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DERNIÈRES ACTUS CI-DESSOUS EN CLAIR

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19:50 Liban-Nord   Un bâtiment menacé d'effondrement évacué sur l'autoroute Beddaoui à Tripoli

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Les forces de sécurité ont demandé aux habitants de l'immeuble Ridani, situé sur l'autoroute Beddaoui à Tripoli, d'évacuer les lieux rapidement en raison de fissures importantes dans le bâtiment, rapporte notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak.

Les familles sont sorties précipitamment sans savoir où aller. Elles se sont retrouvées dans la rue, dans un état de peur et de désarroi, en attendant qu'un refuge sûr leur soit trouvé. L'immeuble de cinq étages abritait huit familles.

Depuis le début de l’hiver, plusieurs évacuations et effondrements meurtriers ont eu lieu à Tripoli, principalement à cause de la négligence et du manque d’entretien des bâtiments. Les autorités ont à plusieurs reprises alerté sur le risque croissant d’écroulements dans la ville, la plus pauvre du Liban, où les infrastructures se dégradent dans un contexte de pénurie chronique de financements. Jeudi, la Fondation CMA CGM a annoncé la création d'un fonds d’urgence d’un million de dollars destiné à soutenir la deuxième plus grande du pays.

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19:35 Tensions   L’armée américaine se prépare pour une potentielle campagne de plusieurs semaines contre l’Iran

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L’armée américaine se prépare à l’éventualité d’opérations soutenues, pouvant durer plusieurs semaines, contre l’Iran si le président Donald Trump ordonne une attaque, ont indiqué deux responsables américains.

Un tel scénario pourrait déboucher sur un conflit bien plus grave que ceux observés jusqu’à présent entre les deux pays. Cette révélation, faite par des responsables s’exprimant sous couvert d’anonymat, accroît les enjeux des efforts diplomatiques en cours entre les États-Unis et l’Iran. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent en effet tenir des négociations avec des responsables iraniens mardi à Genève, avec des représentants d’Oman en tant que médiateurs.

En marge de la conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a averti samedi que, bien que Donald Trump privilégie un accord avec Téhéran, « cela reste très difficile à réaliser ».

« Depuis 47 ans, ils parlent et parlent et parlent »

Dans le même temps, le Pentagone a ordonné un renforcement de la présence militaire américaine dans la région, avec notamment l'envoi d'un second porte-avions au Moyen-Orient. Des responsables américains ont précisé vendredi que l'envoi de l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, s'accompagnait de celui de milliers de soldats, d'avions de combat, de destroyers lance-missiles guidés et d’autres moyens capables de mener des frappes et de faire face à des salves de missiles.

S’exprimant vendredi devant les troupes sur une base en Caroline du Nord, Donald Trump a ouvertement évoqué la possibilité d’un changement de régime en Iran, estimant que « cela semble être la meilleure chose qui puisse arriver ». « Depuis 47 ans, ils parlent et parlent et parlent », a-t-il déclaré, sans préciser qui pourrait prendre le pouvoir à la place du régime en place, affirmant seulement qu’« il y a des gens ».

Le président américain a depuis longtemps exprimé son scepticisme face au potentiel envoi de troupes au sol en Iran, déclarant l’an dernier que « la dernière chose à faire, c'est d'envoyer des forces terrestres », alors que les moyens militaires actuellement déployés au Moyen-Orient suggèrent plutôt des options de frappes aériennes et navales. Au Venezuela, il a toutefois montré sa disposition à recourir également aux forces d’opérations spéciales, comme lors du rapt du président Nicolas Maduro dans un raid éclair mené à Caracas début janvier.

Interrogée sur les préparatifs d’une éventuelle opération militaire américaine prolongée, la porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a déclaré que Donald Trump dispose de « toutes les options sur la table concernant l’Iran ». « Il écoute divers points de vue sur chaque sujet, mais prend la décision finale en fonction de ce qui est le mieux pour notre pays et notre sécurité nationale », a-t-elle ajouté.

Risques en hausse

Les États-Unis avaient envoyé deux porte-avions dans la région l’an dernier, avant de mener des frappes contre des sites nucléaires iraniens pendant la « guerre des 12 jours » entre l'Iran et Israël.

Cependant, cette opération « Midnight Hammer » en juin avait constitué une attaque ponctuelle, avec des bombardiers furtifs partis des États-Unis pour frapper des installations nucléaires iraniennes. L’Iran avait riposté par une frappe très limitée contre la base américaine d'al-Udeid, située au Qatar, tout en prévenant indirectement l'administration américaine.

Les préparatifs en cours sont cette fois « plus complexes », ont cependant indiqué les responsables américains. Dans le cadre d’une campagne prolongée, l’armée américaine pourrait cibler des installations sécuritaires iraniennes, et non plus seulement les infrastructures nucléaires, a précisé l’un des responsables, sans fournir davantage de détails. Selon des experts, les risques pour les forces américaines seraient nettement plus élevés dans une telle opération contre l’Iran, qui dispose d’un important arsenal de missiles. Des frappes de représailles iraniennes augmenteraient également le risque d’un conflit régional.

Le même responsable a indiqué que les États-Unis s’attendaient pleinement à une riposte iranienne, pouvant entraîner des frappes et contre-frappes sur une période prolongée. La Maison-Blanche et le Pentagone n’ont pas répondu aux questions concernant les risques de représailles ou d’embrasement régional.

M. Trump a menacé à plusieurs reprises de bombarder l’Iran en raison de son programme nucléaire et balistique ainsi que de la répression interne. Jeudi, il a prévenu que l’alternative à une solution diplomatique serait « très traumatisante, très traumatisante ».

Les Gardiens de la révolution iraniens ont de leur côté averti qu’en cas de frappes sur le territoire iranien, ils pourraient riposter contre les nombreuses bases militaires américaines au Moyen-Orient, situées en Jordanie, en Syrie, au Koweït, en Arabie saoudite, au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis ou encore en Turquie.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu mercredi 11 février avec Donald Trump à Washington, soulignant que si un accord avec l’Iran était conclu, « il devrait inclure des éléments vitaux pour Israël ».

L’Iran s'est dit prêt à discuter de limitations de son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions, mais a exclu de lier cette question à son programme de missiles.

Cet article est une traduction d'une enquête publiée en anglais par l'agence Reuters.

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19:04 Tensions   Reprise des pourparlers Etats-Unis-Iran la semaine prochaine à Genève, confirme la Suisse

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La Suisse a annoncé samedi la reprise des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Genève la semaine prochaine, Washington poussant Téhéran à conclure un accord visant notamment à limiter son programme nucléaire.

Le sultanat d'« Oman accueillera les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Genève la semaine prochaine. La Suisse salue et soutient ces pourparlers », a déclaré un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères à l'AFP.

18:52 Iran    A Munich, Pahlavi mobilise l'opposition promonarchiste iranienne

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Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, s'est dit samedi prêt à mener la « transition » vers un « avenir démocratique et laïque » en Iran, devant environ 200.000 partisans rassemblés à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité (MSC).

« Je suis ici pour garantir une transition vers un avenir démocratique et laïque. Je m'engage à être le leader de la transition » vers un « processus démocratique et transparent, à travers les urnes », a dit cette figure de l'opposition iranienne en exil, qui multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation, en Iran comme à l'étranger, contre la République islamique. « Assurons-nous que le moment est venu. En particulier les nations libres de ce monde et leurs gouvernements », a-t-il ajouté, à l'occasion de la MSC, qui réunit jusqu'à dimanche des dirigeants mondiaux.

Les participants à la manifestation - environ 200.000 d'après la police de la capitale bavaroise - ont atteint le double du nombre attendu par l'association organisatrice, The Munich Circle. Ils sont venus dénoncer la répression sanglante qui a étouffé une vaste vague de contestation depuis fin décembre. Des ONG de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués en Iran.

Le rassemblement a eu lieu sur la Theresienwiese, une immense place bétonnée de l'ouest de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP.

Rassemblement pacifique

Dans une ambiance pacifique, de nombreux manifestants ont offert des tulipes et des roses aux policiers sur ce site qui accueille chaque année l'Oktoberfest, considérée comme la plus grande fête foraine du monde. Certains brandissaient des drapeaux à bandes horizontales verte, blanche et rouge avec un lion et un soleil, étendard de la monarchie renversée en 1979.

Plusieurs des manifestants interrogés par l'AFP ont dénoncé les négociations menées par les Etats-Unis avec le gouvernement iranien, dénonçant l'absence de légitimité de ce dernier. « Lorsqu'un gouvernement tue son peuple dans la rue, il n'est pas digne de confiance », a déclaré Razieh Shahverdi, une Iranienne de 34 ans, employée dans le marketing, qui a fait le trajet depuis Paris pour rejoindre la manifestation.

« Nous devons dire aux autres peuples du monde que ce régime n'est pas notre choix », a expliqué Maryam Merabolhassani, une étudiante iranienne de 25 ans qui vit désormais en Allemagne. Ses parents, restés dans son pays, ont eux aussi tenté de faire entendre leur voix, malgré le danger de la répression, a-t-elle raconté.

« Meilleure option » pour l'Iran

Certains manifestants de ce rassemblement affichaient le portrait du fils exilé du chah déchu, et scandaient des slogans tels que « Javid Shah » (vive le chah), « Pahlavi bar migarde » (Pahlavi revient) et « Reza II ». Héritier du trône du chah d'Iran, Reza Pahlavi, 65 ans, vit en exil aux Etats-Unis depuis la révolution de 1979 qui a renversé son père. Il s'érige aujourd'hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays.

Lors de son discours à la MSC samedi matin, il a appelé le président américain Donald Trump à « aider » le peuple iranien, jugeant qu'il était « temps d'en finir avec la République islamique ». « C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer », a ajouté cette figure de l'opposition iranienne qui vit en exil à New York.

S'exprimant lors de la manifestation, l'influent sénateur américain Lindsey Graham a assuré que « l'ayatollah » Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 allait « partir ». « Le peuple iranien va retrouver sa liberté. Ce n’est qu'une question de temps. L'aide arrive. Continuez à manifester. La libération est proche », a assuré l'élu républicain de Caroline du Sud.

Pour Riana, une médecin de 40 ans vivant en Allemagne, qui préfère taire son nom auprès de l'AFP pour sa sécurité, Reza Pahlavi est « la meilleure option pour notre pays car nous connaissons la famille Pahlavi ». Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran étaient aussi prévus samedi à Toronto et à Los Angeles.

La semaine dernière, quelque 10.000 personnes s'étaient déjà rassemblées à Berlin selon la police allemande, répondant à l'appel du Conseil national de la Résistance iranienne, vitrine politique du groupe d'opposition en exil Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), considéré comme « terroriste » par Téhéran.

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18:43 Jihadisme   Au moins 46 personnes tuées dans trois attaques dans le centre-ouest du Nigéria

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Au moins 46 personnes ont été tuées samedi dans l'attaque par des hommes armés de trois villages de l'État du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, a appris l'AFP de source humanitaire.

Selon cette source humanitaire qui a requis l'anonymat, « 38 personnes ont été tuées par balles ou égorgées » dans le village de Konkoso, « sept ont été tuées à Tungan Makeri » et « une personne a été tuée à Pissa », trois localités situées dans le gouvernement local de Borgu, à la frontière avec l’État de Kwara où plus de 160 personnes ont été massacrées par des jihadistes début février.

La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements de masse a attiré l’attention sur la situation sécuritaire, surtout celle des États-Unis qui ont critiqué l'incapacité du Nigeria à endiguer les violences.

Le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste depuis plus de 16 ans dans le nord-est, à un conflit entre agriculteurs et éleveurs dans le centre-nord, à des violences séparatistes dans le sud-est et à des enlèvements contre rançon dans le nord-ouest, qui pourraient gagner progressivement le sud-ouest, jusque-là relativement plus sûr.

Des groupes jihadistes opèrent aussi dans le nord-ouest et le centre-ouest, dynamisés par l'insécurité croissante dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. De nombreux gangs armés, localement appelés « bandits », sévissent également, pillent les villages, tuent et enlèvent les habitants.

La source humanitaire a précisé qu'« environ 80% des maisons de Konkoso ont été incendiées » et que « d'autres cadavres sont en cours de récupération ». La police de l’État du Niger a confirmé l'attaque de Tungan Makeri. « A environ 06H00 du matin, des bandits présumés ont envahi le village de Tungan Makeri (...) et six personnes ont perdu la vie pendant l'attaque », a déclaré un porte-parole de la police à l'AFP. « Certaines maisons ont été incendiées et un nombre encore indéterminé de personnes ont été enlevées », a-t-il ajouté, précisant être à la recherche d'informations sur les attaques des deux autres villages.

Selon un rapport sécuritaire consulté par l'AFP, les bandits « ont opéré au moyen de 41 motos, chacune portant deux ou trois hommes ».

Repère de bandits et jihadistes

La frontière entre les États de Kwara et du Niger abrite la forêt de Kainji, repère notoire de bandits et de jihadistes. Début février, plus de 160 personnes ont été massacrées dans le village de Woro, dans l’État de Kwara, par des jihadistes. En octobre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaëda, avait revendiqué sa première attaque sur le sol nigérian près de Woro.

Plus de 250 enfants d'un internat catholique de Papiri, dans le même État du Niger, avaient été enlevés en novembre. Ils ont depuis été libérés.

Selon des médias nigérians, des responsables religieux et communautaires de la circonscription de Borgu ont appelé la semaine dernière le président Bola Tinubu à installer une base militaire à proximité afin de mettre un terme aux attaques récurrentes.

L'insécurité au Nigeria est devenue un sujet d'intérêt pour les États-Unis, dont le président Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont « persécutés » et victimes d'un « génocide » perpétré par des « terroristes ». Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.

L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, a mené des frappes dans l'État de Sokoto le jour de Noël, visant, selon elle, des membres de l'État islamique. Depuis, la coopération militaire entre les deux pays s'est renforcée.

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