13.02.2026 à 13:06

"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", […]
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"La conférence sur la sécurité de Munich, qui débute ce vendredi 13 février et réunira plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, permettra de tester l'état de la relation fragilisée entre les États-Unis et l'Europe, après une année de Trump 2" annonce Libération. Une relation apparentée à une"crise de crédibilité et de confiance sans précédent", selon les mots du président de la conférence, Wolfgang Ischinger [DW].
"Voilà un an, [le discours du vice-président américain J.D. Vance] avait choqué l'assemblée et révélé l'ampleur du fossé entre les États-Unis et le Vieux Continent" rappellent Les Échos. Si "cette année, les États-Unis seront représentés par le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ombre de J. D. Vance planera sur l'événement" [Libération].
Alors que "les désaccords sur l'Ukraine, le Groenland, les tarifs douaniers et les ingérences ont creusé davantage le fossé" entre les deux puissances [RTBF], la réponse européenne aux menaces américaines sera particulièrement scrutée. Parmi les principaux enjeux : "la nécessité pour l'Union européenne de développer une plus grande autonomie stratégique sans pour autant affaiblir le pilier de l'Otan", relate l'agence italienne Agenzia Nova.
Le rapport de Munich sur la sécurité, publié en amont de la conférence, est sans appel et "pointe la nécessité pour l'Europe de se montrer plus indépendante militairement vis-à-vis d'une administration étasunienne autoritaire qui ne partage plus son attachement aux normes et valeurs démocratiques libérales", rapporte Libération.
"Pour les plus optimistes", la conférence permettra "avant tout de se parler, afin de rapprocher un peu les deux rives de l'Atlantique" expliquent Les Échos. Mais "pour les États-Unis de Donald Trump, la sécurité de l'Europe n'est plus au cœur des intérêts américains", poursuit le média. "Le rapport classe Donald Trump parmi les 'demolition men' […] : un chef d'État qui brise les règles en vigueur par le biais d'une politique 'de la boule de démolition'" [Libération].
La Croix souligne que "le président de la [conférence de Munich] ose aussi croire que Marco Rubio 'parlera de politique étrangère' sur scène, contrairement au vice-président J.D. Vance". Or "on ignore ce que l'Américain va dire à la tribune" [RFI]. La radio internationale s'avance toutefois en affirmant que "les Européens ont bien compris que l’alliance atlantique ne sera plus comme avant".
Les Échos posent le cadre : "si les débats porteront sur l'Ukraine, Gaza ou l'effort de défense européen, l'événement sera également l'occasion de voir si l'Europe peut afficher une démonstration d'unité, en se confrontant à la pensée américaine". Mais RFI avance qu'"entre un Emmanuel Macron offensif et une Giorgia Meloni conciliante, l'Europe reste divisée et donc une proie facile".
Le média allemand DW s'interroge : "comment l'Europe doit-elle se réorienter dans ce nouveau contexte mondial ? Et quel rôle l'Allemagne peut-elle jouer ?". En effet, "puisque la France et le Royaume-Uni n'ont pas d'argent, c'est de l'Allemagne qu'on attend des annonces dans la défense" [Les Échos]. Et de rappeler que "l'impact du désengagement américain est bien plus fort en Allemagne qu'en France".
RFI souligne que "les dirigeants et les ministres vont essayer, en coulisses, d'avancer sur certains dossiers, notamment sur l'Ukraine". "L'une des innovations majeures de l'édition 2026 est la création de la 'Maison de l'Ukraine'", explique l'Agenzia Nova,"un espace entièrement dédié aux discussions sur l'avenir de l'Ukraine".
Si les États-Unis, de plus en plus imprévisibles, peuvent encore surprendre leurs alliés, une chose est certaine : les "Européens seront sur le qui-vive" [Ouest-France].
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12.02.2026 à 12:53

"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1. Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand […]
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"L'Otan annonce ce mercredi 11 février le lancement de sa mission Arctic Sentry (sentinelle arctique) dédiée au renforcement de la sécurité au Groenland" et dans l'ensemble du Grand Nord, relate TF1.
Cette nouvelle initiative doit permettre de "mettre à profit la puissance de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir que l’Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a assuré, mercredi, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe [Le Monde].
"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l’Arctique sous un seul commandement", a expliqué le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.
On ne sait "pas clairement si l'opération […] implique l'envoi de moyens militaires supplémentaires dans la région", note la Deutsche Welle (DW). Pour Les Échos, elle "ne prévoit à ce stade pas d'augmentation des moyens militaires au Groenland, mais se propose de mieux coordonner les manœuvres et exercices déjà existants". Notamment les "actions conjointes menées par les sept alliés arctiques : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande", explique DW.
De son côté, Le Monde parle aussi de "nouveaux moyens de surveillance envoyés dans le Grand Nord", coordonnés au niveau du commandement otanien de Norfolk, en Virginie. "Certains pays ont déjà annoncé de tels moyens pour l’Arctique, comme le Royaume-Uni", ajoute le quotidien du soir.
Arctic Sentry "a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et […] Mark Rutte à Davos, le mois dernier", rappelle RTS. À cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.
Cette nouvelle "activité" de l'Otan, "sur le modèle de celles lancées en mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland", poursuit La Libre. Le président américain semble depuis avoir "renoncé à s'emparer par la force de cette immense île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan".
De son côté, l'Otan "dément que 'Arctic Sentry' soit une opération de façade rebaptisée pour ménager Donald Trump" [Euronews]. Selon des diplomates cités par Politico, elle pourrait "servir d'avertissement précoce à la Russie et à la Chine afin qu'elles restent à l'écart du Groenland à l'avenir, en particulier si l'île arctique décidait de devenir indépendante". La Russie a d'ailleurs réagi, "annonçant qu'elle prendra quant à elle des 'contre-mesures', y compris de 'nature militaire', si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire au Groenland" [Sud Ouest].
Pour autant, l'opération est "largement perçue comme une démarche politique plutôt que comme une réponse à un risque sécuritaire immédiat", relate Euractiv. "Pour l'instant, [elle] n'existe que sur le papier", abonde EU Observer. En outre, "si le soulagement prévaut à Bruxelles, personne n'est dupe. Donald Trump peut revenir sur le sujet très rapidement ou trouver d'autres angles d'attaque contre l'Europe", souligne Le Monde. Réunis aujourd'hui à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'Otan doivent notamment aborder "la reprise en main par les Européens de la défense de leur continent" [Les Échos].
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11.02.2026 à 12:44

"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité. Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 […]
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"L'Europe est devenue un marché d'ajustement pour la Chine et un objet de coercition pour les États-Unis", affirment Les Échos. Face à cette position difficile, l'Union européenne affiche sa volonté de se saisir des enjeux de compétitivité.
Selon Euractiv, Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux chefs d'État et de gouvernement lundi 9 février. Dans ce texte, la présidente de la Commission européenne souligne "que la fragmentation règlementaire entre pays membres équivaut à des barrières commerciales comparables à des droits de douane de 45 % sur les biens et de 110 % sur les services".
Ce mercredi 11 février, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, sont attendus au troisième sommet européen de l'industrie qui se déroule à la Bourse d'Anvers. Le journal belge Le Soir indique qu'un rapport "du cabinet Deloitte fera également le point sur les progrès de la Déclaration d’Anvers, deux ans après sa publication". "L’Europe doit d’urgence soutenir et relancer son industrie", devrait être le message porté par les 600 chefs d'entreprise réunis à cette occasion [RTBF].
Euractiv rapporte que le Premier ministre belge, Bart de Wever, a récemment interpellé les chefs d'industrie : "donnez-nous vos Dix Commandements […] Qu'est-ce qui vous empêche d'être compétitif aujourd'hui ?". Selon le média, lors de cette rencontre, "les entreprises exigeront que les dirigeants restent sur le même chemin en matière de déréglementation, augmentent les subventions de fonds pour l’industrie et modifient les règles climatiques qu’ils estiment commencer à nuire à leurs résultats financiers".
Cette écoute des industriels est critiquée par certains militants pour l'environnement, qui accusent la rencontre de n'être "rien de plus qu’un entretien d’évaluation, au cours duquel nos dirigeants politiques demandent aux CEO s’ils ont bien appliqué leurs exigences" [Le Soir].
"Briques rouges, tours, douves, jardin géométrique : le château d’Alden Biesen sera 'l'hôte limbourgeois des leaders européens'" annonce la RTBF dans sa revue de presse européenne ce matin.
Cette "retraite" sur la compétitivité devrait comprendre un "diagnostic géopolitique avec Mario Draghi, [un] déjeuner à 27 sur la compétitivité, [des] échanges avec Enrico Letta sur le renforcement du marché unique […] puis une session finale sur les outils à mobiliser pour renforcer la compétitivité européenne", détaillent Les Échos.
Au cœur des préoccupations de ce sommet informel : "simplification des normes, soutien à l'industrie et indépendance stratégique", note le journal. Le rapport Draghi, devenu le fer de lance dans la stratégie européenne en termes de compétitivité, devrait être au centre des discussions car il "soutient fermement le financement de la croissance européenne à l'aide des Eurobonds", c'est-à-dire la mutualisation des dettes publiques et l'emprunt en commun [Euronews]. "Dans un entretien accordé, lundi 9 février, à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, Emmanuel Macron a défendu le recours à [ce] nouvel emprunt commun des Vingt-Sept" [Le Monde].
Au-delà de la question d'une dette commune, la "préférence européenne, soutenue par Ursula von der Leyen [et Emmanuel Macron], sera au cœur des discussions" du sommet informel sur la compétitivité [La Croix]. Cette clause de préférence européenne prendrait la forme d'une obligation pour "les entreprises bénéficiant de fonds publics d’acheter des composants 'Made in Europe'", explique Le Figaro.
Cette proposition conjointe de la Commission européenne et du président français fait néanmoins débat. "L’Italie, l’Allemagne et les pays nordiques ont déjà averti que [cela] pourrait effrayer les investisseurs", souligne Euronews. Ces derniers défendent plutôt "un focus sur la dérégulation et le libre échange", poursuit le média.
Politico rapporte qu'en parallèle, les gouvernements allemand, italien et belge ont rassemblé d'autres propositions dans un document de travail "qui pousse l'Union européenne à achever le marché unique, réduire la bureaucratie et poursuivre de nouveaux accords commerciaux".
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10.02.2026 à 12:13

"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays […]
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"Un nouveau coup dur pour la Norvège dans l'affaire Epstein", titre Politico. L'ambassadrice de Norvège en Jordanie et en Irak, Mona Juul, a démissionné dimanche 8 février "à la suite d'informations faisant état de liens présumés avec Jeffrey Epstein". Une situation qui fait de la diplomate norvégienne la "dernière victime en date, dans ce pays nordique, du scandale qui n'en finit pas de grandir autour du prédateur sexuel" mort en 2019.
"Le 30 janvier 2026, le département de la justice américain a rendu publics plus de 3 millions de documents, mettant au jour les noms et relations d’un réseau tentaculaire qui gravitait autour de Jeffrey Epstein", rappelle France Culture. "Une affaire qui dépasse les États-Unis et éclabousse les élites européennes", constate la radio.
Dans le cas de la diplomate norvégienne, les documents "semblent indiquer qu'Epstein a légué 10 millions de dollars aux deux enfants de [Mona] Juul et de [son mari Terje] Rød-Larsen". Ce dernier a ensuite "été nommé exécuteur testamentaire d'Epstein en 2017 (avant que cela ne soit révoqué)", détaille The Guardian.
Politico précise que "d'autres personnalités norvégiennes apparaissent dans les dossiers Epstein, notamment la princesse héritière Mette-Marit et le président du Forum économique mondial et ancien ministre des Affaires étrangères Børge Brende". Enfin, l'ancien "président du Comité Nobel" et "ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland est visé par une enquête pour des soupçons de 'corruption aggravée' du fait de ses relations avec Epstein", complète Libération.
"De la famille royale au gouvernement de Keir Starmer, le Royaume-Uni [est lui aussi] secoué par le scandale", écrit Midi Libre. Le Premier ministre travailliste, "fragilisé par les retombées politiques de l’affaire Jeffrey Epstein, a résisté lundi aux appels à la démission". Il lui est reproché d'avoir nommé Peter Mandelson, un ancien commissaire européen, au poste d'"ambassadeur du Royaume-Uni à Washington en décembre 2024 […]. Le chef du gouvernement l'a démis de ses fonctions en septembre 2025, après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le délinquant sexuel" [France info].
Dimanche 8 février, c'est le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, qui a démissionné. Ce dernier "avait poussé à la nomination de Peter Mandelson. Il était donc particulièrement sur la sellette", précise la télévision française.
La famille royale est aussi directement visée. L'ex-prince Andrew, "qui avait déjà perdu ses titres de prince et de duc d'York en raison de ses liens avec Epstein, s'est retrouvé à nouveau impliqué dans les dernières révélations. Celles-ci comprenaient une photo du frère cadet du roi Charles III d'Angleterre, âgé de 65 ans, penché sur une femme allongée sur le sol", note France 24. La police britannique enquête également "sur une éventuelle faute professionnelle liée à la fuite de documents confidentiels à l'adresse de Jeffrey Epstein alors qu'Andrew était envoyé commercial du gouvernement". Le roi Charles III se dit "profondément inquiet" de cette situation et "se tient prêt à coopérer avec les autorités si celles-ci le sollicitent" [20 Minutes].
L'onde de choc ne s'arrête pas à la Norvège et au Royaume-Uni. "Sur le Vieux Continent, de nombreux responsables ont été contraints de quitter leur poste dans le sillage de la mise en ligne de ces documents" [L'Express].
En Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico a annoncé le 31 janvier dernier avoir accepté la démission d'un de ses conseillers. "D'après un échange de SMS au ton grivois consulté par la BBC, le criminel sexuel [Jeffrey Epstein] promettait en 2018 des 'filles incroyables' en Russie et 'magnifiques' en Ukraine à Miroslav Lajčák, qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie" [France info].
En Suède, "la présidente de la fondation Sweden for UNHCR, qui collecte des fonds pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés", a renoncé à ses fonctions le 2 février dernier, "après la révélation d'un séjour en famille sur l'île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes en 2012" [France info].
Enfin, "l'ex-ministre [français] de la Culture Jack Lang a 'proposé' samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe, à Paris" [L'Express]. Son nom apparaît plus de 600 fois dans les "Epstein Files", évoquant une correspondance suivie avec le financier américain et des invitations à le rencontrer dans la capitale française.
"Toutes ces répercussions tranchent avec l'impact de l'affaire aux États-Unis", affirme L'Express. "Certes, les médias américains ont largement relayé les nouvelles informations disponibles grâce à la publication des 'Epstein Files'. Et certaines figures ont pâti des dernières révélations […]. Mais la majorité des individus évoqués dans les documents publiés ont échappé à toute conséquence professionnelle".
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09.02.2026 à 13:34

"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL. "Du 8 février au 30 avril, […]
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"Alors que s’affirme l’impérialisme des grandes puissances, la France - et derrière elle, l’Europe - cherche à faire entendre sa voix, diplomatiquement et militairement" [Le Parisien]. C'est le sens d'Orion 26, "nom que porte l'exercice militaire d'ampleur exceptionnelle qui [a débuté] dimanche 8 février 2026 en France", annonce RTL.
"Du 8 février au 30 avril, les armées françaises vont conduire une série d’opérations visant à tester leur préparation en cas de conflit" [TF1 Info]. "Un exercice grandeur nature qui mobilise 12 500 militaires français, ainsi que 25 navires dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères et 1 200 drones de tous types. Des moyens cyber et spatiaux seront également impliqués dans l’exercice", précise RMC. "Tous les domaines de l'armée seront mis à contribution : Terre, Air, Marine, espace, cyberespace et électromagnétique. Des opérations amphibies et aéroportées seront menées, ainsi que des combats aériens", complète RTL.
Selon L'Union, "l’exercice Orion 2026 sera organisé dans 15 départements, du Grand Est au littoral atlantique en passant par la Guyane". Tout au long de l’exercice, "12 ministères seront mobilisés pour tester la réactivité et la coordination des acteurs civils et militaires face aux 'rétroactions', les actions hybrides de l’adversaire sur le territoire national, d'après RMC.
"Des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens mais aussi américains, canadiens ou émiratis, doivent y participer", précise TF1 Info. "L'objectif de cet exercice militaire, le plus grand en France depuis la guerre froide, est de tester l'armée française et ses partenaires, tester le commandement, les missions, les hommes et le matériel" [RTL]. "Particulièrement exigeant", il doit permettre "de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et à mener une coalition internationale"
, selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, chargé de son organisation, cité par TF1 Info.
"Le scénario imaginé par les planificateurs militaires français met en scène Arnland, un pays fictif représentant la France, menacé par son voisin Mercure, une puissance expansionniste située à l’Est cherchant à annexer une partie de son territoire" [La Nouvelle Tribune].
"Voilà le scénario, fictif, que des milliers de soldats vont suivre" [La Tribune]. Une intrigue fictive"mais crédible" [RMC]. "'Orion 2026 s'inspire directement d'un scénario élaboré par l'Otan, il intègre les évolutions récentes du champ de bataille et les nouvelles méthodes de combat', a plaidé le vice-amiral de Véricourt" [TF1 info].
"Après une première en 2023, cette édition se distingue selon [le vice-amiral] par 'un niveau de réalisme particulièrement élevé qui permet de reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité'
". "Les armées entendent [par exemple] tester des innovations dans les domaines des drones, du brouillage satellite, ou de la guerre électronique", poursuit TF1 Info.
"L'exercice débutera par une simulation de débarquement amphibie et aérien en Bretagne : environ 700 soldats et une centaine de véhicules seront déployés dans les alentours de Quiberon, dans le Morbihan, les 20 et 21 février", détaille Euronews.
Selon TF1 Info, "cette phase durera jusqu’au 1er mars". Ensuite, "du 7 au 30 avril", l’exercice basculera dans les camps de Champagne au sein "d’une opération intégrée à la chaîne de commandement otanienne" destinée à "illustrer la capacité des armées européennes à s’insérer pleinement" dans les structures de l’Alliance, explique le vice-amiral de Véricourt.
Cette manœuvre militaire intervient à un moment où "les relations entre Paris et Moscou se sont considérablement détériorées" depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, rappelle La Nouvelle Tribune. La France a "multiplié les sanctions économiques contre la Russie et livré du matériel militaire à Kiev, provoquant des menaces répétées du Kremlin. Emmanuel Macron a même évoqué la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine, une déclaration qui a suscité de vives réactions à Moscou", précise le média.
"Pour le ministère des Armées, cet exercice d'ampleur revêt une importance toute particulière 'dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité'" [Euronews]. L'objectif de cet exercice militaire, "le plus important depuis la guerre froide" comme le souligne plusieurs médias dont La Dépêche, est de "se préparer à une guerre de haute intensité dans un contexte de menace et de guerre en Europe, avec l'invasion russe de l'Ukraine qui dure depuis bientôt quatre ans", explicite RTL.
Orion 26 vise à "éprouver les commandements tout comme les unités de terrain et à s'assurer que les chaînes de transmission et de logistique fonctionnent, de même que l'interopérabilité avec les forces armées des alliés de l'Otan", d'après Euronews.
Car pour Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, qui "met en garde contre une éventuelle attaque de Moscou contre l'Alliance dans les cinq prochaines années", "il ne fait aucun doute : 'nous sommes la prochaine cible de la Russie'" [Euronews].
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06.02.2026 à 12:43

"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde]. "[L'actuel […]
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"Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein se transforme en scandale d'État", titrait Libération le 4 février. Le 30 janvier, la justice américaine a dévoilé des millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019. Une "onde de choc" qui "menace directement le Premier ministre britannique [Keir Starmer]"[Le Monde].
"[L'actuel chef du gouvernement] est accusé d'avoir manqué de discernement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l'amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue", complète le journal du soir. Dans les documents publiés par la justice américaine, le nom de Peter Mandelson, ex-membre de la Chambre des Lords et commissaire européen au Commerce, apparaît "plus de 5 600 fois" [France 24].
Ses liens d'amitié avec le pédocriminel "avaient déjà été établis en septembre dernier, lui valant d'être limogé de son poste d'ambassadeur" [France 24]. "Cette fois, c'est la transmission d'informations financières sensibles qui préoccupe la classe politique britannique", poursuit la chaîne de télévision internationale.
"Surnommé le 'Prince des Ténèbres' pour son habilité à manœuvrer en coulisses" [El País] Peter Mandelson "aurait partagé des informations sensibles avec Epstein alors qu'il était ministre des Affaires économiques en 2009", avance The Guardian. "Il est accusé d'avoir divulgué des courriels gouvernementaux et des informations confidentielles sur les marchés après la crise financière, notamment en informant Epstein que le gouvernement britannique allait bientôt intervenir pour soutenir l'euro en difficulté", poursuit le quotidien. La police londonienne a ouvert une enquête à son sujet et "Lord Mandelson sera interrogé dans les prochains jours", d'après The Times.
"Autre révélation du dossier Epstein concernant Peter Mandelson : l'ancien ministre et ambassadeur britannique aurait reçu des virements pour un total de 75 000 dollars de la part du pédocriminel américain en 2003-2004", ajoute France 24. "L'Union européenne enquête également sur d'éventuels actes répréhensibles commis par Mandelson lorsqu'il était commissaire au commerce entre 2004 et 2008", relate The Washington Post.
Désormais, c'est sur le Premier ministre britannique que retombe ce scandale. "[Keir] Starmer a voulu calmer la colère de son parti en accusant publiquement le vétéran de la politique travailliste d'avoir 'trahi son pays' et de lui avoir 'menti', mais à ce moment-là, l'attention du scandale s'était déjà portée sur le Premier ministre lui-même", analyse El País. "Une fois le choc des révélations passées, c'est sur Keir Starmer et ses conseillers que la colère est retombée", confirme Libération. Les députés lui reprochent d'avoir nommé le "Prince des Ténèbres" comme ambassadeur alors qu'il avait "connaissance de ses liens avec Epstein", note The Guardian.
Lors d'un discours à Hastings dans le sud de l'Angleterre, jeudi, Keir Stramer s'est "excusé d'avoir [cru] Lord Mandelson [qui a affirmé] qu'il connaissait à peine' le pédophile Jeffrey Epstein avant de le nommer ambassadeur aux États-Unis", a raconté Harriet Harman, ancienne vice-présidente du parti travailliste [The Times]. Le Premier ministre s'est également adressé directement aux victimes du pédophile. "Je suis désolé de ce qui vous a été fait, je suis désolé que tant de personnes en position de pouvoir vous aient laissé tomber. Les victimes d'Epstein ont 'vécu un traumatisme que la plupart d'entre nous peuvent à peine imaginer'" [Die Zeit]. Néanmoins, il a refusé de démissionner. "J'entends poursuivre ce travail important pour notre pays", a-t-il affirmé, selon le quotidien allemand.
"Le parti conservateur d'opposition a déclaré que cette explication n'était pas suffisante et a demandé un vote au Parlement pour exiger la publication des courriels et autres documents relatifs à la nomination de Mandelson", écrit The Washington Post. "Même ses propres députés ont averti que le mandat de Starmer comme Premier ministre était compté", dévoile The Guardian.
Sans doute pour tenter de sortir indemne de ce scandale et "après des heures de débats tendus à la Chambre des communes mercredi en fin de journée, le Premier ministre britannique a fini par céder sous la pression des parlementaires", relaie Le Figaro. "Il a renoncé à contrôler la publication des documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, et a accepté qu'une commission parlementaire puisse consulter l'intégralité des dossiers, sans exception. Une tentative visant à "apaiser la colère croissante" [The Washington Post].
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05.02.2026 à 12:53

"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles […]
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"Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont trouvé un accord, [mercredi 4 février], sur les paramètres du prêt de 90 milliards d'euros que vingt-quatre pays de l'UE ont décidé en décembre dernier d'accorder à l'Ukraine pour la période 2026-2027", expliquent Les Échos. Après avoir approuvé la structure en décembre, les États membres "devaient encore définir à quelles conditions l’Ukraine pourrait utiliser les fonds qui lui seront versés progressivement" [Le Monde].
"Initialement, une grande partie des États européens souhaitaient utiliser les actifs russes immobilisés sur le Vieux Continent pour financer l’effort de guerre ukrainien. Mais la Belgique a refusé, obligeant les dirigeants européens à trouver une autre solution", qui a pris la forme de ce prêt [Le Monde]. Celui-ci sera "financé par l'émission d'une dette commune, le budget de l'UE servant de garantie pour les investisseurs" [Euronews].
La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui s'étaient opposées à cette nouvelle contribution, "seront totalement exemptées de toute obligation financière, y compris le paiement des intérêts annuels", poursuit la chaîne d'information. Les Échos précisent que ces derniers "devraient se monter à hauteur de 3 milliards d'euros par an environ". Quant au prêt lui-même, il ne sera remboursé "qu’une fois que la Russie aura versé des réparations de guerre à l’Ukraine".
L'accord trouvé hier "prévoit que deux tiers de l’argent serve à des achats de matériel militaire, tandis que les 30 milliards restants seront dédiés au soutien des finances publiques ukrainiennes via une aide 'macro-économique'" [RTL info].
Sur le volet défense, "le texte initial imposait que 65 % de la valeur des équipements financés proviennent de l’Union européenne, de l’Ukraine ou de la Norvège — une exigence qui avait suscité de fortes tensions entre les capitales", rappelle Euractiv.
"La France, fervente partisane de la politique du 'Made in Europe', s'est efforcée de limiter autant que possible les achats en dehors du continent", pointe Euronews. Tandis qu'"au nom du pragmatisme et de l’urgence, l’Allemagne et les Pays-Bas défendaient au contraire l’idée d’acheter les équipements nécessaires là où ils étaient disponibles, aux États-Unis si besoin" [Le Monde].
"Pour sortir de l’impasse, les États membres ont affiné les règles permettant à Kiev d’acheter des équipements produits en dehors de l’UE, tout en préservant l’objectif de soutien à l’industrie européenne de défense" [Euractiv].
Ainsi, "des exceptions sont prévues pour certains pays, s’ils ont signé un partenariat de défense et de sécurité avec l’UE et s’ils sont déjà de gros contributeurs d’aide militaire à l’Ukraine" [Ouest France].
Et c'est notamment le cas du Royaume-Uni : "les représentants des Vingt-Sept se sont mis d’accord pour que certains pays tiers, comme [celui-ci], puissent les rejoindre dans la fourniture de systèmes d’armement à l’Ukraine", poursuit le quotidien régional. "En clair, cette disposition ouvre la porte à des achats d'équipements made in UK, du moment que le Royaume-Uni contribue au paiement des intérêts de l'emprunt", soulignent Les Échos.
"Des dérogations seront [aussi] possibles si le matériel nécessaire n’est pas disponible à temps […] et qu’il doit être acheté auprès de sociétés étrangères, notamment américaines ou britanniques" précise RTL info. Le Monde note également que "la France n’a pas fermé la porte [à cette proposition], mais a imposé l’idée d’un contrôle des demandes ukrainiennes, par un comité d’experts qui dépendra du Conseil, et non de la Commission, suspectée d’être trop conciliante vis-à-vis de Washington".
"Le Conseil doit désormais parvenir à un accord avec le Parlement sur les textes juridiques", notamment la réglementation juridique du prêt, l'amendement de la Facilité pour l’Ukraine et la modification du budget pluriannuel de l'UE [RTL info]. Une approbation qui, "selon les diplomates, devrait être faite rapidement afin de permettre à la Commission de commencer à emprunter sur les marchés et d'effectuer un premier versement à l'Ukraine début avril" [Reuters].
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04.02.2026 à 13:31

"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" […]
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"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" [La Libre].
"La Russie a lancé 105 drones dans la nuit de mardi à mercredi" en Ukraine, indique Le Monde, faisant notamment deux morts dans la région de Louhansk. "Des installations énergétiques ont été gravement endommagées en Ukraine [privant] plus d'un millier d'immeubles résidentiels à Kiev et plus de 800 à Kharkiv" de chauffage, complète The Moscow Times.
20 minutes relate par ailleurs qu'une alerte aérienne a retenti "pendant la visite du patron de l'Otan à Kiev" durant la journée du 3 février. Le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a jugé que ces frappes "ne témoignaient 'pas d’un réel sérieux envers la paix' de la part de Moscou", rapporte Le Devoir.
Le processus de négociation "sera suivi d’un travail en groupes séparés selon des axes spécifiques, après quoi une synthèse conjointe des positions est prévue", a annoncé sur X Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne dépêchée à Abou Dhabi [Le Monde].
La rencontre de ce mercredi à Abou Dhabi prolonge les discussions menées en janvier entre l'Ukraine et la Russie, avec les États-Unis. L'objectif principal est clair selon le président Donald Trump : "mettre fin à la guerre" [Libération].
Le média français résume les enjeux de cet accord en discussion : "Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk", tandis que "Kiev pousse de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front". "'Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra'", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov [Le Monde].
L'Humanité note que "la délégation russe aurait cessé d’exiger les parties des régions de Kherson et de Zaporijia qui ne sont pas déjà sous contrôle russe".
Le principal point de friction se trouve être les territoires de l'est ukrainien. Selon Le Figaro, cette demande n'est pas acceptable pour Kiev car "des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et [la capitale ukrainienne] estime que sa perte la priverait d’un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes".
En parallèle des discussions trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, se tiendrait un autre plan, pensé cette fois-ci avec les Européens et les Américains mais sans les Russes, révèle le Financial Times.
Dans un premier temps, "toute violation du cessez-le-feu par la Russie entraînerait une réponse dans les 24 heures", d'abord diplomatique selon le média anglophone, puis sous la forme d'un appui à l'armée ukrainienne. La Dépêche résume une seconde phase où, "si les violations devaient persister, des soldats issus de la Coalition des volontaires seraient alors déployés sur le terrain".
Toujours du côté européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rendra en Ukraine "pour les quatre ans de la guerre", annonce Le Figaro. Le journal français relaie qu'une conférence internationale sur la reconstruction de l'Ukraine est aussi "prévue en juin à Gdansk, dans le nord de la Pologne", à l'initiative de Donald Tusk.
Les résultats économiques de la Russie en 2025 ont été révélés ce mardi 3 février "lors de la partie télévisée d'une réunion avec son gouvernement consacrée à l'économie", soulignent Les Echos.
Selon le média économique, "les clignotants rouges s'allument les uns après les autres pour l'économie russe". Le plus notable reste la croissance 2025 qui "s'est établie à 1 %". "Ce rythme de croissance est bien plus lent qu'en 2024, alors que le pays peine à se redresser sous le poids de la guerre en Ukraine", commente BFM TV.
Le média poursuit en expliquant qu'"au-delà des sanctions, ce sont aussi les dépenses militaires colossales du pays qui, après avoir tiré l'économie, ont fini par freiner l'activité en alimentant l'inflation, laquelle se situe autour de 8 %". Selon Les Echos, "la Russie a encore les moyens pour son 'opération spéciale' en Ukraine, au moins pour toute l'année 2026".
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03.02.2026 à 11:59

"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". […]
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"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". "Brandissant des drapeaux tchèques, européens et ukrainiens" [Le Monde], les manifestants sont venus soutenir le chef de l'État face à son propre gouvernement.
"Nous ne ferons pas la même erreur qu'en Slovaquie. Nous pensons que ce pays a de l'espoir", affirme le président du collectif, Mikuláš Minář, auprès de Novinky. Le site d'information tchèque rappelle que chez le voisin slovaque, "les attaques grossières et les insultes avaient dissuadé [la présidente] Zuzana Čaputová de briguer un deuxième mandat à la tête de l'État [en 2024]”.
Le Soir plante le décor : "d’un côté, le président tchèque pro-européen Petr Pavel. De l’autre, le gouvernement du Premier ministre conservateur Andrej Babiš (ANO) et ses alliés d’extrême droite, le SPD et les Automobilistes, issus des élections législatives d’octobre dernier". Le journal belge rappelle que "depuis plusieurs semaines, les deux camps s’opposent publiquement, notamment sur l’aide à l’Ukraine". "Prévisible, vu le fossé qui sépare l’ancien général atlantiste et pro-Ukraine Petr Pavel du milliardaire Andrej Babiš, souvent qualifié de 'Trump tchèque'", juge La Croix.
"Mais c’est un conflit entre le ministre des Affaires étrangères, Petr Macinka, président du petit parti eurosceptique et écolo-sceptique des 'Automobilistes' […] et le chef de l’État qui a envenimé la situation", note Le Soir. Le 27 janvier dernier, Petr Pavel "a indiqué avoir été menacé de représailles par […] Petr Macinka […] s'il refusait de nommer son camarade de formation, Filip Turek, comme ministre de l'Environnement", rapporte Euronews.
Le profil de Filip Turek soulève une vive indignation. Inconnu du grand public il y a encore trois ans, "cet ex-influenceur tchèque de 40 ans cherche […] à entretenir une image de 'mâle alpha' auprès de ses électeurs, qu’il a conquis sur les réseaux sociaux en seulement quelques mois", écrit Le Parisien qui lui consacre un long portrait.
"En 2024, des images anciennes le montrant en train de faire des saluts hitlériens ou d’arborer des symboles néonazis, refont surface. Il avait alors invoqué un 'humour noir et grossier' pour se justifier", poursuit le quotidien. "Sur son profil Facebook, de vieux messages racistes, misogynes ou encore homophobes ont été retrouvés et diffusés. Dans l’un d’eux, publié en 2009, il qualifie Barack Obama, alors président des États-Unis, de 'nègre'. Dans un autre, il se réjouit ouvertement d’une agression néonazie survenue sur une jeune Rom, brûlée par ses bourreaux".
Enfin, "ce dernier, ex-député européen, fait [également] l’objet d’une enquête pour violences conjugales et viol après une plainte déposée par son ancienne compagne", complète Le Monde.
"Cette longue liste a convaincu Petr Pavel de tenir Turek loin du pouvoir", explique Le Parisien. Le président dénonce également l'attitude de Petr Macinka. "Je considère les propos tenus par le ministre des Affaires étrangères dans ses SMS comme une tentative de chantage", a dénoncé Petr Pavel mardi dernier sur X, dans un message rendant publics ces échanges.
"Il (monsieur le président) aura la paix si j’ai Turek au ministère de l’Environnement. Dans le cas contraire, je brûlerai les ponts d’une manière qui entrera dans les manuels de sciences politiques comme un cas extrême de cohabitation", peut-on lire dans le premier de ces messages cité par Radio Prague. Puis, dans un second : "je suis prêt à me battre contre Petr Pavel pour Turek avec une telle brutalité que cela deviendra un sujet important et durable. Sans scrupules".
"Je juge cela inadmissible et totalement inacceptable dans notre système démocratique" [La Croix], a réagi le président tchèque. Celui-ci, qui a le dernier mot selon la constitution du pays, "se pose en rempart contre le populisme d'extrême droite" en refusant de nommer Filip Turek malgré les pressions, affirme La Libre.
Alors qu'une motion de défiance contre le gouvernement, qui a peu de chances d'aboutir, est étudiée ce mardi 3 février au Parlement, le Premier ministre Andrej Babiš joue la prudence. Selon Deník, "la coalition gouvernementale composée de l'ANO, du SPD et des Automobilistes ne souhaite pas aggraver le conflit avec le Château", le nom donné à la résidence du président de la République.
Interrogé par Le Parisien, Jean-Michel De Waele, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles, estime que le chef du gouvernement "se retrouve dans de beaux draps". Le spécialiste de l'Europe centrale déclare qu'Andrej Babiš "n’a pas le choix que de passer sous les fourches caudines de ce parti des Automobilistes : il en a besoin pour faire sa coalition. Désormais, la question est : est-ce qu’il est capable de résister à la pression de cette extrême droite ? Ou est-il capable de travailler avec le président ? C’est avec lui que l’Union européenne doit essayer de discuter pour sortir la République tchèque de cette crise".
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02.02.2026 à 13:17

"L’Iran a déclaré dimanche 1er février comme 'groupes terroristes' les armées européennes" [Sud-Ouest] : "conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad […]
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"L’Iran a déclaré dimanche 1er février comme 'groupes terroristes' les armées européennes" [Sud-Ouest] : "conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "vêtu comme les députés d’un uniforme des gardiens en signe de solidarité" [20 minutes].
S'adressant aux députés iraniens, l'ancien maire de Téhéran s'appuie "sur une loi de 2019 autorisant l'Iran à prendre des mesures de représailles, législation adoptée après que les États-Unis ont été les premiers à classer le CGRI [Corps des Gardiens de la révolution islamique] comme organisation terroriste, lors du premier mandat de Donald Trump", contextualise Euronews.
"'Mort à l’Amérique !', 'Mort à Israël !', 'Honte à l’Europe', ont scandé les élus dans l’hémicycle", rapporte Sud-Ouest. Des scènes qui se déroulent le "jour du 47e anniversaire du retour d’exil en Iran de l’imam Khomeini, Père fondateur de la République islamique".
La déclaration du président de l'Assemblée iranienne intervient après que l'Union européenne a "inscrit [le 29 janvier] sur la liste des 'organisations terroristes' les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique", explique France 24. L'UE s'est ainsi alignée "sur la position des États-Unis, du Canada et de l’Australie, qui l’avaient déjà classé[e] comme organisation terroriste respectivement en 2019, 2024 et 2025" [BFM TV]. "Les Européens 'subiront les conséquences' de leur 'action insensée' contre l’Iran, avait [alors] promis le régime des mollahs", relate Le Huffington Post.
Les Gardiens de la révolution, qui "contrôlent des pans entiers de l'économie iranienne" [Les Échos] sont "accusés d’avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation" débuté le 28 décembre à Téhéran en raison du marasme économique du pays, explique BFM TV. Ces dernières semaines, ceux-ci "ont fait preuve d'une brutalité extrême envers les manifestants", rappelle Euronews. "Les organisations de défense des droits de l'homme estiment que des milliers de personnes ont été tuées, certains ministres des Affaires étrangères de l'UE évoquant récemment un bilan de 30 000 victimes", précise la chaîne.
Le Figaro décrit cette annonce comme "une sorte de loi du talion diplomatique, même si l’équivalence entre les deux mesures n’est qu’apparente". Si côté européen, désigner les Gardiens de la révolution comme 'terroristes' revient "à les frapper durement au portefeuille : gel de comptes bancaires, parts dans les entreprises, biens immobiliers, interdiction aux entités européennes de financer ou de commercer avec l’organisation", la portée d’une telle mesure côté iranien est "avant tout symbolique", observe le média.
"'Cette décision n’a aucune portée économique, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a plus d’avoirs français ou européens sur place', assure Maneli Mirkhan, stratégiste spécialiste de l’Iran" citée par Le Figaro. "Un seul exemple : il y a une quinzaine d’années, l’Iran représentait 11 % des échanges extérieurs bruts européens. Aujourd’hui, c’est 0,1 %. Cela se limite à quelques produits humanitaires, des médicaments notamment, qui ne sont pas sous sanctions", précise l'experte.
L'Iran a également "annoncé lundi avoir convoqué les ambassadeurs européens en poste à Téhéran", rapporte La Libre. "'Il s'agit là d'une mesure minimale', avant l'annonce prochaine d'autres représailles, a [déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï], lors d'une conférence de presse".
"Le président américain Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran" [Courrier international]. La semaine dernière, le pensionnaire de la Maison-Blanche "a accru la pression sur l'Iran en déployant une 'armada massive' dans la région afin de forcer Téhéran à négocier un accord qui mettrait fin à son programme d'armement nucléaire. 'Elle est prête, disposée et capable de remplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence, si nécessaire', [avait] écrit Trump sur Truth Social" [Politico].
"Alors que les États-Unis ont déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, l'Iran devait débuter dimanche [1er février] un exercice naval dans le détroit d'Ormuz […] point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux", que Téhéran a menacé de bloquer en cas d’attaque américaine [France info].
"'Les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre, cette fois-ci, ce sera une guerre régionale', a réagi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei", relate Politico. D'après le média européen, Téhéran a averti que "toute action militaire américaine ordonnée par le président américain Donald Trump déclencherait des représailles contre Israël et les forces américaines stationnées dans la région".
Les deux parties semblent cependant chercher à privilégier la voie diplomatique ces dernières heures. "J'espère qu'on va trouver un accord", a [indiqué le président américain]", qui a affirmé "que l'Iran conversait avec les États-Unis, sans toutefois donner de précisions", selon Les Échos. "'Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si [le Guide suprême] avait raison ou non, a-t-il ajouté" [Le Monde]. De son côté "le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré samedi [31 janvier] qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie" [Courrier international].
"Parallèlement, les pays de la région mènent des tractations diplomatiques pour 'ramener autour de la table' des négociations les États-Unis et l’Iran, selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi", indiquent Les Échos. Et de préciser que "le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, s’est pour sa part rendu à Téhéran". L'homme politique a "'réaffirmé le soutien de son pays aux efforts visant à réduire les tensions et à trouver des solutions pacifiques assurant la sécurité et la stabilité de la région', selon un communiqué de son ministère des Affaires étrangères."
"Téhéran a indiqué ce lundi "qu'un 'cadre' de discussions avec Washington doit être ébauché prochainement. 'Nous examinons et finalisons les détails de chaque étape du processus diplomatique', a annoncé un porte-parole de la diplomatie iranienne" [TFI Info]. L'Iran a par ailleurs démenti, d'après le média, "avoir reçu 'un ultimatum' du président américain pour parvenir à un accord nucléaire", alors que ce dernier avait "assuré vendredi qu'il avait fixé à Téhéran une échéance".
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30.01.2026 à 12:27

"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un […]
L’article La Commission européenne licencie un haut fonctionnaire accusé de corruption avec le Qatar est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un haut fonctionnaire présenté comme une "figure de longue date de l’exécutif européen" [Euractiv].
"Le membre du personnel concerné a enfreint les règles", a indiqué la vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la sécurité, de la démocratie et de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, rapporte ERR. Le média estonien ajoute que le collège avait ainsi décidé "d’appliquer des mesures appropriées et proportionnées".
"Je suis déçu, mais j'accepte la décision de la Commission et je suis heureux que ce long processus soit enfin arrivé à son terme", a confié Henrik Hololei à Politico. "C'est la première fois dans l'histoire de la Commission qu'une telle décision est appliquée à un directeur général", souligne l'agence de presse italienne Ansa. "Il devra quitter la Commission à la mi-février" [La Libre].
"[Henrik] Hololei a occupé le poste de directeur [au sein de] la Direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne jusqu'en mars 2023", rappelle ERR. En avril 2023, Politico révélait que le fonctionnaire chargé des transports avait accepté des voyages payés par le Qatar "en pleine négociation commerciale entre l’Union européenne et l’émirat sur le transport aérien", note Le Monde.
Il lui "est notamment reproché […] d'avoir accepté des voyages et des séjours, pour lui et sa famille, pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros et de lui avoir remis en échange des documents confidentiels relatifs à la négociation, entre 2016 et 2019, de l’accord dit de 'ciel ouvert' entre l’Union européenne et l’émirat", détaille Libération. "Cette affaire avait éclaté dans la foulée du scandale du 'Qatargate', des soupçons de corruption d'élus européens, impliquant le Qatar et le Maroc" [BFMTV].
À la suite de ces révélations, le haut fonctionnaire estonien a été visé par une enquête de l'organisme antifraude de l'UE, du parquet européen, ainsi que par une enquête interne de la Commission [The Telegraph]. "Les enquêtes portaient sur des accusations selon lesquelles l'Estonien aurait enfreint les règles de l'UE en matière de conflit d'intérêts, de transparence, de cadeaux et de divulgation de documents confidentiels", poursuit le quotidien britannique.
"En tant que directeur général, [Henrik Hololei] était chargé d'examiner les conflits d'intérêts potentiels, même dans les cas le concernant directement", rappelle Die Welt. D'après un porte-parole de la Commission, Henrik Hololei aurait pourtant "respecté toutes les règles applicables". "Suite aux critiques, la Commission a néanmoins renforcé sa réglementation", nuance le quotidien allemand.
Pendant l'enquête, l'Estonien avait alors officiellement demandé à son administration une mutation et "accepté une rémunération moindre, se limitant à conseiller la Commission sur les partenariats internationaux", avance The Telegraph. "Un placard doré qui lui a permis de parcourir la planète pour représenter la Commission sans perdre son salaire mensuel de 23 000 euros net après impôt" [Libération].
Si le haut fonctionnaire a enfreint "quatre infractions au règlement" [Politico], il n'est pas pour autant poursuivi devant la justice belge. "Dans son cas, il n'y avait pas besoin d’enquête pénale et de saisie du parquet belge ou du parquet européen", précise-t-on au sein de la Commission, "alors qu'il existe de forts soupçons de conflit d'intérêts, voire de corruption", conclut Libération.
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29.01.2026 à 12:46

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point". "Les ambitions de Donald Trump sur […]
L’article Numérique : l'UE tente d'accélérer les solutions européennes pour garantir sa souveraineté est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point".
"Les ambitions de Donald Trump sur le Groenland ont injecté une dose d'urgence dans les réflexions européennes sur l'autonomie stratégique du Vieux Continent", car ses pressions "s'appliquent désormais à des partenaires historiques" [L'Usine Digitale]. Avant cela, les "pannes de services cloud aux États-Unis", qui avaient temporairement bloqué ou perturbé l'an dernier de nombreux services en Europe, ont fait office de signal d’alerte [Euronews].
"Cette dépendance est un facteur de vulnérabilité économique, stratégique et démocratique", abonde La Dépêche. Car "si un territoire peut devenir un objet de pression stratégique, pourquoi une infrastructure critique, un service de cloud, un logiciel de messagerie ou de cybersécurité ne le deviendrait-il pas à son tour ?", questionne L'Usine Digitale.
"L'Europe, dans certains secteurs comme le cloud, dépend presque intégralement de services américains", explique dans Le Nouvel Obs Mathilde Velliet, chercheuse à l'Ifri. Et se retrouve "coincée" entre les États-Unis et la Chine, "car elle n'a pas fait le pari initial de l'autosuffisance numérique".
Un constat partagé par le Parlement européen, qui "reconnaît de façon explicite dans sa résolution du 22 janvier dernier [que] l'Union européenne dépend de pays tiers pour plus de 80 % de ses produits, services, infrastructures et propriétés intellectuelles" [L'Usine Digitale]. De plus, elle est "absente du matériel informatique", et"représente moins de 10 % de la production mondiale de semi-conducteurs, très loin derrière l'Asie et les États-Unis".
"Outre l’hébergement de données (Amazon, Microsoft et Google), les géants des États-Unis dominent la recherche en ligne (Google), les assistants d’IA (OpenAI, Google et Meta), les environnements mobiles (Google et Apple) et de bureau (Microsoft), les réseaux sociaux et la vidéo (Meta, X et YouTube)", résume Le Monde. Les Américains sont également "centraux dans les liaisons entre les États-Unis et l’Europe", notamment les câbles sous-marins "indispensables au bon fonctionnement d’Internet".
"Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines", explique France 24. En Allemagne par exemple, "les autorités du Land de Schleswig-Holstein viennent d’abandonner Microsoft pour des solutions en licence libre", non sans difficultés.
En France, le gouvernement a annoncé lundi 26 janvier que les plateformes américaines de visioconférence Microsoft Teams et Zoom seraient remplacées au sein des administrations par une solution nationale, Visio. Celle-ci sera déployée "dans tous les ministères et services de l'État d'ici 2027" [Euronews]. Le même jour était lancé "un Observatoire de la souveraineté numérique chargé de mesurer les dépendances critiques et d'éclairer les politiques publiques nationales et européennes" [La Dépêche].
L'Union européenne met aussi en avant "ses propres solutions : Digital Networks Act, open source, initiatives 'Made in EU'" [BFM TV]. Le Parlement européen propose même de "réorienter les marchés publics en faveur des fournisseurs européens dans les secteurs stratégiques comme le cloud, les télécoms ou les infrastructures critiques". En outre, "un règlement européen est en discussion pour bannir certains acteurs chinois des technologies à risques, notamment Huawei et ZTE", précise Le Nouvel Obs.
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