Il est troublant de constater combien la pensée critique contemporaine, si prodigue en concepts pour analyser les dispositifs de pouvoir et les logiques de reproduction sociale, reste pauvre lorsqu’il s’agit de penser l’enfance. Non pas l’enfance comme objet de politiques publiques – la littérature est abondante sur ce point –, mais l’enfance comme condition : manière d’être au monde, antérieure à toute détermination sociale, et pourtant immédiatement traversée par les rapports sociaux qui la façonnent.
En mai, deux événements survenus en Ukraine ont suscité de vives réactions dans les médias polonais. Le premier fut la réinhumation d’Andriy Melnyk, l’une des principales figures du nationalisme ukrainien et cofondateur, avec Stepan Bandera, de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Son corps, exhumé au Luxembourg avec l’accord discret des autorités locales, a ensuite été inhumé avec les honneurs au cimetière militaire national, près de Kiev. Le second événement, qui a provoqué une véritable
La politique suisse des drogues montre que leur régulation est d’abord une question d’organisation sociale et politique. Les débats publics restent pourtant largement dominés par la dangerosité des produits ou par des oppositions morales entre prohibition et légalisation1. Or, l’expérience suisse suggère que les résultats des politiques en la matière dépendent moins des substances elles-mêmes que de la manière dont les institutions organisent leurs réponses face à des situations mêlant précarité