berlin selon la police allemande, répondant à l'appel du Conseil national de la Résistance iranienne, vitrine politique du groupe d'opposition en exil Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), considéré comme « terroriste » par Téhéran.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

18:43 Jihadisme   Au moins 46 personnes tuées dans trois attaques dans le centre-ouest du Nigéria

img

Au moins 46 personnes ont été tuées samedi dans l'attaque par des hommes armés de trois villages de l'État du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, a appris l'AFP de source humanitaire.

Selon cette source humanitaire qui a requis l'anonymat, « 38 personnes ont été tuées par balles ou égorgées » dans le village de Konkoso, « sept ont été tuées à Tungan Makeri » et « une personne a été tuée à Pissa », trois localités situées dans le gouvernement local de Borgu, à la frontière avec l’État de Kwara où plus de 160 personnes ont été massacrées par des jihadistes début février.

La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements de masse a attiré l’attention sur la situation sécuritaire, surtout celle des États-Unis qui ont critiqué l'incapacité du Nigeria à endiguer les violences.

Le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste depuis plus de 16 ans dans le nord-est, à un conflit entre agriculteurs et éleveurs dans le centre-nord, à des violences séparatistes dans le sud-est et à des enlèvements contre rançon dans le nord-ouest, qui pourraient gagner progressivement le sud-ouest, jusque-là relativement plus sûr.

Des groupes jihadistes opèrent aussi dans le nord-ouest et le centre-ouest, dynamisés par l'insécurité croissante dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. De nombreux gangs armés, localement appelés « bandits », sévissent également, pillent les villages, tuent et enlèvent les habitants.

La source humanitaire a précisé qu'« environ 80% des maisons de Konkoso ont été incendiées » et que « d'autres cadavres sont en cours de récupération ». La police de l’État du Niger a confirmé l'attaque de Tungan Makeri. « A environ 06H00 du matin, des bandits présumés ont envahi le village de Tungan Makeri (...) et six personnes ont perdu la vie pendant l'attaque », a déclaré un porte-parole de la police à l'AFP. « Certaines maisons ont été incendiées et un nombre encore indéterminé de personnes ont été enlevées », a-t-il ajouté, précisant être à la recherche d'informations sur les attaques des deux autres villages.

Selon un rapport sécuritaire consulté par l'AFP, les bandits « ont opéré au moyen de 41 motos, chacune portant deux ou trois hommes ».

Repère de bandits et jihadistes

La frontière entre les États de Kwara et du Niger abrite la forêt de Kainji, repère notoire de bandits et de jihadistes. Début février, plus de 160 personnes ont été massacrées dans le village de Woro, dans l’État de Kwara, par des jihadistes. En octobre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaëda, avait revendiqué sa première attaque sur le sol nigérian près de Woro.

Plus de 250 enfants d'un internat catholique de Papiri, dans le même État du Niger, avaient été enlevés en novembre. Ils ont depuis été libérés.

Selon des médias nigérians, des responsables religieux et communautaires de la circonscription de Borgu ont appelé la semaine dernière le président Bola Tinubu à installer une base militaire à proximité afin de mettre un terme aux attaques récurrentes.

L'insécurité au Nigeria est devenue un sujet d'intérêt pour les États-Unis, dont le président Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont « persécutés » et victimes d'un « génocide » perpétré par des « terroristes ». Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.

L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, a mené des frappes dans l'État de Sokoto le jour de Noël, visant, selon elle, des membres de l'État islamique. Depuis, la coopération militaire entre les deux pays s'est renforcée.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats
5 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie