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09.09.2026 à 12:39

Manon Mazuir
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Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest]. De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les […]

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Texte intégral (2350 mots)
Kiev affirme avoir besoin de 300 missiles intercepteurs Patriot pour se défendre l'hiver prochain - Crédits : Sgt. Alexandra Shea / Wikimedia Commons Public Domain U.S. Department of War
Kiev affirme avoir besoin de 300 missiles intercepteurs Patriot pour se défendre l'hiver prochain - Crédits : Sgt. Alexandra Shea / Wikimedia Commons Public Domain U.S. Department of War

Nécessité fait loi : l'Union européenne a annoncé mardi 8 septembre 2026 "avoir donné son feu vert pour que l’Ukraine puisse acheter des intercepteurs de missiles Patriot, en utilisant une partie du prêt de 90 milliards d’euros qui lui a été accordé par les 27" [Sud-Ouest].

De fabrication américaine, les intercepteurs Patriot sont "particulièrement efficaces contre les missiles balistiques tirés presque quotidiennement par la Russie sur l’Ukraine, et que Kiev peine à abattre, faute d’intercepteurs", explique Le Temps. "Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cesse de réclamer l’aide de ses alliés pour lui en fournir davantage, mais la guerre en Iran a lourdement ponctionné les stocks disponibles", poursuit le journal suisse.

"Je salue l’accord des États membres sur la dérogation accordée à l’Ukraine pour acheter des matériels cruciaux pour les systèmes de défense aérienne Patriot", a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, citée par Sud-Ouest. Kiev va pouvoir "utiliser la prochaine tranche du prêt européen, d’un montant de 3,2 milliards d’euros, 'pour mieux protéger son ciel des attaques russes indiscriminées'", a confirmé la cheffe de l'exécutif européen [Le Temps].

Dérogation à la préférence européenne

"C'est la première fois que Kiev est autorisée à mobiliser ce prêt pour acheter des intercepteurs Patriot fabriqués aux États-Unis, face à une pénurie critique de munitions antiaériennes ukrainiennes", indique le quotidien régional L'Indépendant.

Car "l’une des conditions apportées à l’octroi de ce prêt de 90 milliards d’euros est la priorité donnée à l’achat d’équipements fabriqués en Europe", commente la RTBF. Or "le système de défense antiaérienne Samp-T NG, de fabrication franco-italienne, est encore peu disponible pour l’instant", poursuit le média belge.

Au total, "l'Ukraine s'apprête à se procurer environ 1 000 missiles Patriot au cours des prochaines années, avec l'aide de ses alliés et grâce [au] prêt de l'Union européenne, a déclaré mardi" le nouveau ministre ukrainien de la Défense, Ievgueniï Khmara [The Guardian].

Toutefois, la plupart de ces missiles "ne pouvant être livrés que dans les années à venir, [le pays en guerre avec la Russie] appelle […] ses alliés à lui fournir dès à présent des moyens de défense antiaérienne provenant de leurs propres stocks, en échange de missiles plus performants issus de ces contrats dans le futur" [RTBF]. Kiev affirme "avoir besoin de 300 missiles intercepteurs Patriot pour se défendre pendant l’hiver", relaie The Guardian.

Livraisons européennes

En réponse à l'appel de l'Ukraine, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a promis à la suite d'une réunion virtuelle du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine (une organisation rassemblant une cinquantaine de pays), mardi 8 septembre, "d'envoyer des missiles pour le système de défense antiaérienne Patriot provenant du stock de la Bundeswehr [l'armée allemande] à l'Ukraine"  [La Dépêche]. Le ministre allemand n'a cependant "pas précisé le nombre de systèmes concernés ni évoqué de calendrier", souligne TFI Info.

"J'appelle tous les membres du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine à examiner leurs propres stocks et à effectuer des livraisons similaires", a également déclaré Boris Pistorius, cité par La Dépêche.

Berlin emboîte ainsi le pas de Londres, le secrétaire d’État britannique à la Défense, Wes Streeting, ayant annoncé le même jour que "le Royaume-Uni consacrerait 100 millions de livres sterling (116 millions d’euros) au renforcement des capacités de défense aérienne de l'Ukraine cet hiver, notamment grâce à des Patriot" [Agence Europe] mais aussi des "munitions de gros calibre et des drones" [TFI Info].

De leur côté, "la France et l'Italie accélèrent pour mettre à disposition de l'Ukraine leurs systèmes de défense aérienne SAMP/T", car la situation devient critique compte tenu de "la recrudescence attendue des attaques russes cet hiver" [Les Échos]. "Les Européens qui participent au mécanisme Purl de l'Otan pour acquérir des armes pour l'Ukraine, promettent toutefois de livrer à temps", relate le quotidien français. 

Aucun signe d'assouplissement

Hier encore, Vladimir Poutine et Donald Trump "se sont entretenus une heure par téléphone" avec pour objectif "de relancer les tentatives des États-Unis - au point mort depuis longtemps - d’arrêter les combats via de nouvelles discussions en face-à-face entre les deux belligérants", informe 20 Minutes.

Le chef d’État russe a indiqué au président américain "que la Russie n’avait aucune 'visée agressive' à l’égard de l’Europe" [Le Monde]. Il a toutefois "régulièrement affirmé que son armée progressait sur l’ensemble du champ de bataille et que la conquête de la totalité de la région du Donbass, dans l’Est, n’était qu’une question de temps", rappelle Le Parisien.

Volodymyr Zelensky a déclaré "que des négociateurs russes, ukrainiens et américains pourraient se réunir dès ce mois-ci pour discuter d’une issue pacifique", selon 20 Minutes, "mais la Russie s’est montrée plus réservée, estimant lundi qu’il était 'trop tôt' pour parler concrètement d’une telle rencontre".

Selon Le Monde qui cite l’agence Bloomerg, "le président russe n’a montré aucun signe d’assouplissement lors des discussions avec les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner" le week-end dernier. "Moscou entendrait, au contraire, intensifier ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, en pariant sur une position plus favorable au printemps", analyse le journal français.

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08.09.2026 à 12:04

Valentin Ledroit
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"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien. "L'Europe fait un […]

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Ursula von der Leyen (à gauche), aux côtés du Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et de la cheffe du gouvernement danois, Mette Frederiksen, dimanche 6 septembre
Ursula von der Leyen (à gauche), aux côtés du Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et de la cheffe du gouvernement danois, Mette Frederiksen, dimanche 6 septembre - Crédits : Aurore Martignoni / Commission européenne

"Tous les regards sont tournés vers le Groenland", entame Le Monde. Huit mois après les menaces américaines d'annexion, Ursula von der Leyen était de retour à Nuuk dimanche 6 et lundi 7 septembre. Une visite destinée à "resserrer les liens" entre l'Union européenne et le territoire autonome dépendant du Royaume du Danemark, résume le quotidien.

"L'Europe fait un choix : celui d'être plus présente et plus impliquée au Groenland et dans l'Arctique", a indiqué la présidente de la Commission européenne après avoir dévoilé un programme d'investissement de 200 millions d'euros en faveur de l'île. À travers la signature d'une déclaration commune et de ce nouveau programme, Ursula von der Leyen entend ainsi "renforcer [la] présence politique, économique et sécuritaire [de l'UE] dans l'Arctique", relève Politico.

Côté groenlandais, le rapprochement est aussi accueilli favorablement. Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen estime que l'UE s'est montrée non seulement comme un partenaire important, mais aussi comme un "ami loyal et digne de confiance", rapporte le journal danois Politiken.

Des investissements dans l'énergie, internet et les matières premières

L'aide européenne, mise en place dans le cadre de la stratégie "Global Gateway", devrait se traduire par des projets dans trois domaines clés : "la connectivité, l'énergie propre et les matières premières critiques", énumère Deutsche Welle. "Et bien sûr, davantage d'opportunités pour la population du Groenland", a ajouté Ursula von der Leyen.

Concrètement, ces fonds devraient permettre "d'améliorer les connexions internet, de développer l'hydroélectricité ou encore de soutenir la pêche et l'éducation", détaille ABC News. "Le logement, les petites entreprises et le tourisme durable" devraient également en bénéficier, complète la chaîne américaine.

Cette nouvelle relation doit s'inscrire dans la durée. En plus des 200 millions d'euros (environ 1,5 milliard de couronnes danoises) annoncés lundi, la présidente de la Commission "a promis de doubler le soutien de l'UE pour le porter à 530 millions d'euros (un peu moins de 4 milliards de couronnes danoises) d'ici 2034", note Politiken.

Soutien européen face aux pressions américaines

Pour ABC News, "l'Union européenne cherche à rassurer un Groenland inquiet en lui promettant un partenariat renforcé et des centaines de millions d'euros d'investissements, après les menaces répétées du président américain Donald Trump de prendre le contrôle de l'île". Le média américain rappelle que les Européens accordent "une attention accrue" à l'île arctique depuis que le pensionnaire de la Maison-Blanche "insiste pour que les États-Unis prennent le contrôle de l'île pour des raisons de sécurité".

Ces menaces n'ont pas disparu. Hier encore, "Donald Trump a publié […] sur son réseau Truth Social une carte représentant une grande partie de l’Amérique du Nord et des Caraïbes sous les couleurs du drapeau américain" [Le Figaro]. "Le visuel englobe notamment le Groenland, Cuba, […] l’Islande [et même] plusieurs territoires français, dont la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon".

"Sans prononcer le nom du président américain", Ursula von der Leyen a fait directement référence aux précédentes déclarations du président américain, affirme RFI. "C'est aux habitants du Groenland et du Danemark de décider de l'avenir du Groenland. À personne d'autre", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.

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07.09.2026 à 10:53

Florian Chaaban
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"Un séisme politique", titre France info, un "tournant décisif", juge le magazine allemand Der Spiegel. "Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), fondé en 2013, a enregistré, dimanche 6 septembre, le meilleur résultat de son histoire [en Saxe-Anhalt], Land de l'ancienne Allemagne de l'Est, tandis que le parti du chancelier Friedrich Merz [s'est effondré]" [Le Monde]. Selon les résultats […]

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Emmenée par Ulrich Siegmund (35 ans), l'AfD pourrait devenir le premier parti d’extrême droite à diriger un Land depuis 1945 - Crédits : MatthiasK2007 / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0
Emmenée par Ulrich Siegmund (35 ans), l'AfD pourrait devenir le premier parti d’extrême droite à diriger un Land depuis 1945 - Crédits : MatthiasK2007 / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0

"Un séisme politique", titre France info, un "tournant décisif", juge le magazine allemand Der Spiegel. "Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), fondé en 2013, a enregistré, dimanche 6 septembre, le meilleur résultat de son histoire [en Saxe-Anhalt], Land de l'ancienne Allemagne de l'Est, tandis que le parti du chancelier Friedrich Merz [s'est effondré]" [Le Monde].

Selon les résultats encore provisoires arrêtés à 3h21 ce lundi matin, le parti a recueilli "43,8 % des voix. Il a ainsi plus que doublé son score par rapport aux dernières élections de 2021 et réalise son meilleur [score] jamais obtenu lors d'élections régionales", analyse La Tagesschau. "Loin derrière, la CDU du ministre-président du Land, Sven Schulze, arrive en deuxième position avec 17,2 %". Soit "le pire résultat jamais enregistré par le parti en Saxe-Anhalt". Derrière, "le Parti social-démocrate obtient 9,3 % des voix, les Verts 8,9 %, le parti radical de gauche Die Linke 8,6 %" [Les Échos].

Mais en dépit de son "succès écrasant" [La Libre], l'AfD n'est toutefois "pas parvenue à obtenir la majorité absolue au parlement régional", avec 39 sièges sur 83.

"Nous avons écrit une page d'histoire"

Fier de ce résultat, la tête de liste de l'AfD, Ulrich Siegmund, estime que sa formation a "écrit une page d'histoire" [Les Échos]. "Dans ce Land considéré comme l'un des plus pauvres d'Allemagne, le parti d'extrême droite a surfé sur le sentiment de déclassement de la population, la peur d'une partie des électeurs d'une dilution de leur identité allemande, mais aussi sur le talent de communicateur et la maîtrise des réseaux sociaux de son dirigeant", complète le quotidien économique.

Si le RN est pour l'heure "[resté] silencieux" [Ouest-France], d'autres voix se sont fait entendre en France. Comme celle du Ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, qui considère ce résultat comme "un moment grave en Europe", et a exhorté à "entendre avec humilité les colères, les inquiétudes, les peurs et y répondre".

Pour Der Spiegel, le danger "dépasse largement les frontières de la Saxe-Anhalt. Pendant la campagne, beaucoup ont affirmé que [ce territoire] était un petit Land et que son importance ne devait pas être surestimée. Mais c’est faux. Depuis que l'AfD a gagné en puissance, chaque élection régionale a acquis une dimension politique nationale". Plus encore, "la fin de la démocratie libérale en République fédérale devient envisageable", estime le journal.

L'Europe en toile de fond

"A contrario du Rassemblement national en France, l'extrême droite allemande n'a cessé de se radicaliser ces dernières années, ce qui ne l'a pas empêchée d'attirer de plus en plus d'électeurs, tandis que le RN coupait les ponts avec la formation allemande au Parlement européen" [Les Échos].

Ces élections régionales étaient considérées comme un test décisif pour déterminer si l'AfD, "parti anti-immigrés et pro-russe - désormais [vainqueur] dans la plus grande économie de l’Union européenne", pourrait réussir à "transformer sa popularité électorale en une place au sein du gouvernement" [Politico]. Le parti lui-même n'a jamais caché qu'il voyait dans la Saxe-Anhalt "un modèle pour ses ambitions nationales, avec pour slogan : 'Ça commence ici'".

D'autant que le plébiscite est clair. "Plus des trois quarts (77,8 %) des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes" dimanche, observe La Libre. Il s'agit du taux de participation "le plus élevé en Saxe-Anhalt depuis la réunification allemande".

"L'Union européenne a également suivi de près ces élections", avance la BBC. "Les douze prochains mois s'annoncent comme une saison électorale chargée dans toute l'UE. Des scrutins sont prévus dans des pays clés tels que la France, l'Italie, l'Espagne et la Pologne". Et Bruxelles "craint que davantage de partis 'extrêmes', tant à gauche qu'à droite de l'échiquier politique, ne tirent profit de cette situation à tous les niveaux".

Un revers pour Friedrich Merz

Il n'y a pas qu'à l'échelle européenne que ce scrutin envoie un signal fort. "Le revers est sévère pour Friedrich Merz. Impopulaire, le chef de la CDU s'est peu impliqué dans cette campagne locale. La cuisante défaite de [dimanche soir] risque d'affaiblir davantage le chancelier et pourrait fragiliser sa position à la tête du gouvernement fédéral", analyse Euronews.

"Nombre de militants de la CDU tiennent le chancelier pour responsable de leur défaite en Saxe-Anhalt", écrit Le Monde, se faisant l'écho de l'un d'entre eux : "beaucoup votent en raison de la situation au niveau fédéral, c’est-à-dire à cause de Friedrich Merz, et voilà le résultat". Le chancelier, qui ne s'est pas encore exprimé sur l'issue de ce vote, doit s'exprimer ce lundi à 13h30. "Le plus européen [des partis allemands], pilier de toutes les alliances, a perdu le cap et doit décider comment réagir" [Corriere della Sera].

Se pose désormais la question des alliances. Si "la co-présidente nationale de l'AfD, Alice Weidel, a déclaré que le parti disposait d''un mandat très clair pour gouverner'" [Politico], la répartition des 83 sièges va se faire "à la proportionnelle entre les partis qui ont obtenu plus de 5 %" [Ouest-France]. "Or un seul parti acceptait dimanche soir de discuter pour former une coalition avec l'AfD, le BSW de Sahra Wagenknecht", "un tout jeune mouvement qui se veut de gauche, mais dont certaines positions, sur l'immigration ou la guerre en Ukraine, ne sont pas si éloignées de l'AfD" [France 24].

Dans l'immédiat, le ministre-président Sven Schulze (CDU) et son gouvernement "restent en fonctions pour expédier les affaires courantes. Le nouveau Parlement régional devra se réunir au plus tard le 6 octobre, soit trente jours après le scrutin", note Le Monde.

Le "cordon sanitaire" "défendu par l'ensemble de la classe politique allemande, hors AfD, tient encore. Jusqu'à quand ?", s'interroge France info.

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