31.03.2026 à 15:15

Paris, 21 mars 2026
Manifestation réduite, en termes de nombre, mais très animée, avec une succession de prises de paroles, tout au long du trajet de République à la Nation. Plusieurs interventions ont porté sur les dangers du texte de Bougival qui devrait être soumis au parlement dans les prochaines semaines, après son adoption au Sénat. Des témoignages aussi sur le soulèvement du peuple kanak, en 2024, sur la répression de la police et de l'armée déployée durant des mois en Kanaky. La représentante de l'USTKE a donné des éléments concrets sur la situation économique et sociale catastrophique pour les populations kanak ; les licenciements et la fin des indemnisations du chômage, sur les discriminations dont les kanak sont l'objet dans la province sud, aux mains des anti indépendantistes. Sur le chantage ignoble exercé par l'Etat et les anti-indépendantistes, sur le thème des investissements, de la reconstruction des écoles, la remise en route des transports publics… en échange de l'acceptation de Bougival.
Des informations ont été données sur la situation des prisonniers déportés kanak, dans les prisons françaises, sur le travail de soutien concret organisé par la commission du CSK. Steeve Unë, libéré mais toujours inculpé, comme le sont ses camarades de la CCAT qui avaient été déportés, a rappelé le sens de leur combat, qu'ils continuent aussi bien en Kanaky comme en France.
Plusieurs représentants d'organisations anti colonialistes qui avaient signé l'appel à manifester, ont expliqué leur combat : Théo, du « collectif du 10 mai », un représentant de la Réunion, du Sahara occidental… ainsi qu'un représentant de Boussole Palestine.
Ont également pris la parole, Survie, Nazione (Corse), le Mouvement des Kanak en France (MKF), la Cellule de mobilisation Paris pour Kanaky, Révolution Permanente, la FSE, notre parti et le NPA Anticapitaliste.
Dans les prochains jours, on saura si le gouvernement présentera le texte à l'Assemblée nationale et quelle sera la position des députés, notamment ceux du PS, qui avaient dit qu'ils ne voteraient pas la loi Bougival.
Cette description de la manifestation est tiré de la page Facebook du Parti communiste des ouvriers de France.
17 mars 2026 | ATTAC-France
https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/21-mars-non-a-l-annexion-independance-pour-kanaky
Manifestation nationale
Exigeons l'abandon immédiat du projet d'accord de Bougival et le respect du droit à l'autodétermination du peuple kanak : manifestation nationale à l'appel du Collectif Solidarité Kanaky (dont Attac est membre) et de la Cellule de Mobilisation Paris pour Kanaky.
Contexte
Depuis 1986, la Kanaky figure sur la liste des territoires non-autonomes à décoloniser de l'ONU. Après un 3e référendum imposé en 2021 par l'État français, qui a eu lieu lors d'une période de Covid et de deuil difficile pour le peuple kanak, et dont les conditions ne sont pas reconnues par l'ONU et le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste), le pouvoir français intensifie ses efforts contre l'indépendance.
Après la tentative de dégel du corps électoral en 2024, la répression féroce de la mobilisation du peuple Kanak a engendré une catastrophe économique et sociale. Macron et l'État français essaient aujourd'hui un nouveau passage en force visant la sortie de l'Accord de Nouméa pour tenter de stopper le processus de décolonisation et l'indépendance.
Le nouveau point de friction, l'accord de Bougival :
Le projet d'accord de Bougival, signé en juillet 2025, prévoit un État de Kanaky - Nouvelle Calédonie dans la République française (donc l'annexion du territoire). Cet accord a été précipitamment imposé par le gouvernement français, qui a délibérément fait croire à un accord du FLNKS, alors que celui-ci n'avait consenti qu'à ouvrir des discussions, non à valider un texte qu'il rejette aujourd'hui fermement.
Cette manœuvre coloniale se traduit par la tentative de constitutionnaliser ce projet d'accord via un projet de loi. Celui-ci a déjà été adopté au sénat le 24 février 2026, et il sera discuté et voté à l'Assemblée Nationale fin mars 2026.
Le Collectif Solidarité Kanaky et la CMPK (Cellule de Mobilisation Paris pour Kanaky) appellent donc à une manifestation nationale à Paris, ce 21 mars 2026, à l'occasion de la journée internationale contre les discriminations raciales et l'ouverture de la semaine anticoloniale et antiraciste, en solidarité avec le mouvement indépendantiste mobilisé pour un rejet total de ce texte dénoncé par le FLNKS mais défendu par l'État et l'extrême droite coloniale locale.
Au-delà de peser sur le vote à l'Assemblée, cette mobilisation vise à construire un rapport de force favorable aux camarades kanaks, pour qu'iels puissent revenir en position de force à la table des négociations si l'accord de Bougival n'est pas voté.
Appel à manifestation nationale le 21 mars
Depuis 1986 la Kanaky - Nouvelle Calédonie figure sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser de l'ONU. Après un 3e référendum imposé en 2021 par l'État français, dont les conditions ne sont pas reconnues par l'ONU et le FLNKS, le pouvoir français intensifie ses efforts contre l'indépendance.
Après la tentative de dégel du corps électoral en 2024, la répression féroce de la mobilisation du peuple kanak a engendré une catastrophe économique et sociale ; Macron et l'État français essaient un nouveau passage en force, visant la sortie de l'Accord de Nouméa pour tenter de stopper le processus de décolonisation et l'indépendance.
En effet le projet d'accord de Bougival signé le 12 juillet 2025 prévoit un État de Kanaky - Nouvelle Calédonie dans la République française (donc l'annexion du territoire).
Nous, le Collectif Solidarité Kanaky et la CMPK (Cellule de Mobilisation Paris pour Kanaky), appelons à une manifestation nationale, à Paris ce 21 mars à l'occasion de la journée internationale contre les discriminations raciales et l'ouverture de la semaine anticoloniale et antiraciste, en solidarité avec le mouvement indépendantiste mobilisé pour un rejet total de ce texte dénoncé par le FLNKS mais défendu par l'État et l'extrême droite locale.
Cette manœuvre coloniale se traduit par la tentative de constitutionnaliser ce projet d'accord via un projet de loi, celui-ci a déjà été adopté au sénat le 24 février 2026, et sera discuté puis voté à l'Assemblée Nationale fin mars 2026.
Exigeons massivement :
• l'abandon immédiat du projet d'accord de Bougival
• le respect du droit à l'autodétermination du peuple kanak
Manifestation nationale
Exigeons l'abandon immédiat du projet d'accord de Bougival et le respect du droit à l'autodétermination du peuple kanak : manifestation nationale à l'appel du Collectif Solidarité Kanaky (dont Attac est membre) et de la Cellule de Mobilisation Paris pour Kanaky.
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