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Les éléments que nous avons réunis contredisent la version du ministère, puisque les manifestants agressés étaient non violents et non pas d'ultra-gauche (sauf si manifester malgré l'interdiction suffit à classer quelqu'un à l'ultra-gauche). Surtout, notre enquête questionne la stratégie choisie par le ministère et les forces de l'ordre. Les impératifs de gestion de l'ordre invoqués par le ministère légitiment-ils vraiment de faire le choix d'un traitement différencié voire d'un favoritisme envers certains groupes potentiellement violents ?