Associations environnementales, parcs naturels, Conservatoire du littoral... Dans un contexte de désengagement de l’État, les acteurs de la conservation de la nature sont de plus en plus nombreux à bénéficier du mécénat d’entreprises notoirement climaticides, telles que TotalEnergies ou CMA-CGM.
Colos, villages vacances, auberges de jeunesse… Ces espaces qui se sont multipliés à partir de l’été 1936 pour défendre le droit aux vacances des classes populaires sont en train de se refermer. Les vacances populaires survivront-elles à la marchandisation du secteur ?
Peut-on éprouver du plaisir dans un monde injuste, sans se sentir coupable ou complice ? Le philosophe Michaël Fœssel répond par l’affirmative. Quand il ne confine pas à la simple satisfaction de nos désirs et ne succombe pas aux sirènes consuméristes, le plaisir se joue en effet de l’ordre établi, cultive le sens du collectif, de l’inattendu et de la surprise, et reste éminemment politique et subversif. Inscrit dans l’histoire de la gauche, il permet de sortir du seul registre de l’indignation et de la dénonciation, pour esquisser d’autres horizons désirables.
Longtemps ancrés à gauche, certains espaces festifs populaires suscitent aujourd’hui la convoitise d’une extrême droite bourgeoise et identitaire, qui peine toutefois à en maîtriser les codes. Face à ces tentatives d’appropriation, des résistances locales s’organisent.
Interrogeant l’évolution du rapport des classes populaires rurales au travail et au temps libre, l'activiste Lumir Lapray appelle la gauche écologiste à redevenir le « camp du kif » en faisant tenir ensemble, à l’instar du maire de New-York Zohran Mamdani, revendications matérialistes et joie de vivre.
Père du courant de l’écologie profonde, le philosophe norvégien Arne Næss (1912-2009) a grandement influencé l’écologie contemporaine. Militant infatigable, il a mis en pratique ses convictions dans les luttes environnementales.
Surnommé « le village aux 600 maires » en raison des instances de participation citoyenne mises en place dans les années 1970, le village de Vandoncourt, dans le Doubs, expérimente la démocratie participative depuis plus de cinquante ans. Mais cette initiative pionnière est gagnée par un certain essoufflement et la commune, malgré sa volonté d’ouverture, n’a pas réussi à endiguer le vote Rassemblement national.