01.04.2026 à 13:10
Aux côtés de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon, des néofascistes, identitaires et hooligans
Jeunesse Lyon Populaire, Héritage, RED Angers…
Le 12 février, Quentin Deranque est mort dans un affrontement contre des militants antifascistes. Il était ce jour-là accompagné d’activistes identitaires et néofascistes.
Un mois et demi après la mort de Quentin Deranque, l’enquête policière se poursuit. Soupçonnés notamment de lui avoir porté des coups fatals lors d’un violent affrontement survenu entre deux groupes, le 12 février, neuf militants antifascistes, actifs pour certains au sein de la Jeune Garde, sont toujours en détention provisoire. Les 24 et 25 mars, ce sont cette fois sept individus issus de l’extrême droite radicale, présents à Lyon (69) ce jour-là aux côtés du militant nationaliste-révolutionnaire de 23 ans, qui ont été interpellés, entendus et même perquisitionnés par la police, comme l’a révélé Le Parisien. D’après le quotidien, « les magistrats instructeurs et les enquêteurs lyonnais chargés de faire la lumière sur la mort de Quentin Deranque remettent aujourd’hui en question » le récit médiatique initial selon lequel les antifascistes auraient attaqué un groupe de dix-sept militants pacifiques venus en soutien de l’action de militantes fémonationalistes du collectif Némésis sur place pour protester contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Et c’est en tant que victimes que les compagnons de Quentin Deranque s’étaient présentés volontairement, les jours suivant les faits, aux policiers lyonnais pour témoigner et porter plainte. StreetPress a pu consulter les procès-verbaux des auditions de treize d’entre eux. Tous se déclarent victimes d’une agression à sens unique, ou presque, des militants antifascistes. Interrogés par les fonctionnaires de police, ils...