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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

31.03.2026 à 14:13

L'énergie éolienne au Québec : un gouffre financier sans fond

Claude Charron

Le 4 septembre 2024 à Rimouski, François Legault s'adresse aux élus de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) : « Je fais le pari que l'éolien sera payant un jour ; ça veut dire qu'on peut dans les 10-20-30 prochaines années développer en masse d'éolien puis revendre ça à profit. »

M. Legault avoue ainsi implicitement que, depuis les 25 dernières années, tous les gouvernements ayant fait le même pari éolien ont contribué à cumuler plus de $10 milliards de pertes. Hydro-Québec confirme qu'à terme, en 2040, les surcoûts générés par la filière s'élèveront à $25 milliards.(1-2) En confiant le développement éolien à des promoteurs privés, ce sont $695 millions par année qui échappent à notre société d'État et au Trésor public, soit $1,9 million chaque jour ! (3). Dans le contexte où l'éolien est mis de l'avant au nom du développement régional, c'est l'équivalent de priver chacune des 1091 municipalités du Québec de redevances annuelles de $640 000.

Mais il y a pire.

Les 5e et 6e appels d'offres retenus récemment par Hydro-Québec entraîneraient des pertes de plusieurs centaines de millions par année. Depuis la pandémie l'augmentation effrénée du coût des matériaux, du transport, de la main d'œuvre et du capital fait en sorte qu'il en coûte au minimum 13 cents/kWh à Hydro-Québec pour intégrer l'énergie éolienne dans le réseau. La revente à 8 cents/kWh aux ménages québécois et à 5 cents/kWh à la grande industrie explique ce déficit. Le récent contrat de vente d'électricité au Massachusetts, transigé à 9 cents/kWh par année pendant 20 ans, fera économiser aux États-Uniens $150 millions par année sur leur facture d'électricité au détriment des abonnés d'Hydro-Québec qui, depuis dix ans, sont frappés d'une hausse de 10-15 % pour éponger les surcoûts de l'éolien (4).

Pire encore.

Au printemps 2026, Hydro-Québec s'apprête à lancer un 7e appel d'offres pour un approvisionnement éolien potentiel de 6 700 MW. Il s'agit de déployer 1 000 éoliennes gigantesques de 690 pieds de hauteur (250 pieds de plus que les éoliennes actuelles) assorties de 5 000 km de nouvelles lignes de transport, et cela dans les zones les plus densément peuplées du Québec et en territoire agricole protégé. Un scénario catastrophe pour les riverains, qui verraient leur milieu de vie transformé en zones industrielles. Non seulement auraient-ils à en subir les nombreux impacts, mais ils devraient, comme tous les Québécois, financer à perte ce projet pharaonique.

Selon l'analyste-expert en énergie Jean-François Blain : « même dans le meilleur des scénarios, les consommateurs se verraient refiler d'ici 10 ans une hausse de 50 % sur leur facture d'électricité. De plus l'attribution à des projets industriels de blocs d'électricité à un tarif inférieur à la nouvelle production d'énergie générerait un manque à gagner de $22 milliards sur 20 ans »(5).

L'ampleur du scandale financier de la filière éolienne n'a d'égal que les besoins criants de la province en santé, en éducation, en logements abordables, en infrastructures routières, en gestion de l'eau, alors que nos lacs et nos rivières sont fortement contaminés, etc.
L'adoption sous bâillon, en 2025, de la loi 69, non seulement confirme, mais consolide la participation du privé dans la gestion de nos ressources énergétiques, en plus d'accélérer son emprise sur le territoire. Les promesses d'Hydro-Québec de s'acquitter de la maîtrise du développement éolien, en conformité avec sa mission sociale, devront attendre. (6) Du même souffle, le rôle de la Régie de l'Énergie est amputé au profit de l'État dans sa poursuite d'un agenda énergétique accéléré, rigide et unilatéral, dirigé essentiellement vers un développement industriel énergivore.

Est-il légal d'agir en contradiction des statuts et de la mission d'Hydro-Québec en confiant le développement de nos ressources énergétiques à des firmes privées qui s'approprient la rente éolienne, une richesse collective ? Est-il légal pour les municipalités d'investir l'argent des contribuables, sans leur permission, dans des projets éoliens privés ? (7) Est-il légal d'autoriser des appels d'offres et des contrats déficitaires, de vendre à perte l'énergie nécessaire à notre propre développement ? La filière éolienne ne traîne pas seulement une lourde dette, mais également un lourd déficit démocratique.

Les enjeux énergétiques en lien avec l'occupation du territoire et la qualité de vie des citoyens doivent faire partie d'un débat de société global et inclusif. Un moratoire éolien immédiat s'impose, prévoyant notamment l'abandon de l'appel d‘offres d'Hydro-Québec visant le Sud du Québec. Doit-on cribler la province de structures industrielles démesurées, de la frontière américaine en passant par la vallée du Saint-Laurent jusqu'au rocher Percé ? Bien sûr que non. Sinon adieu la Belle Province, adieu la quiétude, la paix sociale, l'attrait rural ; beaucoup de rêves risquent de s'écrouler à l'ombre des éoliennes. (8)

En attendant de faire des choix éclairés et rassembleurs, il existe des alternatives. Les meilleurs gisements éoliens, bien identifiés, situés à proximité des barrages et des lignes de transmission, ne généreraient pas seulement de hauts rendements, mais également la nécessaire acceptabilité sociale et d'importantes économies d'échelle. Les premiers projets éoliens arrivent à échéance et offrent des centaines de sites dont le potentiel énergétique pourrait être rehaussé sous la responsabilité exclusive d'Hydro-Québec (rachat), en privilégiant les territoires non habités. Renforçons les mesures d'efficacité et d'économie. Rapatrions l'énergie de nos barrages jadis confiés au privé.

Le dictat de l'État, la croissance à tout prix et le culte du profit lié au privé caractérisent le carcan éolien qui étouffe le Québec. Le prochain gouvernement aura t-il la lucidité et le courage de rétablir la démocratie et les contre-pouvoirs, de mettre fin au saccage du territoire, de colmater ce gaspillage éhonté, ce scandale financier sans précédent dans l'histoire du Québec ?

Claude Charron, Comité des riverains des éoliennes de L'Érable (CRÉÉ)
Membre de Vent d'élus

(1) Michel Morin, $23 milliards sur 25 ans pour l'éolien déjà en place, JDM, 9 avril 2016
(2) Pierre Couture, $2.7 milliards pour brancher les éoliennes au réseau d'Hydro-Québec, TVA Nouvelles, 28 novembre 2018,
(3) IEDM, Les coûts croissants de la production d'électricité au Québec, Youri Chassin, juin 2013
(4) Sylvain Larocque, Électricité : les Américains économiseront $150 millions par année grâce à Hydro-Québec, JDM, 27 novembre 2025
David Descôteaux, Contrat d'électricité au Massachusetts, JDM, 17 janvier 2026
(5) Jean-François Blain, analyste-expert en énergie, Quelle transition ?, février 2026.
(6) IREC, La privatisation de l'énergie éolienne et l'impact sur la mission d'Hydro-Québec, Noël Fagoaga, Krystof Beaucaire, mars 2024
(7) IRIS, Énergie éolienne au Québec : une filière en manque de planification et de transparence, Krystof Beaucaire, 26 novembre 2025
(8) Francis Halin, « Ça nous pogne au cœur » : il voit son avenir disparaître dans l'ombre des éoliennes, JDM, 6 mars 2026

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31.03.2026 à 14:13

Un moratoire maintenant : non au détournement du vent !

Regroupement vigilance énergie Québec

Laval, le 28 mars 2026 — Un regroupement de plus de 25 comités citoyens à travers le Québec unit sa voix pour réclamer un moratoire sur le développement éolien, et ce, jusqu'à la tenue d'un BAPE générique sur la filière. (Consultez la liste des membres de cette coalition ici)

Plus de 800 éoliennes pourraient être implantées dans la vallée du Saint-Laurent au cours des prochaines années.

Rassemblements citoyens :

Laval : 28 mars 2026 à 8h30 au Château Royal, 3500 boulevard du Souvenir, Laval
En ligne : Image et vidéo en direct sur https://www.facebook.com/rvequebec/
La zone agricole principalement visée

La Montérégie, les Laurentides, Lanaudière, l'Estrie, le Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches sont visés par un appel d'offres éolien prévu en avril. Ces projets concernent majoritairement des territoires agricoles, comme l'illustre l'affiche de la mobilisation.

Les éoliennes projetées sont plus imposantes que celles des premiers parcs en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, tout en étant implantées plus près des habitations.

« Sommes-nous en train de sacrifier des communautés rurales et des terres agricoles pour une énergie dont la nécessité n'est pas démontrée ? » questionne Janie Vachon-Robillard, du Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ), qui coordonne l'action des différents comités à travers la province.


Une orientation précipitée et incohérente

Les récentes décisions en matière énergétique ont été prises sans vision d'ensemble ni réelle consultation démocratique : attribution de milliers de mégawatts à des projets industriels, accélération du développement éolien, ouverture accrue au secteur privé et affaiblissement de certains mécanismes d'évaluation environnementale.

Des nuisances et des risques insuffisamment évalués

Il est essentiel d'évaluer rigoureusement les impacts sur la santé humaine et animale, ainsi que sur les sources d'eau potable. Une distance adéquate entre les éoliennes et les habitations doit être assurée afin de garantir une intégration harmonieuse et socialement acceptable.

Sans ces conditions, les projets éoliens risquent de susciter une contestation croissante. Un BAPE générique permettrait de définir un cadre de développement responsable, respectueux des milieux de vie, des paysages, de la biodiversité et des terres agricoles.

Le faux motif de la décarbonation

Les comités dénoncent l'utilisation croissante de l'électricité québécoise pour soutenir une expansion industrielle énergivore — notamment les centres de données — alors même que les objectifs de réduction des GES sont repoussés. Dans ce contexte, l'éolien s'ajoute à la consommation d'énergies fossiles plutôt que de s'y substituer.

L'éolien doit servir le bien commun

Les citoyens rappellent que l'électricité québécoise est un bien commun stratégique, essentiel à l'atteinte des cibles climatiques. Les choix énergétiques doivent prioritairement reposer sur :

la réduction de la demande et la sobriété énergétique
l'électrification des transports et des bâtiments
la protection du territoire agricole et des milieux naturels
le respect des droits des Premières Nations
une planification démocratique et transparente

Ils soulignent également que le partage actuel des revenus de la production éolienne avec des intérêts privés se fait au détriment des finances publiques.

Un mouvement qui s'inscrit dans une mobilisation plus large

Cette demande s'inscrit dans la continuité des revendications formulées le 2 mars dernier par une large coalition d'organisations environnementales, d'acteurs de la société civile et de chercheurs, appelant à un changement de cap dans la planification énergétique du Québec. Elle rejoint également la demande de moratoire sur l'attribution de nouveaux mégawatts à des projets industriels énergivores.

Un appel aux partis politiques

Les comités demandent aux partis d'opposition de s'engager à convoquer un BAPE générique sur la filière éolienne avant toute poursuite de son développement.

« Il est impératif de définir collectivement un modèle conciliant décarbonation, justice sociale, viabilité économique et protection des écosystèmes », souligne Jacques Tétreault, porte-parole pour cette mobilisation du RVÉQ.

Les comités réaffirment que les choix énergétiques doivent être faits dans l'intérêt public, de manière démocratique et transparente, et non dictés par des impératifs industriels à court terme.

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31.03.2026 à 14:12

Les citoyen.ne.s de la Rive-Sud face aux impacts du terminal Porter Airlines

Coalition Halte-Air Saint-Hubert

Longueuil, le 26 mars 2026. - On sait maintenant quand le terminal Porter Airlines va commencer à polluer des dizaines de milliers d'habitants. À partir du 15 juin 2026, avec 40 vols par jour entre 7h et 23h, finis les barbecues tranquilles !

Si la presse a parlé en quelques mots de la pollution sonore, elle n'a pas évoqué ses conséquences sur la santé (maladies cardiovasculaires, troubles du sommeil, risques accrus de maladies métaboliques), ni les répercussions de la pollution de l'air (plomb, particules ultrafines) qui seront largement amplifiées par cette expansion et dont nous avons largement discuté sur nos plateformes en donnant des références scientifiques. À ce jour, il n'existe pas de suivi sérieux de ces polluants à l'échelle locale autour du site. Pas un mot non plus sur les émissions de GES à venir, personne n'y voyant une contradiction flagrante avec les engagements climatiques du Canada, du Québec et bien sûr de l'agglomération de Longueuil. Aucune photo des réservoirs de kérosène de 3.2 millions de litres. Et, bien sûr, pas un mot non plus sur les vols nolisés transfrontaliers existants qui, eux, n'ont pas à respecter les règles d'horaire, mais ajoutent à la pollution sonore et atmosphérique.
Seule l'économie semble compter, avec le nombre de prises USB du salon d'attente des voyageurs.

Pourtant, personne ne s'est interrogé sur le fait que le nombre de passagers des vols domestiques sur le grand Montréal n'est pas en augmentation, ayant chuté de 10% par rapport à 2019. Personne n'a confronté le directeur de l'aéroport avec ses déclarations
de 2023 où il annonçait l'arrivée de 5 compagnies aériennes : il n'y aura que Porter et, bien sûr, Pascan, dont le nombre de passagers est négligeable (moins de 75 000 depuis Saint-Hubert, selon Statistiques Canada). Le doublement du prix de construction du terminal n'a intrigué personne. Aucune question non plus sur la dépréciation immobilière pour des milliers de riverains. Certain.e.s se voient déjà partir du MET vers le soleil sans comprendre que le monopole de Montréal Trudeau pour les vols commerciaux internationaux n'est pas près de disparaître.

D'ailleurs, Montréal-Trudeau a annoncé des investissements massifs de 10 milliards et sera desservi dès 2027 par le REM, tandis que le fédéral a lancé le TGV entre Montréal et Toronto, destination principale de Porter depuis St-Hubert. Le terminal Porter sera lui desservi par des bus aux 30 minutes, et l'A30 n'est pas près d'être élargie. Heureusement les futurs embouteillages pourront être contournés avec une belle piste cyclable et l'installation d'une station BIXI !

L'aérogare Porter n'est pas un projet de son temps. Il a été conçu par des amateurs qui ont coulé dans le béton le futur éléphant blanc de la Rive-Sud, un "petit Mirabel" comme a déclaré Patrice Roy sur Radio-Canada.

Plus de mille citoyens suivent désormais nos publications sur les réseaux sociaux, et plus de 6000 personnes ont signé notre pétition. Tous les candidats aux élections municipales de Saint-Lambert et de Saint-Bruno étaient opposés au projet du terminal Porter, et le maire de Saint-Bruno a lui-même déclaré qu'il n'y avait pas d'acceptabilité sociale. Il n'y a rien d'étonnant : la consultation publique de 2022 a fait l'objet d'un maquillage politique de la part des élu.es de Longueuil, un maquillage qui a été décrit en détail dans le documentaire COLÈRE CITOYENNE : DÉTOURNEMENT DE L'ACCEPTABILITÉ SOCIALE .

Sans l'appui de différent.e.s élu.es locaux, provinciaux et fédéraux, ce projet n'aurait pas pu voir le jour. Il est temps qu'ils et elles assument les conséquences de leurs actes. Pour les élu.e.s provinciaux, la Coalition Halte-Air Saint Hubert se réjouit de voir que la plupart des élu.e.s de la CAQ qui ont soutenu sans discernement le projet n'osent même pas se représenter. Il est vrai que leur bilan est difficilement défendable.

Le 15 juin 2026 ne doit pas marquer le début d'une dégradation irréversible de la qualité de vie sur la Rive-Sud. La Coalition Halte Air Saint-Hubert continuera de défendre la santé des citoyens, la transparence des décisions publiques et une planification cohérente du transport dans la grande région montréalaise.

Source : Coalition Halte-Air Saint-Hubert
Pour information :
Courriel : coalition.halteair@gmail.com
Site web : http://coalitionhash.qc.lu
Facebook : https://www.facebook.com/coalitionhalteairSH
Instagram : instagram.com/coalitionhalteairsh/
Twitter : https://x.com/Coalition_YHU
Linkedin : http://www.linkedin.com/company/coalition-halte-air-st-hubert

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