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La revue des révolutions féministes

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12.02.2026 à 10:43

Mieux comprendre l’affaire Epstein

La Déferlante
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Par ailleurs, parce qu’il déverse dans l’espace public une quantité sans précédent de documents bruts et parfois illisibles, prenant de court journalistes et chercheur·euses, le ministère de la Justice étasunien […]
Texte intégral (2367 mots)

Par ailleurs, parce qu’il déverse dans l’espace public une quantité sans précédent de documents bruts et parfois illisibles, prenant de court journalistes et chercheur·euses, le ministère de la Justice étasunien contribue à nourrir les récits complotistes et à faire grandir la défiance des opinions mondiales vis-à-vis de leurs dirigeants.

Plus grave, le brouhaha médiatique généré par la déclassification des « Epstein files » a également eu pour effet immédiat de rendre inaudible la parole des victimes. Plus d’un millier de femmes, recrutées entre les années 1990 et 2017, alors qu’elles n’étaient souvent que des adolescentes, ont servi d’exutoire sexuel et de monnaie d’échange au sein du système pédocriminel monté de toutes pièces par Jeffrey Epstein et ses complices.

👉🏻 Dans cette newsletter, nous vous proposons une sélection d’articles, de vidéos et de podcasts pour comprendre les mécanismes de domination de classe, de race et de genre à l’œuvre dans cette affaire tentaculaire, mais également en quoi elle constitue aujourd’hui un enjeu important dans la lutte contre la désinformation et pour la sauvegarde de la démocratie mondiale.

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Affaire Epstein : de quoi parle-t-on ?

🗞 En guise d’introduction au sujet, L’Humanité propose une synthèse efficace de l’affaire Epstein : chronologie des faits, protagonistes principaux. L’essentiel de ce scandale tentaculaire en quelques lignes, à lire par ici.

📺 Pour comprendre plus en détail l’enchaînement des faits jusqu’en janvier 2024, on conseille également Les derniers mystères de l’affaire Epstein, le reportage d’investigation réalisé par Virginie Vilar pour « Complément d’enquête » (France 2), en 2025. Il a le mérite de faire témoigner les victimes sur le modus operandi de Jeffrey Epstein et de sa compagne et complice Ghislaine Maxwell. Il est visible en replay jusqu’en juillet 2027.

📻 Ce passionnant épisode de La fabrique de l’info (France Culture) s’intéresse, pour sa part, à la chronologie médiatique de l’affaire. Depuis la première inculpation de Jeffrey Epstein en 2007 jusqu’à la publication des « Epstein Files » il y a quelques jours, il revient notamment sur l’enquête du Miami Herald (en anglais), qui, en 2018, a dévoilé l’étendue du scandale en donnant, pour la première fois, la parole aux victimes.

🗞 Alors que ces dernières semaines, les témoignages de ces femmes se font plus rares dans les médias, il est utile de relire dans Le Monde ce portrait de Virginia Giuffre, l’une des principales accusatrices de Jeffrey Epstein, enrôlée dans le réseau pédocriminel de Palm Beach alors qu’elle n’avait que 17 ans. Réfugiée en Australie d’où elle militait pour qu’on donne publiquement la parole aux victimes, elle s’est suicidée il y a un peu moins d’un an, le 25 avril 2025.

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Un monde de puissants

🗞 Cet article de Libération rappelle qu’au-delà du personnage de Jeffrey Epstein, mort en détention en 2019, l’affaire implique un grand nombre de personnalités du monde politique, culturel et financier. Sans forcément avoir toutes trempé dans son réseau pédocriminel, elles ont continué à le fréquenter malgré les enquêtes qui le visaient dès 2006. « Jeffrey Epstein fut un prédateur, écrit le quotidien, mais aussi un miroir : celui d’un système où l’extrême richesse engendre le pouvoir, le pouvoir l’impunité, et l’impunité le crime ».

🗞 Détail aussi insolite que glaçant, les échanges de mails de Jeffrey Epstein mis en ligne fin janvier révèlent que le pédocriminel était fréquemment sollicité pour ses conseils dans des affaires de violences sexuelles : « Tellement d’hommes pris dans le raz de marée #MeToo me contactent. Ils me demandent quand cette folie va s’arrêter » écrivait le milliardaire dans un courriel de 2018 consulté par The Guardian. L’article (en anglais) est à lire ici.

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Complotisme, antisémitisme et culture du viol

💌 Dans une de ses dernières newsletters, l’autrice féministe et militante Valérie Rey-Robert appelle malgré tout à nuancer notre lecture classiste du scandale Epstein. Si la richesse, notamment aux État-Unis, a bien permis aux criminels sexuels d’organiser leur impunité, elle rappelle qu’on retrouve des réseaux pédocriminels dans tous les milieux et toutes les classes sociales. L’ignorer revenant, selon elle, à alimenter la culture du viol.

📺 L’émission C ce soir sur France 5 s’intéresse, elle aussi, aux discours complotistes autour de l’affaire Epstein. Largement inspirée des tropes antisémites en circulation depuis le XIXe siècle, la croyance selon laquelle de très riches pédocriminels juifs s’adonneraient à des orgies secrètes vient cette fois se cogner à la réalité : « Que faire quand on lutte contre un narratif et qu’une histoire vraie vient le confirmer ? », s’interroge l’historienne Marie Peltier, qui encourage universitaires et journalistes engagé·es à proposer d’urgence un « contre-discours » sur l’affaire Epstein, sans toutefois minimiser les faits.

🗞 Dans les archives du journal Le Monde, un article paru en 2023 propose un intéressant pas de côté à ce débat. Il analyse la manière dont les discours complotistes qui ont infiltré la lutte contre la pédocriminalité viennent gêner le travail des collectifs et associations qui luttent contre les violences faites aux enfants.

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On y sera

🤝🏼 Rencontre avec Sarah Boucault

Jeu 19 Fév, 19 heures
Librairie Divergences, Quimperlé (Finistère)

L’autrice de l’essai De l’autre côté de l’inceste (La Déferlante Éditions, 2026) sera présente à la librairie Divergences, à Quimperlé, pour répondre aux questions des lecteurs et lectrices autour de son livre.

📖 → Plus d’informations par ici

🎉 Lancement « Les féministes à l’assaut de la justice »

Jeu 26 Fév, 18 heures
Maison des Métallos, Paris 11e

Trois invitées se succèderont sur la scène de la Maison des métallos pour parler de justice. La journaliste et autrice Sarah Boucault reviendra sur la difficile prise en charge des mineurs auteurs d’inceste. L’avocate Claude Vincent s’exprimera sur l’impact des luttes féministes sur l’institution judiciaire. Enfin, Chirinne Ardakani, également avocate et cofondatrice de l’association Iran justice, nous parlera des révolutions iraniennes et du droit international. Ces discussions seront suivies d’un concert de Gildaa. Et comme chaque trimestre, vous retrouverez, dans le hall, un forum des associations, ainsi qu’un stand de La Déferlante, avec nos revues, nos livres et nos goodies. Sarah Boucault y dédicacera également son essai.

⚖ → Infos et billetterie par ici

🎂 Les 5 ans de La Déferlante à Strasbourg

Mer 4 Mars, 19 heures
Librairie Quai des brumes, Strasbourg

À l’occasion des 5 ans de La Déferlante, Marion Pillas, cofondatrice et rédactrice en chef de la revue, reviendra sur sa création, celle de la maison d’édition et échangera avec les lectrices autour des projets en cours.

🎈 → Plus d’informations sur notre site

05.02.2026 à 17:43

Lutte contre l’excision : « Une loi nourrie de préjugés racistes »

Pauline Baron
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Des appels à l’aide de mères désemparées, Ramata Kapo, présidente de l’association Excision, parlons-en ! en reçoit à la pelle depuis 2015. Depuis cette date, une loi accorde le droit d’asile […]
Texte intégral (1020 mots)

Des appels à l’aide de mères désemparées, Ramata Kapo, présidente de l’association Excision, parlons-en ! en reçoit à la pelle depuis 2015.

Depuis cette date, une loi accorde le droit d’asile aux familles voulant protéger leur fille d’une excision dans leur pays d’origine. En contrepartie, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) leur demande de fournir tous les cinq ans – tous les ans jusqu’en 2020, un certificat de non-excision. « On ne leur donne aucune explication, alors que leur fille a déjà subi un examen gynécologique lors de leur demande d’asile, dénonce la militante. Mais comme c’est nécessaire pour maintenir leur titre de séjour, les parents s’y soumettent » Une mesure qui acte une discrimination sans équivalent, explique Violaine Husson, responsable des questions de genre à la Cimade : « Aucune autre catégorie de réfugiés n’est soumise à un réexamen de son statut. »

À l’instar d’Isabelle Gillette-Faye, présidente de la Fédération Gams (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles, des mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants), les militant·es qui luttent contre l’excision comme celles qui viennent en aide aux réfugié·es en sont convaincues : « Cette mesure de réexamen est nourrie de préjugés racistes : par exemple l’idée que ces parents prétendraient protéger leur fille pour obtenir des papiers avant de la faire exciser. » Elle se souvient que, lors des débats qui avaient eu lieu en 2015 au sein des ministères concernés par la loi, « des médecins ont évoqué des soupçons de fraude aux papiers ». Ramata Kapo dénonce, elle aussi, la stigmatisation des mères demandeuses d’asile qui fait oublier « les risques pris par ces femmes, souvent elles-mêmes excisées, qui fuient leur pays avec des enfants, pour venir en France ». Un pays dont elles savent qu’il punit cette pratique de peines allant jusqu’à vingt ans de détention.

Violence institutionnelle

Cette obligation – passée sous les radars des médias et de l’opinion publique – illustre « un mécanisme récurrent de violence institutionnelle qui s’est renforcé à partir des années 2000, en parallèle d’un mouvement de restriction des droits des immigré·es », analyse Lisa Carayon, maîtresse de conférences en droit à l’université Sorbonne-Paris-Nord. Elle s’inscrit aujourd’hui dans une politique nationale de chasse aux étranger·es en situation irrégulière, notamment portée par Bruno Retailleau après sa nomination au ministère de l’Intérieur, en septembre 2024.

Non contente de faire peser sur les enfants la responsabilité du maintien de la demande d’asile de leur famille, cette mesure peut, selon les associations, se révéler traumatisante pour des fillettes et adolescentes dont « la vulve va être auscultée tous les cinq ans jusqu’à leurs 18 ans », s’indigne Ramata Kapo.


Cette loi illustre un mécanisme de violence institutionnelle qui s’est renforcé à partir des années 2000 »

Lisa Carayon, juriste


Dès 2015, les unités médico-judiciaires (UMJ), qui ont longtemps été les seules habilitées à pratiquer ces examens gynécologiques, « ont peiné à absorber l’afflux de patientes. D’où des files d’attente interminables, notamment à l’UMJ de l’Hôtel-Dieu de Paris », rappelle Lisa Carayon. En Bretagne, certaines familles devaient parcourir de longues distances pour se rendre dans l’unité la plus proche, située à l’autre bout du département. En 2024, un arrêté ministériel a élargi cette compétence aux maisons des femmes et aux maisons de santé. Pourtant, « l’État n’ayant pas financé cette mesure, on ne compte encore parfois qu’un seul médecin volontaire et bénévole par département. Ce qui est clairement insuffisant », déplore Isabelle Gillette-Faye.

Autant de contraintes pour quel résultat ? Rien n’indique que cette loi, en vigueur depuis plus de dix ans, ait eu un impact significatif sur la quantité – difficile à estimer – d’excisions pratiquées sur des enfants résidant en France : « Nous n’avons pas noté de hausse du nombre de filles qui auraient subi cette mutilation, même si des cas ont pu nous échapper. Rien qui ne justifie une telle mesure », conclut Isabelle Gillette-Faye. D’ailleurs, aucun parent protégé par le statut de réfugié ne s’est vu retirer son statut ni n’a été poursuivi pour avoir fait exciser sa fille. Et ce, depuis 2015.

L’excision : une pratique très répandue

Selon l’Unicef, à l’échelle de la planète, 230 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales, dont l’excision. Si le continent africain est le plus largement représenté, les associations rappellent que l’excision est une pratique présente dans de nombreuses cultures et religions ailleurs dans le monde. Elle est recensée dans une trentaine de pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, mais aussi chez certains peuples d’Amérique du Sud, par exemple. Elle concerne des fillettes d’ethnies et de religions variées. Les motivations des familles ont pour origine des coutumes religieuses, des pressions familiales ou des normes sociales.

29.01.2026 à 17:48

Venezuela : les militant·es des droits humains, vigies de la démocratie

Alice Campaignolle
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« Il faut se rendre à l’évidence, Donald Trump est parvenu à faire ce que personne n’avait réussi auparavant », lance Samuel Bravo, un travailleur social franco-vénézuélien rencontré à Caracas. Comme […]
Texte intégral (1100 mots)

« Il faut se rendre à l’évidence, Donald Trump est parvenu à faire ce que personne n’avait réussi auparavant », lance Samuel Bravo, un travailleur social franco-vénézuélien rencontré à Caracas. Comme beaucoup de militant·es issu·es de la société civile, il se félicite d’être débarrassé du président Nicolás Maduro.

« Nous avons manifesté, nous avons négocié, nous avons voté, et nous n’avions jamais réussi à le mettre dehors », résume-t-il. Au Venezuela, où douze années de pouvoir autoritaire ont profondément fragilisé l’opposition politique, les activistes engagé·es dans les luttes sociales, féministes et pour les droits humains entretiennent aujourd’hui l’espoir commun d’un retour à l’État de droit impliquant l’arrêt de la répression du mouvement social.

Quatre semaines après le coup de force de Donald Trump qui a fait une centaine de morts, Delcy Rodríguez, l’ancienne vice-présidente, est à la tête d’un pays sous tutelle étasunienne. La transition du Venezuela vers l’économie de marché est déjà à l’œuvre : une loi sur les hydrocarbures a aussitôt été votée qui facilite l’installation d’entreprises privées étrangères – principalement étasuniennes – dans le pays.

Les droits humains au second plan

Poussé par l’administration Trump, le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne a annoncé le 8 janvier 2026 la libération d’un grand nombre de prisonnier·es politiques. Des remises en liberté qui se font pourtant au compte-goutte. « Il n’y a quasiment pas d’avancées en matière de droits humains », déplore l’avocate Ana Leonor Acosta, coordinatrice générale de l’ONG locale Coalition pour les droits humains et la démocratie. Elle reste sur ses gardes : « Depuis les élections de 2024, nous vivons dans un climat de terreur. » En juillet de cette année-là, Nicolás Maduro s’est déclaré vainqueur d’un scrutin présidentiel sur lequel pèsent de lourds soupçons de fraude, provoquant des manifestations d’ampleur à travers tout le pays. Dans les semaines et les mois qui ont suivi, 2 000 personnes ont été jetées en prison, parmi lesquelles un grand nombre d’activistes du mouvement social.


« Il faut mettre fin à la répression. Ensuite, nous pourrons imposer un agenda féministe et LGBTQIA+ »
Andrea, militante féministe vénézuélienne


« Je connais beaucoup de gens, des ami·es, des collègues, qui ont dû s’exiler », explique Andrea, une militante féministe qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Car particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro en 2013, lutter pour la légalisation de l’avortement, diffuser des films LGBTQIA+, dénoncer des discriminations peut mener derrière les barreaux. Elle cite l’exemple, médiatisé au-delà des frontières, de l’avocate Martha Lía Grajales, arrêtée en août 2025 après une manifestation de soutien au mouvement des mères de prisonnier·es politiques.

Au total, c’est près de 8 millions de Vénézuélien·nes (sur une population d’environ 30 millions) qui ont quitté leur pays « en quête de protection ou d’une vie meilleure », selon l’ONU. Et près de 18 000 civil·es qui, depuis 2016, ont été assassiné·es par la force publique. « Je fais profil bas, confie Andrea. Mon passeport a été révoqué et je ne peux pas sortir du pays ». L’annulation ou la révocation des passeports de citoyen·nes vénézuélien·nes sont des mesures répressives mises en place par les autorités après la réélection contestée de Nicolás Maduro en 2024 qui visent à restreindre la liberté de circulation des militant·es. Malgré la décapitation du régime, le 3 janvier dernier : « L’appareil répressif étatique est intact », rapporte l’avocate Ana Leonor Acosta.

Entre espoir et résignation

Malgré les menaces qui pèsent sur elles et eux, les activistes pour les droits humains et sociaux se positionnent en vigie d’une démocratie vénézuélienne en lambeaux. « Il faut, dans un premier temps, mettre fin à la répression, et permettre le retour de nos camarades de lutte exilé·es. Ensuite, nous pourrons imposer un agenda féministe et LGBTQIA+ », affirme Andrea. Mais la militante féministe reste prudente : « les réformes économiques, avec pour effet la baisse de l’inflation, pourraient améliorer très vite le quotidien des Vénézuélien·nes » et ainsi faire passer au second plan la nécessité des avancées sociales, la libération des prisonnier·es et le rétablissement de la liberté d’expression. D’autant que beaucoup en sont bien conscients·es : l’intérêt de Washington pour le pays est avant tout économique. « Le gouvernement de Donald Trump n’a que faire des droits humains, il n’y a qu’à regarder ce qui se passe à Minneapolis ! », souligne la sociologue Lissette González qui, depuis le Venezuela, imagine le pire : « La répression pourrait être soutenue par Washington, avec plus de savoir-faire encore, grâce au soutien financier et technologique des services de renseignements étasuniens. »

La solution pour les représentant·es du mouvement social vénézuélien ? Une grande « solidarité internationaliste par le bas », répond Yoletty Bracho, politiste et maîtresse de conférences à l’université d’Avignon. La capacité des Vénézuélien·nes « à contenir la vocation impérialiste et extractiviste des États-Unis est très faible », se désole Lisette González. Pour le moment, personne parmi les activistes resté·es au Venezuela, ne parvient à imaginer comment le pays pourra se défaire de l’encombrante tutelle des États-Unis.

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