« La retraite / à 60 ans / On s’est battus / pour la gagner / On se battra / pour la garder » Le refrain du groupe de punk Les Vulves assassines s’est imposé en 2023 comme la bande-son des cortèges des opposants à la réforme des retraites. Et ce qu’il dit vaut pour tous les moments de temps libre – week-end, 1er Mai, droit aux vacances, RTT – arrachés par les salariés à l’issue de grèves, de manifestations et de longues batailles politiques. Retour chrono sur les grandes conquêtes du temps libre. Et sur les coups de boutoir qui les menacent.
La science-fiction nous le vend depuis longtemps : bientôt, les progrès de la génétique permettront de fabriquer un enfant sans maladie, plus beau, et surtout plus intelligent. Un fantasme que promettent déjà des entreprises américaines de biotechnologies. Mais derrière l’arnaque scientifique se cache une idéologie suprémaciste qui n’a rien de neuf.
Apparu il y a une trentaine d’années en résistance aux dérives de l’ordre viticole établi, le mouvement du vin nature a vu sa portée politique et contestataire s’émousser peu à peu, entre récupération marketing par les circuits commerciaux classiques et plébiscite hédoniste d’une élite branchée et urbaine. Virée dans le Languedoc, un de ses berceaux historiques, où cet autre vin continue de réinventer sa charge subversive, au plus près d’une filiation paysanne et populaire. En marge des appellations, mais le nez dans le vert.