Rétrospectivement, on imagine avec perplexité la fin de l’automne 1965, à Kyiv, et l’hiver brejnévien s’installant sur la RSS d’Ukraine. « Si tu n’étais point là [l’idée de l’Ukraine libre], cet hiver que je subis / Serait pour moi une rue glacée, interminable. / Et sans toi ma vie n’est rien (…)1 », écrit Vassyl Stous au goulag. Les événements qui ont accompagné la première des Chevaux de feu [cf. 1er article] confirment que ni la génération des Soixantards, ni le cinéma poétique ukrainien en particulier,
Alors qu’une polémique a surgi de manière inattendue à la Berlinale 2026 par la voix de son président du jury, Wim Wenders, qui a déclaré que le cinéma devait « rester en dehors de la politique » et suscité par là une réaction en chaîne, avec la signature d’une lettre ouverte par plus de quatre-vingt artistes, c’est l’un des films les plus connus du réalisateur allemand, Les Ailes du désir, qui était joué au Théâtre de l’Athénée, dans une adaptation opératique faisant rejaillir son regard autant
Le meurtre de Quentin Deranque, étudiant tué lors d’une rixe avec des militants de l’organisation antifasciste La Jeune Garde, à l’occasion d’une conférence à Sciences Po de l’euro-députée Rima Hassan, doit être condamné sans réserve et puni par la justice. Or, comme nous en avons désormais l’habitude, avant même que la police et la justice aient eu le temps d’apporter la lumière sur ce qui s’est réellement passé – sur l’heure, le lieu, les raisons, le ou les auteurs du meurtre, le comportement de