LePartisan.info

REVUES

Lien du flux RSS
REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

31.03.2026 à 14:32

Aux États-Unis, le peuple face à la guerre contre l'Iran

Dan La Botz

Alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran entre dans sa troisième semaine, la population des États-Unis cherche encore à se faire une opinion sur ce conflit.

Hebdo L'Anticapitaliste - 792 (19/03/2026)

Par Dan La Botz

Crédit Photo
DR

Copied to clipboard

Depuis le début de la guerre, la plupart des sondages montrent qu'elle est majoritairement désapprouvée, une situation inédite dans l'histoire récente du pays.

Un soutien historique aux guerres

La majorité de la population avait soutenu la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et, au départ, la guerre du Vietnam. Après les attentats du 11 septembre 2001 — le gouvernement, avide de revanche — bénéficiait d'un large soutien lorsqu'il a lancé la guerre en Afghanistan. En 2003, lorsque l'administration de George W. Bush voulut attaquer l'Irak, elle fabriqua de fausses preuves affirmant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Trompée par Bush, près des trois quarts de la population ont alors soutenu la guerre.

Le peuple étatsunien, comme beaucoup d'autres peuples sans doute, a tendance à penser d'abord à lui-même… et aux autres plus tard. Notre pays — ou du moins une grande partie de sa population — a un sérieux problème avec la compassion et l'empathie. Des chrétienNEs de droite affirment que l'empathie est un péché qui pousse les gens à soutenir l'avortement, les droits des personnes LGBT ou l'immigration illégale. Le vice-président J. D. Vance parle d'« empathie toxique » et la condamne. L'ancien conseiller de Trump, Elon Musk, a même déclaré que « la faiblesse fondamentale de la civilisation occidentale est l'empathie ». On entend donc rarement les conservateurs exprimer de la compassion pour les PalestinienNEs tuéEs à Gaza ou pour les IranienNEs et les LibanaisEs dont les villes sont aujourd'hui bombardées. Rien ne dit que la mort de dizaines de milliers de ces personnes pousserait ces électeurEs à vouloir mettre fin à la guerre.

Et il est difficile de savoir si d'éventuels attentats islamistes aux États-Unis — il y en a déjà eu quelques-uns — conduiraient l'opinion à soutenir davantage la guerre ou au contraire à s'y opposer.

Les raisons du rejet de cette guerre

Pourquoi, aujourd'hui, les ÉtatsunienNEs s'opposent-ils à ce conflit ? D'abord parce que le président Donald Trump avait été élu en promettant de mettre fin aux « guerres étrangères sans fin pour des changements de régime ». Lui et son administration n'ont jamais pris le temps de s'adresser à la population pour justifier la guerre. Puis, dès le premier jour du conflit, les États-Unis ont bombardé une école de filles, tuant 150 enfants ainsi qu'une trentaine d'enseignantEs et de membres du personnel. Trump a nié que les États-Unis aient frappé l'école et a accusé l'Iran. Mais quelques jours plus tard, les médias et l'armée elle-même ont révélé qu'il avait menti et qu'un missile US avait bien tué ces 180 personnes. La population a manifestement été choquée par la mort de ces enfants et par le mensonge de Trump, ce qui explique peut-être qu'elle ne se soit pas précipitée pour soutenir la guerre.

Deux facteurs sont susceptibles de retourner l'opinion contre la guerre : la hausse du prix de l'essence et les pertes militaires. La destruction d'infrastructures pétrolières au Moyen-Orient, et surtout le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, ont fait grimper rapidement les prix à la pompe. L'essence coûte désormais environ 3 dollars le gallon partout dans le pays et pourrait rapidement atteindre 4 dollars si la guerre se prolonge — un niveau qui pourrait mettre en danger la majorité républicaine au Congrès.

Au moment où j'écris, le 15 mars, 13 soldats US ont déjà été tués et jusqu'à 150 blessés. Si les pertes continuent d'augmenter, elles pourraient pousser davantage de gens à se retourner contre la guerre, y compris parmi les électeurs de Trump.

Trump et son entourage ont violemment attaqué les médias, qualifiant leurs reportages et leurs critiques de « fake news » et d'« anti­patriotiques ». Le secrétaire à la Défense Hegseth a même exprimé l'espoir que Larry et David Ellison, milliardaires proches de Trump qui contrôlent déjà une grande partie des médias, puissent en prendre davantage le contrôle. De son côté, Brendan Carr, président de la Federal Communications Commission, a menacé de retirer leur licence à certains médias audiovisuels. Mais ils ne pourront pas cacher les immenses panneaux au bord des autoroutes qui affichent le prix de l'essence.

Dan La Botz

*****

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

31.03.2026 à 14:31

Le climat mondial en état d'urgence

Michel Gourd

Selon l'OMM, il y aurait actuellement une quantité record de chaleur accumulée sur la planète, ce qui pourrait causer des conséquences nuisibles pour l'humanité pendant des siècles.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié le 23 mars un rapport de 46 pages décrivant en détail l'état du climat mondial. Les 11 dernières années, auraient été les plus chaudes jamais enregistrées, 2025 ayant une température moyenne d'environ 1,43 degré C. supérieure à la moyenne de la période allant de 1850 à 1900.

Cette évaluation intègre cette année une nouvelle variable décrivant la vitesse à laquelle l'énergie s'accumule sur la planète. En 2025, la chaleur moyenne des océans a atteint un record de 66 ans, soit depuis le début des observations faites à ce sujet. Chacune des neuf dernières années a battu la précédente au niveau de la chaleur des océans. Chose plus alarmante encore, la vitesse de réchauffement des océans entre 2005 et 2025, est plus du double de celle observée entre 1960 et 2005.

Activités humaines perturbantes

La secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, considère que les activités humaines perturbent de plus en plus l'équilibre naturel. Partout sur la planète, des phénomènes extrêmes tels des cyclones tropicaux, de fortes pluies et des épisodes de chaleur intense ont nui aux économies de nombreuses régions.

Les concentrations de gaz à effet de serre tel le protoxyde d'azote, le méthane et le CO₂, ont atteint leur niveau le plus élevé depuis au moins 800 000 ans. La perte de masse des glaciers de référence s'est classée parmi les cinq plus importantes enregistrées au cours de l'année hydrologique 2024-2025. Cette situation s'inscrit dans une tendance à l'accélération de la fonte glaciaire observée depuis le début des relevés, en 1950.

L'année dernière, le niveau moyen de la mer à l'échelle mondiale était supérieur d'environ 11 cm au niveau enregistré au début des relevés en 1993. Les océans absorbent chaque année une partie de l'augmentation de température de la planète causée par les changements climatiques. Cette situation entraîne leur acidification. Selon le GIEC, il est possible d'affirmer avec une grande certitude que les valeurs actuelles du pH de surface sont sans précédent depuis au moins 26 000 ans.

Les variations du pH océanique présentent des différences régionales. Les plus importantes diminutions du pH de surface ont été relevées dans le nord du Pacifique tropical, l'est du Pacifique équatorial, les océans indien et austral, et des régions de l'Atlantique.

Activités humaines perturbées

Cette acidification nuit à la pêche, à la production alimentaire, à la biodiversité et aux écosystèmes. Le document inclut aussi une section portant sur les impacts de ces changements de température sur la santé. L'augmentation de la chaleur a un effet stimulant sur les populations de moustiques responsables de la dengue. Leur propagation géographique est actuellement la plus rapide au monde et le nombre de cas d'infection signalé atteint un record. Entre 100 et 400 millions de personnes sont infectées annuellement par cette maladie. Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ la moitié de la population mondiale est à risque.

L'augmentation de la température à des niveaux dangereux pour la vie est aussi un problème allant grandissant. Certaines régions de la planète sont actuellement aux prises annuellement avec des chaleurs dépassant les 50 degrés C. En fonction des taux d'humidité de l'air et de l'état de santé des personnes, l'exposition prolongée à des températures élevées peut aussi entraîner des coups de chaleur et la mort. Il y a actuellement 1,2 milliard de travailleurs qui sont dans des endroits ou ils peuvent subir de telles hausses de températures pouvant être dangereuses pour leur santé.

Les phénomènes météorologiques extrêmes nuisent aussi à la production agricole, entraînant des migrations de population, des maladies animales et la propagation d'insectes ravageurs. L'insécurité alimentaire liée au climat est maintenant considérée comme une des causes de l'instabilité sociale. Ces conséquences sont particulièrement importantes dans les régions touchées par des conflits. Privés du soutien de leur gouvernement ou même visées par celui-ci, les populations vulnérables peinent à se préparer à ces changements climatiques, ou même s'y adapter.

Le secrétaire général de l'organisme de l'ONU, Antonio Guterres, considère que tous les indicateurs climatiques clés de la planète sont actuellement dans le rouge. Selon lui, les données rendues publiques montrent que le chaos climatique s'accélère. Les terriens pourraient subir pendant des siècles les conséquences de cette situation allant s'aggravant.
Michel Gourd

******

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

31.03.2026 à 14:31

Guerre d'Iran : la religion n'est pas forcément là où on le pense

Jean-François Bayart

Dans la guerre israélo-américaine, l'ingrédient religieux n'est peut être pas là où on le pense. Aux côtés de Trump, il est un homme qui agit avec Dieu en tête : le très vindicatif ministre étatsunien de la Guerre, Pete Hegseth, qui inscrit ce conflit dans son imaginaire islamophobe et belliqueux.

Tiré du blogue de l'auteur.

À force d'ânonner depuis quarante ans la « République des ayatollahs » (ou, plus stupidement encore, « des mollahs ») et de ne voir le pays qu'à travers la focale de l'islam, beaucoup se sont interdit de comprendre le vrai rapport de force dans lequel se sont engagés, bien imprudemment, Israël et les États-Unis. Car, depuis longtemps, la République islamique n'est plus celle des « ayatollahs » ou des « mollahs », si tant est qu'elle ne l'ait jamais été.

Dès 1988, Khomeini avait fait prévaloir la raison politique sur la raison religieuse en instituant le Conseil de discernement de la raison d'État, organe collégial d'arbitrage entre les différents centres de pouvoir d'un régime polycentrique et factionnel, irréductible à l'idée de dictature personnelle, quel que soit son incontestable caractère répressif. De ce point de vue, la liquidation du Guide de la Révolution est vaine, sinon contre-productive.

Depuis, le personnel politique s'est largement sécularisé, à l'instar de la société elle-même. Il puise dans le répertoire nationaliste plutôt que dans celui de l'islam, même si la sensibilité mahdiste du chiisme duodécimain peut alimenter le premier, en particulier grâce à son culte du martyre. Et des martyrs, la guerre qu'Israël et les États-Unis imposent à l'Iran en produira vite beaucoup, surtout si les combats doivent se porter sur son sol.

Bref, la guerre sans but précis risque fort de devenir une « guerre sans fin », du type de celles que Donald Trump disait abhorrer mais dont Israël tire désormais sa domination régionale grâce aux armes, aux financements et à l'impunité que lui prodiguent ses alliés. L'Iran, quant à lui, conscient de ses faiblesses et rompu à l'exercice, s'est préparé à un affrontement asymétrique de longue durée en enterrant et en décentralisant sa défense, et en espérant pouvoir compter sur ses alliés au Liban et au Yémen.

L'élément frappant, après l'exécution extrajudiciaire d'Ali Khamenei, est bien l'absence de la dimension religieuse dans sa succession. Ce n'est certes pas pour son rang clérical ou ses compétences théologiques que son fils Mojtaba a été désigné, nonobstant ses blessures, apparemment suffisamment sérieuses pour qu'il ne puisse se montrer en public. Il a été choisi parce qu'il est le fils de son père, selon la logique de l'« État familial » (Julia Adams) qui prévaut en Iran.

Son simple patronyme est un bras d'honneur adressé à l'agresseur. Et la logique dynastique qui l'a emporté est peut-être une grimace à l'intention des monarchistes qui essaient de ressusciter politiquement les Pahlavi avec l'appui d'Israël, sur fond de retrouvailles symboliques entre Esther et le roi Xerxès, quitte à célébrer un Pourim sanglant dans le ciel de Téhéran.

Sur le plan intérieur, cette solution a l'avantage de différer la vraie succession d'Ali Khamenei qui empoisonne la vie politique iranienne depuis plusieurs années et qui met en jeu l'équilibre précaire entre les différentes forces constitutives de la République islamique. La prédominance des Gardiens de la Révolution – dans l'ombre desquels se tiendrait Mojtaba – est souvent évoquée, compte tenu de l'ampleur de leur assise économique et de leur puissance militaire. Encore ne faudrait-il pas surestimer leur unité. Tout comme les autres institutions, ils semblent divisés au fil des rivalités personnelles au sein de leur commandement, et selon les sensibilités politiques qui parcourent les autres composantes de la classe dirigeante.

En bref, la désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide de la Révolution est toute politique et n'a pas grand-chose de religieux. Le silence, à ce propos, des « sources d'imitation », les principaux dignitaires du chiisme, est assourdissant. Tout comme est remarquable l'absence d'une fatwa de leur part invitant au djihad contre l'envahisseur. Les ayatollahs sont ailleurs…

Si l'on veut absolument trouver du religieux dans ce conflit, il faut se tourner vers Washington. Non, bien sûr, parce que Donald Trump se serait rallié à l'offensive israélienne pour complaire à sa base évangélique, dont rien ne dit qu'elle approuve ce saut dans l'inconnu. Pour mystérieuses et changeantes qu'elles soient, ses motivations sont probablement autres.

Mais, à ses côtés, il est un homme qui agit avec Dieu en tête : le très vindicatif ministre étatsunien de la Guerre, Pete Hegseth, qui inscrit ce conflit dans son imaginaire islamophobe et belliqueux. Il porte sur son torse un tatouage représentant la croix de Jérusalem, symbole des croisades médiévales, et sur son biceps la devise latine Deus Vult qui en était le cri de guerre. Un héritage que Pete Hegseth assume sans ambages dans son ouvrage American Crusade (2020). En 2015, il s'était d'ailleurs compromis dans un bar de l'Ohio en criant, ivre : « Tuez tous les musulmans ! » Désormais au Pentagone, il y organise des services religieux qu'il confie à des prédicateurs d'orientation « chrétienne nationaliste ». En février, il y a invité le pasteur extrémiste Douglas Wilson, qui prône une vision théocratique de la société selon laquelle les femmes doivent se soumettre à leur mari et ne pas disposer du droit de vote.

Pour l'historienne Diana Butler Bass, Pete Hegseth est un représentant du mouvement chrétien reconstructionniste dominioniste, qui entend instaurer dans les deux cents ans une société biblique et patriarcale aux États-Unis. De ce fait, estime un autre chercheur, Matthew Taylor, son appui forcené à la guerre contre l'Iran est moins inspiré par le sionisme chrétien que par le mythe des Croisades. En tout cas, ce ne semble pas être la charité qui l'habite. Après quelques jours de guerre, le 4 mars, il a fulminé contre l'Iran : « Ce n'était jamais censé être un combat équitable, et ce n'est pas un combat équitable. Nous les frappons alors qu'ils sont à terre, et c'est exactement comme cela devrait être. » Le 13 mars, il a annoncé que l'armée américaine ne ferait « aucun quartier », annonce de crimes de guerre programmés.

Enfin, la guerre d'Iran s'est affranchie de la religion civile censée présider aux destinées du monde, à défaut de lui assurer une « paix perpétuelle » : le credo du droit international que piétinent Israël et les États-Unis, sans susciter de vraie réaction de la part des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. C'est la force brute qui s'impose, celle d'un mélange de considérations dites géopolitiques dont la rationalité n'est pas toujours évidente, et d'intérêts particuliers, parfois triviaux, sinon sordides.

Louis Dupeux, l'historien de la révolution conservatrice allemande des années 1920, parlait à son sujet d'une « pensée sans frein », et notamment sans frein religieux. C'est bien ce à quoi nous assistons à nouveau de la part de différents régimes relevant de cette catégorie, quand bien même ils appellent Dieu à la rescousse pour légitimer leur expansionnisme militaire, à l'instar de Donald Trump ou de Vladimir Poutine.

Jean-François Bayart
Professeur à l'IHEID (Genève)

*****

Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir accès aux articles publiés chaque semaine.

Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir accès à ces articles.

Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :

Abonnez-vous à la lettre


Voir en ligne : Presse-toi à gauche !

⬅️ 12 / 88 ➡️

  GÉNÉRALISTES
Ballast
Fakir
Interstices
Issues
Korii
Lava
La revue des médias
Time [Fr]
Mouais
Multitudes
Positivr
Regards
Slate
Smolny
Socialter
UPMagazine
Le Zéphyr
 
  Idées ‧ Politique ‧ A à F
Accattone
À Contretemps
Alter-éditions
Contre-Attaque
Contretemps
CQFD
Comptoir (Le)
Déferlante (La)
Esprit
Frustration
 
  Idées ‧ Politique ‧ i à z
L'Intimiste
Jef Klak
Lignes de Crêtes
NonFiction
Nouveaux Cahiers du Socialisme
Période
 
  ARTS
L'Autre Quotidien
Villa Albertine
 
  THINK-TANKS
Fondation Copernic
Institut La Boétie
Institut Rousseau
 
  TECH
Dans les algorithmes
Framablog
Gigawatts.fr
Goodtech.info
Quadrature du Net
 
  INTERNATIONAL
Alencontre
Alterinfos
Gauche.Media
CETRI
ESSF
Inprecor
Guitinews
 
  MULTILINGUES
Kedistan
Quatrième Internationale
Viewpoint Magazine
+972 mag
 
  PODCASTS
Arrêt sur Images
Le Diplo
LSD
Thinkerview