« Pas de retraités sur une planète brûlée… Retraites, climat, même combat ! » Depuis les manifestations contre la réforme des retraites, en 2023, difficile d’être passé à côté du morceau emblématique Planète brûlée qui accompagne la naissance du collectif Planète Boum Boum. Fondé dans le sillage d’Alternatiba Paris (renommé Action Justice Climat en 2024) la même année, ce collectif de « techno-activistes » enchaîne depuis les morceaux comme On veut du fret ferroviaire ou Tu remballes ton autoroute en cumulant des milliers d’écoutes en ligne. Leur mot d’ordre : « De la teuf dans les manifs, de la manif dans les teufs ! » DJ sets, chorégraphies enflammées dans les cortèges des manifestations, création de slogans et de chants… En mêlant revendications politiques et cultures festives, Planète Boum Boum contribue activement, depuis sa création, à redonner du souffle aux luttes écolos et sociales. Retour en images sur trois années de mobilisations placées sous le signe de la fête.
Dans sa nouvelle chronique pour Socialter, la journaliste Salomé Saqué (Blast) revient sur les attaques des responsables politiques français comme Bruno Retailleau contre le dirigeant espagnol Pedro Sanchez.
Hamilton Nolan est l’un des reporters américains les plus influents sur les sujets de travail. Ancien journaliste de Gawker, média en ligne qu’il a contribué à doter d’un syndicat, il couvre aujourd’hui les luttes ouvrières pour le mensuel socialiste In These Times et a publié The Hammer1, un livre sur la renaissance du syndicalisme aux États-Unis. Dans ce pays, seul État membre de l’OCDE qui ne garantisse aucun congé payé, comment les travailleurs appréhendent-ils la notion de vacances ou de temps libre ? Entretien.
Associations environnementales, parcs naturels, Conservatoire du littoral... Dans un contexte de désengagement de l’État, les acteurs de la conservation de la nature sont de plus en plus nombreux à bénéficier du mécénat d’entreprises notoirement climaticides, telles que TotalEnergies ou CMA-CGM.
Colos, villages vacances, auberges de jeunesse… Ces espaces qui se sont multipliés à partir de l’été 1936 pour défendre le droit aux vacances des classes populaires sont en train de se refermer. Les vacances populaires survivront-elles à la marchandisation du secteur ?
Peut-on éprouver du plaisir dans un monde injuste, sans se sentir coupable ou complice ? Le philosophe Michaël Fœssel répond par l’affirmative. Quand il ne confine pas à la simple satisfaction de nos désirs et ne succombe pas aux sirènes consuméristes, le plaisir se joue en effet de l’ordre établi, cultive le sens du collectif, de l’inattendu et de la surprise, et reste éminemment politique et subversif. Inscrit dans l’histoire de la gauche, il permet de sortir du seul registre de l’indignation et de la dénonciation, pour esquisser d’autres horizons désirables.
Longtemps ancrés à gauche, certains espaces festifs populaires suscitent aujourd’hui la convoitise d’une extrême droite bourgeoise et identitaire, qui peine toutefois à en maîtriser les codes. Face à ces tentatives d’appropriation, des résistances locales s’organisent.
Interrogeant l’évolution du rapport des classes populaires rurales au travail et au temps libre, l'activiste Lumir Lapray appelle la gauche écologiste à redevenir le « camp du kif » en faisant tenir ensemble, à l’instar du maire de New-York Zohran Mamdani, revendications matérialistes et joie de vivre.
Père du courant de l’écologie profonde, le philosophe norvégien Arne Næss (1912-2009) a grandement influencé l’écologie contemporaine. Militant infatigable, il a mis en pratique ses convictions dans les luttes environnementales.
Surnommé « le village aux 600 maires » en raison des instances de participation citoyenne mises en place dans les années 1970, le village de Vandoncourt, dans le Doubs, expérimente la démocratie participative depuis plus de cinquante ans. Mais cette initiative pionnière est gagnée par un certain essoufflement et la commune, malgré sa volonté d’ouverture, n’a pas réussi à endiguer le vote Rassemblement national.