LePartisan - 201 vues
MEDIAS REVUES BLOGS
URL du flux RSS

▸ les 10 dernières parutions

17.10.2026 à 02:30

Magistrature : « Je n'avais pas signé pour ça »

Lucile Carillo

Vice-présidente du tribunal de grande instance de Nîmes jusqu'en 2024, Lucile Laurier retrace ici une quarantaine d'années de carrière dans la magistrature. Un parcours plombé par la charge de travail et le déferlement de lois et de décrets, la plupart de plus en plus répressifs. « J'ai poursuivi mes études de droit sans idée précise de la profession que je voulais faire, ni d'a priori particulier sur la justice. Une figure m'avait cependant marquée : Robert Badinter, qui a toujours milité (…)

- CQFD n°256 (octobre 2026) / ,
Texte intégral (1143 mots)

Vice-présidente du tribunal de grande instance de Nîmes jusqu'en 2024, Lucile Laurier retrace ici une quarantaine d'années de carrière dans la magistrature. Un parcours plombé par la charge de travail et le déferlement de lois et de décrets, la plupart de plus en plus répressifs.

Céleste Maurel

« J'ai poursuivi mes études de droit sans idée précise de la profession que je voulais faire, ni d'a priori particulier sur la justice. Une figure m'avait cependant marquée : Robert Badinter, qui a toujours milité contre la peine de mort et réussi à la faire abolir. Je ne comprenais pas comment l'acte de tuer autrui pouvait être institutionnalisé : le fait que ça soit légal n'enlève rien à sa barbarie. J'avais été très choquée par les exécutions de Buffet et Bontems [le premier condamné à mort pour meurtre et le second pour complicité en 1971 – ndlr] et par les dernières exécutions par étranglement en Espagne, sous le régime de Franco.

« Si la peine capitale n'avait pas été abolie, je ne serais jamais entrée dans la magistrature »

Je ne comprenais pas non plus comment on peut prononcer une peine capitale, irreversible, quel que soit le crime compte tenu du risque d'erreur judiciaire - certains étaient contre la peine de mort sauf en cas de meurtre d'enfants.

Ce qui est certain, c'est que si la peine capitale n'avait pas été abolie, je ne serais jamais entrée dans la magistrature. C'est donc par ce prisme que j'ai commencé à me faire une idée de la justice et du risque d'injustice. Cela m'a amenée à une réflexion sur la justesse des décisions de culpabilité et d'appréciation des peines. En définitive, pour moi, la justice impliquait d'une part, de manière un peu caricaturale sûrement, “défendre la veuve et l'orphelin” et d'autre part, de manière plus pragmatique, apporter des réponses justes et proportionnées à des situations induites par des réalités sociétales. »

Prière de bien vouloir obéir

« Le gouvernement intervient auprès des magistrats par voie de circulaires, qui commentent et explicitent les décrets, et qui présentent des objectifs que les magistrats sont priés de bien vouloir prendre en compte. Pour autant, les circulaires, n'ayant pas force légale, ne m'ont jamais empêchée de faire mon travail en mon âme et conscience.

La plus grande difficulté dans l'exercice de mes fonctions reste incontestablement la masse de travail en parallèle, avec les complexités propres à chaque dossier et la nécessité de motiver les décisions de manière la plus complète possible afin que celles-ci puissent être comprises par le justiciable. Des audiences qui ne devaient pas dépasser six heures d'affilée duraient la plupart du temps huit heures, voire plus en correctionnelle. À ces audiences, il faut ajouter la rédaction des jugements dont une grande partie en dehors des horaires normaux de travail. Je ne me couchais pas tant que la dernière décision sur les affaires à trancher dans la journée n'était pas terminée, ce qui m'amenait souvent jusqu'au petit matin. Je motivais beaucoup mes décisions, car je tenais à répondre à chacun des arguments, sans me contenter d'aller à l'essentiel.

L'autre grande difficulté est venue du déferlement constant de textes, décrets et circulaires, auxquels s'ajoutaient les constantes évolutions de la jurisprudence de la Cour de cassation et des principales cours d'appel, ainsi que des normes européennes et de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme. À ce niveau, les changements de gouvernement ont eu un impact important : tous ont voulu mettre en œuvre une nouvelle politique, chaque ministre semblait vouloir laisser son empreinte. »

Les années de plomb

« Le moment “politique” le plus difficile de ma carrière a été au niveau du durcissement des textes répressifs. L'arrivée des peines plancher [une peine incompressible imposée en cas de récidive, ndlr] pour les récidivistes sous la présidence de Nicolas Sarkozy a constitué une difficulté majeure [elles ont été supprimées en 2014 sous la présidence de François Hollande, nldr]. En théorie, cette règle allait à l'encontre du principe de l'individualisation des peines. Même si cette mesure pouvait quand même être atténuée par le fait qu'il était possible de prononcer une peine inférieure si un certain nombre de critères étaient réunis, notamment au niveau des garanties de réinsertion. Motiver le choix d'une peine inférieure était alors encore plus compliqué et chronophage. Parfois, les critères pour fixer une peine inférieure n'étaient pas réunis alors qu'il s'agissait d'une infraction dénuée de réelle gravité et que la peine plancher était disproportionnée par rapport à l'acte commis.

Enfin, la législation concernant les étrangers a été un véritable tsunami : le contrôle de la régularité des prolongations en centre de détention est progressivement passé d'un mois à trois mois, jusqu'à six mois dans certains cas. C'était évidemment une immense charge de travail supplémentaire : dans des juridictions de la taille de Nîmes, cela a fini par occuper un temps plein de magistrat. Mais c'est surtout moralement que ça a été extrêmement difficile. Lorsque je suis entrée dans la magistrature, je n'avais pas prévu de priver de liberté des personnes qui n'avaient commis aucun délit et dont le seul tort était d'entrer en France sans avoir de titre de séjour. Je n'avais pas signé pour cela. Cet aspect a beaucoup contribué à la dégradation de mon état de santé : j'étais en arrêt maladie au moment où j'ai pris ma retraite. »

Propos recueillis par Ana Carillo

17.10.2026 à 02:30

Crise grecque : « Pigasse n'a absolument pas de quoi se vanter »

Gaëlle Desnos, Clément Amézieux

Cet été, le gentil Matthieu Pigasse a conté aux Insoumis comment il avait généreusement sauvé la Grèce. Les Grecs, eux, ne lui disent pas merci. On a refait les comptes avec l'économiste Éric Toussaint et spoiler alert : ils ne sont pas bons du tout. Fin août, aux Amfis de La France insoumise, un échange était particulièrement attendu : celui de Matthieu Pigasse et Manuel Bompard. Comment le plus gros cerveau de l'Assemblée nationale allait-il se débrouiller pour pousser le banquier (…)

- CQFD n°256 (octobre 2026) /
Texte intégral (1807 mots)

Cet été, le gentil Matthieu Pigasse a conté aux Insoumis comment il avait généreusement sauvé la Grèce. Les Grecs, eux, ne lui disent pas merci. On a refait les comptes avec l'économiste Éric Toussaint et spoiler alert : ils ne sont pas bons du tout.

Colloghan

Fin août, aux Amfis de La France insoumise, un échange était particulièrement attendu : celui de Matthieu Pigasse et Manuel Bompard. Comment le plus gros cerveau de l'Assemblée nationale allait-il se débrouiller pour pousser le banquier d'affaires autoproclamé « de gauche » dans ses derniers retranchements ? On s'attendait à un choc. Mais sitôt entrés en scène, les deux hommes surprennent par leur connivence. Les questions inoffensives du député laissent le millionnaire enfiler des perles pendant une heure devant une salle étonnamment bienveillante. Et si le public proteste quand ce dernier affirme s'être « fait tout seul », on a quand même l'impression d'assister à un meeting de Matthieu Pigasse plutôt qu'à un débat entre la gauche de rupture et le monde de la finance.

L'homme d'affaires est notamment revenu sur son rôle dans la crise grecque. Sans sourciller, il assure avoir « annulé 80 % de la dette », le tout « sans aucun dommage » et « pour le peuple ». Autant vous dire qu'on a sérieusement grincé. Alors on est allés en parler avec Éric Toussaint, économiste, porte-parole du Comité pour l'abolition des dettes illégitimes, qui fut également coordinateur de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque en 2015.

Dans une intervention que tu fais au Parlement grec en 2015, tu dis que l'endettement de la Grèce est davantage privé que public. Peux-tu revenir là-dessus dans un premier temps ?

« Tout à fait. À l'origine, il y a d'abord une crise des banques privées grecques qui a éclaté en 2009-2010 et qui est le résultat d'années de crédits faciles accordés au secteur privé, favorisés par les grandes banques allemandes et françaises principalement – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Dexia… En quelques années, l'accumulation de défauts de paiement fragilise fortement le système bancaire grec et place plusieurs établissements au bord de la faillite.

En 2010, l'État grec est sommé d'intervenir pour sauver les banques. Pour ce faire, on met en place la Troïka : un trio formé par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne. Officiellement, il s'agit de “sauver” la Grèce, en réalité, la Troïka veut surtout protéger les banques françaises et allemandes des pertes qu'elles subiraient si les banques grecques étaient incapables de les rembourser.

« Les statistiques de la dette publique grecque ont été falsifiées à la hausse pour justifier un plan de sauvetage »

Il existait bien sûr une dette publique grecque, mais elle était de l'ordre de 100 % du PIB en 2007 avant l'éclatement de la crise financière qui a touché les États-Unis et l'Europe. En 2009, suite à la crise financière internationale, elle avait grimpé à 113 %, c'était sérieux mais pas très différent d'autres pays. Il a donc fallu dramatiser : le périmètre de calcul de la dette a été élargi à des éléments qui n'étaient pas comptabilisés jusque-là, faisant bondir le chiffre officiel à 127 %. Les statistiques de la dette publique grecque ont été falsifiées à la hausse pour justifier un plan de sauvetage. L'audit de la dette grecque l'a démontré. D'ailleurs, le responsable de l'institut de statistique a été condamné par la justice grecque pour falsification à la hausse. »

C'est à ce moment-là que Matthieu Pigasse entre en scène. Quel a été son rôle ?

« Il était banquier d'affaires pour le compte de la banque états-unienne Lazard. En 2010, le gouvernement socialiste de Geórgios Papandréou fait appel à lui pour le conseiller dans les négociations avec les créanciers.

C'est là que se met en place le premier mémorandum, conclu en mai 2010. La Grèce obtient une aide de 110 milliards d'euros, mais aucune restructuration de sa dette n'est engagée. L'idée est de donner aux grandes banques françaises et allemandes un délai pour qu'elles revendent leurs titres sur le marché secondaire avant que la situation ne dégénère. Car plus la situation se dégrade, plus les titres perdent de leur valeur. La restructuration n'intervient qu'en mars 2012, soit près de deux ans après le premier plan d'aide. Or, s'il fallait vraiment “sauver la Grèce”, une restructuration avec réduction de la dette était nécessaire dès 2010. Le FMI a reconnu d'ailleurs plus tard qu'il s'agissait de donner une fenêtre de tir aux banques privées françaises et allemandes pour qu'elles puissent se débarrasser des titres grecs en les revendant à d'autres. Et Lazard, par le conseil de Matthieu Pigasse, a accompagné ce processus. »

Lui se targue d'avoir annulé 80 % de la dette grecque. D'où sort-il ce chiffre ?

« Littéralement de son chapeau. Le chiffre officiel, déjà discutable, est de 53,5 %. Concrètement, en 2012, environ 200 milliards d'euros de dette détenue par des créanciers privés ont officiellement été restructurés, avec une réduction de 107 milliards.

Mais comprenez-moi bien, l'opération a été favorable au milieu d'affaires ! La plupart des grandes banques s'étaient déjà retirées, et les fonds spéculatifs ont pris le relais. Au moment de la restructuration, une obligation grecque d'une valeur de 100 euros s'échangeait sur le marché secondaire pour à peine 22 euros. Lorsque la restructuration a abouti à une décote de 53,5 %, cette créance de 100 euros s'échangeait contre une nouvelle valant 46,5 euros, plus un bonus de 22 euros. Les banques, les fonds d'investissement et les fonds vautours qui avaient acheté des titres au plus bas ont réalisé une belle plus-value ! »

Cette opération a-t-elle été, comme l'assure Matthieu Pigasse, « sans aucune conséquence » ?

« Bien sûr que non. Prenons le système public de retraite grec : dans le cadre du mémorandum de 2010, il avait été contraint d'acheter des titres de dette grecque plein pot, c'est-à-dire à 100 % de leur valeur. Mais au moment de la restructuration, ces obligations ont subi une forte décote de 53,5 %. Résultat : des pertes désastreuses pour les caisses de retraite s'élevant à 8,3 milliards d'euros.

Autre cas particulièrement scandaleux : celui des travailleurs de la compagnie aérienne d'Olympic Airways. Après la privatisation puis la fermeture de l'entreprise, une partie de leurs indemnités de licenciement avait été versée sous forme de titres de dette grecque. La réduction de 53,5 % les a affectés durement.

De manière générale, une restructuration de dette avec participation du FMI signifie toujours des réductions de salaire, des baisses de dépenses sociales, des privatisations et une diminution du financement des services publics. En Grèce, le salaire minimum légal a été amputé de 25 %, et de 30 % pour les moins de 25 ans. Le montant des retraites, de 30 %, avec suppression des treizième et quatorzième mois.

« Pour ses désastreux conseils, Pigasse a fait empocher 25 millions d'euros à sa banque ! »

Dans le même temps, les moyens de l'hôpital public ont été réduits et de nombreux actifs de l'État grec ont été mis en vente. À cette cure d'austérité s'est ajoutée une récession d'une violence exceptionnelle : en quelques années, l'économie grecque a perdu un quart de sa richesse.

Pigasse n'a absolument pas de quoi se vanter. D'autant que pour ses désastreux conseils, Lazard a empoché 25 millions d'euros ! »

En 2015, Alexis Tsipras arrive au pouvoir avec la promesse de rompre avec les politiques jusque-là imposées à la Grèce. À ce moment-là, tu défends cette ligne. Pourtant, le gouvernement finit par plier devant les créanciers. Qu'est-ce qui t'as fait perdre la bataille des idées selon toi ?

« En 2015, lorsque Syriza arrive au pouvoir, le ministre des Finances Yánis Varoufákis a fait appel à Matthieu Pigasse. Cette fois, celui-ci n'a pas été rémunéré. Mais il faut bien comprendre comment fonctionne ce milieu : avant de décrocher un contrat, il y a souvent une phase d'approche et de pro bono.

« J'ai été approché par un fonds détenant deux milliards d'euros de dette grecque qui voulait m'acheter des informations »

Finalement, aucune nouvelle restructuration n'a lieu et Pigasse n'obtient pas de contrat. Mais il aura eu le temps de distiller ses conseils qui ont contribué à la capitulation de Tsipras et de Varoufákis.

De mon côté, à la demande de la présidente du Parlement grec, j'ai agi bénévolement pour défendre une autre voie. L'objectif était de fournir au gouvernement, aux parlementaires, aux syndicats et plus largement à la société grecque des arguments permettant d'éviter la capitulation devant les créanciers.

Le rapport de force était profondément déséquilibré. Face à nous se trouvaient de grandes institutions financières, la BCE, des créanciers et leurs conseillers (comme Pigasse). J'ai même été approché par un fonds détenant deux milliards d'euros de dette grecque qui voulait m'acheter des informations. Voilà le niveau de pression auquel on était confrontés !

Finalement, le gouvernement n'a pas eu le courage de suspendre le paiement de cette dette illégitime et a capitulé. »

Propos recueillis par Clément Amézieux et Gaëlle Desnos

10.10.2026 à 02:30

La relève !

L'équipe de CQFD

Si le mois de septembre refuse toujours obstinément de ressembler à un début d'automne – avec des températures qui donnent davantage envie de boire un pastis à l'ombre que de sortir les pull-overs de Noël –, CQFD a bel et bien fait sa rentrée. Pour tout vous dire, le pavillon du Chien rouge, qui prend toujours un peu l'eau, a dû voguer avec un équipage très réduit cet été. Les dernier·es survivant·es des précédentes tempêtes ont vu leurs semblables être happé·es par un phénomène (…)

- CQFD n°256 (octobre 2026) /
Lire plus (353 mots)

Si le mois de septembre refuse toujours obstinément de ressembler à un début d'automne – avec des températures qui donnent davantage envie de boire un pastis à l'ombre que de sortir les pull-overs de Noël –, CQFD a bel et bien fait sa rentrée. Pour tout vous dire, le pavillon du Chien rouge, qui prend toujours un peu l'eau, a dû voguer avec un équipage très réduit cet été. Les dernier·es survivant·es des précédentes tempêtes ont vu leurs semblables être happé·es par un phénomène météorologique épouvantable, bien connu sous le nom de France travail : gigantesque dépression administrative poussant les individus vers le salariat, le grand Capital ou la caisse de l'épicerie paysanne du coin (courage Orianne). Mais alors qu'on croyait chavirer pour de bon, le Chien rouge a aboyé dans cette chronique et sur le monde numérique à la recherche de nouveaux copains et nouvelles copines de galère. Et quelle ne fut pas notre surprise d'entendre toquer à la porte de la rédac à plusieurs reprises ! Samy, Angèle, Pierre-Marie, Clément ou encore Orion ont répondu présent·es pour prendre leur quart. Vous tombez à pic moussaillon·nes ! Ces nouveaux bras ne sont pas de trop ! Souquez les artimuses maintenant ! Car le courant qui veut nous emmener à droite ne s'épuise jamais. Quant à vous, chers lecteurs, lectrices, rassurez-vous : le pavillon du Chien rouge n'a pas dit son dernier « ouaf ». Et sans vouloir faire dans le teasing, restez branché·es : ça arrive fort les frères (et les sœurs) !

On en profite pour remercier tous·tes celles et ceux qui nous ont fait des dons défiscalisés sur donorbox.org. Vé, notre vigie vigilante, a rarement été si peu alarmiste face à la situation financière du journal. Mais chaque euro compte, et ce n'est pas une raison pour cesser de nous soutenir. Faites acte de piraterie : défendez la presse libre et continuez de nous couvrir d'or !

4 / 10

 

  GÉNÉRALISTES
Ballast
Fakir
Interstices
Issues
Korii
Lava
La revue des médias
Time France
Mouais
Multitudes
Positivr
Regards
Slate
Smolny
Socialter
UPMagazine
Le Zéphyr
 
  Idées ‧ Politique ‧ A à F
Accattone
À Contretemps
Alter-éditions
Contre-Attaque
Contretemps
CQFD
Comptoir (Le)
Déferlante (La)
Esprit
Frustration
 
  Idées ‧ Politique ‧ i à z
L'Intimiste
Jef Klak
Lignes de Crêtes
NonFiction
Nouveaux Cahiers du Socialisme
✝ Période
 
  ARTS
Actualitté
Autre Quotidien (L')
Beaux Arts
Collateral
Recours au poème
Villa Albertine
 
  THINK-TANKS
Fondation Copernic
Institut La Boétie
Institut Rousseau
 
  TECH
Dans les algorithmes
Framablog
Goodtech.info
Libre à lire (April)
Quadrature du Net
Revue Eur. Médias et Numérique
 
  INTERNATIONAL
Alencontre
Alterinfos
Gauche.Media
CETRI
ESSF
Inprecor
Guitinews
 
  MULTILINGUES
Kedistan
Quatrième Internationale
Viewpoint Magazine
+972 mag
 
  PODCASTS
Arrêt sur Images
Le Diplo
LSD
Thinkerview
🌞