Le député-candidat insoumis Damien Maudet déroule son programme et croit en ses chances de victoire. Il a réuni toute la gauche derrière lui et pourrait reprendre la « Rome du socialisme » à la droite.
Hypermodernité, marketing d’État, nationalisme scénarisé et gestion hiérarchisée de l’immigration : Abu Dhabi a bâti un modèle stable et attractif. Derrière la réussite économique, se dessine un compromis social inégalitaire qui séduit une partie des élites occidentales tout en neutralisant la contestation politique.
À trois jours d’un scrutin décisif, la division de la gauche pourrait faire perdre la capitale parisienne au profit d’une droite trumpisée. Pourtant, un sursaut est encore possible.
« L’ironie est un sport de combat » comme ne disait pas du tout Pierre Bourdieu : retrouvez donc cette revue de presse sarcastique tous les 15 jours, si tout va bien (édition du 19 mars 2026).
Rémi Lefebvre, politologue et professeur à l’université de Lille et à Sciences Po Lille, débriefe ce premier tour des municipales 2026 dans « La Midinale ».
Dans la nuit du 16 au 17 mars, dans cette ville de Seine-et-Marne, des vidéos d’une interpellation très violente de deux hommes par des policiers de la BAC ont fait le tour de la ville et des réseaux sociaux. La famille de l’une des personnes interpellées s’est confiée à Politis.
Sabrine, 19 ans, votait pour la première fois à Saint-Denis. Elle raconte la joie qu’elle a ressentie au moment des résultats et dénonce les attaques racistes dont le nouveau maire, Bally Bagayoko, a été victime.
Critiquer l’impérialisme de l’Occident dans l’émission de Pascal Praud ? C’est possible, à condition de suivre minutieusement la méthode de Saphia Azzeddine, romancière franco-marocaine.
Les insoumis devraient s’ancrer plus largement dans le pays et gagner des villes importantes au second tour des municipales. Mais s’ils veulent s’imposer à gauche, Jean-Luc Mélenchon et les siens devront combler des trous.
Après l’éternel refrain des « gauches irréconciliables », les bons résultats, notamment de La France insoumise, au premier tour des municipales, ont forgé de nouvelles unions dans le pays. Seuls quelques socialistes continuent d’entériner le divorce avec les insoumis. Une stratégie risquée.
Sur le terrain, les alliances à gauche se multiplient comme condition de victoire. Mais une partie des cadres du Parti socialiste et de Place publique persiste à fragiliser l’unité dont elle a pourtant besoin.
Dans un département où le vote à l’extrême droite est majoritaire, le communiste est à la tête de la mairie de Contes depuis trente ans. Il vient d’être réélu avec près de trois quarts des voix.
Dans la préfecture de l’Oise, la liste d’union des gauches est arrivée deuxième à l’issue du premier tour. Avant d’affronter le maire sortant de droite et le Rassemblement national, la tête de liste Roxane Lundy dispose d’une semaine pour reconquérir la cité.
Le politiste Jérémie Poveda analyse les résultats contrastés du Rassemblement national, révélateurs des limites d’implantation locale du parti, malgré le maintien de ses bastions et des scores très importants, comme à Toulon ou Marseille.
À Lens, après la réélection du maire socialiste, le soulagement est teinté d’inquiétude. Le Rassemblement national a remporté dès le premier tour trois communes alentour et pourrait en gagner d’autres dimanche prochain.
Laure Lavalette, candidate RN – mais sans étiquette pour ces élections – est arrivée largement en tête au premier tour. Dès dimanche soir, un front républicain autour de Josée Massi, la maire sortante divers droite, se construit pour éviter le parti d’extrême droite d’emporter la préfecture du Var.
Élu de cette « vague verte » il y a six ans et précurseur de l’union de la gauche, le maire de Tours défend l’utilité de l’écologie politique. Et plaide fermement pour la nécessité du rassemblement.
Après huit ans à la tête d’une équipe municipale qui a transformé Barcelone (2015-2023), l’ex-maire revient sur son héritage politique et appelle les gauches espagnole et française à construire des alliances larges pour stopper l’extrême droite et proposer un projet politique de justice sociale et de paix.
Le début du XXIe siècle est marqué par une remise en cause de cette conception de l’État. La priorité est donnée aux fonctions sécuritaires, au détriment des droits humains fondamentaux et de l’État de droit, ainsi que du rôle protecteur de l’État social.