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01.07.2026 à 02:30

« La destruction de l'environnement a toujours fait partie du projet colonial »

Laëtitia Giraud

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne ne se contente pas de cibler la population civile et les infrastructures : elle vise la destruction systématique de l'environnement. Un écocide au service du génocide, que documente le biologiste palestinien Mazin Qumsiyeh. Entretien. Deux ans et demi de génocide ont conduit au saccage des bâtiments civils, des infrastructures de santé et d'énergie, des écoles. Mais les bombardements incessants et les incursions des troupes répondent aussi à une (…)

- CQFD n°253 (juin 2026) /

Texte intégral (1640 mots)

Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne ne se contente pas de cibler la population civile et les infrastructures : elle vise la destruction systématique de l'environnement. Un écocide au service du génocide, que documente le biologiste palestinien Mazin Qumsiyeh. Entretien.

Deux ans et demi de génocide ont conduit au saccage des bâtiments civils, des infrastructures de santé et d'énergie, des écoles. Mais les bombardements incessants et les incursions des troupes répondent aussi à une autre logique : la destruction écologique du territoire. L'eau potable, déjà largement insuffisante aux besoins quotidiens de la population, est polluée. Les sols sont intoxiqués par les résidus chimiques des bombardements. Les cultures, vergers et serres, qui assuraient une partie de l'approvisionnement alimentaire, ont été dévastées. Pour de nombreux·ses chercheur·ses, défenseur·ses des droits de l'Homme et expert·es lié·es aux organisations internationales, cette destruction systématique et intentionnelle des écosystèmes et de l'environnement est un « écocide ». Le concept, bien qu'il ne soit pas encore reconnu dans le droit international, est pourtant indispensable pour comprendre la stratégie d'annihilation du peuple palestinien que conduit le gouvernement du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Gaza et dans les territoires palestiniens. Mazin Qumsiyeh, chercheur à l'université de Bethléem, fondateur et directeur de l'Institut palestinien pour la biodiversité et la soutenabilité, raconte comment l'écocide est inhérent au projet colonial de l'État d'Israël en Palestine.

Biologiste, vous avez contribué à rédiger la stratégie nationale palestinienne pour la biodiversité. Qu'est-ce que cela signifie d'assister à la destruction de la terre et des écosystèmes auxquels vous avez dédié votre vie de scientifique ?

« Je suis né dans la région de Bethléem [en Cisjordanie, ndlr] et j'ai grandi en assistant à la transformation de nos paysages et de nos communautés avec l'installation des colonies sionistes. J'ai toujours voulu étudier l'environnement et les espèces vivantes, et j'en suis donc venu à documenter l'impact du colonialisme sur la nature, les montagnes, les rivières, les animaux, les plantes et les hommes. En tant que scientifique, je m'intéresse à tout ce qui m'entoure. Et ce qui m'entoure, ici, c'est l'occupation. Je considère que c'est mon devoir de comprendre et rendre compte des dégâts qu'elle cause aux écosystèmes, mais aussi d'imaginer des solutions et des formes de résistance et de résilience. C'est ce que l'on appelle l'écorésistance, ou, chez nous, l'écosumud. »

Que nous apprend cette destruction écologique sur la logique coloniale qui la sous-tend ?

« La destruction de l'environnement a toujours fait partie du projet colonial. Les deux sont indissociables. On peut regarder du côté de l'Amérique du Nord, ce qu'il reste des forêts primaires ou des populations de bisons, qui ont été complètement décimées par les colonisateurs européens. On peut aussi regarder en Australie, où l'introduction d'espèces invasives a complètement ravagé les espèces endémiques. Chez nous, des centaines d'années de colonisations successives ont exercé des pressions irrémédiables sur ce qu'on appelait le “croissant fertile”. L'assèchement des zones humides de la vallée de la Houla, le détournement des sources du Jourdain, l'implantation d'industries polluantes en territoires palestiniens, la construction des murs, le déracinement des plantations centenaires d'oliviers… Tout cela a pour conséquence la rupture des continuités écologiques, l'érosion des sols, la pollution de l'eau et donc la destruction des moyens de subsistance des communautés qui vivent sur ces terres. »

[Il s'interrompt, un oiseau vient de se poser : « Regardez, un Souimanga de Palestine sur la barrière. Là-bas, vous voyez ? C'est une observation très rare depuis mon bureau, on a de la chance. »]

Et c'est ce qu'il se passe aussi à Gaza ?

« À Gaza, les dommages causés à l'environnement sont souvent regardés comme de simples “effets secondaires” de l'agression israélienne, voire comme une stratégie militaire. Mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'il s'agit d'une destruction systématique et intentionnelle de l'environnement, d'un écocide. Benyamin Netanyahou le dit lui-même : son objectif est de réduire notre terre à l'état de ruines pour la rendre inhabitable. Et c'est ce qui arrive quand l'armée israélienne ramène des dizaines de bulldozers à Gaza pour déraciner les arbres et mettre à terre les serres.

« Aujourd'hui, plus de personnes meurent des conséquences de l'écocide à Gaza que des bombardements directs » Anti-impérialisme en trompe-l'œil

Aujourd'hui, on estime que près de 95 % du couvert végétal de Gaza a disparu. Sans parler de la pollution de l'eau et des sols causée par les bombardements. La destruction des infrastructures d'assainissement ne permet plus de la décontaminer. Les Gazaouis sont non seulement privés d'un accès suffisant à l'eau pour répondre à leurs besoins quotidiens, mais l'eau qu'ils doivent boire n'est pas saine, ce qui propage des maladies. La pollution et le changement climatique ont aussi entraîné une perte de biodiversité marine, la dégradation d'habitats tels que les herbiers marins et une vulnérabilité accrue face aux espèces envahissantes. Et ces dommages ont commencé bien avant le 7 octobre, puisque le blocus prolongé depuis 2007 et les attaques militaires répétées ont soumis les écosystèmes de Gaza à des pressions intenses et cumulées. »

Le terme d'écocide que vous utilisez n'est pas encore reconnu dans le droit international, pourquoi le mobiliser ?

« Le concept est clairement défini par les organisations internationales depuis l'utilisation de l'agent orange par l'armée américaine au Vietnam. Mais il n'est pas considéré comme un crime fondamental par la Cour pénale internationale (CPI), au même titre par exemple que le crime de génocide, le crime d'agression ou le crime de guerre. Pourtant, il constitue lui aussi une grave violation des droits humains. L'écocide est à la fois un outil au service du génocide, et une conséquence de celui-ci. L'un ne va pas sans l'autre. Aujourd'hui, plus de personnes meurent des conséquences de l'écocide à Gaza que des bombardements directs. Vous savez, j'ai des amis à Gaza qui souffrent de maladies courantes, et qui vont en mourir parce qu'il n'y a plus de services et d'infrastructures médicales, parce qu'ils n'ont pas accès à de l'eau saine. Une autre raison de parler de l'écocide est qu'il permet de comprendre comment un génocide peut se perpétuer dans le temps. Puisque le fonctionnement des écosystèmes est profondément modifié, les moyens de subsistance qui en dépendent prendront des années à se réorganiser. C'est le cas de l'agriculture par exemple. Le problème est que l'on peut difficilement évaluer l'étendue de cet écocide et le temps que cette restauration prendra. »

Justement, comment peut-on documenter un écocide dans un territoire sous blocus ?

« C'est très compliqué d'obtenir des données et des échantillons de terrain. On doit se baser principalement sur des images satellites, et, quand on le peut, sur des témoignages. Des collectifs font ça très bien comme Forensic architecture, en Angleterre, qui a cartographié et modélisé le ciblage systématique des vergers et des serres de Gaza par les forces israéliennes depuis octobre 20231. Grâce à leur travail, on peut montrer que cette destruction constitue bien un acte d'écocide à la fois généralisé et délibéré qui a pour conséquence d'exacerber la famine catastrophique dans l'enclave. »

Pourquoi est-ce nécessaire de comprendre le lien entre génocide et écocide à Gaza, mais aussi dans le reste de la Palestine ?

« Pour moi, ça n'a pas de sens de s'intéresser uniquement à l'une des dimensions du projet colonial d'Israël en Palestine. Ce qu'il se passe à Gaza est important parce que cela révèle à quel point tout est mis au service de cette intention de destruction totale : le génocide, mais aussi l'écocide, le médicide, le culturicide… Et quand les gens comprennent cette interconnexion, ils commencent à percevoir la situation globale et comment tout cela impacte leurs propres vies. Peut-être que les Européens qui ne se préoccupent pas directement des vies palestiniennes, commenceront à s'en soucier quand ils réaliseront qu'Israël contamine toute la zone est de la mer Méditerranée, pollue l'air et accélère le changement climatique par ses activités de guerre. C'est aussi une façon de montrer que ces destructions ne sont pas isolées, elles ont des répercussions bien au-delà de nos frontières. »

Propos recueillis par Laëtitia Giraud

1 Voir « “No traces of life” : Israel's ecocide in Gaza 2023-2024 », Forensic Architecture.

01.07.2026 à 02:30

Squat un jour, squat toujours ?

Samuel Mercier

Né dans les années 2000 d'un squat marseillais et d'une évidence – soigner commence par loger –, le dispositif Un chez-soi d'abord entendait bousculer la prise en charge du sans-abrisme. Opportunistes, les gouvernements successifs s'en sont emparés, transformant cette initiative en vitrine de leur action publique. Qui aurait pu prédire que la rencontre fortuite d'un psychiatre, Vincent Girard, et d'un guitariste à la rue, Hermann Händlhuber, serait le point de départ d'une petite (…)

- CQFD n°253 (juin 2026) /

Texte intégral (1673 mots)

Né dans les années 2000 d'un squat marseillais et d'une évidence – soigner commence par loger –, le dispositif Un chez-soi d'abord entendait bousculer la prise en charge du sans-abrisme. Opportunistes, les gouvernements successifs s'en sont emparés, transformant cette initiative en vitrine de leur action publique.

Qui aurait pu prédire que la rencontre fortuite d'un psychiatre, Vincent Girard, et d'un guitariste à la rue, Hermann Händlhuber, serait le point de départ d'une petite révolution ? Trois ans après leur premier échange en 2004, ils investissent un immeuble de passes rue Curiol dans le centre de Marseille. Le premier squat de France ouvert par des médecins et des travailleurs sociaux s'est transformé en un dispositif de recherches expérimental : Un chez-soi d'abord.

« On n'en a rien à foutre des soins, nous, ce qu'il nous faut, c'est du logement »

Les résultats, très vite concluants, ont poussé le gouvernement à changer sa politique globale de lutte contre le sans-abrisme. Une success-story en demi-teinte pour cette expérience hors du commun, entrée presque par effraction dans les radars de l'institution.

Un toit d'abord

Dans le dédale du centre-ville marseillais, travailleurs sociomédicaux et bénévoles de Médecins du monde polissent le bitume à la recherche de personnes en danger à la rue. Parmi eux, Vincent Girard, psychiatre, décide « d'aller vers » les sans-abris atteints de troubles psychiques. Lors de sa première maraude, place des Réformés, il fait la rencontre de Hermann, un grand gaillard germano-autrichien, guitare au poing, qui lui balance franchement : « On n'en a rien à foutre des soins. Nous, ce qu'il nous faut, c'est du logement. » Un an plus tard, en 2005, le psychiatre hors des clous s'associe à des travailleurs sociaux et médicaux ainsi qu'à des bénévoles pour fonder le collectif Logement santé. L'équipe milite pour mettre en place des solutions d'hébergement, de rétablissement et d'accès aux soins durables, loin de « la philosophie de la psychiatrie qui n'écoute pas les patients et cherche à les mettre sous médoc et à les enfermer ».

Ouvrir un squat oui, mais comment ?

Fournir un toit aux sans-abris atteints de troubles psychologiques : l'ambition est noble, mais, dans le contexte d'une crise du logement généralisée et d'un embrasement du marché immobilier, elle semble compromise. À l'époque pourtant, la loi anti-squat n'existe pas encore. Très rapidement, Cyril, un membre du collectif qui habite rue Curiol à deux pas des Réformés, dégote la perle rare en matière d'habitat illégal : un bâtiment inoccupé qui végète en face de chez lui. « Il a trouvé un propriétaire prêt à nous vendre la clé pour 400 euros, se souvient Vincent. Je retire l'argent direct, je prends la clé et on commence à nettoyer, aidés par des gens de la rue et du centre d'accueil Vogue la galère à Aubagne. Le bâtiment est dans un état catastrophique : des trous dans les murs, pas d'électricité, pas d'eau. » Une travailleuse du sexe mexicaine, qui bossait dans les lieux, leur refile gracieusement sa connexion internet. Un tour sur le site « Kit-Ouvrir un squat », et voilà que naît le « Marabout », nom donné au squat par ses habitants, le 1er février 2007. Hermann, aujourd'hui décédé, s'y installe de façon permanente et devient le premier « médiateur-pair en santé mentale »1 salarié de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM). Malgré la visite inopinée et peu amicale d'un agent municipal et d'un autre de Marseille habitat, le bailleur social de la ville, l'équipe médico-sociale obtient la légalisation du squat en 2008, par la Mairie de Marseille. « Les mecs ont compris que ça allait être compliqué d'expulser des malades et des médecins qui font de l'humanitaire dans Marseille, assure Vincent. Moi j'étais sûr qu'on était inarrêtable, parce qu'on répondait à un tel besoin, et surtout, on faisait de l'humanitaire en France, soutenus par Médecins du monde, la Fondation Abbé Pierre et l'AP-HM. »

Des fenêtres politiques

Le squat ouvert, il s'agit désormais de prêcher la bonne parole au-delà du tissu associatif, auprès des institutions scientifiques et politiques. En 2008, Nicolas Sarkozy est au pouvoir. Avec sa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, il entend « sécuriser » l'hôpital psychiatrique : contrôler les entrées et les sorties des établissements avec des systèmes de vidéosurveillance, équiper les patients hospitalisés sans leur consentement d'un dispositif de géolocalisation, aménager 200 chambres d'isolement, impliquer le préfet dans la décision d'autoriser une personne hospitalisée d'office à sortir. Son discours au personnel de l'hôpital psychiatrique d'Antony laisse un goût amer tant il stigmatise et criminalise les patients. La boulette est tellement énorme qu'il faut allumer un contre-feu. Il se trouve que, dans le même temps, un conseiller de la ministre de la Santé traîne ses oreilles à Science Po Aix où Vincent Girard donne une conférence. Le psychiatre y rappelle que la dangerosité des personnes sans-abris souffrant de troubles psychiques ou d'addictions est un fantasme, on « imagine qu'ils sont dangereux ». L'espérance de vie de ces personnes par rapport à la population générale est écourtée de 10 à 20 ans et leur taux de mortalité est trois à cinq fois supérieur. Banco : le conseiller en souffle un mot à sa patronne. « Ils se disent “putain, il faut qu'on fasse quelque chose sur la santé mentale qui n'a rien à voir avec Sarko parce que c'est pourri son message”, résume Vincent. Et Bachelot, qui est quelqu'un de stratège, nous confiera après notre rencontre, que c'est par la marge que tu changes le centre. Elle voit bien que nous, on est à la marge. Elle se dit, là, c'est une manière d'impulser quelque chose. Et elle vient dans le squat, elle discute avec des bénéficiaires, elle kiffe. »

Institutionnalisation rime avec instrumentalisation

La machine publique est lancée : Vincent est chargé de rendre un rapport ministériel. En échange, l'État lui accorde un financement à hauteur de 30 millions d'euros pour lancer les dispositifs évaluatifs.

L'idée reste de travailler autour des besoins et des envies des personnes, « non pas faire à leur place, mais faire avec »

Entre 2011 et 2012, quatre « Un chez-soi d'abord » sont mis en place à Marseille – le Marabout est fermé au profit d'un bâtiment sur mesure dans la même rue –, puis à Lille, Toulouse et Paris. Une centaine de personnes par ville sont accompagnées dans des logements où elles pourront développer des compétences psychosociales qui les aideront à vivre avec leurs troubles et surmonter leurs addictions. L'idée reste de travailler autour des besoins et des envies des personnes, « non pas faire à leur place, mais faire avec », explique Vincent. Mais malgré des résultats encourageants en matière de « sortie de rue » et une prise en charge moins onéreuse pour la collectivité, l'État se soucie peu du programme jusqu'en 2017. Emmanuel Macron, fraîchement élu président de la République, s'attire alors les foudres de l'opposition pour son économie de bouts de chandelle sur les plus précaires – la fameuse baisse de cinq euros des APL. Rebelote : il faut allumer un contre-feu. Le gouvernement acte le changement de politique publique « d'hébergement » en politique de « logement d'abord ». Il n'y a plus qu'à récolter les fruits du travail à bas coût mené de longue date par les associations de protection des droits au logement, les travailleurs sociaux et médicaux, qui battent tous les jours le pavé auprès des personnes sans-abris.

Les femmes « ne passent pas trois jours dans la rue sans être violées », rappelle Joe, travailleur social à la retraite. En sécurisant les personnes dans un appartement, cela permet de reconstruire ce que la rue détruit. « La particularité du sans-abrisme c'est la perte de l'intimité. Chez soi, on sécurise son intimité. C'est un besoin vital, c'est ce qui fait notre humanité. »

Pouvoirs publics hypocrites

« Un chez-soi, c'est devenu une vraie politique publique hyper structurée, admet Vincent Girard. Mais la leçon que je retiens, c'est qu'on leur a dit qu'on pouvait vider la baignoire et réduire le nombre de sans-abris. Mais s'ils en profitent pour la remplir encore plus, ça ne marchera pas. Et c'est ce qu'il se passe, les politiques sur le logement public et sur le logement social qu'ils ont mises en place sont désastreuses. Ils ont augmenté les risques et le taux d'expulsion. » En 2024, celui-ci a grimpé de 29 %, soit une hausse de 223 % en vingt ans. « La morale de l'histoire, conclut le psychiatre. C'est qu'on agit sur les conséquences, pas sur les causes, qui sont multiples. »

Samuel Mercier

01.07.2026 à 02:30

Les chiens anti-Porsche

Émilien Bernard

Les maîtres, c'est toujours des pelles à merde, surtout quand ils sont friqués. L'histoire le prouve. Toi-même tu sais : le « ni dieu ni maître » n'est pas un conseil, c'est une exigence. Et c'est donc tout naturellement que les trois chiens d'un gros connard de Bavarois rupin, sans doute nazi (oui, c'est gratuit), ont ourdi un complot pour saloper sa Porsche de gros beauf. Ledit salopard teuton s'étant fait livrer un colis en perpétuant l'esclavage salarié, ils ont gentiment foutu les (…)

- CQFD n°253 (juin 2026) /

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Les maîtres, c'est toujours des pelles à merde, surtout quand ils sont friqués. L'histoire le prouve. Toi-même tu sais : le « ni dieu ni maître » n'est pas un conseil, c'est une exigence. Et c'est donc tout naturellement que les trois chiens d'un gros connard de Bavarois rupin, sans doute nazi (oui, c'est gratuit), ont ourdi un complot pour saloper sa Porsche de gros beauf. Ledit salopard teuton s'étant fait livrer un colis en perpétuant l'esclavage salarié, ils ont gentiment foutu les chocottes au craintif livreur, tant et si bien qu'il s'est réfugié sur le toit du véhicule honni. Des belles bosses et admirables enfoncements de carrosserie en ont résulté. Et le saligaud bavarois a déchaîné les rigueurs de la loi contre le livreur, en vain, puisque la justice, pour une fois pas trop bâtarde, a décidé fin avril que ledit saccageur de Porsche n'aurait aucune réparation à payer. Cheh. Et puisqu'on parle de clebs, saluons Bear, toutou australien « détecteur de koalas », qui vient de prendre sa retraite après avoir sauvé plus d'une centaine de ces petites peluches eucalyptophiles menacées par des incendies. Une belle fraternité qui, on l'espère, sera de rigueur quand les bêtes du monde entier s'uniront pour foutre une pâtée aux misérables bipèdes. Rappelons-nous Demain les chiens, chouette roman de science-fiction de Clifford D. Simak, prophétisant le grand remplacement de l'humain par des canins. Wouf, le monde ou rien.

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