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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

31.03.2026 à 14:33

Le communautaire congédie la ministre Chantal Rouleau

Le communautaire à boutte, Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA)

30 mars 2026 — Le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) et le mouvement Le communautaire à boutte annoncent, aujourd'hui, qu'ils retirent toute leur confiance envers la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire, madame Chantal Rouleau et demandent au premier ministre de nommer un nouvel interlocuteur dès maintenant.

Déconnexion et mépris

Vendredi dernier, des représentant·es du mouvement ont assisté à un exercice d'interpellation à l'Assemblée nationale. Pendant près de deux heures, la ministre Rouleau s'est contentée de défendre son bilan, plutôt que de discuter de la réelle détresse qui se vit actuellement sur le terrain. Madame Rouleau était accompagnée de ses deux collègues, députées d'Argenteuil et d'Abitibi-Ouest, qui nous ont répété à quel point leur gouvernement est à l'écoute et généreux, que nous ne vivons pas de sous-financement et que nous devons être plus efficients.

Madame Rouleau ne mesure pas la gravité de la situation. Alors que les témoignages poignants des travailleuses et travailleurs se multiplient, elle nous parle d'un plan d'action gouvernemental imminent qu'elle n'a même pas amorcé et qui pourrait prendre jusqu'à deux ans avant de voir le jour.

Au terme de cette interpellation, madame Rouleau a refusé de rencontrer les représentant·es qui étaient sur place, prétextant un horaire chargé. Elle s'est contentée de venir rapidement serrer des mains, détournant même le regard des représentants du mouvement Le communautaire à boutte.

« Avec ce geste, madame Rouleau a tourné le dos à plus de 1 800 organismes en grève et à plus de 20 000 travailleuses et travailleurs du communautaire. Une telle attitude, à l'intérieur des murs de l'Assemblée nationale, un lieu hautement symbolique, est indigne de la fonction qu'elle occupe. », expriment d'une même voix Caroline Toupin, du RQ-ACA et Mathieu Gélinas, du mouvement Le communautaire à boutte.

Les interlocuteurs conviés à une rencontre sans la ministre

Depuis une semaine, on attend un engagement clair de madame Fréchette et de monsieur Drainville pour la création d'une table de négociation sérieuse, mais sans réponse. Pendant ce temps, madame Rouleau a refusé de s'asseoir avec nous et nous renvoie à son personnel de cabinet. Cela démontre l'ampleur de son indifférence.

Le RQ-ACA et le mouvement Le communautaire à boutte exigent :

● La démission de madame Rouleau de ses fonctions ministérielles et la nomination d'une nouvelle personne interlocutrice.
● La mise en place urgente d'une table de négociation avec le premier ministre actuel ou le ou la prochaine première ministre pour travailler à un plan de rattrapage.
● Une partie des 250 millions de dollars de la marge de manœuvre discrétionnaire dont disposera le ou la future première ministre.
● Le maintien du Fonds d'aide à l'action communautaire autonome (FAACA), vital non seulement pour les groupes de défense collective des droits, mais aussi pour l'autonomie de l'ensemble du mouvement communautaire autonome.

Le milieu communautaire maintient l'escalade

Le milieu communautaire autonome demeure debout et uni. Tant que de véritables engagements ne seront pas pris par la Coalition avenir Québec, le mouvement maintiendra l'escalade de ses moyens de pression.


À propos Le communautaire à boutte

Mouvement de grève communautaire né à Shawinigan et à Mékinac, maintenant présent dans toutes les régions du Québec. Les travailleuses et travailleurs luttent pour des conditions de travail décentes et un financement à la hauteur du rôle essentiel du communautaire. www.aboutte.info

Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA)
Le RQ-ACA est l'interlocuteur privilégié du gouvernement en matière d'action communautaire autonome. Il représente 82 regroupements et organismes nationaux et rejoint au-delà de 4 500 organismes d'ACA partout au Québec. www.ra-aca.org

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31.03.2026 à 14:33

Intervention d'Haroun Bouazzi à l'Assemblée nationale sur le budget Girard

Haroun Bouazzi

Motion de grief :

Que l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ et le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie pour son budget qui ne prévoit ni mesure de nationalisation des parcs éoliens ni investissements significatifs dans la transition écologique et qui prive le Québec de leviers stratégiques et de revenus essentiels pour l'État dans un contexte où investir massivement dans l'énergie propre et publique constitue à la fois une nécessité écologique et une opportunité économique majeure pour le Québec.

M. Bouazzi : Merci, M. le Président. Ça fait maintenant mon troisième budget et c'est avec la même consternation que je me lève devant vous pour le commenter. Car, M. le Président, les crises auxquelles nous sommes confrontés n'ont pas baissé au Québec et, d'ailleurs, dans le monde. Je rappelle que la crise climatique ne fait que s'accélérer, que la crise de l'habitation ne fait que s'accélérer, que, depuis l'arrivée de la CAQ au pouvoir, il y a eu 40 % d'augmentation en itinérance. Aujourd'hui même, deux personnes itinérantes sont mortes dans les rues de Montréal, sont mortes dans les rues de Montréal. Il n'y a pas... jamais eu autant de personnes qui font la file dans les banques alimentaires, pratiquement 1 million de Québécoises et de Québécois, et plus de Québécoises que de Québécois. M. le Président, pour un gouvernement qui nous parle, nous gargarise d'égalité, on fait la file dans les banques alimentaires.

Dans ma circonscription, le nombre de personnes qui font la file dans les banques alimentaires a doublé depuis l'arrivée de ce gouvernement. Il y a maintenant huit ans, la majorité des personnes qui faisaient la file étaient des personnes sur l'aide sociale ou qui avaient toutes sortes de handicaps dans la vie. Aujourd'hui, on voit une augmentation constante des retraités, des personnes qui travaillent à plein temps, d'étudiants. Et pour cause, M. le Président, près d'un Québécois sur deux, aujourd'hui à l'université, 44 % pour être précis, souffre d'insécurité alimentaire. C'est un problème de dignité. C'est un problème d'égalité. C'est un problème de santé publique auquel, encore une fois, ce gouvernement ne s'attaque pas.

Nous avons, devant nous, des services publics auxquels nous ne sommes pas capables de répondre avec le budget actuel. Mes collègues en ont parlé longuement. En matière d'éducation, nos écoles sont délabrées, le système à trois vitesses où aujourd'hui on sait... pire encore que juste financer le privé, que les augmentations en pourcentage du financement du privé augmentent plus vite que celles du public, alors que c'est dans le public où les besoins se font criants.

En matière de santé, nous avons vu les différents hôpitaux dans une situation dramatique : des rongeurs, des fuites d'eau, des chauves-souris, des rats. C'est terrible, M. le Président. Et, encore une fois, les investissements sont insuffisants. Nous avons même vu, dans les dernières années, des personnes mourir dans les salles d'attente, M. le Président, parce qu'il y a... ils ont mis des heures et des heures pour être rencontrées. Et malheureusement le devoir de l'État n'a pas été rencontré, et ces personnes-là, après des heures d'attente, sont décédées dans les salles d'attente.

Mais, aujourd'hui, je vais prendre le temps qui m'est imparti pour parler d'autres sujets dont on ne parle pas assez. Étant donné, à juste titre, l'importance de la santé et de l'éducation, je vais parler plus largement de l'état de nos infrastructures, de la question de la justice, de la question du numérique et de la question de l'énergie.

Donc, commençons d'abord par les questions de l'infrastructure. Et vous m'excuserez, M. le Président, étant donné ma formation d'ingénieur, je vais très largement citer le rapport de l'Ordre des ingénieurs,qui est sorti il y a maintenant quelques mois.

Nos infrastructures sont dans un état délabré. Et c'est normal, M. le Président, la plupart de nos infrastructures ont été construites pendant la Révolution tranquille, et leur durée utile... leur durée de vie utile ; ...nos infrastructures ont été construites pendant la Révolution tranquille et leur durée utile... leur durée de vie >utile arrive à sa fin à peu près toutes en même temps. Ce que nous dit l'Ordre des ingénieurs, c'est que la situation, actuellement, c'est... 46 % des infrastructures sont... québécoises sont dans un état inquiétant, une augmentation de 4 % par rapport à l'année dernière. Le déficit, le défi ne cesse de croître, puisqu'il est passé de 40 à 45 milliards de dollars depuis l'an dernier, un manque à gagner qui va s'élever, d'ici 2035, à 75 milliards de dollars.

Là, je ne leur demande pas d'être de gauche, M. le Président. Je leur demande juste de planifier quelque chose qui est simple à planifier, la mise à jour de nos infrastructures, celles qui existent déjà.Je comprends que c'est toujours mieux de couper des rubans quand nous sommes élus, mais, étant donné l'état de nos routes, de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos ponts, de notre transport en commun, il est largement temps de mettre de l'avant une planification à long terme, sur cinq ans, avec du financement adéquat. Nous ne sommes même pas capables de savoir quel est le réel état des infrastructures, et je rajoute que 60 % du parc des infrastructures, en fait, dépend des municipalités, et la vision qu'on a sur la situation est, pour le moins qu'on puisse dire, approximative.

En matière d'énergie, ce gouvernement continue à exercer un énorme transfert d'argent du public vers le privé puisqu'il s'entête à ne pas nationaliser les différentes éoliennes qui sont faites depuis l'année... le début des années 2000. Vous le savez comme moi, M. le Président, aucune des éoliennes qui a été construite n'appartient à 100 % à Hydro-Québec, et, j'espère que ce n'est un scoop pour personne ici, le privé est là pour faire de l'argent. Il se garde une cote à chaque kilowattheure, qu'il envoie aux actionnaires, quand il n'envoie pas carrément les revenus dans des paradis fiscaux, comme nous l'avons vu avec Brookfield, dont, jusqu'à récemment, un des anciens employés était chef de cabinet des deux derniers ministres de l'Énergie.

En matière d'énergie, nous allons aussi décider de mettre une énorme partie de notre énergie verte pour l'intelligence artificielle, d'énormes centres de données qui, vous le savez comme moi, n'apportent pas de nouveaux emplois. Nous n'avons toujours pas une politique, au Québec, qui encadre l'utilisation de l'intelligence artificielle, alors qu'on sait le coût exorbitant en matière d'eau potable, en matière d'énergie, en matière de minerai et en matière... sociaux, parce que je rappelle ici qu'un engin d'intelligence artificielle ne paie pas d'impôt et que ces compagnies-là se trouvent à l'étranger. Pour vous donner un ordre de grandeur, M. le Président, actuellement, il y a 82 centres de données, au Québec, qui consomment 150 mégawatts.L'objectif est de passer à 1 100 mégawatts, M. le Président, une augmentation de plus de 500 %.

Laissez-moi vous parler maintenant de la question de la justice.La situation est absolument dramatique. Il y a des coupes à tous les niveaux. Depuis novembre 2025, moins 7,9 % des effectifs au ministère de la Justice, moins 11,4 % au DPCP, moins 9 % des effectifs au Tribunal administratif du Québec, moins 6,6 % au Curateur public. Les centres de gestion des appels de la Sûreté du Québec sont débordés. 10 bureaux régionaux des infractions et des amendes ont été fermés dans les régions. Les centres d'appels du gouvernement, que ce soit au TAL, à l'IVAC et ailleurs, sont débordés aussi.

Et, pire encore, alors que la justice garantit notre pleine citoyenneté, à cause du manque... à cause du manque de ressources, tenez-vous bien, M. le Président, 46 %... non, 44 % des procureurs confirment avoir déjà renoncé à autoriser des poursuites criminelles ou avoir abandonné des poursuites en cours en raison d'un manque de ressources, c'est 55 % pour les tribunaux spécialisés en violence sexuelle et conjugale. C'est bien beau de parader devant les médias et nous dire qu'il y a des nouvelles... des nouveaux processus pour les personnes qui sont victimes d'agression sexuelle, mais, s'il n'y a pas les ressources pour pouvoir faire le suivi et mettre en place le processus, eh bien, on abandonne ces femmes.

On les abandonne aussi parce qu'il n'y a pas, malheureusement, assez de ressources quand elles sont victimes de violence et qu'elles fuient, elles fuient chez elles, puisque, malheureusement, nous ne sommes pas capables de les accueillir dans des environnements... dans des environnements sécuritaires.

Je pourrais continuer beaucoup. Laissez-moi dire un mot... Au Numérique, plus de 10 %, au ministère du Numérique, de baisse, malgré le fait que la première recommandation du juge Gallant, la première recommandation, c'est d'avoir une expertise bien payée, locale, pour éviter les centaines de millions de gaspillage de ce gouvernement qui a été fait. Même la recommandation n° 1 du juge Gallant n'a pas été suivie.

Malheureusement, l'argent existe, les milliardaires s'empiffrent, les gens les plus riches accaparent la grande majorité des augmentations.

Motion formulant un grief

Et laissez-moi... Je n'ai plus de temps, malheureusement, M. le Président. Laissez-moi vous lire la motion de grief que je propose :

« Que l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ et le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie pour son budget qui ne prévoit ni mesure de nationalisation des parcs éoliens ni investissements significatifs dans la transition écologique et qui prive le Québec de leviers stratégiques et de revenus essentiels pour l'État dans un contexte où investir massivement dans l'énergie propre et publique constitue à la fois une nécessité écologique et une opportunité économique majeure pour le Québec. »

Merci, M. le Président.

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31.03.2026 à 14:32

Avi Lewis remporte la course à la direction du NPD avec une majorité claire

Nick Seebruch

Lors de la dernière journée de la convention du NPD à Winnipeg, on a annoncé qu'Avi Lewis avait remporté la course à la direction du NPD haut la main. Ayant obtenu 56 % des votes, Lewis a recueilli près du double des voix de sa plus proche concurrente, la députée d'Edmonton-Strathcona Heather McPherson.

29 mars 2026 | tiré de rabble.ca

Le décompte final du vote a révélé que près de 71 000 votes avaient été exprimés, dont la grande majorité en ligne.

Le NPD utilise un système de bulletin préférentiel pour son élection à la direction, où chaque électeur classe les candidats par ordre de préférence. Lewis était le choix privilégié de la majorité des membres votants.

La répartition des votes s'établit comme suit : Lewis a terminé avec 39 734 votes, Heather McPherson en a obtenu 20 899, Tanille Johnston 5 159, Rob Ashton est arrivé quatrième avec 4 193 votes, et enfin Tony McQuail en a reçu 945.

Dans son discours de victoire, Lewis a rapidement exposé sa vision pour le parti et pour le pays.

« Le premier ministre est très populaire, c'est un homme intelligent et la plupart des Canadiennes et Canadiens veulent lui accorder le bénéfice du doute. C'est juste. Mais je crois que lorsqu'on relie les points, ses gestes ne correspondent pas à la vision que les Canadiennes et Canadiens méritent vraiment en ce moment périlleux », a déclaré Lewis.

Il s'en est pris à plusieurs politiques du gouvernement libéral de Mark Carney.

Une vision de la puissance publique pour résoudre les problèmes de société

« Un demi-billion de dollars en une décennie pour faire du Canada un exportateur majeur d'armements dans un monde déchiré par les guerres ; des compressions dans nos précieux services publics ; des droits autochtones balayés du revers de la main ; fonce à toute vapeur, sans réglementation sur l'IA ni sur les pipelines », a-t-il dit. « Lors des dernières élections fédérales, les Canadiennes et Canadiens ont voté pour dire non à Trump et au trumpisme. Ce qu'ils obtiennent à la place, c'est un gouvernement qui suit les États-Unis vers un avenir de guerres, de combustibles fossiles et d'IA générative destructrice d'emplois. »

Lewis a affirmé qu'un gouvernement néo-démocrate miserait sur des alternatives publiques aux problèmes qui, selon lui, minent la société canadienne.

« Le NPD a une offre différente pour ce pays. Notre plan est de protéger l'économie contre Trump en investissant massivement dans l'indépendance économique canadienne, en mettant à profit la puissance incomparable de la propriété publique pour garantir les bases d'une bonne vie », a-t-il déclaré.

Il a promis des alternatives publiques pour l'alimentation, Internet, la téléphonie et le logement, ainsi qu'« un réseau électrique du 21e siècle, une révolution des autobus électriques et une thermopompe dans chaque foyer, construits avec de l'acier canadien, créant des dizaines de milliers d'emplois syndiqués ».

Pour financer son ambitieux programme social, Lewis a évoqué un autre volet de sa plateforme : une taxe sur la fortune.

« Il est temps — il est grand temps — de taxer correctement les sociétés et les milliardaires qui ont surfé sur une vague de profits », a-t-il dit. « L'argent est là. Nous avons besoin d'un gouvernement qui ait le courage d'aller le chercher pour nous tous. »

Une clarté morale sur la scène internationale

Lewis a également vivement critiqué l'incapacité de Carney à tenir tête au président américain Donald Trump et à condamner les actions du gouvernement israélien.

« Nous avons besoin d'un gouvernement qui ne se contente pas de parler de valeurs canadiennes sur la scène mondiale, mais qui agisse avec clarté morale lorsque c'est nécessaire », a-t-il déclaré. « Quand des bombes et des missiles tombent sur des écoles et des hôpitaux, quand Israël commet un génocide à Gaza, nous l'appelons par son nom et nous faisons tout en notre pouvoir pour y mettre fin. »

Le Dr Yipeng Ge s'est montré actif et engagé dans le mouvement pour mettre fin au génocide à Gaza. Ge a appuyé Lewis tôt dans la course à la direction et a affirmé que la clarté morale exprimée par celui-ci fait partie de ce qui l'a attiré vers sa campagne.

« Les positions d'Avi sur la Palestine et la clarté de son langage à un moment où l'apartheid et le génocide sont commis par Israël, et où le Canada continue de soutenir Israël dans cette entreprise, il est vraiment important de voir Avi réussir à la tête du NPD afin qu'il puisse servir de contrepoids aux conservateurs et aux libéraux qui continuent de soutenir Israël », a déclaré Ge dans une entrevue accordée à rabble.ca.

« Nous devons commencer à gagner maintenant »

Dans ses remarques de clôture, Lewis a dit être fier d'assumer la direction du NPD, qui avait été tenue par tant d'autres grands chefs du parti, dont son grand-père David Lewis. Il a évoqué l'engagement de son grand-père envers le parti ainsi que l'héritage de son propre père, Stephen Lewis, ancien chef du NPD de l'Ontario.

« Il m'a confié quelque chose d'un peu déchirant que son père, David, lui avait dit un jour », a déclaré Lewis à la convention. « David lui avait dit : "Fiston, pas de mon vivant, mais peut-être du tien." Récemment, mon père m'a dit la même chose : "Pas de mon vivant, peut-être du tien." Eh bien, papa, je refuse de dire ça à mon enfant. »

Avi Lewis a affirmé que le pays avait besoin d'un NPD fort et qu'il était temps que le NPD forme le gouvernement.

« Nous ne pouvons pas attendre une autre génération. Nous devons commencer à gagner maintenant », a-t-il conclu.

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