Les lacs et les rivières constituent des refuges précieux pour la population et les nombreuses espèces qui s’y rafraîchissent l’été. Avec l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules, des cyanobactéries toxiques prolifèrent, obligeant les municipalités à interdire l’accès à de plus en plus de points d’eau dans l’Hexagone.
Le spectacle est désormais rodé. Chaque canicule charrie sa valse de mâchoires décrochées et d’yeux écarquillés devant l’ampleur du désastre climatique. « Qui aurait pu prédire […] la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays », s’interrogeait ainsi en 2022 le président Emmanuel Macron. Cette ignorance feinte trahit « l’immense condescendance de la postérité », pour reprendre les mots de l’historien britannique E. P. Thompson, à l’égard de celles et ceux, scientifiques ou militants, qui, de longue date, sonnent le tocsin climatique.