Après quinze ans de lutte, la mobilisation antifasciste a obtenu en 2024 la fermeture de locaux tenus par les groupuscules d’extrême droite, et réussit ainsi à freiner, pour le moment, leurs actes violents. Pour parvenir à ses fins, une inter-organisation large a su rester unie et mobiliser tous les leviers d’action : documentation, médiatisation et politisation des faits, rassemblements, autodéfense et travail avec les pouvoirs publics. Reportage réalisé en décembre 2025.
Poisson populaire, le maquereau a été progressivement accaparé par les groupes de pêche industrielle. Aujourd’hui, la population de l’une des espèces les plus abondantes de l’Atlantique s’effondre. Mais ce sont les petits pêcheurs qui en payent le prix le plus élevé.
Les droites extrêmes semblent avoir le vent dans le dos. Déjà au pouvoir aux États-Unis, en Argentine, en Hongrie, en Italie, au Chili, elles imposent ailleurs, comme c’est le cas en France, leur agenda raciste et autoritaire dans le débat public. Dans deux ouvrages parus en 2025, La nouvelle internationale fasciste (Textuel) et Comment le fascisme gagne la France (La Découverte), le sociologue Ugo Palheta analyse avec précision cette dynamique, avec l’ambition d’outiller les combats antifascistes. Pointant les effets politiques dévastateurs qu’ont eu les mutations néolibérales depuis les années 1980, il invite à une lecture large de la « fascisation » à l’œuvre dans les démocraties libérales, qui ne se réduit pas aux succès électoraux des partis étiquetés à l’extrême droite. Socialter l’a interrogé pour mieux comprendre l’offensive néofasciste en cours et esquisser des pistes pour mieux la combattre.