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07.05.2026 à 20:57

Haïti : La lutte pour augmenter le salaire minimum – des négociations sont engagées depuis une semaine

Dèyè Mòn Enfo

tiré d'Haïti magazine du collectif Dèyè Mòn Enfo Depuis le 30 avril — après neuf jours de grève le mois dernier menés par des employé.es d'usines de Port-au-Prince et de Ouanaminthe, qui comptent parmi les plus importantes du pays — le gouvernement accepte enfin de s'asseoir avec certaines (…)

Voir en ligne : Journal des Alternatives

07.05.2026 à 20:11

Éditorial

Angiee Liliana Rocha Parra

Cet éditorial a été construit collectivement, en rassemblant les voix de nos collègues de l'équipe du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), chacune apportant son regard, son expérience et son engagement envers la justice sociale, les droits humains et la solidarité internationale.

Rosalinda Hidalgo, anthropologue mexicaine et responsable des actions urgentes depuis juin 2019, allie recherche et militantisme auprès des communautés autochtones et paysannes, ainsi que des mouvements sociaux en Amérique latine, tout en s'impliquant au sein de collectifs de femmes migrantes à Montréal. Annabelle-Lydia Bricault-Boucher, responsable de l'éducation à la citoyenneté mondiale et membre de l'équipe depuis février 2022, met à profit son expérience en relations internationales, droit international, éducation populaire et communication pour accompagner des projets de sensibilisation aux droits humains et à l'extractivisme minier. Roselyne Gagnon, coordonnatrice de la revue Caminando et webmestre depuis juin 2015, a une formation en études latino-américaines et science politique ; elle gère les publications, l'infographie et les contenus numériques. Fernanda Sigüenza Vidal, responsable des communications et membre de l'équipe depuis l'automne 2021, développe du matériel éducatif audiovisuel et mène des recherches doctorales en sociologie sur le développement critique, les droits autochtones et la théorie des émotions. Enfin, Marie-Ève Marleau, agente administrative, travaille au CDHAL depuis l'été 2012 et apporte à l'équipe son expérience en éducation relative à l'environnement, recherche participative et mouvements sociaux, ainsi qu'un engagement profond pour la justice sociale et écologique et les droits humains.

Il y a cinquante ans, une graine a été semée.

Une graine fragile, portée par l'indignation face aux injustices et par la conviction qu'une solidarité internationale était possible. Cette graine s'appelait le CDHAL.

Comme le rappelle Rosalinda, la naissance du CDHAL s'inscrivait dans « une manière de répondre aux injustices en tant que société organisée ». Dans un Québec marqué par les luttes sociales et des élans de solidarité ancrés dans l'internationalisme, des citoyennes et citoyens ont décidé de se mobiliser pour soutenir les luttes en Amérique latine. D'autres organisations de solidarité ont également vu le jour à la même époque, notamment Développement et paix, le Comité de solidarité Trois-Rivières et le Centre international de solidarité ouvrière (CISO), témoignant d'un moment historique où la société civile québécoise cherchait à agir face aux crises politiques et aux violations des droits humains dans la région. Le CDHAL fut l'un des pionniers de ces formes d'organisation et d'action portées par une perspective internationaliste.

Au fil des décennies, la graine a germé.

Roselyne nous rappelle qu'aux débuts, « le CDHAL ne disposait de presque aucun moyen ». Avant l'ère d'Internet et des réseaux sociaux, les informations circulaient grâce aux réseaux humains et aux déplacements des personnes elles-mêmes : des personnes exilées et militantes, des communautés religieuses, des volontaires revenant d'Amérique latine. C'étaient ces personnes qui rapportaient les nouvelles, les fragments d'histoires, les preuves de résistance. À partir de ces récits, les réseaux de solidarité se tissaient. Aujourd'hui, alors que l'information circule presque instantanément, ces témoignages nous rappellent que la solidarité s'est d'abord construite dans la patience, la confiance et la persévérance.

Cette persévérance continue de nourrir l'arbre que le CDHAL est devenu.

Comme le souligne Annabelle, beaucoup de personnes sont étonnées par l'ampleur du travail accompli : « nous sommes une petite équipe, mais nous faisons beaucoup avec les ressources que nous avons ». Chaque année, des dizaines d'activités d'éducation populaire, des balados, une revue engagée en français et en espagnol, ainsi qu'une participation active dans les espaces de la société civile québécoise permettent de nourrir les réflexions critiques sur l'Amérique latine. Au sein de cet écosystème, le CDHAL s'est aussi démarqué par son expertise sur des enjeux tels que l'extractivisme et les violations des droits humains liées aux entreprises minières canadiennes.

Les racines du CDHAL sont profondément ancrées dans les luttes sociales.

Pour Marie-Ève, l'une des contributions les plus importantes de l'organisation a été sa capacité à se mobiliser autour d'événements marquants et à relayer les voix des mouvements sociaux latino-américains : la disparition des étudiants d'Ayotzinapa, l'assassinat de Berta Cáceres ou encore les dénonciations de l'industrie minière canadienne en Amérique latine, notamment lors du Tribunal permanent des peuples. « Peu d'organisations diffusent ici au Québec des informations directes provenant des mouvements de base en Amérique latine », souligne-t-elle. Le CDHAL agit ainsi comme un relais, transformant les informations venues du terrain en matière de réflexion et d'action collective.

Mais une graine ne pousse jamais seule.

Pour Fernanda, le rôle du CDHAL peut se comprendre comme celui d'un pont : « un pont entre le Nord et le Sud, mais aussi entre les Suds ». À Montréal, cet espace est devenu un lieu de rencontre où se croisent des personnes militantes, chercheuses, migrantes et alliées. Dans un contexte marqué par l'individualisme croissant et la fragmentation sociale, cette capacité à renforcer le tissu social devient une forme de résistance en soi. Le CDHAL n'est pas seulement un lieu de diffusion d'information ; il est aussi un espace où se cultive une communauté politique et affective.

Aujourd'hui, le jardin dans lequel pousse le CDHAL est exposé à des vents contraires.

La montée de l'extrême droite, la crise climatique, la militarisation des conflits et les reculs en matière de droits humains inquiètent profondément l'équipe. Annabelle souligne que les droits des femmes, des personnes migrantes et des communautés LGBTQIA2S+ sont de plus en plus remis en question à travers le monde. Roselyne ajoute que les conflits à l'échelle internationale éloignent l'attention médiatique de l'Amérique latine, alors que les violations des droits humains y persistent. Dans ce contexte, poursuivre un travail de veille, de documentation et de sensibilisation devient essentiel.

En même temps, ces défis nourrissent de nouvelles formes de solidarité.

Marie-Ève et Fernanda rappellent que les analyses féministes et décoloniales développées par les alliées latino-américaines ont profondément transformé les perspectives du CDHAL. Ces approches ont permis de repenser la solidarité internationale, non pas comme une aide unidirectionnelle, mais comme un échange de savoirs, d'expériences et de luttes. L'un des apprentissages les plus précieux de ces années d'engagement est d'avoir appris à transformer « la colère provoquée par les oppressions sociales en joie militante ».

Cette transformation est également évoquée par Fernanda, qui souligne l'importance d'écouter les critiques venant du Sud global. Les mouvements sociaux latino-américains ont remis en question certains anciens modèles de solidarité internationale, parfois marqués par des dynamiques coloniales. Ces critiques ont permis d'ouvrir de nouveaux chemins : une solidarité plus horizontale, plus critique, et plus attentive aux voix des communautés concernées.

Ainsi, au fil du temps, le CDHAL a appris à cultiver autrement.

Semer des idées.

Entretenir des liens.

Faire circuler des récits de résistance.

Et, parfois, apporter l'engrais et les soins nécessaires pour que des graines puissent s'épanouir sur d'autres terres.

Bien sûr, les défis restent nombreux. Les coupes budgétaires dans les programmes de solidarité internationale, la difficulté de rejoindre les jeunes générations dans un monde saturé d'informations et de désinformation, ou encore la précarité financière des petites organisations rappellent que rien n'est acquis. Mais, comme le souligne Roselyne, malgré toutes ces incertitudes, « le CDHAL est encore vivant 50 ans plus tard ».

Peut-être est-ce là la plus belle preuve que les graines semées il y a cinquante ans continuent de croître.

Car chaque lutte relayée, chaque atelier organisé, chaque balado enregistré, chaque rencontre entre militant·es et communautés fait naître de nouvelles pousses de solidarité.

Semer la résistance.

Semer la mémoire.

Semer des solidarités qui, un jour ou l'autre, fleuriront.

Pour moi, Angiee Liliana Rocha Parra, en tant que membre la plus récente de l'équipe d'éducation à la citoyenneté mondiale depuis l'été 2024, c'est un honneur de recueillir ces mots et ressentis aux côtés de celles et ceux qui portent ce travail depuis longtemps. C'est une grande joie de célébrer ce parcours, de reconnaître les graines de résistance que nous avons aidé à faire germer et de voir comment, à travers chaque action, chaque rencontre et chaque histoire partagée, fleurissent des solidarités qui transcendent les frontières et les générations. Que cet anniversaire soit aussi un rappel que, si l'avenir reste incertain, une chose demeure claire : tant que les injustices persisteront, il faudra continuer à semer, à cultiver et à faire fleurir les solidarités.

Nous remercions chaleureusement toutes les personnes collaboratrices et alliées qui ont accompagné ce parcours ; chaque appui, chaque geste et chaque mot a été une graine qui a fait fleurir notre solidarité. Nous vous invitons avec joie à participer à nos activités de célébration et à vivre ensemble cet anniversaire si spécial.

The post Éditorial first appeared on Revue Caminando.

Voir en ligne : Revue Caminando

07.05.2026 à 19:55

Recul organisé du logement social : stratégie du choc

Véronique Laflamme

La reconnaissance tardive de la crise du logement s'inscrit dans une stratégie du choc où l'ampleur du désastre sert à légitimer le retrait de l'État et le recours à des solutions marchandes ultralibérales. L'abandon des programmes de logements sociaux, maillon essentiel du filet social, devrait alarmer la société civile.

Dans plusieurs municipalités, la pénurie de logements semble sur le point de se résorber. La crise est pourtant loin d'être finie : ce sont les logements les plus chers qui sont disponibles. Depuis 2018, année du de la pénurie de logements à l'échelle provinciale, le loyer moyen a augmenté de 62 % au Québec. Les logements neufs contribuent pour beaucoup à cette explosion, tandis que dans les logements existants, le loyer augmente beaucoup plus vite que les revenus de la plupart des locataires.

Les besoins des locataires ne diminuent pas. Au contraire, l'itinérance est en hausse. L'insécurité alimentaire touche un·e locataire sur trois, selon une récente étude de l'Observatoire québécois des inégalités [1]. Les demandes introduites pour non-paiement de loyer, dont la plupart se concluent par une éviction, augmentent. Enfin, le nombre de personnes et de familles sans-logis demeure élevé.

Or, au même moment, on assiste à un désengagement de l'État dans le logement social, de plus en plus noyé dans des terminologies comme « abordable » ou « hors marché » qui ne donnent aucune garantie sur le nombre de logements sociaux.

Dans les derniers mois, les gouvernements fédéral et québécois ont amorcé d'importants virages dans la manière de financer les logements qualifiés d'abordables, qu'on parle des logements sociaux ou des logements privés. Ces changements auront une incidence durable sur notre capacité à offrir des logements vraiment moins chers que le marché privé.

Les groupes de défense du droit au logement ont réussi, dans les dernières années, à convaincre des villes d'utiliser les leviers dont elles disposent pour favoriser le développement du logement social. Ces villes pourraient être tentées de brader les projets de logements sociaux pour d'autres types de logements ne répondant pas aux mêmes besoins et n'ayant pas les mêmes retombées sociales et économiques, au risque d'être accusées d'attentisme.

De l'engagement public à la dépendance au privé

Après avoir mis en place le Programme d'habitation abordable Québec (PHAQ) en 2022, le gouvernement caquiste semble vouloir le reléguer aux oubliettes. Du moins, c'est le sort qui semble attendre son volet régulier (volet 1), celui qui s'approche le plus d'un programme de logement social.

Alors qu'aucun appel de projets n'était ouvert pour le volet régulier du PHAQ, le gouvernement a plutôt choisi, au cours de la dernière année, de procéder par sélection discrétionnaire. Cette approche a favorisé certains développeurs, privés ou sans but lucratif, désignés comme « développeurs qualifiés ». Ces derniers peuvent ainsi se voir attribuer des fonds publics pour des logements dits « sociaux ou abordables », sans passer par un appel de projets. Les développeurs privés ayant eu accès au statut de développeurs qualifiés n'étaient pourtant pas connus pour faire du logement abordable… Cette gestion à la pièce – avec des balises mouvantes et des critères peu transparents – a peu à voir avec les mécanismes d'un programme public digne de ce nom. Des fonds publics destinés à des logements « abordables » ont donc été confiés à des acteurs privés (fonds fiscalisés) qui sélectionnent les projets selon leurs propres critères.

Quant aux développeurs sans but lucratif, Québec semble leur imposer des conditions si contraignantes qu'elles mettent en péril l'abordabilité, voire la viabilité du projet au complet. Ainsi, dans l'objectif de diminuer la contribution gouvernementale au maximum, des modifications récentes au Programme de financement en habitation prévoient que des prêts publics servent plutôt à remplacer les subventions gouvernementales. Ils seront octroyés sous forme de prêts remboursables après 10 ans. À leur échéance, les projets sans but lucratif devront se refinancer auprès d'une banque ou d'autres acteurs privés qui exigent des garanties comme la valeur des immeubles (et des loyers) pour octroyer des prêts. Cette formule vise à se substituer à des engagements gouvernementaux à long terme. Pour assurer la viabilité de cette nouvelle ingénierie financière et diminuer au maximum sa contribution, Québec a prévu une nouvelle catégorie de logements dits « abordables intermédiaires », dont les loyers peuvent atteindre 150 % des loyers plafonds établis dans le PHAQ, ce qui donne des loyers beaucoup plus élevés que le loyer moyen du marché. De maigres fonds publics auparavant destinés au logement social servent dorénavant à financer des logements qui contribueront à tirer vers le haut le prix des loyers. Une forte pression s'exerce sur les projets en développement pour qu'ils se plient à cette nouvelle approche afin d'avoir accès aux fonds restants.

Le social indexé aux valeurs du marché

Même les fonds fiscalisés, présentés au départ comme des partenaires pour augmenter l'offre de logements abordables aux mêmes conditions que le PHAQ, pourront dorénavant financer des projets avec des loyers « intermédiaires ». Pire, avec les mêmes fonds, le Mouvement Desjardins annonce maintenant qu'il financera des logements à l'abordabilité « différée » [2], c'est-à-dire à des prix se rapprochant de ceux du marché du neuf, mais qui deviendraient moins chers que le marché dans le temps. Rien pour répondre à l'urgence sociale.

Le mantra « en faire plus avec moins » brandi par le gouvernement québécois masque à peine le fait qu'il n'a pas prévu de nouveaux fonds pour le développement de logements sociaux dans ses deux derniers budgets. Il a laissé l'incertitude s'installer et créé les conditions d'une plus grande dépendance aux acteurs privés avec des montages financiers complexes. Cela freine la réponse à des besoins urgents et nuit à la capacité du milieu de l'habitation sociale d'offrir des logements aux retombées sociales et économiques immédiates. Ultimement, les projets d'habitation sociale seront peut-être moins dépendants de l'État, mais le seront davantage de financiers privés à qui ils devront rendre des comptes et qui pourront éventuellement mettre à mal la pérennité du caractère sans but lucratif [3].

Pendant ce temps, des initiatives de philanthropes, de promoteurs ou d'OSBL mis sur pied par le privé sont accueillies à bras ouverts, comme si le gouvernement québécois ne pouvait pas se doter lui-même d'une vision et en être le maître d'œuvre.

Pour le filet social

Tout comme les services publics, les programmes sociaux comme le logement social font partie du filet social. L'abandon de programmes dédiés et la sous-traitance de pans entiers de ceux-ci n'augurent rien de bon. C'est ce désengagement qui nous a mené·es depuis 30 ans aux crises sociales actuelles. Il faut donc se questionner sur l'objectif de nos politiques de logement et surtout sur leur potentiel à constituer un patrimoine de logements sociaux réellement collectif.

Sans nier que les logements sans but lucratif peuvent aussi répondre aux besoins de ménages à plus hauts revenus, les besoins les plus urgents sont ceux des locataires à faible et modeste revenus. Pour y répondre durablement, il faut des programmes gouvernementaux adéquats de logement social. Cela doit précéder toute autre initiative et non l'inverse. Les loyers des projets dits « hors marché » ne sont souvent pas réellement abordables. Ils sont établis en fonction de la valeur marchande et visent une clientèle de classe moyenne, aux revenus supérieurs à ceux de la majorité des locataires. Il faut se pencher sur l'effet des solutions dites « hors marché » sur les communautés et sur la normalisation de loyers beaucoup plus chers partout au Québec.

Le Québec sait innover en matière de logement, mais cela ne veut pas dire que l'État doit se désengager, au contraire. L'innovation sociale ne doit pas se faire au détriment de la démocratie et de la participation des communautés.


[1] Observatoire québécois des inégalités, Un locataire sur trois en situation d'insécurité alimentaire au Québec, décembre 2025.

[2] Ici Québec, « Desjardins revoit à la hausse sa cible de construction de logements abordables », 5 décembre 2025.

[3] Sur ce sujet, lire Louis Gaudreau, « La remarchandisation discrète du logement social dans le logement abordable et hors marché », dans Nouveaux Cahiers du socialisme, no 34, 2025.

Véronique Laflamme est organisatrice et porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Photos : Manifestation pour le logement à l'Île-des-Soeurs le 4 octobre 2025 ; Manifestation pour le logement à l'Île-des-Soeurs le 4 octobre 2025. (Crédit : Frantz Corvil)

Voir en ligne : Revue À bâbord !
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