Viviane Perelmuter et Isabelle Ingold sont des autrices de films que le terme de documentaire ne parvient pas à définir : elles en sont aussi éloignées que la photo d’identité l’est du visage de la personne réelle, celui qu’une ligne de vie dessine petit à petit, et qui ne se donne à voir que sous certaines conditions, à certains moments, ou bien sur une toile où, grâce à une caméra utilisée comme un pinceau, il devient ce portrait où le lointain de l’autre est moulé sur sa joue. Les thématiques
Le succès de la pétition « Non à la loi Yadan » témoigne d’une inquiétude amplement justifiée. Le texte, rédigé par le jeune Alexandre Balasse, est parfaitement clair. Il se suffit presque à lui-même. Insistons néanmoins sur trois raisons majeures de s’y associer. La plus importante est que, dans sa rédaction actuelle, la proposition de loi crée un flou juridique susceptible de fragiliser la liberté d’exprimer une opinion politique sur l’État d’Israël. La seconde est qu’elle risque d’aggraver la
En partance pour Lausanne, au Centre de psychanalyse de Suisse romande, pour donner une conférence au cours de laquelle j’allais commenter l’occultation de l’histoire et de la pensée haïtiennes du xixe siècle dans l’analyse académique du racisme1, je tombe, dans une librairie à la gare de Lyon Part-Dieu, sur la dernière édition de l’ouvrage collectif Histoire mondiale de la France (Seuil, 2025) Dans cet ouvrage, présenté par années symboliques, sur l’ « histoire de toute la France en très longue