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14.09.2026 à 04:31

FRANCE24
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Ces nouvelles attaques surviennent une semaine seulement après la visite d'émissaires américains à Moscou et à Kiev destinées à relancer les négociations menées sous l'égide de Washington pour mettre fin au conflit. Un drone russe a frappé la locomotive d'un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à deux kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Otan, sans faire de victime, selon les autorités des deux pays. Varsovie a indiqué qu'un autre drone avait frappé une station-service à proximité d'un poste-frontière, toujours côté ukrainien. La compagnie ferroviaire ukrainienne, qui avait évoqué auparavant une "attaque systémique" visant ses infrastructures, la locomotive touchée se trouvait à la gare frontalière de Iagodyne et appartenait à un train qui avait pu être évacué 15 minutes avant. Mais selon l'opérateur Ukrzaliznytsia, "il est très probable" que la frappe russe ait visé un autre train qui transportait "des conseillers à la sécurité et des anciens dirigeants européens dont l'ex-Premier ministre Boris Johnson" et qui venait de passer par Iagodyne. Ce train avait "quitté la gare plus tôt que prévu en raison des ajustements en temps réel des horaires face à la menace constante de frappes russes", a souligné la compagnie publique. Cette dernière a précisé que l'ex-directeur de la CIA David Petraeus se trouvait par ailleurs à Iagodyne dans un autre train au moment de la frappe. Attaque "insensée" Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir touché des "infrastructures ferroviaires" qui étaient utilisées pour "transporter des cargaisons militaires" depuis des pays européens. MM. Petraeus et Johnson avaient tous les deux participé à Kiev au forum annuel Yalta European Strategy, avec de nombreux autres représentants étrangers. "C'est exactement le type d'attaque aléatoire et insensée que les Ukrainiens subissent chaque jour", a réagi sur X l'ancien dirigeant conservateur britannique, au pouvoir lors du lancement de l'invasion russe de février 2022. "Quand allons-nous leur donner les défenses aériennes dont ils ont besoin ?" L'Ukraine réclame à ses alliés occidentaux de lui fournir plus d'intercepteurs pour faire face aux bombardements russes qui continuent de s'intensifier plus de quatre ans et demi après le déclenchement de l'invasion, au prix d'un nombre croissant de morts civiles. La compagnie ferroviaire polonaise PKP Intercity a indiqué que le train frappé reliait Kiev à Varsovie avec 206 passagers à son bord. Des frappes russes ont également endommagé des infrastructures ferroviaires dans la région de Vinnytsia (centre-ouest) et fait au moins deux morts à Kramatorsk (est), selon les autorités ukrainiennes. "A l'intérieur de la maison" Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui a présidé une réunion d'urgence, a mis en garde contre une prochaine intensification des attaques russes en Ukraine. Une "escalade" qui pourrait, selon lui, toucher le territoire de la Pologne. "La terreur de Poutine frappe littéralement à la porte de l'Union européenne et de l'Otan", a affirmé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, demandant "des sanctions sévères, un soutien militaire accru à l'Ukraine et une pression maximale sur la Russie". "La terreur russe ne fait pas que frapper à la porte, elle est à l'intérieur de la maison", a déclaré à son côté son homologue polonais, Radoslaw Sikorski, en visite à Kiev. Ces frappes à proximité de la frontière polonaise ne sont qu'une "nouvelle escalade dans l'éventail des activités russes", a-t-il estimé, citant entre autres la découverte d'un drone explosif à l'aéroport de Leipzig, en Allemagne, un incident que Berlin a imputé à la Russie début septembre. En réponse aux bombardements quotidiens la visant, l'Ukraine a également intensifié ses frappes de longue portée sur le territoire russe, qu'elle qualifie de réponse aux bombardements de Moscou, visant notamment des raffineries. A ce propos, le président américain Donald Trump a estimé dimanche que son homologue ukrainien devrait cesser ces frappes. "Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu'il provoque une pénurie de diesel", a-t-il déclaré. Le président ukrainien a dit tabler sur une reprise de pourparlers tripartites dès le mois de septembre, après les élections parlementaires en Russie, le Kremlin n'excluant pas de son côté le mois d'octobre.

14.09.2026 à 03:49

FRANCE24
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Tout a changé, rien n'a changé : sept mois ont passé depuis que le président américain Donald Trump a menacé - pour la troisième fois - de s'emparer par la force du Groenland, immense île arctique et territoire autonome danois, provoquant une crise majeure entre alliés occidentaux. La température est un peu retombée depuis entre Européens et Américains. Mais les dirigeants européens n'ont pas oublié ces menaces et veulent désormais plancher ensemble sur des moyens pour muscler leur empreinte dans la région, conscients également de la présence d'une Russie hostile de l'autre côté de la longue frontière finlandaise. Le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre Mette Frederiksen seront donc présents à Rovaniemi, connue pour être la ville du Père Noël, aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas et du président du Conseil européen Antonio Costa, pour un "Sommet européen de l'Arctique". "L'objectif est essentiellement de renforcer l'approche stratégique commune de l'UE à l'égard de l'Arctique, à un moment où l'importance géopolitique et économique de la région ne cesse de croître", résume pour l'AFP Tuomas Tikkanen, conseiller du Premier ministre finlandais Petteri Orpo, à l'origine du sommet. La réunion intervient alors que la Commission européenne devrait présenter, d'ici les prochaines semaines, une nouvelle stratégie pour l'Arctique. Ce document doit définir les grandes orientations de Bruxelles dans la région pour les années à venir. Les Etats membres et leurs dirigeants ont encore la possibilité d'influencer le contenu du texte final. "En ce sens, cette réunion tombe particulièrement à point nommé", souligne Tuomas Tikkanen. "Plus engagée" L'intérêt porté à l'Arctique s'est considérablement accru depuis l'adoption, en 2021, de la dernière politique de l'UE consacrée à la région. La présence au sommet de dirigeants venus de pays qui n'ont pas d'intérêt direct en Arctique, comme le président roumain Nicușor Dan ou le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, en témoigne. "L'environnement sécuritaire a profondément changé et la région suscite désormais beaucoup plus d'intérêt", explique Tuomas Tikkanen. Aucune décision formelle ne devrait être prise lors du sommet. Les dirigeants doivent néanmoins adopter lundi une déclaration commune et aborder un large éventail de sujets, allant des intérêts économiques aux questions de sécurité. Après les menaces de Donald Trump en janvier, sur lesquelles il n'est pas complètement revenu, l'Otan avait déjà lancé une nouvelle mission destinée à renforcer la sécurité dans l'Arctique. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est quant à elle rendue au Groenland début septembre, apportant avec elle une enveloppe de 200 millions d'euros pour le territoire. Elle a alors promis que l'UE allait "être plus présente et engagée au Groenland et dans l'Arctique". L'Arctique est également au cœur de préoccupations environnementales. Selon les experts, la région se réchauffe près de quatre fois plus vite que la moyenne mondiale sous l'effet du changement climatique, avec de lourdes conséquences pour les écosystèmes et les populations qui dépendent de ces territoires. La fonte de la banquise ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives économiques et stratégiques. La Russie, la Chine et les Etats-Unis ont ainsi intensifié leur présence dans la région, notamment dans le but d'accéder à ses importantes ressources naturelles et de développer de nouvelles routes maritimes. En août, la Chine et la Corée du Sud ont envoyé des porte-conteneurs sur la route maritime du Nord, qui traverse les eaux territoriales russes, afin d'en tester la viabilité. Cette voie devient navigable pendant des périodes de plus en plus longues à mesure que la banquise recule.

14.09.2026 à 03:49

FRANCE24
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Christopher Rosen, rédacteur en chef adjoint du média spécialisé The Ankler, prévoit une moisson de récompenses pour "Widow's Bay", qui compte 19 nominations dans la catégorie comédie, contre 24 pour sa principale rivale "Hacks". Dans le rôle fantasque d'un maire de Nouvelle-Angleterre tentant de relancer le tourisme sur son île réputée hantée, Matthew Rhys pourrait décrocher sa première récompense dans la catégorie comédie, après avoir remporté l'Emmy du meilleur acteur dans une série dramatique pour "The Americans" en 2018. La série de Katie Dippold a déjà reçu huit trophées lors des cérémonies préliminaires des Emmy, au cours desquelles la grande majorité des plus de 100 récompenses a été distribuée. Elle a notamment été primée pour son casting, pour la prestation de Betty Gilpin comme meilleure actrice invitée, ainsi que dans six catégories techniques. Ces succès la placent en position de devenir la comédie la plus récompensée lors d'une édition des Emmy Awards, surclassant les treize récompenses de "The Studio", satire hollywoodienne sacrée meilleure comédie en 2025. Déjà sacrée meilleure série dramatique l'an dernier, "The Pitt", à mi-chemin entre "Urgences" et "24 Heures Chrono", vise elle le doublé. La série, qui suit heure par heure la journée des urgentistes d'un hôpital de Pittsburgh (Pennsylvanie), aborde des sujets aussi sensibles que le droit à l'avortement, la politique migratoire ou les fusillades. "Si +The Pitt+ ne gagne pas, ce serait un immense choc", juge Christopher Rosen. Avec 25 nominations, un record cette année, la série a déjà décroché quatre prix lors des cérémonies préliminaires, dont celui du meilleur casting. Son acteur principal, Noah Wyle, est donné favori dans sa catégorie. Sept de ses partenaires sont nommés dans des seconds rôles. Un record pour Jean Smart ? Plus incertain, le prix de la meilleure actrice dans une série dramatique pourrait se jouer entre Rhea Seehorn, vedette de "Pluribus", et Keri Russell pour "La Diplomate". L'Emmy de la meilleure actrice dans une comédie est lui promis à Jean Smart pour l'ultime saison de "Hacks", qui suit les efforts d'une humoriste de stand-up pour relancer sa carrière avec l'aide d'une jeune scénariste aussi efficace que dysfonctionnelle. À 75 ans, l'actrice a déjà remporté quatre Emmys pour ce rôle et sept au total - ce qui la place à une statuette du record de Julia Louis-Dreyfus et Cloris Leachman. "Elle n'a jamais perdu (...) Je ne vois pas pourquoi elle échouerait pour cette dernière saison", souligne Christopher Rosen. Dans les catégories réservées aux mini-séries, "DTF St. Louis" (HBO Max), chronique d'un triangle amoureux qui tourne mal, figure parmi les principaux prétendants. La série a déjà remporté six récompenses, dont deux pour ses interprètes David Harbour et Linda Cardellini. Selon Christopher Rosen, elle a "pris tout le monde par surprise" et pourrait mettre fin à trois années de domination de Netflix dans la catégorie. Présentée par la star de "New York, unité spéciale", Mariska Hargitay, la 78e cérémonie des Emmy Awards débute à 17H00 (00H00 GMT mardi) et mettra notamment à l'honneur la chanteuse country Dolly Parton, morte fin août. Zendaya, nommée dans la catégorie meilleure actrice dans une série dramatique pour "Euphoria", les visages de "Buffy contre les vampires" Sarah Michelle Gellar et David Boreanaz, ainsi que les actrices de "Drôles de dames" Kate Jackson, Cheryl Ladd et Jaclyn Smith remettront des prix.
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