LePartisan.info

REVUES

Lien du flux RSS
REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

29.09.2026 à 14:15

Entrevue avec Josée Chevalier, candidate de Québec solidaire dans Fabre

PTAG !

Issue d'une famille ouvrière, Josée Chevalier s'est rapidement engagée dans la défense des droits des travailleuses et travailleurs, militant pour la gratuité scolaire, de meilleures conditions de travail et la hausse du salaire minimum. Très impliquée dans le mouvement syndical, elle a été déléguée syndicale et a participé activement à deux négociations collectives. Cette féministe engagée a aussi pris en charge le comité Femmes de son milieu de travail et contribué à l'adoption d'une politique contre les violences à caractère sexuel. Enseignante au Collège Montmorency depuis plus de 25 ans, elle porte les couleurs de Québec solidaire pour offrir une véritable solution à la pauvreté, à la crise du logement et à la hausse du coût de la vie.

Voici l'audio et la transcription de l 'entrevue :

Et la vidéo de l 'entrevue

André Frappier : Alors, je suis en entrevue pour Presse-toi à gauche avec Josée Chevalier, qui est militante syndicale et militante à Québec solidaire, et qui a un long parcours syndical et politique. J'aimerais que tu nous expliques rapidement ton travail syndical et qu'est-ce qui t'a amenée à Québec solidaire.

Josée Chevalier : Bien, bonjour. Oui, moi, j'ai été déléguée syndicale pendant environ une dizaine d'années dans mon milieu. J'ai été très, très, très impliquée dans deux négociations de la convention collective pour les travailleurs et les travailleuses de mon milieu. Ça a été, sincèrement, très, très enrichissant pour moi. J'ai adoré faire ce travail, mais je me suis aperçue qu'il y a des lois avec lesquelles on ne peut pas négocier. Puis c'est ça qui m'a un petit peu amenée à aller m'impliquer à Québec solidaire, parce que je me disais que les problèmes, des fois, se situent à un autre niveau.
J'ai aussi l'idéal de dire qu'on peut encore la changer, cette société. Les problèmes qui existent, on peut arriver avec des solutions, puis aller de l'avant, puis aider. C'est pour ça que je me suis impliquée à Québec solidaire, puis c'est pour ça que je suis candidate : parce que je veux vraiment changer les choses.

A.F. : Justement, je voudrais faire un peu le focus là-dessus, parce que tu es une militante syndicale de longue date, bien impliquée, et en même temps dans un parti politique. La difficulté pour changer la société, c'est que le parti politique tout seul ne peut pas tout faire. Il faut être en alliance avec les syndicats, et à l'inverse, les luttes menées par les syndicats doivent être coalisées dans un projet politique.
Comment penses-tu qu'on peut arriver à amener une telle coalition ? Parce qu'à l'heure actuelle, les syndicats ne prennent pas position — il y en a qui l'ont déjà fait pour certains partis, mais est-ce que c'est possible plus largement ? Ce sont des organes démocratiques, les syndicats ; il y a des gens là-dedans qui peuvent pousser pour faire ces choses-là. Penses-tu que c'est possible, et comment y arriver ?

J.C. : Oui, mais je pense que ça pourrait être possible. En tant qu'ancienne déléguée syndicale, pour donner mon appui à un parti, quel qu'il soit, il aurait fallu que les partis soutiennent les travailleurs et les travailleuses tout au long des mandats — pas juste quand on est en négociation de la convention collective. C'est sûr que c'est le moment le plus important pour la population, parce que malheureusement, c'est souvent elle qui en paie le coup un peu quand on fait des grèves. On a le droit de grève, il est toujours annoncé, toujours respecté, et c'est là qu'on en parle. Mais la convention collective, les travailleurs et les travailleuses la vivent à l'année pendant quatre ans avant de la renégocier. Je pense qu'on aurait besoin d'un soutien plus fort, de sorties plus fortes des partis politiques, si on veut s'identifier à un parti.
Il y a ça, et puis ce que j'ai perçu, c'est qu'il y a comme un déconnect. On ne communique pas vraiment, on ne se rencontre pas non plus entre les périodes de négociation pour savoir ce qu'on veut, c'est quoi nos besoins, qu'est-ce qu'on peut apporter à tel ou tel mouvement politique. Donc oui, il y aurait quelque chose à faire, mais je sens les centrales très, très frileuses en ce moment à l'idée de dire qu'elles vont appuyer tel ou tel parti. Parce que les partis viennent, puis partent, puis changent aussi — des fois ils se transforment. Tu as peut-être appuyé un parti, puis dix, quinze, vingt ans plus tard, ce n'est plus le même parti, les idéaux ne sont plus les mêmes, donc tu ne veux plus être associée à certaines choses.
Et puis, un autre problème, c'est que les travailleurs ne forment pas un groupe homogène. On le voit aux dernières élections : il y a beaucoup de gens syndiqués qui ont voté selon des résultats très partagés. Donc quand tu es dans un groupe qui n'est pas homogène, c'est difficile de dire qu'on va prendre une position politique. C'est un peu ce que j'ai constaté sur le terrain.

A.F. : Oui, je comprends. Le problème est celui de la politisation, mais je me dis que pour y arriver, il faudrait peut-être innover un peu à Québec solidaire. Je pense à des choses qu'on n'a peut-être pas assez travaillées, comme des sortes de caucus syndicaux avec des membres de QS, par centrale ou intercentrale, pour discuter de ça et regarder comment, dans nos syndicats, on peut faire progresser la compréhension politique d'appuyer Québec solidaire — parce qu'il y en a qui n'iront pas spontanément appuyer QS. Je pense qu'il y a peut-être un travail à faire là-dessus, parce qu'en bout de ligne, la force de changement social, c'est la combinaison d'un parti de gauche comme QS et des forces sociales que sont les syndicats. Peut-être qu'on devrait trouver un moyen de travailler de cette façon-là. Qu'en penses-tu ?

J.C. : Oui, c'est ça. Dans le cadre intersyndical à QS, on essaie de faire ça — c'est quelque chose qu'on a déjà voulu faire, mais ce que toi tu proposes, c'est encore plus d'envergure que ce qu'on a déjà pensé ou réalisé. Mais oui, ça serait hyper intéressant, parce qu'il y a des lois et des projets de loi qui attaquent les droits syndicaux en ce moment — c'est incroyable, ça vient de partout. Tu as la montée de la droite partout en Amérique du Nord, et pas seulement en Amérique du Nord, un peu partout sur la planète. Ça met une pression extrême sur les syndicats, en plus des attaques anti-syndicales à l'intérieur même de la province. Donc je sens le mouvement syndical comme en mode de survie en ce moment : il essaie de se battre contre toutes ces lois et ces projets de loi pour continuer à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses. Des fois, on dirait qu'on oublie que c'est ça, la première fonction des délégués syndicaux et des syndicats en soi.
Si on était capable de s'asseoir tout le monde ensemble, avec des gens qui viennent d'un peu partout, de toutes sortes de syndicats, et qu'on était prêts à vraiment les écouter et à savoir quels sont leurs besoins, je pense que ça pourrait être très, très enrichissant. Ça serait une façon de rassembler la gauche, parce qu'en ce moment elle est un peu morcelée. Ça pourrait créer un mouvement super intéressant, si on avait le soutien des syndicats.

A.F. : Oui, et peut-être qu'à l'inverse, Québec solidaire pourrait mettre plus d'emphase — pas juste en campagne électorale, mais à longueur d'année — sur la nécessité d'appuyer les syndicats et d'être avec eux dans leurs combats. Peut-être que ça aiderait.

J.C. : Oui, ça aiderait. Quand tu y penses bien, il manque à peu près 5 000 techniciens et techniciennes dans les services de garde. Mais ce n'est pas un problème d'aujourd'hui : on voyait déjà les inscriptions baisser dans les cégeps, on savait qu'à un moment donné il y aurait une pénurie. Ces personnes — ce sont surtout des femmes, on va se le dire — sont essentielles : essentielles pour que les femmes puissent aller travailler, essentielles pour donner aux enfants une bonne éducation, pour qu'ils soient stimulés, voient d'autres enfants, soient ailleurs. Mais on l'a vu venir, ce problème. À Québec solidaire, on veut valoriser et augmenter le taux horaire, tout ça, mais c'est un problème qui existe depuis longtemps.
Si on était présents entre les périodes de négociation, on pourrait régler des problèmes avant qu'ils n'en deviennent, parce qu'on les verrait venir. Les syndicats nous diraient : on voit une baisse d'inscription chez les techniciennes, par exemple, il faut faire quelque chose. Et si Québec solidaire était ouvert à proposer des solutions et à appuyer les combats de ces personnes, on pourrait faire de grandes choses et éviter les problèmes, plutôt que de les subir.

A.F. : Est-ce qu'il y a des éléments qu'on n'a pas abordés, que Québec solidaire pourrait faire pour s'allier davantage aux mouvements sociaux — une autre piste dont on n'a pas parlé ?

J.C. : Quelque chose qui me tient énormément à cœur et qu'on n'a pas eu le temps de discuter, en plus de la crise du logement — des gens qui ont vraiment de la misère à se nourrir, à se loger, à payer pour l'école des enfants, parce que même si on dit que c'est gratuit, il y a toujours des coûts qui s'y rattachent — c'est la condition des femmes.
Je trouve qu'à Québec solidaire, avec la loi Gabi-Renaud, on a un excellent départ, parce que cette loi permet aux femmes d'avoir accès aux antécédents de leur conjoint si celui-ci est violent. C'est un excellent départ, mais ça ne va pas tout régler. Je crois qu'il va falloir miser beaucoup sur la prévention, parce que, comme on dit toujours, une femme qui perd la vie, c'est une de trop. On voit que la violence faite aux femmes débute de plus en plus jeune : des jeunes femmes de 13, 14, 15 ans qui vivent des problèmes avec des conjoints violents, ça existe, les chiffres sont là, et c'est en hausse. Il faut vraiment s'attaquer à ce problème, qui est grandissant avec la montée de la droite et du masculinisme. Les femmes — pas toutes, mais certaines — sont en danger, et il va falloir agir. Il va falloir mettre l'argent dans la prévention.
Comme je le disais, la loi Gabi-Renaud, QS s'est vraiment battu pour ça, et c'est devenu un projet appuyé par tous les partis — je sais que quelqu'un s'était abstenu, mais quand même. C'est un excellent départ, mais ce n'est qu'un départ.

A.F. : Merci d'avoir participé à cette entrevue, et bon combat !

J.C. : Merci beaucoup. Ça m'a fait plaisir. Bye.

*****

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

29.09.2026 à 14:15

Débat à Limoilou : les enjeux locaux au cœur des échanges

Monlimoilou

170 personnes ont assisté au débat organisé par Monlimoilou et CKRL 89,1, lundi soir, au Centre communautaire Jean-Guy-Drolet. Sol Zanetti (Québec solidaire), Claude Villeneuve (Parti québécois) et Gertrude Bourdon (Parti libéral du Québec) ont débattu de plusieurs enjeux importants dans la circonscription de Jean-Lesage, dont l'immigration, le logement, le transport et l'éducation.

Nous publions à partir de notre enregistrement audio de la rencontre le texte de l'essentiel des interventions de Sol Zanetti durant ce débat.

Tiré de monLimoilou.com |
Christophe Gagnon-Fortin • 23 septembre 2026 | Photo : Candidats dans la circonscription de Jean-Lesage, Sol Zanetti, de Québec solidaire, Gertrude Bourdon, du Parti libéral du Québec, et Claude Villeneuve, du Parti québécois, ont participé au débat lundi soir au Centre communautaire Jean-Guy Drolet | Crédit photo : Christophe Gagnon-Fortin

Interventions de Sol Zanetti dans le débat organisé dans Jean-Lesage le 21 septembre 2026

Mon parcours en politique
Globalement, je suis entré en politique pour contribuer à faire du Québec un pays. Évidemment, d'autres enjeux se sont ajoutés par la suite. Je suis député de Jean-Lesage depuis 2018, et on commence à bien se connaître mutuellement. Avant cela, j'ai été préposé aux bénéficiaires avec Robert-Giffard, puis intervenant en santé mentale, et professeur de philosophie au collégial pendant une dizaine d'années. Aujourd'hui, je suis en politique, et je pense que nous avons accompli de belles choses ensemble ces dernières années.

Mobilisation citoyenne et grands projets d'aménagement

La société civile, notamment à Limoilou, est très mobilisée. Nous avons réussi à faire pression pour préserver les terres des sœurs de la Charité, et à empêcher le projet de terminal Laurentia, qui aurait été une catastrophe écologique. Cette victoire est le fruit d'une mobilisation politique et citoyenne qui a marché main dans la main. Nous avons aussi été de bons alliés du projet de tramway, qui permettra un transport durable dans une ville qui comptera environ un million d'habitants en 2050. Nous avons exercé des pressions afin que des engagements se concrétisent pour la promenade Champlain à Beauport, un projet que nous voulons réaliser rapidement et dans sa meilleure version possible.

Avancées à l'Assemblée nationale

À l'Assemblée nationale, nous avons obtenu un moratoire de trois ans sur les expulsions et renforcé la protection des locataires aînés, dont plusieurs étaient en situation précaire dans notre circonscription. Je ne peux pas énumérer toutes les avancées des quatre dernières années, mais je tiens à dire que les gens de Jean-Lesage sont des avant-gardistes en écologie et en projets sociaux, et je veux continuer d'être leur allié indéfectible.

Immigration : l'impact de l'abolition du PEQ

Concernant l'immigration, c'est un sujet important, particulièrement à Jean-Lesage où une part importante de nouveaux arrivants s'établit à Beauport et Limoilou. L'abolition du programme de l'expérience québécoise (PEQ), même s'il a rouvert tard cet été, a créé beaucoup d'incertitudes. Des PME ont perdu des employés, des services publics ont été touchés, car derrière ces programmes, ce sont des personnes qui ont choisi de construire leur vie au Québec, qui ont étudié ici ou travaillent pour des employeurs qui ont besoin de cette main-d'œuvre. Cette fermeture a forcé des familles à partir, leur permis de travail arrivant à échéance sans possibilité de résider de façon permanente.

Pour une immigration stable et régionalisée

Réduire l'immigration engendre ces déracinements dramatiques. Les partis qui proposent une baisse drastique de l'immigration risquent d'accentuer ces phénomènes. Nous voulons rétablir le programme PEQ, créer un PEQ régional qui inciterait l'établissement en région avec un accès plus rapide à la résidence permanente, à condition de s'engager à y rester trois ans. C'est une voie équilibrée, d'autant que des régions comme la Côte-Nord et la Gaspésie ont un besoin urgent d'immigrants pour maintenir leurs services, leurs entreprises, et la qualité de vie qui y est attractive. Pour nous, la stabilité signifie ne pas réduire l'immigration, mais plutôt favoriser une transition d'une immigration temporaire vers une immigration permanente, ce qui facilite une meilleure intégration. Nous souhaitons aussi bonifier la francisation et obliger la formation en entreprise, garantissant aux immigrants un accompagnement solide.

Logement : une crise pour les aînés et les locataires

Sur la question du logement, la situation est critique. Par exemple, la résidence pour personnes âgées le long des berges, sur la première avenue, a fermé ses portes en raison des coûts d'exploitation et de l'absence d'un repreneur. Pourtant, un organisme à but non lucratif, la Société d'habitation GIFFOR, avait manifesté son intérêt pour reprendre la résidence afin d'assurer un logement économique aux aînés, mais le gouvernement n'a pas agi pour permettre cela. Québec solidaire veut aider les OBNL à acquérir des logements du marché privé afin de créer du logement social abordable. Notre objectif est de construire 50 000 logements sociaux en quatre ans, financés directement par le Québec, ainsi que 25 000 nouvelles constructions. Nous voulons également instaurer un contrôle des loyers pour éviter les hausses excessives qui rendent la vie difficile à plusieurs locataires. Le logement est un droit fondamental, et nous devons protéger l'accès à un hébergement digne dans un marché qui déraille.

Patrimoine bâti et adaptation climatique

Face à la protection du patrimoine bâti, nous cherchons un équilibre entre conservation et adaptation aux enjeux climatiques, notamment en améliorant l'efficacité énergétique des logements et commerces.

Financement des organismes communautaires

Concernant le soutien aux organismes communautaires, notre parti s'engage à augmenter leur financement d'un milliard supplémentaire par année, un investissement historique indispensable. Ces organismes jouent un rôle crucial comme filet social et souffrent aujourd'hui d'un manque inacceptable de reconnaissance et de moyens.

L'avenir de l'incinérateur de la Ville de Québec

À propos de la gestion des émissions de l'incinérateur de la Ville de Québec, nous sommes favorables à sa fermeture progressive, en réduisant à la source la production de déchets ultimes. Un nouveau projet existe, mais nous restons prudents quant à sa pertinence et son emplacement, notamment pour protéger les communautés comme Limoilou de pollutions injustes. Une consultation citoyenne sera nécessaire afin de décider collectivement de la meilleure façon d'avancer.

Lutte contre le racisme et la radicalisation

Sur la question des groupes identitaires radicaux et de l'extrême droite, il faut mettre en place une politique nationale de lutte contre le racisme et la discrimination. Des actions sérieuses doivent être entreprises, y compris le soutien aux initiatives de prévention de la radicalisation, notamment sur les réseaux sociaux, en comprenant les facteurs sociaux qui mènent à ces comportements.

Réforme du mode de scrutin

Au sujet du mode de scrutin actuel, Québec solidaire milite pour une réforme vers un mode proportionnel régional afin d'assurer une meilleure représentativité et participation citoyenne. Nous souhaitons que la prochaine élection soit la dernière selon le mode actuel, pour mieux refléter la diversité des opinions.

L'indépendance du Québec

Enfin, sur la question de l'indépendance du Québec, Québec solidaire sera dans le camp du oui, avec ses valeurs d'inclusion et de reconnaissance des souverainetés autochtones et québécoises. Il faut bâtir une majorité inclusive et décoloniale, où toutes les nations du Québec se sentent invitées à la table. Ce projet dépasse la capacité d'un seul parti et demande l'engagement de la société civile et de toutes les forces politiques indépendantistes.

*****

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

29.09.2026 à 14:13

Championnats du monde de cyclisme sur route UCI 2026 : Non au « sportwashing » israélien et à la normalisation du génocide palestinien

Bikers4Palestine, collectif « Désinvestir pour la Palestine », Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM), World Beyond War, Canadiens, Palestine Vivra

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montreal, 27 septembre 2026 – Les Montréalais·es, les membres de la communauté cycliste et la société civile montréalaise se mobilisent ce dimanche 27 septembre 2026 à 13 h, au monument George-Étienne Cartier sur le Mont-Royal, pour dénoncer la participation des cyclistes israéliens Nadav Raisberg, Rotem Gafinovitz, ainsi que de cinq juniors aux Championnats du monde de cyclisme sur route UCI 2026. Cette mobilisation est organisée par quatre groupes montréalais : Bikers4Palestine, Désinverstir pour la Palestine, Palestinian Youth Movement/Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM Montréal) et Palestine Vivra.

Alors que des Palestinien·nes de Gaza continuent d'être tué·es par les frappes de l'occupation israélienne, qui violent presque quotidiennement le soi-disant « cessez-le-feu », les cyclistes israéliens ont été autorisés à utiliser les Championnats du monde pour promouvoir et normaliser leur État génocidaire.

Deux poids, deux mesures

Alors que l'instance dirigeante du cyclisme de compétition international, l'Union Cycliste Internationale (UCI), a exclu les équipes russes après l'invasion de l'Ukraine, elle ferme les yeux sur la participation de l'équipe nationale israélienne malgré les massacres documentés en Palestine. Autoriser cette équipe à courir revient à normaliser et à cautionner les crimes de l'entité sioniste qu'est Israël.

En vertu de cette interdiction, les cyclistes russes peuvent toujours concourir, mais iels doivent respecter les règles de « neutralité » de l'UCI. Tout affichage de drapeaux, de symboles nationaux sur les maillots et l'interprétation d'hymnes nationaux sont interdits, et toute référence à la Russie est omise des listes de départ, des feuilles de résultats et des graphismes télévisés.

« En tant que cycliste, je suis indigné de voir que les épreuves de l'UCI peuvent encore servir à promouvoir un État qui commet actuellement un génocide. Si l'UCI peut exclure la Russie pour ses violations du droit international, alors il faut assurément faire de même avec Israël », déclare Bill Van Driel, porte-parole de Bikers4Palestine.

Les cyclistes et athlètes palestinien·nes pris pour cible par l'occupation israélienne

En 2018, le champion national de cyclisme de Palestine, Alaa Al-Dali, a perdu une jambe après avoir été pris pour cible par un tireur d'élite de l'occupation alors qu'il participait à la « Grande Marche du retour », une manifestation pacifique. Il a ensuite fondé les « Gaza Sunbirds », une équipe de paracyclisme qui redonne espoir aux personnes amputées de Gaza. Gaza compte le plus grand nombre d'amputé·es, et d'enfants amputé·es, par habitant au monde en raison de l'agression sioniste en cours.

Depuis le 7 octobre 2023, deux athlètes des Gaza Sunbirds, Amhed Al-Dali (cousin d'Alaa) et Saed Qadoum, ont été tué·es lors de frappes aériennes distinctes menées par les forces d'occupation. Au cours de la même période, plus de 1 000 athlètes, entraîneurs et responsables sportifs palestiniens ont été tué·es, et jusqu'à 90 % des infrastructures sportives de Gaza ont été détruites.

« Les cyclistes de Gaza ont subi des déplacements, la famine forcée et des bombardements quasi constants. Comment pouvons-nous permettre à Israël de participer à des compétitions cyclistes mondiales, alors qu'il s'en prend si impitoyablement aux cyclistes palestiniens ? », déclare Benoît Allard, porte-parole de Désinvestir pour la Palestine.

L'impunité d'Israël, la solidarité des Montréalais·es

L'impunité dont bénéficie l'entité sioniste pour ses actes génocidaires à Gaza l'a encouragée à intensifier des tactiques similaires de nettoyage ethnique en Cisjordanie et au Sud-Liban. Malgré un nombre croissant d'organisations humanitaires, dont Amnesty International, une commission des Nations unies et l'Association internationale des chercheurs en génocide (IAGS), qui affirment que la campagne militaire à Gaza constitue un génocide, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a jusqu'à présent refusé de reconnaître les actions de l'occupation israélienne comme un génocide et de suspendre les liens institutionnels de Montréal avec Israël. Au lieu de cela, les ressources municipales sont consacrées à accueillir de manière honteuse les cyclistes israéliens venus concourir dans les rues de notre ville.

L'année dernière, les Montréalais·es ont également protesté contre la participation de l'équipe cycliste Israel Premier Tech (IPT) au Grand Prix Cycliste de Montréal. Cette course s'est avérée historique non seulement en raison de la mobilisation en faveur de la Palestine, mais aussi parce qu'il s'agissait de la dernière épreuve de l'IPT avant que ses commanditaires ne cèdent à l'indignation mondiale grandissante et ne rompent leurs liens avec l'équipe du sioniste Sylvan Adams. Dimanche 27 septembre 2026, les Montréalais·es descendent à nouveau dans la rue pour dénoncer la complicité de notre ville et exiger la fin du génocide à Gaza.

« Pour exercer la pression nécessaire à la fin de ce génocide, Israël doit être isolé sur la scène internationale. En autorisant les cyclistes israéliens à concourir dans nos rues, la Ville de Montréal se rend complice », déclare Tatiana Harker, porte-parole de Palestine Vivra.

Source : Bikers4Palestine

Collectif Désinvestir pour la Palestine

Palestinian and Youth Movement (PYM Montreal)

Palestine Vivra

******

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

⬅️ 39 / 101 ➡️

  GÉNÉRALISTES
Ballast
Fakir
Interstices
Issues
Korii
Lava
La revue des médias
Time France
Mouais
Multitudes
Positivr
Regards
Slate
Smolny
Socialter
UPMagazine
Le Zéphyr
 
  Idées ‧ Politique ‧ A à F
Accattone
À Contretemps
Alter-éditions
Contre-Attaque
Contretemps
CQFD
Comptoir (Le)
Déferlante (La)
Esprit
Frustration
 
  Idées ‧ Politique ‧ i à z
L'Intimiste
Jef Klak
Lignes de Crêtes
NonFiction
Nouveaux Cahiers du Socialisme
✝ Période
 
  ARTS
Actualitté
Autre Quotidien (L')
Beaux Arts
Collateral
Recours au poème
Villa Albertine
 
  THINK-TANKS
Fondation Copernic
Institut La Boétie
Institut Rousseau
 
  TECH
Dans les algorithmes
Framablog
Goodtech.info
Libre à lire (April)
Quadrature du Net
Revue Eur. Médias et Numérique
 
  INTERNATIONAL
Alencontre
Alterinfos
Gauche.Media
CETRI
ESSF
Inprecor
Guitinews
 
  MULTILINGUES
Kedistan
Quatrième Internationale
Viewpoint Magazine
+972 mag
 
  PODCASTS
Arrêt sur Images
Le Diplo
LSD
Thinkerview