11.06.2026 à 12:29

"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de […]
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"Coup d'envoi d'une compétition attendue tous les quatre ans par des dizaines de millions de passionnés, grande fête planétaire et populaire dont on espère qu'elle tournera effectivement rond", entame Ouest-France. Organisée par le Mexique, le Canada et les États-Unis, la Coupe du monde débute ce jeudi 11 juin. Jusqu'au 19 juillet prochain, les fans de foot auront les yeux rivés sur les 104 matchs disputés durant la compétition.
Mais cette nouvelle édition du mondial sur le continent nord-américain suscite de nombreuses controverses, pointées par L'Équipe. "À part les prix scandaleux des places, le chaos des visas, l'interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde à laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives […] et le sentiment qu'en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la Fifa a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, la Coupe du monde, vraiment, va être une belle fête", ironise le journal sportif.
"D'un côté, il y a plus d'équipes que jamais qui participent. De l'autre, à cause des politiques de l'administration Trump, cela ressemble plus à une Coupe du monde d'exclusion que d'inclusion", affirme Jules Boykoff, professeur à la Pacific University de l'Oregon et ancien footballeur professionnel pour NPR.
Le cas d'Omar Abdulkadir Artan en est la parfaite illustration. Ce dernier "aurait dû entrer dans l'histoire cette semaine en devenant le premier arbitre somalien à officier lors d'une Coupe du monde. Au lieu de cela, il suit les événements depuis l'étranger, s'étant vu refuser l'entrée sur le territoire américain sans aucune explication par l'administration Trump", retrace The Guardian. Pour le journal britannique, "cet épisode semble symbolique d'une Coupe du monde où le jeu mondial a été sacrifié au profit de la machine à fric cynique de la Fifa et des caprices de Trump".
L'arbitre somalien n'est pas la seule victime de la politique migratoire américaine. Selon une analyse des données de voyage réalisée par la BBC, "les supporters de plus d'un quart des pays participant à la Coupe du monde sont confrontés à des interdictions de voyager, à des restrictions plus strictes ou à des taux élevés de refus de visa".
Les mesures autoritaires instaurées par l'administration américaine sont pointées du doigt. Pour Deutschlandfunk, Donald Trump pourrait ainsi profiter de l'événement pour "suivre un scénario similaire à celui adopté par [Vladimir] Poutine lors de la Coupe du monde de football en Russie en 2018". Sous prétexte de garantir la sécurité, le pays a instauré de "nouvelles méthodes de surveillance qui pourraient subsister par la suite".
"Bien que le sport le plus populaire du monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu'entretient Trump avec le football n'entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les monarques moyen-orientaux et les magnats latino-américains", confirme The Atlantic, relayé par Courrier international.
El Mundo revient pour sa part sur les tensions géopolitiques qui entourent ce mondial. Dans un contexte de "pur désordre mondial", la compétition pourrait devenir "la vitrine indésirable des fractures du système international", analyse le quotidien espagnol.
"La participation de l'Iran à la Coupe du monde est [par exemple] éclipsée par le conflit qui a éclaté" entre Washington et Téhéran en février dernier, illustre AS. Comme le rapporte le journal sportif madrilène, les autorités iraniennes ont déjà menacé de boycotter les rencontres en cas de contestation politique : "Nous avons informé la Fifa que les membres de la sélection quitteraient le match dès que nous entendrions des slogans politiques dans les stades". La sélection iranienne a également dû délocaliser son camp de base au Mexique et ne se rendra aux États-Unis que les jours de matchs.
Face aux agissements de l'administration américaine, la Fifa, qui organise le tournoi, reste silencieuse. "Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025, Gianni Infantino, le président de [l'instance], n'a eu de cesse de le glorifier. Le grotesque prix de la paix attribué, le jour du tirage au sort du Mondial, à celui qui a, depuis, notamment déclenché un nouveau conflit au Moyen-Orient, en est le symbole", dénonce L'Équipe.
Cette Coupe du monde 2026 pourrait devenir celle de tous les records, mais aussi "de tous les excès", titre Courrier international. Une chose est sûre : elle sera "la plus lucrative de l'histoire", ajoute l'hebdomadaire. Le tournoi s'impose en effet comme une opération financière massive : la Fifa prévoit des revenus records de "8,9 milliards de dollars […], soit près du double de ce que les Jeux olympiques de 2024 ont rapporté", relate The Guardian.
À cette pression financière s'ajoute un défi logistique et environnemental sans précédent. D'après El Mundo, le passage à 48 équipes pourrait transformer la compétition en "tournoi du chaos" en raison des risques pesant sur la sécurité et la gestion des flux de supporters. Le risque climatique est également pointé du doigt. The Independent estime même que des "conditions météorologiques extrêmes menacent la Coupe du monde 2026, alors que les joueurs et les supporters se préparent à affronter une chaleur étouffante".
Face à toutes ces polémiques, L'Équipe s'interroge : "le football peut-il sauver la Coupe du monde ?".
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10.06.2026 à 13:18

Mettre en place "une stratégie diplomatique claire pour faire en sorte que la Russie ne pense plus que la guerre peut encore lui apporter le moindre bénéfice" [Euronews]. Tels ont été les mots du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet nordico-balte, qui s'est tenu dans la capitale estonienne, mardi 9 juin. Deux jours après […]
L’article À Tallinn, Volodymyr Zelensky redouble d'efforts auprès des dirigeants nordiques et baltes en vue des rencontres diplomatiques de cet été est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Mettre en place "une stratégie diplomatique claire pour faire en sorte que la Russie ne pense plus que la guerre peut encore lui apporter le moindre bénéfice" [Euronews]. Tels ont été les mots du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet nordico-balte, qui s'est tenu dans la capitale estonienne, mardi 9 juin.
Deux jours après la rencontre à Londres entre les dirigeants français, allemand, britannique et ukrainien, les discussions se sont poursuivies à Tallinn avec ceux de huit pays nordiques et baltes. Parmi les sujets abordés : une réaffirmation du soutien à l'Ukraine pour son adhésion à l'Otan et à l'UE et la signature d'un accord de coproduction de drones. En parallèle, la Commission européenne a annoncé la préparation d'un 21e paquet de sanctions contre la Russie.
L'un des points forts de ce sommet, qui a réuni le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande, l'Islande, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie : le renouvellement commun du soutien à l'intégration de l'Ukraine dans l'Union européenne et l'Otan.
Avant de déclarer que "l'adhésion de l'Ukraine à l'UE devrait être achevée dès que possible", les leaders ont salué les "progrès réalisés" par Kiev et ont plaidé pour l'ouverture "sans retard" des négociations avec l'Ukraine "en juin-juillet 2026" [La Dépêche].
Concernant son adhésion à l'Otan, les huit pays affirment soutenir la demande de Kiev "dans sa marche irréversible vers une intégration euro-atlantique complète", d'autant que le pays est "un partenaire de sécurité stratégique pour l'Otan, contribuant directement à la sécurité euro-atlantique", rapporte Le Figaro.
Ces déclarations vont de concert avec celles du dirigeant estonien, Alar Karis, lors d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky, précédant le sommet. Au cours de cette entrevue, l'Estonien a notamment déclaré que "l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à l'Otan n'est pas un espoir lointain pour le peuple ukrainien mais une attente justifiée" [Estonian World].
En marge du sommet, une discussion entre les dirigeants ukrainien et letton a également débouché sur la signature d'un accord en matière de drones "afin de renforcer le secteur de la défense des deux pays et d'échanger leurs expertises respectives et leurs expériences" [La Libre], a annoncé Volodymyr Zelensky sur le réseau social X.
Selon le président ukrainien, "ce sont des mesures concrètes pour renforcer notre défense et notre coproduction communes. C'est précisément le type de collaboration que nous construisons avec ceux qui nous soutiennent depuis toutes ces années face à la guerre de la Russie", relève le média belge.
Cet accord est d'autant plus pertinent pour les Lettons que leur pays est régulièrement la cible d'incursions de drones russes. Comme le rapporte L'Express, "un drone a été abattu ce lundi [8 juin] après être entré en Lettonie en provenance de Russie".
La rencontre entre les huit dirigeants nordiques et baltes a aussi permis à Volodymyr Zelensky de réitérer sa volonté d'imposer des sanctions plus sévères vis-à-vis de la Russie.
Le même jour, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé la mise en place du 21e paquet de sanctions de l'UE contre la Russie, justifiant que "le conflit au Moyen-Orient et les perturbations des chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales ont assoupli une certaine pression sur la Russie" [The Kyiv Independent].
Ce nouveau paquet inclut "de nouvelles mesures visant le pétrole russe et des sanctions dans le domaine de la pêche. L'UE propose aussi d'interdire l'entrée dans son espace à toute personne ayant servi dans les forces armées russes depuis le début de la guerre en Ukraine", résume RFI.
Volodymyr Zelensky le sait : ce sommet nordico-balte pose les bases des négociations des semaines et mois à venir. The Kyiv Independent rappelle que "les principaux rassemblements internationaux [qui se tiendront] plus tard cet été, y compris les sommets de l'UE [les 18 et 19 juin], du G7 [du 15 au 17 juin] et de l'Otan [les 7 et 8 juillet]" seront déterminants.
Plus que jamais, il s'agit donc pour le président ukrainien de poursuivre ses efforts diplomatiques, tout d'abord pour "intensifier la pression sur la Russie pour l'amener à la table des négociations" [Euronews], mais aussi dans l'objectif de se rapprocher de son adhésion, tant convoitée, à l'UE et à l'Otan.
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09.06.2026 à 12:44

Fin de partie pour le pilier central du Système de combat aérien du futur (Scaf). "La France et l’Allemagne ont décidé d’abandonner le projet d’avion de combat commun Scaf", entame Le Monde, qui se fait l'écho d'informations communiquées par le gouvernement allemand lundi 8 juin. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, "devrait annoncer mercredi lors de […]
L’article Scaf : Paris et Berlin renoncent au projet d'avion de combat franco-allemand est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Fin de partie pour le pilier central du Système de combat aérien du futur (Scaf). "La France et l’Allemagne ont décidé d’abandonner le projet d’avion de combat commun Scaf", entame Le Monde, qui se fait l'écho d'informations communiquées par le gouvernement allemand lundi 8 juin. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, "devrait annoncer mercredi lors de l'inauguration du salon aéronautique de Berlin (ILA) la fin du programme franco-allemand", selon La Tribune.
"Lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, rejoint par l’Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un système qui comprend non seulement un avion mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique innovant, 'un cloud de combat'", rappelle Sud Ouest. Il avait "pour ambition de remplacer le Rafale en France et l’Eurofighter en Allemagne et en Espagne à l’horizon 2040, dans l’objectif de renforcer l’autonomie stratégique du continent européen", explique Le Huffington Post.
"Ce projet de plus de 100 milliards d'euros […] était autrefois présenté comme un symbole de l'unité militaire franco-allemande. Mais il a été miné par des années de conflits politiques et industriels", constate la Deutsche Welle. "Depuis des mois, le projet d'avion de combat franco-germano-espagnol était en panne, sur fond de tensions germano-françaises et entre Airbus et Dassault", contextualise France info, qui souligne qu'en février, "Friedrich Merz, avait déjà ouvertement douté de son avenir".
"Bien que Dassault soit maître d’œuvre du futur avion de combat, Airbus, qui représente à la fois l’Allemagne et l’Espagne, disposait d’un poids équivalent aux deux tiers du programme. Dassault refusait cette gouvernance qu’il jugeait incompatible avec une direction efficace du projet", explique BFM TV.
"L'impasse s'est aggravée l'été dernier lorsque Dassault […] a insisté pour prendre la tête du programme de construction du chasseur", relate Politico. "Airbus serait considéré comme un sous-traitant ayant une visibilité limitée sur la conception, tandis que Dassault serait en mesure de sélectionner les fournisseurs, de décider de la répartition des tâches du projet et d'agir en tant qu'unique interlocuteur auprès des clients", décrypte le média européen. "Ces tensions ont empêché le passage à la phase suivante du développement. Le programme est resté bloqué au stade des études technologiques (phase 1B), sans parvenir à lancer la conception d’un démonstrateur", commente BFM TV.
Au-delà du différend industriel, Friedrich Merz avait également souligné que "le problème principal résidait dans le fait que les Français avaient besoin d'un avion de combat différent de celui de la Bundeswehr [l'armée allemande, ndlr.]", selon la Süddeutsche Zeitung. Soit "un appareil capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir d'un porte-avions, ce dont la Bundeswehr n'a pas besoin pour l'instant", avance Der Spiegel.
En début de soirée lundi, "l’Élysée a confirmé que les deux dirigeants avaient 'chacun regretté l’impossibilité pour les industriels de s’entendre sur la continuation de ce projet'" [Le Monde]. Et pour cause : ceux-ci "se sont longuement et souvent entretenus des moyens de faire avancer ce projet important pour la défense européenne", précise la présidence française, citée par BFM TV.
"Deux médiateurs, un de chaque pays, [avaient] été chargés en mars de présenter des propositions pour sauver l’initiative, mais ils n’y sont pas parvenus, tandis que le directeur de Dassault a insisté sur le fait que l’entreprise pouvait mener à bien le projet seule et ne souhaitait pas qu’il soit 'cogéré'", relaie The Guardian.
"En avril encore, Emmanuel Macron avait assuré que le programme n’était 'pas du tout' mort", relève Le Monde. "Il n’y avait plus qu’Emmanuel Macron qui croyait encore à la survie du Scaf", avait réagi Cédric Perrin, le président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées au Sénat, cité par le quotidien français.
"L'effondrement souligne la difficulté d'amener les pays européens à coopérer sur des programmes multinationaux complexes et coûteux, malgré les inquiétudes concernant la dissuasion de la Russie et la fiabilité de l'alliance avec les États-Unis", fait valoir Politico.
Une coopération franco-allemande définitivement enterrée ? Pas tout à fait, à en croire Berlin. "D’après le gouvernement allemand, 'le véritable noyau du Scaf doit être poursuivi'", indique Le Parisien. "L'Allemagne et la France prévoient désormais de se concentrer sur un 'cloud de combat' reliant avions, drones et capteurs", avance la Deutsche Welle.
Lors du prochain conseil des ministres franco-allemand, annoncé pour juillet en Allemagne, "les deux ministères de la Défense devront formuler un plan de travail commun centré sur un nombre limité de projets jugés réalistes et pertinents" [Le Monde].
"Paris a tenu à souligner que la France reste attachée à la coopération bilatérale en matière de défense et que ses autorités 'continueront d’encourager' les industriels et les armées 'à rechercher les voies et moyens de projets européens ambitieux'" [Le Monde].
Pour autant, selon BFM TV, "l’Allemagne semble désormais vouloir développer ses capacités de défense de manière plus autonome". Et de poursuivre : "cette orientation s’inscrit dans une forte hausse des dépenses militaires allemandes. […] Berlin paraît ainsi privilégier une stratégie nationale plutôt qu’une coopération complexe avec ses partenaires européens".
Cette analyse corrobore les informations de La Tribune, selon laquelle, au salon aéronautique de Berlin, "huit groupes allemands [devraient annoncer] une alliance industrielle baptisée 'Team Gen 6'". "Objectif : développer un avion de combat européen de 6e génération".
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