Le soir du 22 mars 2026, place de la Bataille-de-Stalingrad, les partisans d’Emmanuel Grégoire exultent devant les écrans géants ; dans un bar du 10e arrondissement, Sophia Chikirou célèbre les neuf sièges de La France Insoumise au Conseil de Paris ; dans le 12e arrondissement, Rachida Dati quitte son QG sous des cris hostiles. Trois scènes, trois affects. Mais pour comprendre ce qui s’est joué ce soir-là, il faut quitter la chronique et entrer dans la mécanique d’un scrutin dont la singularité tient
Le succès de la pétition « Non à la loi Yadan » témoigne d’une inquiétude amplement justifiée. Le texte, rédigé par le jeune Alexandre Balasse, est parfaitement clair. Il se suffit presque à lui-même. Insistons néanmoins sur trois raisons majeures de s’y associer. La plus importante est que, dans sa rédaction actuelle, la proposition de loi crée un flou juridique susceptible de fragiliser la liberté d’exprimer une opinion politique sur l’État d’Israël. La seconde est qu’elle risque d’aggraver la
En partance pour Lausanne, au Centre de psychanalyse de Suisse romande, pour donner une conférence au cours de laquelle j’allais commenter l’occultation de l’histoire et de la pensée haïtiennes du xixe siècle dans l’analyse académique du racisme1, je tombe, dans une librairie à la gare de Lyon Part-Dieu, sur la dernière édition de l’ouvrage collectif Histoire mondiale de la France (Seuil, 2025) Dans cet ouvrage, présenté par années symboliques, sur l’ « histoire de toute la France en très longue